Mali : Les associations communautaires disponibles pour la stabilisation du pays

Bamako, 30 Oct (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a reçu mercredi, dans l’après-midi, à Koulouba, les responsables des associations Ginna Dogon, Tabital Pulaaku et Ir Ganda, venus lui exprimer leur disponibilité à œuvrer aux côtés de l’Etat pour la stabilisation du Mali et solliciter son accompagnement dans l’accomplissement de leurs missions auprès des populations. La délégation conduite par Younouss Hamèye Dicko, 1er vice-président d’Ir Ganda, était composée d’Abou Sow, président de Tabital Pulaaku, et de Hamidou Ongoïba, 1er vice-président de Ginna Dogon. « Nous lui avons exprimé d’abord toute notre disponibilité à travailler, au quotidien, aux côtés de l’Etat, dans le sens de la stabilisation du pays qui passe par la paix, la concorde et la restauration du vivre ensemble », a confié aux journalistes, le porte-parole de la délégation, Abou Sow, à l’issue de l’audience. Il a ajouté que « c’est pour cette raison, d’ailleurs, que les trois associations ont choisi de venir ensemble car elles auraient pu le faire individuellement, parce qu’elles sont porteuses du même message avec le même contenu ». Il s’agit d’un message de paix, d’amour pour tous les Maliens, les uns envers les autres. « C’est ce que nous étions venus dire au président de la Transition, tout en sollicitant l’appui de l’Etat pour permettre à ces associations de conduire leurs missions sur le terrain parce qu’elles sont, très souvent, sollicitées aussi bien par les services publics que par les populations, à tous les niveaux », a souligné M. Sow qui a signalé qu’il y a beaucoup de déplacés internes sans autres recours que ces associations lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes particuliers. « Ces associations conduisent des missions sur le terrain : organisation de rencontres intercommunautaires, règlement de conflits entre villages, et de conflits de toute nature. C’est pour cette raison que nous avons besoin d’être appuyés et soutenus par l’Etat », a-t-il insisté. D’après le président de Tabital Pulaaku, ce sont des associations qui bénéficient d’ancrage profond auprès des populations. « Nous pouvons parler à ces populations dont nous sommes issus. Nous pouvons intervenir entre les populations lorsqu’elles ont des dissonances et des aspérités, nous pouvons contribuer à les réduire et à aplanir les difficultés entre elles », a-t-il laissé entendre, ajoutant que c’est le rôle de leurs associations. Abou Sow se réjouit d’avoir eu une oreille attentive de la part du président de la Transition qui leur a promis que l’Etat, dans toute la mesure du possible et dans le cadre des lois et règlements, fera ce qu’il pourra. L’occasion a été mise à profit pour remettre au chef de l’état, un mémorandum contenant l’ensemble des préoccupations des populations des différents terroirs. Selon le porte-parole de la délégation, ce mémorandum renferme les conclusions et recommandations formulées, depuis longtemps, par les trois associations qui travaillent ensemble d’arrache-pied et en symbiose. « Elles ont formulé ces recommandations sous forme de mémorandum dont une copie avait été remise aux autorités précédentes. Comme celles-ci demeurent toujours d’actualité, nous avons estimé que les autorités actuelles doivent en disposer », a déclaré Abou Sow, tout en précisant que les recommandations et suggestions contenues dans ce document demeurent pertinentes. DD/DD (AMAP)  

Mali : Le nouveau Médiateur de la République entre en fonction

Bamako, 30 Oct (AMAP) Le nouveau Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, a prêté serment, vendredi après-midi, devant le président de la Transition, Bah N’Daw, a constaté l’AMAP. Nommé le 13 octobre dernier, en remplacement de Baba Akhib Haïdara dont le mandat est arrivé à terme, le nouveau Médiateur a, officiellement, pris fonction, après avoir prêté serment devant le chef de l’Etat, dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba. Après la lecture de son décret de nomination par le secrétaire général de la Présidence, Mme Sanogo Aminata Mallé a prêté le serment suivant : « je jure et promets de remplir mes fonctions de Médiateur de la République avec honnêteté, impartialité, dans le respect des lois de la République et de ne révéler aucun secret que j’aurai obtenu dans l’exercice de mes fonctions ». La prestation de serment a eu lieu en présence du vice-président, le colonel Assimi Goïta et du Premier ministre Moctar Ouane. DD/MD (AMAP)

Mali : Patrouille policière d’envergure à Bamako pour chasser l’insécurité  

Bamako, 30 Oct (AMAP) Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a initié, depuis jeudi, une patrouille d’envergure, qui s’étalera sur plusieurs jours, dans la capitale malienne, Bamako, et environs. « De jour comme de nuit, plus de 770 éléments motorisés vont passer au peigne fin tous les coins et recoins de Bamako et périphéries afin de dénicher les nids criminogènes qui coupent le sommeil aux paisibles populations », précise un communiqué du ministère publié vendredi. En plus de la police, il y a également la gendarmerie, la garde nationale et la protection civile. Pour la circonstance, les différents directeurs et chef d’état-major concernés supervisent l’opération. Selon le conseiller technique du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile chargé des opérations, le contrôleur général Youssouf Binima, “l’insécurité à Bamako nous interpelle tous”. À cet effet, « le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a réuni toutes les forces en son sein afin de sécuriser la capitale et ses environnants » . Pour lui, “il faut que la peur change de camp et que les populations vaquent à leurs occupations dans la quietude”. Ainsi, il a demandé à la population une plus grande collaboration, en fournissant des renseignements “afin d’aider ces forces dans leur mission régalienne”. SS/MD (AMAP)

Mali : Le vérificateur général remet son rapport 2019 au président de la Transition

Bamako, 30 Oct (AMAP) Le président Bah N’Daw, a averti, vendredi, que « tous ceux qui voudront se servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls », a appris l’AMAP de source officielle. « Qu’ils le sachent ! », a insisté Bah N’Daw, dans son discours, lors de la cérémonie solennelle de remise, au Chef de l’Etat, du rapport annuel 2019, du Bureau du Vérificateur général, dans la salle des banquets du palais de Koulouba, indique un texte de la Présidence. Le chef de l’Etat a promis que, dès lundi 1er novembre, les départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire. « Il n’y a pas d’hésitation possible : c’est soit le Mali, soit la porte ! », a-t-il indiqué. Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a rappelé, lors de la cérémonie, les 31 missions conduites en 2019. Selon le Vérificateur général, les vérifications de performance, au nombre de huit, ont porté sur des entités en charge de la gouvernance du service public de l’Etat et des collectivités territoriales. Selon le Président N’Daw, la Transition ne pourra pas tout faire. Elle a des domaines de priorités où elle est attendue. « Dès lors, il est hors de question, pour moi, que l’or du Mali ne brille pas pour le Mali. L’or du Mali brillera aussi pour le Mali. L’or du Mali brillera surtout pour le Mali », a promis le Chef de l’Etat, selon la présidence de la République. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence, notamment, du Vice-président de la Transition, Colonel Assimi Goita et du Premier ministre, Moctar Ouane. AC/MD (AMAP)

Ségou : Le bras de fer continue à la COMATEX

Par Mamadou SY Amap-Ségou Ségou 30 Oct (Oct) Sans rémunération depuis le 3 août, date de la fermeture de l’usine, les 1.300 travailleurs de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX), traversent des moments difficiles. La fermeture de cette usine, inaugurée en 1968 et qui constitue le poumon économique de la Région de Ségou, a brutalement plongé dans le désarroi des milliers de salariés. Pour justifier la fermeture de l’usine, la direction invoque des difficultés financières et le non renouvellement de la subvention et des contrats de performance. À la suite de plusieurs négociations sans suite, le comité syndical de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) de la société, profondément préoccupé par la situation, a décidé de saisir le Tribunal de grande instance de Ségou. Le délibéré de ce procès intenté par les travailleurs sera vidé mercredi prochain. Le syndicat estime que la direction a envoyé les travailleurs au chômage technique, sans tenir compte des normes du Code du travail. Depuis plusieurs semaines, les machines, qui résonnaient dans l’usine, sont totalement réduites au silence et les mauvaises herbes ont poussé dans la cour de la société, attirant des reptiles. Drapé dans un grand boubou, le visage mangé par une barbe de plusieurs jours et un foulard noué, délicatement, autour du cou, Mody Kéita, travailleur à la section filature de l’usine a, à son actif, 26 ans d’expérience. Selon lui, cela fait des années que la direction de la COMATEX tente, par tous les moyens, de fermer l’usine, afin de procéder à des licenciements. Il ajoute que, fort heureusement, cette idée n’a pas pu aboutir parce que le tandem syndicat-travailleurs veillait au grain. Avec cette mise en chômage, les milliers de travailleurs de l’usine peinent à joindre les deux bouts. Beaucoup se sont retrouvés sans ressources, du jour au lendemain. «Nous n’avons aucun sou pour subvenir à nos besoins. Nos réserves de vivres sont épuisées, notamment le mil, le riz. Nous n’avons rien à se mettre sous la dent», s’inquiète Mody Keita. «Nous sommes obligés de quémander auprès de nos familles et ceux qui sont en mesure de nous aider. Certains travaillent en tant que fabricant de briques, d’autres comme maçons, puisatiers, vidangeurs, afin de tenir la baraque », ajoute-t-il, fataliste. Marié et père de 4 enfants, Oumar H. Dembélé travaille à l’usine comme chauffeur depuis 1994. Il gagne moins de 100.000 Fcfa par mois et estime que la fermeture de la société ne fait que plonger les travailleurs dans la précarité et raviver un foyer d’anxiété. « Les Chinois ne peuvent plus, qu’ils laissent la direction de l’usine à d’autres partenaires ! » C’est la phrase que l’on entend, de plus en plus, chez les ouvriers écœurés par la mauvaise gestion. Mais, il serait injuste de jeter la pierre aux dirigeants de l’entreprise. Oumar H. Dembélé déplore également la passivité du gouvernement qui les a abandonnés à leur triste sort. Cet employé de l’usine raconte que dans leur détresse, les travailleurs de la COMATEX n’ont obtenu aucune aide, ni bénéficier des mesures sociales annoncées par l’ancien chef de l’État. S’agissant des informations qui ont circulé sur un éventuel cas de Covid-19 à la COMATEX, Adama Traoré, le délégué du personnel, dit qu’il n’en est rien. En effet, l’agent de sécurité et de gardiennage soupçonné d’être malade de coronavirus, a été testé négatif et Adama Traoré voit, à travers cette affaire, un moyen pour la direction de licencier les travailleurs. Bintou Fatoumata, une employée de l’usine indique que la COMATEX permet à de nombreuses familles de faire face aux charges qui pèsent sur leurs épaules. Elle nourrit le vœu de voir les 1.300 travailleurs reprendre le chemin de l’usine, tout comme Zakaria Coulibaly, un autre employé qui se souvient des années fastes de la COMATEX. «Avant que l’entreprise ne soit privatisée, on produisait des tissus koba, des basins, des tenues militaires… Depuis qu’elle a changé de statut pour devenir une société anonyme (SA), nous ne produisons que des fils à tisser et tissus en pagne », regrette-t-il. Notre interlocuteur évoque les cars de l’entreprise reconnaissables par leur couleur rouge et qui assuraient le transport des ouvriers matin, midi et soir. Ces cars auraient disparu en 2017 du parc auto où il n’y a plus qu’un camion pour le transport des ouvriers. Pour Zakaria Coulibaly, la mauvaise gestion et le non-respect des lois du travail expliquent la situation plus que jamais déplorable dans laquelle se trouve l’entreprise. Abdoulaye Diakité, le secrétaire général du comité syndical de l’UNT martèle, sans ambage,s que la direction a illégalement mis les travailleurs de l’usine en chômage technique au motif que l’entreprise traverse une crise financière. Il affirme que la direction s’est basée sur l’article 35 du nouveau code du travail qui stipule que « lorsque, pour des raisons d’ordre économique, commandées par des nécessités de l’entreprise ou résultant d’événements imprévisibles présentant le caractère de force majeure, l’employeur décide de mettre en chômage temporaire tout ou partie de son personnel, l’inspecteur du travail doit, au préalable, en être informé ». Selon Abdoulaye Diakité, en temps normal, les travailleurs de la COMATEX partent en congé annuel à partir du mois d’août. Cette fois, à cause du cas suspect de coronavirus, les congés ont débuté le 1er juin pour finir le 30 juin. « A la fin de ce mois, la direction a affiché une seconde notification de suspension de travail. Ensuite, elle a publié un autre avis concernant la mise en chômage technique des travailleurs à partir du 3 août », a-t-il expliqué. Abdoulaye Diakité a soutenu que ni les textes, ni le code du travail n’ont été respectés. Et d’ajouter que la direction s’est contentée juste de placarder une affiche à la porte pour annoncer la fermeture de l’entreprise, sans en informer, préalablement, le comité syndical. De sa privatisation en 1994 à aujourd’hui, la COMATEX bénéficie d’une subvention, en plus des contrats de performance, mise en place en 2009 par l’ex-président Amadou Toumani Touré, une mesure incitative qui vise à soutenir les entreprises industrielles. Ayant pris fin au mois de mai, les deux contrats n’ont pas pu être renouvelés comme d’habitude. Ce qui a provoqué

Une délégation du Conseil des collectivités territoriales de l’espace UEMOA reçue par le PM

Bamako, 30 octobre (AMAP)  Une délégation du Conseil des collectivités territoriales de l’espace UEMOA, conduite par le Président de sa commission économique et financière, El Hadj Malick Diop a été reçue mercredi à la Cité administrative par le Premier ministre, Moctar Ouane, a constaté l’AMAP. Le Chef de la délégation a saisi l’occasion pour transmettre ses félicitations au PM, son ancien collègue,  pour sa nomination à la tête du Gouvernement ainsi que ses encouragements pour la réussite de sa mission Moctar Ouane et ses hôtes ont eu des échange sur, entre autres, la coopération entre le Mali  et l’UEMOA et le développement socio-économique de l’espace UEMOA à travers les collectivités territoriales. Le Conseil des Collectivités Territoriales est un organe consultatif de l’Union créé par l’Acte Additionnel n°02/CCEG/UEMOA/2011 du 30 mai 2011 de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement. Sa mission fondamentale est de consolider l’effort d’intégration entrepris par les États membres de l’Union par des actions menées au niveau des collectivités territoriales afin que l’idéal d’intégration soit partagé par les peuples de l’espace UEMOA.  KM (AMAP)

Algérie : Arrestation d’un terroriste libéré lors de la libération de Soumaila Cissé et Sophie Pétronin

Bamako, 29 Oct (AMAP) Mustapha Derrar, un des terroristes échangés contre la libération de quatre otages détenus par les groupes djihadistes au Mali, dont Soumaila Cissé et Sophie Pétronin, a été appréhendé sur le territoire algérien, a annoncé, mercredi, un communiqué du ministère algérien de la Défense. « Les services de sécurité relevant du ministère de la Défense nationale ont appréhendé, hier 27 octobre 2020 à Tlemcen en 2e Région militaire, le terroriste dénommé Mustapha Derrar », a indiqué le communiqué. Selon le ministre algérien de la Défense, Mustapha Derrar avait rallié les groupes terroristes en 2012 avant d’être libéré au début de ce mois d’octobre au Mali. MT/MD (AMAP)

Mali : Les auteurs des attentats de La Terrasse et du Radisson condamnés à la peine de mort

Bamako 28 Oct (AMAP) Les auteurs des attentats de l’hôtel Radisson Blu et du restaurant-bar La Terrasse de Bamako, en 2015, ont été condamnés à la peine de mort et à 10 millions de francs CFA d’amende, mercredi, par la Cour d’Assises de Bamako. Le mauritanien, Fawaz Ould Ahmed alias « Ibrahim 10 » et son complice, Sadou Chaka dit « Oussama », ont comparu, depuis lundi, dans un procès sous haute sécurité, avec plusieurs filtres de contrôle. L’accusé principal, Fawaz, poursuivi pour plusieurs chefs d’accusations se rapportant au terrorisme, a, sans ambages, reconnu les faits qui lui sont reprochés. L’homme a affirmé avoir agi pour venger les caricatures du prophète Mohamed publiées par le journal satirique francais, Charlie Hebdo. «Nous sommes des djihadistes et non des terroristes, nous faisons le djihad. Cela fait partie de notre religion », a-t-il dit, avant de s’en prendre, également, à la France. Celui, qui se faisait appeler le lieutenant de Belmoktar a expliqué avec forces détails les faits. A la barre, Ibrahim 10 n’a exprimé aucun regret de ses actes. Son compagnon, Sadou Chaka, accusé de complicité et qui a acheminé les armes à Bamako a, pour sa part, déclaré qu’il était au service de Fawaz. « On me demande d’aller déposer ou d’accompagner des gens, j’exécute et c’est tout », a-t-il. Le ministère public, dans son réquisitoire, a demandé la peine de mort. « Ils doivent être fusillés », a-t-il ajouté. Face aux culpabilités établies de leurs clients, les avocats de la défense ont plaidé pour un allègement de peine pour circonstances atténuantes. Après six heures de débats contradictoires, le verdict est finalement tombé : la Cour a suivi le parquet dans ses réquisitions, en condamnant les accusés à la peine capitale et au paiement de 10 millions de francs CFA d’amende chacun. Quant au troisième prévenu Abdoulbaki Abdramane Maiga alias « Abou Mahamdoune » absent au procès, il a été jugé par contumace à la même peine. Pour rappel, Fawaz était accusé d’avoir perpétré des attentats contre le restaurant la Terrasse de Bamako, en mars 2015, tuant 5 personnes dont un Français, un Belge et trois Maliens et aussi l’attentat de l’hôtel Radisson, le 20 novembre de la même année, qui a fait une vingtaine de morts dont 14 étrangers. S’y ajoutent l’attentat contre l’hôtel Byblos à Sévaré, qui avait fait 13 morts, en août 2015, et celui de l’hôtel Nord-sud de Bamako, en mars 2016 qui n’avait pas fait de victime. Ces attaques ont été commis avec le soutien logistique de Sadou Chaka et de Abdoulbaki Abdramane Maiga. TC/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du 28 octobre 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 28 octobre 2020 par visioconférence sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté : – des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Justice. La Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Justice est chargée d’assurer, en rapport avec les services techniques concernés, la mission de planification et d’information statistique dans ledit secteur. Le projet de décret adopté vise à doter la Cellule en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions pour les cinq prochaines années. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret fixant l’organisation, les modalités de fonctionnement et le cadre organique de la Direction des Organisations internationales. La Direction des Organisations internationales est créée par la Loi n°2011-019 du 19 mai 2011. Elle a pour mission d’élaborer notamment, les éléments de la politique nationale concernant les organisations internationales à vocation mondiale ou transrégionale ainsi que la coordination, le suivi, le contrôle et l’évaluation de la mise en œuvre de cette politique. L’organisation, les modalités de fonctionnement et le cadre organique de la Direction des Organisations internationales sont fixés respectivement par les Décrets n°381et n°393 du 22 juin 2011. Les modifications apportées à ces décrets consacrent la création d’un département dédié à la promotion des cadres maliens, au suivi des élections et du paiement des contributions statutaires du Mali dans les organisations internationales. L’adoption de ces projets de décret permettra également à la Direction des Organisations internationales de disposer de ressources humaines qualifiées et diversifiées pour la mise en œuvre de ses missions pendant les cinq prochaines années. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de Gestion des Stations d’Épuration du Mali. L’Agence nationale de Gestion des Stations d’Épuration du Mali a été créée par l’Ordonnance n°07-015/P-RM du 28 mars 2007, pour assurer la gestion durable des stations d’épuration des eaux usées et ouvrages annexes. L’Agence connait aujourd’hui des difficultés de fonctionnement liées notamment à l’effectivité du transfert de certaines compétences aux Collectivités territoriales dans le domaine de l’assainissement et de la lutte contre les pollutions et les nuisances. En raison des évolutions enregistrées dans la mise en œuvre de la décentralisation, les projets de texte adoptés clarifient et recentrent les missions de l’Agence sur les attributions ci-après : – assurer la maîtrise d’ouvrage public déléguée pour les études, les travaux de réalisation et de réhabilitation des infrastructures et équipements ; – assurer l’assistance technique aux opérateurs du sous-secteur assainissement à leur demande ; – contribuer au renforcement de la communication pour la promotion de l’assainissement ; – contribuer à l’élaboration des éléments de politique et stratégies de gestion des eaux usées. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Général du Gouvernement : Monsieur Salifou DIABATE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Chargés de mission : Madame Aïssata Bounafou SIDIBE, Gestionnaire de Projets ; Monsieur Mohamed OULD MAMOUNY, Journaliste-Communicateur ; Monsieur Adama KONE, Ingénieur d’Etudes et d’Exploitation de l’Aviation Civile ; Madame TRAORE Djénéba HAMADOUN, Gestionnaire des Ressources Humaines ; Monsieur Lansiné DOUMBIA, Economiste. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE L’ÉLEVAGE ET DE LA PÊCHE – Secrétaire Général : Monsieur Lassine DEMBELE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Chef de Cabinet : Monsieur Sidi Ahmed Ould Sidi SALEM, Juriste. – Conseillers techniques : Madame Mariam SENOU, Magistrat ; Monsieur Yacouba KONE, Attaché de Recherche ; Madame BARRY Tata KANE, Ingénieur Sanitaire ; Monsieur Paul COULIBALY, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Monsieur Adama CAMARA, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage ; Monsieur Madi Maténé KEITA, Ingénieur des Eaux et Forêts. – Chargés de mission : Monsieur Moulaye Abderahmane HAIDARA, Juriste ; Monsieur Ould ALWATA MOHAMED, Ingénieur en Génie civil. AU TITRE DU MINISTÈRE DES MINES, DE L’ÉNERGIE ET DE L’EAU – Chargés de mission : Madame Diahara DIABATE, Gestionnaire ; Monsieur Lassana TOURE, Consultant ; Sergent-chef de Police Fily COULIBALY. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS – Conseiller technique : Monsieur Mamadou SISSOKO, Administrateur de l’Action Sociale. – Chargé de mission : Monsieur Allaye Oumar GUINDO, Socio-Anthropologue.  

Vente de ciment au Mali : Prix variés et concurrence déloyale

Par Fadi CISSE Bamako, 28 Oct (AMAP) Le marché du ciment, matériau essentiel dans les bâtiments et les travaux publics, est loin d’être réglementé. Importateurs et revendeurs appliquent les prix comme bon leur semble. Toutes les astuces sont bonnes pour écouler la marchandise et faire le maximum de profits. Le ciment est un produit très prisé au Mali, un pays constamment en chantier. Ce produit est utilisé dans la construction des bâtiments, des briques, des dalles, du béton et dans d’autres travaux. Dans notre pays, le marché du ciment a enregistré une croissance de 5% en 2019, la production atteignant près de trois millions de tonnes. De nos jours, la forte augmentation de la production locale est devenue une réalité. En effet, de 750.000 tonnes en 2018, l’industrie malienne du ciment a injecté sur le marché 1.135.000 tonnes en 2019, soit une croissance de 51%. Face à la croissance de la production locale, les trois cimenteries sénégalaises (Ciments du Sahel, Soccocim et Dangote), principaux fournisseurs du marché de notre pays, ont globalement vu leurs ventes chuter de 13% : de 1.900.000 tonnes en 2018 à 1.660.000 tonnes en 2019. À l’inverse, la production locale a porté sa part de marché à 41% contre seulement 28% en 2018. Trois sociétés de production sont présentes sur le marché. La plus ancienne est Diamond Cement, avec deux sites de production à Gagontéry, dans le cercle de Bafoulabé (région de Kayes) et à Dio, dans le cercle de Kati (région de Koulikoro). À la quincaillerie Zoulka’ada, sise à Sébénicoro en Commune IV du District, le commerçant Ayouba Traoré nous a expliqué que le ciment local est livré au grossiste au prix de 87.000 Fcfa la tonne et contre 90.000 Fcfa pour les détaillants. Le sac coûte 4.500 Fcfa l’unité. Ce chef de famille affirme vendre uniquement du ciment “Made in Mali” (fabriqué au Mali) de qualité CIMAF qui est le plus sollicité sur le marché par les constructeurs. Ce commerçant a ajouté qu’il y a six mois de cela, le prix du ciment en détail était fixé à 125.000 Fcfa la tonne contre 100.000 Fcfa pour la vente en gros dont l’unité était vendue à 5.500 Fcfa. Par ailleurs, interrogé sur la cherté du ciment malien comparé aux marchés des pays voisins, Ayouba Traoré a simplement dit ignorer la raison de cette situation. Notre équipe de reportage s’est rendue à la quincaillerie de Modibo Keita qui s’impose aussi connue comme un spécialiste dans la vente du ciment en provenance du Sénégal et du ciment local. Pour lui, le prix des différentes qualités de ciment varient souvent. « Ce qu’on produit chez nous coûte plus cher mais il arrive aussi des moments où le ciment importé est plus cher. En tant que revendeur, il nous est difficile d’expliquer cela mais, on arrive à vendre les deux qualités. C’est l’essentiel mais, je pense que la cherté du prix se situe au niveau de nos usines », a dit Modibo Keita, le propriétaire de la boutique de ciment. D’après lui, le ciment sénégalais s’écoule souvent plus que le nôtre, pour sa qualité car, certaines personnes disent que le ciment sénégalais contient plus de colle que le nôtre. « Il y a une différence de 2.500 Fcfa entre les deux qualités de ciment. Le prix de la tonne du ciment malien est de 87.500 et 90.000 Fcfa pour le ciment sénégalais. Chez lui, le sac de ciment malien coûte 4.425 Fcfa contre 4.500 Fcfa pour le sac de ciment en provenance du Sénégal. Pour lui, tout dépend de l’efficacité de la stratégie de la vente et les prix ne sont pas standards, chacun vendant ses produits à sa guise. Modibo Diakité, un revendeur de ciment, nous raconte son expérience en ces termes : « Il nous arrive des fois d’acheter le ciment du Sénégal à un prix inférieur à celui du Mali. Pour le Mali, il faut débourser 87.500 pour avoir le ciment CIMAF alors que celui du Sénégal nous revient à 86.000 Fcfa. Si on y ajoute les frais de déchargement du camion qui s’élèvent à 500 Fcfa, nous se retrouverons avec une somme de 86.500 Fcfa. Nous avons du mal à expliquer cette hausse de prix », dira-t-il aussi. Selon Modibo Diakité, souvent le ciment malien baisse jusqu’à hauteur de 85.000 Fcfa si c’est la marque Diamond. Par contre, il assure que pour le ciment sénégalais, le prix varie entre 86.500 et 87.500 Fcfa. Par contre, notre interlocuteur soutient qu’il cède le sac de ciment du Sénégal à 4.750 Fcfa contre 4.500 Fcfa pour celui du Mali, sans pour autant expliquer clairement cette différence. « En temps de crise, s’il y a une rupture de stock, les deux différentes qualités de ciment seront livrées au même prix allant de 95.000 à 100.000 Fcfa. A son avis, il n’y a pas de prix fixe et chaque commerçant évalue sa marchandise en fonction de sa provenance. Les deux qualités de ciments, surtout la qualité CMM provenant de chez nous, sont achetées par les clients maliens pour sa proximité avec celle du ciment sénégalais dont le prix est de 87.500 Fcfa pour la vente en gros. « Je me ravitaille surtout à la quincaillerie Zoulca’ada et Bon prix car, ils vendent moins chers que plusieurs autres fournisseurs », déclare ce père de trois enfants qui explique avoir trois qualités de ciment malien (CIMAF, CMM, DIAMOND) et trois qualités sénégalaises (DIANGOTE, SAHEL, SOCCOCIM). Parmi toutes ces marques, ce commerçant estime que le CIMAF, tout comme le ciment SAHEL, est convoité par les Maliens, même quand le prix de la tonne grimpe. Par contre, chez Lassana Camara, propriétaire de la quincaillerie Bon prix, le prix d’une tonne du ciment malien s’élève à 79.500 Fcfa sans marchandage car, il trouve que chez lui, la marchandise est beaucoup moins chère que pour beaucoup d’autres. Précisons que ce chef de famille, qui exerce ce métier depuis 5 à 6 ans, ne vend que du ciment local. S’agissant du marché, cet opérateur économique estime qu’il ne peut rien dire sur