Mali : Le Président de la République échange avec une délégation du Haut conseil islamique sur la sortie de la crise
Bamako, 7 juillet (AMAP) Une délégation du Haut Conseil Islamique du Mali (HCI), conduite par son président, Ousmane Chérif Madani Haïdara a été reçue lundi à la villa des hôtes à la Base, par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’Etat et ses hôtes ont eu des échanges sur la sortie de crise dans notre pays en donnant une chance au dialogue pour la stabilité du pays suite à la grande manifestation du 5 juin, initiée par l’Imam Dicko et ses partisans pour la bonne gouvernance. La délégation a saisi l’occasion pour expliquer au Président de la République toutes les démarches effectuées par le HCI notamment auprès des institutions, dont l’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle, des partenaires techniques au développement et des parties prenantes à la situation actuelle, ces derniers temps, dans le sens de l’apaisement de la situation sociopolitique. Le président Ousmane Chérif Madani Haïdara a souligné que le HCI avait déjà analysé les défis et émis des pistes susceptibles de prendre en compte les préoccupations des uns et des autres. «Nous sommes presque satisfaits de ce qui est envisagé par le président de la République pour la sortie de crise. Nous avons émis d’autres idées qui, si elles sont appliquées, pourraient sortir le pays de cette impasse», a estimé le leader religieux. ID/KM (AMAP)
Kayes: Un élève du Lycée Dougoukolo Konaré testé positif à la Covid-19
Kayes, 6 juillet (AMAP) Un élève, âgé de 20 ans, de la Terminale Sciences Sociales (TSS) du Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK), déclaré positif, le 3 juillet 2020, et des personnes contacts ont été mis, aussitôt, en confinement, a appris l’AMAP de source locale. « Samedi, vers 13 heures, des hommes en blouse blanche sont arrivés dans la cour de mon établissement. Ils m’ont annoncé qu’un élève a été testé positif à la COVID-19. Le médecin-chef m’a, aussi, demandé de lui communiquer la liste des toutes les personnes, y compris les professeurs, qui étaient en contact avec le patient pour qu’ils soient mis à la disposition du Centre de prise en charge », a expliqué le proviseur, Sidi Ahmed Ag Alhassane. L’élève ne présente aucun signe de danger. C’est sa maman qui serait malade », a ajouté le proviseur avant de souligner qu’aucun cas de COVID-19 n’a été décelé dans l’enceinte du lycée. Il a indiqué que des dispositions seront prises pour fermer les classes de la Terminale Sciences Sociales 3, à partir de lundi, pour 14 jours (durée de la mise en isolement) afin d’éviter la propagation de la pandémie dans l’établissement. « Il y a 21/24 élèves dans la classe du patient qui sont encadrés par six professeurs. Samedi, un premier groupe d’élèves a fait le test et le second groupé est attendu ce lundi (06 juillet) à l’infirmerie pour le test. Seul 1 enseignant a subi l’examen, nous attendons incessamment les autres », a encore précisé Sidi Ahmed Ag Alhassane. A la réouverture des écoles, les élèves de la TSS3 ont été scindés en 4 groupes, par la direction de cet établissement secondaire général public, afin de se conformer aux mesures prises par le gouvernement en vue de protéger les populations contre cette pandémie. « C’est vrai, il y a un cas de la COVID-19 au Lycée Dougoukolo Konaré. Beaucoup d’élèves sont en confinement. Nous attendons d’un moment à l’autre les résultats du test pour rendre compte à notre hiérarchie au plus tard ce lundi (aujourd’hui) », avait déclaré samedi le directeur de l’Académie d’Enseignement de Kayes à l’AMAP. BMS/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 27 nouveaux cas enregistrés dimanche
Bamako, 6 juillet (AMAP) Vingt sept (27) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés dimanche au Mali, portant le total de la contamination à 2330 dont 1527 guérisons et 119 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 27 nouveaux cas enregistrés dimanche, 1 cas a été découvert à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à Mopti, 1 cas à Bandiagara (5ème région), 11 cas à Tombouctou, 1 cas à Goundam (6ème région), 2 cas à Gao, 1 cas en CI, 1 cas en CII, 6 cas en CIV, 1 cas en CVI et 1 cas au niveau des Maliens rapatriés. Les services sanitaires déclarent que 1486 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)
Bandiagara : 4 morts, 1 blessé et 4 portés disparus dans l’attaque d’un minibus de transport
Bandiagara, 5 juillet (AMAP) Quatre personnes ont été tuées, une autre blessée et 4 portées disparues dimanche dans l’attaque d’un minibus de transport, par des hommes armés non identifiés, à 25 km de la ville de Bandiagra, dans la Commune de Pignari Bana, sur la RN 15, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu vers 6H du matin sur un minibus de transport en provenance de Bandiagara pour Sévaré, à la descente de Kori- Kori et 2 autres véhicules qui ont coïncidé avec l’attaque, tuant 4 occupants du minibus, blessant un autre avec 4 disparus avant d’endommager les véhicules. Selon notre source, la Gendarmerie qui a été informée de la situation, a déployé une équipe sur les lieux pour constater les dégâts et ouvrir une enquête déterminant les circonstances exactes de l’attaque. OG/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 2303 cas positifs avec les 18 décelés samedi, 1516 guérisons et 118 décès
Bamako, 5 juillet (AMAP) Quelque 2303 personnes sont contaminées de la Covid -19 au Mali avec les 18 nouveaux cas enregistrés samedi, 1516 patient guéris et 118 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 18 nouveaux cas enregistrés samedi, 1 cas a été découvert à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 5 à Kéniéba (1ère région), 3 cas à Mopti, 2 cas à Bandiagara, 2 cas à Douentza (5ème région), 1 cas en CII, 2 cas en V et 2 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 1498 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)
Le Chef de la MINUSMA indigné par les violences persistantes dans le Centre du Mali
Dans un communiqué rendu public vendredi à Bamako, le Chef de la MINUSMA s’est dit préoccupé par les violences persistantes dans le Centre du Mali Le Représentant spécial du Secrétaire général au Mali (RSSG) et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh ANNADIF est vivement préoccupé par des allégations récurrentes faisant état de meurtres et d’exécutions sommaires de civils, y compris d’enfants, au cours d’une série d’attaques perpétrées ces dernières semaines dans le centre du Mali. Les dernières attaques en date du 1er et 2 juillet 2020, commises dans plusieurs villages du cercle de Bankass notamment à Djimindo, Gouari et Fangadougou, auraient entraîné la mort de plus de 30 personnes. Le Représentant spécial condamne dans les termes les plus fermes la persistance de ces attaques meurtrières, dont les survivants sont contraints à fuir leurs villages, aggravant ainsi l’insécurité et la crise humanitaire dans les régions du centre du pays. Tout en reconnaissant les efforts importants que déploient les Forces de Défense et de Sécurité Maliennes, le Représentant spécial appelle à un sursaut national pour mettre un terme à ces attaques intolérables contre des civils innocents. En outre, il se félicite de l’annonce du gouvernement du 7 juin dernier, relative à la conduite d’enquêtes dans la région, et à sa détermination de sanctionner toute forme de violation et d’abus des droits de l’homme, et réitère la disponibilité de la MINUSMA à soutenir ces enquêtes pour combattre l’impunité, et veiller à ce que la justice soit rendue. Par ailleurs, conformément à son Mandat, la MINUSMA mène actuellement une série d’enquêtes sur ces faits et allégations de violations et abus graves des droits de l’homme et poursuit ses efforts de réconciliation entre les communautés, tout en déployant d’importants moyens sécuritaires dans les zones concernées pour renforcer la protection des populations civiles. Bamako, le 3 juillet 2020
Covid-19 au Mali : 25 nouveaux cas enregistrés vendredi
Bamako, 4 juillet (AMAP) Vingt cinq (25) nouveaux cas positifs au Covid -19 ont été enregistrés vendredi, portant le nombre total à 2285 au Mali dont 1507 guérisons et 117 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 25 nouveaux cas enregistrés vendredi, 2 cas ont été décelés à Kayes (1ère région), 6 cas à Yanfolila (3ème région), 1 cas à Ségou (4ème région), Mopti, 10 cas à Tombouctou, 1 cas en CV, 4 cas en CVI et 1 cas au niveau des Maliens rapatriés. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que 1469 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali : Les pratiques sociales bousculent les gestes barrières anti-Covid-19
Reportage : Oumar DIAKITE, Amadou MAÏGA et Amsatou Oumou TRAORE Bamako, 03 juillet (AMAP) Chaque jour, l’Institut de santé publique (ISP) découvre de nouveaux cas positifs à la maladie à coronavirus au Mali. Au moment de rédiger notre article, jeudi 02 juillet 2020, quelque 58 cas ont été enregistrés avec un total de 2260 personnes contaminées sur l’ensemble du territoire. L’ISP continue de sensibiliser la population à plus de vigilance et à observer les gestes barrières consistant à maintenir la distanciation d’un mètre, à éviter les poignées de mains, les accolades, à porter le masque, à se laver les mains au savon, à se désinfecter avec le gel hydro-alcoolique, entre autres. Nonobstant le nombre de plus en plus considérable de cas déclarés positifs à la maladie a coronavirus et des décès enregistrés, des Maliens restent sceptiques sur l’existence de la pandémie de la Covid-19 dans notre pays. Malgré le taux de personnes contact positives à la maladie, les Maliens vaguent, inconsciemment, à leurs activités quotidiennes, sans aucune mesure de protection. Les comportements lors de cérémonies sociales où le risque de contact est très élevé révèlent la négligence flagrante de nos compatriotes face à la menace. Lors des baptêmes, funérailles, les mariages et même les ‘tours’ (rencontres familiales ou entre amies), on constate que presqu’aucune précaution sanitaire n’est prise face au Coronavirus. Les mesures sanitaires sont, du coup, foulées au pied lors de ces différentes cérémonies traditionnelles et religieuses de rassemblement massif. Les habitudes restent les mêmes. Pis, on a tendance à stigmatiser les personnes qui appliquent les gestes barrières. « Je me demande quand les Maliens vont-ils changer de mentalité. J’ai assisté à deux funérailles, je n’en revenais pas : les gens me regardaient avec mépris, parce que je portais le masque, les gants et prenais soin de ne pas trop m’approcher de la masse », déplore Ousmane Diallo, cadre de banque. M. Diallo dit avoir toujours pris soin des membres de sa famille, depuis l’apparition de la maladie au Mali. « Mes enfants ne rendent plus visite à nos grandes familles. Je leur ai interdit la fréquentation de tout lieu de concentration humaine massive », précise-t-il. Par contre, d’autres personnes prennent le risque de s’exposer. Ces dernières prétextent ne pas vouloir vexer leur prochain. « J’ai participé à un mariage civil, aujourd’hui, (Ndlr : jeudi 02 juillet) à la mairie de Samé. A part moi, personne ne portait le masque. On était entremêlé. On se donnait la main. J’ai été obligé de faire comme tout le monde. Je ne pouvais refuser de serrer les mains tendues », témoigne D.C, webmaster dans un service national d’information et de communication. Notre technicien s’est, tout de même, désinfecté les mains avec du gel hydro-alcoolique, de retour dans son bureau. Abidine Issa Sangaré, officier d’état-civil au Centre secondaire d’état civil de Kalabancoura, assure que la Covid-19 a renforcé les mesures prises par les mairies bien avant, parce que seuls les mariés et leurs témoins accédaient à la salle de célébration. Ici, à Kalabancoura, les mesures de prévention ne sont pourtant pas respectées. La distanciation sociale préconisée pour circonscrire la propagation du virus de la pandémie est superbement ignorée par la foule de fêtards. Le dispositif de lavage des mains au savon existe bien à la porte, mais les gens ne respectent pas les gestes barrières surtout, les jours de mariage. Selon le maire délégué de la circonscription, Moussa Z. Doumbia, la mairie respecte toutes les règles édictées par les services sanitaires dans le cadre de la célébration du mariage. Il expliquera que les maires et les conseillers municipaux n’ont aucun pouvoir de restriction sur les accompagnants des mariés en dehors de la salle de célébration. Pour Kaniba Komogara, marraine d’un mariage à la mairie dans le même centre d’Etat secondaire, le mariage est devenu moins coûteux, aujourd’hui. La pandémie du coronavirus a contraint les autorités à prendre des dispositions pour limiter le nombre d’invités à moins de 50 personnes dans les cérémonies sociales. A l’en croire, depuis le salon de coiffure, les mariés prennent toutes les dispositions pour respecter les mesures barrières. Quant à Amadou Sacko, natif de Kayes (Ouest), il est venu participer à un mariage dans la capitale. «Je ne crois pas du tout à l’existence du coronavirus parce que si tel était le cas, beaucoup seraient déjà morts», croit-il savoir. Quant au jeune Daouda Sangaré qui vient de convoler en justes noces, il est conscient du péril. «Dans un contexte de pandémie du coronavirus, on doit respecter les mesures barrières pour notre propre santé et celle des autres. Cela permettra d’arrêter la chaine de contamination du virus. Je ne pouvais repousser la date de mon mariage mais j’ai moins dépensé aussi», se réjouit-il. SUSPICION – Certaines personnes croient toujours à la « théorie du complot », à une combine lorsqu’on leur parle du Coronavirus. Pour elles, la maladie n’existe pas ou, même si elle existe, ce n’est pas au Mali. « C’est une machination. On veut détruire notre humanisme, notre manière de vivre dans la société. Qu’ils se détrompent », nous réplique une dame, lors de la cérémonie de célébration d’un mariage civil, le dimanche 28 juin, à Sénou. Tout en nous reprochant d’être à la remorque de ceux qui jouent le jeu de la propagande, de la manigance des Occidentaux. Près de cette femme, une autre s‘insurge. Visiblement non instruite et femme au foyer, la dame en basin avoue qu’elle avait eu peur à l’annonce de la découverte de la maladie chez nous. « J’ai compris, quelques semaines après, qu’il n’en était rien », dit-elle. « Sinon, ils n’allaient pas tenir leurs élections législatives », dénonce-t-elle. « Nous, nous ne nous privons pas de nos rencontres sociales. Pas plus tard que la semaine dernière, notre tour de tontine était chez moi. Nous étions une vingtaine de femmes. On se f… de vos gestes barrières », éructe la bonne dame qui hurle comme si elle avait en face une personne qui l’avait privé de sa liberté de mouvement. Les villages aux environs de Bamako et Kati sont touchés à la négligence des citadins, lors des cérémonies
Mopti : Echanges sur le bilan des activités des organisations humanitaires dans la région
Mopti, 3 juillet (AMAP) Le Gouverneur de région, le Général de Brigade Abdoulaye Cissé a présidé ce vendredi dans la Venise Malienne, une réunion du comité régional de coordination Humanitaire sur le bilan des activités menées par les organisations humanitaires dans la région au titre du 1er semestre de 2020, a appris l’AMAP de source proche du Gouvernorat. La mission du comité régional Humanitaire est d’assurer la gestion de la situation humanitaire dans la région à travers l’orientation, la planification des besoins prioritaires et les réponses à apporter par les différents acteurs, entre autres. La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants de l’administration, des responsables de services techniques, des élus et des responsables des organisations humanitaires intervenant dans la région. KM (AMAP)
Une attaque fait 32 tués dans quatre villages dans le Cercle de Bankass (Centre)
Bankass, le 03 juillet (AMAP) Des individus armés non identifiés ont tué 32 personnes, mardi, aux environs de 16 heures, lors de l’attaque simultanée de quatre villages dogon, dans les Communes de Tori et Diallassagou, Région de Mopti (Centre), a appris l’AMAP de source locale. Selon un habitant d’une des localités, les assaillants sont arrivés sur une vingtaine de motos et dans deux pick-up. Ils étaient lourdement armés et ont fait irruption dans les quatre villages de Gouari, Djimdo, Pangadougou et Dialakanda. Le détachement des Forces armées maliennes (FAMa) qui venait au secours à Gouari, est tombé dans une embuscade qui a fait sept militaires tués, un autre blessé et quatre véhicules calcinés. Il n’y a pas de poste militaire dans le Cercle de Bankass dont la population, pour sa protection réclame du gouvernement malien, une présence des forces de sécurité. AKG/MD (AMAP)

