Lutte contre le Coronavirus : «Cette guerre va se gagner par la capacité que nous aurons collectivement de prévenir ce mal» (président Kéïta)

Bamako, 25 mars (AMAP) Le président de la République a souligné lundi dans un message la gravité de la situation difficile inédite que vit le monde avec la pandémie du Coronavirus, a appris l’AMAP de source officielle. «Il y a danger, nous sommes en guerre. Cette guerre va se gagner par l’intelligence, par la capacité que nous aurons collectivement de prévenir ce mal et nous pouvons le faire»,a déclaré le chef de l’État. Se prononçant sur cette situation atypique au plan mondial, le président de la République a informé qu’aujourd’hui La Mecque est vide, les mosquées et les églises du monde entier se vident et cela, continuera-t-il, à l’appel de ceux-là qui nous y conviaient. Le Chef de l’Etat a souhaité qu’aujourd’hui l’on comprenne la gravité de la situation et que l’on sorte du déni qui est dangereux et qui continue à faire croire aux gens qu’il y aurait comme un doute ou comme une espèce de chose irréelle à laquelle seraient insensibles les Africains, en raison de la température de l’Afrique, en raison de notre couleur noire. «C’est faux et archifaux», a-t-il martelé, avant d’affirmer que le coronavirus tue toutes les races du monde, et partout sur notre planète. «Lavons-nous les mains et gardons le savon sur nos mains pendant au moins 30 secondes, c’est ce qui est requis. Après, passons nos mains au gel hydro-alcoolique», a-t-il exhorté, montrant lui-même l’exemple avant de déclarer que ce geste simple peut nous sauver et avec des millions d’autres personnes. MS/KM (AMAP)

Bars et boîtes de nuit : La fermeture durement ressentie par les promoteurs  

Bamako, 25 mars (AMAP) Depuis le dimanche dernier, les forces de sécurité patrouillent dans la capitale pour faire respecter la mesure gouvernementale de fermeture des bars et boîtes de nuits, dans le cadre de la prévention contre le covid19. Le Mali, qui n’entend pas baisser la garde face au coronavirus, a pris la décision de fermer les bars, boîtes de nuit et autres espaces de loisir pour éviter une éventuelle propagation de cette maladie. Cette mesure conservatoire a conduit certains opérateurs économiques privés à réduire leur personnel, voire à les mettre en chômage technique. Un tour à l’espace de loisir  «Petit coin» sur la route de Niamana, nous a permis de noter la grande morosité des lieux. Une jeune serveuse, assise à retourner les pouces, ne pouvait cacher sa frustration.  «Je pense que le gouvernement pouvait prendre d’autres mesures au lieu de fermer les bars et autres espaces de loisirs»,  dit-elle. Cette fermeture est durement ressentie par les propriétaires de bars, discothèques et autres espaces de détente qui vivent au jour le jour. C’est le cas de Moussa Théra, propriétaire d’un bar à Tabakoro. Désespéré de ne plus faire d’entrées d’argent, depuis que la mise en vigueur de la mesure d’interdiction, il ne compte que sur l’aide de l’Etat pour tenir le coup et pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. Le propriétaire du bar-restaurant «Bafing», Ibrahim Souleymane Tounkara, commente la situation avec une pointe de désespoir.  «Je n’ai jamais vu ce genre de crise. Nous sommes obligés de respecter les mesures du gouvernement pour éviter la propagation du virus, mais nous avons des charges à assumer. J’emploie 15 personnes et je suis obligé de payer leur salaire à la fin du mois. Et on ne sait pas quand cette interdiction prendra fin», s’inquiète le propriétaire du «Bafing». Lui aussi souhaite des mesures d’accompagnement du gouvernement pour surmonter les difficultés. La fermeture des boîtes de nuit est une réalité dans la capitale. Au niveau du night-club «Ibiza», nous n’avons trouvé aucun interlocuteur. Un jeune trentenaire«maquisard», qui a requis l’anonymat, explique que c’est le chaos. Avant le night-club «Ibiza», notre interlocuteur s’était déjà rendu à la «rue princesse» à Hippodrome et au niveau d’autres boîtes de nuit, mais tout était fermé. On peut dire que les propriétaires de ces espaces de détente sont conscients des risques liés au coronavirus. Cependant, les propriétaires de certains bars et boîtes de nuit de Bamako ont maintenu leurs activités. Ils ont été contraints par les forces de sécurité à fermer. En effet, depuis la nuit du dimanche au lundi 23 mars dernier, le ministère de la Sécurité et la Protection civile a entamé une vaste opération pour faire respecter les mesures de prévention du Covid-19. A Bamako, la descente des forces de sécurité (police et gendarmerie) a permis d’interpeller des contrevenants, notamment des propriétaires de bars et discothèques. AS/MD (AMAP)  

Produits de première nécessité : Le niveau des stocks rassure

Par Aminata Dindi SISSOKO & Lassana NASSOKO Bamako, 24 mars (AMAP) Le coronavirus a ébranlé les habitudes sociales, culturelles, cultuelles, économiques, etc. Cela, à cause des mesures prises par les Etats pour faire face à ce «mal». Afin de limiter la propagation du virus, certains pays ont suspendu les vols internationaux. D’autres, comme la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, deux pays limitrophes du Mali, ont annoncé la fermeture des frontières terrestre, maritime et fluviale. Ces décisions pourraient avoir des effets négatifs sur la chaine d’approvisionnement de notre pays en produits manufacturés. Surtout que l’essentiel des produits que consomment les Maliens sont importés et passent par les corridors ivoirien et sénégalais. Des pays déjà infectés par le Covid-19. Le marché bamakois est-il suffisamment ravitaillé en denrées de première nécessité pour faire face aux mesures de restrictions consécutives au coronavirus ? Comment faire pour assurer l’approvisionnement régulier du pays en produits de première nécessité ? Sont, entre autres, questions qui taraudent l’esprit de nos concitoyens. Pour rassurer les uns et les autres, le ministre de l’Industrie et du Commerce, a rendu public un communiqué, le 19 mars dernier, qui indique : «A la date d’aujourd’hui, les stocks des denrées de consommation courante disponibles sur le marché sont supérieurs aux seuils d’alerte et les prix à la consommation n’ont pas été touchés par les effets de la crise sanitaire». Le communiqué ajoute que des mesures sont en cours pour garantir un approvisionnement régulier du pays en produits de première nécessité, notamment en prélude au mois de ramadan et de la période de soudure. Pour le directeur général adjoint du commerce, de la consommation et de la concurrence, Monzon Koné, il n’y a pas à s’inquiéter. «Les stocks de denrées de consommation courante disponibles sur le marché sont supérieurs aux seuils d’alerte»,  réaffirme M. Koné, tout en précisant que le stock disponible est reparti comme suit : 43.874 tonnes de riz pour un mois, 100.000 tonnes de sucre pour environ quatre mois, 4.000 tonnes de lait pour environ deux mois, 11.402 tonnes de farine pour trois mois, 6.679 tonnes d’huile alimentaire pour un mois. «Ce sont là des stocks disponibles chez les grossistes, les industriels et sous douane. Il y a aussi des stocks d’intervention de l’Etat, de sécurité et ceux de la CEDEAO», ajoute Monzon Koné. ACCOMPAGNEMENT DU GOUVERNEMENT – Interrogé, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf Bathily, confirme que les commerçants n’ont pas encore commencé à réellement sentir les effets de cette crise sanitaire. Car, il a été demandé aux importateurs d’éviter les pays touchés par le virus et de choisir d’autres destinations. Cependant,  Youssouf Bathily reconnaît que la fermeture des ports de Dakar, Abidjan, Guinée, Ghana, Cotonou, Lomé et Nouakchott pourrait poser des problèmes aux commerçants maliens. C’est pourquoi il sollicite l’accompagnement du gouvernement en cette période difficile. Au niveau des marchés, l’on se veut également rassurant. Un tour au marché Dabanani, l’un des points d’approvisionnement des commerçants et des ménages, suffit pour s’en convaincre. En plein cœur de ce haut lieu des échanges situé au quartier Bozola, en Commune II, une camionnette remplie de sacs de sucre est garée devant une boutique. Des jeunes sont en train de la décharger. Mamadou Diarra, commerçant, supervise les travaux. «Avancez tout droit. Ne vous précipitez pas. Suivez-moi », crie-t-il, guidant les porte-faix vers un couloir qui donne sur un magasin. Pensez-vous que le marché soit suffisamment approvisionné pour couvrir les besoins dans ce contexte de coronavirus et durant le ramadan ? Mamadou dit ne pas être en mesure de donner une réponse claire à cette question. Il est, par contre, sûr d’une chose. «Pour le moment, il n’ya aucune pénurie. Les prix des marchandises demeurent inchangés auprès des fournisseurs malgré le contexte», rassure le négociant. « On ne nous a pas dit si dans les jours ou mois à venir, ce ne sera plus le cas. Espérons que ça reste comme tel», ajoute-t-il. A quelques encablures de là se trouve une boutique de lait et de sucre. Karim Tangara en est le gérant. Il faisait ses ablutions au moment de notre arrivée. Chapelet au cou, Karim se prête à nos questions après avoir fini ses ablutions. Son visage souriant se mue en un regard inquiet lorsqu’il entend le mot coronavirus. Il répond : «aucun manque n’est à déplorer ici. Même hier, on a déchargé ici quatre tonnes de sucre. Jusqu’au mois de ramadan, je ne manquerai de rien». Par ailleurs, le jeune homme dit avoir constaté que les prix ont commencé à grimper. Il en veut pour preuve, le prix du sac de lait qui a augmenté d’au moins 2.500 Fcfa, il y a environ deux semaines de cela. « Peut-être que c’est une simple coïncidence et que cela n’a rien à voir avec le coronavirus », nuance Karim Tangara. Qui se dit tout de même inquiet, «même si les autorités assurent qu’aucun danger ne se profile à l’horizon et que le marché a de quoi satisfaire les demandes de la population». SOLIDARITE – Plus loin, trois hommes sont en grande discussion sur un banc. A côté, une théière posée sur un fourneau rempli de braises répand une odeur agréable. Madou Coulibaly est l’un d’eux. D’un ton railleur, il n’hésite pas à dénoncer ce qu’il appelle la course à l’accumulation des stocks à laquelle s’adonnent certains commerçants du marché Dabanani. « Ils (les spéculateurs) pensent que bientôt il y aura un manque des produits. Ils achètent tout : sucre, lait, farine. En grande quantité», confie-t-il. A l’en croire, cette stratégie commerciale est utilisée, en prévision d’une situation de pénurie en denrées de première nécessité. Madou Coulibaly redoute une telle éventualité. Pour lui, les commerçants n’hésiteront pas à augmenter les prix des marchandises qu’ils ont obtenues auparavant à des prix bas. « Nous n’allons pas nous livrer à ce jeu. Entre Maliens, on doit être solidaires. Surtout dans les moments difficiles», conseille Madou. Contacté, l’ancien directeur général du commerce à la retraite, Modibo Keïta, affirme que ces mesures prises vont perturber la chaîne d’approvisionnement. Il faudra,

Bankass: Deux soldats maliens tués et trois autres blessés dans l’explosion d’une mine entre Baye et Pissa

Bankass, 25 mars (AMAP) Deux soldats maliens ont été tués, trois autres blessés et leur véhicule endommagé dans l’explosion d’une mine mardi, entre Baye et Pissa, dans le Cercle de Bankass, région de Mopti, au centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Un véhicule  des forces maliennes de défense a sauté  sur un engin explosif improvisé entre Baye et Pissa dans le centre du pays dans la région de Mopti, tuant deux soldats, blessant trois autres et endommageant l’engin qui les transportait, selon la même source. Notre source ne précise pas si un renfort a été déployé dans la zone encore moins les traces d’éventuels assaillants ou l’acheminement des blessés au Centre de santé le plus proche. KM (AMAP)

Le PM visite le Centre de Coordination et de Gestion des Crises

Bamako, 25 mars (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé qui était accompagné des ministres de la Sécurité et de la Protection Civile, Général Salif Traoré et de la Santé, Michel Sidibé, a visité mardi à Bamako,  le Centre de Coordination et de Gestion des Crises, a constaté l’AMAP. Le Chef du Gouvernement a déclaré qu’il était venu s’assurer de la fonctionnalité du centre de coordination des crises (CECOGEC) et constatercomment la structure gérait la prévention de la crise du Covid-19. Cette structure interministérielle est mise à la disposition du Gouvernement pour faciliter la décision stratégique des plus hautes autorités de notre pays dans la gestion des crises. KM (AMAP)

Aurlus Mabélé : Un propulseur du Soukous

Bamako, 24 mars (AMAP) Le chanteur congolais, Aurlus Mabélé, décédé le jeudi 19 mars, à l’âge de 67 ans, des suites de la contamination au coronavirus, a propulsé le «Soukous», pendant 30 ans d’une carrière record et sur deux générations de fans. Il est l’auteur de tubes qui sont dans la mémoire collective populaire, comme «Africa Mousso», «Femme ivoirienne», «Embargo», «Betty», «Asta De», «Loketo», «Vacances aux Antilles», «Sans frontières», «Waka Waka», etc. Il aura vendu plus de 10 millions d’albums dans le monde et aura contribué à faire connaître le «Soukous» hors des limites du continent africain. Accompagné par de guitaristes talentueux, Aurlus Mabélé a fait danser toute l’Afrique, toute la Caraïbe, sur des musiques et des rythmes typiques du «soukous». Il se battait déjà depuis plusieurs années contre la maladie avant l’arrivée de cette pandémie. Mais la nouvelle de son décès a provoqué une grande tristesse chez les mélomanes maliens qui ont, pour la plupart, découvert la musique du chanteur dans les années 1980. Il s’était produit à plusieurs reprises à Bamako avec son groupe Loketo. De son vrai nom Aurélien Miatsonama, Mabélé est né à Brazzaville en 1953 dans l’agglomération cosmopolite de Poto-Poto. Etudiant, il aborde la musique dans les années 70, marquées par la floraison d’orchestres, de chansons et de nouvelles danses. C’est la période où beaucoup d’adolescents, longtemps tributaires de l’influence des grands orchestres, vont chercher une voie pour de nouveaux styles. En 1974, ensemble avec ses compatriotes tels que Mav Cacharel, Jean Baron, Pedro Wapechkado et autres, Aurlus Mabélé crée le groupe Ndimba Lokole. Il se confirme comme parolier qui évolue sur des thèmes sciemment instaurés pour plaire aux jeunes. De Brazzaville, Aurlus Mabélé atterrit à Paris pour les études, mais c’est la musique qui l’emportera. En 1986, il fonde avec Diblo Dibala et May Cacharel le groupe  «Loketo». Il devient l’un des chefs de file du «Soukous», qui n’est autre qu’une variante plus rapide, avec l’apport de sons sortis de synthétiseurs et boîtes à rythmes, de la rumba congolaise des années 50, 60. Dans les années 1990, Mabélé apportera une touche antillaise à sa musique, ce qui lui vaudra de connaître un certain succès aux Antilles, à l’instar d’un autre groupe congolais plus ancien, Les Bantous de la Capitale. YD/MD (AMAP)

Kenny Rogers : L’un des interprètes de «We are the world» s’en est allé

Bamako, 24 mars (AMAP) Le chanteur de country, Kenny Rogers, est décédé à son domicile, vendredi 20 mars, à l’âge de 81 ans. «Rogers s’en est allé paisiblement (…) de mort naturelle, accompagné par des soins palliatifs et entouré de sa famille», a annoncé cette dernière dans un communiqué. La star était originaire du Texas et connue pour une série de tubes comme «The Gambler», «Lucille» et «Islands in the Stream». Rogers a investi son temps et son argent dans de nombreuses autres activités au cours de sa carrière et avait une grande passion pour la photographie qui l’a mené à plusieurs livres, ainsi qu’à une autobiographie, «Making It With Music». Il a également été impliqué dans de nombreuses causes caritatives, parmi lesquelles la Croix-Rouge et MusiCares et a fait partie de l’enregistrement de «We are the World», un morceau chanté par des stars américaines pour venir en aide aux victimes africaines de la faim en 1985. Sa carrière avait commencé à la fin des années 1950 et il était rapidement devenu une référence dans le rockabilly, jazz et d’autres genres qu’il réinterprétait dans son style country. Ses tubes ont occupé 24 fois la tête du hit-parade et ce membre du «Country Music Hall of Fame» avait remporté six «Country Music Awards». Ses douces ballades et ses incessantes tournées lui avaient valu une réputation d’artiste pop grand public, notamment à travers ses réinterprétations de chansons de Noël. Kenny Rogers avait accédé à la célébrité grâce à ses duos avec la chanteuse country Dolly Parton et ses apparitions dans des films au cinéma et à la télévision, comme dans l’émission The Muppet Show. L’artiste, né à Houston avec la voix rauque et la barbe d’argent, a vendu des dizaines de millions de disques, remporté trois Grammys et a été la star de téléfilms basés sur «The Gambler» et d’autres chansons, ce qui a fait de lui une superstar dans les années 70 et 80. Rogers a prospéré pendant environ 60 ans, avant de prendre sa retraite en 2017 à l’âge de 79 ans. Malgré son succès historique, il a toujours préféré être considéré comme un chanteur country. «Soit vous faites ce que tout le monde fait et vous le faites mieux, soit vous faites ce que personne d’autre ne fait et vous n’invitez pas à comparer», avait déclaré Rogers à l’Associated Press en 2015. YD/MD (AMAP)  

Communiqué de démenti du gouvernement à l’AFP relatif au nombre de respirateurs disponibles au Mali

Dans une dépêche datée du 20 mars 2020, l’Agence France Presse (AFP) affirmait que dans le cadre de la prévention contre le Coronavirus, le Mali ne disposait que d’un (01) seul respirateur et seulement d’une vingtaine de lits pour l’ensemble du pays. Ces informations sont erronées et sans fondement. Aussi, le Gouvernement en appelle-t-il à l’AFP et à l’ensemble de la Presse internationale et nationale à vérifier toute information relative au Coronavirus et à la riposte nationale contre le COVID-19 auprès des services sanitaires compétents du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales du Mali. Le Gouvernement informe l’opinion nationale et internationale que dans le cadre de son plan d’actions contre le Coronavirus, le Mali dispose à la date du 24 mars 2020 de quatre (04) Centres de dépistage que sont la Faculté de Médecine, le Centre Charles Mérieux, l’Institut National de Santé Publique, le Laboratoire de Biologie Moléculaire Appliquée ; et de trois (03) Centres de prise en charge du COVID-19, tous opérationnels, avec un total de 37 lits répartis comme suit : CHU du POINT G (07 lits), Hôpital dermatologique (10 lits) et Hôpital du Mali (20 lits). En outre, l’hôpital du Point G et l’hôpital du Mali, disposent chacun d’une capacité d’extension jusqu’à 100 lits en dehors de leur capacité d’hospitalisation régulière. Le nombre de respirateurs disponibles à Bamako, à ce jour, se présente comme suit : Structures publiques (41), • Structures privées (15). En plus de ces 56 respirateurs disponibles et opérationnels, le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales attend soixante (60) respirateurs supplémentaires en cours d’acquisition, dans le cadre de la riposte contre le COVID-19. Le Gouvernement du Mali précise, par ailleurs, que tous les Hôpitaux de 3ième référence du pays (Hôpital du Point G, Hôpital Gabriel Touré, Hôpital du Mali, Hôpital de Kati, Hôpital Mère-Enfants) disposent de salles de réanimation comprenant au moins un respirateur. Bamako, le 24 mars 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré

Dioila : Formation des assesseurs et des présidents des bureaux de vote sur le processus électoral

Doïla, 24 mars (AMAP) Une formation à l’intention d’une cinquantaine d’assesseurs et de présidents de bureaux de vote sur les différentes étapes du processus électoral des législatives, a pris fin lundi à Doïla sous la présidence du sous préfet central, Virginie Traoré, a constaté l’AMAP. Il s’agissait d’outiller les présidents et assesseurs des bureaux de vote à s’enquérir des éléments de bases pour mieux accomplir  leur mission d’explication du processus à l’électeur. Le chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour expliquer de fond en comble le processus électoral depuis l’accueil de l’électeur devant le bureau de vote jusqu’à la fin du processus de vote. La méthodologie utilisée par les formateurs est la simulation du processus de vote et la même formation se déroule dans les autres sous préfectures de Dioila sous le contrôle du gouverneur de région et du préfet de Cercle. La formation s’est déroulée en présence d’une personne ressource, ancien sous préfet de Cercle à la retraite, Batama Magassa et d’un représentant de la MINUSMA. DF/KM (AMAP)

Covid-19 : Difficile respect des mesures de prévention

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 24 mars (AMAP) Dans les transports en commun, dans les marchés, lieux de mariages, baptêmes et funérailles, nos concitoyens ignorent superbement les gestes barrières et autres mesures de prévention prises par les autorités. «Le Coronavirus ? C’est un projet des blancs», réplique un apprenti à un syndicaliste qui lui disait de ne pas le toucher. Comme cet apprenti, ici au «Rail-da», en plein centre-ville du district de Bamako, ils sont nombreux dans le monde des transports en commun à ne pas encore prendre la mesure du danger que représente le Covid-19. Tous, ou presque, font fi des mesures préventives prises par les autorités. Notre équipe de reportage embarque dans un minibus de transport en commun, Sotrama, à l’arrêt dit «Place kôrô» pour le «Rail-Da». En cet après-midi de vendredi, difficile pour un automobiliste de se frayer un chemin. Entre ces deux arrêts, nous avons banalement fait vingt minutes. Une vingtaine de minutes de calvaire pour les passagers entassés les uns sur les autres dans le véhicule. Certains transpirent à grosses gouttes. L’apprenti, qui se préoccupe visiblement peu des consignes édictées par les autorités, continue d’appeler d’autres clients. «Mais le Sotrama est plein non ? », demande-t-on. «Oui, mais certains vont tout de suite descendre», répond le jeune garçon. Tout au long du trajet, les passagers ont débattu de toutes sortes de sujets sauf du coronavirus. Chose curieuse ! Arrivée à destination, c’est la bousculade. Tout le monde est pressé de descendre. Les uns se frottent aux autres, tout en ignorant superbement les mesures barrières. Il faut reconnaitre qu’aucune mesure n’a été prise par les acteurs des transports en commun pour éviter la propagation du coronavirus s’il venait à entrer dans notre pays. Mamadou Koné, chauffeur d’un Sotrama le confirme. «Je n’ai rien pris comme mesures pour éviter la contagion des passagers», dit-il. PAIN QUOTIDIEN – Mamoutou Bagayoko, un autre chauffeur de Sotrama, attend son tour pour embarquer des passagers, à l’arrêt dit «Centre Dioliba», non loin de «Mali-Mag», au centre commercial. Le jeune conducteur se soucie plus de son pain quotidien que du coronavirus. «Ce virus a apporté d’autres difficultés», lâche-t-il, une cigarette en main. «Nous, les chauffeurs, vivons au jour le jour. Et dans ces conditions, c’est difficile pour nous de respecter des mesures des autorités contre le coronavirus», argumente notre interlocuteur tout en secouant la tête, avant d’enchaîner sa deuxième mèche de cigarette. Le chauffeur de Sotrama reconnait tout de même que les décisions des autorités sont utiles pour préserver la santé de la population. Seydou Keïta, membre du syndicat de transport urbain de la rive gauche, indique que son organisation n’a pas encore évoqué le sujet. En effet, ils attendent que les autorités leur donnent par exemple des masques, savons liquides et gel hydro alcoolique pour qu’ils puissent les mettre à la disposition des chauffeurs, apprentis et clients passagers. Tel n’est pas le cas encore. Autre secteur, autre réalité. Au grand marché de Bamako, certains commerçants ont pris des précautions, minimes soient-elles. Il s’agit de l’installation de kits de lavage de mains au savon et du gel hydro alcoolique. « Rien ne vaut la santé», nous dit Badian Sidibé, un vendeur de prêt-à-porter pour enfants. Ce boutiquier qui utilise, permanemment, ce produit hygiénique, pense que cette situation va beaucoup jouer sur leurs activités «déjà au ralenti». Badian Sidibé envisage quand même de prendre des mesures pour éviter que les clients s’entassent dans son magasin. PATROUILLE – A quelques pas de là, se trouve la boutique de Ladji Sacko. Il est vendeur des bicyclettes. Dans son magasin, il y a le gel hydro alcoolique que tout visiteur peut utiliser. A notre passage, Ladji discutait avec l’un de ses collaborateurs pour avoir le cache-nez de bonne qualité. Notre interlocuteur apprécie la suspension des vols commerciaux pour éviter que le coronavirus entre dans notre pays. Mieux, il invite les décideurs à prendre aussi des mesures pour prémunir le grand marché où circule un flot de personnes de diverses nationalités. Si l’interdiction du regroupement de plus de 50 personnes est difficile à faire respecter dans nos marchés, il en est de même pour les gestes barrières lors des cérémonies de mariage, baptême et funérailles. Le dimanche dernier, les mariages ont été fêtés à Bamako, en toute méconnaissance des mesures de prévention contre le Codiv-19. Certains bars et boites de nuit continuent aussi d’accueillir les clients, malgré l’interdiction. Face à l’incivisme, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a fait un communiqué dans lequel il dit avoir constaté avec regret le non-respect des mesures de prévention issues du Conseil supérieur de la défense nationale dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, une pandémie mondiale. «Malgré les mises en garde des autorités, au travers de multiples communications, certains citoyens persistent à  organiser des rassemblements à l’occasion de mariages, de baptêmes et autres cérémonies fastueuses. Face à ces comportements que rien justifie, le Ministre informe l’opinion que des mesures drastiques sont d’ores et déjà prises pour contraindre les contrevenants à se conformer aux prescriptions en vigueur», précise le communiqué, ajoutant que toute personne prise en  violation flagrante des mesures imposées, répondra de ses actes devant la justice. Le directeur régional de la Police nationale à Bamako a constitué deux équipes de patrouille pour appliquer les mesures prises par le gouvernement concernant la fermeture des boîtes de nuit, des bars, des dancings et tous autres lieux de rassemblement de plus de 50 personnes. Ces deux équipes, composées de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, sillonnent, depuis dimanche soir,  Bamako et environs. Conformément aux instructions du ministre en charge de la Sécurité, elles doivent mettre en avant la sensibilisation avant de passer à la sanction. BD/MD (AMAP)