Mali : l’ex président aux Émirats arabes unis pour des soins médicaux
Bamako, 5 sept (AMAP) L’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta a quitté Bamako, samedi au soir, en direction des Émirats arabes unis, selon des sources aéroportuaires. Depuis quelques jours, l’état de santé de l’ex chef d’État s’était brusquement dégradé nécessitant une admission temporaire dans une clinique privée à Bamako suite à un malaise. Depuis son arrestation, le 18 août dernier, par les militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a réclamé et obtenu son évacuation à l’étranger pour y recevoir des soins médicaux. AT/MD (AMAP)
Concertation nationale au Mali : Les travaux quelque peu agités
Bamako, 5 sept (AMAP) Les Maliens savent qu’ils ne pourront parvenir à une transition réussie qu’en se parlant pour dégager et hiérarchiser les priorités. Sous l’arbre à palabres, samedi, les forces vives de la Nation ont convenu de ce qu’il faudrait aborder lors de la concertation nationale annoncée pour les 10, 11 et 12 septembre. Autrement dit, elles ont validé les Termes de référence (TDR) dans une atmosphère quelque peu agitée. En effet, dans son organisation, l’exercice s’est s’avéré plus compliqué que ne l’avait certainement imaginé le Conseil national pour le salut du peuple (CNSP). Le filtre à l’entrée principale du Centre international de conférences de Bamako (CICB), où se sont déroulés les travaux, a été mis à mal par des jeunes se réclamant du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui ne disposaient pas d’accréditation. C’était le début d’une stratégie de forcing qui leur permettra, par la suite, de prendre la tête de certains groupes de travail, notamment le n° 3. « Allons-y dans une autre salle », murmuraient certains jeunes du Mouvement après avoir réussi à faire élire (par vote) Dr Mahamadou Konaté comme président de ce groupe. Pour eux, le M5-RFP est le principal partenaire du CNSP et doit jouer un rôle de premier plan dans le processus de changement que devrait impulser la transition. Toutes choses qu’on leur concède implicitement dans le projet de TDR, en faisant ressortir les actions menées par le Mouvement contre le défunt régime. Mais pour la réussite de la transition, a rappelé le colonel Malick Diaw, 1er vice-président du CNSP, dans son discours d’ouverture des travaux, « le Mali a besoin de tous ses fils et tout le monde doit se donner la main ». Il a estimé que cette transition offrait l’opportunité à tous d’apporter sa pierre à l’édification d’un Mali nouveau. Cette conviction du vice-président du CNSP peut expliquer la présence de certains dignitaires de l’ancien régime à cet atelier. Outre des anciens ministres, dont Amadou Koïta, il y avait les leaders de partis politiques membres de l’ancienne mouvance présidentielle, comme ceux du Rassemblement pour le Mali (RPM) et de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour solidarité et la justice (ADEMA-PASJ). À 13 heures 10 minutes, les groupes n° 3 et 1 n’avaient pas encore entamé les travaux, alors que les n° 4 et 5 étaient déjà dans le vif du sujet. Au même moment, des délégués cherchaient encore désespérément un groupe. « On a pourtant dit que les gens pouvaient intégrer le groupe de leur choix », a rétorqué un capitaine de la gendarmerie à Moussa Sidibé, un enseignant « sidéré par le cafouillage qui caractérise l’organisation ». La liste de répartition entre les différents groupes avait été contestée dès sa présentation au public. Les noms de plusieurs associations et partis politiques connus n’y figuraient pas. Et certains mouvements membres du M5-RFP, comme la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), voulaient être cités nommément pour la simple raison que « des associations qui n’ont pas lutté apparaissaient sur la liste », selon Alassane Touré, membre de ce regroupement. Au cours des débats, au sein des groupes, les intervenants ont relevé les insuffisances du document soumis a leur appréciation. Dans la majorité des cas, il s’agissait plutôt d’attirer l’attention sur des considérations corporatistes. Pour Alioune Ifra N’Diaye, il n’existe nulle part le mot culture dans les TDR, alors que le « problème malien est fondamentalement culturel ». Aliou Yalcoué plaidera pour la cause de la jeunesse dont les « préoccupations ne sont pas suffisamment évoquées dans le document ». Il faisait notamment allusion au chômage. Même dynamique dans le groupe n° 1. Certains, comme Mme Gologo, ont estimé que la crise a été traitée sur les deux dernières années, alors qu’elle a commencé en 2012. Une réalité à prendre en compte dans le document qui doit, également, selon elle, souligner les méfaits de l’injustice sociale et la nécessité d’appliquer les conclusions du Dialogue national inclusif (DNI). Hamane Touré dit Serpent plaidera, pour sa part, pour l’ajout d’un point dédié à la réorganisation de la société civile. Dans le groupe n° 2, il a été proposé de revoir à la hausse du nombre de participants – de 300 à 600, voire 1000- et de jours pour la tenue de la concertation nationale. ID/MD (AMAP)
École militaire interarmes du Mali : Les 41ème et 42ème promotions comptent 90 officiers
Bamako, 5 sept (AMAP) Nichée entre la colline mythique du « Nianan koulou », où a disparu le roi Sosso Soumaoro Kanté, en 1235, à la bataille de Kirina, et les berges du fleuve Niger, la place d’Armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro (CIBSSK), a 60 km de Bamako, affichait fière allure vendredi dernier. C’était, à la faveur de la cérémonie de baptême des 41è et 42è promotion de l’École militaire interarmes (EMIA). L’évènement était couplé avec la sortie de formation de 48 élèves répartis entre le cycle spécial et celui d’adaptation de l’EMIA. Ainsi, la 41è promotion baptisée feu Commandant Karim Niang compte 58 jeunes officiers dont 13 personnels féminins et 09 étrangers (01 ivoirien, 02 Togolais, 04 Gabonais, 01 Guinéen, et 01 Tchadien). Forte de 32 élèves officiers d’active (EOA) dont 06 personnels féminins et 15 étrangers venus de 07 pays respectivement (02 du Congo, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Sénégal et 03 du Tchad). Elle porte désormais le lourd héritage du feu général de brigade Mady Macalou (ancien directeur central des services de santé des Armées 2000-2002). Commandeur de l’ordre national du Mali, il fut distingué de la médaille française de la Défense nationale avec échelon argent. Feu général Macalou a fait valoir ses droits à la retraite en décembre 2014 et est décédé, trois ans plus tard, le 06 août 2017 au Maroc. Pour avoir fait preuve d’excellence, nos compatriotes, les Sous-lieutenant Solange Zala et Sinaly Diané ont été classés respectivement major de la 41è et 42è promotions de la prestigieuse école militaire régionale. Au nombre de 49, les élèves du cycle spécial et celui d’adaptation sont des médecins généralistes et spécialistes. Ils sont aussi issus des pays partenaires du Mali. Ils suivent successivement un cycle académique d’un an et de trois mois d’adaptation. Placée sous la haute présidence du président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goita, Chef de l’État, Chef suprême des armées, la cérémonie a enregistré la présence de la hiérarchie militaire malienne. C’était en présence des autorités administratives, traditionnelles et coutumières de la Région. À l’issue de la cérémonie, en sa qualité de Chef de l’État, Chef suprême des armées, le colonel Assimi Goita a indiqué que ces jeunes officiers, en prêtant serment viennent d’entrer dans la grande famille des officiers et cela doit obligatoirement avoir un impact positif sur les théâtres des opérations. Selon le Chef suprême des armées, les sous-lieutenants constituent la cheville ouvrière des forces armées de défense et de sécurité. En ce sens qu’ils auront en leur charge la vie des hommes et des femmes qui seront placés sous leur commandement, a soutenu le chef de l’État. Pour qui, ils doivent être des officiers de caractères, durs, et engagés pour apporter la sécurité et le bonheur au peuple malien. « Actuellement, le moral de la troupe est au beau fixe. C’est vrai que la situation n’est pas facile, mais nous sentons une nette progression par rapport aux opérations en cours, notamment un certain nombre de succès qui ont été réalisés », a confié le président du CNSP. En outre, le colonel Assimi Goita a remercié et encouragé les FAMa qui sont actuellement déployées sur le terrain, jour et nuit, et qui sacrifient leur vie au profit de la population malienne. « Nous restons engagés à leur côté et ils bénéficieront toujours de nos soutiens », a assuré le premier responsable du comité. En réponse, les deux majors, les Sous-lieutenant Solange Zala et Sinaly Diané ont rassuré le chef suprême des armées de la disposition de leurs camarades à défendre la patrie partout où besoin sera. Ce, « jusqu’au sacrifice ultime s’il le faut », ont-ils promis. AT/MD (AMAP)
Mali : Une embuscade contre les FAMa fait une dizaine de morts
Bamako, 5 sept (AMAP) Une embuscade contre les Forces armées maliennes (FAMa, dans la localité de Guiré, dans l’Ouest, vers la Mauritanie, a fait une dizaine de morts chez les troupes maliennes, a indiqué l’Armée dans un tweet, vendredi. L’attaque a eu lieu dans la nuit du jeudi, aux environs de 18 heures, ajoute la même source. Au cours de cette attaque, la mission de ravitaillement des FAMa déplore outres des morts, des blessés et des dégâts matériels, poursuit le tweet qui signale qu’un renfort a été dépêché sur les lieux. En attendant, les recherches sont toujours en cours. TC/MD (AMAP)
Concertation nationale sur la transition au Mali : Des incompréhensions au tout début des travaux
Bamako, 5 sept (AMAP) Les travaux sur la validation des Termes de référence (TDR) des futures assises nationales sur la transition ont débuté, samedi, sur fond d’incompréhensions, samedi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Après la cérémonie d’ouverture présidée par le 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Malick Diaw, plusieurs incompréhensions ont émaillé le démarrage de la rencontre. Ces incompréhensions sont parties sur quelques plaintes de jeunes du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui exigeaient d’être inscrits au niveau des 05 groupes de travaux. Sitôt les travaux débutés, après la présentation de la répartition des groupes de travail, ces jeunes du M5-RFP ont élevé des protestations. Ils se plaignaient du fait que le M5-RFP n’avait pas été cité parmi les groupements représentés dans tous les cinq groupes de travail. Pour eux, ce n’était pas normal que le CNSP et la Coordination des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CMA) soient les seuls représentés dans tous les groupes. « C’est du mépris. Le CNSP a parachevé une œuvre. C’est une tentative de confiscation de la victoire du peuple. Comment comprendre que le CNSP et la CMA soient dans tous les groupes et pas le M5-RFP », a dénoncé l’imam Oumarou Diarra. Devant le tollé, les organisateurs ont dû expliquer que les participants pouvaient s’inscrire dans les groupes de leur choix. Il y a, notamment, des difficultés sur le choix du présidium dans les différents groupes de travail, le choix des présidents et des rapporteurs dans certaines salles. Au nombre des soucis observés ce matin, on peut noter la confusion sur l’ordre du jour chez certains participants. Des participants ont déjà commencé à faire des propositions sur la durée de la transition. D’autres se sont prononcés sur l’architecture du pouvoir transitoire. Ces débats de fond devraient attendre les assises prévues les 10, 11 et 12 septembre prochains. Après un moment de remue-ménage, le calme est revenu et les travaux ont repris leur cours normal. Le dialogue et la raison ont prévalu sur ces moments « d’impulsion » et de « coup de sang », laissant place à des concessions et la compréhension. Ainsi à l’heure de la pause café (13 heures locales), le calme a repris possession des lieux au Centre international de conférences de Bamako qui accueille cet événement national. L’atelier de validation des TDR de la concertation nationale, qui a débuté à Bamako et dans les capitales régionales, porte sur des échanges pour peaufiner le projet de TDR de la concertation nationale dont les travaux se tiendront les 10, 11 et 12 septembre prochains. A cette rencontre inaugurale, les partis politiques, syndicats, société civile, groupes armés signataires de l’accord pour paix et la réconciliation de 2015, sont conviés à se mettre d’accord sur les objectifs des consultations nationales. Dans les différentes régions, les échanges seront dirigés par les gouverneurs. Ces rencontres ont pour objectif d’obtenir un consensus sur la feuille de route, l’architecture, les organes et la charte de la transition. En procédant à l’ouverture des travaux, le colonel Malick Diaw, a indiqué que l’agenda du CNSP est clair et précis. Il s’agit de contribuer à la reconstruction du Mali. «Le temps presse, il faut aller vite mais sûrement, c’est dans cette démarche que le CNSP a pris l’initiative d’organiser cet atelier de validation des Termes de références», a ajouté le vice-président du CNSP. AT/TC/MD (AMAP)
Transition au Mali : Les concertations prendront 3 jours au lieu de 2
Bamako, 4 sept (AMAP) Les journées de concertations nationales sur la gestion de la transition, initialement prévues pour durer deux jours (ce week-end), vont s’étendre sur les 10, 11, et 12 septembre 2020, avec la participation des délégués régionaux, nationaux et ceux de la Diaspora, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un point de presse, jeudi soir, à Kati, le porte parole du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel major Ismaël Wagué, a expliqué que les concertations nationales débuteront les 5 et 6 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), à travers des ateliers de validation des Termes de référence (TDR) à Bamako et dans les capitales régionales. Ces ateliers ont pour objectif de disposer d’une feuille de route de la transition, de définir l’architecture et les organes de la transition et, enfin contribuer à l’élaboration de la charte de la transition. L’événement, placé sous la haute présidence du Colonel Assimi Goita, président du CNSP, verra la participation des partis politiques, organisations de la société civile, le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5 RFP) et les groupes signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Les organisations syndicales et les associations et faitières de la presse sont, également, invitées. TC/MD (AMAP)
Dépôt de transit de Médine : Une montagne de pestilence!!!
Par Makan SISSOKO Bamako, 4 sept (AMAP) Jeudi matin, Il est environ 9 heures. Au marché de Médine, en Commune II. En face du stade Modibo Keïta. Notre regard est agressé par un gigantesque dépôt de transit qui déborde d’ordures. Chargées de déchets, des charrettes tractées par des ânes forment une longue procession. Il n’y a aucune place pour décharger leur contenu. Arrêté au beau milieu de la route, un véhicule de l’entreprise Ozone s’apprête à transporter des tonnes d’ordures déversées sur les deux côtés de la chaussée pour fluidifier la circulation. L’air est irrespirable à cause d’une odeur infecte. Certains usagers se bouchent le nez, pendant que d’autres regardent avec étonnement le « Kilimandjaro » de déchets qui envahit la route. Telle est, aujourd’hui, l’image que renvoie cet espace public de Bamako. Depuis quelques semaines, le dépôt de transit de Médina-coura, situé en face du stade Modibo Keïta, déborde de déchets. Les Groupements d’intérêt économique (GIE) opérant en Commune II ont cessé toute activité de ramassage d’ordures. Au motif que le seul dépôt de transit principal de la Commune II n’est plus à mesure de recevoir les détritus compte tenu de son trop grand volume. Conséquence ? Le marché de Medina-Coura, communément appelé «Suguni Cura», est envahi par des tas d’immondices. Même les voies principales d’accès au marché ne sont pas épargnées. Marchands et passagers peinent à vaquer à leurs occupations, à cause de ces innombrables déchets qui barrent le passage. Abdoulaye Diarra, revendeur de ticket du Pari mutuel urbain (PMU), est installé à côté du stade Modibo Keïta. Il parle d’un problème d’organisation dans la gestion du dépôt de transit. Selon lui, les charretiers y déversent anarchiquement les ordures et la société Ozone est incapable de les évacuer depuis un certain temps. «Aujourd’hui (Ndlr, jeudi), on s’estime heureux, car il y a moins d’ordures. Avant-hier (Ndlr, mercredi), les ordures avaient entièrement barré le passage. Ici, ordures et eaux usées se côtoient», se lamente notre interlocuteur. C’est insupportable, selon lui. Impossible de s’asseoir dans la proximité, à cause des odeurs fétides. « Personne ne se sent à l’aise même les passants », peste le marchand. « Chaque année, nous assistons à la même scène. Nous demandons aux autorités de transférer le dépôt de transit en dehors du centre ville, car sans hygiène, il n’y a point de santé. », ajoute-t-il. Mahamadou Diarra, membre de la coordination des Groupements d’intérêt économique (GIE) de la Commune II, indique que l’entreprise chargée de l’évacuation des ordures se plaint de l’absence d’espace pour les déverser. «Tous les espaces disponibles hors de la ville ont été cultivés. Parfois, les gens se disputent à cause de l’évacuation des déchets. La ville restera insalubre aussi longtemps que les autorités peineront à mettre en place un dépôt final devant accueillir les déchets», explique le responsable du GIE. Il ajoute qu’en Commune II, actuellement, toutes les familles sont envahies par les déchets parce qu’il n’y a plus d’endroit pour déverser les détritus. Toute chose qui complique la tâche des GIE dont la mission est, selon Mahamadou Diarra, « de débarrasser les familles des ordures pour ensuite les déposer sur la décharge de transit ». « En la matière, ajoute-t-il, celle de Médina-Coura reçoit les ordures provenant des Communes I et II du District de Bamako ». «Si Ozone n’arrive plus à évacuer rapidement les déchets qui nous envahissent, nous allons demander aux autres communes de garder leurs déchets chez elles. Ici, c’est un dépôt de transit et non un dépôt final», rappelle-t-il. « La grande quantité de déchets dans les dépôts de transit formant parfois des montagnes dérange la population, car elle crée des pollutions et nuisances », reconnaît le conseiller principal de la direction générale d’Ozone Mali. Adama Koné fait remarquer que la Commune II ne dispose que d’un seul dépôt de transit. « Dans ces conditions, explique-t-il, il y aura forcément un engorgement parce que tout le monde converge vers la même destination. Et le technicien de rappeler que la ville de Bamako n’a pas de décharge finale. «Quand nous enlevons les ordures des dépôts de transit et des centres de transfert, nous devons les acheminer vers une décharge finale. L’État a investi plusieurs milliards de Fcfa pour la construction d’une décharge finale à Noumoubougou (Commune de Tienfala, ndlr), mais elle n’est toujours pas opérationnelle pour des raisons techniques et sociales», regrette Adama Koné. Pendant la saison sèche, les champs, les fermes et les anciennes carrières disponibles autour de Bamako servent de décharge finale pour Ozone Mali. «Pendant l’hivernage, les champs sont cultivés par leurs propriétaires. Il est impossible d’y déverser des déchets. On se demande alors où transporter les déchets après la collecte. Cela devient un problème énorme à Bamako», s’inquiète M. Koné qui espère que les autorités municipales trouveront une solution rapide à cette situation, au risque, dit-il, «de voir Bamako totalement envahie par les déchets». Même les femmes qui travaillent dans les dépôts d’ordures se plaignent aujourd’hui de la situation de la décharge de «Suguni Cura». «Nous vivons des ordures que nous ramassons sur les dépôts pour ensuite les revendre au marché. Je fais la navette entre les dépôts de transit de Lafiabougou et de Médina-coura à la cherche d’objets récupérables. Actuellement, on ne déverse plus de nouveaux déchets parce que le dépôt est débordé. Cela ne nous arrange pas», déplore Assétou Fané que nous avons rencontrée sur place. MS/MD (AMAP)
Concertations nationales sur la Transition : Les termes de référence validés samedi (Porte parole du CNSP)
Bamako, 4 sept (AMAP) Les concertations nationales sur la Transition auront lieu du 10 au 12 septembre au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a annoncé, jeudi, dans la soirée, le porte-parole du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel-major Ismaël Wagué. Au cours d’un point de presse, le porte-parole du CNSP, a indiqué qu’en prélude à ces assises, les ateliers de validation des Termes de référence (TDR) des concertations nationales sur la feuille de route, l’architecture, les organes et la charte de la Transition se tiendront samedi 5 septembre. à Bamako et dans les régions. Les concertations proprement dites réuniront au CICB les délégués régionaux, nationaux et ceux de la Diaspora. Les travaux sont placés sous l’égide du colonel Assimi Goïta, président du CNSP. La décision de faire valider les TDR, au cours d’une rencontre préliminaire, traduit la volonté des nouvelles autorités à mieux préparer les concertations nationales en élaborant un document de travail bien ficelé. On rappelle qu’en début de semaine, au cours des rencontres en prélude aux concertations nationales, le CNSP avait promis de mettre les TDR à la disposition des forces vives invitées. Ces TDR sont indispensables pour réussir des échanges ordonnés et pouvant déboucher sur des conclusions consensuelles. C’est à la lumière de ce document de travail que les participants peuvent se préparer, en amont, afin de formuler des recommandations pertinentes. Les concertations autour du format de la transition, initialement, prévues, samedi dernier, avaient été reportées, le même jour, “pour des raisons d’ordre organisationnel”. Le CNSP avait invité les différents segments de la société malienne pour échanger sur l’organisation d’une transition apaisée qui prendrait en compte toutes les aspirations du peuple malien. Mais le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) avait décliné l’invitation, regrettant « n’avoir pas été invité à ladite rencontre ». Une rencontre était prévue, jeudi, dans la soirée entre le CNSP et le M5-RFP à Kati. Les leaders du M5-RFP ne cessent de réclamer un rôle de premier plan aux côtés du CNSP dans le cadre de la conduite de la Transition. Pour les dirigeants du mouvement de contestation contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, une place prépondérante leur revient en raison de leur lutte pour le changement de régime. ID/MD (AMAP)
Le ministre mauritanien des Affaires étrangères en visite à Bamako
Bamako, 3 sept (AMAP) Le ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Étranger, Ismail Ould Cheikh Ahmed, en visite à Bamako, jeudi, accompagné d’une forte délégation, a déclaré être venu au Mali, sur instruction du président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, rendre d’abord une visite de solidarité au peuple malien et s’enquérir de la situation sur place. À la sortie d’une audience avec le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goita, au ministère de la Défense et des Anciens Combattants, le chef de la diplomatie mauritanienne, a confié à la presse que « tout ce qui touche le Mali, touche la Mauritanie ». « Non seulement nous sommes des voisins, mais nous sommes liés les uns aux autres », a-t-il déclaré. La rencontre élargie à plusieurs membres du CNSP dont son porte-parole, colonel-major Ismaël Wagué, le 2è vice-président colonel Sadio Camara et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de Coopération internationale, Boubacar Gouro Diall, a permis de noter que « l’évolution récente de la situation sociopolitique au Mali ne laisse pas indifférent la Mauritanie, pays voisin et frère ». AT/MD (AMAP)
Forces armées maliennes : Vague de nominations dans le commandement
Bamako, 3 sept (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta, a procédé, par décrets, à plusieurs remplacements au niveau du commandement et des postes de responsabilité au sein des Forces armées maliennes (FAMa). Le colonel-major Lassana Doumbia de la direction des transmissions et des télécommunications des Armées a été nommé à la Direction générale de la Sécurité d’Etat (DGSE), depuis le 24 août dernier. Il remplace le général Moussa Diawara, qui occupait le poste jusqu’à la démission de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août dernier, Le nouveau directeur adjoint des services secrets est le colonel-major Kassoum Goïta de l’Armée de terre nommé, également, par décret le 25 août 2020. Le président du CNSP a promu le colonel Elisée Jean Dao comme chef d’état-major de la Garde nationale. Auparavant, il avait désigné par décret du 1er septembre 2020, le général de brigade Oumar Diarra, chef d’état-major général des Armées. Ce dernier remplace le général de division Abdoulaye Coulibaly qui était en poste depuis le 24 mars 2019. Le président du CNSP a, aussi, nommé le colonel Elhalifa Coulibaly comme directeur des transmissions et des télécommunications des Armées par décret, le 1er septembre 2020. Il a procédé, aussi, à des changements à la tête du Commissariat des Armées. Par décret du 27 août 2020, le colonel Oumar Yoro Sidibé de l’Armée de l’air se voit confier la direction du Commissariat des Armées. Le poste de directeur adjoint de cette structure est revenu au colonel Lanseny Doumbia. D’autres changements opérés au niveau du commandement des FAMa concernent la direction du matériel, des hydrocarbures et des transports des Armées. A ce niveau, le colonel Badara Aliou Diop de l’Armée de terre remplace le général Moustapha Drabo qui était en poste depuis le 17 mai 2012. Son adjoint est le colonel Ousmane Dembélé. Il a aussi promu le colonel Bréhima Sow de la Garde nationale comme sous-chef d’état-major administration à l’état-major général des Armées le 25 août 2020. Par ailleurs, au niveau du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade aérienne, Souleymane Doucouré, a été promu secrétaire général du département, en remplacement du général de brigade Ibrahim Fané. En plus des militaires, le président du CNSP a nommé, le 27 août 2020, Dr Youssouf Coulibaly, professeur d’enseignement supérieur en qualité de conseiller spécial chargé des affaires juridiques. Moussa Camara, gestionnaire des ressources humaines, est nommé en qualité de conseiller spécial chargé des ressources humaines. Tandis que Dr Cheick Oumar Traoré, consultant GED-Communication s’est vu confier le poste de conseiller spécial du président du Comité chargé de l’information et de la communication. DD/MD (AMAP)

