Forces armées maliennes : Vague de nominations dans le commandement

Bamako, 3 sept (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta, a procédé, par décrets, à plusieurs remplacements au niveau du commandement et des postes de responsabilité au sein des Forces armées maliennes (FAMa). Le colonel-major Lassana Doumbia de la direction des transmissions et des télécommunications des Armées a été nommé à la Direction générale de la Sécurité d’Etat (DGSE), depuis le 24 août dernier. Il remplace le général Moussa Diawara, qui occupait le poste jusqu’à la démission de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août dernier, Le nouveau directeur adjoint des services secrets est le colonel-major Kassoum Goïta de l’Armée de terre nommé, également, par décret le 25 août 2020. Le président du CNSP a promu le colonel Elisée Jean Dao comme chef d’état-major de la Garde nationale. Auparavant, il avait désigné par décret du 1er septembre 2020, le général de brigade Oumar Diarra, chef d’état-major général des Armées. Ce dernier remplace le général de division Abdoulaye Coulibaly qui était en poste depuis le 24 mars 2019. Le président du CNSP a, aussi, nommé le colonel Elhalifa Coulibaly comme directeur des transmissions et des télécommunications des Armées par décret, le 1er septembre 2020. Il a procédé, aussi, à des changements à la tête du Commissariat des Armées. Par décret du 27 août 2020, le colonel Oumar Yoro Sidibé de l’Armée de l’air se voit confier la direction du Commissariat des Armées. Le poste de directeur adjoint de cette structure est revenu au colonel Lanseny Doumbia. D’autres changements opérés au niveau du commandement des FAMa concernent la direction du matériel, des hydrocarbures et des transports des Armées. A ce niveau, le colonel Badara Aliou Diop de l’Armée de terre remplace le général Moustapha Drabo qui était en poste depuis le 17 mai 2012. Son adjoint est le colonel Ousmane Dembélé. Il a aussi promu le colonel Bréhima Sow de la Garde nationale comme sous-chef d’état-major administration à l’état-major général des Armées le 25 août 2020. Par ailleurs, au niveau du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade aérienne, Souleymane Doucouré, a été promu secrétaire général du département, en remplacement du général de brigade Ibrahim Fané. En plus des militaires, le président du CNSP a nommé, le 27 août 2020, Dr Youssouf Coulibaly, professeur d’enseignement supérieur en qualité de conseiller spécial chargé des affaires juridiques. Moussa Camara, gestionnaire des ressources humaines, est nommé en qualité de conseiller spécial chargé des ressources humaines. Tandis que Dr Cheick Oumar Traoré, consultant GED-Communication s’est vu confier le poste de conseiller spécial du président du Comité chargé de l’information et de la communication. DD/MD (AMAP)

Hôtel de l’Amitié : Sit-in contre le licenciement de 76 employés

Bamako, 3 sept (AMAP) Une partie du personnel du Sofitel Hôtel de l’Amitié a tenu, mardi, un sit-in devant l’établissement hôtelier, pour protester contre le licenciement de 76 employés pour motif économique par la société tunisienne «Granada» gérante de la structure. Les employés ont, à cet effet, bloqué les différentes entrées et sorties de l’hôtel à l’aide de barricades et de leurs motos. Ils estiment n’avoir pas été avisés, et espéraient reprendre le service après des mois de chômage technique dus à la Covid-19. Contre toute attente, ils ont été invités à signer un acte de résiliation de contrat. A l’entrée, deux listes étaient soumises aux employés qui devraient signer. La première liste concernait les employés autorisés à prendre le travail et l’autre était destinée à ceux qui doivent être remerciés. «Au début, 76 employés de l’hôtel étaient sur la liste de licenciement. Nous constatons autre chose ce matin. Ils nous ont présenté deux listes : celle de ceux qui peuvent entrer pour travailler et la liste de licenciement que les intéressés doivent signer. Les agents n’ont pas été avisés», a déploré le secrétaire général adjoint du Comité syndical de l’hôtel de l’Amitié, Dr Aboubacar Diarra. Pour celui qui se présente comme membre du Bureau exécutif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), certains travailleurs qui étaient sur l’ancienne fiche de congédiement ont été autorisés à reprendre le travail. D’autres n’y figuraient pas mais ont été surpris de constater qu’ils doivent être limogés. «Ces licenciements ne sont pas du tout fondés, parce que nous constatons que l’hôtel marche », explique le syndicaliste. L’administration de l’hôtel n’a souhaité répondre. Toutefois, un agent de police du Commissariat du 3è arrondissement faisait office d’intermédiaire entre le personnel et la direction générale. Le policier est ressorti avec une lettre de licenciement dument validée par la Direction régionale du travail du District de Bamako. Le tourisme fait partie des secteurs d’activités les plus touchés par la maladie à coronavirus, à cause notamment de la fermeture des frontières. Pour y faire, la direction générale de l’hôtel de l’Amitié a mis, au début du mois d’avril, 102 de ses employés en chômage technique. Pour montrer leur indignation face au non respect de la procédure utilisée en cette occasion, le Comité syndical de l’hôtel avait organisé un sit-in. En réponse à cette situation, la Direction régionale du travail du district de Bamako (DRT-DB) avait adressé une lettre au directeur général de l’hôtel de l’Amitié, en date du 30 mars 2020. La lettre précisait que cette décision de mise en chômage technique intervient en raison de l’annulation de l’ensemble de la réservation et de l’arrêt partiel du travail de l’hôtel de l’Amitié suite à la pandémie de Covid-19. Pour minimiser l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises et éviter les licenciements massifs de travailleurs dans les secteurs affectés par cette crise, le gouvernement d’alors avait pris des mesures fiscales comme l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les consommations sur les facteurs d’eau et d’électricité effectuées au cours des mois d’avril et mai 2020. Il y a eu aussi des remises d’impôts, au cas par cas, et secteur par secteur, entre autres, la renonciation à la perception du produit de la Contribution forfaitaire à la charge des employeurs (CFE) et de la Taxe-logement (TL) auprès des entreprises du secteur privé pour les mois d’avril 2020 à décembre 2020 inclus. BBC/MD (AMAP)

Dépôts anarchiques d’ordures à Bamako : Jeu de ping-pong entre populations et autorités

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 3 sept (AMAP) En se rendant à Magnambougou, vous ne pouvez pas rater un gros tas d’ordures qui trône au bord de la route depuis des mois, sous les regards impuissants des riverains et autres usagers. «Ces déchets sont générés par les habitants du secteur. Des éboueurs se servant de charrettes tractées par des ânes ont, aussi, transformé les lieux en décharge finale», expliquent des personnes travaillant sur place. La gestion des décharges pose la question de la répartition des rôles à jouer par chaque intervenant. En attendant les populations désemparées déposent les ordures sur le premier espace trouvé. Comme dans ce quartier populaire, des dépôts d’ordures pullulent un peu partout à travers Bamako, la capitale malienne. Les habitants n’ont aucune gêne à déverser les déchets aux abords des axes routiers. Les espaces publics servent. Souvent, de dépotoirs privant ainsi les citoyens d’espace de divertissement et de loisirs. Les parcelles à usage d’habitation non encore bâties ne sont pas épargnées. Pour s’en prémunir, certains propriétaires plantent au milieu de leur terrain des panneaux d’interdiction de dépôts d’ordures. Les ordures sont déversées dans les caniveaux et ces détritus vont combler le lit des marigots, provoquant des inondations aux conséquences graves. Les chaussées ne sont pas épargnées par les dépôts d’ordures. Certains manifestants expriment leur mécontentement en déversant des ordres sur les voies goudronnées. UN ANE MORT – «C’est à partir de 20 heures que les gens viennent jeter les ordures ici. Ils le font également pendant la journée, mais rarement», déplore Karamoko Mallé. Assis sur la selle de son tricycle (moto servant de transport en commun) au carrefour de Sogoniko (Commune VI), il attend les clients, en cette matinée ensoleillée du mercredi. En attendant, l’homme discute du sujet avec son frère, son associé dans ce travail. Tous les deux révèlent que dans la nuit de mardi à mercredi, un individu est venu jeter le cadavre en décomposition d’un âne. Dépité, un passant qui connaît Karamoko Mallé s’invite au débat. « L’auteur de cet acte doit être sévèrement puni », préconise-t-il. « La mairie est responsable de cette situation. Il faut employer un gardien pour surveiller les lieux afin d’empêcher les gens de venir y éparpiller leurs déchets. », ajoute-t-il Vendeuse de beignets dans le voisinage, Massaran Kané partage cet avis. Pour elle, la sanction est nécessaire pour mettre fin à cette mauvaise pratique. « Les ordures qui débordent sur la route peuvent provoquer des accidents de la route », pense-t-elle, précisant que c’est Ozone qui enlève ces détritus chaque fois qu’ils commencent à atteindre un volume inquiétant. Interrogée, la municipalité estime avoir fait de son mieux. Déplorant l’incivisme généralisé de la population, elle reproche à Ozone Mali d’avoir transformé le lieu en un site de collecte en demandant aux gens de venir y déposer les déchets. «Je viens d’appeler le directeur d’Ozone pour l’informer de la présence d’un cadavre d’âne qui sent mauvais. Il dit qu’ils vont envoyer tout de suite une équipe pour nettoyer l’endroit», explique Mme Dougnon Delphine, 3è adjoint au maire de la Commune VI. Cet appel fait suite à une plainte des agents de la Compagnie de circulation routière (CCR) en poste au niveau du carrefour de Sogoniko. « Pour faire face à cette situation, nous envisageons de mettre une plaque indiquant «défense de déposer les ordures», dit Mme Dougnon Delphine. La commune compte aussi responsabiliser les jeunes du quartier pour surveiller l’endroit, en permanence. « Car, c’est vers 2h ou 3h du matin que les éboueurs viennent décharger leurs charrettes sur le lieu », souligne l’édile. «Les policiers ont témoigné qu’ils le font souvent entre 5h ou 6h heures du matin», rapporte-t-elle, attirant l’attention sur l’impact négatif de ce phénomène sur la santé de la population et sur l’image même de la circonscription. «C’est honteux. C’est pourquoi j’ai appelé Ozone pour leur dire de changer de stratégie», fulmine l’élue. De son côté, Ozone Mali pointe du doigt le comportement incivique des habitants qui ont transformé le lieu en «poubelle». «Avant-hier, des gens sont allés jeter le cadavre d’un âne. C’est Ozone qui l’a enlevé», confirme Adama Koné, conseiller principal de la direction générale de Ozone Mali. Il rejette en bloc les accusations : «Comment Ozone qui a une mission technique peut ou va dire aux gens de déposer les déchets au carrefour de Sogoniko ? Ce n’est pas vrai». CINQ DÉPÔTS DE TRANSIT – « Les sites de collecte d’ordures identifiés comme tel par Ozone sont dotés de récipients installés à cet effet », précise le spécialiste. Les endroits dépourvus de réceptacles ne constituent nullement des sites de collecte d’ordures. Ce sont des dépôts anarchiques. Notre interlocuteur rappelle qu’un contrat lie Ozone Mali à la mairie du District de Bamako, à travers le gouvernement. «Cette convention a été signée en 2014, mais les travaux ont commencé en 2015», précise Adama Koné. A travers ce partenariat, la mairie du District de Bamako a délégué à Ozone ses missions de collecte de déchets dans la ville de Bamako. Cette tâche consiste, d’après notre interlocuteur, à enlever les déchets auprès des domiciles, des concessions ainsi qu’au niveau des dépôts de transit et des centres de transferts pour les acheminer, en principe, vers les dépôts finaux. Il s’agit aussi de dégager les «dépôts anarchiques» créés par les populations à travers toute la ville. « L’un des obstacles majeurs à l’accomplissement de cette obligation est l’insuffisance de dépôts de transit. La ville n’en compte que cinq aujourd’hui », déplore-t-il. «Pire, il n’y a même pas de décharge finale à proprement parler pour la ville de Bamako», regrette M. Koné. Alors que, insiste le technicien, les ordures ne doivent pas dépasser 72 heures dans les dépôts de transit afin d’éviter des pollutions et nuisances aux populations. La décharge finale conçue à Noumoubougou, à une trentaine de kilomètres de Bamako, n’est pas encore fonctionnelle pour des raisons techniques et sociales. «Aujourd’hui, Ozone ne sait pas où déposer les déchets. Nous nous promenons dans les champs et dans les anciennes carrières pour les déposer», explique le conseiller principal. Et d’ajouter : «Nous avons saisi les

Marchés de Bamako : Quel calvaire en saison des pluies !

Par Yacouba TRAORE  Bamako, 3 sept (AMAP) A Bamako, ville de plus de trois millions d’habitants, la saison des pluies tend à tourner au cauchemar pour les habitants. Dès que le temps menace, surtout tôt le matin, les ménagères accourent en direction des marchés, « pour, disent-elles, faire leurs courses avant la tombée de la pluie ». Sinon après, les marchés sont inondés. La boue drainée par les eaux de pluie occupe presque toutes les voies d’accès et les allées du marché. Un tour au marché de Sabalibougou (en Commune V) où Bintou Diarra est vendeuse de légumes frais. Chaque hivernage, elle côtoie des ordures drainées par les eaux de pluies. Contrairement à l’adage qui dit qu’«après la pluie, c’est le beau le temps», ici au marché, après les précipitations, « c’est plutôt le calvaire pour les marchands et les clients », lance la commerçante, l’air dépité. « Certains clients n’ont même pas envie de fréquenter le marché par peur de marcher dans la boue et les flaques d’eaux stagnantes », renchérit Awa Dao, marchande de poissons fumés. Cliente venue faire ses courses de la semaine, Mme Maïga Zeïnabou Dicko exprime, elle aussi, son courroux. «Les voies menant au marché sont impraticables après la pluie. Comme vous pouvez le constater, le marché est presqu’inondé aujourd’hui », dit-elle. « Après la pluie, ajoute-t-elle, il est très difficile de faire le marché à cause des eaux de pluies et de la boue ». Conséquences ? « Les activités tournent au ralenti », déplore Kadiatou Namogo, vendeuse de poissons frais. «Nous sommes là depuis 6 heures du matin. Personne n’a pu vendre à cause de la pluie matinale», précise la commerçante. « Car, certains clients ont peur de sortir sous la pluie par crainte d’attraper la grippe ou d’autres maladies », souligne-t-elle. Même constat au marché de Ouolofobougou, en commune IV. Des tas d’ordures jonchent le marché. Les caniveaux sont obstrués par les sachets plastiques et les ordures ménagères. « Marcher dans ce souk, en cette saison pluvieuse, sans se boucher les narines, relève de l’exploit », commente Bakary Bathily, propriétaire d’une mercerie. « Seuls des hommes et des femmes téméraires peuvent tenter l’aventure », rigole le commerçant, montrant du doigt les autorités municipales. Celles-ci peinent, selon lui, à curer les équipements de voirie provoquant des inondations en cas de fortes pluies. Pourtant, fait remarquer le négociant, les assujettis s’acquittent de leur devoir vis-à-vis de la mairie. «Je paie régulièrement mes taxes. Les vendeuses de condiments paient quotidiennement 50 Fcfa. Les services d’hygiène ou d’assainissement de la mairie ne fournissent aucun effort pour le ramassage des ordures qui inondent le marché», regrette Bathily. Pour lui, le marché a besoin de travaux urgents comme le dallage des voies, l’aménagement d’un dépôt de transit d’ordures, la construction de latrines modernes, d’un grand hangar pour les vendeuses de condiments, de nouveaux collecteurs d’eaux usées et la mise en place d’un mécanisme pérenne de curage régulier des caniveaux. Après la pluie, le marché se transforme en «marécage» par endroits, renchérit Bréhima Dembélé, boucher au marché de Lafiabougou Talico, en commune IV. La raison ? « Toutes les canalisations d’eaux pluviales sont obstruées par des sachets plastiques », explique Ousmane Tounkara, éboueur au compte d’un Groupement d’intérêt économique (GIE). En la matière, « le curage des caniveaux, la gestion des ordures et l’assainissement des marchés relèvent de la responsabilité de la mairie », confirme un ex-élu de la commune IV. « Il faudrait, pour ce faire, que les citoyens paient correctement et régulièrement leurs taxes et impôts qui sont les principales sources de revenus pour la municipalité », précise cet ancien conseiller. Il indique qu’en général, la plupart des centres d’état civil, surtout secondaires, ne disposent pas de dépôt de transit d’ordures ou de véhicules dédiés au ramassage des ordures. « Ils sont alors obligés de contracter avec des Groupements d’intérêt économique (GIE) pour faire ce travail », ajoute-t-il. D’où les difficultés, selon lui. YT/MD (AMAP)  

Kadiolo : 69 476 enfants de 03 à 59 mois, ciblés par la CPS 2

Kadiolo, 3 septembre (AMAP) Quelque 69 476 enfants du district sanitaire, âgés des 03 mois à 59 mois, on été ciblés par le 2ème passage de la campagne chimio prophylaxie du paludisme saisonnier (CPS 2), a appris l’AMAP de source locale. L’information a été donnée au cours d’une rencontre présidée samedi à Kadiolo par le Préfet de Cercle, Mahamar Haïdara en présence d’une cinquantaine d’acteurs composés de maires, de présidents des ASACO, de directeurs techniques des CSCOM (DTC) et des leaders religieux. Le docteur Émilien Diarra, Médecin Chef du District sanitaire a déclaré que le 2ème passage de la CPS (102 ,22 %), qui s’est déroulée du 21 au 25 août, a enregistré une baisse du nombre de test de diagnostic rapide (TDR) positifs dont 94 cas pour les (3 -11 mois) et 343 cas pour les (12 – 59 mois). Dr Diarra a saisi l’occasion pour déclarer d’un plaidoyer doit être fait donc auprès des parents pour qu’ils s’impliquent davantage dans ces campagnes de vaccination pour éradiquer le paludisme. Les participants ont été par ailleurs informés que les différentes associations de santé communautaires (ASACO) ont mobilisé 399 950 CFA pour soutenir les différentes équipes sur le terrain. Il a été évoqué également les difficultés rencontrées sur le terrain notamment l’absence de plusieurs parents dans les ménages lors du passage des équipes, la non réalisation des activités de dépistage de la malnutrition par les DTC parce que des perdiems n’étaient pas alloués pour cette dernière activité. Le troisième passage de la campagne chimio prophylaxie du paludisme saisonnier (CPS 3), est prévu du 18 au 22 Septembre 2020 dans le district sanitaire de Kadiolo. NIO/KM (AMAP)

Ecoles : La réouverture des classes n’est pas tout à fait effective

Mohamed   D. DIAWARA Sidi Y. WAGUE Bamako, 3 sept (AMAP) La reprise des cours dans les différents ordres d’enseignement, annoncée pour mercredi par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a été victime de la paralysie des établissements publics, à cause de l’arrêt de travail qu’observent les syndicats de l’éducation depuis mi-août. Comme on pouvait s’y attendre, avec le boycott de toutes les activités pédagogiques décidé par les syndicats d’enseignants, les élèves, en tout cas ceux des établissements publics n’ont pas repris le chemin de l’école. Les syndicalistes avaient clairement laissé entrevoir, dans tous leurs messages, qu’ils ne reprendront qu’après l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Dans les établissements publics que nos reporters ont visités, rien n’indiquait la reprise des cours. Partout régnait un calme plat. Au niveau du groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga à Badalabougou, a Bamako, les classes étaient fermées, les élèves absents. Le coordinateur de cette école, Dramane Dembélé, présent sur les lieux, accepte volontiers de s’entretenir avec nous. Il explique n’avoir aucune information officielle sur la réouverture des classes, mieux, le Centre d’animation pédagogique (CAP) n’a pas convoqué la traditionnelle réunion sur la reprise des cours. Au niveau de l’école fondamentale Moriba Traoré de Niamakoro, même constat ! Le mot d’ordre de boycott des activités pédagogiques était bien suivi. Tout comme au lycée Aminata Ba. Dans ces différents établissements, les enseignants n’ont pas répondu présents. Si le public n’a pas repris les cours, quelques établissements privés ont rouvert. Kalilou Cissé, directeur de l’école fondamentale Maire Mamadou Sidibé, au quartier Mali, et non moins coordinateur des écoles privées du même quartier, a confirmé la reprise des cours dans les écoles privées. On pouvait constater la présence des élèves dans son établissement. « Lors des réunions préparatoires à propos des écoles privées, il y a quelques temps, nous avons rencontré au niveau d’une coordination nationale des écoles privées, le CAP qui a nous rassurés qu’une solution sera trouvée à la revendication des syndicats de l’éducation et que les cours se poursuivront », a-t-il souligné. Selon lui, la reprise était annoncée par le gouvernement pour le 1er septembre et aucun communiqué officiel n’a été fait pour dire que ça été reportée. Il relève que son établissement compte achever le programme scolaire. Il rappelle que les élèves des classes d’examen avaient déjà repris les cours. La réouverture concerne donc les autres classes qui n’ont pas pu terminer les leçons de l’année du fait de la suspension des cours liée à la Covid-19. « Les écoles privées attendent que les CAP reprennent le service pour recevoir les instructions nécessaires », a expliqué le coordinateur des établissements privés du Quartier Mali, avant d’inviter les syndicats de l’éducation à faire des concessions, en acceptant les propositions du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Pour lui, il est important de comprendre que les anciens dignitaires ont mis le pays à genou au point qu’en insistant trop, on risque de compromettre l’avenir de nos enfants. PRIVE CONTRE PUBLIC – Au lycée privé Mamadou Goundo Simaga, quelques élèves étaient présents. Selon N’golo Diarra, censeur de cet établissement secondaire situé au Quartier Mali, seule la Terminale sciences sociales (TSS) suivait les cours. Le directeur des études a souhaité voir toutes les classes reprendre les cours, au plus tard, lundi prochain. « Je pensais que le communiqué pour la reprise allait être largement diffusé à la télévision nationale et sur les radios. Hélas ! Cela n’a pas été le cas », regrette le pédagogue. Il a aussi déploré l’absence de plusieurs enseignants. Pour N’golo Diarra, la reprise vise à sauver l’année. Il propose que le gouvernement fasse composer les élèves du privé qui ont déjà épuisé le programme. Mahamadou Diabaté, élève en TSS au lycée privée Mamadou Goundo Simaga, se réjouit de la reprise des cours. Il espère que les examens se feront à date échue. Le jeune apprenant invite ses camarades à se concentrer sur leur réussite cette année. A l’école Abdoul Karim Camara à Badalabougou, les élèves du premier cycle prenaient des cours. Le directeur de l’établissement, Seydou Fémory Koné, explique être prêt à tout mettre en œuvre pour la reprise totale dans son établissement, au plus tard, lundi prochain. « On va faire peut être deux mois et demi, le temps de faire des propositions de passage en classe supérieure adressées à notre CAP », indique le directeur Koné. Quant au doyen des enseignants de cette même école, Mamadou Coulibaly, il regrette que les écoles publiques n’aient pas repris les cours en même temps que les établissements privés qui sont obligés de payer la location et les salaires de leurs enseignants mais, surtout, de trouver les moyens d’éponger au moins cinq mois d’arriérés de salaires. Elève de la 6è année à l’école Abdoul Karim Camara, Fatoumata Ballo, est contente de retrouver ses camarades de classe. L’adolescente de 10 ans, élégamment mise dans tenue scolaire de couleur marron, est pressée de voir la fin de la grève. Lundi dernier, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement et de la Recherche scientifique, Kinane Ag Gadéda, avait rencontré les responsables d’institutions d’enseignement supérieur (IES), les universités et directeurs des grandes écoles mais, aussi, des instituts de formation pour les instruire de prendre les dispositions pour une bonne reprise des activités d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. Il leur a aussi expliqué qu’un accent particulier doit être mis aussi sur les mesures barrières contre la Covid-19. Les responsables universitaires se sont, en retour, engagés à relever le défi malgré les multiples difficultés. MDD/SYW/MD (AMAP)    

Gao : Les fruits et légumes frais sont rares et chers suite à l’embargo de la CEDEAO

Abdourhamane TOURE AMAP-Gao Gao, 3 sept (AMAP) La fermeture de la frontière entre le Mali-Niger, suite à l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur notre pays, après le coup d’Etat du 18 août 2020, a affecté la ville de Gao dans son approvisionnement en fruits et légumes frais. Ces produits sont devenus rares ou coûtent très chers dans la Cité des Askia. Mme Traoré Ami est vendeuse des fruit et légumes frais au marché Damien Boiteux de Gao. Selon elle, l’embargo porte préjudice aux vendeuses de condiments. « Avec la fermeture de la frontière du Niger, nous manquons de produits. C’est à partir du Niger que nous (vendeuses de condiments) ravitaillons la ville de Gao en fruits et en légumes (oranges, banane, pomme de terre, igname et oignons) et même les œufs », dit Mme Traoré. « L’acheminement des marchandises du Niger vers Gao prend une journée. Tandis que les marchandises qui viennent de Sikasso (dans le Sud du Mali) et de Bamako, la capitale, peuvent faire une semaine voire deux, à cause de l’état de la route. Même si nos bénéfices sur les produits du Niger sont peu, nous les préférons à ceux de chez nous parce que leur acheminement est rapide », analyse Ami. Mme Traoré Bintou Maiga est, aussi, vendeuse de fruits et légumes que nous avons retrouvée devant son étal sans produits. Elle précise que depuis l’annonce de l’embargo, les marchandises en provenance du Niger n’arrivent plus, ajoutant qu’elle est restée sans activité, au point d’entamer ses économies. La présidente de l’Association des femmes vendeuses de fruits et légumes au marché Damien Boiteux de Gao, Mme Maiga Aminatou Samba, témoigne : « le premier jour de l’embargo a coïncidé avec l’embarquement de nos marchandises composées de fruits et de légumes, au Niger, en direction de Gao. Les marchandises sont restées longtemps à la frontière nigérienne dans les camions avant d’être transférées par pinasses à la frontière malienne ». Tous les produits ont pourri à cause du temps d’attente des camions à la frontière du Niger. Résultats ? Les clients ne trouvent plus de fruits ou de légumes frais de leur choix. Selon notre interlocutrice, un premier embargo handicapait déjà Gao : l’état désastreux des routes de ravitaillement par la Région de Sikasso auquel vient s’ajouter l’embargo de la CEDEAO. « Ce deuxième embargo imposé au Mali ne fragilise pas que notre pays. Il touche aussi les autres pays de la sous région et même l’Occident, parce que des commerçants maliens font la navette entre notre pays et les autres continents », dit Mme Maiga. Le technicien en industrie et mines à la retraite, Mahamane Maiga, pense, pour sa part, que l’embargo de l’organisation sous régionale a enfoncé notre pays sur tous les plans, en particulier sur celui du développement. Issoufa Maiga est chef de la voirie à la municipalité de Gao. Il soutient que la Région de Gao sent l’embargo parce que, selon lui, le prix du carburant a connu une augmentation, en même que le prix des denrées alimentaires et, aussi, à travers la réduction de la circulation des personnes vers le Niger. Le chauffeur Alassane Touré estime que la CEDEAO veut punir la population malienne et non les meneurs du coup d’Etat. Mme Touré Alfadilatou Maiga, agent du gouvernorat de Gao, précise que la ville de Gao ne consomme que des produits en provenance du Niger. Il s’agit de la volaille, de la patate douce, des légumes et des fruits. « Hier, je suis partie au marché à la recherche de poulets de chair. A ma grande surprise, aucun produit en provenance du Niger ne se trouve sur le marché de Gao. Et même si on en trouve, c’est cher. Par exemple, la pomme de terre de Niamey que j’ai l’habitude d’acheter à 500 Fcfa le kilogramme, coûte 1.250 Fcfa et le kilogramme d’oignons, qui se vendait à 200 Fcfa, est cédé à 900 Fcfa pour la même quantité », se plaint Mme Touré. Pour l’agent d’assurance, Harouna, tous les problèmes de la ville de Gao ont pour cause la fermeture de la frontière du Mali avec l’Algérie et le manque de routes avec le Sud du pays. « Sinon, on s’en moque de l’embargo de la CEDEAO ! » lance-t-il, par dépit. Selon lui, la Région de Sikasso peut ravitailler Gao en céréales, fruits, légumes, en grande quantité. L’Algérie peut en faire autant. « Si l’Etat malien règle le problème de la fermeture de la frontière algérienne, les populations de Gao et du Mali auront tous les produits moins chers », pense notre interlocuteur. Le 2ème adjoint au maire de la Commune urbaine de Gao pense que « l’embargo va faire très mal à la population de Gao parce que la ville ne vit que des produits qui viennent de l’extérieur et du Sud de notre pays » « Il n’y a pas de routes qui relient la Région de Gao au Sud. Donc, nos seuls points de ravitaillement en produits de première nécessité restent le Niger et l’Algérie », soutient-il. Pour lui, le Mali ne peut pas échapper aux sanctions de la CEDEAO parce que le Mali fait partie de cette organisation sous régionale, tout comme il est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ou encore de l’Union africaine (UA) dont il a signé les Chartes qui condamnent les coups d’Etat. « Pour soulager les souffrances de nos populations, il faut écourter la transition’, tranche-t-il. AT/MD (AMAP)

Quatre morts et des blessés dans des violences entre populations à Diandioumé, près de Nioro du Sahel 

Nioro, 2 sept (AMAP) Une foule armée de bâtons et de couteaux a tué quatre personnes et blessé plusieurs autres dont une femme âgée dans un état très grave, mardi, dans le village de Diandioumé situé sur la Route internationale (RI) entre le Mali et la Mauritanie, à une trentaine de km à l’est de Nioro (Ouest). La foule a, également saccagé, entièrement, les maisons des victimes (Mamadou Diarrisso, Youssouf Sissoko, Mamadou Sylla et Mamoudou Sissoko), les accusant d’être de connivence avec la justice pour reporter un procès d’expropriation de terrains cultivables. Ce différent oppose deux des victimes (Youssouf et Mamoudou Sissoko) considérés comme des esclaves du clan de Fadé Sylla et Mamadou Sylla, d’ailleurs en détention préventive à la Brigade de Gendarmerie de Nioro. A la demande procureur, le procès préalablement prévu pour mardi 1er septembre, a été reporté au 6 octobre prochain. Des populations du village, ont mal accueilli cette décision. Certaines, comme l’adjoint à l’imam du village, Youssouf Baradji, se seraient mis à insulter le procureur. Il a été aussitôt interpellé par la Gendarmerie pour insulte puis relâché après. Le report du procès puis l’interpellation de l’imam adjoint ont mis le village en ébullition. Pour les habitants du village, cette interpellation est orchestrée par Mamadou Sylla, en complicité avec le procureur du tribunal de Nioro. Informés, l’adjudant chef major Abou Dramane Dembélé et ses hommes se sont rendus sur les lieux pour les constatations, avant de procéder à des arrestations. Les analyses ont montré des traces de bâtons et de coups de couteaux sur les corps des personnes tuées. Pour l’instant, les corps sont remis aux parents pour inhumation et les enquêtes sont en cours pour mettre la main sur tous les coupables. Depuis plusieurs mois, des conflits liés au traitement de certaines couches sociales, comme esclaves, existent dans le village. Malgré des séances de sensibilisation par des ressortissants de la localité et des ONG et en dépit des interpellations, le phénomène continue. Cette situation, qui a affecté tous les rapports entre les habitants, a divisé les populations du village et des bourgades voisines. MD/MD (AMAP)

Procès de Clément Dembélé : Le ministère public a requis l’abandon des poursuites

Bamako, 2 sept (AMAP) Le Parquet a requis, mercredi, l’abandon des poursuites contre le président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (PCC), Clément Dembélé, pour défaut de preuve, dans son procès pour propos séditieux, au tribunal de Grande instance de la Commune I du District de Bamako, la capitale malienne, a constaté l’AMAP. Clément Dembélé, poursuivi pour incitation à la désobéissance civile et appel à la désobéissance des militaires et des hommes de troupes, a comparu sur la base d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux et censée l’incriminer. Devant plusieurs partisans du prévenu et des médias, les débats, dans la salle d’audience, ont duré deux heures d’horloge au cours de desquelles, la défense, Me Alifa Habib Koné, Me Abdramane Touré et Me Drissa Doumbia, a soulevé un certain nombre d’exceptions qui ont été jointes au fond. Le ministère public, qui a soutenu que le mis en cause a essayé d’inciter les militaires à ne pas obéir, a relié les faits poursuivis aux délits de presse dont il fallait apporter la preuve de leur commission, dans un débat contradictoire. Devant la défense qui a contesté l’existence de la vidéo supposée incriminer son client, le parquet a brandi une clé USB qui était, selon lui, dans les scellés. Dans l’impossibilité de faire lire cette clé, à l’audience, il n’y a plus d’éléments de preuve pour le ministère public qui s’est trouvé « dans l’obligation d’abandonner purement et simplement les poursuites ». Il a, aussi, requis de restituer les avoirs scellés de M. Dembélé. Clément Dembélé a déclaré qu’il respecte et croit à la justice malienne. « Acquittez-moi si on doit m’acquitter, condamnez-moi, si on doit me condamner », a-t-il dit. La présidente du tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 30 septembre prochain. Ce procès a eu lieu après une première audience publique renvoyée le 1er juillet à la demande du parquet. Le procureur, à la suite de son audition et après son inculpation pour les deux chefs d’accusation d’incitation à la désobéissance civile et d’appel à la désobéissance des militaires et des hommes de troupes, avait remis en liberté provisoire M. Dembélé. OD/MD (AMAP)

Gao : 160 jeunes déployés pour le curage des caniveaux

Gao, 2 sept (AMAP) Le gouvernement du Mali, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a mis en place un projet dénommé « emploi et jeunes pour la paix », pour accompagner 160 jeunes des Régions de Mopti (Centre), Tombouctou, Gao et Kidal (Nord), après la période de la pandémie du Covid-19. Le projet touchera des manœuvres,  chefs d’équipes et un superviseur. Munis des pelles, brouettes, gants, de pioches et de râteaux, ils vont curer les caniveaux et ramasser des débris à travers la ville de Gao moyennant 5000 Fcfa par jour et par personne. L’objectif du projet « emploi et jeunes pour la paix », dont la durée est de trois mois, est de lutter contre le chômage des jeunes du cercle de Gao, où la première phase du projet, le curage de caniveaux, a débuté en juillet. La deuxième phase a débuté au mois août et la dernière phase sera exécutée au mois de septembre. Le représentant du Conseil régional de la jeunesse de Gao, Halidou Malick, a indiqué qu’un nombre important des jeunes de Gao est déployé pour curer les caniveaux afin d’éviter d’éventuelles inondations. « C’est une initiative de l’Agence pour la promotion d’emploi (APEJ) avec le concours de ses partenaires. C’est un projet qui permet de lutter contre le chômage des jeunes mais aussi de protéger leur environnement », a-t-il relevé. Le coordinateur régional de l’APEJ à Gao, Douga Diallo, a expliqué que l’exécution du projet a été confiée à sa structure qui a l’expérience des programmes d’urgence comme les approches à Haute intensité des mains d’œuvres (HIMO). Il a ajouté que pour la bonne réussite du projet, le Comité de pilotage de l’APEJ a associé la mairie, le Conseil régional des jeunes, la Direction régionale de l’assainissement et la préfecture de Gao. AT/MD (AMAP)