IBK est de retour à Bamako après son séjour médical aux Emirats Arabes Unis

Bamako, 22 octobre (AMAP)  L’ancien chef d’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, a regagné mercredi dans la soirée Bamako après son séjour médical aux Emirats arabes unis, a appris l’AMAP de sources concordantes. L’ex président de la République avait quitté Bamako le 6 septembre dernier, pour un traitement aux Emirats Arabes Unis, suite à une subite dégradation de son état de santé, après sa démission le 18 août dernier  et sa détention par la junte militaire à Kati, localité située à une quinzaine de km de la capitale. Le départ de l’ancien Chef d’Etat aux Emirats avait été négocié entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), impliquée dans la résolution de la crise sociopolitique malienne. En rappel, IBK qui est âgé de 75 ans, est arrivé au pouvoir en 2013 et réélu en 2018. Suite à une forte contestation menée par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), Ibrahim Boubacar Keïta a démissionné le 18 août dernier, laissant le pouvoir aux mains des militaires regroupés au sein du CNSP.  MK/KM (AMAP)

Transition : les attributions du vice-président dévoilées

Bamako, 21 octobre (AMAP) Les attributions du vice président de la Transition, Colonel Hassimi Goïta et la composition de son cabinet ont été dévoilées vendredi à Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée par la présidence de la Transition à travers le décret  N°2020-0094/PT-RM signé le 16 octobre 2020.  Le décret, dans son 1er article précise que le vice-président de la transition est chargé des questions de Défense et de sécurité. A cet effet, il est consulté par le Président de la Transition sur tout projet de texte relatif à l’organisation de la défense nationale et de la sécurité intérieure. Le texte précise également que le vice-président participe aux sessions de Conseil des Ministres à la demande du Président de la transition. Dans ledit décret, il est mentionné que le vice-président est consulté sur les questions de coopération militaire avec les pays étrangers. Selon l’article 2, le vice-président de la transition peut être chargé de toute autre tâche à l’initiative du Président de la transition. Par ailleurs, dans le cadre de l’exercice de ses attributions, le vice-président dispose d’un cabinet et d’une régie de dépenses. Ainsi, son cabinet est composé d’un directeur de cabinet avec rang de ministre, de 5 conseillers spéciaux au plus, de 3 chargés de mission au plus, d’un attaché de cabinet, d’un chargé de protocole, d’ un secrétaire particulier et des agents de sécurité rapprochée.  OD/KM (AMAP)

Mali : Célébration de la Journée internationale de la jeune fille

Bamako, 21 octobre (AMAP) Le Mali à l’instar de la Communauté internationale a célébré mardi à la Cité des enfants à Niamakoro, la Journée internationale de la Jeune fille dont la date est le 11 octobre, sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bouaré Bintou Founè Samaké, en présence  de la représentante du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), Mme Sylvie Fouet, a constaté l’AMAP. Pour la suite contacter la rédaction au 66 78 42 35 ou écrire à elkadermaiga1@yahoo.fr AD/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 19 nouveaux cas enregistrés lundi

Bamako, 15 octobre (AMAP) Dix neuf (19) nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés lundi, portant le nombre total de la contamination à 3407 cas positifs dont 2588 guérisons et 132 décès, a  appris l’AMAP de source officielle. Pour la suite, vous pouvez appeler au 66 78 42 35 ou vous écrivez à l »adresse mail: elkadermaiga1@yahoo.fr

Niono : Le village de Farabougou assiégé depuis plus d’une semaine par des groupes terroristes

Niono, 19 octobre (AMAP) Le village de Faraougou, dans le Cercle de Niono est assiégé depuis plus d’une semaine par des éléments des groupes terroristes armés, a appris l’AMAP de source locale. Il est impossible pour les habitants de sortir de leur logis pour se rendre dans leur champ ou se déplacer pour d’autres localités dans le but de se ravitailler en produits de première nécessité selon notre source qui précise que cette situation a conduit à une pénurie de denrées de première nécessité et de médicaments Les autorités locales ne restent pas les bras croisés selon notre source qui déclare que le jeudi dernier, un convoi de l’armée, chargé de provisions, n’a pas pu atteindre le village à cause du mauvais état de la route. Notre source déclare que le déchargement avait été fait dans un magasin à quelques kilomètres de Farabougou et que le lendemain, les FAMa sont revenus récupérer ces vivres et médicaments. Présentement, les provisions sont stockées à Diabaly, a confié à l’AMAP le maire de la Commune rurale de Dogofry. Selon la même source, des actions de médiation sont en cours entre les communautés pour un dénouement heureux et la même approche de pourparlers est privilégiée par les populations d’autres localités qui ont vu des milliers de leurs bêtes emportées par ces individus armés. Les ravisseurs exigent pour la remise du bétail que chacun des villages donne l’assurance qu’il n’héberge pas de chasseur selon notre source que le village de Farabougou doit ses malheurs à sa réputation de localité abritant des guerriers intrépides. Situé à la lisière de la forêt du Wagadou, Farabougou a toujours résisté farouchement aux razzias, très fréquentes dans la zone avant la pacification imposée par la colonisation. MS/KM (AMAP)

Conseil national du patronat du Mali : La bataille judiciaire a déjà commencé

Par Babba B, COULIBALY Bamako, 18 Oct (AMAP) Diadié dit Amadou Sankaré se déclare nouveau président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). De son côté, Mamadou Sinsy Coulibaly, candidat à sa propre succession, se dit réélu. La justice va trancher entre les deux camps. Ainsi, le CNPM va, progressivement et sûrement, dans une impasse qui fragilisera davantage nos opérateurs économiques dont les caisses sont mises à rude épreuve par les effets de la Covid-19 et la crise sociopolitique que vit le Mali. En effet, après l’imbroglio illustré par la tenue de deux assemblées générales électives, organisées le 26 septembre dernier par le Comité statutaire, à la demande de la liste dirigée par Diadié dit Amadou Sankaré, et le 8 octobre par le secrétariat général de la structure à la demande du bureau sortant, dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly, et candidat à sa propre succession, le CNPM est déjà au cœur d’une bataille judiciaire. En témoigne la teneur d’un communiqué de presse publié, lundi 12 octobre 2020, par celui qui se présente sur Twitter : «président du CNPM Diadié dit Amadou Sankaré». Cet avis d’information dont nous avons reçu une copie, est on ne peut plus clair : «Suite à une décision de justice, Diadié dit Amadou Sankaré, élu président du Conseil national du patronat du Mali à l’issue de l’assemblée générale ordinaire du samedi 26 septembre 2020, a été installé dans ses fonctions, ce lundi 12 octobre 2020 dans les locaux du patronat sis à l’ACI 2000 pour un mandat de cinq ans à compter de ce jour». Cette ordonnance délivrée par un tribunal aurait, ainsi, validé l’élection de Diadié dit Amadou Sangaré en l’autorisant à occuper les lieux. Et pour y tenir sa cérémonie d’intronisation à la tête du Patronat malien. Cela sous la protection des forces de sécurité. Si cette décision judicaire est fêtée comme une victoire par le bureau dirigé par Diadié dit Amadou Sankaré, elle sonne le début d’une bataille judicaire, entre les deux camps. Contacté, lundi après-midi, un membre influent du nouveau bureau de Mamadou Sinsy Coulibaly avait confirmé que son camp s’emploie pour la levée rapide et irrévocable de cette ordonnance. «La tendance Diadié a amené une ordonnance délivrée par le président du Tribunal de la Commune IV. Nous aussi, nous avons envoyé nos avocats. Nous sommes en train de les attendre. Il faut la levée de cette ordonnance. Et dans ce cas de litige, il y aura un procès», indique notre interlocuteur. Ce dernier confirme que le camp de Diadié occupait les lieux pour le moment, mais pas pour longtemps. «Nous avons commis trois avocats, qui sont à pied d’œuvre pour obtenir la levée de l’ordonnance délivrée à Diadié. Après la levée de l’ordonnance, c’est nous qui allons occuper les lieux en attendant que le procès ait lieu», commentait notre source, visiblement confiante. En attendant, c’est Diadié dit Amadou Sankaré et son bureau qui occupent le siège du CNPM depuis le lundi dernier, jour de son investiture. À l’occasion, il a prononcé une allocution solennelle au ton rassembleur. «Désormais, les élections sont derrière nous. Les élections sont l’expression de l’exercice démocratique au sein d’une organisation, il ne saurait donc y avoir ni gagnant, ni perdant et que le CNPM doit être désormais un», a déclaré Diadié dit Amadou Sankaré. Il n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage «au président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly» qui a, selon lui, su maintenir le flambeau au cours des cinq dernières années. Il a appelé ensuite à l’union : «Plus que jamais le secteur privé malien a besoin de s’unir dans toute sa diversité en vue de créer une force commune capable de mieux porter sa voix sur les chantiers clés». La réaction du bureau dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly ne se fera pas, sans doute, attendre. En attendant, l’évidence est que le secteur privé malien est plus que jamais divisé. Et il faudra plus que du temps pour recouvrer l’harmonie qui régnait dans les milieux d’affaires maliens. À titre de rappel, les hostilités entre les deux listes de candidatures ont commencé le samedi 26 septembre 2020. Ce jour-là devrait se tenir l’assemblée générale élective de renouvellement du bureau du Patronat qui comprend 20 membres et du Comité statutaire (7 membres). Élection à laquelle la liste du président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly était candidate pour un autre mandat de cinq ans, contre celle du PDG du Groupe SAER Diadié dit Amadou Sankaré. Avant le jour du scrutin, un avis du secrétaire général du Patronat, «notifié par voie d’huissier» aux deux têtes de listes, le report de l’élection prévue pour le samedi 26 septembre dernier. Pourquoi ce report ? «Quand j’ai reçu les deux listes de candidatures déposées le même jour, j’ai constaté des noms qui revenaient sur les deux listes. J’ai adressé une correspondance aux deux têtes de liste pour attirer leur attention sur la situation. J’ai transmis la liste de Coulou à Diadié et vice-versa. Les personnes concernées ont alors commencé à écrire aux têtes de liste de les retirer de leur liste au profit de l’une ou de l’autre. Une personne a demandé à être retirée des deux listes si les candidats n’arrivaient pas à s’entendre. Nous nous sommes retrouvés dans une situation où les deux listes étaient incomplètes (c’est-à-dire aucune liste n’avait obtenu 20 personnes nécessaires pour la composition du bureau», expliquait le secrétaire général, rencontré à son bureau au siège du Patronat. Rappelons que l’article 11 du statut du CNPM stipule : «le bureau est composé de 20 membres. Le bureau comprend un président et les vice-présidents élus par l’assemblée générale…» Face à cette situation, «j’ai fait un avis de report, et convoqué une réunion de bureau pour le mardi 29 septembre», rappelait Modibo Tolo. Qui ajoutait que l’avis de report a été envoyé par voie d’huissier aux deux candidats et aux délégués. Le bureau du CNPM devait statuer ce mardi-là et dicter la conduite à tenir, précisait-il, ajoutant que seul le président du CNPM peut convoquer l’assemblée générale élective. Cependant, la liste de candidatures

Mali: Soutien ferme de la CMAS aux autorités de la Transition

Bamako, 18 Oct (AMAP) Le coordinateur des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), Issa Kaou N’Djim, a réaffirmé, vendredi, le soutien ferme de son organisation aux nouvelles autorités du pays dans la mise en œuvre de la charte de la Transition. Dans une déclaration lue lors d’une conférence de presse, la CMAS s’est dite «prête à accompagner la transition à travers sa participation au Conseil national de la Transition qui sera mis en place ». Elle a exigé que « justice soit rendue aux victimes des crimes commis lors des événements des 10, 11 et 12 juillet derniers à travers la poursuite des auteurs ». Pour ce faire, l’organisation a indiqué suivre « avec une attention particulière l’évolution de la procédure dont l’ouverture a été annoncée par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III ». Par ailleurs, l’organisation a félicité les autorités de la Transition pour avoir réussi la libération de l’ex chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé. « La CMAS réaffirme son soutien total et inconditionnel à son parrain l’imam Mahmoud Dicko tout en condamnant fermement et énergiquement les allégations calomnieuses dont il fait l’objet », a dit son coordinateur général, Issa Kaou Djim. Il a, en outre, annoncé que son organisation est en train de poursuivre ses activités de structuration sur l’ensemble du territoire national et auprès de nos compatriotes établis à l’extérieur. BD/MD (AMAP)  

Mali-Institutions de Bretton Woods: Reprise effective de la coopération 

Bamako, 16 Oct (AMAP) Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, s’est entretenu avec les responsables du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, mardi, dans l’après-midi, sur les modalités de la reprise effective de la coopération entre le Mali et les institutions de Bretton Woods, qui a connu un ralentissement suite aux évènements du 18 aout 2020, indique un communiqué du département publié vendredi. Le ministre a d’abord échangé, par visioconférence, avec  la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Soukeyna Kane, et l’équipe Mali de la Banque mondiale à Washington. Il a, ensuite, reçu en audience, le Représentant résident du FMI au Mali, M. René Tapsoba. Le Ministre malien de l’Economie et des Finances a rassuré les responsables du FMI et du Groupe de la Banque mondiale sur « la détermination des plus hautes autorités à poursuivre les programmes en cours et à respecter les engagements convenus » auparavant avec ces deux institutions. Enfin, le M. Sanou a affirmé toute sa disponibilité pour une meilleure qualité de la coopération entre le Mali et ses partenaires technique et financiers en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations. MD (AMAP)

Divagation des animaux : A Bamako, les bêtes disputent la priorité aux humains

Par Babba B. COULIBALY  Bamako, 15 Oct (AMAP) Les animaux domestiques se promènent dans les rues, dans la circulation causant d’énormes dommages aux humains et à l’environnement faisant de la divagation des animaux, dans la capitale malienne, Bamako, un haut lieu d’incivilités ou de défiance à la loi. Au vu et au su de tous, les bêtes abandonnées par leurs propriétaires errent un peu partout dans la capitale : sur les trottoirs, les chaussées et les grandes artères. Et avec tous les risques pour les animaux et pour les humains. Car, en plus de la puanteur de leurs excréments, ces animaux causent des dommages énormes aux particuliers ou au domaine public. C’est le cas à Bacodjicoroni ACI. Là-bas, Fousseyni Samoura est victime des bêtes en liberté qui trainent dans ce quartier résidentiel. « Au-delà des accidents de la circulation qu’elles provoquent, ces bêtes se baladent dans les rues et les maisons. C’est vraiment inadmissible. J’avais planté des arbustes devant ma maison, mais les chèvres et les moutons du voisin ont tout brouté. Les animaux n’y sont pour rien, c’est le propriétaire qui est responsable», déplore notre interlocuteur qui ajoute que «la place des animaux, c’est à la ferme, à défaut de cela, le propriétaire doit veiller à ce qu’ils n’importunent pas les voisins». Comme lui, Oumar Diawara, nouvellement installé à Kalabancoro plateau, est confronté au même problème. Sur sa parcelle sans enclos, il a cultivé du maïs et de l’arachide. Mais l’agriculture intramuros semble un exercice quelque peu risqué dans ce quartier. «Les animaux domestiques (bœufs, moutons, chèvres, volaille) abandonnés par leurs propriétaires pâturent dans notre petit espace aménagé où nous avons cultivé diverses céréales. Cela, en notre absence et à des heures irrégulières comme s’ils suivaient tous nos mouvements», dénonce M. Diawara, déplorant le fait qu’il n’y a pas de fourrière animale dans la Commune. Cet enseignant dit avoir alors passé l’information à la mosquée la plus proche pour attirer l’attention des fidèles musulmans sur cette pratique dont il est victime au quotidien. «Les responsables de la mosquée m’ont dit qu’ils en ont parlé en vain. Comme solution, ils m’ont conseillé de faire une clôture à ma parcelle», soupire l’éducateur, obligé de prendre son mal en patience.   ACCIDENTS DE LA CIRCULATION – La Direction de régulation de la circulation et du transport urbain (DRCTU) révèle que plus de 10% des accidents de la circulation enregistrés à Bamako impliquent des animaux en divagation. « La majorité de ces incidents surviennent dans les environs ou sur les routes nationales », précise la DRCTU. Pourtant, il y a des structures en charge de la question. En la matière, la Direction du bon ordre et de la protection de l’environnement du District de Bamako, qui relève de la mairie du District, a pour mission de combattre le phénomène. Son directeur, le contrôleur général de police, Adama Coulibaly, que nous avons rencontré est formel : « Aujourd’hui. Bamako est confrontée à un problème de fourrière où l’on peut enfermer, pendant une durée limitée, les animaux abandonnés ou errants recueillis sur la voie publique», a-t-il dit. La Commune IV du District de Bamako dispose d’une petite fourrière. « Le travail est tout sauf facile dans ces conditions », avoue-t-il. Ainsi, «même si l’on venait à appréhender les animaux on ne sait pas où les mettre. Sinon, les textes existent et sont très clairs», avoue-t-il. En plus du problème d’installation d’accueil pour les bêtes en errance, « nous n’avons que deux véhicules pour l’ensemble de nos activités », révèle M. Coulibaly. A cela, il faut ajouter, selon lui, la crise du personnel. « A ce jour, nous avons un effectif de moins 120 éléments pour tout Bamako », précise Adama Coulibaly. Qu’à cela ne tienne, « la loi doit être, dit-il, appliquée dans toute sa rigueur pour dissuader les propriétaires d’animaux en divagation ». Un arrêté interministériel a été pris dans ce sens, le 28 août 1989, par le gouverneur du district. « Il s’agit de l’arrêté n° 67, dont l’article 2 parle de la divagation des animaux », répond l’officier de police. Il expose : «Quiconque aura sur le territoire du district de Bamako encombré ou embarrassé la voie publique en y laissant errer les animaux sans conducteurs sera puni de peines prévues à l’article 317 du Code pénal».   PEINES D’EMPRISONNEMENT – Le Code stipule que «quiconque aura lâché dans la nature ou dans une agglomération des animaux domestiques sans emprise effective, les prédisposant par ce seul fait à causer des dégâts à autrui ou à gêner la circulation sur les voies publiques sera puni de 11 jours à 6 mois d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à 100.000 Fcfa», lit l’officier. L’article 3 du même arrêté précise que « dans le district de Bamako, ces animaux abandonnés seront en outre saisis et mis en fourrière et les contrevenants, indépendamment des sanctions prévues à l’article précédent, sont astreints jusqu’au jour de l’enlèvement, du paiement d’un droit journalier de fourrière et de gardiennage », fait-il remarquer. L’amende est, selon Adama Coulibaly, fixée à 1.500 Fcfa par jour et par tête pour les chameaux, les vaches, les ânes et les bœufs. « Elle est de 500 Fcfa, par jour et par tête, pour les chèvres, moutons, chiens et les porcs », ajoute-t-il. Pour plus d’efficacité dans la lutte, notre interlocuteur propose la révision de cet arrêté. «D’abord, il n’y a pas de fourrière de pénalité. Les contrevenants sachant que l’amende est dérisoire, continuent à laisser les animaux divaguer sans se soucier des torts causés à autrui. Dans les jours à venir, nous allons proposer à la mairie du district de faire des réaménagements, pour que la sanction soit plus lourde», annonce-t-il. Le Conseil du district de Bamako avait, lors sa 3è session ordinaire tenue en septembre dernier, sous la présidence du maire central, Adama Sangaré, annoncé la construction de deux fourrières sur les deux rives du fleuve Niger à Bamako. « Car, la ville de Bamako ne dispose d’aucun endroit approprié pour recevoir les engins saisis en infraction, les animaux en divagation », avait reconnu Adama Sangaré. BBC/MD (AMAP)

Marche des administrateurs civils pour la libération de leurs collègues pris en otages

Bamako, 18 Oct (AMAP) Les travailleurs du ministère de l’Administration territoriale ont marché, jeudi, à Bamako, pour réclamer la libération des autres otages civils et milliaires, notamment des représentants de l’État et des travailleurs des collectivités territoriales. Ils estiment qu’ils sont d’autant plus fondés à demander la libération de ces derniers des mains des ravisseurs que tout récemment trois «Occidentaux ont retrouvé la liberté contre celle de plus 200 terroristes». Un acte que les manifestants n’ont pas apprécié, estimant que ces «étrangers» ne valent pas mieux que nos compatriotes toujours en captivité. Le slogan : «libérez les autres otages» que les manifestants n’arrêtaient pas de scander au cours de la marche traduit éloquemment leur ressentiment. Foulard rouge attaché au bras gauche (signe de leur colère), les marcheurs brandissaient la photo du préfet de Gourma Rharous, Drissa Sanogo, et celle du sous-préfet de Farako (Cercle de Ségou), Ali Cissé, tous deux enlevés depuis plusieurs mois. Partie du monument de l’Indépendance, en passant par l’École normale supérieure (Ensup) et le Centre international de conférences de Bamako, la marche a pris fin à la Primature où une délégation des manifestants a été reçue par le Premier ministre, Moctar Ouane. Cette rencontrem qui s’est déroulée à huis clos, a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement. Après les échanges avec la délégation, conduite par le secrétaire général du Syndicat autonome des administrateurs civils, Ousmane Christian Diarra, le Premier ministre et les membres du gouvernement ont rejoint les autres manifestants sur l’esplanade de la Primature. Sur place, Ousmane Christian Diarra, au nom des syndicats des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale, a lu une déclaration relative à la demande de libération des otages civils et militaires, dont une copie a été remise au chef du gouvernement. Dans cette déclaration, les manifestants ont exprimé leur totale incompréhension devant «l’indifférence, le mépris et l’absence d’empathie des autorités maliennes face aux désespoirs des otages, les souffrances de leurs familles et l’angoisse de leurs collègues». Ils ont, aussi, exprimé leur déception, leur humiliation et leur indignation face à cette «priorisation des otages occidentaux au détriment de nos compatriotes enlevés». Autre doléance : une plage de soutien et de solidarité nationale dans le journal télévisé de 20h de l’ORTM jusqu’à la libération des otages maliens. En réponse, le chef du gouvernement a rassuré ses interlocuteurs que leurs doléances seront examinées avec toute l’attention requise. Moctar Ouane a rendu hommage aux collègues et proches des manifestants qui ont perdu la vie. Pour lui, l’État, c’est d’abord ses serviteurs à commencer par les administrateurs civils qui sont au contact des populations régulièrement. «C’est en cela que je voulais, aussi, saluer toute la noblesse du métier que vous exercez et toute la dignité des fonctions qui sont les vôtres », a déclaré le premier responsable de l’administration. Le Premier ministre a, par ailleurs, confié avoir indiqué, au cours de son entretien avec la délégation des manifestants, son intention de satisfaire des requêtes dans une démarche participative, inclusive, d’écoute régulière et attentive de tous. Il a invité ses interlocuteurs « à compter sur le gouvernement en vue d’un examen diligent et approprié des requêtes signalées ». BD/MD (AMAP)