Classement 2020 des villes les plus chères: Bamako est 22è en Afrique et 142è mondiale
Bamako, 13 juin (AMAP) Bamako est la 22è ville la plus chère en Afrique, sur 42 capitales africaines, selon le 26è rapport du cabinet américain Mercer, spécialisé dans le classement des villes du monde entier, en termes de coût de la vie pour les expatriés. La capitale malienne arrive juste après Cotonou, la capitale béninoise 21è (140è mondiale), et avant Lomé la capitale du Togo, 21è (154è mondiale) et se classe 142è sur 209 cités évaluées au plan mondial. Elle gagne ainsi 18 places par rapport au classement précèdent où elle occupait la 124è position mondiale. Dans ce classement 2020, publié récemment, indique que Victoria, la capitale des Seychelles est la ville la plus chère en Afrique, occupant la 14è place mondiale. A l’autre extrême, se trouve Tunis, la capitale tunisienne classée, comme l’année précédente, capitale la moins chère au monde pour les expatriés. Dans le Top 10 africains des villes les plus chères, N’Djamena, la capitale tchadienne (15e mondiale), Lagos au Nigeria (18e mondiale). Ensuite viennent la capitale subsaharienne comme Kinshasa en RDC (24e mondiale), Libreville au Gabon (33e mondiale), Abidjan en Côte d’Ivoire (36e mondiale), et Brazzaville au Congo (44e mondiale). Les villes de Bangui, capitale Centrafricaine (49e mondiale), Yaoundé au Cameroun (56e mondiale) et Accra au Ghana (57e mondiale) sont respectivement les 8è, 9è et 10è villes les plus chères sur le continent. Sur le plan mondial, trois villes asiatiques se classent comme les plus chères du monde: Hong Kong en Chine, la ville la plus chère au monde, suivie d’Achgabat au Turkménistan (2è mondiale) et Tokyo au Japon (3è mondiale). Suivent d’autres villes comme Zurich en Suisse (4è mondiale), New York au Etats-Unis (6è mondiale) ou encore Pékin en Chine 10è mondiale. La ville de Londres au Royaume-Uni se classe 19è, Moscou la capitale russe est 21è mondiale. Washington, la capitale fédérale américaine se place 32è tandis que la capitale française Paris se place 50è au classement mondial. Pour établir son classement, le cabinet Mercer indique qu’il se base sur de nombreux critères, entre autres, le coût du logement, du transport, de l’alimentation, de l’habillement, des articles ménagers ou encore le divertissement dans les villes étudiées. MT/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 1752 cas positifs enregistrés avec 1023 guéris et 101 décès
Bamako, 13 juin (AMAP) Quelque 1023 patients sont guéris de la Covid-19, 101 décès sur un total de 1752 cas avec les 30 enregistrés vendredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par l’Institut de santé publique qui précise que sur les 30 cas enregistrés vendredi, 1 cas a été découvert à Kayes (1ère région), 1 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 2 cas à Mopti, 13 cas à Tombouctou, 1 cas en CII, 3 cas en CIII, 1 cas en CIV, 5 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1950 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Le PM a pris part à la 40ème session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation
Bamako, 13 juin (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a pris part jeudi, au siège de la MINUSMA à Bamako, à la 40ème session du Comité de Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (CSA), présidée par son président, l’Ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem Chebihi, a constaté l’AMAP. Le Premier Ministre a salué l’engagement de la Médiation internationale auprès des parties maliennes dans ce processus avant de réitérer l’engagement du gouvernement à ne ménager aucun effort pour assurer une mise en œuvre diligente de l’Accord. Les participants ont saisi l’occasion pour saluer la présence du Premier ministre, qui selon eux, traduit la volonté politique affichée du Gouvernement du Mali à respecter les engagements pris dans l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger. Les parties prenantes se sont engagées à ne ménager aucun effort pour pérenniser les acquis et accélérer la mise en œuvre de l’Accord dans toutes ses dimensions. La rencontre s’est déroulée en présence du Chef de la MINUSMA, Mahamad Saleh Annadif, des représentants de la Médiation internationale, des mouvements signataires et des membres du Gouvernement. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 989 guéris, 97 décès sur un total de 1722 cas avec les 55 enregistrés jeudi
Bamako, 13 juin (AMAP) Quelque 989 patients sont guéris de la Covid-19, 97 décès sur un total de 1722 cas avec les 55 enregistrés jeudi, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par l’Institut de santé publique qui précise que sur les 55 cas enregistrés jeudi, 1 cas a été découvert à Kéniéba (1ère région), 1 cas à Kati, 1 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 4 cas à Mopti, 1 cas à Koro, 5 cas à Bandiagara, 1 cas à Youwarou (5ème région), 32 cas à Tombouctou, 1 cas à Goundam, 1 cas en CI, 3 cas en CIII, 3 cas en CIV, 1 cas en CV et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1934 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Réunion du Conseil de sécurité : Le Mali se dit attaché au respect et à la protection des droits de l’Homme
Bamako, 12 juin (AMAP) « Le gouvernement reste pleinement attaché à sa politique de tolérance zéro et à la lutte contre l’impunité et n’encourage pas l’impunité », a déclaré, jeudi, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, en réponse aux préoccupations des Nations unies concernant la situation des droits de l’Homme dans le pays. M. Dramé intervenait au cours d’une visioconférence des membres du Conseil de sécurité sur le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU et la perspective de renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Tiébilé Dramé a soutenu que toute information relative aux violations des droits de l’Homme fait l’objet d’enquêtes, de sanctions disciplinaires administratives ou de poursuites judiciaires. Concernant les évènements de la semaine dernière dans la Région de Mopti, le ministre Dramé a annoncé qu’une mission d’établissement des faits s’est rendue sur les lieux et son rapport d’étape, déjà disponible, est en cours d’exploitation par les services compétents. « Le gouvernement prendra toutes ses responsabilités pour que les auteurs de ces actes ne soient pas couverts par l’impunité », a promis Tiébilé Dramé. Une vingtaine de dossiers relatifs aux incidents graves survenus au cours du premier trimestre de 2020, en 2018 et 2019, sont, aussi, en cours d’instruction au niveau des procureurs de tribunaux militaires de Mopti et de Bamako. Certaines enquêtes sont déjà bouclées et les chefs d’accusations sont connus : assassinat, torture, enlèvements, séquestration. Tiébilé Dramé a évoqué également l’enlèvement du député élu à Niafunké, Soumaïla Cissé. Pour la libération du chef de fil de l’opposition, les autorités sont à pied d’œuvre. Outre une Commission ad hoc dirigée par l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, « le gouvernement prend toutes les mesures » pour un dénouement heureux et rapide de cette affaire qui préoccupe l’Etat au plus haut niveau. Antonio Guterres a, dans son dernier rapport sur le Mali, brossé un tableau peu reluisant de la situation des droits de l’Homme dans le pays, révélant que 598 cas de violation ou d’atteinte à ces droits ont été recensés, pendant le premier trimestre de l’année. Les groupes armés fondés sur l’appartenance communautaire ont été les auteurs du plus grand nombre d’atteintes aux droits de l’homme. Mais, les forces de défense nationale sont aussi épinglées. Ce qui a interpellé le gouvernement qui, par la voix du ministre en charge des Affaires étrangères, assure que notre pays reste profondément préoccupé par la situation des droits de l’Homme La rencontre était présidée par le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. D’autres personnalités, dont le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres et le représentant de la Mission de l’Union africaine au Sahel (MISAHE), Pierre Buyoya, y ont pris part. ID/MD (AMAP)
Couvre tête de la nouvelle mariée : Un habillement traditionnel très prisé
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 12 juin (AMAP) «Cet homme recherche des informations sur le couvre tête pour femme, foulard ou « counabiri » en bamanakan. Veut-il en acheter pour sa nouvelle mariée » ? Ces propos tenus par Mme Koné Fatoumata Camara, lorsque sa fille lui a annoncé notre arrivée dans sa maison, trahissent l’objet de notre visite dans la famille Koné, à Lafiabougou-Nord, un quartier populaire de la ville de Kayes, dans l’Ouest du Mali. En effet, le « kayeska fini » ou tissu kayésien attire de plus en plus les femmes de notre pays, surtout celles de Bamako, la capitale. Ce pagne traditionnel sert à couvrir la tête de la nouvelle mariée pour la différencier des autres filles. Ce tissu fait la fierté de la Région de Kayes, depuis belle lurette et est source de revenus pour plusieurs femmes. On utilise ce tissu en coton pour couvrir la tête et le visage de la femme, nouvellement mariée, qui s’apprête à rejoindre son foyer conjugal, après avoir passé une journée chez ses parents. Il est fait en bandes de cotonnade raccommodées et teintées à l’indigo. La ville de Kayes est, en effet, réputée pour la grande variété de pagnes de qualité qui sont, souvent, les plus beaux du pays. Pour la fabrication de ce tissu, il faut un pagne ou bande d’étoffe qu’on achète chez le tisserand, puis des fils et aiguilles en vente à la Compagnie malienne des textiles (COMATEX). « Souvent, le tisserand fait le premier pas en commandant du fil et de l’aiguille à la COMATEX. Quant à nous, les femmes, nous rassemblons ces fils à l’aide d’une aiguille pour avoir 6 bandes d’étoffe « kono woro (en langue malinké). Nous y dessinons des figures géométriques variées à l’aide des fils blancs ou bleus pour rendre le produit plus attractif et joli. Il y a plusieurs modèles de tissus dont le ‘lifi’ et le ‘thioboli’ », a indiqué Mme Koné. La quinquagénaire explique que pour confectionner ce tissu, les femmes achètent un fil spécial dont le rouleau ou le paquet coûte 3.000 Fcfa. Ensuite, le tisserand transforme ce fil en pagnes ou bandes d’étoffe. La largeur du pagne lors du racolage peut varier (6 à 7 bandes racolées), en fonction de la taille du client. « Après le tisserand, nous remettons le pagne à la teinturière. Je débourse une somme oscillant entre 1100 et 1250 Fcfa pour un pagne de 2 mètres ou plus », poursuit notre interlocutrice. La troisième phase du processus de fabrication du pagne consiste pour ces dames à enlever les fils un à un, puis à tremper le pagne dans l’eau en vue de le dépouiller des impuretés. Le dernier travail incombe aux ’empeseurs’ qui rendent le ou les tissus plus fins et lisses à raison de 150 Fcfa l’unité. Après cette dernière étape, le produit fini est livré au client moyennant des prix variant entre 12.000, 12.500 et 15.000 Fcfa. A propos de l’utilisation du couvre tête, Mme Koné Fatoumata Camara explique : « A sa sortie de la chambre nuptiale le 7è jour, la nouvelle mariée porte ce pagne pour se rendre chez elle, tôt le matin, dans le but d’y passer la journée. Avant de regagner son domicile conjugal, sa mère lui couvre la tête avec le pagne». La nouvelle mariée porte le même tissu, lorsque ses belles-sœurs veulent la conduire dans la belle-famille et les proches pour les visites coutumières. Après la cérémonie de mariage, la nouvelle mariée peut garder le tissu ou l’offrir à une autre personne comme cadeau ». Le « kayes ka fini » peut être transformé en vêtement. « Le port du couvre tête est obligatoire dans notre société, surtout traditionnelle. C’est pour faire la différence entre la nouvelle mariée et la fille célibataire. Le pagne la rend encore plus coquette », commente-elle. Mme Koné n’exerce plus cette activité. « J’ai passé le témoin à ma belle-fille, depuis trois ans », explique-t-elle. « Nous avons des problèmes pendant l’hivernage car, ceux qui confectionnent les pagnes (les tisserands) retournent dans leurs villages pour travailler dans les champs. De ce fait, nos activités sont au ralenti pendant cette période », affirme-t-elle. DEPOSITAIRES D’UNE TRADITION – Niéba Konaté jouit d’une grande réputation comme teinturière. Elle exerce son métier dans la grande maison conjugale du quartier Liberté. « J’ai débuté ma carrière dans la famille en 1997. J’ai trouvé qu’ici, les femmes pratiquaient déjà la teinture. Nous sommes quatre femmes à faire ce travail. Certaines (nos enfants) viennent de Lafiabougou pour nous aider », assure-t-elle. « Fatoumata Diakité et Sitan Soukho étaient les premières à mener cette activité dans notre famille. Ces dames, qui ne vivent plus, ont transmis leur savoir à leurs enfants qui sont, aujourd’hui, âgés de 80 à 100 ans », révèle notre interlocutrice. « Nous vivons de cette activité. Souvent, je gagne 3 500 Fcfa de bénéfice, par jour, quand les affaires marchent. Les tisserands confectionnent des tissus qu’ils nous apportent pour la teinture à raison de 1 500 Fcfa par pagne. Et puis, nos espoirs reposent principalement sur le Sénégal où nos produits s’écoulent facilement », a commenté Mme Konaté. Il nous confie mettre en teinture 60 à 100 pagnes par jour, lorsque la commande est forte. « Nous payons la teinture qui provient d’Allemagne. Nous importons de la potasse de la Chine. Nous achetons nos produits chez un teinturier installé à Bamako. Nous payons le baril de poudre de potasse à 225.000 Fcfa. Le kilo de la teinture traditionnelle nous revient à 250 Fcfa », dit-elle. « Nous sommes confrontés à un problème de marché. C’est un travail saisonnier. D’octobre à juillet, la teinture marche. Pendant l’hivernage, nous menons d’autres activités comme le commerce de boissons locales », souligne-t-elle. Les gens n’aiment pas, tellement, pas la teinture traditionnelle. C’est la clientèle au Sénégal qui nous encourage dans la production à travers sa forte demande », affirme la vieille Niéba Konaté. Kadiatou Camara, l’une de ses assistantes se réjoui de cette activité : « Nous remercions Dieu. Nous gagnons tout dans cette activité. La vieille s’occupe bien de nous ». En effet, Niéba Konaté est assistée dans sa tâche par 4 à 5 filles.
La BAD mobilise 20 millions de dollars contre la propagation de la Covid-19 dans les pays du G5 Sahel (Communiqué)
Bamako, 12 juin (AMAP) La Banque africaine de développement (BAD) a accordé, le 9 juin à Abidjan, une aide de 20 millions de dollars prélevée sur le Fonds africain de développement, aux pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), pour renforcer leurs capacités à juguler la pandémie de Covid-19 dans la région, annonce un communique de la BAD. « Cette opération complétera les actions de développement et les actions humanitaires du vaste partenariat de l’initiative de l’Alliance du Sahel au profit des plus vulnérables », a déclaré Yero Baldeh, directeur du Bureau de coordination des États en transition à la BAD. Cette aide appuiera, également, le financement du projet qui permettra aux communautés les plus vulnérables d’accroître leur résilience, en particulier les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, ainsi que les réfugiés et leurs communautés d’accueil, dans les cinq pays formant le G5 Sahel. Selon le communiqué, le projet vise à soutenir la surveillance épidémiologique et les compétences en matière de gestion des cas. « Il assurera la mise à disposition d’articles médicaux pour la prévention, le contrôle et le traitement des effets du Covid-19 ainsi que le déploiement de mesures de protection sociale dans les communautés ciblées, en particulier les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, les réfugiés et leurs communautés d’accueil », ajoute le texte. Il contribuera, également, au renforcement des systèmes d’alimentation et de nutrition. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) fournira un appui opérationnel au projet. Un montant supplémentaire de 1,37 million de dollars en fonds de subvention, provenant de la facilité de soutien à la transition de la Banque, sera également mis à la disposition des pays du G5 Sahel pour renforcer la capacité d’exécution et de coordination de son secrétariat permanent et soutenir la formation à la biosécurité et à la gestion des déchets biomédicaux dans les pays concernés. Cet élargissement des fonds de subvention aux pays du G5 Sahel s’inscrit dans le cadre de l’enveloppe d’intervention Covid-19 de la BAD, pouvant aller jusqu’à 10 milliards de dollars, principal canal institutionnel d’aide aux pays africains afin d’amortir l’impact économique et sanitaire de la crise. Le 6 juin 2020, le Niger enregistrait 966 cas de contamination à la Covid-19, le Burkina Faso 885, le Mali 1 485, la Mauritanie 883 et le Tchad 836, pour un total de 5 055 cas dans les pays du G5 Sahel, qui commencent, peu à peu, à lever les mesures d’urgence été mises en place pour juguler la propagation de virus. MD (AMAP)
Présidence de la République: Mme Kamissa Camara nommée Secrétaire générale
Bamako, 12 juin (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, a nommé, jeudi, Mme Kamissa Camara secrétaire générale de Présidence, avec rang de ministre en remplacement de Moustapha Ben Barka, nommé en décembre 2019, vice-président à la Banque oust-africaine de développement (BOAD), a appris l’AMAP de source officielle. Ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, dans le gouvernement sortant, la nouvelle secrétaire générale a dirigé la diplomatie malienne, de septembre 2018 en avril 2019, dans le gouvernement du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, en tant que ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale. Âgée de 37 ans, la nomination de Mme Kamissa Camara est à mettre au compte de l’engagement pris par le président malien de consacrer son second quinquennat à la promotion de la jeunesse. Née en 1983 à Grenoble en France, la nouvelle secrétaire générale de la Présidence a effectué ses études en France jusqu’en 2007. Diplômée de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble et de Paris- Diderot, elle s’envole ensuite aux États-Unis où elle enchainera plusieurs emplois dans le domaine des relations internationales et politiques africaines. Elle est également l’initiatrice du forum stratégique sur le Sahel, un groupe de réflexion sur les problématiques de la région du Sahel. Repérée par son pays, Kamissa Camara devient en juillet 2018 conseillère diplomatique du président avant d’être nommée ministre à seulement 35 ans. AT/MD (AMAP) Aboubacar Traoré
Primature : Dr Boubou Cissé rempile dans un contexte difficile
Bamako, 12 juin (AMAP) Le premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a présenté, jeudi, sa démission et celle du gouvernement au président de la République et a été, aussitôt, reconduit et chargé de former une nouvelle équipe, ont annoncé les les services de la Présidence de la République. Dans un contexte socio-politique difficile, aggravé par la crise sanitaire mondiale de la Covid-19, un nouveau défi semble se dresser devant le Dr Boubou Cissé et sa future équipe qu’il devra former. selon des recommandations du Dialogue national inclusif. A 46 ans, Boubou Cissé a été de tous les gouvernements depuis le premier mandat du président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). D’abord ministre l’Industrie et des Mines en 2013 puis ministre des Mines en avril 2014, il s’est vu confier le portefeuille de l’Économie et des Finances 2016. Poste qu’il a cumulé après sa nomination le 22 avril 2019 en tant que Premier ministre. Réputé plus technocrate que véritable politique, celui qui a commencé carrière en tant qu’économiste à la Banque mondiale en 2005, est décrit par beaucoup comme intransigeant avec les questions de finance. Boubou Cissé est né à Bamako 1974. Il a fait ses études primaires dans la capitale précisément à l’école Mamadou Konaté, puis à l’école fondamentale de N’Tomikorobougou. Il s’est ensuite envolé pour la République Fédérale d’Allemagne puis aux Émirats Arabes Unis. Son parcours universitaire l’amène, plus tard, à Clermont-Ferrand, en France, où il obtient une maîtrise en sciences économiques et un Diplôme d’études approfondies (DEA) en économie du développement au Centre d’études et de recherches sur le développement international (CERDI, université d’Auvergne). Il est, aussi, titulaire d’un doctorat en sciences économiques obtenu en 2004 à l’université d’Aix-Marseille. Le passage de Boubou Cissé à la Banque mondiale a été marqué par une promotion en 2008, comme économiste principal et directeur de projet de la Division du développement humain. Il s’occupait notamment du secteur éducation à Niamey, au Niger avant sa nomination au gouvernement. MT/MD (AMAP)
Elevage et Covid-19 : La période de vaches maigres
Par Dramane COULIBALY Mopti, 11 juin (AMAP) Sous un soleil de plomb, ce mardi 9 juin, jour de foire hebdomadaire à Fatoma, situé à 15 km de Sévaré, sur la Route nationale (RN) 6, le vieux Ousmane Kane Diallo, président du comité de gestion du parc à bétail, assis sur un pan d’un abreuvoir, visiblement soucieux, a accueilli l’équipe de reportage de l’AMAP. Ici, un des grands centres de regroupement, les usagers ne se soucient pas de mesures barrières contre la Covid-19. Si certaines personnes utilisent le turban pour se couvrir la tête et une bonne partie du visage, la plupart ne porte pas de masque. Le premier constat, en ce grand lieux de rassemblement où les personnes et les animaux sont en contact direct, est l’absence total de kits de lavage de mains au savon et de gel hydro alcoolique. « Depuis environ cinq ans, nous souffrons avec l’insécurité, les enlèvements de bétail, les engins explosifs qui détruisent les troupeaux et la forte réduction de la mobilité des animaux. Voyez, vous-mêmes le parc, il y a plus de personnes que de bêtes. On nous a tous volé », nous confie le président. « A ce sombre tableau est venu se joindre la maladie du Coronavirus qui nous a totalement asphyxié. Du fait de la Covid-19, avec la fermeture des frontières, les acheteurs potentiels qui nous viennent des pays voisins subissent le confinement », a-il poursuivi. Selon le président Ousmane Kane Diallo, le parc, qui recevait plus de 2.000 têtes de bœufs par foire, n’enregistre actuellement qu’environ 600 animaux. Cela, parce que la zone exondée qui couvre les cercles de Douentza, Bandiagara, Bankass et Koro n’ont plus accès au marché du fait de l’insécurité. « En termes de taxes de sortie et d’embarquement fixée à 150 F par animal, le parc générait environ 200.000 Fcfa par foire contre au plus 60 000 Fcfa maintenant », a déploré M. Diallo. Rien ne va plus dans cette infrastructure structurante où tous, enfants avec boite de peinture pour le marquage à 25 Fcfa chaque animal payé, les vendeuses d’eaux fraiches et de boissons sucrées trouvaient leur compte. « Tout le monde sait que les éleveurs de la région paient un lourd tribut aux conflits. Nous souffrons. Cependant, nous n’avons pas encore reçu d’accompagnement de l’Etat pour lutter contre la maladie. Nous avons besoin de kits de protection contre la pandémie et d’appui pour soulager les victimes d’enlèvements et de vol de bétails », a plaidé le président du comité. Bien plus qu’une crise sanitaire, la pandémie de la Covid-19 a frappé de plein fouet le sous-secteur de l’élevage au Mali, à l’image des autres segments du développement a déclaré le directeur régional des productions et industries animales de Mopti, Hamadi Kane Diallo, dans un entretien avec l’AMAP. Ce sous-secteur de l’élevage, qui faisait la gloire de la Région de Mopti, avec son potentiel de contribution à la sécurité alimentaire et de création de richesse, à travers la filière bétail-viande et lait, est aujourd’hui à la croisée des défis du changement climatique, avec la dégradation et le rétrécissement des parcours pastoraux, la recrudescence de l’insécurité, du vol de bétail, l’accès difficile aux zones de pâturage conjugués avec la pandémie de la Covid-19. Le sous-secteur de l’élevage est un des piliers essentiels de l’économie de la région de Mopti qui a une vocation agro-sylvo-pastorale. Selon les statistiques nationales, le sous-secteur contribue à près de 19% du PIB soit la troisième source de revenu pour le pays après l’or et le coton. Pour la campagne 2018-2019, l’exportation du bétail sur pied au Mali a généré près de 88 milliards de Fcfa de valeur monétaire et procuré de l’emploi à près de 8,2 millions personnes avec une contribution de premier plan de la région de Mopti qui abrite plus de 19% de l’effectif des bovins et 28% du cheptel ovin et caprin du pays. Selon le technicien, la mise en application des mesures barrières comme le couvre-feu a longtemps impacté la cueillette, la transformation des produits laitiers et le mouvement des consommateurs, entrainant une baisse drastique de revenus chez les producteurs. En matière d’élevage, nos exportations de bétail sur pied sont destinées à des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. Du fait des différentes mesures de restriction de la circulation et de fermeture des frontières, le marché extérieur est à l’arrêt. Les exportateurs de bétail, les transporteurs et les intermédiaires sont tous au chômage. Une véritable période de vaches maigres pour des milliers de chefs de famille qui tirent leur revenu du secteur. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 et la protection des acteurs du secteur, la Direction régionale des productions et industries animales (DRPIA) « en collaboration avec les services vétérinaires et de santé, a initié une vaste campagne d’information des éleveurs sur la maladie du Coronavirus et les mesures barrières édictées », a indiqué M. Diallo. DC/MD (AMAP)

