Classement FIFA : Le Mali toujours dans le top 10 africain
Bamako, 18 sept (AMAP) Les Aigles du Mali conservent leur 9è place sur l’échiquier continental du football mais perdent une place au rang mondial (57è), dans le premier classement de la Fédération internationale de football associations (FIFA) des nations pour la saison 2020/21 publié jeudi. Après ces derniers mois fortement perturbés par la pandémie du Coronavirus, des matchs internationaux ont enfin pu avoir lieu ce mois-ci en Europe. Pour cause de cette crise sanitaire, seules les nations européennes ont joué au compte de la Ligue des Nations suite, à la suspension des rencontres. Le Portugal en a profité pour se hisser à la 5e place, au détriment de l’Uruguay, dans un classement toujours dominé par le trio Belgique-France-Brésil. Ce progrès de la sélection portugaise s’explique par les deux victoires enregistrées par les coéquipiers de Cristiano Ronaldo lors de leurs dernières rencontres en Ligue des Nations. L’Angleterre occupe la 4è position. Niveau africain, c’est toujours le Sénégal (20è rang mondial) fait la course en tête devant la Tunisie qui gagne une place au niveau mondial (26e), en raison de l’effacement d’anciens résultats. Le Nigeria ((29e mondial), en gagne deux, ce qui lui permet de réintégrer le Top 30 qui compte désormais trois représentants africains. A noter aussi, l’Algérie (35e mondial) et le Maroc (43e mondial). Lors du précédent classement le Mali occupait la 56è place mondiale. Pour le reste, aucun changement notable à signaler. La prochaine édition est prévue le 22 octobre, avec cette fois des mouvements à prévoir en raison des matchs amicaux programmés par les sélections africaines durant les prochaines dates FIFA (5-13 octobre). MT/MD (AMAP)
Almamy Thiero, président d’un collège de basket-ball aux Etats-Unis
Par Seibou S. KAMISSOKO Bamako, 18 sept (AMAP) L’ancien joueur de l’AS Biton et du Djoliba, Almamy Thiero, préside depuis 2007 aux destinées du Collège basket-ball prospects. En même temps, le natif de Ségou, au Centre du Mali, passé par Moore High School, Mt Zion Christian Academy, Memphis et de Duquesne, joue le rôle d’entraîneur du club. En effet, Almamy Thiero réside aux États-Unis depuis novembre 1999. Il est entraîneur de basketball, marié et père de quatre enfants. «J’ai été inspiré par ma grande sœur Ténin Aoua Thiero qui a été capitaine de l’équipe du Stade malien et qui a joué pendant plusieurs années en équipe nationale. C’est elle qui m’a poussé à faire le basket-ball, expliquant que ma taille (2,08m) était un atout », dit Thiero. « La suite des événements lui a donné raison, car dès ma première sortie internationale avec la sélection nationale des U16, j’ai obtenu une bourse d’études pour les Etats-Unis. C’est grâce à Jean Pierre Ciesielski, l’organisateur du tournoi de Douai que j’ai obtenu la bourse. Je serais toujours reconnaissant à l’endroit de ma sœur aînée», ajoute-t-il. Almamy Thiero peut être fier de son parcours sportif, pour ne pas dire de sa vie, tout court. Et pour cause, non seulement l’ancien sociétaire de l’AS Biton et du Djoliba a eu une grande carrière, en tant que joueur mais, aussi et surtout, parce qu’il a réalisé un rêve d’enfance, celui de devenir entraîneur de basket après sa carrière. «J’ai connu des moments inoubliables en sélection, j’étais le capitaine de l’équipe et j’ai effectué plusieurs sorties internationales avec mes coéquipiers», raconte le natif de la capitale des Balanzans. C’est à Ségou, capitale administrative de la 4è Région que tout a commencé pour Almamy Thiero. Après un bref séjour à l’AS Biton, le jeune joueur est repéré par le Djoliba qui le recrute. Mais l’ailier ne passe qu’une petite saison. Sélectionné en équipe nationale cadette pour le tournoi de Douai, une commune française, Almamy Thiero obtient une bourse d’études pour Louisville, dans l’Etat du Kentucky, aux Etats-Unis. «A mon arrivée aux Etats-Unis, j’ai poursuivi mes études au lycée de Louisville, puis en Caroline du Nord. Par la suite, j’ai eu une bourse d’étude universitaire qui m’a permis d’intégrer l’équipe de Memphis alors managée par John Calipari, l’un des meilleurs coaches des États-Unis. C’est à Memphis que j’ai eu mon Bachelor degree (Ndlr, baccalauréat universitaire). Notre équipe a été sacrée, deux fois, champion de notre conférence et nous nous sommes classés 8è du championnat NCAA (Ndlr, championnat masculin de basket-ball) sur 68 équipes universitaires. Après Memphis, j’ai fait mon Master en Sports Leadership à Duquesne University», raconte Thiero. L’ancien joueur de l’Université de Memphis joue ensuite une partie de saison avec les Dukes en tant qu’étudiant diplômé. éligible en raison d’une règle de transfert de la NCAA pour les diplômés de quatre ans, le jeune ailier revient à l’Université après avoir obtenu son diplôme de premier cycle en français. Almamy, comme l’appellent familièrement les supporters, sera l’un des cinq joueurs à assister à chacun des 15 premiers matches des Dukes lors de la saison 2006-2007. Malheureusement, en janvier 2007, des caillots sanguins sont diagnostiqués dans les poumons du joueur, l’obligeant à faire une croix sur le reste de la saison. Déjà lors de la saison 2003-2004 à Memphis, Almamy Thiero avait été victime d’une maladie similaire et ne jouera que 134 minutes en 28 matches. «Mon genou me faisait mal, j’ai subi quatre opérations, sinon ma 4è année à Memphis a été magnifique. Nous avons été champions de notre conférence». à cause de ses blessures à répétition, l’ancien joueur de l’AS Biton et du Djoliba sera contraint de mettre prématurément fin à sa carrière en 2007. La même année, il devient assistant de coach de la sélection américaine des U19, avant d’être propulsé à la tête de College basket-ball prospects of America. «Je suis maintenant coach de basket-ball à Sewickley Academy et président du College basket-ball prospects of America. Plus de 150 athlètes évoluent dans mon organisation. J’ai choisi ce métier pour pouvoir rendre service à la jeunesse», indique Almamy Thiero, marié et père de quatre enfants (un garçon et trois filles). «Ma famille est une famille de basket-ball parce que mon épouse, Mariam Tanty Sy a également joué au basket et porté plusieurs fois le maillot de la sélection nationale», fait remarquer le président de Collège basket-ball prospects, avant de parler de ses projets. «Mon épouse et moi, avons créé une association à but non lucratif, depuis une demie dizaine d’années, nous intervenons au niveau de certains centres de basket de Ségou et de Bamako. Concrètement, notre association donne des équipements aux centres». Pour lui, c’est un minimum. SSK/MD (AMAP)
Embargo de la CEDEAO sur le Mali : Des stocks rassurants de produits de consommation (Direction du Commerce)
Bamako, 18 sept (AMAP) «Les stocks de produits de première nécessité déclarés au niveau de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) par les importateurs réguliers et ceux détenus par les commerçants détaillants sont supérieurs au seuil d’alerte et couvrent les besoins de consommation du moment», a révélé, mercredi, à Bamako, le directeur général, Boucadary Doumbia. L’Etat d’approvisionnement du marché national en produits de base est, donc, rassurant, un mois, après l’embargo, imposé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) au Mali, selon les services du Commerce. « Cette situation est due à l’exclusion des produits de première nécessité du champ de l’embargo. Ces produits sont importés sans trop de difficulté», se réjouit pour rassurer les consommateurs maliens », M. Doumbia. En conséquence, « les prix à la consommation des produits sont, par rapport à la semaine passée, restés stables à l’exception de ceux des produits saisonniers (oignons, fruits et légumes, tubercules) généralement importés », a précisé Boucadary Doumbia. Cette hausse sensible du prix de ces denrées n’est pas, selon lui, liée uniquement aux effets de l’embargo mais au caractère cyclique de leur commercialisation. Toutefois, il urge, au regard de la structure de notre commerce et de la situation géographique du Mali, de prendre les décisions nécessaires devant aboutir à la levée, au plus vite, de l’embargo. Cela, afin d’éviter une perturbation, à long terme, du circuit d’approvisionnement du Mali. « En la matière, on note déjà une baisse du volume des importations de la sous-région de l’ordre de 202 milliards de Fcfa par rapport au mois passé », a révélé le directeur général. Ce qui correspond à 57% de la valeur moyenne des importations maliennes venant de cette zone. Les produits les plus importés, durant le mois d’août, sont les combustibles minéraux et les huiles minérales : hydrocarbures (49%), les machines et les appareils (10%), les produits alimentaires (14%), les produits pharmaceutiques (5%). Les principaux pays d’importation au cours de la période sont le Sénégal (17%), la France (13%), la Côte d’Ivoire (11%), la Chine (9%), la Suisse (7%), les Emirats Arabes Unis (5%), Singapour (5%), le Royaume-Uni (5%). S’agissant de la sous-région, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Niger constituent les plus grandes sources d’approvisionnement. Ceci s’explique, à en croire Boucadary Doumbia, dans une large mesure, par les produits pétroliers qui couvrent 32% du total des importations. La CEDEAO, rappelle-t-on, est une Union douanière – un accord commercial régional dont les États membres ont adopté une politique commerciale commune vis-à-vis des États tiers – avec un Tarif extérieur commun (TEC). Le TEC, entré en vigueur le 1er janvier 2015, désigne un droit de douane commun aux membres d’un groupe de pays qui sont souvent liés par un accord de libre-échange. Outre le manque à gagner pour le commerce, les effets néfastes de l’embargo sur notre pays sont, également, d’ordre économique et social. Il s’agit de la perte de recettes fiscales et douanières, l’augmentation du coût des importations en raison de l’acheminement des marchandises à partir des plateformes portuaires plus distantes (Mauritanie, Algérie, Maroc). S’y ajoutent la restriction de la concurrence avec des conséquences sur les prix et les pertes d’emplois dans les secteurs orientés vers l’import-export. CMT/MD (AMAP)
Kadiolo : Un nouveau bureau de 15 membres pour diriger le Comité local Eau
Kadiolo, 18 septembre (AMAP) Un nouveau bureau de 15 membres du Comité local Eau, à sa tête Yacouba Konaté de la Commune de Fourou, a été mis en place jeudi à Kadiolo, pour un mandat de 3 ans, sous la présidence du préfet de Cercle, Mahamar Haïdara, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’exécutif local a exhorté la nouvelle équipe à tout mettre en œuvre pour relever les défis majeurs de la localité en matière de gestion des ressources en eau . Mahamar Haïdara a saisi l’occasion pour rappeler qu’avec la prolifération des sites d’orpaillage, le cercle est confronté à des problèmes tels que l’utilisation des dragues sur les cours d’eau, la dégradation de l’environnement et l’utilisation de produits toxiques comme le mercure et le cyanure. Le préfet a également invité chacun des participants à servir d’ambassadeur de la protection des eaux dans son village car l’eau est un bien précieux à préserver pour les générations futures. Les CLE qui sont au nombre de 37 dans notre pays, ont été mis en place dans le cadre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Leurs missions fondamentales concernent la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau à l’échelon local de leur zone de compétence Ces missions comprennent l’information, la sensibilisation des populations sur la politique nationale de l’eau, le code de l’eau et les enjeux de développement socio économiques liés à l’eau. Elles comprennent la sensibilisation des populations à l’économie de l’eau et à la protection de sa qualité, la protection des ressources et gestion des conflits, le partenariat et la gouvernance locale (vérification de la prise des décisions du CLE et leur application ; vérification du suivi de l’exécution des décisions intéressant le CLE et la mobilisation des ressources financières nécessaires à son fonctionnement). Les travaux qui se sont déroulés à la préfecture ont regroupé une soixantaine d’acteurs des communes venus de Fourou et de Loulouni, dans le Cercle de Kadiolo. NIO/KM (AMAP)
Opinion : Le Mali, la crise en Afrique de l’Ouest et les mandats présidentiels : Quelle lecture ?
Par Mamadou Diop DECROIX Bamako, 17 sept (AMAP) Les élections frauduleuses, le déficit de libertés, la justice aux ordres tout comme les manipulations constitutionnelles relèvent tous de la même origine : le système postcolonial en vigueur depuis l’avènement des « indépendances » en 1960. Nous nous efforcerons, dans les lignes qui suivent, de soumettre notre approche pour une relance concertée de la lutte pour la libération et l’émancipation des peuples d’Afrique, pour mettre fin aux stratégies occidentales de prédation. Manifestement, les forces qui dominent et pillent l’Afrique et celles qui se battent pour sa libération et son émancipation ne parlent pas de la même Afrique. Les appareils idéologiques dominants de l’Occident ont toujours joué un rôle essentiel dans le formatage des consciences en Afrique. Des officines puissantes, dotées de moyens conséquents avec des experts à la pointe de leur domaine de connaissances y travaillent tous les jours sans désemparer. Les conséquences de cette stratégie dans nos esprits et nos formes de consciences sont d’une profondeur insondable. Noam Chomsky, linguiste, philosophe, politologue américain de renommée mondiale et enseignant au Massachussetts Institute of Technology (MIT), l’une des plus prestigieuses écoles des Etats-Unis d’Amérique, a produit une réflexion pénétrante sur la manipulation des consciences qu’il intitule : « les 10 stratégies de manipulation de masses». https://nospensees.fr/les-10- strategies-de-manipulation-demasse-selon-noam-chomsky/ Il s’explique ainsi : « Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie etla psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système [nous soulignons] en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité » ? Fin de citation. Ce mécanisme fonctionne merveilleusement bien en Afrique où les « élites » s’entre-déchirent, entrainant dans leur sillage des franges importantes de la population, autour des notions de constitution, de lois, de république, de mandats présidentiels, d’état de droit etc. Or ces notions n’ont pas grande signification pour ces populations qui résument le tout dans leurs propres notions comme celles de « buur » (le roi) et de « ngur »(la royauté). C’est pourquoi lorsqu’on nous dit que la loi est là pour tous et que la constitution protège et promeut les droits et libertés de tous, nous répondons qu’il n’en est rien. Dans toute société, la loi n’a jamais été rien d’autre que la codification d’un rapport de forces entre classes et groupes sociaux à l’intérieur de cette société, à une période donnée de son histoire. La loi est toujours au service de ceux d’en haut au détriment de ceux d’en bas. Si ceux qui exercent le pouvoir sont au service du plus grand nombre, alors les lois serviront le peuple. Dans le cas contraire, les lois serviront la minorité au détriment du peuple. Hitler, arrivé au pouvoir par des voies démocratiques, a réussi à imposer une dictature fasciste et à embraser le monde grâce à un corpus juridique et un puissant appareil idéologique répondant à un besoin d’embrigadement de la jeunesse allemande autour d’objectifs aux antipodes des intérêts fondamentaux de celle-ci et de ceux du peuple allemand dans sa globalité. Plus près de nous, le régime d’apartheid en Afrique du Sud avait également élaboré ses lois qui établissaient la séparation des races. Ces lois ont permis, entre autres ignominies, de déposséder les noirs pourtant majoritaires dans le pays de leurs terres. Elles ont permis de parquer les noirs dans des réserves, les transformant ainsi en étrangers sur leurs propres terres, celles de leurs ancêtres. Lorsque Nelson Mandela et les autres Walter Sisulu, Oliver Tambo, Govan Mbeki, Robert Sobukwe, SteveBiko … se sont rebellés contre ces lois, ils ont été arrêtés au nom des lois en vigueur, torturés, condamnés et envoyés croupir des décennies durant dans les geôles du système ou simplement assassinés. Dans les anciennes colonies françaises d’Afrique (hormis la Guinée qui avait voté ‘NON’ au référendum Gaullien de 1958), ont été implémentées, en 1960, des avatars de la constitution de la Vème république en France, qui y consacraient des monarques républicains, tout puissants vis-à-vis du peuple, mais très accommodants pour la métropole. Ces constitutions et ces lois sont ignorées de 80% des populations auxquelles elles s’appliquent parce que libellées dans une langue qu’elles ne parlent ni ne comprennent. Elles auraient dû être, à tout le moins, rendues dans nos langues maternelles et largement vulgarisées par les tenants du pouvoir postcolonial si l’objectif était réellement inclusif. Ce silence à lui tout seul illustre à suffisance l’exclusion délibérée et planifiée des populations de tout processus qui se met en place. Aujourd’hui, après 60 années « d’indépendance » nous avons 150 millions d’africains dans l’espace francophone africain, qui sont gouvernés par des constitutions et des lois dont ils ne savent rien. L’Afrique est le seul continent où on vous attrait devant la barre, vous juge, vous condamne et vous envoie en prison dans une langue que vous ne comprenez pas. Chez nous au Sénégal, alors qu’un pluralisme politique vivant était en vigueur à l’époque coloniale, le pays bascula au bout de cinq ans seulement après les indépendances dans l’ère du parti unique et de la répression féroce de l’opposition. Mais l’explosion socio-politique de Mai 68 et la poursuite des mouvements de contestation du système postcolonial ont fortement secoué les milieux économiques français et fait évoluer le rapport de forces en faveur des secteurs démocratiques au cours de la décennie 70. Le Président Senghor fut obligé de lâcher du lest en autorisant l’existence de trois puis quatre partis politiques à travers la loi des courants politiques. D’ailleurs, le maintien de la pression des forces démocratiques
Affaire des avions cloués au sol : Le procureur Kassogué lance un appel à témoins
Bamako, 17 sept (AMAP) Le procureur de la République, Mamoudou Kassogué, en charge du Pôle économique et financier de Bamako, est revenu à la charge dans le dossier de l’affaire dite des « avions cloués au sol », en lançant un appel à témoins. Dans un communiqué daté du mercredi, le Procureur Mamoudou Kassogué rappelle au public que « les enquêtes sont en cours au niveau du parquet concernant ladite l’affaire ». « Pour permettre l’évolution rapide et efficiente desdites enquêtes, relève le communiqué, le Procureur invite toutes les personnes dépositaires d’informations ou de documents relatifs à l’affaire de les mettre à sa disposition ». « Y compris sous anonymat », précise le Procureur qui ajoute que la même demande est formulée concernant toutes les autres enquêtes en cours au niveau du Pôle économique et financier de Bamako. MT/MD (AMAP)
Mali: Les obsèques de l’ancien président Moussa Traoré prévues ce vendredi (officiel)

Bamako, 17 sept (AMAP) Les obsèques de l’ancien président malien, le général d’Armée Moussa Traoré, décédé le mardi 15 septembre dernier, à Bamako, auront lieu, vendredi, à 10h, sur la Place d’armes du Génie militaire, à l’ancienne base aérienne, dans la capitale malienne. La cérémonie funéraire est placée sous la haute présidence du président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta. L’événement devrait enregistrer la présence des notabilités de Bamako, les représentants de plusieurs chancelleries accréditées au Mali, ainsi que les proches, amis et anciens collaborateurs du défunt président de la IIème République du Mali. Un deuil national de trois jours, à compter de jeudi 17 septembre, a été décrété par kes autorités maliennes. AT/MD (AMAP)
COMATEX : Marche des travailleurs pour la réouverture de l’usine
Ségou, 17 sept (AMAP) Plusieurs travailleurs de la société Compagnie malienne des textiles (COMATEX-SA) ont marché, mardi, sous une chaleur écrasante, à l’appel de l’Union régionale des travailleurs de Ségou (URTS), pour réclamer la réouverture de l’usine, a constaté l’AMAP. Les 1.300 salariés de la première usine textile du Mali, inaugurée en 1968, sont en chômage technique depuis le 03 août et ne perçoivent pas de salaires. La direction de la COMATEX justifie la fermeture du site par l’insuffisance de matières premières, des problèmes de trésorerie, l’absence d’exonération et l’électricité. Après d’âpres négociations, l’usine n’a toujours pas ouvert. Ce qui a suscité la colère des travailleurs. Tôt le matin, ils se sont d’abord massés à la place de l’Indépendance avant de se diriger vers le Gouvernorat de Ségou. Les marcheurs brandissaient des pancartes où on pouvait lire : «Nous, travailleurs de la COMATEX-SA demandons la reprise des activités sans délai». Avançant en rangs serrés, après plusieurs minutes de marche, les manifestants ont été reçus au gouvernorat par le directeur de cabinet, Siné Dembélé. Le secrétaire général de URTS, Issa Touré, a présenté le mémorandum. De façon générale, les revendications de l’URTS s’articulent autour du redémarrage, « sans délai », des activités d’usinage à la COMATEX-SA, le paiement « de manière rétroactive » des salaires de l’ensemble des travailleurs, la signature du nouvel accord d’établissement de l’Usine de sucre SUKALA-SA, sa mise en application « sans délai » par les entreprises parapubliques et sociétés anonymes implantées dans la Région. Les travailleurs réclament, également, les avantages salariaux obtenus, de 2014 à 2019, par l’Union national des travailleurs du Mali (UNTM), l’une des centrales syndicales du Mali, le respect de la liberté syndicale et, enfin, la réduction des taxes imposées sur les transporteurs par les mairies. « Si, toutefois, les revendications ne sont pas satisfaites », l’URTS observera un débrayage de 72 heures, allant du 23 au 25 septembre prochain, avec sit-in dans tous les lieux publics de la Région, afin de soutenir les travailleurs de la COMATEX-SA. En réponse, le directeur de cabinet du gouverneur de Ségou a rassuré les marcheurs que tout sera mis en œuvre afin de répondre à leurs préoccupations. Issa Touré a espéré que la direction de l’usine répondra positivement à la demande des travailleurs. MS/MD (AMAP)
Licenciement à l’hôtel de l’Amitié : La direction donne sa version
Bamako, 17 sept (AMAP) Les responsables de l’hôtel Laïco Amitié et l’avocat de l’établissement, Me Aliou Abdoulaye Touré, ont rencontré la presse, mercredi, pour donner la «vraie version» des faits relatifs au licenciement d’une partie du personnel par la direction de l’établissement de tourisme. Pour rappel, ce congédiement pour motif économique opéré par l’hôtel concerne 66 employés sur les 157 travailleurs que comptait l’entreprise. Tous étaient sous Contrat à durée indéterminée (CDI). Prenant la parole en premier, le directeur général de la société tunisienne «Granada», qui gère l’hôtel de l’Amitié, Karim Debbeche, a rappelé les conditions dans lesquelles son groupe a pris les commandes de l’entreprise. «Nous avons commencé officiellement nos activités au mois de mars 2020. Malheureusement, au bout de quelques semaines, est survenue la crise sanitaire de la Covid-19. Nous étions obligés d’y faire face. Il fallait envoyer certains employés en chômage technique. Et nous étions le dernier hôtel de la place à avoir procédé à la mise en chômage technique d’agents», a expliqué M. Debbeche. L’administrateur général a ajouté que cette décision imposée par la conjoncture a été prise « à contrecœur pour sauver l’entreprise et des emplois ». « Malheureusement, les représentants des travailleurs auprès de la direction n’ont pas collaboré », a-t-il regretté. «Nous avons adressé une liste de personnes licenciées aux délégués du personnel, avec des critères de licenciement tels que mentionné par l’article L48 du Code du travail, mais les délégués ont boycotté les réunions», a déploré le patron du groupe «Granada». « Lorsque la situation financière s’améliorera, le personnel licencié sera prioritaire lors du recrutement, cela conformément à la loi », a-t-il promis. Abondant le même sens, l’avocat de l’établissement hôtelier, Me Aliou Abdoulaye Touré, a insisté sur le fait que «le secteur de l’hôtellerie a été touché par la crise sanitaire ». « Malgré ce contexte difficile, l’hôtel Laïco Amitié a fait l’effort, en tentant de sauver ce qui peut l’être. Et c’est conformément à la réglementation en vigueur au Mali qu’il a été amené à faire de telle sorte que des employés soient mis en chômage temporaire», a défendu Me Touré. Selon lui, l’article 35 du Code du travail au Mali prévoit « la possibilité donnée à l’employeur, lorsqu’il traverse des moments difficiles, de procéder à la mise en chômage temporaire ». « A un moment donné de la crise, on était obligé de dépasser le stade du chômage technique pour aller véritablement au licenciement pour motif économique», a-t-il argumenté, ajoutant que son client a, scrupuleusement, respecté les procédures tout au long des deux procédures. Me Touré a déploré le comportement du personnel licencié qu’il accuse de proférer «des injures», sur des pancartes et des banderoles, à l’encontre de la direction de l’hôtel et à l’endroit des travailleurs dont les emplois ont été préservés. Tout en rappelant que l’hôtel est ouvert au dialogue, il a ajouté que « ces actes ne peuvent pas restés impunis dans un Etat de droit ». La conférence de presse a enregistré la présence du Président directeur général (PDG) de l’hôtel Laïco Amitié, Aldbea Imhamed. Babba B. COULIBALY
Transition au Mali : Le MP4 joue la carte CNSP
Bamako, 17 sept (AMAP) Des centaines de manifestants se sont rassemblés, mardi, à la place de l’Indépendance, à l’appel du Mouvement populaire du 4 septembre (MP4), pour soutenir le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) dans la conduite de la transition qui s’ouvre au Mali, a constaté l’AMAP. «Les militaires pour la transition», «CNSP pour le changement», «MP4 est d’accord pour la Charte de la transition» … étaient, entre autres, slogans qu’on pouvait lire sur les banderoles et pancartes des manifestants. Lesquels ont, à l’unisson, réclamé que la transition soit gérée par les hommes en uniforme. Ils se disent d’autant plus fondés à défendre cette option, que les populations ont vu s’éroder, au fil des années, la confiance aux politiques. «A l’heure actuelle, il n’est pas possible de confier le pouvoir à un civil qui peut faire consensus. Du coup, il faut donner cette transition aux militaires pour que le Mali puisse tirer son épingle du jeu», a indiqué Massama Coulibaly, jeune participant au meeting, Il a estimé que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doit écouter le peuple malien. «Nous ne sommes pas d’accord pour un diktat mais pour une transition militaire», a lâché celui qui trouve anormales les recommandations imposées par l’organisation communautaire. «Si la CEDEAO veut aider notre pays, elle doit accepter le choix du peuple malien», a renchéri Mamadou Dagnon. L’avis de ce quinquagénaire sur les hommes politiques recoupe celui des autres manifestants. «Ils sont tous les mêmes. Nous ne leur faisons plus confiance. C’est pourquoi, nous voulons que la Transition soit menée par les hommes en kaki», a-t-il déclaré, laissant poindre sa déception. Selon une vieille dame qui a participé au rassemblement, les nouvelles autorités doivent traduire devant la justice toute personne, dont le nom est cité dans le détournement des deniers publics. Un autre interlocuteur a souhaité que « les militaires conduisent cette Transition afin de résoudre le problème du Nord », ajoutant que sur la question, les «civils» ont montré toute leur limite. Dans une déclaration, le MP4 a fait savoir que ce rassemblement avait pour objectif d’accompagner le CNSP dans son combat pour la stabilisation du Mali. Pour les responsables du Mouvement, la concertation nationale organisée par le CNSP ont été l’occasion pour le peuple malien, dans son ensemble, de se retrouver et de se parler. Cette concertation nationale à laquelle le MP4 dit avoir pris part, lui a donné l’opportunité de porter le «message du peuple» : «Laissons le CNSP conduire la transition avec la participation de toutes les forces vives de la Nation». Ce rassemblement, deuxième du genre, se tenait pendant qu’une délégation du CNSP, conduite par son président le colonel Assimi Goïta, participait à un mini-sommet de la CEDEAO sur notre pays à Accra, au Ghana. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous régionale ont maintenu leurs sanctions, tout en exigeant que la transition soit conduite par un président et un Premier ministre civils. Pendant ce temps à Bamako, le Mouvement du 5Juin-Rassemblemnt des dorces patriotiques (M5-RFP) s’est dit « disponible à œuvrer, de concert avec le Comité militaire et tous les Maliens épris de changement, pour la renaissance et la refondation du Mali ». Une minute de silence a été observée lors de ce meeting à la mémoire de l’ancien président du Mali, le général Moussa Traoré décédé mardi dernier. BD/MD (AMAP)

