Bandiagara : Une mission de la MINUSMA à Songho pour évaluer les dégâts survenus sur le pont suite à une attaque terroriste
Bandiagara, 12 mai (AMAP) Une mission de la MINUSMA comprenant son Commandant du Secteur Centre, le Général Sadou Maïga et le Commandant régional de la Police des Nations Unies (UNPOL/MINUSMA), le Colonel Jean-Pierre Nyandu Kashabali, s’est rendue le 8 mai dernier à Songho, localité située dans le Cercle de Bandiagara, pour évaluer les dégâts survenus sur le Pont endommagé après les attaques survenues successivement les 25 mars et 4 mai 2020, a appris l’AMAP de source proche de la mission onusienne. Une équipe de démineurs du contingent sénégalais a procédé minutieusement , sur place, au grattage des bas-côtés dudit pont avant que la délégation n’entreprenne sa mission préliminaire de reconnaissance Le Général de brigade et commandant du secteur centre de la MINUSMA, Sadou Maiga a déclaré qu’il est très important que cette voie reste ouverte. Le commandant régional d’UNPOL, le Colonel Jean-Pierre Nyandu Kashabali a, pour sa part souligné que « ce pont est essentiel pour les activités économiques mais également pour les activités opérationnelles et humanitaires des Nations Unies dans la région». La localité se Songho est située à une dizaine de kilomètres de la ville de Bandiagara, sur la route nationale (RN) 15, commune de Doucombo, cercle de Bandiagara dans la région de Mopti. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 712 cas confirmés, 39 décès et 377 patients guéris
Bamako, 12 mai (AMAP) Quelque 712 cas ont été enregistrés avec les 8 découverts lundi, 39 décès et 377 patients guéris au Covid – 19 au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public lundi par l’Institut national de la Santé publique qui précise que sur les 8 cas décelés lundi, un (1) cas a été découvert à Mopti, 2 cas en CI, un (1) cas en CIII, un (1) cas en CIV, 2 cas en CV et un (1) cas en CVI du district de Bamako. Le communiqué qui précise qu’à ce jour 2085 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien, invite les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Marché aux légumes de Bamako : Le monde fascinant des « dockers »
Par Mohamed TOURE Bamako, 11 mai (AMAP) Au grand marché de Bamako, ils sont plusieurs dizaines de jeunes à s’être spécialisés dans le déchargement des véhicules d’approvisionnement en légumes frais. Souvent méconnus du grand public, ces gaillards ont opté pour un métier, porteurs de colis du marché des légumes, nécessitant, à la fois, une grande force physique et une agilité hors norme. Le soleil, en cette matinée de vendredi, darde ses rayons éblouissants sur la chaussée du « Boulevard des Martyrs ». La voie, comme d’habitude, grouille de monde, partant ou venant du marché. Le ballet des « Sotrama » parait interminable. Ces voitures, reconnaissables à leur couleur verte et leur état d’épave, transportent des passagers entassés les uns sur les autres. Dans cette ambiance si bruyante, mixée de vigoureux coups klaxons, ces fourgonnettes s’entremêlent dans un magma. Les bruits de moteurs Diesel et les cris des rabatteurs et des apprentis appelant les clients donnent le tournis. De l’autre côté de la voie, des jeunes sont adossés à un mur, scrutant le paysage. La bonne affaire peut surgir de nulle part. Ils sont installés sur des caissons leur servant à la fois de siège et de dortoir. A chacun son milieu. Bien que cela parait invraisemblable, certains de ces jeunes se sont endormis et ne semblent nullement être indisposés ni par le bruit, encore moins l’odeur d’urine piquante qui se dégage du caniveau d’à côté. Bienvenue chez les « déchargeurs » des voitures d’approvisionnement en légumes du grand marché de Bamako. ARGENT DE POCHE – « Notre travail, c’est de décharger les véhicules qui viennent au marché. Présentement, nous attendons l’arrivée du chargement de 11 heures », confie Oumar Bah, adolescent de 17 ans et élève de la 9ème année fondamentale. En cette période de suspension des cours, le gamin s’adonne à cette activité lui permettant de gagner un peu d’argent de poche. Après tout, il n’y a pas de sot métier. A proximité du jeune Oumar est assis son ami Modibo Diarra du même âge. Les deux garçons se chahutent et discutent de football. Le débat semble passionnant. Contrairement à son ami, Modibo n’est jamais allé à l’école et fait le docker depuis près d’un an maintenant. « Quand j’ai quitté mon village (Banamba), j’ai cherché du travail un moment sans succès. Finalement, j’ai opté pour celui-ci », explique le jeune, un léger sourire sur le visage laissant apparaître ses dents en mal d’entretien. A quelques mètres du groupe d’Oumar et Modibo, au coin de la rue, une autre bande de jeunes. Une bonne trentaine, plus bruyants et d’âge plus mûr. Ceux-ci apparaissent, à première vue, comme « l’Unité d’élite » du déchargement des véhicules de légumes. Leur habillement atypique ne laisse aucun doute sur leur occupation de déménageurs de l’extrême : souvent en débardeur, pantalon ou en tee-shirt déteint par l’épreuve du temps. Presque tous portent le même type de chaussures, ces souliers en caoutchouc appelés « Yôrô » en bambara. Que l’on ne se méprenne pas sur ces chaussures : leur apparence banale et bon marché cache fort bien leur caractère pratique pour les déplacements et les courses. Pour faire le travail de ces jeunes, il faut avoir les appuis solides. L’endurance est nécessaire. Il n’est pas rare de les voir gaillardement transporter sur la tête un grand panier rempli de tomates. On peut aussi les voir tituber sous le poids d’un sac rempli de choux sur la tête nue. Ils sont tout aussi capables de certaines acrobaties dont ils ont le secret lorsqu’ils déplacent les colis de grand volume. Ils sont du genre à s’agripper à une voiture en marche ou de parvenir à se faufiler par la fenêtre d’une voiture en vitesse. Tout un art ! « Nous déchargeons les véhicules provenant des villages des environs de Bamako. Tout ce qui est légume venant au marché (tomates, choux, aubergine, poivrons, concombres…) ce sont nous qui le déchargeons », explique Siaka Konaté, un des meneurs de la bande. Il se tient au milieu du rassemblement de ses camarades. Grand, de teint noir, il domine par sa musculature imposante. Pour commander dans un tel milieu, il faut avoir les moyens de sa politique. La plupart de ses amis le respectent. Il a dû se forcer de tels muscles au fil des années passées à soulever et transporter des paniers et des sacs de légumes. METIER PENIBLE – Siaka et ses amis travaillent toute la journée. « Certains, explique-t-il, viennent dès l’aube pour décharger et transporter les premiers arrivages de produits frais au marché ». Pour lui, son métier est particulièrement pénible, exigeant un engagement physique exceptionnel. Les altercations sont aussi fréquentes avec les usagers du marché. Le travail demande aussi une délicatesse et une certaine diplomatie, car le risque, comme à la guerre, n’existe pas. « Nous travaillons avec les vendeuses de légumes. Les femmes sont intransigeantes en affaire. Si par mégarde on renverse la marchandise d’une femme, même si c’est la meilleure cliente, elle ne se gênerait pas à exiger d’être rembourser », s’indigne le jeune homme qui soutient aussi que le métier paye de moins en moins bien. « Nous commençons à être trop nombreux à faire le travail, environ une quarantaine. Avant, en nombre réduit, on gagnait mieux», explique-t-il. Le payement des travailleurs se fait en fin de journée, quand les femmes terminent de vendre au marché. « Nous sommes payés en fonction des charges transportées. Pour un panier transporté on gagne 100 F cfa et 50 F cfa pour un sac », détaille-t-il. Leur faux air de jeunes errants au look décadent peut donner une certaine image de ces jeunes. Toutefois, au sein du groupe règne une certaine discipline. Oui, il y a des règles à respecter. Il existe même une « mini caisse d’assurance tout risque » en cas de rififi. « Nous avons une organisation. Chaque vendredi, nous cotisons, chacun, 200 Fcfa pour notre caisse. En cas de maladie d’un membre ou si un membre à un problème avec sa cliente nous puisons
Assemblée nationale du Mali : Moussa Timbiné élu président
Bamako, 11 mai (AMAP) Moussa Timbiné, député élu en commune V de Bamako, devient le président de l‘Assemblée nationale avec 134 voix sur 147, lors de la session d’ouverture de la rentrée parlementaire de la 6ème législature. De mémoire de députés, Moussa Timbiné, 46 ans, est le plus jeune des présidents de l’Assemblée nationale. Son élection intervient après une longue nuit de négociation et de compromis, au sein du parti présidentiel du Rassemblement pour le Mali (RPM), dans la salle de conférence du Centre international de conférence de Bamako (CICB). Cette élection sonne comme un aboutissement au regard du parcours politique de celui qui était le premier vice-président de la 5ème législature. Le désormais occupant du perchoir est l’une des personnalités les plus influentes du parti majoritaire qui a obtenu 51 députés sur les 147 siégeant à l’hémicycle et dont il est président du mouvement de la jeunesse. L’élection de cet homme donc un caractère symbolique. Il est un pur produit de l’éducation nationale. Ancien de l’Université de Bamako, où il a décroché une maitrise en Math-Physique de la Faculté des sciences et techniques. Ces années d’université sont marquées par des épisodes militantes au sein du bureau de L’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Enseignant au tout début de sa carrière professionnelle au second cycle de Daoudabougou, M. Timbiné a aussi travaillé au service administratif et financier de l’Agence de coopération allemande. Il a également servi à la Mairie de sa commune en tant que conseiller communal. Moussa Timbiné est marié et père de quatre enfants. Il parle le français, l’anglais, le peulh et le bambara. Ses hobbies sont la lecture, le sport, la musique et le voyage. MT/MD (AMAP)
Mali: Moussa Timbiné élu président de l’Assemblée Nationale
Bamako, 11 mai (AMAP) Le député élu du Rassemblement pour le Mali (RPM) en Commune V du district de Bamako, Moussa Timbiné a été élu président de l’Assemblée Nationale par ses pairs (134 voix sur 147) à la session inaugurale de l’Hémicycle qui s’est déroulée ce lundi, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le nouveau président de l’Assemblée nationale, à 46 ans, est le plus jeune à occuper ce poste dans l’histoire de notre pays. Ancien de l’Université de Bamako où il a décroché une maitrise en Math-Physique de la faculté des sciences et techniques. Ces années universités sont marquées par des épisodes militantes au sein du bureau de L’Association des élèves et étudiants du Mali. Enseignant au tout début de sa carrière professionnelle au second cycle de Daoudabougou, Moussa Timbiné a également servi au service administratif et financier de l’Agence de coopération allemande. Il a aussi travaillé à la Mairie de sa commune en tant que conseiller communal. Moussa Timbiné, ancien premier vice-président de la 5ème législature est marié et père de quatre enfants. Il parle le français, l’anglais, le peulh et le bambara. Ses hobbies sont la lecture, le sport, la musique et le voyage. MT/KM (AMAP)
Communiqué du gouvernement suite au décès de 3 casques bleus dans l’explosion d’engins explosifs improvisés dans la région de Kidal
Le Gouvernement de la République du Mali a appris avec consternation le décès de trois (03) Casques bleus, suite à l’explosion d’engins explosifs improvisés lors d’une patrouille de routine dans les environs de Aguelhok, région de Kidal, ce dimanche 10 mai 2020. Quatre autres Casques bleus ont été sérieusement blessés dans les mêmes conditions et reçoivent actuellement les soins médicaux appropriés. Le Gouvernement de la République du Mali condamne énergiquement ces actes lâches et barbares qui ont pour seul objectif de saper le processus de maintien de paix et de stabilisation en cours dans notre pays. En cette douloureuse circonstance, au nom du Président de la République, du Premier Ministre et de l’ensemble du peuple malien, le gouvernement présente ses condoléances les plus émues au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, à l’ensemble du système des nations unies au Mali et aux familles durement éprouvées par ces pertes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Le Gouvernement de la République du Mali n’épargnera aucun effort pour identifier et appréhender les auteurs de ces actes terroristes afin qu’ils répondent de leurs crimes devant la justice. Le gouvernement salue les efforts importants de la communauté internationale pour combattre le terrorisme et l’extrémisme violent en vue de promouvoir la paix et le développement dans le Sahel, particulièrement dans notre pays. Bamako, le 10 mai 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré Officier de l’Ordre National
Les maliens bloqués aux Emirats Arabes Unis pour cause de Covid-19 sont arrivés dimanche à Bamako
Bamako, 11 mai (AMAP) Les 70 maliens qui avaient bloqués aux Emirats Arabes Unis pour cause de Covid-19 sont arrivés dimanche à Bamako, à bord d’un avion de la compagnie Emirati ETIHAD, a constaté l’AMAP. Ils ont été accueillis à leur descente d’avion par le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahima Abdoul Ly qui était accompagné des services techniques, sanitaires et sécuritaires. Le dispositif sanitaire était en place et les mesures barrières et de distanciation sociale ont été respectées à la descente de l’avion. Tous les passagers ont été prélevés dès leur débarquement et leurs valises contrôlées, avant qu’ils ne soient conduits sur leur site de confinement en attendant les résultats des tests et la fin de leur période de quarantaine. Par ailleurs, le ministre Ly a réceptionné 10 tonnes de matériels dont 5.000 tests offerts à notre pays par les Emirats transportés également par l’avion gracieusement affrété par son Altesse Cheick Mohamed Bin Zayed, Prince héritier des Emirats Arabes Unis. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 298 patients guéris et 37 décès sur 692 cas positifs enregistrés
Bamako, 10 mai (AMAP) Quelque 298 patients sont guéris, 37 décès sur 692 cas positifs enregistrés au Covid-19 au Mali avec les 24 découverts samedi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 24 cas enregistrés samedi, 2 cas ont été découverts à Kalaban Coro, 2 cas à Kati (région de Koulikoro), un (1) cas à San (région de Ségou), 4 cas à Mopti, 3 cas à Tombouctou, 4 cas en CI, 1 cas en CI, un (1) cas en CIV, 5 cas en CV et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2076 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Allocution du Premier ministre, Dr Boubou Cissé suite au Conseil National de Défense sur la pandémie du Covid-19
Maliennes et Maliens, En droite ligne de l’adresse historique à la nation du Président de la République Son excellence Ibrahim Boubacar KEITA, le 10 avril dernier, le Conseil de Défense Nationale s’est réuni, comme vous le savez, hier vendredi 8 mai 2020, en session extraordinaire, avec pour seul ordre du jour : le point sur la Pandémie du COVID-19 dans notre pays. Il s’agissait de voir le chemin parcouru depuis le 23 mars où les premiers cas de Coronavirus étaient officiellement déclarés sur notre territoire. Nous avons évalué ce que nous avons fait de bien et ce que nous avons fait de moins bien, ce que nous n’avons pu faire et ce qu’il nous reste à faire. Il y a à s’entendre sur comment le faire, avec qui le faire et où le faire. Ce que nous pouvons dire à ce sujet, est que le mal sévit parmi nous. Le rapport du Conseil scientifique présenté au Conseil est à la fois succinct et édifiant. Il nous dit qu’à des degrés divers, il se trouve pratiquement dans toutes nos régions administratives. Nous frôlons les 700 cas confirmés de Covid 19 avec plus de 2000 personnes-contacts suivis, un peu moins de 300 guérisons, et nous déplorons hélas 35 décès. Avec 88% des cas, le District de Bamako est l’épicentre de cette terrible pandémie. La tranche d’âge des « 35-54 ans » est la plus touchée avec près de 40% des cas d’infections. Cette catégorie est suivie par celle des « 55 ans et plus » avec un peu moins de 35%. Puis, vient la tranche d’âge des « 15-34 ans » qui représente 24% des personnes contaminées. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes, aussi bien pour l’infection que pour la mortalité. Et la répartition des cas et des décès par semaine épidémiologique ne laisse la place à aucun doute : le coronavirus progresse chez nous à un rythme qui est à la mesure des défis. Le premier des défis est notre capacité à faire des tests. A ce jour, ce sont près de 3000 tests qui ont été réalisés, dans quatre laboratoires, tous à Bamako. D’où la nécessité de renforcer les capacités de tests et de prises en charge dans nos régions. Ce renforcement est en cours à travers l’effort du Gouvernement mais également l’accompagnement de certains de nos partenaires. Demain matin, atterrira à l’aéroport International Modibo Keïta Bamako – Sénou, un avion envoyé par son altesse Cheick Mohamed Bin Zayed, prince héritier des Emirats Arabes Unis, avec à son bord, 10 tonnes de matériels dont 5.000 tests. Mesdames et messieurs. Tel est le tableau de l’épidémie du COVID-19 au Mali à ce jour. En le comparant à d’autres pays, certains peuvent s’en consoler. Ce n’est pas le cas du Gouvernement. Car, celui-ci sait que le 17 mars 2020, date du premier Conseil National de Défense exclusivement dédié au COVID-19, notre pays ne comptait encore aucun cas de contamination. Il sait que six jours plus tard, le premier cas était signalé. Et il sait enfin qu’il a pris moins de deux mois pour avoir 700 malades. Le message est très clair. Il invite à plus d’action, une action soutenue, cohérente, décisive, volontariste, sans aucune volonté de nuire, et avec pour seul souci le bien-être de nos frères et sœurs, de nos parents, de nos enfants. Ainsi, après une évaluation rigoureuse du chemin parcouru et un examen minutieux des corrections à apporter autant que des mesures à renforcer, le Conseil national de Défense du vendredi 8 mai 2020 a-t-il préconisé : – Premièrement, le port obligatoire du masque dans les espaces publics; – Deuxièmement, la prorogation jusqu’au 2 juin prochain de la fermeture des écoles primaires, secondaires et supérieures ; – Troisièmement, la levée du couvre-feu sur l’étendue du territoire national. Le Programme présidentiel « Un Malien, un masque » est en cours, comme vous avez eu à le constater. Je prends ici l’engagement qu’il sera une réalité tangible et vérifiable dans le plus proche avenir. Pour que les masques puissent être disponibles sur place, nos tailleurs, nos artisans, nos militaires, qui sont déjà à l’œuvre, seront davantage sollicités. Le défi de produire des masques réutilisables ici au Mali, pays de coton et de créativité, sera relevé. Simultanément, le Gouvernement intensifiera le plaidoyer pour que le port du masque soit un réflexe partagé par tous. A cet effet, une stratégie de proximité sera mise en œuvre afin que chaque femme, chaque homme, chaque enfant de ce pays s’approprie le masque comme principale barrière contre la pandémie, comme moyen privilégié de se protéger et de protéger les autres. Dans une culture comme la nôtre, où nous sommes tous des cousins et cousines , le port du masque est une manière efficace d’observer la distanciation physique requise pour vaincre un mal qui a mis à genoux le système sanitaire et l’économie des pays parmi les plus puissants au monde. L’expérience de pays asiatiques qui ont su dompter le COVID 19 montre à suffisance que le meilleur confinement c’est le masque, que la meilleure prévention c’est le masque. Sur les instructions du Président de la République, le Gouvernement redoublera d’efforts afin de tester toutes les personnes-contacts identifiées et de les prendre en charge au besoin. Nos moyens sont justes parce qu’ils sont ceux d’un pays en guerre contre l’insécurité et le sous-développement. Mais nous tenons à élargir nos capacités et nos compétences pour mieux relever les défis induits par le COVID. Nous pouvons faire beaucoup plus et beaucoup mieux. Et nous le ferons. Maliennes et Maliens. Lors de ce Conseil national Défense et avant ce Conseil, à chaque fois qu’il a eu l’occasion d’aborder le sujet, le Chef de l’Etat a insisté sur le devoir de compassion avec les couches les plus vulnérables de notre population. Toutes les mesures sociales contenues dans l’adresse présidentielle du 10 avril seront entièrement mises en œuvre. Le Chef de gouvernement que je suis s’emploiera non seulement à accélérer l’application mais également à diligenter l’évaluation de
Banamba : Les agents de santé à l’école de la riposte contre l’épidémie du covid19
Banamba, 9 mai (AMAP) Une session de formation pour le renforcement des capacités d’une soixantaine de travailleurs et de professionnels de la santé du district sanitaire pour la riposte contre l’épidémie du Covid-19, a pris fin vendredi à Banamba, sous la présidence du représentant du directeur régional de la Santé, Moussa Keïta, a constaté l’AMAP. L’atelier qui a été organisé par la direction régionale de la santé et de l’hygiène publique en collaboration avec le projet ENABEL, avait pour objectif de former les travailleurs et professionnels de santé de la région de Koulikoro en matière de prévention et de riposte contre l’épidémie à Covid-19. Les participants ont, durant 3 jours, échangé sur entre autres, sur la prévention et contrôle des infections (PCI) et son rôle dans un contexte de prévention, la réaction et l’intervention, la description de la situation du Covid-19. A l’issue des travaux, le représentant du médecin Chef du district sanitaire de Kangaba, Dr Mamadou Diallo qui a remercié les organisateurs pour la tenue de l’atelier, a invité les bénéficiaires à restituer les résultats de la formation et à sensibiliser les communautés pour le respect des gestes barrières et les autres mesures de prévention. AT/KM (AMAP)

