Baisse des infections de Covid-19 avec 03 cas dimanche au Mali

Bamako, 14 fév (AMAP) Au Mali, les services de santé ont enregistré, dimanche, trois nouvelles personnes atteintes de la Covid-19, sur la base de 1.255 échantillons testés, selon le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Cependant, les médecins ont déclaré 31 patients guéris du virus contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, annonce la même source Les trois cas du jour ont été identifiés dans les Communes IV et V du District de Bamako, la capitale, et à Kenièba dans la Région de Kayes (Ouest), la seule concernée de l’intérieur du pays. Au total, 8.229 personnes ont contracté le coronavirus au Mali dont quelque 6.190 en sont guéries et 342 décédées. AT/MD (AMAP)

Gao : Une délégation de l’ambassade de France au Mali en visite dans les régions de Ménaka et Gao

Gao, 14 fév (AMAP) Une forte délégation de l’ambassade de France au Mali a effectué une mission dans les Régions de Ménaka et Gao (Nord), du 11 au 12 février 2021, pour visiter les projets réalisés dans le cadre de la coopération entre la France et le Mali et constater la situation sécuritaire dans les deux régions. Composée du 2e conseiller à l’Ambassade de France, Hugves Vaudevire et de la conseillère de la coopération et d’action culturelle, Mme Nadège Chouat, la mission a aussi rencontré les autorités régionales sur d’autres projets, en perspectifs, qui ont été sollicités par les populations, notamment les services sociaux de base (santé, eau et électricité). « Nous avons effectué une visite à Ménaka et Gao parce que, pour nous, les deux localités sont extrêmement importantes dans le Nord. Et elles sont des exemples pour le retour de l’administration, de la coopération entre la France et le Mali. Parce que nous avons, ensemble, beaucoup de projets, notamment dans le domaine militaire et du développement », a expliqué Hugves Vaudevire. Selon lui, à Ménaka, beaucoup a été fait dans le secteur de l’eau et l’électricité. Et à Gao, le lycée Yana a été rénové par l’Agence française pour le développement (AFD). « D’autres projets sont en cours pour la 7e Région administrative. C’est pourquoi, nous sommes venus voir le gouverneur afin de mieux coopérer sur le plan de développement », a annoncé M. Vaudevire avant de remercier les autorités régionales pour leur accueil. « Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de défis et les besoins sont énormes qui sont une forte demande de la population de Gao pour avoir plus de services. C’est vraiment quelque chose que nous voulons accompagner. Parce que c’est central et, avec le retour de l’Etat, de tous les services publics auxquels, tous les citoyens ont le droit, notamment, aux Centres de santé communautaires, à l’électricité et à l’eau qui sont des services de tous les jours. C’est avec cela que le retour de la paix est possible » a-t-il dit. Pour le 2e conseiller à l’Ambassade de France, « la coopération est bonne mais la demande est forte ». « Nous comptons associer d’autres acteurs comme la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour aller vite et faire plus », a-t-il poursuivi. « L’espoir est permis parce que nous avons un agent permanent du ministère de la coopération française sur le terrain », a-t-il ajouté. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, à la presse publique que la coopération militaire entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les forces Barkhane se passent très bien. Parce que selon lui, « les forces étrangères et les Formes armées maliennes (FAMa) déploient beaucoup d’efforts et font régulièrement des patrouilles ». Mais, il reconnait que la situation sécuritaire est imprévisible. Selon le gouverneur de Région, la cité des Askia est truffée d’armes et, en plus de la découverte de la mine d’or, il y a une affluence importante d’étrangers. Ce qui rend difficile la situation sécuritaire. « Nous sommes pour une planification d’énergies pour la sécurisation de la ville », a-t-il dit. Concernant le volet développement, le gouverneur Traoré a estimé que sur le terrain des résultats de certains projets sont visibles dans les localités de Labbezanga et Tessit. Il a ajouté que c’est « une coopération franche dans le respect mutuel ». Pour le retour de l’administration dans la circonscription, tous les services régionaux sont présents, à part les services financiers. « Avec le projet socle de la France, on a introduit ce projet afin d’améliorer le réseau informatique du ministère de l’Economie et des Finances pour que les financiers restent sur place pour travailler », a révélé le général de brigade Moussa Traoré. AT/MD  (AMAP)

Le président de la Transition Bah N’Daw au Tchad : Hommages du Mali aux soldats martyrs

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’Djaména, 14 fév (AMAP) Le président tchadien, le maréchal Idriss Deby Itno, a inauguré dimanche, à N’Djaména, à la place de la Nation, le monument aux Martyrs dédié à tous les soldats morts sur les différents théâtres d’opérations militaires. Le maréchal Itno a d’abord allumé la flamme, avant de déposer une gerbe de fleurs, en hommage à tous les soldats tchadiens et étrangers décédés sur les différents fronts militaires. Bien chronometer, le cérémonial n’a pas duré plus d’une dizaine de minutes. Après son geste, la fanfare de l’état major général des Armées a exécuté la sonnerie aux morts avant d’enchaîner avec l’hymne national du Tchad. Le maréchal Idriss Deby Itno s’est incliné, en hommage aux valeureux soldats tués au front. Le commandant des Troupes a annoncé au maréchal la fin de la cérémonie. Le cortège a seulement contourné la place de la Nation pour rentrer au Palais présidentiel. À la suite d’Idriss Deby Itno, le président de la Transition Bah N’Daw, à son tour, a sacrifié à cette tradition à la place de la Nation. À son arrivée, le commandant des Troupes lui a expliqué le déroulé de la cérémonie. Ainsi, accompagné, en arrière plan, par les ministres de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant colonel Abdoulaye Maïga, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, de l’Economie et des Finances, Alhousseini Sanou, le président Bah N’Daw s’est dirigé vers le monument dédié aux soldats tombés au champ d’honneur. Il a déposé une gerbe de fleurs à côté de celle du président tchadien. Après son geste, la fanfare de l’état major général des Armées a exécuté la sonnerie aux morts et l’hymne national du Tchad. Ainsi, le président Bah N’Daw a été la deuxième personnalité de haut rang à ouvrir le bal de dépôt des gerbes de fleurs, quelques minutes seulement après son inauguration par le président tchadien Idriss Deby Itno. Après cette cérémonie, le président de la Transition Bah N’Daw a été immédiatement reçu en audience par le président tchadien Idriss Deby Itno au Palais présidentiel de N’Djaména. Les deux chefs d’État ont fait un large tour d’horizon de la coopération bilatérale entre les deux pays. La sécurité est le sujet qui préoccupe tous les dirigeants des pays membres du G5 Sahel avec la tenue, demain, du sommet de N’Djamena. Le président français Emmanuel Macron n’y prendra pas part en raison de la fermeture des frontières de la France à tous les pays non européens, selon certaines sources citant l’Élysée. Le sommet du G5 Sahel à N’Djamena offrira l’occasion au président en exercice sortant, le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, de présenter son rapport sur l’évaluation du Sommet de Pau qui s’est tenu il y a un peu plus d’un an. Aux côtés des chefs d’État des pays membres du G5 Sahel, prendront part quelques pays invités, l’Union africaine (UA) et les partenaires techniques et financiers. Le nouveau format de l’intervention de la force Barkhane, le renforcement des capacités techniques et militaires des Armées des pays du G5 Sahel, la mutualisation des efforts pour annihiler les capacités de nuisance des groupes armés terroristes et djihadistes seront au menu des travaux des chefs d’État. Ces travaux, qui se tiendront à huis clos, seront sanctionnés par un communiqué final qui sera signé par les chefs d’État. Le président tchadien Idriss Deby Itno présidera l’organisation pour un mandat d’un an.

Tournée régionale du président de la Transition : Bah N’Daw consulte ses pairs du Niger et du Burkina Faso

Par Moriba COULIBALY Envoyé spécial N’djaména, 13 fév (AMAP)  Après Nouakchott, jeudi, le président de la Transition Bah N’Daw a poursuivi, vendredi et samedi sa tournée régionale de prise de contact avec ses pairs des pays membres du G5 Sahel, notamment le Niger et le Burkina Faso. A Niamey et Ouagadougou, le président de la Transition Bah N’Daw a eu des entretiens avec les présidents Mahamadou Issoufou du Niger et Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso. Au cours de déjeuners en tête-à-tête qu’il a eus avec ses homologues, le président de la Transition a échangé sur des sujets communs de coopération bilatérale et de développement entre ces États et le Mali Et tout naturellement, la coopération sécuritaire est un sujet de préoccupation majeure pour ces pays. À l’issue des échanges, les chefs d’Etat ont réaffirmé leur volonté d’unir leurs forces pour faire face à la menace terroriste qui continue d’endeuiller les pays du G5 Sahel et, notamment, le triangle formé par le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces trois pays sont en proie aux violences quotidiennes des groupes armés terroristes et djihadistes. Pour endiguer cette violence, les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) doivent réaffirmer leur coopération militaire et sécuritaire avec la Force conjointe G5 Sahel, la Force Barkhane et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) pour le cas du Mali. Le président de la Transition, Bah N’Daw, et sa délégation comprenant trois ministres (le colonel Sadio Camara de la Défense et des Anciens combattants, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et Zeïni Moulaye des Affaires étrangères et de la Coopération internationale) sont arrivés, samedi soir, à N’Djaména. Il a eu le soutien de ses pairs du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Niger, pour défendre une position commune des États confrontés à la menace terroriste. Avant la tenue du sommet du G5 Sahel à N’Djamena, lundi et mardi, le président Bah N’Daw échangera avec le président tchadien, le maréchal Idriss Deby Itno, sur la position commune des trois chefs d’État consultés. Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer davantage la coopération militaire et sécuritaire entre nos deux pays. Même disponibilité à Ouagadougou samedi, où les chefs de la diplomatie, Alpha Barry du Burkina Faso et Zeïni Moulaye du Mali ont, aussi, réaffirmé la volonté des deux chefs d’État de renforcer la coopération bilatérale dans tous les domaines, notamment au plan sécuritaire. Le ministre burkinabé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Alpha Barry, a annoncé que le sommet de N’Djamena va examiner la feuille de route du Sommet de Pau (France) pour consolider davantage les engagements des États africains concernés et la France.

Mali: Quatre nouveaux cas de Covid-19 avec deux décès samedi

Bamako, 13 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, samedi, quatre nouvelles personnes atteintes de la Covid-19 (comme vendredi), sur la base d’un millier d’échantillons testés et ont déploré deux décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Toutefois, on note une dizaine de patients guéris au cours des dernières 24 heures. Selon le document du ministère, les contaminations du jour ont été identifiées dans les Communes l, IV et la V du District de Bamako, la capitale, avec un seul cas enregistré à Kayes (Ouest). Ces nouveaux chiffres portent le nombre de cas positifs, au Mali, à 8.226 sur lesquels 6.165 patients guéris contre 342 décès dont 274 survenus dans les centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)

Mali: Les gendarmes repoussent une attaque à Macina (Centre)

Macina, 13 fév (AMAP) Une attaque par des individus lourdement armés est survenue, dans la nuit du vendredi, vers 23 heures sur l’axe Ségou-Macina, dans le Centre du Mali, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Les assaillants étaient à bord de deux véhicules équipés de fusils d’assaut et sur plusieurs motos. Après les échanges de tirs, les assaillants ont pris la fuite face une vigoureuse riposte des forces de sécurité nationales qui les a mis en déroute. Les fuyards ont laissé derrière eux le corps d’un des leurs. Les bandits ont abandonné, aussi, des armes. Un téléphone a été retrouvé dans la poche du terroriste tué. Du côté des forces de sécurité, on a enregistré deux blessés légers. Les autorités administratives et politiques se sont rendues faire sur le lieu de l’attaque pour apporter leur soutien aux forces de sécurité. Les enquêtes sont en cours pour retrouver les bandits en fuite. AOK/MD (AMAP)

Le gouverneur de Gao (Nord) annonce des mesures contre l’insécurité

Gao, 13 fév (AMAP) Le gouverneur de la Région de Gao, dans le Nord du Mali, le général de brigade Moussa Traoré, a annoncé, vendredi, des mesures, face au regain d’insécurité, caractérisée ces derniers temps par une série de meurtres, d’enlèvements, de cambriolages et de braquages qui ont suscité l’inquiétude des populations de la ville. L’annonce a été faite au cours d’une rencontre, dans la salle de conférence du gouvernorat ,en présence des autorités communale, militaires des forces maliennes et étrangères et de l’ensemble de la société civile de Gao. Le général de brigade Traoré a instauré un couvre-feu de 15 jours reconductible, allant du lundi 15 février 2021 au lundi 1er mars 2021 ,de 21 heures à 5 heures du matin sur toute l’étendue de la région. En plus du couvre-feu, les autorités régionales annoncent l’interdiction formelle de la circulation des « véhicules non immatriculés, entre les villes, villages, hameaux et campements dans toute de la Région de Gao ». Toutefois, une dérogation est faite aux véhicules et autres engins de l’Armée, des forces partenaires, de la Mission intégrée multidimensionnelle (MINUSMA), les ambulances et autres véhicules d’urgence civiles. Cette interdiction « s’applique jusqu’à la levée définitive de l’état d’urgence » dans la région, précise la décision du gouverneur. Par ailleurs, une autre décision du gouverneur interdit formellement les coups de feu « de tout type d’arme à feu de tout calibre pendant les cérémonies de réjouissance, de baptême ou de mariage ». Ces mesures sécuritaires, diffusées sur toutes les antennes de radios de la ville, ont été appréciées par les populations de Gao. Le coordinateur régional de l’Observatoire des droits humains (ODH) et du Réseau de défenseurs des droits humains, Ibrahim Touré a rappelé que de 2012 à 2021, le Réseau de défenseurs des droits humain a enregistré 620 victimes de violences ou de violations de droits. Ces derniers jours et semaines, la ville de Gao vit une montée de l’insécurité. Mardi dernier, l’assassinat, à son domicile, d’un leader influent par des individus armés non identifiés a suscité de vives réactions dans la ville. Ce dernier assassinat en date s’ajoute à une longue liste d’autres qui ont endeuillé la ville. Des organisations de la société civile ont organisé, le 27 janvier dernier, une manifestation pour dénoncer « l’insécurité grandissante ». MT/AT/MD (AMAP)

Journée internationale de la radio : Au service du développement économique local de Diéma (Ouest)

Par Ouka BA Diéma, 13 fév (AMAP) De nos jours, la radio, dont c’est la Journée internationale aujourd’hui,  constitue l’un des canaux de communication le plus fiable, le plus sollicité, surtout en milieu rural, dans une zone comme Diéma, dans l’Oest du Mali. Ici, on entend souvent : « C’est la radio qui a dit…».Tout ce qui est diffusé par la radio devient crédible. Si certains apprécient ce médium, d’autres, par contre, n’y sont pas favorables. Pour eux, « parole de radio n’est pas argent comptant » (Radio la kouma don… ) Informer et inviter vos parents, vos proches, vos amis, à un évènement social, par la radio, certains conservateurs y verront un manque de respect à leur égard. Ceux-ci exigent de vous, de vous déplacer, pour transmettre l’information. Quoi qu’on en dise, la radio contribue au développement économique local, à travers des messages d’information, de sensibilisation, d’éducation et par la promotion des loisirs. Si bien qu’aujourd’hui, on a tendance à délaisser les crieurs publics, dont la portée des informations, semble-t-il, n’atteint pas une plus large cible. En toutes circonstances, on fait recours à la radio : cérémonies de baptême, de mariage, de décès ou autres évènements sociaux. Les radios sont à l’œuvre, lors des journées nationales de vaccination. Elles diffusent constamment des spots, organisent des tables-rondes. Il en est de même dans le cadre de la prévention et la lutte contre le Coronavirus ou toute autre calamité affectant les communautés. Pour certaines rencontres officielles, on passe souvent par les radios pour informer les acteurs. Il en va ainsi des avis de perte, des cas de vol de bétails qui sont relayés par les antennes. Aux dires de plusieurs personnes, les radios participent véritablement au changement de comportements. Dans le Cercle de Diéma, on dénombre près d’une dizaine de radios dont Jamana implantée depuis 1999, émettant  sur un rayon de 100 km, première radio du cercle, la radio Lalama de Farambouné, la radio Kingui de Béma, les radios Kaarta FM et rurale de Lambidou, la radio Benkande Diangounté Camara, la radio de Dioumara, Raboua FM de Diéma qui diffuse, principalement, des émissions religieuses, la radio Sangha de Lakamané. Ces différentes radios, disposent de programmes constitués, principalement, de messages d’information et de sensibilisation. Les radios du Cercle de Diéma volent de leurs propres ailes. Elles ne reçoivent de la part de l’Etat, ni de partenaires, aucun fonds pour fonctionner correctement. La plupart d’entre elles, ont des difficultés pour assurer le paiement correct des salaires de leurs agents. Le directeur de la Radio Jamana de Diéma, Souleymane Diarra, également représentant de l’Union des radios et télévisions libres (URTEL), évoque quelques difficultés majeures des radios, notamment l’arrêt de la formation du personnel et l’insuffisance d’équipements pour produire les missions. Sa radio entretient depuis des années un partenariat avec les ONG de la place. Le  Conseil de Cercle et plusieurs services techniques la sollicitent. Joint par téléphone, le maire de la Commune rurale de Lambidou, Mamadou Coulibaly, apprécie le concours de radios. « Dès qu’une station donne l’information sur un vol d’animaux, tout le monde se  mobilise », se réjouit le maire qui se dit prêt à accompagner les sataions pour un meilleur développement de sa commune. Dianguina Diawara, notable à Kassé-kara signale que la radio Jamana de Diéma et la radio Kingui de Béma, sont beaucoup écoutées par les populations de la localité. Par contre, il signale les auditeurs reçoivent « faiblement la radio de Troungoumbé, dans le Cercle de Nioro du Sahel, à cause de la distance ». Souleymane Konaté est 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Fatao. L’élu a laissé entendre que la mairie compte, avec le soutien de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), créer une radio à Fatao. La radio Lalama de Farambouné est dirigée par Abdoul Salam Boune, qui explique que les maigres recettes générées par la diffusion des avis et communiqués permettent à sa statio de ne pas sombrer. « Notre radio vit, au jour le jour. Nous ne disposons pas d’assez de moyens », dit-il, un peu déçu. Diédi Macoulmack, vendeur de foin, explique qu’un jour, lorsque le seul âne qui transportait sa marchandise s’est s’échappé, c’est grâce à la radio, qu’il a pu retrouver sa bête. « Sinon, affirme-t-il, mon commerce allait s’effriter ». « Notre père n’aime pas regarder la télé. Il a toujours son petit transistor collé à l’oreille. Il dort souvent laissant l’appareil ronronner. Il connaît, sur le bout des doigts, les émissions qui passent à la radio Jamana », déclare Bourama Konaté, le bourrelier. Diatourou Kébé, domicilié à Madiga Sacko. « On capte la radio Jamana de Diéma pour nos besoins d’information et de communication, pour le moment », dit-il. L’homme regrette l’absence de réseaux de teléphonie mobile dans la Commune de Madiga Sacko. Et Kébé de poursuivre : « Actuellement, les travaux d’implantation du réseau d’un opérateur sont en cours. Une fois installé, tous les villages de notre commune seront connectés ». Il explique que l’an passé, lorsque ses bœufs de labour ont disparu, il a envoyé immédiatement le communiqué à la radio. « Dieu faisant bien les choses, le même jour, ils ont été retrouvés et ramenés sains et saufs », a dit Kébé. Modibo Sissoko, 1er adjoint au maire de Gomitra, affirme que sa commune reçoit à peine des informations de la radio de Dioumara dont la portée est faible. « La mairie de Gomitra, déclare-t-il, est à la recherche de financement pour l’implantation d’une radio dans la commune ». Selon lui, l’absence de radios dans certaines localités a contribué à aggraver, ces derniers temps, l’insécurité dans le Cercle de Diéma. L’année dernière, plusieurs bœufs de Samba Diagouraga, fils du chef de village de Souranguédou Santié, se sont égarés en brousse. Aussitôt après la diffusion de l’avis de perte à la radio Jamana, il a reçu les nouvelles de ses animaux. Selon Mamadou Mah Sissoko, chef sous-secteur Agriculture de Dioumara, en matière d’information, aucun réseau ne peut remplacer la radio. La radio profite plus aux producteurs agricoles qu’à n’importe qui. « C’est, poursuit le technicien, à travers la radio que les paysans s’informent sur le

Mali : L’Algérie intègre le C.A de l’Ecole de maintien de la paix de Bamako

Bamako, 12 fév (AMAP) La République démocratique et populaire d’Algérie siègera désormais de plein droit au Conseil d’administration de l’École de maintien de la Paix Alioune Blondin Baye (EMP-ABB), en devenant le 12è membre et le 2è (membre associé) du Conseil d’administration après le Maroc. Cette adhésion a été officiellement actée par la signature d’une convention de partenariat entre l’Algérie et l’EMP-ABB mercredi dans l’enceinte de l’établissement régional, au cours d’une cérémonie présidée par le représentant du ministre de la Défense et des Anciens Combattants (Président du Conseil d’administration), le général Souleymane Doucouré, en présence du ministre algérien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Sabri Boukadoum, et son homologue malien, Zeïni Moulaye. Après le discours de bienvenue du directeur général de l’École, le ministre algérien en charge de la Coopération internationale a expliqué que son pays tient « à œuvrer avec beaucoup de force à la réconciliation et à la préservation du Mali comme un pays uni, stable et prospère dans l’avenir ». Cela, non seulement à travers la coopération bilatérale, mais également dans le cadre du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. « Vous pouvez compter sur l’appui de l’Algérie dans toute sa dimension. Nous serons présents dans ce rôle de promotion de la paix, au nom du devoir de solidarité et de fraternité que nous avons avec le Mali, et avec tous ceux qui en ont besoin, en Afrique surtout », a déclaré M. Boukadoum. Le Conseil d’administration de l’école de maintien de la paix compte désormais douze membres : le Canada, Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Danemark, la France, le Japon, l’Allemagne, le Royaume des Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse et le Mali. AT/MD (AMAP)  

Mali: Baisse remarquable des infections avec 04 cas de Covid-19 vendredi

Bamako, 12 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, vendredi, quatre nouvelles personnes infectées par le coronavirus, sur un total de 969 échantillons prélevés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, les médecins ont déclaré 44 patients guéris de la maladie contre zéro décès, au cours des dernières 24 heures,. Le communiqué ministériel indique que les quatre malades du jour sont identifiées dans la première région administrative du pays, Kayes, ainsi que dans les Communes ll et Vl du District de Bamako, la capitale. À ce jour, le Mali totalise 8.222 cas positifs de Covid-19 dont 6.154 patients guéris contre 340 décès. AT/MD (AMAP)