Mali : L’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta, libéré

Bamako, 27 août (AMAP) L’ancien président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, a été libéré, très tôt, jeudi, par les militaires au pouvoir et conduit dans sa résidence privée, à Sébéninkoro, quartier de la rive gauche du fleuve Djoliba, à Bamako. L’ex-président, qui était gardé dans la garnison de Kati, pres de Bamako, depuis le 18 août dernier « pour sa propre sécurité », a été ramené dans sa résidence par des éléments des forces spéciales maliennes. Lors du dernier round des négociations conduites par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan auprès du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le groupe de militaires ayant poussé l’ancien président à la démission, les deux parties ont convenu du retour de M. Keita auprès de sa famille. Selon certaines sources, Ibrahima Boubacar Keita a, également, émis le souhait de quitter, provisoirement, le Mali pour poursuivre un protocole de soins à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Le principe de ce séjour aurait été accepté par le CNSP. A.C/MD (AMAP)

San : 207 personnes sans abris, 80 maisons et 112 greniers effondrés à M’pèbougou , dans la commune rurale de Niasso

San, 27 août (AMAP)  De fortes pluies de 170 mm de hauteur qui se sont abattues dans la journée du 25 août dernier sur le village de M’pèbougou , dans la commune rurale de Niasso , cercle de San, ont causé l’effondrement de 80 maisons, 112 greniers, l’inondation de 19 puits et faisant 207 sans abris, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, la circulation qui avait été interrompue quelque moment , a finalement été rétablie à 16 heures grâce au concours de la subdivision des routes. Néanmoins, une mission de la direction nationale des routes est attendue à M’pèbougou dans les meilleurs délais pour réparer définitivement les dépendances du dalot. Informés, le chef de service local du développement social et de l’économie solidaire , Lamine Traoré et le chef de poste de la protection civile,  le lieutenant Adama Daou , se sont aussitôt rendus sur les lieux en vue de procéder au constats des faits survenus. Les autorités communales et villageoises ont souhaité le recasement de tout le village sur un site approprié qu’elles ont,  elles-mêmes désigné selon notre source qui déclare que pour le moment, les sinistrés ont trouvé refuge dans le grand magasin construit au cœur du village. Selon la mission de constat, toutes les habitations du village sont sous de sérieuses menaces d’effondrement, d’où l’urgence de trouver des abris sécurisés pour les populations de M’bèbougou. NC/KM (AMAP)

Les services des Douanes du Mali saisissent une tonne de cannabis à Ségou

Ségou, 27 août (AMAP) Les services des Douanes du Mali ont saisi  une tonne de cannabis, lundi à Ségou, localité située à 240 km de la capitale, a appris l’AMAP de source proche de l’administration douanière. Notre source précise que les services des douanes ont saisi cette grande quantité de drogue soigneusement  dissimulée entre des sacs de charbon dans un camion pris en filature par le bureau des douanes de Ségou. « Nous avons pu saisir cette quantité de drogue du fait de la vigilance des agents des douanes » a déclaré un responsable douanier qui a précisé que la quantité est d’une tonne d’herbe de cannabis en plaquettes de 2 kg chacune». Cette prouesse intervient après d’autres saisies majeures récentes à Bamako et à Bougouni portant notamment sur des boulettes de cocaïne avalées par un passeur nigérian et des milliers de faux timbres fiscaux dont la valeur est estimée à plus de 200 millions de Fcfa. AC/KM (AMAP)

Mali : Le CNSP et le M5- RFP entendent se donner la main pour parvenir à une véritable refondation des institutions du pays

Bamako, 27 août (AMAP)  Des membres du comité stratégique du M5-RFP ont rencontré mercredi à Kati, localité située à une quinzaine de km de la capitale, les leaders du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), a constaté l’AMAP. La forte délégation du Mouvement du 5 juin était composée de Dr Choguel Kokalla Maïga, Issa Kaou N’Djim, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé et de bien d’autres figures de proue de la contestation populaire. Les visiteurs du jour ont été reçus par le porte-parole du Comité, le colonel-major Ismaël Wagué, en présence d’autres hauts gradés du Comité. Il est ressorti des échanges que les deux parties entendent se donner la main pour parvenir à une véritable refondation des institutions de notre pays. Dr Choguel Kokalla Maïga a déclaré que cette rencontre était une prise de contact qui a permis à sa délégation de féliciter le CNSP pour sa participation au rassemblement patriotique du 21 août dernier à la place de l’Indépendance. M. Maïga a également déclaré que les deux acteurs ont les mêmes objectifs qui tournent essentiellement autour de la reconstruction du Mali nouveau, de la mise en place d’un véritable régime démocratique qui prend en charge toutes les grandes questions de la nation (sécurité, présence de l’administration sur l’ensemble du territoire national, principales missions de l’État concernant les services sociaux de base…). Le porte parole du M5 a précisé que toutes ces questions doivent être prises en charge et traitées de façon coordonnée  avant d’affirmer  que «Le CNSP nous a indiqué qu’il est en train de travailler pour regrouper l’ensemble des forces vives de la nation pour définir ensemble tout ce qui concerne la transition (son format, sa durée et ses autres caractéristiques). Pour Choguel Kokalla Maïga, le M5-RFP et le CNSP doivent se tenir la main dans cette «tempête» pour arriver à bon port, tout en restant ouverts à l’ensemble des forces politiques et sociales. «Tout comme nous devons également rester vigilants par rapport à toutes sortes de pressions qui viendraient de toutes parts, pour faire échapper le processus de transition aux véritables forces du changement», a-t-il insisté. Le coordinateur général des mouvements, associations et sympathisants (CMAS) de l’imam Mahmoud Dicko, Issa Kaou Djim a, pour sa part, souligné que les militaires sont dans une dynamique de fédérer tous les Maliens pour avoir une bonne transition qui permettra à notre pays de ne pas tomber dans les travers. Issa Kaou N’Djim a déclaré que le Comité national pour le salut du peuple a besoin du soutien de tout le monde, y compris celui de son partenaire traditionnel, historique et légitime qui est le M5-RFP. «Nous pensons que c’est la victoire du peuple malien qui est portée aujourd’hui par le leadership du CNSP», a soutenu Issa Kaou N’Djim, avant d’annoncer de fortes déclarations de son regroupement dans les prochains jours. Les deux parties ont convenu de se rencontrer très prochainement pour poursuivre les échanges et il n’ya aucun doute que la vision du M5- RFP sur la transition qui est contenue dans un document dont la primeur sera réservée au CNSP sera au menu de ces futures rencontres. AT/KM (AMAP)

San : Un mort et d’importants dégâts matériels suite à une pluie diluvienne à Sienso

San, 27 août (AMAP) Une personne a trouvé la mort et d’importants dégâts matériels causés suite à une forte pluie qui s’est abattue mardi sur le village de Sienso, localité située à 5 km de la ville de San, dans la région de Ségou, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, une forte pluie s’est abattue sur le village de Sienso, causant la mort d’une femme de 58 ans, l’effondrement de 14 habitations, l’inondation de 38 puits, la submersion des latrines et l’effondrement de leurs murs et emportant beaucoup de ruminants. La superficie inondée dans le village s’étend sur 04 hectares déclare notre source qui précise que des risques pèsent même sur les maisons habitables dans cette localité où les concessions sont majoritairement construites en banco. Le maire de la commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, accompagné d’une délégation comprenant le chef de service local du développement social et de l’économie solidaire, Lamine Traoré et le chef de poste de la protection civile, le lieutenant Adama Daou, s’est rendu sur les lieux aux fins de constatation des faits survenus. La délégation, en quittant Sienso a rendu une visite aux membres de la famille de la défunte pour présenter des condoléances et leur remettre une enveloppe symbolique selon notre source. Notre source déclare que le chef du service local du développement social et de l’économie solidaire a enfin invité les populations à se méfier de toutes les maisons à risques et de ne boire uniquement que de l’eau potable, notamment celle provenant des forages. NC/KM (AMAP)

Yélimané : Les élus communaux à l’école du budget sensible au genre

Yélimané, 26 août (AMAP) Un atelier sur le budget sensible au Genre à l’intention des élus communaux et des acteurs locaux a pris fin mardi à Yélimané, sous la présidence du maire de la Commune de Guidimé, Soumaïla Diakité, a constaté l’AMAP. Financé par l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID) et mis en œuvre par Save the Children, l’atelier avait pour objectif  de familiariser les élus et les autres acteurs des  communes de Guidimé et de Diongaga au diagnostic des problèmes du genre en les intégrant au budget. Le maire de la Commune de Guidimé, Soumaïla Diakité s’est dit intéressé par l’initiative avant de promettre, au nom des bénéficiaires, de faire des efforts pour améliorer l’aspect genre avec les outils qui seront mis à leurs dispositions. Le représentant de Save The Children, Saleck Ould Dah  a saisi l’occasion pour rappeler que la planification et la budgétisation municipale sensible au genre est conforme à la politique de l’État et aux objectifs du développement durable (ODD). AS.KM (AMAP)

Taoudénit : Le directeur régional du Cantonnement forestier libéré lundi, après 9 mois de captivité

Taoudénit, 26 août (AMAP) Le directeur régional du cantonnement forestier de Taoudenit, dans le nord du pays, N’Djé Cissé a été libéré par ses ravisseurs lundi après 9 mois de captivité, a appris l’AMAP de source locale. Natif de Goundam, le Directeur régional du cantonnement forestier de Taoudénit  est arrivé lundi  vers 19H  chez lui en famille à Goundam où il a été accueilli en héro, par une foule nombreuse. Notre source précise que les parents, amis, connaissances et camarades d’âge de l’ancien otage,  se trouvant à Goundam, Diré et Niafunké ont fêté son retour à la maison N’Djé Cissé qui était visiblement un peu fatigué a rassuré qu’il se porte bien et pour beaucoup de nos compatriotes tant à Goundam qu’à Niafunké, cet élargissement est un signe positif pour tous les autres encore privés de leur liberté. En rappel, le Directeur régional du cantonnement forestier avait été enlevé le 16 décembre 2019 dernier sur la route de Niono dans la zone de N’Djoura en compagnie de son chauffeur, libéré le lendemain de leur prise d’otage, pendant qu’il se rendait  à Bamako pour prendre part à la rencontre du Dialogue National Inclusif. SM/ KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 2041 guérisons, 125 décès sur 2713 cas positifs enregistrés

Bamako, 26 août (AMAP) Quelque 2041 patients sont guéris de la Covid- 19, 125 décès sur 2713 cas positifs enregistrés au Mali avec les  5 nouveaux cas découverts mardi,  a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent  que les 5 nouveaux cas enregistrés mardi, 1 cas a été découvert à Yanfolila (région de Sikasso), 2 cas en CIII, 1 cas en CIV et 1 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 390 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)

Embargo de la CEDEAO sur le Mali : Quels impacts sur l’économie ?

Par Cheick M. TRAORE Bamako, 25 août (AMAP) La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé, mardi 18 août, de la fermeture de toutes les frontières terrestres, aériennes et maritimes de ses pays membres avec le Mali. L’organisation sous régionale a, également, suspendu toutes les relations économiques, financières et commerciales avec le Mali. Cela, pour exiger la libération immédiate de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta et de son Premier ministre et le retour à l’ordre constitutionnel. En application de cette décision, le gouvernement ivoirien a instruit la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec le Mali, à compter du mardi 18 août, jusqu’à nouvel ordre. Ces décisions des autorités ivoiriennes ne sont pas sans conséquences sur notre économie et nos populations qui souffrent le martyre à cause des crises qui nous accablent. «Si l’embargo de la CEDEAO perdurait, amplifié par d’éventuelles sanctions de la communauté internationale, ce sera dramatique pour un pays enclavé comme le Mali», prévient l’économiste et spécialiste en analyse stratégique, Cheickna Bounajim Cissé. Pour cause, 90% des produits manufacturés qui sont consommés au Mali sont importés, argumente l’économiste. En la matière, le corridor ivoirien est stratégique puisque prépondérant. La Côte d’Ivoire représente près de 40% du PIB de l’UEMOA, ajoute le conseiller du directeur général de la Banque internationale pour le Mali (BIM SA).  ALLEGEMENT DES MESURES –« Les conséquences induites par la suspension des flux financiers pourraient être catastrophiques pour une économie malienne faible et extravertie », analyse l’expert. Pour lui, le système financier local risque de prendre un grand coup qui pourrait lui être «très préjudiciable». Aussi, les transferts des Maliens de l’extérieur vers leur pays pourront ralentir considérablement même si, de façon transitoire, le «marché noir» pourrait prendre le relais avec tous les risques y afférents, selon notre interlocuteur. Pour lui, la question essentielle est de savoir combien de temps notre pays pourrait tenir l’embargo. «Et même après sa levée, les plaies économiques et financières mettront du temps à cicatriser. On a vu après les événements de 2012, l’économie malienne est tombée en récession et huit ans après elle n’avait toujours pas redémarré», rappelle Cheickna Bounajim Cissé. Heureusement, le sommet des chefs d’Etat, par visioconférence, jeudi dernidr, a soustrait du champ de l’embargo les denrées de première nécessité, le carburant, l’électricité, les médicaments. Des produits dont la pénurie impacterait directement la vie des populations. En plaidant pour l’allègement des mesures de sanction pour cause «humanitaire», le président sénégalais, Macky Sall, semble avoir pris la mesure des enjeux socioéconomiques et commerciaux pour son pays et pour les autres Etats membres de la CEDEAO frontaliers du Mali. Surtout dans un contexte marqué par la crise sanitaire qui a déjà plombé nos économies.  45% DES EXPORTATIONS– Le journal sénégalais, ‘Le Soleil’, souligne en effet que le Mali est, de part sa position stratégique, incontournable «dans l’expédition des marchandises sénégalaises au sein de l’espace de l’Uemoa». Les exportations du Sénégal vers l’Union sont estimées à 38,6 milliards de Fcfa au mois de juin 2020, contre 30,9 milliards de Fcfa au mois de mai, soit une hausse de 7,7 milliards, selon la dernière note de conjoncture de la Direction sénégalaise de la prévision et des études économiques. Elles ont représenté 24,7 % de la valeur totale des exportations de marchandises du Sénégal durant le mois de juin 2020. «La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 48,0% à 45,7% sur la période», soulignent nos confrères. Qui ajoutent que le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 28,6% en juin 2020, contre 29,1% le mois précédent. A analyser de très près, l’impact est presque similaire sur la Côte d’Ivoire, également partenaire de premier plan du Mali en matière d’échange économique et commercial. Le port d’Abidjan tente, sans succès, de recouvrer sa place de premier associé des opérateurs économiques. Place qu’il a perdue au profit de celui de Dakar, suite à la crise ivoirienne. Donc, ces mesures gripperont toute la chaîne de fourniture, de commerce et d’industrie du corridor Abidjan-Bamako. En conséquence, le prix du kg de la viande risque de prendre l’ascenseur dans nos pays voisins. Le Mali étant leur principal fournisseur en bétail. Le Syndicat des vendeurs de bétail a demandé à ses militants de respecter scrupuleusement la décision relative à la fermeture des frontières. Les sanctions économiques annoncées par l’organisation intergouvernementale sont donc à double tranchant. Elles affecteront aussi nos voisins avec les liens commerciaux sont très étroits SONNETTE D’ALARME– D’autres analyses estiment que l’impact serait dérisoire pour le Mali. Par contre, en fermant ses frontières, la CEDEAO fait du mal à ses Etats membres qui partagent des frontières avec notre pays, précisent ces experts. Pour ceux-ci, le Mali est déjà immunisé contre les embargos. Cela, grâce de sa situation géographique stratégique et l’adaptation progressive de son économie à ces situations exceptionnelles. Ils citent en exemple le fait que toutes les marchandises qui viennent de la Chine, du Golf, passent par le Mali pour approvisionner ces pays. Les opérateurs économiques maliens ont privilégié, dans leurs relations économiques et commerciales, la Chine, les pays du Golf, l’Inde, le Pakistan, etc. Notre pays peut, à les en croire, se faire facilement ravitailler par ces pays à partir de l’Algérie, frontalière du Maroc, de la Tunisie et de la Libye… Un constat aussi évident que des villages situés le long de la frontière entre le Mali et le Niger ont déjà commencé à tirer la sonnette d’alarme. Pour cause de pénurie de denrées de premières nécessités fournies à eux par le Mali. Qu’à cela ne tiennent ! Les nouvelles autorités qui mesurent certainement la gravité de la situation, prendront sûrement les contacts utiles pour demander à l’organisation intergouvernementale de desserrer rapidement l’étau des sanctions pour le bien de toute la communauté ouest-africaine. Les dernières discussions entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et la mission de la CEDEAO vont dans le bon sens, assurent les deux parties. CMT/MD

Gao : Les communautés se consultent pour le retour au calme

Gao, 25 août (AMAP) Une rencontre s’est tenue dimanche, sous l’égide du gouverneur, le général de brigade, Sidiki Samaké, en vue de ramener le calme et la cohésion entre les communautés de la Région de Gao (songhoy, arabe, peulh et tamashek), dans le Nord du Mali, après des incidents qui ont fait trois morts et plusieurs blessés par balle, dans la nuit du jeudi au vendredi 21 août 2020, a constaté l’AMAP. C’était en présence du maire de la Commune urbaine de Gao Boubacar Dacka, et du premier vice-président de l’Autorité intérimaire régional, Zeïd Ag Mohamed. Dans son intervention, l’élu à Bourem, Mohamed Ould Matali, a remercié le gouverneur de Gao et l’ensemble de la population pour les efforts déployés dans la stabilisation de la région. Il s’est dit favorable à la création d’une commission ad-hoc qui fera des propositions au gouverneur. Le chef d’état-major du mouvement «Ganda-Izo», Ibrahim Issa Diallo, a souligné la nécessité d’associer toutes les communautés dans la résolution de la crise. Pour lui, la meilleure solution, c’est de dénoncer les malfaiteurs quelle que soit leur communauté. Le leader de la communauté arabe, Nema Ould Sidi Hamed, a laissé entendre que, pour la première fois, les Arabes ont senti que l’Armée malienne n’était pas à Gao uniquement pour une seule communauté. «Au cours des événements douloureux que nous avons vécus, les forces de défense et de sécurité ont sécurisé les personnes et leurs biens de toutes les communautés vivant à Gao», a-t-il témoigné. Quant au porte-parole de la jeunesse songhoy, Sidi Tonka Cissé, il a dénoncé les pillages des commerces, avant de demander aux autorités régionales de traquer les auteurs des actes qui compromettent le vivre ensemble dans la région. Après avoir condamné les événements douloureux, le gouverneur de la région a proposé des pistes de solutions parmi dont le désarmement de toutes les communautés. Selon le général Sidiki Samaké, une enquête est ouverte pour démasquer les auteurs de ces actes de vandalisme contre les commerces. Tout avait commencé lorsqu’un jeune homme a tiré à bout portant, en plein jour, sur un vigile montant la garde au centre commercial, devant un point de vente d’or au 6è quartier. Après son forfait, le malfaiteur a emporté l’arme de la victime. Dans sa fuite, il a été poursuivi par une foule et appréhendé au 7è quartier où il a été lynché. Ensuite, les magasins de commerçants ont été vandalisés, provoquant une tension vive dans la ville qui a connu des actes de violence. Après le déclenchement de ces évènements malheureux, les forces de défense et de sécurité sont intervenues pour maintenir le calme, avec le concours de la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unes pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de la force française Barkhane. AT/MD (AMAP)