Nioro du Sahel : L’hivernage s’installe précocement, l’espoir aussi

Par Moussa DIAKITE Nioro, 25 juin (AMAP) Trois grosses pluies, au mois de juin et la direction du vent depuis plusieurs semaines ! Des signes annonciateurs d’une bonne saison des pluies, dans le Cercle de Nioro du Sahel, selon les grands connaisseurs du temps qui prédisent un hivernage « vraiment très prometteuse ». Tous les anciens, ici, savent que les premières pluies commencent à tomber à partir de mi-juillet. Ce qui fait d’ailleurs que les populations ont fixé le 14 juillet, comme le début de l’hivernage. Depuis plusieurs décennies, le premier signe annonciateur de la bonne saison des pluies est un vent de sable, dans l’après midi, obscurcissant tout et se caractérisant, le plus souvent, par de la poussière partout. Ce grand vent de sable, pour les spécialistes de la localité, est accompagné de pluie pour les années de grande pluviométrie. C’est à partir de cette date et, généralement, pendant le mois de juillet, que beaucoup commencent à penser aux champs pour commencer les travaux. Nioro est une localité située au centre du Sahel. Toute pluie atteignant les cinquante millimètres provoque potentiellement une inondation. Ces trois dernières années, les quantités de pluies tombées n’ont pas été suffisantes. L’hivernage s’est installé en retard et les pluies se sont vite arrêtées. Ce qui a naturellement joué sur les cultures qui n’ont pas donné de bonnes récoltes. Cette année, avec déjà deux grands vents de sable et trois grosses pluies, au mois de juin, l’espoir est vraiment permis. Cependant, chacune des pluies tombées était accompagnée de grands vents causant des dégâts par endroits : des branches d’arbres cassées, des hangars détruits, des toitures de maisons arrachées et même des feuilles de tôles emportées. Il faut aussi signaler l’abondance des éclairs et des bruits assourdissants de tonnerre. Qui font peur aux populations. De Diaye-Coura à Koréra Koré, en passant par Nioro-ville, les paysans ont commencé les labours. Certains n’ont même pas hésité à commencer les semences, généralement du mil, du niébé et de l’arachide (des variétés hâtives). Les transhumances internes et transfrontalières pour la recherche de pâturage battent leur plein. Le long de la bande frontalière entre le Mali et la Mauritanie, des animaux sont présents de part et d’autres mais l’herbe n’a pas totalement poussé. Les pâturages contiennent, jusqu’à présent, de l’herbe sèche. Des points d’abreuvement ont, partout, de l’eau. En tout cas l’espoir est là, chez les paysans qui projettent, déjà, de faire bonne récolte si les pluies continuaient ainsi et si leur répartition était bien faite dans le temps. Ici, il n’y a ni fleuve, ni rivière mais des marigots temporaires et des rigoles. Pendant les périodes de grandes précipitations, ces réservoirs se remplissent d’eau et se déversent sur les routes et même dans les familles voisines, provoquant souvent des inondations. Cela se solde par une peur des populations riveraines. Ce qui constitue une véritable menace pour les enfants et les animaux. Le fond de ces cours d’eau est couvert uniquement de sable. L’eau y coule à une vitesse tellement incroyable qu’elle peut emporter une personne sur son passage. Chaque année, des cas de noyade sont signalés partout dans le cercle. En 2007, l’eau sur le pont séparant Maguiraga-Counda de Koulouba a emporté un véhicule avec trois personnes à bord. Deux passagers ont été sauvés mais le troisième, Isaac Sow, après les recherches, a été retrouvé mort enfoui dans du sable, trois jours après, à une quinzaine de kilomètres, en aval. En 2012, deux gardes ont trouvé la mort, entre Nioro et Yéréré, de retour d’un recouvrement d’impôts, quand leur véhicule a tenté de traverser un marigot sur la route. On a eu vent de cas de motocyclistes morts par noyade, partout à travers le Cercle. Des noyades d’enfants sont monnaie courante presque chaque année (des bergers, baigneurs ou des enfants venant des champs, après les pluies). L’explication est simple : il n’y a que du sable au fond. L’eau circule à une vitesse si forte que le courant fait bouger le sable sous les pieds, ce qui fait tomber l’engin ou la personne qui est aussitôt entrainé par le courant. La ville de Nioro, comme beaucoup d’autres localités du cercle, est traversée par des marigots qui, après les pluies débordent et inondent les habitations voisines. A chaque début d’hivernage, les autorités communales organisent des opérations de curage des caniveaux pour faciliter le ruissellement des eaux. Si l’opération tarde, cette année, les pluies pourront surprendre et les familles voisines du poste de police jusqu’au périmètre maraîcher des femmes ne sont pas à l’abris d’inondation. Les quartiers Diaka, Tichitt, Maguiraga Counda ainsi que le centre commercial, qui sont dans un creux, par rapport aux autres (véritables déversoirs des eaux) sont déjà menacés. A chaque hivernage, la mare Babala Goumba (une mare en plein cœur de la ville, au quartier Tichitt) et le marigot de Malicounda débordent. Cette mare a toujours été une menace pour les populations des quartiers Diaka et Tichitt. Les risques de noyade et de maladie s’amplifient car des enfants s’amusent dans l’eau sale infestée de toutes sortes de déchets. Les mouches et les moustiques y pullulent donnent, dans un concert de coassements continus de grenouilles et de crapauds en fête. Le lycée Fodié Maguiraga, l’Ecole fondamentale Mabendi Guissé et les écoles du quartier Malicounda sont tous situés soit à coté ou soit derrière des cours d’eaux. Le pont radier, qui sépare l’Ecole Tiébilé Dramé de la ville, est une véritable menace pour les élèves. Sur ce pont, les eaux peuvent monter jusqu’à plus d’un mettre. Les enfants ont toutes les peines du monde à traverser. Le courant de l’eau est si fort qu’il peut même emporter un véhicule chargé. Avec la prolongation de l’année scolaire jusqu’au mois d’août, période des hautes eaux, l’inquiétude devient grande chez les parents qui espèrent que des mesures d’urgences seront prises. MD/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Le bureau de l’AMAP saccagé par une violente tornade

Nioro, 25 juin (AMAP) Une violente tornade s’est abattue sur Nioro du Sahel, dans la nuit du lundi au mardi, et a endommagé le bureau du correspondant de l’AMAP, emportant la toiture des locaux. Les tôles, en tombant, ont cassé la vitre d’un véhicule stationné, au bord de la route, devant les locaux situés au centre commercial, dans le bâtiment de l’ex-Maison du peuple. La tornade a d’abord commencé par une première rafale de vents violents, aux environs de 23 heures, une deuxième, assez violente, vers 03 heures du matin et une troisième, moins violente, vers 05 heures du matin. Les bourrasques accompagnées de pluie ont emporté tout sur leur passage. Des branches d’arbres arrachées, des hangars détruit et des toitures de maisons emportées ou arrachées en des endroits. Partout, à travers la ville, des dégâts. Tous les sept quartiers de la ville ont subit les traces des vents. Le lendemain matin a été consacré aux activités de réparation des maisons. On voyait des gens au dessus des toits partout à travers la ville. Au marché, dans des services et dans des habitations privées, des dégâts ont été plus ou moins graves. Heureusement, c’était tard dans la nuit. On n’a enregistré aucune perte en vie humaine et aucun blessé. Seulement des dégâts matériels énormes. Toute la mémoire de l’ordinateur de bureau, le téléphone fixe, les livres, archives (journaux depuis 2005) et objets divers sont détruits par les eaux. Contacté, le Préfet du cercle est venu constater les dégâts. Ce bureau du correspondant de l’AMAP a été offert, en 2005, par le colonel d’aviation Fallé Tangara, préfet de l’époque, juste après sa nomination. Le bureau est resté fonctionnel jusqu’à ce 23 juin 2020. MD/MD (AMAP)    

Bandiagara : Les Forces armées maliennes neutralisent des terroristes près du village de Nyan (Centre)

Bandiagara, 25 juin (AMAP) Six terroristes ont été neutralisés et une vingtaine faits prisonniers, mardi, près du village de Nyan, dans le Cercle de Bandiagara(Centre), par les Forces armées maliennes (FAMa) qui ont, également, saisi des armes et des motos, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Les forces armées nationales, au cours des patrouilles  dans les villages de Somadougou, Docoumbo, Kema, Sofara, Pérou, Sinekama, entre autres, pour retrouver deux véhicules emportés lors de l’attaque du poste de  sécurité de la Gendarmerie de Wo, ont tué ces terroristes, avant d’en faire prisonniers. Les prisonniers ont été mis à la disposition de la Gendarmerie pour des enquêtes, selon notre source qui précise que ces terroristes s’adonnaient au vol de bétail et au pillage des villages et hameaux de culture dans ces localités. Notre source précise, également, que ces éléments semaient la terreur au niveau des populations, en les empêchant de s’adonner à leurs travaux champêtres en cette période hivernale. KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : Baisse du nombre de personnes contaminées avec seulement 6 cas positifs mercredi

Bamako, 25 juin (AMAP) Le nombre de personnes contaminées au Covid-19 au Mali a baissé avec seulement 6 cas positifs enregistrés mercredi, portant le total à 2005 dont 1354 patients guéris et 113 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de la santé publique (ISP) note que sur les 6 cas enregistrés mercredi, 1 cas a été décelé à Kayes (1ère région), 1 cas à Diré (région de Tombouctou),  1 cas en  CIII, 1 cas en CIV du district de Bamako et 2 cas au niveau des Maliens rapatriés. L’Institut qui invite les communautés au calme et à l’observation des mesures préventives déclare que 1520 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien. KM (AMAP)          

Plus de cent journalistes des Etats de l’OCI ont participé à l’atelier de l’UNA sur la lutte contre les fake news et les rumeurs

Djeddah, Arabie Saoudite (UNA) – Environ 110 professionnels des médias de 29 pays (dont plusieurs pays occidentaux notamment), ont participé, mardi, à un atelier en français sur « Les méthodes de vérification des faits pendant les crises et la propagation des rumeurs : cas de la Covid-19». Organisé par l’Union des agences de presse des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UNA), l’atelier par visioconférence était destiné aux journalistes des agences de presse, radios, télévisions, journaux, plateformes électroniques des pays africains et des responsables des services français des médias des Etats membres de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). Cet atelier a été animé par le professeur agrégé de médias à l’Institut de journalisme et des sciences de l’information de l’Université de la Manouba, en Tunisie, Dr Sadok Hammami, en présence du directeur adjoint de l’UNA, Zayed Sultan Abdullah. Il a été organisé par l’UNA, en partenariat avec le Département de l’information de l’OCI et l’Union islamique de radiodiffusion (IBU). Il a été présenté par le chef du Département de français de l’Union, Amani Harouna, qui, au début de la session a remercié le Royaume d’Arabie Saoudite, sous la direction du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le roi Salman Bin Abdulaziz Al Saoud, et le prince héritier, vice-président du Conseil des ministres et ministre de la Défense, Mohammad Bin Salman Bin Abdulaziz Al Saoud, pour leur soutien illimité à l’Union. Harouna a également salué le haut patronage de Son Excellence Dr Majid Bin Abdullah Al-Qassabi, ministre saoudien par intérim des Médias, président du Conseil exécutif de l’Union, de la réunion tenue le 23 Ramadan (16 mai 2020). Le conférencier, Dr Hammami, a dans son exposé, précisé les méthodes de vérification et d’investigation des images via le moteur de recherche Google, qui fournit une recherche d’image inversée, ainsi que certains sites qui donnent la possibilité d’enquêter sur les vidéos, soulignant l’importance de la collaboration du journaliste avec ses collègues des services techniques pour enquêter et vérifier les vidéos avant de les traiter. Dr Hammami a, également, notifié les jalons de l’environnement dans lesquels des informations et des rumeurs fausses et trompeuses se produisent, ainsi que les outils que les fabricants de fausses informations utilisent pour tromper l’opinion publique, tout en mettant l’accent sur l’importance du rôle joué par le journaliste ou le média qui ne se limite pas seulement à publier des informations, mais aussi d’enquêter sur toutes les informations avant de les traiter et de les véhiculer par le biais à l’opinion publique. Il a souligné que le journalisme est une profession basée sur l’enquête, et le journaliste ne transmet que les informations qui font l’objet d’une enquête, car le journalisme professionnel représente une alternative à toutes les fausses informations, et les informations produites par les journalistes professionnels représentent une bonne source d’informations fiables. Dr Hammami a précisé que 2006 a marqué le début de la propagation du terme journalisme d’investigation et certaines institutions de presse ont mis en place des départements spécialisés dans le but de contrôler les informations produites par les journalistes de l’institution, selon une méthodologie d’audit interne. Les professionnels des médias de 29 pays ont participé à l’atelier, notamment de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite, de l’Azerbaïdjan, du Bahreïn, du Bénin, du Burkina Faso, du Brésil, du Cameroun, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, de l’Egypte, des Etats-Unis, de la France, du Gabon, de la Guinée, du Liban, de la Libye, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, des Philippines, du Royaume-Uni, du Sénégal, de la Suisse, du Tchad, du Togo, de la Tunisie, et du Yémen. MD/AH/UNA/AMAP    

San : Deux personnes grièvement blessées et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation

San, 24 juin (AMAP) Deux personnes ont été grièvement blessées et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation survenue samedi aux environs du village de Bienso, commune rurale de Niasso, entre San et Bla , sur l’axe de la RN6, a appris l’AMAP de source locale. Une voiture de marque Toyota Corrola S avec deux personnes à bord, quittant Bandiagara en direction de Bamako a percuté  vers 16 heures un taurillon, faisant un tonneau, pour se renverser dans les champs à proximité des habitations, tuant l’animal,  blessant grièvement les deux passagers à bord et désintégrant l’engin. Les deux occupants blessés ont été admis au centre de santé de référence de San pour les premiers soins avant d’être  évacués  à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou.  Selon des informations recueillies et recoupées sur place,  cet accident serait dû à un excès de vitesse et à l’inobservation des règles de la circulation routière du conducteur du véhicule. Notre source précise que des éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de San ont été dépêchés  sur les lieux pour établir les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)

Covid-19 : La Fondation Princesse Esther Kamatari distribue des masques aux femmes minières de Kangaba

Par Oumar DIAKITE Bamako, 24 juin (AMAP) Le cercle de Kangaba, zone d’orpaillage, est peuplé d’une population à fortes composantes flottantes de différentes nationalités. En plus des Maliens venant d’autres régions du pays, des Burkinabés, des Guinéens, entre autres, sont arrivés massivement sur les sites miniers du cercle de Kangaba. Les femmes y travaillent, aussi, en grand nombre. Elles jouent un très grand rôle dans l’extraction de l’or. Ces dames testent, tirent la corde et lavent le minerai dans le cadre du processus d’extraction du métal jaune. Evoluant dans le domaine de l’environnement, Princesse Esther Kamatari a voulu venir en aide à ces femmes minières pour les aider à se prévenir de la maladie à coronavirus. La Fondation Princesse Esther Kamatari (FPEK) a, ainsi, fait fabriquer des masques en bogolan et du savon avec la coopérative ‘Kotognontala’ des femmes productrices de savon de Kalabambougou. A cet effet, elle est entrée en contact avec la Fédération des femmes minières du Mali (FEMIMA) afin que celle-ci coordonne son action de bonne volonté sur le terrain. Princesse Esther Kamatari, présidente de la Fondation qui porte son nom, s’est rendue à Kangaba, samedi 20 juin 2020, pour distribuer 1050 masques et du savon aux femmes minières de la localité. La mission était composée de ses partenaires de la FEMIMA et de Swiss Malian Honor Circle (SMHC). Après une fine pluie, au petit matin du samedi, une délégation composée de la Princesse Esther Kamatari, des responsables de SMHC, de la FEMIMA et de la presse, a pris le départ pour Kangaba. A l’arrivée, aux environs de 9 heures, l’équipe a procédé à la traditionnelle salutation des autorités locales. Tour à tour, chez la présidente des femmes de Kangaba, N’Ba Doumbia, le chef de village, Naman Kéita et chez le président du Conseil de Cercle, Bakary Kéita. Toutes ces personnalités se sont réjouies du geste humanitaire et le choix porté sur leur localité. « Nous sommes ravis que vous offrez des masques et du savon aux femmes minières qui font la fierté de notre zone. Elles ont un rendement important. Elles contribuent à l’épanouissement de la famille parce que les chefs de famille ne peuvent pas tout faire. Si elles sont protégées, cela va leur permettre de faire la navette entre les mines et leur maison, avec moins de risque de contamination à la Covid-19. Nous vous remercions à sa juste valeur», s’est exprimé le président du Conseil de cercle de Kangaba, Bakary Kéita. La cérémonie proprement dite s’est déroulée sur la place de la Case sacrée de Kangaba, « Kamabolon ». Elle a débuté par des pas de danse des femmes avec la Princesse Esther Kamatari parmi les danseuses. Dans une atmosphère enthousiaste, les femmes bénéficiaires ont exprimé ainsi leur satisfaction. La donatrice, Princesse Esther Kamatari, en était heureuse. « D’abord, elles m’ont fait danser. Jamais, je n’ai imaginé qu’un samedi matin j’allais danser avec des femmes de Kangaba. Elles étaient très belles, formidables. Elles ont beaucoup de fierté. Elles méritent vraiment notre respect », a-t-elle dit. Pour elle, c’est une catégorie de femmes qu’on ne voit pas : « On ne voit que les bijoux fabriqués avec l’or qu’elles produisent. Mais on ne sait pas que derrière, il y a des femmes incroyables qui font des travaux tellement difficiles, durs ». « Il faut, a-t-elle estimé, leur donner un peu de lumière, mais surtout leur apporter des masques pour qu’elles se protègent ». Selon elle, il s’agit de suivre les recommandations du Chef de l’Etat qui a dit : « un Malien, un masque ». C’est aussi pour préserver toutes ces populations de la Covid-19, en leur offrant des masques et du savon et de leur rappeler « les gestes barrières qu’on a tendance à oublier ». C’est vrai que dans une localité comme Kangaba, c’est difficile d’imaginer qu’on puisse mettre un mètre de distance entre les gens. « Néanmoins, a-t-elle soutenu, s’ils pouvaient porter les masques, se laver les mains plusieurs fois par jour, ce serait une bonne chose ». « Ces masques sont lavables, réutilisables. Donc, elles n’ont aucune excuse pour ne pas le porter, surtout le laver et en prendre soin », a dit la présidente de la FPEK. Par ailleurs, elle a signalé que c’est une histoire de femme à femme. Les masques qui sont offerts aux femmes sont faits en bogolan avec un savon fabriqué par une coopérative de femmes à Bamako. C’est surtout que les gens qui portent les bijoux en or puissent avoir une toute petite pensée pour ces femmes qui nettoient le minerai pour en tirer l’or. « Ce sont des femmes qui tiennent la communauté parce que ce sont elles qui ont la charge des enfants. L’idée est de leur apporter un tout petit peu d’humanité», a-t-elle dit. La présidente de la Fédération des femmes minières du Mali, Mme Diarra Djeneba Samaké, s’est dite très satisfaite du don aux minières de Kangaba. « Nous avons reçu 1050 masques et savons pour les femmes de Kangaba contre la Covid-19. Ces masques vont beaucoup nous aider dans la prévention parce que la maladie n’est pas encore à Kangaba. Les femmes seront protégées contre la Covid-19 », a espéré la présidente de la FEMIMA avant de révéler que les femmes des mines ont beaucoup de difficultés dans l’orpaillage. Elles n’ont pas assez de fonds pour elles-mêmes. Elles sont obligées de travailler pour d’autres. Selon le premier adjoint au préfet de Kangaba, Alidj Bagna, « c’est la première fois qu’une Organisation non gouvernementale fait des gestes salutaires chez nous. Nous ne pouvons que les remercier et les encourager à poursuivre dans cette direction ». « Nous voulons appliquer les mesures barrière », a dit M. Bagna, ajoutant que ces mesures ne peuvent être appliquées sans ces gestes citoyens face à la pandémie actuelle. Il a exhorté les femmes minières à faire bon usage des masques. « Je demande aux femmes minières de porter les masques à tout moment, de se laver les mains au savon et, surtout, d’éviter de se serrer les mains. Cette attitude permettra à nous tous d’être sauvés de la maladie à coronavirus », a-t-il lancé. La cérémonie a pris fin par la

Covid-19 au Mali : 1333 guérisons, 112 décès sur un total de 2001 cas enregistrés

Bamako, 23 juin (AMAP) Quelque 1333 patients sont guéris de la Covid- 19 au Mali, 112 décès sur un total de 2001 cas positifs enregistrés avec les 23 nouveaux cas découverts mardi, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 23 cas enregistrés mardi, 1 cas a été découvert  à  Kati (région de Koulikoro), 1 cas à Bandiagara (région de Mopti), 18 cas à Tombouctou,  2 cas à Goundam et 1 cas en  CV du district de Bamako. L’Institut de  santé publique déclare que 1671 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)            

Covid-19 au Mali : 17 nouveaux cas enregistrés lundi portant le total à 1978 avec 1302 guérisons et 111 décès

Bamako, 23 juin (AMAP) Dix sept (17) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés lundi, portant le nombre total à 1978 avec 1302 guérisons et 11 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 17 cas enregistrés lundi, 2 cas ont été découverts à  Tombouctou,  2 cas en CV et 13 cas  au niveau des Maliens rapatriés. Les services sanitaires précisent que 1673 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)          

Coopérative de productrices de savon de Kalabambougou : Une histoire de braves femmes…

Reportage d’Oumar DIAKITE  Bamako, 23 vendredi (AMAP) C’est comme une histoire de femmes qui en veulent. Elles sont 35 femmes qui fabriquent du savon avec uniquement des matériaux locaux. La matière de base est le beurre de karité mais, aussi, avec des ingrédients tels que le henné, le miel, la carotte, les concombres, le gingembre, le jaune de l’œuf. Le produit fini ? Du savon naturel, purement malien, sans produits chimiques. Il n’en fallait pas plus pour conquérir le cœur d’une Princesse, Esther Kamatari, en l’occurrence. Alors, quand Mali Health (ONG du secteur Santé mère-enfant) a approché la Fondation Princesse Esther Kamatari (FPEK), la Fondation a fait une première commande de 1050 morceaux de savons avec la coopérative. Et, à la livraison, la Princesse a décidé de voir la coopérative au travail parce qu’elle est décidée à chercher d’autres partenaires qui peuvent faire affaire avec ces femmes, à condition qu’elles restent « authentiques ». C’est-à-dire, qu’elles ne travaillent qu’avec le beurre de karité, les matériaux locaux à partir desquels elles peuvent créer un label qui pourra aller au-delà de nos frontières. Les femmes sont engagées dans ce sens, mêmes les emballages sont faits à base de matériaux de chez nous. Elles font des savons de toilette, de lessive, du savon liquide et des savons ronds pour la vaisselle, communément appelés « Gabacourouni ». Aux dires du chef de département renforcement des capacités communautaire de Mali Health,  Gaoussou Doumbia, la Princesse leur a fait savoir qu’elle travaille dans la protection de l’environnement. Toutefois, dit-il, nous avons compris que nous avons des centres d’intérêt communs. « Avec sa Fondation, elle distribue aux Maliens des masques lavables accompagnés d’un morceau de savon. Nous lui avons dit que notre coopérative peut la fournir en savons », révèle-t-il. Pour la Princesse Esher Kamatari, on a à faire à de vraies femmes qui ont des capacités extraordinaires de se surpasser : « Elles sont des travailleuses, des bosseuses. Elles sont les piliers de leur société. C’est plutôt moi qui suis honorée d’être en contact avec Mali Health et ces femmes ». « En fait, j’apporte un regard extérieur pour leur dire : faites ceci, faites cela parce que c’est plus vendable », apprécie-t-elle. « La spécificité de ces femmes, note-t-elle, c’est qu’elles travaillent avec des matériaux du pays, le beurre du karité, avec tous ces ingrédients, qui n’a strictement rien à voir avec l’autre savon qu’on achète sur le marché ». « Donc, elles méritent vraiment d’être reconnues. Elles sont courageuses et formidables », estime la Princesse. En compagnie de la Princesse Esther Kamatari, notre équipe de reportage a rendu une visite, jeudi, dans la matinée, au site de production de savon de ces dames, à Kalabambougou. Dans leur tenue de travail (blouson et bottes) nous réservent un accueil des plus chaleureux avec chants et danses. La même ambiance au départ avec un chant d’honneur à l’endroit de l’hôte du jour, laquelle qui n’a pas pu se retenir d’esquisser quelques pas de danse. PROCESSUS DE FABRICATION – Après des messages de remerciement et de bienvenus, les femmes de la coopérative Kotognontala de Kalabambougou, après avoir reçu chacune un masque lavable assorti à leur tenue de travail, se mettent à l’œuvre. Dans un premier, on se transporte vers la table de découpe du savon moulé, en petits morceaux puisqu’il y avait une pâte faite qui attendait. Sur cette table, elles mettent le contenu de la moule entre le cadre de la machine à découper. Résultat ? Plusieurs petits morceaux qui sortent. Il y a une autre table où elles procèdent aux marquages des morceaux de savon. Après cette démonstration, toujours dans une atmosphère conviviale et vraie rendue très vivante par l’intérêt actif de la Princesse, nous partons pour le processus de composition de la matière du savon. Ici, quelques-unes des femmes s’attroupent autour d’une grande marmite sur le feu, contenant du beurre de karité. Cette étape consiste à bouillir le beurre de karité. Ensuite, à procéder à un mélange d’huile de palme sur la base d’un dosage de 12 litres d’huile de karité et 8 litres d’huile de palme. Ce liquide est déversé dans autre récipient pour poursuivre le mixage. Pendant que le malaxage-battage continue. Une fois le beurre de karité rendu en huile, les femmes commencent le mélange. Tour à tour, avec la quantité d’huile de karité qu’elles ont sous la main, elles mettent la bonne dose des autres produits locaux. Elles ajoutent du miel, du jus de gingembre, de concombre, de la carotte, du jaune de 10 œufs, de l’argile, du henné jusqu’à obtenir la pâte de savon. Elles laissent la pâte de ce savon de luxe au repos durant 5 heures, sous les manguiers, à l’air frais pour qu’elle durcisse avant la table de coupe en morceau. Comme c’est une commande spéciale, elles décident de marquer les morceaux de savon du sigle de la Fondation de la Princesse. Auparavant, elles avaient rempli de pâte de petites calebasses confectionnées pour la cause. Tous ces travaux ont été effectués dans une ambiance et une atmosphère très festives, attirant certains enfants qui n’ont plus voulu quitter les lieux. Aujourd’hui, c’est donc la commande de la Princesse. Elle avait demandé le savon spécial qui contient tous les ingrédients d’un cocktail de parfums, de douceurs et de matières. Ce genre de savon très prisé par les nouvelles mariées. Dans cette préparation, la coopérative pratique une combinaison de tous les intrants que veulent les nouvelles mariées pour rajeunir leur teint et rendre leur peau très lisse. NAISSANCE – L’idée, inspirée de la tontine des femmes  est venue de l’ONG Mali Health. « Nous avons mis ce programme en place sachant qu’on ne peut pas parler de la santé de la femme et de l’enfant tant que les femmes ne sont impliquées », explique Gaoussou Doumbia. « C’est pourquoi, justifie-t-il, elles sont les premières victimes en cas de maladie dans la société. Quel que soit le programme, si elles n’y prennent pas part, il est voué à l’échec. Pour Mali Health, personne ne peut subventionner ou prendre en charge la santé de quelqu’un d’autre à 100%. Il faut que la personne elle-même