Bankass : 32 villageois et 7 soldats ont trouvé la mort dans des attaques perpétrées par des hommes armés

Bankass, 3 juillet (AMAP) Trente deux (32) villageois ont trouvé la mort mercredi, dans des attaques simultanées perpétrées par des hommes armés non identifiés, dans 4 villages dogon (Gouari, Djimdo, Pangadougou et Dialakanda) dans la commune de Tori et Diallassagou, cercle de Bankass, région de Mopti, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise également que le détachement des FAMA qui est allé au secours à Gouari est tombé dans une embuscade, au cours de la quelle 7 militaires ont été tués, un autre blessé et 4 véhicules brulés. Des hommes armés non identifiés habillés en accoutrement Peul, lourdement armés, à bord de 2 véhicules Pick-up et sur une vingtaine de motos, sont arrivés vers 16 H, tirant sur les populations, faisant 32 morts selon notre source qui ne déclare pas de blessés ni la direction prise par les assaillants après leur forfait. Selon notre source, le détachement des forces loyalistes en route pour intervenir à Gouari est tombé dans une embuscade tendue par les hommes armés non identifiés, tuant 7 militaires, blessant un autre avant d’incendier 4 de leurs véhicules. Le préfet de Cercle qui devrait se rendre dans ces villages a reporté sa mission avec l’attaque des forces loyalistes dans la zone selon notre source qui précise que les populations sollicitent régulièrement des postes de sécurité pour contrecarrer les mouvements des terroristes dans ces localités. AKG/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 2260 personnes contaminées avec les 58 nouveaux cas enregistrés jeudi

Bamako, 3 juillet (AMAP) Quelque  2260 personnes  ont été contaminées de la Covid-19 avec les 58 nouveaux cas positifs enregistrés jeudi et 1502 guérisons, 117 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP)  précise que sur les 58 nouveaux cas enregistrés  jeudi, 2 cas ont été découverts à Kéniéba (région de Kayes), 1 cas à Kati, 6 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à Sikasso (3ème région), 8 cas à Mopti, 5 cas à Bandiagara (5ème région), 3 cas à Tombouctou, 1 cas à Gourma Rhassous, 6 cas en CI, 1 cas en CIII, 5 cas en CIV, 8 cas en CV et 11 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que 1393 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Niafunké : Nouvelle marche pour la libération de Soumaila Cissé 

Niafunké, 02 juillet (AMAP) Plusieurs dizaines de personnes ont marché, jeudi, pour la deuxième fois, à Niafunké, afin de marquer les 100 jours de détention du chef de file de l’opposition malienne, le député Soumaila Cissé, enlevé par des individus armés, depuis bientôt trois mois Organisés par la cellule de Niafunké du Collectif pour la libération de M. Cissé, les manifestants, qui scandaient des slogans pour la liberté du responsable politique, sont partis de la Place de l’indépendance à la préfecture, après avoir fait le tour de la ville. Les marcheurs ont remis au préfet adjoint du Cercle, Kassoum Sanogo, une nouvelle lettre adressée au président de la République dans laquelle le Collectif souhaite, « pour sa prochaine sortie, rencontrer Soumaila Cissé qui sera déjà libre ». Dans sa réponse M. Sanogo a rassuré les marcheurs que leur lettre sera transmise « à qui de droit » et que « les plus hautes autorités (dont il ne faut pas douter de la bonne foi) ne ménageront  aucun effort pour la libération de Soumaila Cissé ». La manifestation s’est aussi terminée, comme celle du jeudi dernier, par une prière animée par quelques marabouts et imams de la ville, à la place de l’indépendance. Le chef de file de l’opposition malienne, président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) est aux mains de présumés jihadistes, depuis le 25 mars, quand il a été enlevé pendant qu’il battait campagne, dans le cercle de Niafunké (Nord), pour les élections législatives qui se sont tenues quatre jours plus tard. SAM/MD (AMAP)

Production de mangues au Mali : La transformation reste le défi

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 02 juillet (AMAP) «Des clients se plaignent, chaque jour, de la qualité de mes mangues. Pourtant, c’est grâce à cette activité que j’arrive à tirer mon épingle du jeu, notamment en cette période très difficile financièrement ». Fatoumata Kéita, vendeuse de mangues à Kati, depuis cinq ans, se plaint ainsi de la mévente actuelle de ce fruit très prisé. « J’ai des difficultés à trouver des mangues de qualité. Pour m’approvisionner, actuellement, en mangues, je fais le tour de trois à quatre vergers. Après ce périple, je me retrouve avec des mangues que personne n’achète. C’est la mévente», enchaîne-t-elle, découragée. Comme elles, la plupart des vendeuses, qui ont fait du commerce de mangue leur activité génératrice de revenu de premier ordre, sont confrontées à cette situation. Cela, chaque année, vers la fin de la saison des mangues. Parmi elles, Awa Diarra. Elle, aussi, se plaint de ne plus pouvoir écouler ses fruits vedettes. En cause l’anthracnose. Cette maladie fongique dont est atteinte la mangue, généralement, pendant la floraison et tout au long de la formation, entraîne souvent une décomposition rapide du fruit. C’est une maladie favorisée par les piqûres d’insectes comme les mouches qui offrent une porte d’entrée idéale pour l’installation du champignon dans la culture. Cette situation pose la problématique de la transformation de la mangue, visiblement chère à Awa Diarra. Elle dit que grâce aux technologies innovantes, la mangue peut être transformée en produit séché, en confiture, en jus et même en purée pour permettre sa conservation et sa commercialisation à long terme. «En la transformant en mangues séchées, elle peut être conservée plus longtemps et même être commercialisée hors de notre pays», soutient la vendeuse de mangues à Kati. Qui déplore le manque de formation et de moyens financiers pour lancer son business de transformation de la manque. « Ces pertes qui constituent un manque à gagner énorme pour notre économie, peuvent être évitées s’il existe un créneau de valorisation de ce fruit », ajoute Alidou Kéita. Pour ce propriétaire de verger, le potentiel disponible est immense mais reste sous-exploité à cause du faible moyen technique, financier et en termes de formation adéquate. Il cite en exemple les grandes zones de production comme Sikasso où, faute de moyens, des quantités importantes de mangues pourrissent, chaque année, dans les plantations. Selon une étude du Programme compétitivité et diversification agricole (PCDA) réalisée en 2009, le Mali a un potentiel de production estimé à 575.000 tonnes de mangues, par an, toutes variétés confondues. Mais Seulement 8.673 tonnes sont transformées. Au regard de cette potentialité, l’accès aux moyens de transformation par séchage, en jus et autres, offre des perspectives de revenus intéressants pour nos familles rurales. Ainsi, pour valoriser la filière, le gouvernement et ses partenaires au développement ont installé des unités de transformation dans certaines régions. Le but étant la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des acteurs du secteur. Le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), initié à cet effet par le ministère de l’Agriculture, entre dans le cadre d’une stratégie gouvernementale visant la valorisation de l’agriculture commerciale. Ses composantes 1 et 2 s’intéressent à l’augmentation, la transformation, l’exportation de mangues et à la consolidation de l’accès aux zones de productions de mangues. Financé par la Banque mondiale et le gouvernement, il appuie techniquement et financièrement les acteurs de la filière en matière de transformation. Grace à ces appuis, la quantité de mangues transformées est estimée à 8.673 tonnes, au sortir de la campagne 2019, selon le spécialiste des filières et alliances productives du PACAM. « Cette quantité est repartie en mangues séchées (75.369 tonnes), transformée en purée (6.910 tonnes), en concentrée (1.681 tonnes), en confiture (2,7 tonnes), en nectar (3,56 tonnes) et en sirop (1,3 tonnes) », détaille Aliou Kassogué. Le projet est, selon lui, très regardant sur la qualité de la mangue transformée. En la matière, la priorité est donnée à la préservation de la santé des consommateurs. «Les mesures d’hygiène et sanitaires sont respectées par les unités de transformation membres de l’interprofession et qui sont officiellement enregistrées au niveau de cette structure faitière», assure-t-il. « Chaque unité de transformation rédige un diagramme de fabrication comprenant les opérations unitaires de fabrication, selon leur succession dans la confection du produit », ajoute l’expert, précisant que les industries ayant déposé des demandes au PACAM et évaluées par le projet sont estimées à une trentaine. « A chaque étape, poursuit notre interlocuteur, tous les intrants nécessaires sont spécifiés, les quantités à utiliser détaillées ». En dépit de ces efforts, ces unités installées, qui sont insuffisantes en nombre et en capacités installées, ne transforment qu’une infime quantité de mangues fournies par ces grandes zones de production. Ce qui interpelle les acteurs de la filière. Un paradoxe, si l’on sait que ces industriels sont souvent confrontés, eux aussi, à la mévente des produits finis qu’ils mettent sur le marché national. AMK/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 21 nouveaux cas enregistrés mercredi

Bamako, 2 juillet (AMAP) Vingt un (21) nouveaux cas positifs au Covid -19 ont été enregistrés mercredi, portant le nombre total à 2202 au Mali dont 1383 patients guéris et 116 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 21 nouveaux cas enregistrés mercredi, 1 cas a été découvert à Kéniéba (région de Kayes), 1 cas à Kati (région de Koulikoro), 2 cas à Yanfolila (3ème région), 7 cas à Tombouctou, 1 cas en CIII, 1 cas en CIV, 4 cas en CIV, 1 cas en CV et 4 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que 1265 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)

Le PM et des ambassadeurs européens et des Nations Unies échangent sur des questions humanitaires au Sahel

Bamako, 1er juillet (AMAP) Le premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a reçu, mercredi, à la Cité administrative, une délégation des ambassadeurs européens et des Nations Unies, conduite par l’ambassadeur Bart Ouvry, chef de la délégation de l’Union européenne au Mali, a constaté l’AMAP. La délégation comprenait Dr Dietrich Fritz Reinhold Pohl, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Anders Bitsctc Karlsen, chargé d’Affaires du Royaume du Danemark et Hahannes Van der Klaauw, coordinateur humanitaire adjoint des Nations-Unies au Mali.  Dr Boubou Cissé et ses hôtes ont échangé sur la préparation de la Table ronde ministérielle prévue fin octobre à Copenhague, au Danemark, sur la situation humanitaire au Sahel, particulièrement au Burkina Faso, au Mali et au Niger. La délégation a saisi l’occasion pour remettre au Premier ministre une note conceptuelle sur la situation humanitaire dans les trois pays. Le Chef de la délégation de l’Union européenne, à sa sortie d’audience, s’est dit satisfait devant la presse. Le Premier ministre a, pour sa part, donné l’assurance de la totale disponibilité du Gouvernement du Mali à coopérer avec la Troïka pour la réussite de la Table ronde. Selon les résultats d’une enquête, 10 millions de personnes sont menacées par l’insécurité endémique, la maladie, la famine et l’impossibilité de vaquer à leurs occupations quotidiennes, en raison  de la crise sécuritaire qui sévit dans le Sahel, depuis 2012, et à la quelle s’est greffée la pandémie du Covid-19. KM (AMAP)

Justice : Le procès de Clément Dembélé renvoyé au 02 septembre prochain

Bamako, 1er juil (AMAP) Le procès du président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (PCC), Clément Dembélé, a été renvoyé au 02 septembre prochain, a décidé, mercredi, le Tribunal de grande instance de la Commune I du District de Bamako. A sa sortie, Clément Dembélé a déclaré devant ses partisans : « on me reproche d’avoir orchestré un coup d’Etat contre IBK. A-t-on besoin d’organiser un coup d’Etat contre lui encore », sous un tonnerre d’applaudissement. « Comme le procureur veut me mettre en prison, il a renvoyé l’affaire au 02 septembre, pour raison de maladie à coronavirus », a-t-il ajouté. Une foule nombreuse était présente au tribunal pour assister au jugement de Clément Dembélé ce mercredi. Les forces de l’ordre composées d’éléments de la Garde nationale, de la Gendarmerie et de la Police assuraient un cordon de sécurité aux alentours, empêchant le public d’avoir accès aux lieux. Cheick Oumar Sissoko a représenté le mouvement M5-RFP dans la salle d’audience. Clément Dembélé avait été conduit au parquet, le vendredi 22 mai dernier, après une enquête du camp I de la gendarmerie de Bamako. Le procureur, à la suite de son audition, l’a remis en liberté provisoire. Il a été inculpé d’incitation à la désobéissance civile et d’appel à la désobéissance des militaires et des hommes de troupes. Son procès, en citation directe, devrait se tenir le 1er juillet. OD/MD (AMAP)  

Communiqué final du Sommet de Nouakchott (30 juin 2020)

1. Sur invitation de S.E.M. Mohamed Cheikh El GHAZOUANI, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président en exercice du G5 Sahel, les Chefs d’État des pays membres du G5 Sahel et le Président de la République française se sont réunis ce jour 30 juin 2020 à Nouakchott, en vue de faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route convenue lors du Sommet de Pau (France), tenu le 13 janvier 2020, et d’évaluer la situation au Sahel. 2. Etaient présents à ce Sommet les Chefs d’Etat ci-après : – S.E.M. Emmanuel MACRON, Président de la République française ; – S.E.M. Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad ; – S.E.M. Issoufou MAHAMADOU, Président de la République du Niger ; – S.E.M. Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali ; – S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, Président du Burkina Faso. – S.E.M. Pedro SANCHEZ, Président du Gouvernement du Royaume d’Espagne ; 3. Le Sommet a enregistré la participation de : – S.E.M. Moussa Faki MAHAMAT, Président de la Commission de l’Union africaine ; – S.E. Madame Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie. 4. Ont également pris part au Sommet, par visioconférence et par vidéo enregistrée : – S.E.M. Charles MICHEL, Président du Conseil européen ; – S.E. Madame Angela MERKEL, Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne ; – S.E.M. Giuseppe Conte, Président du Conseil des Ministres de la République Italienne ; – S.E.M. Antonio GUTERRES, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies. 5. Ce Sommet marque une nouvelle étape dans le suivi des engagements communs pris à Pau. Il s’inscrit dans un contexte international marqué par des développements majeurs, notamment la persistance des attaques terroristes au Sahel et la détérioration de la situation sécuritaire en Libye, avec des risques réels sur la stabilité au Sahel et dans la sous-région. Cette stabilité est aussi mise à rude épreuve par la pandémie de la COVID-19 dont l’impact économique et social se fait déjà cruellement sentir. 6. Au-delà de son lourd bilan humain et sanitaire, la pandémie affecte gravement les économies des pays du G5 Sahel déjà fragiles, avec un risque de contraction sérieuse du Produit Intérieur Brut (PIB) pouvant aller, pour certains Etats, de 7% à 8% en 2020. L’organisation physique du présent Sommet dans de telles circonstances est en soi une preuve de résilience et de persévérance face à cette crise sans précédent. Tout en réaffirmant leur détermination à déployer tous les moyens nécessaires pour venir à bout de ce fléau, les Chefs d’Etat expriment leur solidarité aux familles éplorées et adressent leurs souhaits de prompt rétablissement à tous les malades. 7. Tout en remerciant tous les partenaires qui ont déjà manifesté leurs soutiens aux Plans de riposte élaborés par les pays du G5 Sahel, les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont saisi cette opportunité pour renouveler leur appel à l’annulation de la dette extérieure des pays du G5 Sahel, tel que formulé dans la « Déclaration de Nouakchott sur la pandémie de COVID-19 » issue de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel du 27 avril 2020. 8. Examinant la mise en œuvre de la Feuille de route de Pau en lien avec l’évolution de la situation dans l’espace du G5 Sahel, les Chefs d’Etat ont salué les efforts accomplis par l’ensemble des acteurs aussi bien des États sahéliens que de leurs partenaires internationaux. Ils ont rendu un vibrant hommage aux victimes civiles et militaires des conflits en cours au Sahel. Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont rappelé que les allégations d’exactions par des éléments des forces de défense et de sécurité feront l’objet d’enquêtes et, si les faits sont avérés, de sanctions exemplaires. 9. Les Chefs d’Etat se sont félicités du lancement officiel de la « Coalition pour le Sahel » le 28 avril dernier dans le cadre d’une visioconférence entre l’Union européenne et le G5 Sahel et de la tenue de la première réunion ministérielle de cette coalition le 12 juin 2020. Ils ont salué la forte participation de l’ensemble des partenaires du G5 Sahel à cette réunion, et ont appelé à la consolidation de ladite Coalition, ainsi qu’à la détermination de son architecture et des outils de sa gouvernance, en étroite collaboration avec le Secrétariat exécutif du G5 Sahel. 10. La lutte contre le terrorisme se poursuit avec détermination et une meilleure cohérence d’ensemble. Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont salué l’engagement des effectifs supplémentaires de la Force Barkhane au cours du dernier semestre et l’opérationnalisation du Mécanisme de Commandement conjoint facilitant la coordination entre la Force conjointe du G5 Sahel et la Force Barkhane. Ils se sont félicités de la reprise d’opérations soutenues dans la zone des Trois frontières, des succès enregistrés par les forces nationales, la Force conjointe et les forces internationales. En outre, ils ont salué la neutralisation du chef d’AQMI le 3 juin 2020 dans la région de Tessalit par la Force Barkhane et ses alliés. Les Chefs d’Etat ont salué, une fois encore, le succès de l’opération éclair « Colère de Boma » dans la région du Lac Tchad au mois d’avril 2020 contre les factions de Boko Haram qui imposent un autre front au Tchad et au Niger, méritant également l’attention de la communauté internationale. Les Chefs d’Etat saluent également l’adoption par la CEDEAO d’un plan d’actions prioritaires 2020-2024 pour éradiquer le terrorisme dans l’espace CEDEAO, encouragent sa mise en œuvre effective et saluent les concertations avec les parties prenantes. Par la même occasion les Chefs d’Etat apprécient grandement, dans le cadre de ce plan d’actions, la mise à disposition du Mali, du Burkina Faso et du Niger, d’un soutien en vue de participer à la sécurisation des trois frontières de la Zone LIPTAKO. Les Chefs d’État ont néanmoins noté la persistance d’un second front dans la zone du Lac-Tchad au Niger et au Nigeria et un renforcement des capacités terroristes locales dans ces zones, remettant en cause les résultats obtenus

Gao : Un mort et 4 otages dans une attaque armée à Tacharane

Gao, 1er juillet (AMAP) Une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés dimanche à Tacharane,  a fait un mort, 4 otages dont une femme enceinte appartenant à l’équipe de l’Entreprise Kolly (EGK) composée de 7 personnes, se rendant à Syndiewara (Cercle d’Ansongo) pour les travaux d’aménagement des berges de cette localité, a appris l’AMAP de source officielle. Notre source précise que des hommes armés non identifiés ont intercepté vers 11 H une équipe de sept personnes de l’entreprise Groupe Kolly (EGK) se rendant à Syndiewara (Cercle d’Ansongo) pour les travaux d’aménagement des berges dans la localité de Tacharane (Commune rurale de Gounzourèye), faisant un mort et 4 otages dont une femme enceinte. Selon notre source, les assaillants ont tué sur place  le technicien Bourama Coulibaly, dépouillé les autres de leurs biens avant de mettre la main sur un pactole 70 millions de Fcfa appartenant au président directeur général de ladite entreprise, Boubacar Sidiki Samaké. Les ravisseurs ont libéré deux personnes, à savoir le chauffeur et le chef d’équipe qu’ils ont chargés de recueillir la somme de 200 millions de Fcfa comme rançon pour la libération des otages. Notre source déclare que suite à cette situation,  le gouverneur de la région, le général de brigade Sidiki Samaké, a mis en place une cellule régionale de crise  pour la libération des otages. AT/KM (AMAP)

Le président IBK à Nouakchott pour le sommet de suivi de Pau

Nouakchott, 30 juin (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, est arrivé, mardi, à Nouakchott, en Mauritanie, pour participer au sommet du G5 Sahel sur le suivi de la feuille de route de Pau, a constaté l’Agence mauritanienne d’information (AMI). M. Ibrahim Boubacar Keita a été accueilli à la passerelle de l’avion présidentiel, à l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsy, par son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président en exercice du G5 Sahel, ajoute la même source. L’objectif annoncé de cette réunion est de faire le point de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Pour rappel, au dernier sommet de l’organisation qui s’est tenu à Pau en France, le choix avait été fait d’intensifier la lutte dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina. En termes de résultat, Paris revendique des avancées notables dans la lutte contre les groupes djihadistes. Selon les responsables français, la multiplication des opérations dans la Région a abouti à la « neutralisation » de centaines de djihadistes. Les forces spéciales françaises ont, aussi, à leur crédit la neutralisation de chef d’Aqmi, l’Algérien Abdelmalek  Droukdel, au début du mois de juin La conférence au sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement du G5 Sahel et de la France sur le suivi de la feuille de route du Sommet de Pau a débuté par le discours du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani dans lequel il a rappelé les quatre piliers de la Coalition pour le Sahel. Outre les présidents des pays sahéliens, le Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, participe à cette importante rencontre. Il effectue, ainsi, son tout premier voyage hors des frontières européennes depuis le début de la crise de la Covid-19. Le sommet de Nouachott verra, aussi, la participation du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, du président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et de la secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie(OIF), Louise Mushikiwabo. Il est aussi question de la participation aux échanges des dirigeants allemand et italien en visio-conférence. MD (AMAP)