Signature de conventions Mali-UEMOA : Une nouvelle phase du projet régional de mise en valeur des terres de l’Office du Niger

Bamako, 13 Nov (AMAP) Le ministère de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont signé, mercredi, un «contrat de bail emphytéotique entre l’Office du Niger et la Commission de l’UEMOA, pour les parcelles de Kandiourou et de Touraba» et «l’Accord de rétrocession des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’Abattoir de Sabalibougou à l’État malien». Le premier contrat, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en valeur des terres de l’Office du Niger a été signé entre le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Bouréima, et le président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté. Quant au second contrat, il a été signé entre le président de la Commission de l’UEMOA, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et le directeur général de l’Agence d’execution des travaux des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly, en tant que maître d’ouvrage délégué. L’État malien a, par décret, attribué à la Commission de l’UEMOA les parcelles de Kandiourou et de Touraba sur 11.288 hectares, en zone Office du Niger, sous forme de bail emphytéotique d’une durée de 50 ans renouvelables. Le second volet de cette cérémonie concernait la signature de l’Accord de rétrocession au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’Abattoir de Sabalibougou, à Bamako. Elle porte sur un montant global de 300 millions de Fcfa et s’inscrit dans la dynamique de développement de la filière bétail-viande, l’une des cinq filières agricoles prioritaires de l’UEMOA. Les travaux portent sur la réhabilitation du bâtiment et le renforcement des équipements de saignée, d’abattage, d’habillage et de découpe de l’abattoir, du renforcement de la chambre froide et l’installation de nouvelles chambres froides dans les marchés de Niamakoro et de Kalaban Coura y compris l’achat d’un camion frigorifique et la connexion au réseau d’eau potable. Il s’agit, aussi, de la construction de bureaux, de vestiaires et de toilettes pour le service d’inspection vétérinaire, de la construction de vestiaires et de toilettes pour le personnel d’abattage et la construction d’un box d’inspection avec lave-mains à pédale stérilisation, tables, chaises et armoires pour les inspecteurs vétérinaires. « Avec cette évolution, nous pouvons affirmer que le projet régional de mise en valeur des terres de l’Office du Niger dans le cadre de l’UEMOA entre dans une nouvelle phase tout en restant fidèle à son objectif initial de contribution à la sécurité alimentaire et de renforcement de l’intégration régionale», a soutenu le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Bouréima, parlant de la première convention. En ce qui concerne, la convention relative à l’Abattoir de Sabalibougou, M. Bouréima a indiqué qu’en décidant d’apporter cet appui, la Commission de l’UEMOA a voulu accompagner le Mali dans ses efforts pour un meilleur respect des règles d’hygiène et des normes sanitaires. Concernant l’accord de rétrocession des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’abattoir de Sabalibougou, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed, a reconnu que c’est une infrastructure de type régional améliorée. «Elle a atteint, aujourd’hui, des records d’abattage de 200 bovins par jour. Ce rythme d’abattage a soumis à rude épreuve les équipements et a créé une situation sanitaire peu reluisante à cause de l’absence d’eau potable, de vestiaires, de toilettes», a expliqué le chef du département. AG/MD (AMAP)  

Grève des administrateurs : Suspension des négociations

Bamako, 13 Nov (AMAP) Les syndicats de travailleurs du ministère de l’Administration territoriale ont rompu le dialogue avec le gouvernement, pour protester contre la nomination d’un militaire au poste de préfet du Cercle de Niono (Centre), selon un communiqué rendu public jeudi Réunis au sein de la Plateforme d’action commune, les différents syndicats de l’administration territoriale indiquent que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, par lettre datée du 10 novembre 2020, a saisi le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT) et le Syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC) pour leurs avis sur le projet de décret portant modification de celui du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscriptions administratives afin d’élargir les conditions de nomination des préfets et sous-préfets aux sous-officiers, aux officiers subalternes et aux officiers supérieurs, membres des forces armées et de sécurité. Les organisations syndicales disent prendre acte de cette lettre du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. « Toutefois, poursuit le communiqué, avant de donner une suite à cette correspondance du ministre, elles affirment avoir été surprises de la nomination d’un militaire au poste de préfet du Cercle de Niono lors du conseil des ministres du 11 novembre 2020, en violation flagrante du décret dont lui-même demande la modification ». Pour cette violation flagrante des textes et cette «attitude de mépris et de manque de respect», les syndicats de la Plateforme décident de suspendre toute négociation avec le gouvernement jusqu’à l’abrogation de « la décision illégale de nomination d’un préfet militaire à Niono ». Les syndicats ont, depuis lundi dernier, déclenché une grève illimitée pour «contraindre» les autorités à donner des réponses à une douzaine de revendications. MS/MD (AMAP)

Le ministre de l’Administration territoriale appelle les syndicats à lever leur mot d’ordre de grève

Bamako, 12 Nov (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a appelé, jeudi, les différents syndicats à lever leur mot d’ordre de grève « La révision des listes électorales, c’est l’une des difficultés auxquelles nous faisons face actuellement. C’est le lieu, pour moi, d’appeler les différents syndicats à lever leur mot d’ordre de grève », a lancé le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, à l’issue d’une visite à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le ministre Maïga a appris, avec amertume, l’arrêt des travaux des Commissions chargées de réviser les listes électorales. Cette situation est due à la grève illimitée en cours des syndicats des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale. Pour lui, il est important de mettre entre parenthèses les doléances, le temps que « nous allions tous à la conférence sociale qui permettra d’harmoniser toutes les revendications ». D’après le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, la perturbation de la révision des listes électorales ne profite à personne. « Il est important, aussi bien pour les syndicats que pour la partie gouvernementale, de travailler dans un esprit de synergie afin de relever les défis liés à l’organisation des élections », a-t-il exhorté. Cette visite du ministre Maïga est la suite de ses prises de contact avec les structures rattachées à son département et celles qui ont des liens fonctionnels avec son ministère. Abdoulaye Maïga a rappelé qu’au Mali, il y a trois grandes structures qui sont impliquées dans l’organisation des élections. « Il s’agit, a-t-il cité, de la Délégation générale aux élections (DGE), la CENI et le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ». « Donc, il était tout à fait normal et indiqué, pour moi, de prendre contact avec ces différentes structures avec lesquelles le ministère a des liens fonctionnels », a-t-il justifié. Pour lui, ces prises de contact sont d’autant plus nécessaires que les missions qui leur sont confiées dans la charte de la Transition, les obligent à collaborer davantage pour relever les défis, notamment l’organisation des élections en un temps relativement court. De leur côté, les responsables de la CENI ont réaffirmé leur volonté d’accompagner le département de l’Administration territoriale et de la Décentralisation afin de réussir les élections et les réformes à venir. BD/MD (AMAP)  

Mine souterraine de Gara : Voyage dans l’autre monde des miniers

Par Fadi CISSE Bamako, 12 Nov (AMAP) Il est presque 11 heures, ce lundi matin, à Loulo, Région de Kayes, Cercle de Kéniéba, dans l’Ouest du Mali. Une équipe de journalistes participe au traditionnel média briefing qu’organise la compagnie Barrick Gold Corporation. Visiblement enthousiastes, les hommes de médias franchissent le seuil de la mine d’or de Gara. Tout sourire, le chargé de sécurité, de taille moyenne, est à l’accueil. Abdoul Aziz Ouattara, c’est son nom, nous conduit dans une chambre isolée où seront données les orientations sur les modalités de la visite de cette mine souterraine. Les consignes strictes et explications fournies à cet effet révèlent l’intérêt et l’importance que la compagnie minière accorde au respect des mesures de sécurité. En la matière, cette zone, qui regorge d’un trésor immense, est placée sous haute surveillance 24h/24h. Pour y accéder, travailleurs et visiteurs se soumettent à un protocole de sécurité. Il faut, par exemple, passer par le poste de contrôle tenu par des agents de sociétés de gardiennage. Le port de la ceinture de sécurité, du casque équipé d’une torche pour faciliter la communication à l’intérieur, des bottes pour se protéger contre les inondations en certains endroits, est obligatoire. Employés comme visiteurs doivent porter des lunettes pour se protéger de la poussière et être munis d’une bouteille de gaz à oxygène pour faciliter la respiration. Ceux qui supportent mal le bruit se protègent le tympan à l’aide de bouchons. Il est interdit de fumer dans le secteur. Et au fur et à mesure que l’on s’approche de la mine, la peur semble gagner les rangs. L’angoisse cédera, peu à peu le pas, à la curiosité. Notre guide fait tout pour nous rassurer. Il explique que la compagnie a mis en place de nombreux systèmes de contrôle afin de réduire tout danger. «Certains de ces risques sont liés aux mouvements des engins lourds, aux éboulements, aux incidents, aux explosions, à la forte sonorisation, aux inondations, sans oublier le gaz qui se dégage en certains endroits», énumère le chargé de sécurité de la zone. Qui ajoute qu’un test de dépistage d’alcool et de drogue est en place pour tous les employés, les entrepreneurs et les visiteurs de la Société des mines d’or de Loulo (SOMILO).  ROTATION- Après ce bref éclairage, intervient le moment décisif : descendre dans la mine souterraine. Avant cette étape, les visiteurs enfilent des combinaisons (pantalon de couleur bleue et chemise rouge). Après cette formalité, nous nous dirigeons vers des voitures 4X4, garées non loin de l’entrée de la mine. Où des bouts de caoutchouc numérotés sont déposés dans un coffre. Ceux-ci permettront, à la sortie, au chargé de sécurité de savoir que tout le monde est présent. Car, «chacun remettra sa clé à la sortie». A 13 heures, nous sommes dans la mine souterraine de Gara. Des jeux de lumière scintillent un peu partout. Les routes qui vont dans tous les sens, sont empruntées par des camions, des engins lourds et des petites voitures. Le respect strict du code de la route est de rigueur, notamment au niveau des virages. La circulation y est rythmée à coups de klaxon. Dans ce sous-sol de Gara, Barrick dispose d’équipements à la pointe de la technologie. La compagnie utilise des méthodes modernes d’exploitation minière : forage de développement avec jumbo, forage, dynamitage de production, chargement et camionnage, forage d’échantillonnage, système de gestion d’eau et de ventilation, etc. Des bureaux y sont aménagés avec toutes les commodités nécessaires (frigo bien garni, salle de repos, dispensaires etc. «Rien ne nous manque ici. Nous travaillons 12h/12h selon un système de rotation. Chaque équipe travaille durant quatre jours et observe quatre jours de repos. Le travail dans la mine souterraine demande beaucoup d’efforts», explique Abdoul Aziz Ouattara. A l’intérieur de la mine, impossible de recevoir des appels téléphoniques. Comment les agents qui y travaillent parviennent-ils à communiquer entre eux et avec l’extérieur, interrogent les journalistes. «Nous disposons de radios dans chaque véhicule. Tous les travailleurs en possèdent. Souvent quand la radio fonctionne mal, la torche sert de moyen de communication. Le bruit tout comme la lumière, révèlent une présence humaine», répond le guide.   400 M DE PROFONDEUR– Pendant ce temps, des camions transportent le minerai vers un concasseur mesurant environ 50 cm et qui alimente le tapis. A côté, se trouve une radio permettant aux miniers de saisir le fonctionnement du broyeur afin de parer à toute interruption de travail. De l’autre côté, est installé le cracheur. Les camions pouvant transporter entre 16 à 45 tonnes de minerai descendent à 400 m de profondeur pour transporter le gisement à la surface de la terre. Sur des roches issues des ruines d’explosions, brillent des pépites d’or. «Pouvons-nous partir avec un petit morceau», demande un confrère. «Non, c’est interdit même aux travailleurs de la mine», r4pond un guide, en souriant. Il explique que c’est au terme de tout ce processus que les minerais sont amenés à l’usine pour traitement, afin d’en extraire l’or brut qui sera vendu sur le marché. De retour à la surface, nous sommes éblouis par les rayons solaires. Une envie soudaine de retourner sous le sol remonte en nous. Chacun se frotte les yeux pour pouvoir mieux voir. Les brouillards ainsi dégagés, nous mettons le cap sur le champ solaire de Gounkoto. Il est presque 14 h. L’ingénieur–électricien, Mamadou Guissé, et son équipe composée d’hommes et de femmes, sont à l’accueil. Installé sur une superficie de 56 ha avec une puissance de 20 MW, ce champ solaire réduit considérablement la part du fuel dans la production d’électricité. «Le champ solaire de Loulo compte environ 53.360 panneaux solaires d’une durée de vie de 25 ans et qui se déplacent en fonction du soleil», explique-t-il. Il emploie 30 personnes et est connu comme étant les 3è et 4è sites dans toute l’Afrique, avec une économie de 10 millions de litres de gasoil par an dont 40 tonnes de COD. Diminuant ainsi considérablement les coûts d’exploitation et de production. Qu’est-ce qui explique l’absence du personnel féminin dans la mine

DEF 2020 : Un taux national de réussite de 64,37%

Bamako, 12 Nov (AMAP) Les candidats à l’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF) pour la session d’octobre 2020 ont réalisé un taux national de réussite de 64,37%. Ces résultats, officiellement proclamés, mercredi, sont supérieurs à ceux de 2019 dont le taux de réussite était 52,47%. Avec 77%, l’Académie d’enseignement de Mopti (Centre) a obtenu le taux de réussite le plus élevé. Le taux de réussite le plus bas a été enregistré au niveau de l’Académie d’enseignement de Ménaka (Nord) avec 34,26%. L’académie d’enseignement de Bamako-rive gauche a enregistré 64,92% de taux de réussite. Tandis que l’Académie d’enseignement Bamako-rive droite se contente de 61,58% de taux de réussite. Le camp des réfugiés maliens à Bassikounou (Mauritanie) a fait bonne figure avec 83% de réussite. Les résultats ont été publiés dans tous les centres d’examen et dans toutes les écoles d’origine des candidats. Ils sont aussi disponibles sur le site web du ministère de l’Education nationale : www.education.gov.ml. Cette année, ils étaient 239.228 candidats inscrits pour le DEF. Parmi eux, 218.884 postulants ont été évalués et sur lesquels, 140.866 candidats ont été définitivement déclarés admis à cet examen qui sanctionne la fin des études fondamentales. Le directeur du Centre national des examens et concours de l’Education (CNECE), Pr Mohamed Maïga, a assuré que les multiples grèves des enseignants et la fermeture des écoles du fait de la Covid-19, n’ont pas impacté les résultats. Cependant, il a déploré le sabotage du DEF par « des individus mal intentionnés », avant de soutenir que les résultats sont bons et reflètent bien le niveau des candidats. Pour Pr Maïga, il est aussi regrettable de voir la proclamation des résultats sur les réseaux sociaux avant que les voix, les plus autorisées, ne les divulguent. Il a, également, déploré le fait que certains journalistes détenaient aussi les résultats avant la proclamation officielle. Le responsable du CNECE a invité les acteurs de l’école à faire preuve de discrétion dans la gestion des documents confidentiels, les élèves à rompre avec les mauvaises pratiques et à bannir la fraude au sein de l’espace scolaire en général et lors des examens scolaires en particulier. SYW/MD (AMAP)

Mort de Jerry Rawlings : Une énorme perte pour le Ghana

Bamako, 12 Nov (AMAP) L’ancien président ghanéen, John Jerry Rawlings, est décédé jeudi à l’âge de 73 des suites de la maladie à coronavirus, selon des sources officielles. La perte de cet homme d’État intervient le jour même où le président de la Transition se rend à Accra, première étape de sa première sortie qui devrait le conduire au Togo, en Guinée-Bissau et au Sénégal. Cette disparition est une perte cruelle pour le Ghana et, au-delà, tout le continent africain voire le monde. Né le 22 juin 1947 à Accra, John Jerry Rawlins, de son vrai nom Jeremiah John est le fils d’une mère ghanéenne et d’un père Écossais. Il a dirigé le Ghana, d’une main de fer, de janvier 1981 à janvier 2001. Il laisse derrière lui cinq enfants et une épouse, Nana Rawlings. AT/MD (AMAP)

Route de Samé : Un camion citerne prend feu

Bamako, 12 Nov (AMAP) Un camion citerne, en provenance de Dakar (Sénégal), s’est renversé à Niomirambougou, juste à l’entrée de Bamako, mercredi soir, aux environs de 20 heures. «Ce mercredi en début de soirée, un camion citerne, quittant Samé pour le centre-ville de Bamako a fini sa course hors de la chaussée. Ledit camion a aussitôt pris feu, causant des blessés et des dégâts matériels. Sur instruction du ministre des Transports et des Infrastructures, le directeur national des Transports terrestres, maritimes et fluviaux s’est aussitôt rendu sur les lieux pour faire le constat », a declaré le ministère des Transports et des Infrastructure. Selon les informations recueillies sur place, le mastodonte s’est couché sur le bas côté de la chaussée, suite à l’éclatement d’un pneu. Le conducteur a perdu le contrôle de l’engin qui, dans sa chute, a percuté trois maisons d’habitation. Environ 50.000 litres de fuel se sont été versés. Aussitôt, le liquide a pris feu. Les flammes se sont très rapidement propagées sur plusieurs dizaines de mètres à la ronde causant d’importants dégâts matériels et des blessés parmi les occupants des maisons touchées. Les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre l’incendie. Les policiers du 2è arrondissement et ceux du poste de Samé se sont, également, mobilisés pour tenir à distance la foule de curieux. Malgré tout, certains ont pris le risque de s’approcher du camion en feu pour prendre des images avec leur téléphone dans le but de les poster sur les réseaux sociaux. Heureusement, le camion n’a pas explosé. Il n’y a pas eu de perte en vies humaines. Seulement quelques membres des familles touchées ont été légèrement blessés. Au lendemain de cet accident, le sergent de police Cheick Sala Keita est retourné sur les lieux pour continuer les enquêtes. «Dès que le chauffeur du camion a entamé la descendante vers Bamako, des policiers lui ont signalé la crevaison de l’un des pneus du véhicule. Peu de temps après, le pneu a éclaté et le conducteur a perdu le contrôle du véhicule», a-t-il expliqué. TC/MD (AMAP)

Côte d’Ivoire : Une première rencontre Ouattara-Bédié pour ‘’rétablir la confiance”

Bamako, 12 Nov 2020 (AMAP) Le président ivoirien, Alassane Ouattara, et le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié, se sont rencontrés, dans la soirée du mercredi 11 novembre 2020, au Golf Hôtel à Abidjan, pour « rétablir la confiance », ont annoncé les deux personnalités. Selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP), au terme de ce premier tête à tête, qui a duré une heure de temps, le président Ouattara et M. Bédié ont conjointement salué cette première rencontre « pour rétablir la confiance ». Ils sont convenus de poursuivre les échanges afin de mettre fin aux violence dans le pays et ramener la paix. Depuis le mois d’août, la Côte d’Ivoire fait face à des manifestations de l’opposition qui se muent, le plus souvent, en violences intercommunautaires, avec plusieurs victimes dont des dizaines de morts. Ces incidents sont liés au boycott de l’élection présidentielle du 31 octobre par l’opposition qui proteste contre la candidature du président Alassane Ouattara. MD (AMAP)

Composition du CNT : La clé de répartition coince

Par Oumar DIAKITE Bamako, 12 Nov (AMAP) Des partis politiques et organisations de la société civile maliens refusent de siéger au futur Conseil national de transition (CNT) dont la clé de répartition et les modalités de désignation des membres ne leur donnent pas satisfaction, a appris l’AMAP Non satisfaits de la clé de répartition décrétée par le Chef de l’Etat, Bah N’Daw, le Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), la Coalition des forces patriotiques (COFOP) et le parti Yélema de l’ancien Premier ministre Moussa Mara ont, déjà, annoncé leur décision de ne pas figurer dans le futur Conseil organe législatif de la Transition. Plusieurs autres formations politiques et de la société civile restent réticentes à y participer. La conférence des présidents de la COFOP « a pris acte » du décret n°2020-0143/PT-RM du 09 novembre 2020 fixant la clé de répartition entre les composantes du CNT. « La COFOP constate une confiscation du rôle des politiques. Cela est une entrave à la démocratie malienne et un danger pour l’avenir de notre pays », a déclaré Mamadou Traoré, au nom de la COFOP. Par conséquent, la Coalition a informé, jeudi, l’opinion nationale et internationale qu’elle ne fournira pas de dossiers pour participer au CNT. Le M5-RFP, qui s’est vu attribuer 8 sièges alors qu’il souhaitait la présidence et le quart des membres du CNT, n’a pas tardé à rejeter la clé de répartition. Il a exprimé, jeudi, son refus de participation à l’issue d’une réunion. « Nous avons non seulement décidé de ne pas siéger au sein du CNT mais aussi d’appeler toutes les forces politiques à la résistance », a soutenu Dr Choguel Kokalla Maïga, ajoutant que le M5-RFP ne peut être un faire-valoir et qu’ils vont se battre « pour éviter la mort de la démocratie malienne ». Sans pour autant mettre en cause la clé de répartition, le parti Yélema a choisi de ne pas siéger au CNT. Par ailleurs, la formation politique de Tiébillé Dramé, le Parti pour la renaissance africaine (PARENA), s’apprête à tenir une réunion pour statuer sur la question. Déjà, certains cadres du PARENA fustigent la clé de répartition. La plateforme Espérance Nouvelle-Jigiya Kura de Housseini Amion Guindo a indiqué s’abstenir de participer au CNT. L’ancien ministre, Housseini Amion Guindo, trouve que « le mode de désignation proposé ne respecte aucun texte, ni de la Consultation, ni de la Charte de la transition encore moins de la loi relative à la charte des partis politiques ». Pour lui, la clé de répartition est de nature à mettre à l’écart les partis politiques, « toute chose qui compliquera la mission du CNT ». Pour sa part, le Collectif des associations musulmanes a dénoncé, dans un communiqué, que la clé de répartition défavorise la communauté musulmane. En plus, la Centrale syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) a, aussi, renoncé au quota attribué aux centrales. Cette centrale, après avoir dénoncé la clé de répartition, a informé qu’elle ne participera pas au CNT parce qu’elle n’a pas été concertée au préalable. Par contre, pour le porte-parole des Forces patriotiques républicaines du Mali (FPR-Mali), Aboubacar Sidick Fomba, « la clé de répartition 9des membres du CNT) montre la bonne foi des autorités de la Transition d’impliquer tous dans la construction du pays ». D’après lui, cette clé de répartition offre 18% aux militaires, 82% aux civils (soit 65% pour les politiques et 17% pour la société civile). OD/MD (AMAP)

Conseil national de Transition : Les réserves des partis et regroupements politiques

Bamako, 12 Nov (AMAP) Les réactions de la classe politique, qui s’est vue attribuée onze représentants, ne se sont pas faites attendre, à la publication des décrets présidentiels sur la clé de répartition des membres du Conseil national de transition (CNT) par entité et leurs modalités de désignation. Dans un communiqué publié, le 11 novembre, la Coalition des forces patriotiques (COFOP) dit constater « une confiscation du rôle des politiques », ajoutant que cela est une entrave à la démocratie malienne et un danger pour l’avenir de notre pays. Et, par conséquent, la conférence de ses présidents a décidé qu’elle ne fournira pas de dossiers pour participer au CNT. Le même jour, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a réagi, dénonçant de « nombreuses irrégularités aussi bien dans la forme que dans le fond des deux textes ». Pour le M5-RFP, le délai de 48 heures imparti aux candidats pour déposer leurs dossiers procède d’une méconnaissance totale des réalités au Mali. Aussi, le Mouvement trouve inadmissible que le vice-président de la Transition, encore président du CNSP non encore dissout, dispose d’un pouvoir de censeur pour choisir les bons et mauvais candidats en lieu et place des entités concernées. Selon le M5-RFP, « ces manœuvres sur la mise en place du CNT ont fait tomber les masques et dévoilé la nature purement militaire de la Transition avec un habillage civil qui ne trompe personne ni au Mali ni parmi les observateurs internationaux ». En conséquence, « le M5-RFP, qui refuse de servir de faire-valoir à un régime militaire déguisé, a unanimement décidé de ne pas participer au CNT dans le format proposé ». NON PARTICIPATION – C’est la même réaction du côté du parti Yèlèma, qui a informé ses militants qu’à l’issue de sa réunion extraordinaire du 11 novembre, il a pris la décision de ne pas postuler pour des sièges au CNT. Le parti de l’ancien Premier ministre Moussa Mara estime qu’il peut jouer sa partition dans la réussite de la Transition, sans être dans ses organes. Le Parti pour l’action civique et patriotique (PACP) est du même avis. La formation politique de Niankoro Yeah Samaké a indiqué que compte tenu des ambiguïtés autour des procédures de désignation des membres du CNT, il se réserve de postuler, en l’état, à ce Conseil national de la Transition. L’Espérance nouvelle Jigiya Kura, l’un des derniers nés des regroupements politiques au Mali a, dans un communiqué, dénoncé un manque de concertation dans la démarche des autorités de transition concernant le CNT. Selon ce regroupement, «  le mode de désignation proposé ne respecte aucun texte ni de la Constitution ni de la Charte de la transition encore moins des partis politiques ». C’est pourquoi, l’Espérance nouvelle Jigiya Kura s’abstient de participer au CNT dans ces conditions et se dit « inquiète » quant à la conduite des réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales. Tout comme ce regroupement, la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) dit constater avec regret, le manque de concertation permettant d’aboutir à l’attribution des quotas aux formations politiques et aux couches sociales de la nation. « Tout en dénonçant la volonté manifeste des militaires à s’ingérer dans le jeu politique, la CODEM s’abstient de participer au CNT dans ces conditions », a précisé ce parti. Pour sa part, l’Alliance Ensemble Pour le Mali (EPM) a d’abord fait des observations sur les articles 4 et le décret n° 2020-0142 du 09 novembre 2020 qui attribuent au vice-président de la Transition seul, les prérogatives de recevoir les candidatures et, après examen, d’arrêter la liste des membres du CNT. L’EPM déplore, aussi, que ce décret « ne donne aucun critère et principe motivant la fixation des quotas », avant d’indiquer que cela a été effectué « sans consultation aucune de la classe politique ». Dénonçant la faiblesse du quota réservé aux partis et regroupements politiques (11 sièges sur les 121 membres du CNT), la non implication des autres organes légaux de la Transition, notamment le gouvernement, dans la procédure de sa mise en place, la large représentation des militaires au nombre de 22, la conférence des présidents de l’Alliance EPM décide « de ne pas designer de représentants devant siéger au sein du CNT ». Avant d’exhorter toute la classe politique à « observer le devoir de la non-participation des représentants des partis politiques au Conseil ». L’une des rares formations politiques à exprimer sa volonté d’y participer est l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP). Dans un message, l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, a indiqué que « l’ASMA-CFP est clairement engagée à présenter des candidats pour siéger dans le Conseil national de Transition ». Et de préciser que « c’est conformément à notre option d’accompagner la transition dans un esprit constructif et de concessions mutuelles ». Tout comme l’ASMA-CFP, les Forces patriotiques pour la refondation du Mali (FPR-Mali) ont décidé de participer et de porter leurs candidatures au compte des regroupements politiques pour le CNT, afin d’apporter leur contribution. Après la désignation du président et du vice-président, la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement, le CNT est le seul organe de la Transition qui reste à mettre en place. L’attente devenait longue et faisait place à toutes sortes de rumeurs. Par deux décrets, en date du 9 novembre dernier, le président de la Transition, Bah N’Daw, a fixé les modalités de désignation des membres du CNT et puis la clé de répartition des sièges entre les différentes entités. DD/MD (AMAP)