Pandémie du Coronavirus : Tous « en ordre de bataille » contre le virus (Président Keïta)

Bamako, 26 mars 2020 (AMAP) Le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta,  a sonné, mercredi soir,  la mobilisation générale contre la pandémie du Coronavirus, suite à la découverte de deux cas positifs au Mali. « J’en appelle à la capacité de chacune de nos familles à être la toute première barrière à la pandémie du Coronavirus. Que chaque ménage, chaque concession, se dise aujourd’hui que vaincre ce fléau est possible et faisable ! » a invité le président Ibrahim Boubacar Keita dans son adresse à la nation. « A la résilience qui nous caractérise, il nous incombe d’ajouter le sens de l’anticipation. Le bon comportement est requis. Notre bon comportement, celui de chacune de nous, de chacun de nous, mais aussi de notre ensemble. Les gestes qui nous sauveront dépendent de nous. Et ils ne sont pas au dessus d’un peuple aussi grand que le nôtre », a-t-il poursuivi, rappelant qu’il est le premier serviteur de la nation surtout lorsqu’elle est en péril comme aujourd’hui. Selon le président Keita, le gouvernement dont le Premier ministre et les ministres ne ferment pas l’œil depuis plusieurs semaines, et cela avant la découverte des cas signalés, restent à l’entière disposition de la population.  « Mettons-nous en ordre de bataille ! Et livrons à cette épidémie une guerre sans merci ! », a-t-il lancé. AC/MD (AMAP)

Élections législatives : Le Chef de l’Etat maintient la date du scrutin malgré deux cas positifs de Coronavirus

Bamako, 26 mars 2020 (AMAP) Le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita a déclaré dans la soirée, lors d’une adresse à la nation, le maintien de la date des élections législatives prévues le 29 mars prochain,  en dépit de la découverte, mercredi, de deux cas positifs de Cocvid-19. « Ces élections se tiendront le 29 mars, c’est-à-dire, ce dimanche, et ce dans le respect scrupuleux des mesures barrières. Le gouvernement fera tout pour que cela soit le cas », a déclaré le président Keita. Pour lui, le maintien de la date des élections législatives ou la non-fermeture des marchés « ne sauraient servir d’alibi à la décision de garder ouverts les lieux où les attroupements peuvent être évités sans remettre en cause l’essentiel ». Et de rappeller : « Les élections législatives émanent de la décision du Dialogue National Inclusif qui en avait, rappelez-vous, fixé les échéances. L’Exécutif s’est gardé d’interférer dans ce Dialogue salué par tous et considéré comme un grand acquis de notre Histoire immédiate ». le président Keita a invité ses compatriotes à prendre « l’exacte mesure des dangers  que le pays court désormais » en évitant « les procès stériles », « les analyses sommaires et les discours biaisés », « les stigmatisations » et en respectant « les mesures-barrières ». AC/MD (AMAP)

Suite à deux cas positifs au Covid-19, le président Keita décrète l’Etat d’urgence sanitaire 

Bamako, 26 mars 2020 (AMAP) Dans une adresse à la nation diffusée mercredi soir à la télévision nationale, le président, Ibrahim Boubacar Keita a annoncé avoir décrété l’état d’urgence sanitaire assorti d’un couvre-feu qui prend effet ce jeudi, à partir de minuit. « En plus de l’Etat d’urgence qui prévaut dans notre pays en raison du contexte sécuritaire, l’état d’urgence sanitaire est décrété.  Un couvre-feu est également décrété qui sera rigoureusement appliqué de 21h à 5h du matin jusqu’à nouvel ordre, et ce à compter de ce jeudi 26 mars 2020 à zéro heure », a annoncé le Chef de l’État. Cette mesure intervient après un communiqué du gouvernement annonçant que « deux cas présentés aux autorités sanitaires dans la nuit d’hier, mardi 24 mars 2020, ont été testés positifs au COVID-19, communément appelé Coronavirus ». Autre mesure forte prise par le président Keita: « les frontières terrestres du Mali seront fermées, sauf au fret et transport des marchandises, en particulier les denrées de première nécessité ». AC/MD (AMAP)

Diéma : Dernier réglage des législatives

Diéma, 26 mars (AMAP)  Les préparatifs des élections législatives du 29 mars tirent vers la fin dans le cercle de Diéma où se déroule, progressivement, la formation des 314  présidents  de bureaux de vote et des 1.256 assesseurs sur l’ensemble des 15 communes du Cercle. Le matériel et les documents électoraux ont été tous réceptionnés, et sont  prêts à être acheminés au niveau des différents arrondissements. Dans le cadre de l’organisation de ces élections, le cercle de Diéma a reçu, à travers le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, l’appui technique de l’agent  logistique de la Mission intégrée multidimensionnelle pour la stalisation au Mali (MINUSMA), chargée de la collecte et de l’envoi des informations. La distribution des cartes d’électeurs se poursuit sans incidents. A la date du 24 mars 2020, le nombre de cartes d’électeurs retirées est de 79.092, soit un taux de retrait de 78, 87%, « légèrement  supérieur à celui de l’élection présidentielle de 2018 à la même période »,  a constaté le préfet Abou Diarra. Il a affiché son optimisme quant à la bonne tenue du scrutin dans le cercle de Diéma qui compte 100.278 électeurs définitifs. Le préfet a formulé des vœux pour la paix et la quiétude au Mali et, également, pour une meilleure prévention du coronavirus qui continue de faire des victimes dans le monde. OB/MD (AMAP)  

Le pont de Songho gare sur la RN15 saboté

Bandiagara, 25 mars (AMAP)  Des individus armés non identifiés ont, dans la nuit du mardi au mercredi, saboté le pont de Songho gare situé à environ 10 km de la ville de Bandiagara, coupant cette partie du Mali du reste du pays . Trois ponts ont été sabotés, sur la RN15 (route du poisson), à savoir les ponts de Parou (Commune de Bara Sar), de Bih (Cercle de Koro) et de Songho (Commune de Doucombo). Informés de la situation, les élus (députés, maires), les transporteurs, la jeunesse et les  forces de sécurité se sont rendus sur les lieux. Cette destruction intervient au lendemain de la levée des check points ordonnée par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, et au moment où le pays s’apprête à organiser les élections législatives prévues le dimanche 29 mars 2020. OG/MD (AMAP)  

Soumaila Cissé et son équipe de campagne portés disparus (Communiqué URD) 

Bamako, 25 mars (AMAP) L’Union pour la démocratie et la république (URD) annonce que son président, Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition malienne et sa délégation, en campagne pour les élections législatives dans la circonscription électorale de Niafunké, (Nord) sont portés disparus depuis 15h30 le mercredi 25 mars 2020. Dans un communiqué, l’URD indique que l’équipe de campagne « quittait Saraféré pour se rendre à Koumaïra où elle était attendue vers 16h30 ». « Ni le président de l’URD ni aucun membre de sa délégation ne sont joignables sur leur téléphone actuellement », précise le communiqué. Le parti s’est dit « profondément inquiet de la situation et invite le Gouvernement, les forces armées et de sécurité, la MINUSMA » à déployer toutes leurs énergies pour les retrouver. L’URD, indique le communiqué, suivra avec l’attention requise l’évolution de la situation. MK/MD (AMAP) 

Maintien des législatives et couvre-feu à partir de jeudi 26 mars (Message du président)

ADRESSE A LA NATION DU PRESIDENT IBRAHIM BOUBACAR KEITA SUITE A LA DECOUVERTE DE CAS DE CORONAVIRUS AU MALI Bismilahi Rahmani Rahimi Mes chers compatriotes, Hôtes qui vivez parmi nous, A cette heure, vous avez, certainement, toutes et tous, pris connaissance du communiqué du gouvernement rendu public ce matin et annonçant que deux cas présentés aux autorités sanitaires dans la nuit d’hier, mardi 24 mars 2020, ont été testés positifs au COVID-19, communément appelé Coronavirus. La nouvelle nous attriste mais elle ne nous étonne pas. Nous savions tous jusqu’où le Mali était exposé en tant que pays, voire encerclé. Nous sommes une terre de départ et d’accueil ; nos voisins sont contaminés ; la sous-région est contaminée ; l’Afrique, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest est contaminée ;  nos compatriotes séjournent dans les pays considérés aujourd’hui comme épicentre du fléau tant redouté. Dès lors, la question n’était pas si le Mali allait être atteint à son tour, mais quand et à quelle échelle. Quand ? Nous y sommes hélas. Les deux cas confirmés démontrent que notre pays n’est pas un ilot, mais qu’il est partie intégrante d’un monde déboussolé et bouleversé par la fulgurance du mal et à sa capacité à remettre en cause notre sociologie, notre économie, notre liberté. A quelle échelle ce mal nous frappera t-il ? Cela dépendra de chacune de nous, de chacun de nous, de nous toutes et de nous tous, sans exception, sans complexe, sans relâche, chacun avec la pleine conscience de ce que ses écarts entraînent comme risque pour tout le monde, et de ce que le respect des mesures-barrières représente comme chance de salut pour la collectivité. Mes chers compatriotes, Le temps est lourd de défis et il nous interpelle individuellement et collectivement. Ne laissons pas, par l’insouciance, l’ignorance ou la fuite, le Coronavirus prendre ici l’ampleur qu’il a prise ailleurs. Des systèmes qui passaient pour être bien rodés cèdent sous le poids de l’épidémie. Des infrastructures sanitaires que nous croyions parées à toutes épreuves montrent aujourd’hui leurs limites face à l’étendue du mal. En occident, c’est un long mythe d’imprenabilité qui s’écroule. Alors, les leçons  des grandes puissances économiques dans la tourmente doivent nous servir. Elles doivent nous conforter dans la certitude que le salut d’Etats vulnérables comme le nôtre réside dans la prévention, c’est-à-dire notre volonté et notre aptitude à limiter au maximum le risque de nous infecter les uns les autres. Je suis le premier serviteur de la nation surtout lorsqu’elle en péril comme aujourd’hui et je reste à votre entière disposition. Nos services de santé qui sont ceux d’un pays pauvre mais volontariste et fier restent à votre entière disposition. Le gouvernement dont le Premier ministre et les ministres ne ferment pas l’œil depuis plusieurs semaines, et cela avant la découverte des cas signalés, reste à votre entière disposition. L’Etat sera à vos côtés, dans tous ses démembrements. Les forces de défense et de sécurité, là ou besoin est, seront mobilisés, pour votre confort. Nos moyens sont justes. Ils peuvent même être considérés comme dérisoires face à ceux des puissances mondiales. Mais nous nous battrons. Tous les jours, nous renforcerons ces moyens. Et vous nous trouverez, nuit et jour, sur le front du Coronavirus, sans jamais déserter les deux autres fronts qui nous préoccupent et qui nous ont toujours préoccupés : la sécurité et le développement. Telles sont les exigences du temps. Nous ne nous y déroberons pas, car c’est du présent et du devenir du Mali qu’il s’agit. Et le Mali est infiniment supérieur à chacun d’entre nous. Maliennes et Maliens, hôtes du Mali, Aidons-nous donc. Aidons-nous à aider les uns et les autres ; prenons l’exacte mesure des dangers  que le pays court désormais ; évitons les procès stériles ; évitons les analyses sommaires et les discours biaisés ; évitons les stigmatisations et respectons, chacun et chacune, les mesures-barrières. Je ne le dirai jamais assez : respectons les mesures-barrières. Au niveau des familles, faisons en sorte de ne pas exposer ceux du troisième âge, la catégorie qui a payé jusque-là, le tribut le plus lourd, le plus tragique, à l’épidémie. Surveillons-les mouvements des enfants ; évitons les allées et venues non nécessaires car ils accroissent le risque de contagion pour la famille. Il y a deux jours, je disais sur les plateaux de la télévision nationale que le spectacle de la Kaaba vide un jour de vendredi, était plus qu’éprouvant pour un croyant. De même que l’image des églises vides. Oui, que les autorités sunnites, les chiites, les chrétiens, les judaïques aient décidé de ne pas exposer leurs disciples montre la sagesse du Livre. Dieu est miséricorde, mansuétude et  bonté infinie. Il est partout. Il est dans nos cœurs. Il  sera davantage avec nous, en l’occurrence, si nous ne décidons pas d’exposer nos épouses, nos enfants, nos vieux parents,  par le refus de nous conformer aux mesures-barrières prises par les gouvernants dans l’intérêt de chacun et de tous. Le maintien de la date des élections législatives ou la non-fermeture des marchés ne sauraient servir d’alibi à la décision de garder ouverts les lieux où les attroupements peuvent être évités sans remettre en cause l’essentiel. Les élections législatives émanent de la décision du Dialogue National Inclusif qui en avait, rappelez-vous, fixé les échéances. L’Exécutif s’est gardé d’interférer dans ce Dialogue salué par tous et considéré comme un grand acquis de notre Histoire immédiate. Ces élections se tiendront le 29 mars, c’est-à-dire, ce dimanche, et ce dans le respect scrupuleux des mesures-barrières. Le gouvernement fera tout pour que cela soit le cas. Les marchés seront, eux aussi, assujettis au respect desdites mesures. Tout ce qui doit être fait pour casser la chaîne de contamination sera fait. Mais nous ne pouvons  oublier que c’est du marché quotidien qu’une grande partie de nos compatriotes, trouve sa survie et qu’une grande partie de nos foyers arrive à s’alimenter. La question ne peut pas être banalisée. Le gouvernement s’assumera et entreprendra tout pour contenir le mal. En plus de

Rokia Traoré libérée mais sous contrôle judiciaire

Bamako, 25 mars (AMAP) La justice française a ordonné, mercredi, que Rokia Traoré quitte la prison de Fleury-Merogis mais précise que la chanteuse malienne reste sous contrôle judiciaire, avant sa remise à la Belgique. La Cour d’appel de Paris a approuvé la remise de la chanteuse à la justice belge. Mais elle a décidé de la placer, d’ici là, sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions de l’avocat général. « Compte tenu de la situation, nous ne pouvons pas organiser la remise de Mme Traoré aux autorités belges», a expliqué ce dernier lors de l’audience, faisant allusion à l’épidémie de Covid-19. Selon des confrères français, la réaction de l’avocat de la chanteuse malienne ne s’est pas fait attendre. « Nous irons évidemment en cassation et jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme, s’il le faut » pour contester cette remise, a réagi Me Kenneth Feliho interrogé par l’AFP. « Le combat auprès de la justice belge va continuer », a-t-il ajouté. Rokia Traoré était écrouée en France en vertu d’un mandat d’arrêt international lié à un différend avec son compagnon belge sur la garde de sa fille, dans l’attente de sa remise à la Belgique.. Ce mandat d’arrêt européen avait été lancé par un juge d’instruction de Bruxelles, pour « enlèvement, séquestration et prise d’otage », qui découle du non-respect d’un jugement rendu fin 2019 exigeant de Rokia Traoré la remise de sa fille de 5 ans à son père belge, dont Rokia Traoré est séparée. La chanteuse conteste, depuis le début, la décision de la justice belge de confier la garde exclusive de l’enfant à son père. Elle a interjeté appel du jugement de première instance et a, aussi, demandé au tribunal de première instance de la Commune de VI de Bamako, où elle réside, de lui confier la garde de l’enfant. Ce qui a été fait. La chanteuse de 46 ans a été arrêtée mardi 10 mars à l’aéroport parisien de Roissy, d’où elle rendait à Bruxelles pour une audience dans cette même affaire, à sa descente d’un avion, en provenance de Bamako. YD/MD (AMAP)  

Les législatives suspendues à un avis du Comité scientifique sur le Covid-19

Bamako, 25 mars (AMAP) Le comité scientifique, mis en place pour la gestion de la pandémie Covid-19, est en train d’évaluer la situation, afin de conseiller au gouvernement la tenue ou non des élections législatives du dimanche 29 mars 2020, a déclaré, mercredi, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah. M. Bah, qui a rencontré les représentants des partis politiques les a informés, afin de partager leurs avis sur la question. Alors que certains partis, comme ceux de la Coalition des forces patriotiques, sont favorables à un report, d’autres estiment que le processus devrait être conduit à son terme. Il s’agit en occurrence des partis de la mouvance présidentielle. Le ministre a rassuré les uns et les autres que toutes les dispositions utiles sont prises pour protéger les électeurs dans les centres de vote. ID/MD (AMAP)

Mali : Le Gouvernement confirme deux cas de Coronavirus

Le Gouvernement de la République du Mali, conformément à son engagement de tenir régulièrement informée l’opinion nationale et internationale sur l’évolution de la situation épidémiologique au Mali, informe, que dans la nuit du mardi 24 mars 2020, les services de santé ont enregistré deux (2) cas testés positifs au Coronavirus (COVID-19). Il s’agit de deux (2) personnes de nationalité malienne rentrées de France les 12 et 16 mars 2020. Le premier cas est une dame de 49 ans résident à Bamako. Le 2ème cas est un homme de 62 ans à Kayes. Les deux cas sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Le Gouvernement rassure que toutes les dispositions sont prises pour une meilleure gestion des cas et invite les populations à rester sereines et à respecter strictement les mesures de prévention recommandées. Bamako, le 25 mars 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré