Sortie de crise au Mali : Discussions prometteuses entre le médiateur de la CEDEAO et le CNSP
Bamako, 23 août (AMAP) Une mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est arrivée, au Mali, samedi, avec pour objectif de constater l’évolution de la situation politique dans le pays marquée par la démission, mardi, de l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta,. La délégation conduite par l’ancien chef d’Etat nigérian, Goodluck Jonathan, a été accueillie à l’aéroport international président Modibo Keita par le 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), colonel Malick Diaw, le porte-parole du Comité, colonel-major Ismaël Wagué et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Boubacar Gouro Diall. A son arrivée, le médiateur de la CEDEAO pour le Mali s’est dit confiant pour la bonne tenue des échanges avec le CNSP et pour parvenir à un consensus qui tiendra compte du bonheur des Maliens. Selon M. Jonathan, « le Mali est dans cette impasse politique depuis quelques temps et c’est (sa) quatrième visite (dans notre pays) dans le cadre de cette crise ». LE BIEN POUR LE PEUPLE MALIEN – Après la visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, a-t-il souligné, il lui a été demandé « de venir à Bamako voir ce qui peut être fait de façon collégiale parce que la CEDEAO suit de près ce qui se passe au Mali et veut le meilleur » pour le pays. « Nous sommes là pour échanger avec les parties prenantes et je crois qu’à la fin des rencontres, nous allons trouver quelque chose de bien pour le peuple malien », a-t-il indiqué, ajoutant que cela arrangera la CEDEAO et la communauté internationale. Après l’aéroport, la délégation de la CEDEAO accompagnée par les membres du CNSP s’est dirigée vers l’hôtel où le médiateur a pris ses quartiers. Là, M. Jonathan a eu une séance de briefing avec les représentants de l’Union africaine (UA) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Selon le programme, il devrait, aussi, discuter avec les ambassadeurs des Etats membres de la CEDEAO. Mais rien n’a filtré sur ces rencontres. Dans sa recherche de solution à la crise, le médiateur de la CEDEAO a, ensuite, rencontré les membres du CNSP au ministère de la Défense et des Anciens combattants. Le président du CNSP, le colonel Assimi Goïta, a pris part à ces échanges avec d’autres membres de son équipe, notamment le colonel Malick Diaw et le colonel-major Ismaël Wagué. Les discussions ont, essentiellement porté sur l’évolution de la situation politique après le changement de régime, la dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement, ainsi que de l’arrestation de plusieurs personnalités civiles et militaires, dans le cadre de l’intervention des militaires. « IBK SE PORTE BIEN » – Ces échanges, qui se sont déroulés à huis clos, ont aussi porté sur les pistes de sortie de crise dont la libération du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta. A l’issue de la rencontre, des sources dignes de foi ayant assisté aux échanges, ont confié que le médiateur de la CEDEAO a salué les militaires pour avoir éviter une effusion de sang. Après le ministère de la Défense et des Anciens combattants, l’ancien président nigérian s’est rendu à Kati pour rencontrer le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta. De retour du camp Soundiata Keïta de la ville garnison de Kati, Goodluck Jonathan a déclaré à la presse que les discussions se passent bien avec les membres du CNSP et il garde espoir. Il indiqué avoir pu voir Ibrahim Boubacar Keïta qui se porte bien. Le porte-parole du CNSP, colonel-major Ismael Wagué, sans donner de détails, a ajouté, pour sa part, que les discussions avec la CEDEAO se passent bien. DD/MD (AMAP)
La mission de la CEDEAO a rencontré les militaires du CNSP et l’ex président IBK (sources maliennes)
Bamako, 22 août (AMAP) Une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par l’ex président nigérian, Goodluck Jonathan, est arrivée samedi à Bamako, au Mali, et s’est entretenue avec les dirigeants du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), mis en place par les militaires pour diriger le pays, ont indiqué des sources maliennes. Selon les mêmes sources, la délégation ouest africaine a, également, rencontré le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta, poussé par les militaires à se retirer du pouvoir, mardi dernier. Dans l’après-midi, la délégation s’est entretenue, au ministère malien de la Défense et des anciens Combattants, pendant une trentaine de minutes avec les dirigeants du CNSP dont son président, le colonel Assimi Goïta. Les envoyés de la CEDEAO sont repartis sans aucune déclaration. A son arrivée, Goodluck Jonathan, qui effectue son quatrième ainsi voyage au Mali, depuis le début de la crise socio-politique qui secoue ce pays, s’est dit confiant et a espéré des discussions qui permettraient d’aboutir à « quelque chose de bon pour le pays, pour la CEDEAO et pour la communauté internationale ». Les envoyés ouest africains se rendront, ensuite, à Kati, ville-garnison sur les hauteurs de Bamako d’où est partie la mutinerie devenue coup d’état, pour voir les responsables civils et militaires détenues par les militaires, parmi lesquelles le chef de l’État déchu et son Premier ministre, Boubou Cissé. Parmi la quinzaine de hauts responsables, il y a aussi le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, et le chef d’état-major de l’armée, le général Abdoulaye Coulibaly. Selon son programme, la délégation ouest africaine rencontrera, dimanche matin, les ambassadeurs au Mali des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (France, États-Unis, Russie, Royaume-Uni et Chine). A la suite d’un sommet par visioconférence, jeudi, trois jours après le coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, les dirigeants de l’organisation ouest africaine ont annoncé l’envoi « immédiat » d’une délégation à Bamako. « Nous demandons le rétablissement du président Ibrahim Boubacar Keita en tant que président de la République », a déclaré le chef de l’État nigérien, Mahamadou Issoufou, qui assure la présidence de la CEDEAO, à la fin du sommet virtuel. « Nous décidons de dépêcher immédiatement une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel », a-t-il ajouté. MD (AMAP)
Meeting du M5-RFP: Une ambiance de victoire !
Par Oumar DIAKITE Bamako, 22 août (AMAP) Le rassemblement du vendredi du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques) a été différent des précédents de par l’ambiance, l’organisation, la présence remarquée des forces de sécurité et, surtout, la grosse équipe de la protection civile déployée sur les lieux où régnait la liesse. Pour ceux qui sont venus du Quartier du Fleuve à l’intersection des anciens locaux du ministère de l’Economie et des Finances, le constat était frappant. Des éléments de maintien d’ordre régulaient la circulation à ce carrefour dès 14 heures. C’était le même dispositif sur la voie du côté Est du Monument de l’indépendance. Moins ordinaire. Du moins comparativement aux autres manifestations du M5-RFP. Sur le Boulevard de l’Indépendance, dans les deux sens, des pick-up de la gendarmerie et de la garde nationale avec des éléments qui assuraient la sécurité des manifestants. Une présence très remarquable des forces de l’ordre. Ils étaient même parmi les militants. D’autre part, le changement apporté à l’organisation a surpris plus d’un. Cette fois-ci, seuls ceux qui détenaient une carte d’invitation ont eu accès aux alentours de la loge, sous le monument. Des grilles délimitaient le passage pour l’accès à cette place. L’entrée, habituellement réservée aux journalistes et autres animateurs des réseaux sociaux, était condamnée. Les hommes de médias, nationaux et internationaux, ont été dirigés vers un autre accès, en face du podium. Des drones survolaient la foule. Le podium avait pris une autre disposition. Il a été superposé. Il y avait une loge au milieu, en hauteur, réservée aux leaders et deux autres sur les ailes, un peu en contrebas, consacrées aux personnalités du deuxième rang. Près du podium, d’autres militants assis sur des chaises regardaient l’écran géant, vers le côté sud du monument, qui diffusait l’image des intervenants. L’installation de cet écran a été aussi une innovation. Des éléments de la sécurité civile étaient présents dans cette zone. Ils portaient des gilets orange, pour certains, et des brassards, pour d’autres. Sur cette place, s’étaient regroupés des hommes enturbannés, regroupés dans la Plateforme du 10 juillet et membres de la Coordination des mouvements et associations de soutien à l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS), venus de Tombouctou. « Nous faisons confiance au Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Cette révolution du peuple malien est légitime et nous souhaitons qu’elle aboutisse aux aspirations », espère Chiaka Sylla. EUPHORIE – Les manifestants étaient de tous les âges. Des vuvuzelas agressaient les tympans. Le préposé à l’animation jouait la musique d’artistes révolutionnaires comme Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondi, des rappeurs locaux. Des morceaux des artistes maliens, comme Djénéba Seck, sur la gloire du peuple et la bravoure de l’armée sont joués, rejoués. Les manifestants n’ont pas pu tenir sur place. Ils ont dansé, joué et ont fait les chœurs, les bras en l’air. Tout ce monde s’est émerveillé. « C’est une cérémonie de célébration de notre victoire, celle du peuple malien débout et digne », s’est réjoui un quinquagénaire, emporté par l’ambiance. Dans l’euphorie, nous avons rencontré Mme Kéita Astan Kéita, la dame qui a toujours apporté de la nourriture, gratuitement, aux manifestants lors des précédentes mobilisations de M5-RFP ». Vendredi, « il n’y a pas eu de distribution de riz au gras, nous a-t-elle informé. « J’ai appris que le M5-RFP va égorger 20 à 30 bœufs pour les manifestants. C’est pourquoi, je n’ai pas fait de plat aujourd’hui », s’est justifié Mme Kéita. Par ailleurs, un des vieux slogans de l’Imam Dicko défiant le désormais ex-président IBK était rejoué pour galvaniser la foule. C’était une ambiance de concert live, avec des cris de joie. Tout a été fait dans ce sens. Les manifestants répétaient, avec le maitre de cérémonie, des slogans comme :« Boua ya bla ! Aya bla ! Aya bla ! » (Le Vieux a lâché le pouvoir). A l’entame des interventions des leaders, tout le monde a chanté l’hymne national du Mali. L’arrivée de la délégation du CNSP a enthousiasmé le public davantage. Tous les regards se sont tournés vers le cortège d’une dizaine de pick-up lourdement armés de ces invités surprise. Ils ont rejoint la loge sous les vivats. Les applaudissements ont d’ailleurs résonné tout au long du meeting et, surtout, chaque fois qu’un intervenant faisait des déclarations contre le régime déchu ou la CEDEAO. Les acclamations ont été encore plus fortes lorsque l’Imam Mahmoud Dicko est arrivé au pupitre. Côté messages, les banderoles affichaient entre autres : « Vive le Mali ! Vive le CNSP », « Le peuple débout soutient le CNSP pour un Mali nouveau », « Jeunes du Mali, soutenons et faisons soutenir le CNSP », « Imam Dicko, Papa national et nouvel héro du Mali », « Libérez l’honorable Soumaila Cissé : ensemble nous pouvons ! ». Une seule petite fausse note ! Sous le podium, avant le début des discours, des jeunes très remontés lançaient des injures à l’encontre de Kaou N’Djim. Ils accusaient Kaou N’Djim d’avoir fait descendre un de leurs responsables de la loge officielle. « C’est maintenant qu’il agit de la sorte…où était-il le jour où on a tiré sur nous à l’ORTM…On se verra après le meeting », menace un jeunes très excité. En outre, tout s’est arrêté, un moment, alors que les représentants du CNSP sont sur scène, parce que le podium ne pouvait plus contenir le monde. MALAISES ET BLESSÉS – Le soleil de ce vendredi après-midi était ardent. Pourtant, des gens sont restés sur place plus de deux tours d’horloge. Cet état de fait a poussé les des manisfestatnts à demander de l’eau à boire. Plusieurs personnes ont souffert de la chaleur et, surtout, de la longue attente, debout. La direction régionale de la protection civile du District de Bamako avait déployé une équipe à la hauteur du danger. Le directeur régional, colonel Adama Diatigui Diarra, était, lui-même, sur le terrain pour aider et motiver ses éléments. Plus de dix véhicules de la protection civile, une ambulance médicalisée et un véhicule de commandement étaient mobilisés pour assurer les interventions. Selon le directeur régional, une centaine d’hommes a été déployée. Certains éléments ont opéré sous le monument, près du podium, d’autres vers le côté nord et l’ambulance médicalisée était
Championnat de football du Mali : Le Stade malien termine en beauté
Bamako, 22 août (AMAP) Après cinq mois d’interruption pour cause de crise sanitaire du Civid19, le championnat national de football a repris, vendredi, avec la 22è et dernière journée de la phase de poule. En déplacement à Mopti, le Stade malien s’est imposé devant l’AS Sabana (2-1). Leaders incontestés de la poule B, les Blancs, déjà qualifiés pour le Carré d’as, comptent désormais 54 points tandis que l’AS Sabana reste bloquée à 11 unités et va jouer les play-off pour le maintien. La 22è journée se poursuit, samedi et dimanche. Mais l’incertitude plane sur plusieurs matches, notamment AS Police-Djoliba, COB-USC Kita, Avenir AC-Nianan. Certains clubs refusent de prendre part à la suite de la compétition. Ils dénoncent des irrégularités dans la mise en place des Commissions indépendantes de la Femafoot. LS/MD (AMAP)
Championnat de football du Mali : La reprise
Bamako, 22 août (AMAP) Après cinq mois d’interruption pour cause de la maladie à coronavirus, le championnat national reprend ses droits cet après-midi avec les rencontres de la 22è et dernière journée de la phase de poules. Des confrontations d’autant plus importantes qu’elles permettront de connaître le nom des deux dernières équipes qualifiées pour le Carré d’as et des huit équipes qui disputeront les play-offs pour le maintien dans l’élite. Deux équipes ont déjà validé leur ticket pour le Carré d’as. Il s’agit du Djoliba, premier de la poule A avec 51 points et du Stade malien, leader de la poule B avec 51 points. Les deux derniers tickets se jouent entre le Réal (2è, 37 points), l’AS Police (3è, 36 points), le CSD (4è, 35 points) dans la poule A et le COB (2è, 36 points) et Yeelen olympique (3è, 36 points) dans la poule B. Parmi les huit équipes qui doivent disputer les play-offs, on connaît déjà le nom de six formations. Pour la poule A, il y a Avenir de Tombouctou (10è, 19 points), Mamahira AC de Kati (11è, 15 points) et AS Performance (12è, 13 points), alors que les élus de la poule B ont pour nom le CSK (9è, 17 points), l’AS Sabana de Mopti (10è, 11 points) et l’US Bougouni (11è, 11 points). Les deux autres tickets pour les play-offs se jouent entre le Nianan (7è, 25 points), l’ASB (8è, 24 points), le Sonni AC (9è, 23 points) dans la poule A; l’Usfas (6è, 24 points), Asom (7è, 23 points) et l’AS Black Star (8è, 21 points) dans la poule B. Au total, 11 rencontres sont au programme de la 22è journée dont 6 à Bamako. La rencontre la plus attendue est sans doute celle qui opposera le Réal, 2è de la poule A avec 37 points et LC. BA (5è, 34 points) samedi 22 août au stade du 26 Mars. Cette rencontre est placée sous le signe de la revanche pour le Réal qui a été battu 1-0 à l’aller par les Tigres du président Sékou Diogo Keïta (but de Mohamed B. Traoré). Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, le technicien ivoirien des Scorpions, Yélato Silué a été limogé et remplacé par Kamel Djabour, ancien entraîneur du Djoliba. Pour cette rencontre, le Réal doit impérativement gagner pour être sûr de participer au Carré d’as, ce qui n’est pas le cas pour les Tigres de Lafiabougou. En effet, LC. BA doit gagner contre le Réal et en même temps compter sur les défaites de l’AS Police et du CSD face, respectivement au Djoliba et à l’AS Performance, pour décrocher le précieux sésame. C’est dire que les joueurs de la Commune IV ne sont pas maîtres de leur destin, contrairement aux Scorpions qui doivent simplement gagner pour disputer le Carré d’as. Le troisième prétendant au précieux sésame s’appelle l’AS Police qui sera face au Djoliba, demain au stade Mamadou Konaté. Si les Policiers (3è) s’imposent et qu’en même temps LC. BA l’emporte face au Réal, ils passeront devant leurs concurrents directs et valideront leur ticket pour le Carré d’as. Tout reste donc possible pour les trois formations et bien malin qui pourra dire laquelle des trois disputera la deuxième phase du championnat. La rencontre qui opposera l’USC Kita (2è) et le COB (5è), samedi au stade Mamadou Konaté est également une belle affiche. Si l’équipe de la capitale de l’Arachide n’a rien à perdre dans cette rencontre, ce n’est pas le cas des Olympiens qui ont impérativement besoin d’une victoire pour se qualifier pour le Carré d’as. Au match aller, les Olympiens s’étaient fait surprendre 1-0 à Kita. L’autre choc opposera Yeelen olympique (3è, 36 points) et l’USFAS, (6è, 24 points). Un succès de Yeelen olympique conjugué avec une déconvenue du COB devant Kita, propulsera l’équipe de la Commune II au Carré d’as. Pour les autres rencontres, l’AS Sabana défiera le Stade malien cet après midi au stade Baréma Bocoum de Mopti, demain le Sonni AC et Avenir AC recevront, respectivement Mamahira AC et le Nianan dans des matches délocalisés à Mopti. A Koulikoro, l’AS Performance en découdra avec le CSD, tandis que l’AS Bakaridjan s’expliquera avec l’ASB au stade municipal de Barouéli. Les deux dernières rencontres de cette 22è journée opposeront l’AS Black star et l’US Bougouni d’une part et d’autre part, les Onze Créateurs et le CSK. Vendredi 21 août au stade Baréma Bocoum AS Sabana-Stade malien : 1-2 Samedi 22 août au stade Baréma Bocoum 15h30 : Sonni AC-Mamahira AC 18h : Avenir AC-Nianan Au stade Mamadou Diarra. H 15h : AS Performance-CSD Au stade de Barouéli 15h : AS Bakaridjan-ASB Au stade Mamadou Konaté 15h : AS Police-Djoliba 17h : COB-USC Kita Au stade du 26 Mars 15h : Réal-LC. BA 17h : Yeelen olympique-Usfas Dimanche 23 août au stade Mamadou Konaté 15h : Black star-US Bougouni 17h : Onze Créateurs-CSK NB : Le Collectif des ligues et clubs majoritaires de la Fédération malienne de football (CLCM) a décidé de ne pas participer au championnat et l’incertitude plane sur la tenue de certains matches. BT/MD (AMAP)
Après le coup d’État : Le M5-RFP souhaite « une transition civile » pour un « Mali nouveau »
Bamako, 22 aout (AMAP) Les leaders du Mouvement du 5-Rassemblement de forces patriotiques (M5-RFP) ont animé, vendredi, un meeting à la Place de l’indépendance, à Bamako, au cours duquel Choguel Kokalla Maiga, membre du Comité stratégique du mouvement, a appelé de tous ses vœux « une transition civile » pour « un Mali nouveau ». Dans une longue intervention, il a fustigé l’attitude de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui a imposé au Mali des sanctions économiques. Selon lui, d’autres conventions internationales, ratifiées par le Mali, interdisent la fermeture des frontières à un pays continental. Après deux mois de lutte politique à travers meetings, tractations et réunions stratégiques, le M5-RFP estime que le combat est gagné. Mardi dernier, un groupe de militaires ont, à partir de la garnison de Kati, mené et réussi un coup d’État. Dans la foulée, des personnalités de premier rang du régime déchu sont mis aux arrêts, y compris le président Ibrahim Boubacar Keita et le Premier ministre d’alors Boubou Cissé ainsi que certains ministres. Les arrestations se poursuivent, selon les médias locaux. C’est dans cette ambiance d’euphorie que le M5-RFP, mouvement de contestation animé par des religieux (l’imam Mahmoud Dicko) et des politiques (Choguel Kokalla Maiga, Montaga Tall, Cheick Oumar Sissoko …), a « fêté la victoire » vendredi. AC/MD (AMAP)
Mali : Retour au calme à Gao (Nord)
Par Mohamed TOURE Gao, 22 août (AMAP) La Cité des Askia, Gao, avait une allure de ville morte vendredi. Au lendemain des violences, samedi, la situation s’est nettement améliorée. Les activités ont repris et les populations vaquent à leurs occupations. Au marché, les boutiques ont rouvert. « Nous avons décidé d’ouvrir nos boutiques aujourd’hui après les mouvements d’hier (Ndlr, vendredi). La situation était grave hier. Avec les tirs et la tension, c’était impossible d’ouvrir les boutiques », explique un commerçant. Au 4ème quartier, « Aljanabandja », d’où est parti la violence, jeudi soir, avec l’assassinat de deux jeunes par des hommes armés non identifiés, les activités ont également repris. Les commerces fonctionnent. La présence militaire reste toujours impressionnante en certains endroits, notamment au centre-ville. Des véhicules militaires sont encore stationnés devant les bâtiments administratifs. On note, aussi, la présence de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avec les forces maliennes en différents points et à l’intérieur du marché. Selon plusieurs témoignages, la promptitude de la réaction des Forces armées maliennes et leurs partenaires internationaux a permis, hier, de faire baisser rapidement la tension. Les patrouilles militaires, souvent avec des véhicules blindés, se sont multipliées tout au long de la journée. Des hélicoptères ont aussi sillonné le ciel pour rassurer les populations. D’autres actions ont été entreprises au niveau social pour éviter l’escalade. Dans la soirée d’hier, au cours de longues interventions radiodiffusées, plusieurs leaders religieux et légitimités traditionnelles ont appelé au calme et à la retenue. Une note de service de l’hôpital régional, rendue publique, jeudi, confirme le décès de deux personnes et neuf autres blessés dans les violences du jeudi et du vendredi. « Les victimes admises à l’hôpital présentaient des blessures causées par des armes à feu », a précisé le service de santé. MT/MD (AMAP)
Un groupuscule de jeunes violemment agressé pour avoir tenté de marcher pour réclamer la libération d’IBK
Bamako, 22 août (AMAP) Des jeunes ont copieusement tabassé, samedi, aux environs de 10 heures, un petit groupe d’autres jeunes, partisans de l’ex-président Ibrahim Boubacar Keita (IBK), qui ont tenté de marcher, sur le Boulevard de l’Indépendance, pour demander la libération du président déchu, a constaté l’AMAP. Il a fallu l’intervention des éléments de maintien d’ordre de la garde nationale, pour éviter le pire. Pour ce petit groupe de marcheurs, la démission de l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéita n’est pas la volonté du peuple malien. Ils ont provoqué la colère des populations de la commune III du District de Bamako, majoritairement jeunes. Ceux-ci étaient très nombreux et sont sortis avec des gourdins, des cravaches, entre autres. Chacun ayant pris ce qu’il a trouvé sous la main et d’autres (des gros bras) se sont servis de leur force. Ils ont violemment agressé ceux qu’ils considèrent comme des ‘’apatrides’’. Ils en ont battu certains jusqu’au sang. Les marcheurs se réfugiés dans l’enceinte du Centre de santé de référence (CSRF) de la Commune. « Ce sont des apatrides…Où étaient-ils lorsque nous mourrions de faim ici…Ce sont eux qui étaient à la solde d’IBK et de sa famille…Ils ne vont pas marcher ici ou bien … », fulmine un jeune très en colère devant la cachette des marcheurs. OD/MD
Culture : Tresses et parures en milieu Songhoy, dans le Nord du Mali
Par Abdourhamane TOURE Gao, 22 août (AMAP) En milieu sonrhaï, dans le Nord du Mali, chaque étape de la vie d’une femme correspond au port de certaines parures, de la naissance à la mort, en passant par la jeunesse, le mariage, la maternité et la vieillesse. Les tresses grosses, moyennes ou minces expriment merveilleusement le génie artistique songhoy. Quant aux parures, elles sont confectionnées dans une multitude d’objets très significatifs chez les Songhoy. C’est le cas des perles fabriquées à partir de coquillages d’ambre : bagues, bracelets et autres.. La secrétaire stagiaire au Musée du Sahel à Gao, Mme Maïga Farimata Touré, explique que les tresses songhoy sont créées en fonction de la culture, de l’identité ethnique, des événements, des envies et, surtout, pour le respect que les femmes ont de la beauté des coiffures. Mme Maïga lève le voile sur l’art des tresses songhoy : « elles peuvent être faites de manière torsadée sur le cuir chevelu. Dans le milieu traditionnel, elles sont multiples et très variées. Les tresses songhoy se classent en trois catégories : les tresses avant l’âge nubile, les tresses de beauté, les tresses frappées d’interdit ». Les tresses avant l’âge nubile, « Jisi », signifie « réservé « la jeune fille est rasée. Une mince bande de cheveux est gardée sur le front. Elle est divisée et tressée en deux rangées de la gauche vers la droite. Le « Tchiéchi » est tressé sur la tête des jeunes filles de 10 à 15 ans. Le message qu’elle transmet, en songhoy, est : ce qui est posé sur la bordure ». Cette tresse s’accompagne toujours d’un boubou blanc, d’un pagne noir et la fille porte des chaussures en peau d’animal. Les tresses « Sourgou-sourgou » sont réservées à la jeune fille de 13 ans ou plus. La tresse de beauté « Zourazoura » orne la tête de la jeune femme et est portée au moment des différentes fêtes. « Les Zoota-Kamba » sont également les tresses de beauté réservées aux femmes célibataires. La maternité est traduite par une tresse appelée « KoKara ». Après l’accouchement, la mère du bébé transmet son message en portant cette coiffure. Il en existe deux. Les tresses sont entrelacées de perles (Kawla) qui ont des significations. Premièrement, si la femme porte au front trois « Kawla », l’enfant qu’elle porte sur le dos est un garçon. D’où le nom de « Kokara-Izé-aro ». Si elle porte quatre «Kawla» l’enfant est une fille. Cette coiffure porte le nom de « Kokara-izé-woyo ». Les femmes mariées, qui ont fait deux maternités, portent la coiffure « Zumbu » qui a la forme d’une crête de coq. Ainsi, les cheveux sont tressés de tous les côtés parsemés de perles. Le front est couvert de nattes de perles. Le milieu de la tête est couvert par le «Zumbu » à la crête agrémentée de lambeaux de fils rouges qui tombent sur les joues. Les « Zoota-Kamba » ou « manche de louche » désignent les cheveux tressés sur tous les côtés, mélangés ou entrecoupés de perles « Kawla ». Ce sont des tresses de beauté rassemblées sous forme de manche de louche qui sont la marque des femmes célibataires, en quête de l’âme soeur. Elles révèlent la situation sociale de la femme. La coiffure «Yolo-Gorbo» ou «Yola-Yola» est compliquée. Les cheveux sont divisés et tressés de telle sorte que les tresses pendent des deux côtés sur les joues. Une touffe de tresses tombe sur le front. Plusieurs tresses éparpillées recouvrent la nuque. « Bamba-Bamba » ou encore « Yénia hiri » sont des réussites de perles disposées sur le front. Les cheveux sont tressés en remontant de la nuque au front. Ce travail est enrichi avec des perles « Kawla ». Ces perles multicolores soutiennent les tresses. La nouvelle mariée porte cette coiffure toute la semaine après le mariage. Elle est interdite aux veuves, femmes non mariées et âgées. La tresse «Moorari» est interdite aux filles. Elle est uniquement l’attribut des femmes âgées. La vue de la tresse «Binba» est interdite à tout homme qui peut marier la femme après son veuvage de quatre mois et dix jours. Selon les confessions religieuses, la « Faata » est interdite aux autres femmes.». Les tresses « Hilo Hilo » appartenaient aux seules femmes de l’ethnie «Gorongobou» de Gao. Par contre, « Bamba-Bamba », « Manga-Fa », « Zumbu » sont utilisées par toutes les catégories de femmes de la communauté songhoy. Qu’elles soient grandes dames, épouses de rois, d’empereurs ou d’hommes libres. Cette tresse se fait le premier jour du mariage. Elle est interdite au nouveau marié de voir cette tresse, car il serait possédé par les esprits. Le modèle « Moorari » signifie caresse en milieu songhoy. Les cheveux sont divisés en deux ou trois parties et sont tressés sans finesse du front vers la nuque. Il est propre aux femmes qui ont atteint l’âge de la ménopause. Mais elle est interdite aux autres femmes songhoy. Dans certains milieux, on l’appelle « Kum-Kum », «Faata», ou encore « Faata-Koli » qui veut dire rassembler, réunir. Cette coiffure se distingue par sa simplicité. Le directeur régional du Musée du Sahel de Gao, Abdoulaye Maïga, explique que les tresses songhoy permettent aux femmes de se rapprocher, de partager les moments de bonheur et de malheur. Il précise aussi que le rôle social des tresses, en milieu songhoy, se reflète dans l’apprentissage car la transmission du savoir-faire des compétences dure longtemps entre les générations. Mme Maïga Mariam Maïga, secrétaire au gouvernorat de Gao exprime sa fierté d’être descendante de l’ethnie sorgho. Cependant, elle ne croit pas aux interdits de certaines tresses. Selon elle, le mariage est un destin. Elle affirme avoir déjà porté des tresses songhoy (Hilo-hilo, Bamba-bamba et Zota-Kamba) sur exigence de sa mère, ajoutant que certaines coutumes n’ont plus leur place. Mme Maïga Halimatou Touré (Halibara) est la gardienne des tresses songhoy de la Région de Gao qu’elle a hérité de sa grand-mère, Agaïchatou Bilal, originaire de Gao et de la famille «Gorongobou». Selon elle, grâce au métier de coiffeuse de tresses songhoy, elle est connue sur les plans régional et national. Au niveau de l’artisanat de Gao, Mme Maïga Halimatou est la seule qui fait encore les tresses songhoy, prête les tresses songhoy
Meeting du M5-RFP : L’Imam Mahmoud Dicko appelle le CNSP à respecter ses engagements
Bamako, 21 août (AMAP) L’autorité morale du Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), l’Imam Mahmoud Dicko, a déclaré, vendredi après-midi, lors d’un meeting à Bamako, que le peuple du Mali observe les militaires et le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) quant au respect des engagements qu’ils ont pris. Le dernier à prendre la parole, devant une foule immense massée à la Place de l’Indépendance et après plusieurs allocutions de responsables du M5-RFP, à l’occasion de ce rassemblement « de remerciement du peuple et de célébration de la victoire sur le régime déchu », l’Imam Dicko a, d’abord, fait le geste de la prière, suivi par des milliers de manifestants. «En venant ici, j’avais promis de me prosterner pour témoigner ma reconnaissance à Dieu », a dit le religieux, faisant suivre la parole par l’acte. « Je rappelle aux militaires que le peuple du Mali les observe. Qu’ils respectent leurs engagements ! » s’est-il adressé aux auteurs du coup de force qui ont « parachevé la lutte du M5-RFP » en amenant l’ex président Ibrahim Boubacar Kéita. Pour la caution morale de l’opposition à l’ancien pouvoir, sa mission est finie. L’iman Dicko a promis de retourner dans sa mosquée où il dirige les prières quotidiennes, A la jeunesse, il a dit n’avoir « pas apprécié les actes de pillages » qui se sont produits lors de ces évènements. « C’est vrai, nous sommes un peuple débout, un peuple digne. Je n’ai pas souhaité les pillages de ces derniers jours. Je ne veux pas que la jeunesse se compote de la sorte », a-t-il lancé. Selon lui, le Mali est une Nation de non-violence et pas de vengeance. « Je souhaite qu’on mette de côté le bâton de la vengeance au profit de celui de l’entraide, du travail. Nous devons nous donner la main dans notre fraternité exemplaire », a prêché l’Imam. A propos de la crise sécuritaire dans le Centre du Mali, il a lancé « un appel à tous les Peuhls ayant pris les armes, quelles que soient les raisons, de les déposer ». « Je demande la même chose aux Dogons, à la CMA (Ndlr, Coordination des mouvements de l’Azawad, rébellion touarègue), entre autres…Il faut qu’on s’entende pour l’intérêt de notre Nation. Ce pays appartient à nous tous », a-t-il dit. L’imam Dicko a aussi révélé qu’il nourrit l’ambition de mener une médiation à l’intérieur du Mali pour que la paix revienne. « Je me propose, avec mon jeune frère Chérif Ousmane Madani, mon frère Cardinal Jean Zerbo et d’autres personnalités du Mali, sous la bénédiction du Chérif de Nioro, de faire une tournée dans le Nord et le Centre du pays et partout ailleurs au Mali pour la cause de la paix », a-t-il dit. Il a demandé au peuple malien de pardonner à l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). « Je voudrais vous dire de pardonner à mon grand-frère », a déclaré Dicko. Il n’a pas manqué d’adresser un message «aux amis de la CEDEAO ». « Ceux qui veulent punir le peuple malien martyrisé seront punis par le bon Dieu », a-t-il lancé à propos d’éventuelles sanctions de l’organisation sous régionale contre le Mali. Pour autant, Mahmoud Dicko demande aux Maliens d’accueillir « sans haine et sans animosité » toute mission de la CEDEAO. Enfin, l’Imam Mahmoud Dicko a fait des bénédictions afin le chef de file l’opposition malienne, Soumaila Cissé, (enlevé par des hommes armés en mars dernier) « retourne, très vite saint et sauf, dans sa famille ». Une forte délégation d’une quinzaine de membres du CNSP était présente à la tribune. Le colonel major Ismaël Wagué, porte parole des militaires, qui est intervenu a dit que leur action est le parachèvement de la lutte du M5-RFP et que l’Armée se reconnait dans le combat des opposants. Il a remercie le M5-RFP pour son soutien. Les militaires, à travers leur porte parole, ont dit leur disponibilité et leur bonheur à recevoir la délégation de la CEDEAO, conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, qui est attendu à Bamako, samedi OD/MD (AMAP)

