Gao : Les communautés se consultent pour le retour au calme

Gao, 25 août (AMAP) Une rencontre s’est tenue dimanche, sous l’égide du gouverneur, le général de brigade, Sidiki Samaké, en vue de ramener le calme et la cohésion entre les communautés de la Région de Gao (songhoy, arabe, peulh et tamashek), dans le Nord du Mali, après des incidents qui ont fait trois morts et plusieurs blessés par balle, dans la nuit du jeudi au vendredi 21 août 2020, a constaté l’AMAP. C’était en présence du maire de la Commune urbaine de Gao Boubacar Dacka, et du premier vice-président de l’Autorité intérimaire régional, Zeïd Ag Mohamed. Dans son intervention, l’élu à Bourem, Mohamed Ould Matali, a remercié le gouverneur de Gao et l’ensemble de la population pour les efforts déployés dans la stabilisation de la région. Il s’est dit favorable à la création d’une commission ad-hoc qui fera des propositions au gouverneur. Le chef d’état-major du mouvement «Ganda-Izo», Ibrahim Issa Diallo, a souligné la nécessité d’associer toutes les communautés dans la résolution de la crise. Pour lui, la meilleure solution, c’est de dénoncer les malfaiteurs quelle que soit leur communauté. Le leader de la communauté arabe, Nema Ould Sidi Hamed, a laissé entendre que, pour la première fois, les Arabes ont senti que l’Armée malienne n’était pas à Gao uniquement pour une seule communauté. «Au cours des événements douloureux que nous avons vécus, les forces de défense et de sécurité ont sécurisé les personnes et leurs biens de toutes les communautés vivant à Gao», a-t-il témoigné. Quant au porte-parole de la jeunesse songhoy, Sidi Tonka Cissé, il a dénoncé les pillages des commerces, avant de demander aux autorités régionales de traquer les auteurs des actes qui compromettent le vivre ensemble dans la région. Après avoir condamné les événements douloureux, le gouverneur de la région a proposé des pistes de solutions parmi dont le désarmement de toutes les communautés. Selon le général Sidiki Samaké, une enquête est ouverte pour démasquer les auteurs de ces actes de vandalisme contre les commerces. Tout avait commencé lorsqu’un jeune homme a tiré à bout portant, en plein jour, sur un vigile montant la garde au centre commercial, devant un point de vente d’or au 6è quartier. Après son forfait, le malfaiteur a emporté l’arme de la victime. Dans sa fuite, il a été poursuivi par une foule et appréhendé au 7è quartier où il a été lynché. Ensuite, les magasins de commerçants ont été vandalisés, provoquant une tension vive dans la ville qui a connu des actes de violence. Après le déclenchement de ces évènements malheureux, les forces de défense et de sécurité sont intervenues pour maintenir le calme, avec le concours de la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unes pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de la force française Barkhane. AT/MD (AMAP)

Sortie de crise au Mali : L’architecture de la transition sera discutée entre Maliens (CNSP)

Bamako, 25 août (AMAP) Rien n’est encore arrêté pour la transition au Mali, son architecture sera décidée entre Maliens, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta a démissionné de son propre gré et n’est plus intéressé par le pouvoir. L’ancien président de la République peut être mis en sécurisé dans un endroit de son choix et pourra aller se soigner et revenir quand il veut. Un sommet de la Communauté économique des états d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) est prévu, vendredi, pour plancher sur l’évolution de la situation politique au Mali et, éventuellement, sur la levée ou l’allègement des sanctions. Voilà en gros, ce qui ressort des trois jours de discussions entre l’équipe de médiation de la CEDEAO conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, et les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Goodluck Jonathan devra rendre compte des résultats de sa mission aux chefs d’Etat qui se pencheront, mercredi, de nouveau sur la situation du Mali A l’issue de trois jours d’échanges, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et la délégation de la Communauté économique des états d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sont donc parvenus, mardi, à des avancées significatives. Aux environs de midi, le médiateur Goodluck Jonathan a fait son entrée dans la cour du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Auparavant, l’ancien président nigérian avait rencontré les membres de la Cour constitutionnelle. Une dizaine de minutes après son arrivée dans la cour du département en charge de la Défense, il sera rejoint par les membres du CNSP, avec à leur tête, le colonel Assimi Goïta. D’entrée de jeu, le porte-parole du Comité, le colonel-major Ismaël Wagué s’adresse à la presse pour démentir des rumeurs ayant circulé la veille concernant la transition. «Je tiens à préciser qu’à ce stade des discussions, avec l’équipe de médiation de la Cedeao, rien n’est décidé. A aucun moment, on n’a parlé de gouvernement à majorité militaire ou quoique ce soit», déclare-t-il, avant d’ajouter que toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement se fera entre Maliens avec les partis politiques, les groupes sociopolitiques, les syndicats, les groupes signataires, la société civile conformément à leur première déclaration. «Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans cette consultation massive», répétera le porte-parole du CNSP. Les membres du CNSP et l’équipe du médiateur se retrouvent alors dans la salle de réunion pour des discussions à huis clos. Après plus de deux heures d’échanges, Goodluck Jonathan et son équipe sortent de la salle. L’ancien président nigérian confie à la presse que les autorités militaires et la médiation se sont accordé sur un certain nombre de sujets. «Ce que nous faisons, c’est pour l’intérêt du Mali et de la CEDEAO parce que ce qui touche le Mali affecte le reste de la CEDEAO car les pays sont liés», a indiqué Goodluck Jonathan, rappelant que ce qui arrive au Mali n’est pas un cas propre et spécifique pour ce pays puisque c’est déjà arrivé ailleurs, dans l’espace de la CEDEAO. Et face à cela, l’organisation sous régionale utilise le même format et la même démarche pour traiter ces différentes questions. D’après lui, l’approche de l’organisation communautaire se fonde sur son Protocole additionnel sur la démocratie et la gouvernance. M. Jonathan a expliqué que la mission de la CEDEAO a d’abord voulu comprendre le point de vue du président démissionnaire à qui elle a rendu visite, avant la rencontre avec le CNSP. «Nous lui (Ibrahim Boubacar Keïta, ndlr) avons demandé qu’est-ce qu’il propose comme voie à suivre. Il nous a fait savoir qu’il a donné sa démission, qu’il n’a pas été contraint à le faire et qu’il n’a pas envie de revenir aux affaires non plus», a fait savoir Goodluck Jonathan, ajoutant que le souhait de l’ex président est une transition pour permettre au pays de retourner dans un régime civil le plus rapidement possible. SANS CONTRAINTE– Ensuite, le médiateur a déclaré que les échanges avec les autorités militaires ont porté sur la situation des détenus politiques. « L’autre question évoquée, a-t-dit, est la structure et la durée de l’équipe de gouvernement intérimaire ». « Les deux parties ont échangé sur le Protocole de la CEDEAO et Goodluck Jonathan » a précisé que l’organisation sous régionale ne viendra rien imposer au peuple malien. «Que ce soit un gouvernement élu ou transitoire, la décision revient au peuple malien. Mais le devoir de la CEDEAO est de faire comprendre à tous qu’il y a un protocole qui régit la Région. Et lorsqu’on se trouve dans une situation anormale, ce protocole s’applique», a expliqué Goodluck Jonathan qui rendra compte aux chefs d’Etat de la CEDEAO, vendredi, lors d’un sommet. De son côté, le colonel-major Ismaël Wagué a confirmé que l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta a clairement dit qu’il a démissionné sans contrainte. Le porte-parole du CNSP a révélé que l’ancien chef de l’Etat s’est dit soulagé d’avoir démissionné et a remercié les militaires qui sont venus le sécuriser pour qu’il ne soit pas violenté par la population qui était excitée contre lui. D’après le colonel-major Wagué, Ibrahim Boubacar Keïta a, également, assuré qu’il n’a aucune intention de revenir au pouvoir. « La CEDEAO a demandé que les conditions de détention d’Ibrahim Boubacar Keita soient allégées et qu’il soit autorisé à aller se soigner parce qu’il doit faire des contrôles médicaux », a-t-il précisé. «Ce point a été accepté, donc il (Ibrahim Boubacar Keïta) peut être sécurisé dans un endroit de son choix et il pourra aller se soigner et revenir quand il veut», a fait savoir Ismaël Wagué, ajoutant que la CEDEAO a garanti son retour, en cas de besoin. « Le troisième point des discussions, a-t-il souligné, a concerné les conditions de sécurisation des autres personnes à la disposition du CNSP. «Nous avons dit que l’état actuel de la situation nécessite qu’ils soient sécurisés. Nous allons voir l’évolution de la situation et leur relaxe va

Mopti : Dissémination des résultats de l’enquête nutritionnelle anthropométrique et de mortalité Smart 2019

Mopti, 25 août (AMAP) Les travaux de l’atelier de dissémination des résultats de l’enquête nutritionnelle anthropométrique et de mortalité rétrospective SMART 2019, ont pris fin vendredi à Mopti, sous la présidence de  Mme Dembélé Fatoumata Dembélé, présidente de la Fédération régionale des associations de santé communautaire (FERASCOM), , a constaté l’AMAP. Il s’agissait de disséminer les résultats de l’enquête nutritionnelle SMART dans la région de Mopti et de façon spécifique s’agissait de présenter les résultats de l’Enquête nutritionnelle,  de partager le rapport définitif de l’enquête avec l’ensemble des acteurs et d’échanger sur le contenu pour une meilleure appropriation. Réalisée dans le cadre d’un protocole d’accord signé entre la direction générale de la statistique, de l’habitat et de la population (DGSHP/DN), l’INSTAT et les partenaires techniques et financiers (UNICEF, PAM, OMS et FAO), cette enquête a concerné toute les régions et le district de Bamako. Son objectif était d’apprécier la situation nutritionnelle des enfants âgés de     0-59 mois et celle des femmes âgées de 15-49 ans, et de déterminer les taux de décès dans la population en générale et chez les enfants de moins de 5 ans afin de contribuer à une meilleure prise en charge des problématiques nutritionnelles au Mali. Des résultats de l’Enquête présenté par Dr Aliou Bagayoko de la direction générale de la santé et de Mme Traoré Fatoumata Traoré de l’INSTAT,  sur la base des standards de l’OMS, il ressort une situation de précarité par rapport à l’insuffisance pondérale et la malnutrition chronique au Mali avec un taux national respectivement de 18,1% et 26,1%. Dans le domaine, la région de Mopti est en situation sérieuse avec un taux d’insuffisance pondéral de 20,1% et 34,6% pour la malnutrition chronique. S’agissant du taux de prévalence de la malnutrition aigüe, Mopti a enregistré 7,8% en 2018 contre 7,6% en 2019 ; le taux brut de mortalité (TBM) dans la population générale de la région est 0,12% et le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 0,17% selon l’enquête SMART. De la présentation, il ressort que la situation de l’alimentation des enfants de 6 à 23 mois reste préoccupante avec 89,4% d’entre eux qui n’avaient pas eu un régime alimentaire minimum acceptable la veille de l’enquête. Il ressort également que les femmes en âge de procréer sont également affectées par la malnutrition sous ses 2 formes dont la maigreur avec 8,6% et le surpoids 33,9% et une disponibilité peu satisfaisante du sel iodé dans les ménages estimé à (65%). A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, le renforcement des interventions de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant dans toutes ses composantes (interventions spécifique et sensible à la nutrition); la poursuite de la mise à l’échelle des Groupes de Soutien aux Activités de Nutrition (GSAN) et dynamiser les GSAN existants (DGSHP/SDN)et le renforcement de la supervision des activités de collecte des données SMART dans les régions en crise pour améliorer la qualité des données. Pour réussir les futures enquêtes, les participants ont suggéré des enquêtes désagrégées pour prendre en compte les disparités et les spécificités des districts sanitaires. La rencontre de cette 9ème  enquête SMART depuis 2011 au Mali réalisée du 31août au 29 septembre 2019 a regroupé le personnel de la direction régionale de la santé, du développement social et de l’économie solidaire, l’ensemble des médecins chefs des districts sanitaires de la région, les organisations de la société civile et les partenaires. DC/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 6 nouveaux cas positifs enregistrés dimanche

Bamako, 25 août (AMAP) Six  (6) nouveaux  cas positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés dimanche au Mali, portant le nombre total de la contamination à 2705 dont 2018 guérisons et 125 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent  que les 6 nouveaux cas enregistrés, 2 cas ont été découverts à Mopti, 1 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 314 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Médiation de la CEDEAO au Mali : Des avancées notables, en attendant le sommet de vendredi

Bamako, 24 août (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, a achevé, lundi, son ultime round de discussion sur des avancées dans la médiation de l’organisation régionale pour le règlement de la crise malienne. Au soir du troisième jour de négociations avec le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), M. Jonathan a déclaré que des avancées notables sont enregistrées même s’il existe encore quelques points de désaccord. \ Il a promis de rendre compte aux chefs d’Etat qui se réuniront en sommet, vendredi, pour plancher sur l’évolution de la situation politique au Mali et, éventuellement, sur la levée ou l’allègement des sanctions. « Ce que nous faisons, c’est pour l’intérêt du Mali et de la CEDEAO parce que ce qui touche le Mali affecte le reste de la CEDEAO car les pays sont liés », a indiqué Goodluck Jonathan. Pour sa part, le porte-parole du CNSP, colonel Ismael Wagué a déclaré : « Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans une consultation massive ». Pour le colonel Wagué, « l’architecture finale de la transition sera discutée et définie entre nous (Maliens) », démentant ainsi les informations faisant état de discussions sur la transition, sa durée, la composition du gouvernement… « Je tiens à préciser qu’à ce stade des discussions avec l’équipe de médiation de la CEDEAO, rien n’est décidé. A aucun moment, on n’a parlé de gouvernement à majorité militaire. Toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement, se fera entre Maliens, avec les partis politiques, les groupes sociaux-politiques, les syndicats, les groupes signataires, la société civile, conformément à notre première déclaration », a insisté le colonel major Wagué. La délégation de la CEDEAO est arrivée samedi à Bamako et s’est entretenue, a plusieurs reprises, avec les dirigeants du CNSP, mis en place par les militaires pour diriger le pays. Les envoyés ouest africains se sont rendus ensuite, à Kati, ville-garnison sur les hauteurs de Bamako d’où est partie la mutinerie devenue coup d’état, pour voir les responsables civils et militaires détenus par les militaires, parmi lesquels le chef de l’État déchu et son Premier ministre, Boubou Cissé. DD/MD (AMAP)

Durée de la transition au Mali : Démenti du Comité national pour le salut du people (CNSP)

« Nous avons été surpris d’appendre sur certains médias des déclarations qui parleraient de discussions par rapport à la transition, au gouvernement ainsi de suite. Je tiens à préciser qu’à ce stade des discussions avec l’équipe de médiation de la CEDEAO, rien n’est décidé. A aucun moment, on n’a parlé de gouvernement à majorité militaire ainsi de suite. Toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement, se fera entre Maliens, avec les partis politiques, les groupes sociaux-politiques, les syndicats, les groupes signataires, la société civile, conformément à notre première déclaration. Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans cette consultation massive. A ce stade des discussions, rien n’est décidé avec l’équipe de médiation de la cédéao », a déclaré le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du CNSP avant le début de la nouvelle séance de négociations avec la CEDEAO.

Réconcilier les Maliens : La nouvelle mission que se donne l’imam Mahmoud Dicko

Par Issa DEMBELE Bamako, 24 août (AMAP) L’autorité morale du mouvement de contestation qui a fini par avoir raison du régime du président Ibrahim Boubacar Keïta, l’Imam Mahmoud Dicko, se donne un nouveau challenge : prêcher la réconciliation des cœurs et des esprits des Maliens. Lors du meeting du Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), pour remercier le peuple et célébrer la victoire sur le régime déchu », vendredi après-midi, lors d’un meeting à Bamako, l’Imam Dicko, devant une foule immense massée à la Place de l’Indépendance et après plusieurs allocutions de responsables du M5-RFP, a annoncé qu’il « retourne dans sa mosquée », où il dirige les prières quotidiennes et d’où il pèsera de tout son poids pour réconcilier les Maliens. Pour la caution morale de l’opposition à l’ancien pouvoir, sa mission est finie. Pour cet imam, qui, bille en tête, avait attaqué le régime de l’ex président, Ibrahim Boubacar Keita, (IBK), le nouveau challenge est d’éteindre le feu qui décime les Régions de Mopti et de Ségou, dans le Centre du Mali. Une course de vitesse sur le long terme alors que la maison brûle. A propos de cette crise sécuritaire dans le Centre du Mali, il a lancé « un appel à tous les Peuhls ayant pris les armes, quelles que soient les raisons, de les déposer ». « Je demande la même chose aux Dogons, à la CMA (Ndlr, Coordination des mouvements de l’Azawad, ex rébellion touarègue), entre autres…Il faut qu’on s’entende pour l’intérêt de notre Nation. Ce pays appartient à nous tous  », a-t-il dit. Un message qu’il souhaite porter dans les jours à venir sur le terrain, en compagnie des leaders de toutes les confessions religieuses du Mali. L’imam Dicko a, aussi, révélé qu’il nourrit l’ambition de mener une médiation à l’intérieur du Mali pour que la paix revienne. « Je me propose, avec mon jeune frère Chérif Ousmane Madani, mon frère Cardinal Jean Zerbo et d’autres personnalités du Mali, sous la bénédiction du Chérif de Nioro, de faire une tournée dans le Nord et le Centre du pays et partout ailleurs au Mali pour la cause de la paix », a-t-il dit. Il a demandé au peuple malien de pardonner à l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). « Je voudrais vous dire de pardonner à mon grand frère », a déclaré Dicko. Selon lui, le Mali est une Nation de non-violence et pas de vengeance. « Je souhaite qu’on mette de côté le bâton de la vengeance au profit de celui de l’entraide, du travail. Nous devons nous donner la main dans notre fraternité exemplaire », a prêché l’Imam. « On est tous des Maliens. On doit se pardonner, se donner la main, chasser les démons de la division… », a-t-il plaidé, avant de dénoncer les actes de pillages de biens publics et privés lors des manifestations du 18 août dernier. Ce n’est pas la première fois que Mahmoud Dicko met un pied dans le champ politique. Celui qui apparaît désormais comme l’homme du recours face aux échecs des gouvernants, avait, il y a une dizaine d’années, fait capoter un projet de réforme du Code de la famille. En 2019, il a mis la pression sur le gouvernement, qui a abandonné son projet de manuel scolaire d’éducation sexuelle. L’imam Mahmoud Dicko a annoncé qu’il s’investira désormais sur le terrain de la réconciliation des cœurs et des esprits, avec en ligne de mire, juguler la crise sécuritaire qui menace l’existence même du Mali, depuis longtemps. ID/MD (AMAP)

Mali : Les militaires pour une transition de 3 ans dirigée par un des leurs et une libération de l’ex président Keïta » (Agences étrangères)

Bamako, 23 août (AMAP) Les militaires au pouvoir au Mali souhaiteraient mettre en place un organe de transition dirigé par un militaire, pour une période de trois ans, et aurait accepté une libération de l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta qui pourrait retourner dans sa résidence personnelle, ont indiqué dimanche soir des sources de la CEDEAO et du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), citées par des agences de presse internationale.  « La junte a affirmé qu’elle souhaite faire une transition de trois ans pour revoir les fondements de l’État malien. Cette transition sera dirigée par un organe présidé par un militaire, qui sera en même temps chef de l’État », a indiqué à l’AFP une source au sein de la délégation ouest-africaine à Bamako. Un responsable militaire a confirmé à l’AFP « les trois ans de transition avec un président militaire et un gouvernement en majorité composé de militaires ». Selon la même source, le CNSP a donné son accord pour libérer l’ancien président qu’il détient depuis le coup d’Etat de mardi, « qui pourra repartir à son domicile » de Bamako. « Et s’il souhaite voyager pour des soins, il n’y a pas de problème », a également indiqué la source de la CEDEAO. Quant au Premier ministre Boubou Cissé, arrêté en même temps que le président Keïta et détenu dans le camp militaire de Kati, dans la banlieue de la capitale, « nous avons obtenu de la junte qu’elle accepte qu’il soit dans une résidence sécurisée à Bamako », a ajouté ce responsable ouest-africain. Un membre de la junte a confirmé à l’AFP « les trois ans de transition avec un président militaire et un gouvernement en majorité composé de militaires », ainsi que les décisions concernant le président Keïta et son Premier ministre. MD (AMAP)

Echanges délégation de la CEDEAO et CNSP : Des compromis mais les discussions se poursuivent lundi

Bamako, 23 août (AMAP) La délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) sont parvenus, dimanche, à des points de compromis mais poursuivront leurs discussions, lundi, a déclaré le médiateur de l’organisation sous régionale, l’ancien chef d’Etat nigérian, Goodluck Jonathan. « Nous avons pu nous entendre sur certains points, mais pas encore sur l’ensemble des points de discussions », a dit à la presse M. Jonathan, au deuxième jour de sa mission, au sortir de la rencontre qui a duré toute la journée au ministère de la Défense et des anciens Combattants. Le porte-parole du CNSP, le colonel-major Ismaël Wagué, a abondé dans le même sens. « On a eu des points de compromis sur certains aspects. Et la négociation va continuer demain », s’est-il brièvement adressé à la presse. Le chef de la délégation de la CEDEAO a laissé entendre que l’organisation sous régionale ainsi que le CNSP veulent, tous, que le Mali aille de l’avant. Cependant, il a déclaré qu’ils n’ont pas pu se mettre d’accord sur certains sujets qu’il n’a pas précisés. Encore moins les points d’accord. Cette deuxième rencontre n’a pas permis aux deux parties de s’entendre sur tous les points. Après une journée d’échanges, elles ont décidé de reprendre le dialogue lundi. La délégation de la CEDEAO, conduite par Goodluck Jonathan et arrivée, au Mali, samedi, avec pour objectif de constater l’évolution de la situation politique dans le pays marquée par la démission, mardi, de l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta, prolongera donc son séjour. Par ailleurs, l’envoyé de la CEDEAO a estimé que l’élément important pour eux dans « des situations du genre est de savoir comment, stratégiquement, avancer et sortir de l’impasse ». « Donc, on peut toujours discuter, débattre de la voie à suivre, pour savoir quelle situation trouver et mettre d’accord toutes les parties prenantes », a-t-il ainsi soutenu. Selon le programme, les discussions approfondies entre la mission de la CEDEAO et le CNSP pour sortir le Mali de l’impasse devraient prendre fin lundi et au ministère de la Défense et des anciens Combattants afin que notre pays sorte de l’impasse. Les chefs d’État de la CEDEAO se réuniront, en principe, mercredi 26 août prochain, par visioconférence sur le Mali. Le rapport de mission sous régionale à Bamako doit leur servir de base à d’éventuelles décisions sur la crise malienne. OD/MD

Des manifestants contre le coup d’État militaire exigent la libération d’IBK

Bamako, 23 août (AMAP) Une centaine de manifestants, partisans du président démissionnaire, Ibrahim Boubacar Keita, se sont regroupés, samedi matin, sur l’esplanade de la Bourse de travail de Bamako pour « exiger sa libération et le retour à l’ordre constitutionnel », a constaté l’AMAP. Sur les banderoles des manifestants accrochés, on pouvait lire des slogans favorables au régime déchu : « le Peuple dit oui à la paix », « IBK Mali-Kanu dit Oui à IBK » ou encore « Non au coup d’État ». Pendant au moins une heure, les manifestants dirigés par certains leaders de mouvements et plateformes de soutien à l’ex président IBK ont dénoncé son arrestation avec des slogans hostiles aux membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Les manifestants qui, selon toute vraisemblance, ne disposaient pas d’autorisation de manifester, ont reçu l’ordre de la police de continuer la manifestation dans l’enceinte de la Bourse de travail. Les manifestants ne s’y sont pas pliés. « La CEDEAO est dans son rôle de demander le rétablissement de l’ordre constitutionnel, le retour de la stabilité démocratique. Elle est dans son droit de demander la libération du président de la République », a déclaré Ibrahim Tamega, président du Mouvement Mali Denw. Selon le jeune leader, « le président IBK, le Premier ministre Boubou Cissé, le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné ainsi que tous les hauts cadres et personnalités du Mali qui se trouvent entre les mains des putschistes sont, aujourd’hui, séquestrés à Kati ». « Nous exigeons haut et fort, sans ambiguïté, leur libération sans conditions. Nous demandons à la communauté internationale d’agir pour la justice, la légalité et le droit », a lancé Ibrahim Tamega, soulignant que le Mali est un héritage commun. La manifestation n’a pas duré longtemps car des groupes de jeunes venus du côté opposé de la Bourse de travail, précisément du quartier de Bolibana, ont commencé à huer les manifestants qui n’ont pas hésité à riposter. S’en suivirent des jets de cailloux et de pierres entre les deux groupes qui seront, tous, dispersés à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre. AT/MD (AMAP)