Bamako : Au début du ramadan, le couvre-feu s’essouffle quelque peu

Reportage : Oumar DIAKITE Bamako, 05 mai (AMAP) Nous sommes au début du mois béni de ramadan. Dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 avril 2020. Certains Bamakois respectent de moins en moins le couvre-feu. Des jeunes ont reconstitué le ‘grin’, dans les quartiers populaires, autour du traditionnel thé. Les policiers se retiennent, de plus en plus, de patrouiller à l’intérieur des quartiers. Toutefois, les lieux de rassemblement de nuit restent clos. Le gouvernement a, par mesures préventives contre la propagation de la maladie à coronavirus au Mali, décrété le couvre-feu, le 26 mars dernier, sur l’ensemble du territoire national. Il entre commence, chaque jour, à partir de 21 heures. Malgré le mois béni, après près d’un mois d’application de la mesure, les horaires restent inchangés. En cette nuit, notre équipe de reportage démarre, à 22 heures, sur la rive gauche, sans escorte, du moins sans suivre les équipes de patrouille déployées pour la cause. Nous quittons le quartier Badialan II, en Commune III du district de Bamako pour emprunter la route de Koulikoro, en passant devant le service des sapeurs pompiers de Dravéla, par le rond-point Place de la Liberté ‘’les soldats de Samory’’ et devant le Grand hôtel de Bamako. On se rend sur la rive droite, en traversant par le « Pont de l’Amitié », troisième pont de la ville. Ce n’est pas le grand calme à Bamako cette nuit. La ville ne donne pas l’impression de la hantise ou de l’angoisse de nuits de confinement. Sur la rive gauche, nous rencontrons des usagers en voitures et en motos. Comme si les horaires du couvre-feu avaient été changés. Des piétons et des vigiles devant les services, magasins et autres officines. Parfois, des jeunes et surtout des filles, arpentent les grandes avenues. On ne peut pas rater ces mouvements et ne pas les rapprocher à l’application du couvre-feu. A 22h10mn, un groupe de jeunes (mendiants ou fendeurs de bois de ménage), en face de la voirie du district de Bamako. Visiblement, ces enfants, qui ont tous une hache sur l’épaule, regagnent leur dortoir. Ils disputent à voix haute, sans se soucier de la décision d’interdiction de circuler au-delà de 21 heures. Hélas ! Nous ne parvenons pas, à cause du sens unique de la voie, à leur demander pourquoi ils sont encore en ville. Nous arrivons au check point du rond-point du Grand Hôtel. Deux policiers assurent le contrôle à la barrière. Nous déclinons notre identité. Et s’en suivent des échanges d’encouragement entre les forces de l’ordre et notre équipe. Un jeune sergent nous dit que le couvre-feu n’est pas respecté à 100%. « Rien à signaler (R-A-S) pour le moment. Mais nous constatons des mouvements de quelques usagers ce soir », témoigne-t-il. Avant de terminer son témoignage, arrive une voiture, communément appelé ‘’Etoo’’ dans notre pays. Il est déjà 22h15mn. Quand ce véhicule, de couleur rouge, s’immobilise au barrage, les jeunes policiers se lèvent. C’est un de leurs chefs. Après les salutations militaires accompagnées de taquineries coutumières, ils soulèvent la barrière. L’automobiliste continue son chemin. « Donc les porteurs d’uniforme ne sont pas concernés par la restriction ? », demandons-nous curieusement. « Pas du tout. Ce n’est pas cela», répond notre interlocuteur. « Celui qui vient de passer est un de nos chefs. C’est pourquoi on ne le contrôle pas», se justifie le jeune policier, arme en mains. S’il y a quelqu’un que le couvre-feu arrange, c’est bien les techniciens qui réparent les nids de poule sur les voies bitumées, pendant la nuit. Ils font leur travail sans être dérangés. Nous ralentissons en passant devant le CHU Gabriel Touré. Pour cause, ces professionnels en tenue rouge blanc fluorescente font, tranquillement, l’entretien routier. Eux sont, nécessairement, autorisés. Au rond-point du monument Al-Qods, deux policiers de la Compagnie de la circulation routière (CCR) se dressent sous un abri, au niveau des rails. Selon eux, tout est « propre » pour dire calme, « pas d’usagers de la circulation ». Toutefois, nous apercevons des jeunes gens qui rodaient aux alentours de l’Assemblée nationale et de l’autre côté, vers les rails. A ce propos, notre chauffeur souligne que c’est une zone infestée de petits bandits allergiques à la présence des éléments patrouilleurs. Toute chose qui pousse notre photographe à avouer sa peur de s’introduire dans ce quartier. Prudence ! Nous n’emprunterons plus cette ruelle puisque nous n’avons pas d’escorte. ALIBIS DE NOCTAMBULES – Bien avant l’intersection du commissariat de police du 3ème arrondissement, des phares de véhicules particuliers et motocyclistes, dans le sens inverse à la route de Koulikoro, se projettent sur nous. Signes de mouvements en cette première nuit du mois béni de ramadan. Il est 22h 21 mn. Nous coïncidons avec des contrôles policiers au check point du commissariat de police du 3ème arrondissement. Une dizaine de motos sont arrêtées et conduites dans l’enceinte du commissariat. D’autres motocyclistes engagent des négociations avec les policiers pour éviter la fourrière à leur engin. C’est un seul refrain qui sort et ressort de la bouche de ces personnes prises en flagrant délit de non-respect de la mesure du couvre-feu. « Nous pensions que les autorités avaient revu l’heure en raison du mois de carême. Nous avons cru que c’est ramené à 23 heures», prétextent-elles. « Pas d’alibis », dit le sergent Traoré. Selon lui, toute personne prise en violation du couvre-feu viendra récupérer son engin le lendemain au commissariat. Malgré cette intransigeance, un jeune homme accoutré style génération 21, avec une coiffure suspecte ne compte pas laisser sa moto aux mains des policiers. « Je suis sorti pour acheter du pain. Nous sommes au mois de carême, j’ai entendu dire qu’on a repoussé l’heure du couvre-feu. S’il vous plaît, remettez-moi ma moto. Comment pourrais-je retourner à pied à la maison ? », plaide-t-il, dans une vaine tentative de convaincre les policiers. SENSIBILISATION – Par contre, au check point installé au rond-point Banconi, à 22h30mn, on privilégie la sensibilisation. Beaucoup d’automobilistes et motocyclistes tombent dans les mailles du filet des forces de l’ordre. « Nous intervenons plus en usant de pédagogie et en tenant compte de l’aspect social parce que beaucoup de personnes se

Ramadan à Diéma, sous une chaleur suffocante  

Par Ouka BA Diéma, 07 mai (AMAP) Le thermomètre affiche souvent 45°c. Le jour, il fait excessivement chaud. La fraîcheur commence à s’installer, à partir de minuit. Cette chaleur étouffante rend difficile les conditions du jeûne à Diéma, dans cette partie ouest de la bande sahélienne au Mali. Des sachants, qui nous disent que le jeûne, deuxième pilier de l’Islam, a des vertus expiatoires, ne croient pas si bien le dire au vue des énormes sacrifices que la pratique demande, surtout en cette période de canicule. A Diéma, dès que le mois de ramadan arrive, la vente de la glace s’intensifie. Ici tout le monde vend de la glace, hommes, femmes et jeunes, riches et pauvres, tous s’adonnent à cette activité lucrative. Depuis l’implantation d’Energie du Mali (EDM) dans la ville de Diéma, les populations ne sont plus obligées de faire venir de la glace de Nioro, un cercle voisin, distant de 105 km. Des congélateurs existent partout où il y a de l’électricité. Selon les estimations, on dénombre aujourd’hui plus de 1000 frigos dans la ville de Diéma. Une seule personne peut avoir à son compte jusqu’à dix réfrigérateurs, rien que pour la production de la glace. De petites unités de fabrication de glace existent, même si elles sont minoritaires. Durant cette période, un morceau de glace, c’est-t-à dire, l’équivalent du contenu d’un sachet d’un kilogramme, est vendu à 150 Fcfa. Chez les petits  revendeurs, le prix est doublé voire triplé. Tous les jours, certains parcourent des kilomètres, à moto ou en voiture, pour ravitailler leurs clients. Bakary, conducteur de moto taxi, s’est entièrement consacré, comme plusieurs de ses compagnons, au transport de la glace. Tous les jours, il part livrer de la glace à Tinkaré. Interrogé sur son gain, l’homme a préféré garder le silence. Dépassé par le volume du travail, Sidy compte engager un manœuvre pour l’aider dans sa tâche. Il le faut, dit-il, avec insistance, « sinon tout l’argent passera sous mon nez ». Ibrahim est propriétaire d’une unité de fabrication de glace, au quartier Konté Counda. Il possède deux grandes caisses, raccordées chacune, à un climatiseur. « Avec les congélateurs, explique-t-il, la capacité de conservation de la glace est limitée. C’est pourquoi, j’ai installé ces caisses pour pouvoir satisfaire les commandes de mes clients, qui viennent en majorité de la périphérie ». Mais l’homme se plaint des coupures récurrentes d’électricité. « Hier soir, le courant a été coupé à trois reprises. La troisième fois, j’ai débranché tous mes appareils, pour aller me coucher », dit-il, en rangeant soigneusement, aidé par les enfants, une importante quantité de sachets d’eau. Souleymane a son unité de fabrication de glace située non loin de la mairie. Sur place, son gérant explique : « Chacune de nos caisses peut contenir jusqu’à 100 morceaux de glace. Si on les charge de glace le matin, à 14 heures, on  enlève les premières briques pour les remplacer par des sachets d’eau ». « Ic,i  un morceau de glace était vendu à 100 Fcfa, mais quand on a reçu des consignes, on a augmenté le prix à 150 Fcfa », ajoute-t-il. Mme Ramata Soucko, vendeuse de glace, ne se plaint pas en termes profit. Cette quadragénaire se rend, chaque matin, après avoir pris son repas de jeûne avant l’aube, dans une unité de fabrication de glace, pour être parmi les premières personnes à être servies. Cet homme fait le commerce de glace. Il vend un morceau de glace à 500 Fcfa, dans des villages reculés, en tenant compte de la distance. « C’est à prendre ou à laisser », disait-il à ses clients qui le trouvaient cher. Dans ces contrée, on le qualifie de « téfé » (vendeur qui exagère sa marge de bénéfice sur ses produits qu’il a eus à moindre). « Il a l’intention de prendre une nouvelle femme. Pour cela, il lui faut tout l’argent de la ville », lance un homme pour le charrier. Les coupures intempestives d’électricité entravent parfois la bonne marche de cette activité commerciale. L’électricité fournie par EDM ne couvre pas totalement la ville de Diéma. Seuls quelques quartiers en bénéficient. On ne serait pas étonné que la couverture complète en électricité de la cité soit l’une des premières requêtes des populations de Diéma. OB/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 261 patients guéris et 32 décès sur 631 cas positifs enregistrés

Bamako, 7 mai (AMAP) Quelque 261 patients sont guéris, 32 décès sur 631 cas positifs enregistrés au Covid-19 avec les 19 découverts mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 19 cas enregistrés mercredi, 2 cas ont été découverts à Kéniéba (région de Kayes), un (1) cas à Koro (région de Mopti), 1 cas en CI, 2 cas en CII, 4 cas en CIV, 8 cas en CV et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1711 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Koutiala : Des manifestants bravent le couvre -feu en saccageant un Commissariat de Police et blessant des agents

Koutiala, 7 mai (AMAP) Des manifestants sont sortis massivement dans la nuit du lundi au mardi à Koutiala, s’insurgeant contre le couvre –feu, en mettant à sac le   Commissariat Central d’Hamdallaye, blessant 4 agents dont trois policiers et un garde, endommageant fortement 3 véhicules de la police avant d’enflammer des pneus sur toutes les artères de la Commune urbaine, a appris l’AMAP de source locale. Des manifestants, majoritairement des jeunes se sont retrouvés spontanément au stade municipal d’Hamdallaye pour organiser une descente sur les deux commissariats de police. Scandant  « Non au couvre-feu » instaurés par un décret pris en conseil de ministres instaurant le couvre-feu sur l’ensemble du territoire national pour empêcher la propagation du Covid-19, les manifestants ont érigé des barricades en plusieurs endroits avant d’enflammer des pneus un peu partout dans la commune. Le commissaire principal de Koutiala, Yamadou Goumané a déclaré que ses agents et lui ont évité le pire grâce à des tirs de gaz lacrymogène, avant de préciser qu’il n’y a eu aucune bavure policière à Koutiala depuis l’instauration du couvre-feu à Koutiala. La police qui a ouvert des enquêtes pour connaître les circonstances exactes et les motivations de ce mouvement, a procédé à une dizaine d’interpellations. ID/KM (AMAP)

Sikasso : Des manifestants bloquent la Route nationale vers Bamako

Sikasso, 7 mai (AMAP)  La Route nationale (RN7) reliant Sikasso à Bamako, la capitale est bouclée par des manifestants, à la suite de la proclamation des résultats définitifs des législatives par la Cour constitutionnelle, le 30 avril dernier. Le gouverneur de la Région de Sikasso, Boubacar Bagayoko, entouré de ses proches collaborateurs, a rencontré, mardi matin, les représentants des associations, les leaders religieux, la notabilité, les forces armées et de sécurité autour de cette situation de tension dans la capitale du Kénédougou. Rappelons que les résultats provisoires des élections législatives étaient favorables à la liste ADEMA/ASMA-CFP/ADP-MALIBA et CFD contre l’alliance RPM–CODEM–URD. Mais l’arbitrage de la Cour constitutionnelle a été favorable à la l’Alliance RPM/ CODEM/URD. Les militants de l’alliance ADEMA, en colère contre ces résultats, ont perturbé la circulation, en brûlant des pneus sur les chaussées, les carrefours importants de la ville. Certains citoyens se plaignent d’avoir été violentés par les manifestants. Les responsables de la police indiquent que les manifestants sont en train d’enfreindre la loi instituant le couvre-feu, l’état d’urgence et l’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes sur des lieux publics. La police a vainement essayé de faire entendre raison aux manifestants. Le gouverneur de la Région a invité la société civile à s’investir, à conjuguer les efforts pour amener l’accalmie dans la cité et, surtout, libérer la sortie de Sikasso en direction de Bamako. Une commission de notables a été mise en place à cet effet. A l’issue de la rencontre et, conformément, aux recommandations, le gouverneur et quelques responsables de la société civile rencontreront rapidement, les leaders de l’alliance ADEMA en vue de trouver une solution de sortie de crise. FD/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 32 nouveaux cas positifs enregistrés ce mardi portant le total à 612 avec 228 guéris et 32 décès

Bamako, 5 mai (AMAP) Trente deux (32) nouveaux cas positifs ont été enregistrés au Covid-19  ce mardi, portant le nombre total à 612 au Mali avec 228 patients guéris et 32 décès, a appris l’AMAP de source officielle.  L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 32 cas enregistrés ce mardi, 2 cas ont été décelés à Kati, 3 à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 5 cas à Sévaré, 1 cas à Youwarou (région de Mopti), 7 cas en CI, 2 cas en CII, 2 cas en CIII, 6 cas en IV, 1cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2013 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Deux soldats français de l’Opération Barkhane tués au Mali

Bamako,  5 mai (AMAP) Un légionnaire français de 23 ans, du 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne dans les Bouches-du-Rhône, Kevin Clément est décédé le 1er mai et un autre brigadier, Dmytro Martynyouk du même régiment avait trouvé la mort le 23 avril dernier au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. Kevin Clément a été tué au combat au cours d’une opération de lutte contre les groupes armés jihadistes vendredi dernier au Mali, a indiqué la présidence française, qui a annoncé  également la mort du brigadier Dmytro Martynyouk, légionnaire du même régiment, décédé suite à ses blessures  le 23 avril au Mali dans l’explosion  d’une mine. Le président Emmanuel Macron  qui s’est incliné avec un profond respect devant le sacrifice des soldats, a indiqué le communiqué du palais présidentiel de l’Elysée, a tenu  à exprimer à nouveau son entière confiance aux militaires français déployés au Sahel » ainsi que le « soutien de la France aux pays du G5 Sahel » (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso). La ministre française des Armées, Florence Parly  a, pour sa part, déclaré dans un autre communiqué que « ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n’entame ni sa détermination ni son efficacité ». « Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens, aux côtés de leurs frères d’armes français, européens et sahéliens. La lutte contre le terrorisme continue », a-t-elle  précisé  tout en adressant ses « condoléances » aux famille et aux proches des disparus. L’Etat Major français  précise que 43 de ses militaires ont été tués au Sahel depuis le début de l’intervention française en 2013. KM (AMAP)

Météo : Une grande chaleur prévue cette semaine sur toute l’étendue du territoire

Bamako, 05 mai (AMAP) Les données météorologiques de l’Agence Mali-Météo prévoient cette semaine, du 04 au 10 mai 2020, des températures maximales comprises entre 38°c et 47°c, indique un communiqué de l’Agence Mali-Météo. Selon le communiqué, diffusé par la cellule de communication du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, la forte moyenne de ces températures est attendue dans les Régions de Ménaka et Gao. Les minimales seront comprises entre 19°c et 32°c. La même prévision que la semaine prochaine sera favorable en pluie, plus précisément en milieu de semaine (entre mercredi et jeudi) pour le District de Bamako ainsi que les Régions de Sikasso, Ségou, Mopti et Koulikoro. Dans toutes les régions et le District de Bamako, le vent sera de direction nord d’intensité faible et sud-ouest d’intensité faible par moment dans la région de Sikasso, le sud de Kayes, Koulikoro et Ségou. La population doit s’attendre à une variation de visibilités de 4 à 7km dans les Régions de Tombouctou, Taoudenit, Gao, Ménaka et Kidal et de 8 à 10km dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et le District de Bamako. OD/MD (AMAP)

Rharous : Des hommes armés non identifiés enlèvent le préfet de Cercle

Rharouss, 4 mai (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont enlevé samedi le préfet de Cercle, Driss Sanogo, à Rhassous, localité située dans le Cercle de Tombouctou, au Nord du pays, a appris l’AMAP de source locale. Le véhicule transportant le Chef de l’exécutif local, une Toyota 4X4, appartenant à l’adjoint du maire, qui est parti de Tombouctou vers 14 heures, a été intercepté à seulement 20 km de sa circonscription par des hommes armés qui ont enlevé le préfet de Cercle avant de libérer les autres occupants. Des sources sans préciser les véritables mobiles de l’enlèvement du préfet déclarent que ce rapt est lié au 2è tour des élections législatives du mois d’avril dernier en précisant que Drissa Sanogo se déplaçait dans la zone sans être inquiété. Les  ravisseurs n’ont posé aucune condition pour la libération de leur otage, selon notre source qui précise que les autorités régionales sont à pied d’œuvre pour le retrouver.  MS/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 580 cas positifs enregistrés dont 223 guéris et 29 décès

Bamako, 4 mai (AMAP) Quelque 580 cas positifs ont été enregistrés au Covid-19 avec les 17 découverts lundi, 223 guéris et 29 décès, a appris l’AMAP de source officielle.  L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 19 cas enregistrés lundi, 2 cas ont été découverts à Kati, 3 cas à Sikasso, 5 cas en CV et 7 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2010 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)