Banamba : Les agents de santé à l’école de la riposte contre l’épidémie du covid19

Banamba, 9 mai (AMAP) Une session de formation pour le renforcement des capacités d’une soixantaine de travailleurs et de professionnels de la santé du district sanitaire pour la riposte contre l’épidémie du Covid-19, a pris fin vendredi à Banamba, sous la présidence du représentant du directeur régional de la Santé, Moussa Keïta, a constaté l’AMAP. L’atelier qui a été organisé par la direction régionale de la santé et de l’hygiène publique en collaboration avec le projet ENABEL, avait pour objectif de former les travailleurs et professionnels de santé  de la région de Koulikoro en matière de prévention et de riposte contre l’épidémie à Covid-19. Les participants ont, durant 3 jours, échangé sur entre autres, sur la prévention et contrôle des infections (PCI) et son rôle dans un contexte de prévention, la réaction et l’intervention, la description de la situation du Covid-19. A l’issue des travaux, le représentant du médecin Chef du district sanitaire de Kangaba, Dr Mamadou Diallo qui a remercié les organisateurs pour la tenue de l’atelier, a invité les bénéficiaires à restituer les résultats de la formation et à sensibiliser les communautés pour le respect des gestes barrières et les autres mesures de prévention. AT/KM (AMAP)

Ecole militaire d’administration : Sortie de la 24e promotion

Bamako, 08 mai (AMAP) La 24e promotion de l’Ecole militaire d’administration (EMA) qui compte trente sous-officiers stagiaires issus de 13 nationalités, est sortie, jeudi. Après une formation de 16 semaines, ces sous-officiers stagiaires du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée Conakry, de Madagascar, du Mali, du Niger, de la République centrafricaine, du Sénégal et du Togo ont reçu leur Certificat technique du 1er degré (CT1) dans l’enceinte de ladite école à Kayo (Koulikoro), près de Bamako. Selon le directeur de l’école militaire d’administration, le colonel Cheick Hamalla Diarra, en plus des techniques administratives, les stagiaires ont appris les techniques comptables, financières et de la trésorerie. « Cette formation de haute qualité rend aptes les stagiaires à servir honorablement et dignement dans un environnement interarmes aussi complexe que varié, en temps de paix comme en temps de crise », a-t-il dit. Le directeur des études de l’EMA, le lieutenant-colonel Doré Graslin, a noté « un grand dévouement pour toujours mieux former de la part de l’ensemble des instructeurs de l’école ». Le major de cette 24ème promotion, le Maréchal des logis, Bachir Gambo du Niger, est sorti avec une moyenne de 18,51. L’Ecole militaire d’Administration est le fruit de la coopération franco-malienne. Elle forme aux métiers de l’administration et du soutien courant des Officiers et Sous-officiers issus de nombreux pays sur la base de l’enseignement dispensé en France. OD/MD (AMAP)

Sikasso : Les forces de sécurité ont rétabli l’ordre

Sikasso, 08 mai (AMAP) Les services de sécurité ont rétabli l’ordre en libérant, jeudi, les sorties de la ville de Sikasso en direction de Bamako et de Koutiala bloquées par des manifestants depuis deux jours, a constaté l’AMAP. Plusieurs centaines de véhicules étaient bloqués de part et d’autres des entrées de la ville avec leurs corollaires de dégâts. Après la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, des militants mécontents ont brûlé des pneus et dressé des barricades un peu partout dans la ville de Sikasso. Le week-end dernier, la route de Bamako a été bloquée. Les services de sécurité sont passés d’abord par des négociations, selon le directeur régional de la police mais ils ont reçu des jets de pierre. Le gouverneur de région avait également envoyé les notabilités, sensibiliser les manifestants. C’est après ces démarches que la tension a encore monté et la sortie en direction de Koutiala a été bloquée. Les denrées alimentaires contenus dans les camions estimées à des dizaines de millions ont pourris. Plusieurs usagers ont salué l’action des services de sécurité estimant que ce ne sont pas dans les rues ou en bloquant les passages qu’on réclame ses droits. Selon certains responsables des services de sécurité, c’est à coup de gaz lacrymogène et de grenade de maintien d’ordre que les manifestants ont été dispersés. Ils ont démenti l’usage de balles réelles. Les opérations auraient causé 5 blessés légers du côté des manifestants. Des interpellations et des saisies de véhicules et de motos ont également eu lieu. Pour l’instant le calme règne à Sikasso. FD/MD (AMAP)

Le Chef de l’Etat préside un Conseil extraordinaire de défense, ce vendredi à Koulouba

Bamako, 8 mai (AMAP) Le Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar KeÏta préside ce vendredi dans l’après midi à Koulouba, un Conseil extraordinaire de défense, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par le service de communication du président de la République, dans un tweet posté dans la nuit du jeudi au vendredi. Cette rencontre capitale intervient à un moment de fortes tensions sociales liées d’une part à une contestation d’une partie de la classe politique des résultats définitifs des élections législatives proclamés par la Cour constitutionnelle  et d’autre part à des mouvements d’humeur contre le couvre-feu instauré à l’issue du dernier conseil de défense. Des manifestations sporadiques sont constatées dans certaines localités du pays, y compris la Capitale Bamako- avec souvent  une violence inouïe que les forces de l’ordre ont peiné à contenir. KM (AMAP)

Tombouctou : L’assassinat d’un opérateur économique entraine des manifestations dans la Cité

Tombouctou, 7 mai (AMAP) Un opérateur économique répondant au nom de Mohamed Ibrahim Ag aldjoumat dit Hamba a été tué mercredi à son domicile à Tombouctou, par des hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont tiré à bout portant vers 18 H sur l’opérateur à son domicile en le blessant et transporté à l’Hôpital, il succomba à ses blessures. Cette situation a provoqué une manifestation nocturne des jeunes qui ont érigé des barricades en différents endroits de la ville avant d’assommer un  sergent de l’armée reconstituée  et bruler sa moto, selon notre source qui précise que les jours du militaire ne sont pas en danger. Les manifestants ont repris de plus belle ce jeudi, en barricadant toutes les grandes artères de la ville, en brûlant des pneus et personne ne réside à la fumée qui envahit la cité et qui fait suffoquer, selon notre source qui précise que tous les services sont fermés et que la ville est paralysée. Notre source précise que les Forces armées, la police, la gendarmerie, la garde nationale et la police UN de la MINUSMA  sont déployées partout dans la ville, au commerce, devant les bâtiments publics pour les sécuriser.  MS/KM (AMAP)

Bandiagara : Un civil tué et plusieurs blessés dans une attaque perpétrée conte le poste de Mandoli

Bandiagara, 7 mai (AMAP) Un civil a été tué et plusieurs gendarmes blessés mardi, dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés contre le poste de Mandoli, localité située dans le Cercle de Bandiagara, sur la RN15, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés qui sont arrivés vers 20H30 sur plusieurs motos, ont ouvert  le feu sur le poste de gendarmerie, tuant un civil, blessant cinq autres personnes dont 4 gendarmes. Les assaillants ont complètement incendié le poste, brulé un véhicule avant d’emporter 2 engins appartenant à la Gendarmerie, selon notre source qui précise que les forces loyalistes ont engagé une poursuite contre  les terroristes. OG/KM (AMAP)

Bamako : Au début du ramadan, le couvre-feu s’essouffle quelque peu

Reportage : Oumar DIAKITE Bamako, 05 mai (AMAP) Nous sommes au début du mois béni de ramadan. Dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 avril 2020. Certains Bamakois respectent de moins en moins le couvre-feu. Des jeunes ont reconstitué le ‘grin’, dans les quartiers populaires, autour du traditionnel thé. Les policiers se retiennent, de plus en plus, de patrouiller à l’intérieur des quartiers. Toutefois, les lieux de rassemblement de nuit restent clos. Le gouvernement a, par mesures préventives contre la propagation de la maladie à coronavirus au Mali, décrété le couvre-feu, le 26 mars dernier, sur l’ensemble du territoire national. Il entre commence, chaque jour, à partir de 21 heures. Malgré le mois béni, après près d’un mois d’application de la mesure, les horaires restent inchangés. En cette nuit, notre équipe de reportage démarre, à 22 heures, sur la rive gauche, sans escorte, du moins sans suivre les équipes de patrouille déployées pour la cause. Nous quittons le quartier Badialan II, en Commune III du district de Bamako pour emprunter la route de Koulikoro, en passant devant le service des sapeurs pompiers de Dravéla, par le rond-point Place de la Liberté ‘’les soldats de Samory’’ et devant le Grand hôtel de Bamako. On se rend sur la rive droite, en traversant par le « Pont de l’Amitié », troisième pont de la ville. Ce n’est pas le grand calme à Bamako cette nuit. La ville ne donne pas l’impression de la hantise ou de l’angoisse de nuits de confinement. Sur la rive gauche, nous rencontrons des usagers en voitures et en motos. Comme si les horaires du couvre-feu avaient été changés. Des piétons et des vigiles devant les services, magasins et autres officines. Parfois, des jeunes et surtout des filles, arpentent les grandes avenues. On ne peut pas rater ces mouvements et ne pas les rapprocher à l’application du couvre-feu. A 22h10mn, un groupe de jeunes (mendiants ou fendeurs de bois de ménage), en face de la voirie du district de Bamako. Visiblement, ces enfants, qui ont tous une hache sur l’épaule, regagnent leur dortoir. Ils disputent à voix haute, sans se soucier de la décision d’interdiction de circuler au-delà de 21 heures. Hélas ! Nous ne parvenons pas, à cause du sens unique de la voie, à leur demander pourquoi ils sont encore en ville. Nous arrivons au check point du rond-point du Grand Hôtel. Deux policiers assurent le contrôle à la barrière. Nous déclinons notre identité. Et s’en suivent des échanges d’encouragement entre les forces de l’ordre et notre équipe. Un jeune sergent nous dit que le couvre-feu n’est pas respecté à 100%. « Rien à signaler (R-A-S) pour le moment. Mais nous constatons des mouvements de quelques usagers ce soir », témoigne-t-il. Avant de terminer son témoignage, arrive une voiture, communément appelé ‘’Etoo’’ dans notre pays. Il est déjà 22h15mn. Quand ce véhicule, de couleur rouge, s’immobilise au barrage, les jeunes policiers se lèvent. C’est un de leurs chefs. Après les salutations militaires accompagnées de taquineries coutumières, ils soulèvent la barrière. L’automobiliste continue son chemin. « Donc les porteurs d’uniforme ne sont pas concernés par la restriction ? », demandons-nous curieusement. « Pas du tout. Ce n’est pas cela», répond notre interlocuteur. « Celui qui vient de passer est un de nos chefs. C’est pourquoi on ne le contrôle pas», se justifie le jeune policier, arme en mains. S’il y a quelqu’un que le couvre-feu arrange, c’est bien les techniciens qui réparent les nids de poule sur les voies bitumées, pendant la nuit. Ils font leur travail sans être dérangés. Nous ralentissons en passant devant le CHU Gabriel Touré. Pour cause, ces professionnels en tenue rouge blanc fluorescente font, tranquillement, l’entretien routier. Eux sont, nécessairement, autorisés. Au rond-point du monument Al-Qods, deux policiers de la Compagnie de la circulation routière (CCR) se dressent sous un abri, au niveau des rails. Selon eux, tout est « propre » pour dire calme, « pas d’usagers de la circulation ». Toutefois, nous apercevons des jeunes gens qui rodaient aux alentours de l’Assemblée nationale et de l’autre côté, vers les rails. A ce propos, notre chauffeur souligne que c’est une zone infestée de petits bandits allergiques à la présence des éléments patrouilleurs. Toute chose qui pousse notre photographe à avouer sa peur de s’introduire dans ce quartier. Prudence ! Nous n’emprunterons plus cette ruelle puisque nous n’avons pas d’escorte. ALIBIS DE NOCTAMBULES – Bien avant l’intersection du commissariat de police du 3ème arrondissement, des phares de véhicules particuliers et motocyclistes, dans le sens inverse à la route de Koulikoro, se projettent sur nous. Signes de mouvements en cette première nuit du mois béni de ramadan. Il est 22h 21 mn. Nous coïncidons avec des contrôles policiers au check point du commissariat de police du 3ème arrondissement. Une dizaine de motos sont arrêtées et conduites dans l’enceinte du commissariat. D’autres motocyclistes engagent des négociations avec les policiers pour éviter la fourrière à leur engin. C’est un seul refrain qui sort et ressort de la bouche de ces personnes prises en flagrant délit de non-respect de la mesure du couvre-feu. « Nous pensions que les autorités avaient revu l’heure en raison du mois de carême. Nous avons cru que c’est ramené à 23 heures», prétextent-elles. « Pas d’alibis », dit le sergent Traoré. Selon lui, toute personne prise en violation du couvre-feu viendra récupérer son engin le lendemain au commissariat. Malgré cette intransigeance, un jeune homme accoutré style génération 21, avec une coiffure suspecte ne compte pas laisser sa moto aux mains des policiers. « Je suis sorti pour acheter du pain. Nous sommes au mois de carême, j’ai entendu dire qu’on a repoussé l’heure du couvre-feu. S’il vous plaît, remettez-moi ma moto. Comment pourrais-je retourner à pied à la maison ? », plaide-t-il, dans une vaine tentative de convaincre les policiers. SENSIBILISATION – Par contre, au check point installé au rond-point Banconi, à 22h30mn, on privilégie la sensibilisation. Beaucoup d’automobilistes et motocyclistes tombent dans les mailles du filet des forces de l’ordre. « Nous intervenons plus en usant de pédagogie et en tenant compte de l’aspect social parce que beaucoup de personnes se

Ramadan à Diéma, sous une chaleur suffocante  

Par Ouka BA Diéma, 07 mai (AMAP) Le thermomètre affiche souvent 45°c. Le jour, il fait excessivement chaud. La fraîcheur commence à s’installer, à partir de minuit. Cette chaleur étouffante rend difficile les conditions du jeûne à Diéma, dans cette partie ouest de la bande sahélienne au Mali. Des sachants, qui nous disent que le jeûne, deuxième pilier de l’Islam, a des vertus expiatoires, ne croient pas si bien le dire au vue des énormes sacrifices que la pratique demande, surtout en cette période de canicule. A Diéma, dès que le mois de ramadan arrive, la vente de la glace s’intensifie. Ici tout le monde vend de la glace, hommes, femmes et jeunes, riches et pauvres, tous s’adonnent à cette activité lucrative. Depuis l’implantation d’Energie du Mali (EDM) dans la ville de Diéma, les populations ne sont plus obligées de faire venir de la glace de Nioro, un cercle voisin, distant de 105 km. Des congélateurs existent partout où il y a de l’électricité. Selon les estimations, on dénombre aujourd’hui plus de 1000 frigos dans la ville de Diéma. Une seule personne peut avoir à son compte jusqu’à dix réfrigérateurs, rien que pour la production de la glace. De petites unités de fabrication de glace existent, même si elles sont minoritaires. Durant cette période, un morceau de glace, c’est-t-à dire, l’équivalent du contenu d’un sachet d’un kilogramme, est vendu à 150 Fcfa. Chez les petits  revendeurs, le prix est doublé voire triplé. Tous les jours, certains parcourent des kilomètres, à moto ou en voiture, pour ravitailler leurs clients. Bakary, conducteur de moto taxi, s’est entièrement consacré, comme plusieurs de ses compagnons, au transport de la glace. Tous les jours, il part livrer de la glace à Tinkaré. Interrogé sur son gain, l’homme a préféré garder le silence. Dépassé par le volume du travail, Sidy compte engager un manœuvre pour l’aider dans sa tâche. Il le faut, dit-il, avec insistance, « sinon tout l’argent passera sous mon nez ». Ibrahim est propriétaire d’une unité de fabrication de glace, au quartier Konté Counda. Il possède deux grandes caisses, raccordées chacune, à un climatiseur. « Avec les congélateurs, explique-t-il, la capacité de conservation de la glace est limitée. C’est pourquoi, j’ai installé ces caisses pour pouvoir satisfaire les commandes de mes clients, qui viennent en majorité de la périphérie ». Mais l’homme se plaint des coupures récurrentes d’électricité. « Hier soir, le courant a été coupé à trois reprises. La troisième fois, j’ai débranché tous mes appareils, pour aller me coucher », dit-il, en rangeant soigneusement, aidé par les enfants, une importante quantité de sachets d’eau. Souleymane a son unité de fabrication de glace située non loin de la mairie. Sur place, son gérant explique : « Chacune de nos caisses peut contenir jusqu’à 100 morceaux de glace. Si on les charge de glace le matin, à 14 heures, on  enlève les premières briques pour les remplacer par des sachets d’eau ». « Ic,i  un morceau de glace était vendu à 100 Fcfa, mais quand on a reçu des consignes, on a augmenté le prix à 150 Fcfa », ajoute-t-il. Mme Ramata Soucko, vendeuse de glace, ne se plaint pas en termes profit. Cette quadragénaire se rend, chaque matin, après avoir pris son repas de jeûne avant l’aube, dans une unité de fabrication de glace, pour être parmi les premières personnes à être servies. Cet homme fait le commerce de glace. Il vend un morceau de glace à 500 Fcfa, dans des villages reculés, en tenant compte de la distance. « C’est à prendre ou à laisser », disait-il à ses clients qui le trouvaient cher. Dans ces contrée, on le qualifie de « téfé » (vendeur qui exagère sa marge de bénéfice sur ses produits qu’il a eus à moindre). « Il a l’intention de prendre une nouvelle femme. Pour cela, il lui faut tout l’argent de la ville », lance un homme pour le charrier. Les coupures intempestives d’électricité entravent parfois la bonne marche de cette activité commerciale. L’électricité fournie par EDM ne couvre pas totalement la ville de Diéma. Seuls quelques quartiers en bénéficient. On ne serait pas étonné que la couverture complète en électricité de la cité soit l’une des premières requêtes des populations de Diéma. OB/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 261 patients guéris et 32 décès sur 631 cas positifs enregistrés

Bamako, 7 mai (AMAP) Quelque 261 patients sont guéris, 32 décès sur 631 cas positifs enregistrés au Covid-19 avec les 19 découverts mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 19 cas enregistrés mercredi, 2 cas ont été découverts à Kéniéba (région de Kayes), un (1) cas à Koro (région de Mopti), 1 cas en CI, 2 cas en CII, 4 cas en CIV, 8 cas en CV et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1711 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Koutiala : Des manifestants bravent le couvre -feu en saccageant un Commissariat de Police et blessant des agents

Koutiala, 7 mai (AMAP) Des manifestants sont sortis massivement dans la nuit du lundi au mardi à Koutiala, s’insurgeant contre le couvre –feu, en mettant à sac le   Commissariat Central d’Hamdallaye, blessant 4 agents dont trois policiers et un garde, endommageant fortement 3 véhicules de la police avant d’enflammer des pneus sur toutes les artères de la Commune urbaine, a appris l’AMAP de source locale. Des manifestants, majoritairement des jeunes se sont retrouvés spontanément au stade municipal d’Hamdallaye pour organiser une descente sur les deux commissariats de police. Scandant  « Non au couvre-feu » instaurés par un décret pris en conseil de ministres instaurant le couvre-feu sur l’ensemble du territoire national pour empêcher la propagation du Covid-19, les manifestants ont érigé des barricades en plusieurs endroits avant d’enflammer des pneus un peu partout dans la commune. Le commissaire principal de Koutiala, Yamadou Goumané a déclaré que ses agents et lui ont évité le pire grâce à des tirs de gaz lacrymogène, avant de préciser qu’il n’y a eu aucune bavure policière à Koutiala depuis l’instauration du couvre-feu à Koutiala. La police qui a ouvert des enquêtes pour connaître les circonstances exactes et les motivations de ce mouvement, a procédé à une dizaine d’interpellations. ID/KM (AMAP)