Covid-19 au Mali : 1748 guérisons, 121 décès sur 2423 cas enregistrés

Bamako, 12 juillet (AMAP) Quelque 1748 patients sont guéris de la Covid -19 au Mali, 121 décès sur 2423 cas enregistrés avec les 11 nouveaux découverts mardi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 11  nouveaux cas décelés mardi, 9 cas ont été enregistrés à Sikasso (3ème région), 1 cas à Ségou (4ème région) et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 992 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Une mission de la CEDEAO conduite par Goodluck Jonathan attendue à Bamako ce mercredi

Bamako, 15 juillet (AMAP) Une mission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par l’ancien président de la République fédérale du Nigeria, Goodluck Jonathan est attendue à Bamako ce mercredi, dans le cadre du dialogue social, suite aux manifestations du Mouvement  M5, a appris l’AMAP de source officielle. La mission comprend des présidents des cours constitutionnelles des pays membres de l’organisation sous régionale. Le Chef de l’Etat avait dans son adresse récente à la Nation annoncé la venue de cette mission déléguée par le Président en exercice de la CEDEAO, le président nigérian Muhamadu Buhari . Une première mission ministérielle avait effectué le déplacement, fin juin à Bamako dans le cadre de la médiation entre le pouvoir central et les dirigeants du M5 pour la stabilité du pays confronté à la gestion de la crise du Nord et aux multiples attaques au Centre. KM (AMAP)

Bamako : Dans le monde interlope des apprentis de transports en commun

Par Lassana NASSOKO Bamako, 15 juillet (AMAP) Des sotramas (minibus pour le transport urbain entre les quartiers de Bamako, le centre-ville et sa périphérie) stationnés les uns après les autres, en file indienne. A bord, des passagers. Regards anxieux, certains semblent attendre avec impatience le départ du véhicule. Les apprentis, eux, restent sourds aux appels des clients qui les supplient de démarrer. L’un d’entre eux est tout feu tout flamme. «Djelibougou, Doumanzana, Nafadji (Ndlr, des quartiers de Bamako) ?», hurle-t-il. Un autre tente de convaincre une dame arrêtée qui hésite entre monter dans le véhicule ou attendre un autre qui aurait amorcé le départ, pour éviter de subir le même sort que les passagers déjà à bord. «Ne baa (ma mère), entrez. La voiture est prête à partir», dit le jeune apprenti pour la faire décider. A côté, des vendeurs de café servent des clients. Le parfum agréable de ce produit monte à la surface. Certains vendeurs de café sont debout près des kiosques. D’autres s’activent sous des parapluies. «Walawala», «sanpren», lit-on sur quelques pavillons. Ces écriteaux, venus du jargon des apprentis, signifient dynamisme, vigueur au quotidien. C’est là que les apprentis de sotrama se retrouvent pour acheter du café, des cigarettes et autres boissons alcoolisées. Wara (Lion en langue bambara), est un vendeur qui s’est forgé une réputation dans le secteur. Un petit sac noir autour du cou, il surplombe une table où se trouvent, pêle-mêle, des paquets de cigarettes, des tasses de café, des sachets de vin. Sans compter des boîtes de comprimés «Sedaspir». D’autres cachets, «peu catholiques», sont dissimulés par crainte d’attirer les regards indiscrets. Surpris par la présence de ces produits pharmaceutiques, nous décidons d’interroger Wara, un homme bien sibyllin. Dans ses explications confuses, on retient que ces médicaments « par terre » assimilables à des stupéfiants donnent au café des vertus plus tonifiantes, pour ne pas dire plus. Ce qui expliquerait la méfiance des amateurs, chaque fois qu’ils aperçoivent un visage peu familier rôder autour de leur échoppe. Un apprenti chauffeur, présent sur les lieux, semble importuné par notre présence et nos questions. Il a choisi d’attendre notre départ pour se procurer sa dose matinale. Par crainte de mécontenter la clientèle de notre hôte, nous nous éloignons d’eux pour nous diriger vers un autre vendeur. IVRESSE – Installé à quelques mètres de l’autre commerçant, des clients l’assaillent. Par-ci, par-là, on l’apostrophe. Chacun voulant être servi d’abord. D’autres clients, assis sur des bancs, sirotent du café. «L’unité se vend à 50 ou 100 Fcfa. Le prix est fonction de la dose», explique le marchand. Dans le groupe, un jeune apprenti tend un billet de 500 Fcfa pour s’offrir du café noir mélangé à du vin. Interrogé, ce dernier reconnaît, sous couvert de l’anonymat, qu’il ne peut pas «marcher» sans ce breuvage. «Notre travail demande plus que de l’énergie. C’est très difficile. Ces doses sont souvent nécessaires pour appeler les clients avec ferveur et tenir bon tout au long de la journée», se justifie-t-il. Le café noir mélangé à du vin et à bien d’autres produits ne risquerait-il pas de troubler vos facultés mentales ? «Non ! Au contraire, moi je garde intacte ma lucidité et je réussis à vaincre le sommeil ou la torpeur», répond-il. Approché, un autre apprenti abonde dans le même sens. «Tous les jours, nous parcourons Bamako entre 5 heures et 21 heures. Un apprenti ne doit pas être mou», confie-t-il. Mais, pour lui, le café et le thé suffisent largement pour rester en forme toute la journée. Il se dit convaincu que les drogues mènent tôt ou tard à la démence. La lucidité dont fait montre ce dernier, tranche avec les clichés que l’on colle aux apprentis. Enfants turbulents, grossiers, jeunes anticonformistes et irrévérencieux. Les qualifications et les préjugés ne manquent pas à leur sujet. L’apprenti B. semble accorder peu d’importance à ces commentaires sur eux et leurs comportements. «Nous ne faisons que notre travail. On n’est pas des délinquants. Ces excitants nous permettent d’être au top de notre niveau physique toute la journée», rétorque-t-il, en reconnaissant tout de même, qu’à la longue, cela fait souvent vaciller. «C’était lors d’un 31 décembre. On a roulé de jour comme de nuit. C’était du non-stop. J’ai pris du café, des comprimés, en plus de l’alcool. Le lendemain, je n’ai pas pu dormir. J’avais des hallucinations et de violents maux de tête. Je ne prendrai jamais de telles doses», témoigne-t-il. Chez le chauffeur Sidi, le ton est amer contre les apprentis qui consomment ces produits stupéfiants ou similaires. «Moi, je ne tolère pas ces choses-là. Quand je vois mon apprenti fumer de la cigarette ou prendre du café noir mélangé à des excitants, je lui dis de chercher un autre patron», tranche le conducteur. La police laisse-t-elle faire ? Parfois, des éléments s’infiltrent pour sévir contre ces vendeurs de café et de produits prohibés. « Une fois, nous confie Samba Bah, un policier en civil est venu et a arrêté quelqu’un qui avait même fait fortune dans cette activité ». Contactée, une source médicale révèle que des apprentis sont parfois reçus dans un état critique au centre hospitalier. «Il y en a qui arrivent souvent délirants. D’autres avec des convulsions violentes. Et les cas les plus graves, ceux qui arrivent en coma, sont transférés au service approprié à l’Hôpital Gabriel Touré», confie notre source. LN/MD (AMAP)

Violences à Bamako : Des parents déconseillent à leurs enfants de participer aux manifestations

Bamako, 14 juillet (AMAP) Beaucoup de mères et de pères de famille, dans les quartiers de la Commune III du District de Bamako, dissuadent les jeunes de s’associer aux mouvements de protestations qui s’attaquent aux biens publics présentement dans la capitale malienne. Elles s’inquiètent plutôt de la vie de leurs progénitures. Après des actes de vandalismes suivis d’affrontement entre manifestants et forces de l’ordre ayant provoqué des pertes en vie humaines, le weekend, dans la ville, et suite à l’appel de certains regroupements des jeunes de barricader toutes les routes menant aux services de l’administration d’Etat, certains parents tentent de retenir enfants. « J’ai dit à tous mes fils d’éviter les lieux de rassemblement et de protestation dans la ville. Les choses ont pris une autre tournure. Chacun cherche son intérêt personnel. Moi, mes enfants sont mon avenir », estime Aminata Sidibé, sexagénaire, habitante de N’Tomikorobougou. Pour elle, il y aura toute personne, de différents objectifs, parmi les manifestants toute chose qui conduira au drame. Au Badialan II, la famille Traoré surveille, comme du lait sur le feu, le garçon le plus récalcitrant afin qu’il ne puisse plus participer aux protestations. « Tous les jeunes de ma famille sont conscients du danger et du risque qu’ils courent en participant à ces mouvements. Sauf Moussa. Il était dans la manifestation du vendredi dernier et a d’ailleurs passé la nuit dehors sans donner de nouvelles de lui. Nous sous sommes tous fait du souci pour lui. Il n’est revenu à la maison que samedi, vers 09 heures du matin », explique Abdoul Traoré, le père de famille. Et d’ajouter « depuis ce jour, ses frères et moi-même le surveillent pour qu’il ne puisse plus regagner les mouvements ». Moussa s’est vu refuser l’entrée de la famille avec un quelconque butin des actes de vandalisme à l’Assemblée nationale. Les porteurs d’uniforme déconseillent aussi les membres de leur famille de suivre les manifestants, car beaucoup d’éléments de la police, de la gendarmerie nationale et de la garde nationale sont natifs de la Commune III du District de Bamako. Après que la situation s’est dégénérée, ces forces de l’ordre appellent leurs parents à rester loin des attroupements de manifestants. « Mon grand frère, un policier en service au Groupement mobile de sécurité (GMS), a appelé notre mère pour lui parler du danger à s’associer aux rassemblements. Il lui a dit de nous empêcher de suivre les manifestants, et depuis la maman ne cesse de maudire quiconque. parmi nous, s’entêterait de participer à la manifestation »m dit Alhassana Diakité, la vingtaine révolue, habitant à Darsalam. A l’en croire, c’est son grand frère policier qui lui a révélé qu’il a eu plusieurs blessés dans les rangs des policiers. « Il m’a dit que certains de ses camarades ont été gravement blessés lors des saccages du vendredi. Aussi, qu’un policier a été atteint au pied par balle, le samedi, lorsque les manifestants se sont attaqués au commissariat du 10ème arrondissement. Il nous a informé que certains manifestants ont des armes et s’en servent », ajoute Alhassana. Après la pluie d’hier, aux environs de 13 heures, nous avons fait un tour dans les quartiers de la commune III du District de Bamako. Nous n’avons constaté aucun rassemblement ni attroupement et encore moins de barricades sur les routes. Certains axes étaient à moitié libérés car il y avait des restes d’objets calcinés sur une bonne partie du bitume. Entre autres, des résidus de pneus brûlés, des branchages, des ordures ménagères. Le chemin qui passe derrière la Bourse du travail, vers le cimetière chrétien de Bamako Coura, était complètement barricadé. Il n’y avait aucun passage sur cette route. Jusqu’au moment où nous rédigeons notre article, à 14 heures, aucun mouvement de protestation n’avait repris en commune III du District de Bamako. OD/MD (AMAP)

Récentes manifestations à Bamako : Quelque 11 morts, 158 blessés et d’importants dégâts matériels

Bamako, 14 juillet (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé a présidé  lundi à la Cité administrative, une rencontre de haut niveau avec les Secrétaires généraux des ministères, le Gouverneur du District de Bamako et plusieurs responsables des Forces de l’ordre, a appris l’AMAP de source officielle. Il ‘agissait de faire le point de la situation sécuritaire et sanitaire, après les débordements qui ont suivi les manifestations de ces derniers jours suite à l’appel du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire des disparus et souhaité un prompt rétablissement aux blessés, le  Premier ministre  a invité les  principaux responsables présents, à faire le point de la situation des évènements dans leur domaine respectif. Les services sanitaires ont enregistré  11 décès, 158 blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre au niveau du CHU Gabriel Touré, de l’Hôpital du Mali, de l’Hôpital de Kati et de plusieurs centres de santé de référence du District de Bamako. Le Premier ministre a diligenté une enquête afin de situer les responsabilités et évaluer l’étendue des dégâts avant d’appeler à éviter les affrontements et privilégier le dialogue pour un rapide retour de la paix et la sérénité. Au cours de la réunion, les Forces de l’ordre ont été invitées à respecter le cadre d’ordre mis en place pour mieux contenir tout type de manifestations en général, et en particulier, celles hors de contrôle et pouvant dégénérer dans la violence, afin d’éviter d’éventuels dysfonctionnements. Dr Boubou Cissé  a invité les secrétaires généraux à assurer la continuité du service public et le fonctionnement normal des institutions, en attendant la mise en place du futur gouvernement d’union nationale, dont les consultations sont en cours. Les récentes manifestations dans  la ville de Bamako ont occasionné des pertes en vies humaines et d’énormes dégâts matériels aux édifices et biens publics ainsi qu’aux personnes et à leurs biens. KM (AMAP)

Mali : Un bilan d’au moins sept morts dans des affrontements entre manifestants et forces de sécurité (sources hospitalières)

Bamako, 13 juillet (AMAP) Au moins sept personnes ont été tuées, dans des affrontements, à Bamako, depuis vendredi, entre forces de sécurité et manifestants et sympathisants du Mouvement du 5 Juin 2020-Rassemblement des forces patriotiques (M5–RFP), qui demandent la démission du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, selon des sources hospitalières. Plusieurs quartiers de la capitale malienne étaient encore secoués par des rassemblements spontanés d’opposants, dimanche, quelques heures après l’appel au calme lancé par l’imam à la tête de la coalition demandant un changement de pouvoir au Mali. Le bras de fer entre le pouvoir malien et les partisans de la coalition d’opposition continuait encore dans les rues de Bamako, dimanche 12 juillet, malgré les appels au calme lancés dans l’après-midi par l’imam Dicko Ce dernier, figure centrale de la coalition d’opposition, avait appelé ses partisans à ne « pas tomber dans le piège de la violence » après deux jours de violence. Dans le quartier de Badalabougou, un calme précaire est revenu. Des centaines de fidèles se sont pressés dans la mosquée où prêche l’imam Mahmoud Dicko, où les funérailles de quatre défunts que se sont déroulés, samedi soir, et à l’extérieur de l’édifice religieux et où les affrontements les plus sanglants ont eu lieu. Ses partisans en ont transformé les abords en camp retranché, inquiets que les forces de sécurité ne viennent l’arrêter comme d’autres leaders de la contestation depuis vendredi. Vendredi, le mouvement est entré selon ses mots en « désobéissance civile », frustré par les réponses successives du président à des exigences radicales : dissolution du Parlement, démission des juges de la Cour constitutionnelle, formation d’un gouvernement dont il nommerait le Premier ministre et, au bout du compte, départ du président. Samedi soir, dans sa quatrième allocution en un mois, le chef de l’État a annoncé la dissolution de la Cour constitutionnelle. Il a aussi ouvert la voie à des législatives partielles là où la Cour a invalidé les résultats, suivant en cela les recommandations d’une mission de bons offices de la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) La décision de la Cour constitutionnelle d’invalider une trentaine de résultats des législatives de mars et avril a été un élément déclencheur de la contestation. Au lendemain des violences qui ont suivi la manifestation organisée par le M5-RFP, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, s’est rendu samedi au chevet des blessés. A l’hôpital Gabriel Touré, le chef du gouvernement a exprimé au nom du président de la République, le soutien des pouvoirs publics au corps médical mobilisé, souhaité prompt rétablissement aux blessés et présenté ses condoléances aux familles des victimes. Le Premier ministre s’est également rendu à l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM} pour constater les dégâts causés par l’occupation des locaux par des manifestants. Selon la Primature, les dégâts matériels sont estimés à plusieurs centaines de millions de Fcfa. Le chef du gouvernement a constaté la destruction des équipements et l’incendie de véhicules de reportage et de plusieurs autres voitures appartenant au personnel. Partout où il est passé, le Premier ministre a renouvelé son appel au dialogue pour une sortie honorable de crise. Il n’a pas manqué de promettre, par ailleurs, que l’État assumera toute sa responsabilité pour le rétablissement de son autorité, le respect des institutions et la protection des populations et de leurs biens. « Je lance, une fois de plus, un appel aux responsables du M5-RFP pour qu’ils puissent encadrer les manifestations dans l’esprit et la lettre de la Constitution ainsi que des lois et textes relatifs à l’exercice des libertés. Mieux, je reprends à mon compte l’invitation adressée à tous les enfants du pays pour qu’ensemble nous nous donnions la main pour construire le Mali », a ajouté le chef du gouvernement. Il s’est dit conscient des «grands défis de sécurité, de santé et de développement que nous ne pouvons relever qu’ensemble ». AC/MD (AMAP)  

Adresse a la Nation du président de la République

Mes chers compatriotes, Respectés hôtes du Mali, Nous avons suivi, tous, et déploré ce qui s’est passé hier dans notre pays, en particulier dans la capitale, Bamako. Des actes de vandalisme à nul autre pareil ! Le saccage de l’Assemblée nationale ! L’occupation de l’Office de Radiodiffusion-Télévision Nationale du Mali ! Le pillage des biens d’honnêtes citoyens ! Les voitures incendiées d’agents du service public ! Et plus grave, dans des circonstances qui seront élucidées, inchallah, par une enquête : des pertes en vies humaines, des blessés ! Je vais m’incliner devant les victimes, adresser mes condoléances les plus émues aux familles des défunts et prier pour le prompt rétablissement des blessés. En père de famille, je sais ce que ressentent les parents concernés. Je comprends leur douleur et je m’y associe. L’Etat de droit s’assumera, les libertés fondamentales seront préservées tant que je continuerai d’avoir le lourd privilège de vous servir. Pour autant, l’Etat de droit nous assigne à tous, des devoirs et des obligations. De ces droits comme de ces devoirs, je suis le garant. Ce sont là des lignes rouges, la seule condition pour préserver et notre démocratie et notre culture qui rejette l’excès, pour lui préférer la tolérance, l’amour, l’écoute, le partage. Donc accepter de se parler et se donner la chance de se comprendre ! J’ai conscience que c’est ce choix pour la paix qui est le Mali, qui dit le Mali et fait la singularité d’être Malien ! C’est la raison pour laquelle je m’adresse à vous ce soir pour la seconde fois en une semaine et la quatrième en un mois. Je sais que le Mali encore peut parler au Mali, que le Mali doit toujours parler au Mali. Je sais que le Mali doit concéder au Mali. Je sais enfin que le Mali peut accepter pour le Mali. Suite aux nombreuses analyses et consultations, sollicitations sur la crise post-électorale, et pour la sauvegarde et la préservation de la vie, même des membres restants de la cour constitutionnelle, j’ai décidé, non sans en mesurer la gravité -mais que ne ferait-on pour le salut national – nous sommes dans l’obligation de nous surpasser, de n’envisager que le Mali. J’ai donc décidé d’abroger le décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle et d’aller vers la mise en œuvre des recommandations issues de la mission de CEDEAO. La dissolution de la cour va nous conduire dès la semaine prochaine à demander aux autorités compétentes la désignation de membres pour que rapidement, une cour reconstituée nous aide à trouver les solutions au contentieux issu des élections législatives. Autant que possible, des mesures d’apaisement judiciaires seront examinées, mais tout le monde conviendra que cette fois-ci, toutes les limites du tolérable auront été atteintes et dépassées, des faits d’une extrême gravité ont été posés, qui méritent examen et assurément sanctions judiciaires appropriées. Enfin, pour être en plus grande capacité de faire face à la situation actuelle tout en donnant des chances au gouvernement de consensus, à la mise en place de duquel nous nous attelons et nous ne perdons pas patience ni courage, je continuerai de privilégier le dialogue, avec toutes les forces vives de la nation, pour la mise en place d’ une équipe gouvernementale consensuelle, composée de cadres républicains et patriotes et non de casseurs et de démolisseurs du pays, le Mali mérite mieux que ça, chacun dorénavant est édifié, aura vu à l’œuvre, ceux qui aiment le pays et ceux qui sont les démolisseurs du pays. J’ai toujours eu souci de la quiétude, de la paix et de la compréhension entre les enfants du Mali. Je ne changerai pas d’attitude, tel sera toujours ma raison de vivre, le Mali, quoi qu’on en ait dit, toujours le Mali est au-dessus de tout. Qu’Allah bénisse le Mali, le préserve, qu’il nous fasse le bonheur d’un bon hivernage, et la joie et le bonheur de retrouver rapidement, sain et sauf, de retour, notre frère Soumaïla CISSE. A ce sujet, je vais vous mettre en garde contre les fausses informations qui circulent sur les réseaux, qui ne tiennent même pas compte, de ce qu’elles peuvent causer à une famille dans la peine déjà et en rajoute à son anxiété, à sa douleur. Je vais dire ici qu’il n’en est rien, Soumaïla est saint et sauf et Inchallah ! Inchallah ! Inchallah ! Il sera de retour parmi nous. Qu’Allah bénisse le Mali !  

Covid-19 au Mali : 34 nouveaux cas positifs enregistrés vendredi

Bamako, 12 juillet (AMAP) Trente quatre (34) nouveaux cas positifs à la Covid -19 ont été enregistrés vendredi, portant le nombre total à 2404 dont 1650 guérisons et 121 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 34  nouveaux cas décelés vendredi, 10 cas ont été enregistrés à Kayes (1ère région), 15 cas à Tombouctou (6ème région), 5 cas à Gao (7ème région),  cas en CI, 1 cas en CIV, 1 cas .en CV et 1 cas au niveau des Maliens rapatriés. Les services sanitaires déclarent que 1041 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Hivernage à Bankass (Centre) : Espoirs et incertitudes

Bankass, 11 juillet (AMAP) L’hivernage a bien débuté dans la première décade du mois de juin avec 47,9 millimètres enregistrés en cinq jours dans la ville de Bankass, au Centre du Mali , ont indiqué à l’AMAP les services techniques. Selon le chef secteur d’agriculture de la ville, Allaye Guindo, « l’hivernage a débuté avec beaucoup espoir. En cinq jours, la ville a enregistré 47,9 millimètres dans la 1ère décade du mois de juin, ce qui a permis aux paysans de commencer les semis ». Dans le même mois de juin, dans sa 2è décade, on a enregistré 52,9 millimètres en une journée et les semis en mil ont été effectifs. Dans la 3è décade du mois de juin, on a enregistré 17 millimètres de pluie en une journée et les semis du sorgho ont commencé. Certains ont semé l’arachide même sur si c’est sur des superficie négligeables. Dans la 1ère décade du mois de juillet, on n’a enregistré aucune quantité de pluie, Ce qui a suscité des inquiétudes dans la population. Malgré tout, les premiers sarclages ont commencé. AKG/MD (AMAP)

Manifestations à Bamako : un mort et une quarantaine de blessés dont cinq graves, (sources hospitalières)

Bamako, 10 juillet (AMAP) Des manifestations de milliers de militants et sympathisants du Mouvement du 5 Juin 2020-Rassemblement des forces patriotiques (M5–RFP), qui demandent la démission du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, auraient fait, vendredi à Bamako, un mort et une quarantaine de blessés dont cinq graves, selon des sources hospitalières Ces manifestants sont descendus dans la rue, pour la troisième fois, à Bamako et dans plusieurs villes de l’intérieur du Mali. Dans la capitale malienne, ils se sont rassemblés sur le boulevard de l’indépendance de Bamako. Comme les deux sorties précédentes (les 5 et 19 juin derniers), les plus motivés étaient sur place très tôt. Dès 8 heures du matin, le matériel de sonorisation était déjà installé. Un détachement de la police était positionné au carrefour. D’autres éléments des forces de l’ordre étaient postés aux différents points stratégiques de la capitale. Des jeunes convergeaient vers la Place de l’indépendance brandissant des pancartes réclamant la démission du président de la République. L’ambiance était bon enfant, sur fond sonore des vuvuzelas, jusqu’à la prière du vendredi dirigée par un imam qui a beaucoup parlé de politique lors du «Koutouba» (sermon). Aux environs de 14 heures, un petit mouvement de panique a eu lieu dans la foule. Le service d’ordre de la manifestation venait de découvrir qu’un homme était en possession d’une arme à feu et de munitions. Heureusement, l’individu en question sera rapidement interpellé et mis à la disposition des forces de sécurité. Les leaders ne tarderont pas à s’installer sur l’estrade dressée au pied du monument de l’indépendance. On pouvait apercevoir, entre autres, Choguel Kokalla Maiga, Cheick Oumar Sissoko, Issa Kaou Ndjim ou encore Mme Sy Kadiatou Sow. Contrairement aux rassemblements précédents, l’imam Mahmoud Dicko, l’une des figures emblématiques de la contestation, n’était pas présent. Aucune raison n’a été fournie à cette absence. Ses compagnons de lutte n’ont pas évoqué cette absence lors des interventions. C’est Mohamed Salia Touré, président de la jeunesse de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), qui se chargera de lire la résolution, déclarant caduc le mémorandum proposé par le M5 au président de la République, la semaine dernière. L’ancien président du Conseil national de la jeunesse (CNJ) a, également, indiqué que le mouvement revenait sur sa décision de ne plus exiger le « départ du régime en place ». Il a, ensuite, exhorté la foule à entrer « en désobéissance civile sur tout le territoire et dans la diaspora ». Mme Sy Kadiatou Sow a donné plus de détails sur les modalités de la désobéissance civile sous forme de dix commandements. Les principaux sont le blocage des entrées des services de l’Etat (à l’exception des services de santé), le blocage de l’entrée des ponts et des principales villes, le refus de payer les amendes et des contraventions au cours de cette période, etc. Quant à Issa Kaou Ndjim, le coordinateur de la CMAS, il a lancé le mot d’ordre aux manifestants de se diriger vers des endroits comme l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), l’Assemblée nationale et la Primature pour les occuper. La cour de l’ORTM a été envahie par la foule, provoquant l’interruption du signal de la télévision nationale. A l’Assemblée nationale, des actes de pillage ont été signalés, des vitres du bâtiment ont été endommagées. Une partie des manifestants s’est dirigée vers la Cité administrative, siège de la majorité des ministères. Les ponts Fahd et des Martyrs seront aussi été bloqués. En début de soirée, l’ORTM a recommencé à émettre. Sur le boulevard de l’indépendance, la circulation a repris normalement après 20 heures (GMT). Mais quelques manifestants y traînaient encore et, aussi, au niveau des ponts qui relient les deux rives du fleuve Djoliba qui traverse la capitale. La situation restait tendue dans la ville. MT/MD (AMAP)