Mali : Eclairages du CNSP sur l’évacuation de l’ex président Ibrahim Boubacar Keita

Bamako, 6 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a apporté, dimanche, des éclairages sur l’évacuation sanitaire de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta intervenue dans la nuit du samedi au dimanche. Dans un communiqué, le CNSP a indiqué que, suite aux discussions engagées par le médiateur de Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, auprès des autorités maliennes, du 22 au 25 août 2020, « il a été convenu, côté CNSP de permettre l’évacuation sanitaire de l’ex chef d’État (Ibrahim Boubacar Keïta) pour des raisons humanitaires pour une durée maximum d’un mois ». Ce délai, est « extensible uniquement sur avis médical qui, du reste ne pourrait excéder 03 mois. Auquel cas, le suivi médical se fera au Mali », précise le CNSP Pour sa part, « la CEDEAO s’engage à assurer le retour de l’ancien président l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keïta aussitôt après son séjour médical suivant les conditions susmentionnées », ajoute le communiqué. AT/MD (AMAP)

Mali : Levée du couvre-feu

Bamako, 6 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a annoncé, dimanche, la levée du couvre-feu sur tout le territoire national. Dans un communiqué diffusé dans l’après-midi, le CNSP assure que tous les dispositifs sécuritaires habituels seront renforcés sur l’ensemble du territoire national. Le couvre-feu, entre 01h 30mn et 05h du matin, avait été instauré le mercredi 19 août, au lendemain du renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Cette restriction des libertés avait été avait été aménagée à deux reprises pour coller aux réalités sociétales du pays. La décision de sa levée intervient alors que la première phase des concertations nationales sur la gestion de la transition est en cours. TC/MD (AMAP)

Concertation régionale sur la Transition au Mali : Kayes pour un nouveau Mali

Kayes, 6 sept (AMAP) Les populations de Kayes, dans l’Ouest du Mali, ont souhaité vivement la construction d’un Mali nouveau, lors des travaux de la concertation régionale qui ont eu lieu samedi, dans la salle de conférence de la Délégation régionale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) sous la présidence du gouverneur, l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. Les résultats de ces travaux se résument à la désignation d’une personnalité intègre pour diriger le Mali et qui sera assisté d’un vice-président, la formation d’un gouvernement de 20 membres au plus, l’organisation d’une transition allant de 18 mois à deux ans au plus, la réduction de la charge des institutions de la République, la suppression de la Haute Cour de Justice et du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), la mise en place des délégations spéciales dans les communes où il n’y a pas eu d’élections communales et dans les instances dont les membres sont en fin de mandat. Certains ont proposé aussi qu’on interdise aux membres de la transition de se présenter aux élections. Après la cérémonie officielle d’ouverture, trois groupes ont été formés pour examiner les trois projets de la Transition (Grands axes de la feuille de route, architecture et organes, Charte) et les amender. Les participants ont validé les Termes de référence (TDR) de l’organisation d’une concertation nationale sur la transition au Mali. Ils ont aussi eu l’opportunité de faire des recommandations par rapport aux préoccupations de la région de Kayes. « Il s’agit de valider le document. Mais, il faut, également, faire part des préoccupations régionales. A partir d’une évaluation, nous avons tenu notre concertation régionale. Les Maliens peuvent s’assurer que leurs recommandations seront suivies. Les gens seront obligés de travailler », a expliqué le gouverneur de la Région de Kayes. L’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé a invité les Kayésiens à cicatriser les plaies et à se retrouver car, selon lui, « l’idéal d’un Mali nouveau ne se gère pas avec des malentendus ». Certains participants ont estimé que le travail était complexe et qu’on devait leur permettre d’aller au-delà de la validation des TDR car, les populations aspirent à une nouvelle ère, afin que le Mali puisse retrouver sa place d’antan dans le concert des nations. Pour eux, la Transition doit gérer l’essentiel pour qu’on puisse aller vers un pouvoir civil. La Région est préoccupée par la relance du transport ferroviaire, l’apport des mines au développement local, les problèmes de route, l’esclavage, parmi tant d’autres. BMS/MD (AMAP)

Gao : La concertation nationale sur la transition propose dix huit mois de transition et un militaire à la commande

Gao, 6 sept (AMAP) Les participants à l’atelier régional de la concertation nationale sur la transition au Mali, tenu samedi, à Gao, proposent dix huit mois de transition et un militaire à la commande, a constaté l’AMAP sur place. Les thématiques sur la concertation nationale de la transition ont été traitées par trois groupes. Le premier groupe, qui a traité les grands axes de la feuille de route de la transition, a proposé la bonne gouvernance, la justice et la réforme du secteur de la sécurité. Le deuxième groupe, qui a traité de l’architecture et de l’organe de la transition, a proposé un président civil à la tête de la transition et un gouvernement composé de civils et militaires d’au moins 15 à 21 ministres et une Assemblée constituante de 70 membres. Et, enfin, le troisième groupe, qui a planché sur la Charte de la transition, a souhaité que la durée de la transition ne dépasse pas 18 mois et qu’elle soit dirigée par un militaire. Ce groupe a demandé que la Charte de la transition complète la Constitution du 25 février 1992 L’atelier, sous la présidence du gouverneur de la Région de Gao, le général Sidiki Samaké, s’est tenu dans la salle de conférence du gouvernorat de Gao, Il a enregistré la présence massive de la société civile, des responsables des forces de l’ordre et de sécurité et des leaders du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). L’objectif de la concertation nationale sur la transition est de réunir l’ensemble des forces vives de la nation pour convenir des modalités pratiques de la transition. Les travaux organisés en séances plénières, en alternance avec les travaux en groupe, portaient sur trois thématiques proposées par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Il s’agit du projet de feuille de route de la transition, l’architecture et l’organe de la transition et la Charte de la transition. Pour la bonne tenue des travaux, une commission a été mise en et placée sous la présidence de Ibrahim Touré, secondé par deux vice-présidentes, Mme Karantao Mariam Maiga et Mme Hadiawoye Sarmoye Touré et deux rapporteurs, Sidy Kalil Haidara et Sékou Samber. Les participants à la concertation régionale sur la validation des termes de référence de la concertation nationale sur la transition saluent et recommandent au CNSP au moins dix représentants ayant participé aux concertations régionales de Gao à se présenter aux concertations nationales prévues à Bamako. Le gouverneur de Gao, le général Sidiki Samaké, a dit que l’atelier régional sur la concertation nationale s’inscrit dans le cadre de la concertation nationale sur la transition prévue les 10 et 11 et 12 septembre 2020 à Bamako. Des concertations régionales préparatoires, impliquant l’ensemble des communautés, des acteurs politiques, de la société civile, précèdent ces assises nationales. AT/MD (AMAP)

Sikasso : Les forces vives se penchent sur les termes de référence de l’organisation des concertations nationales sur la Transition

Sikasso, 6 septembre (AMAP) Plus d’une centaine de participants composés de représentants de la société civile, de partis politiques, d’ associations et des forces de sécurité ont participé samedi dans la capitale du Kénédougou à la rencontre de validation des termes de référence pour l’organisation des concertations nationales sur la prochaine transition, a constaté l’AMAP. Ces termes de référence de trois pages sont constitués du contexte et de la justification des concertations, des objectifs et des résultats attendus ainsi que la méthodologie du déroulement des travaux. La rencontre était présidée par le gouverneur de région, Boubacar Bagayoko entouré de ses proches collaborateurs. A l’ouverture des travaux, le Chef de l’exécutif régional l a situé l’évènement dans son contexte à savoir plancher sur les termes de référence en vue de les valider pour les concertations nationales. A l’issue des débats souvent passionnés, les forces vives  ont validé le document tout en faisant quelques recommandations qui sont entre autres, la large diffusion des résultats des concertations nationales sur  la Transition, la feuille de route et la charte par les canaux appropriés. Les participants de Sikasso souhaitent que la plénière des concertations nationales soit retransmise en direct sur les réseaux de l’ORTM pour que tout le peuple malien soit témoin de l’évènement. Le Gouverneur de région a remercié les participants pour leur engagement et la qualité des débats dont la quintessence sera présentée par les délégués de la région aux concertations nationales. FD/KM (AMAP)                  

Chefs de quartier : Ces maillons importants de l’administration territoriale

Par Amsatou Oumou TRAORE Bamako, 6 sept (AMAP) Une banale discussion que nous avons surprise entre des collègues de la rédaction sur le statut actuel des chefs de quartier nous a amené à nous intéresser à ces leaders traditionnels qui étaient essentiels dans la régulation des rapports humains au sein de la communauté. Toutes les préoccupations d’intérêt général étaient discutées autour d’eux parce qu’ils représentaient la caution morale. Aucun doute sur le fait qu’ils ont été des piliers essentiels de la société. Leaders traditionnels, ils jouent un grand rôle dans notre organisation sociale et administrative car ils constituent le premier échelon de l’autorité publique. Aujourd’hui, une certaine opinion pense que les chefs de quartier sont réduits à jouer les seconds couteaux. C’est du moins ce qu’en pensent beaucoup de nos compatriotes qui n’arrivent plus à situer les chefs de quartier dans notre organisation sociale. Des analyses croisées de leaders traditionnels et de conseillers municipaux expliquent, d’abord, qu’un chef de quartier est une autorité traditionnelle, une sorte d’interface entre les individus représentant une même communauté et la collectivité locale. C’est lui qui porte les préoccupations de la communauté et reste un médiateur. Il est consulté dans les situations de conflit où il est censé arbitrer avec équité et justice. Malheureusement, les chefs de quartiers sont réduits à jouer, dans un système de décentralisation, le rôle de relais des collectivités territoriales. Kabouné dit Bemba Diakité est le chef de quartier de Djicoroni-Para. L’homme de 51 ans, entouré d’une cour, nous accueille avec la plus grande hospitalité mais, surtout, l’énorme considération qu’on accorde à l’hôte dans la tradition malienne. Il est à la tête de la chefferie traditionnelle depuis un certain temps et partage le même constat sur le rôle actuel des chefs de quartier. Lui même reconnaît que les chefs de quartier occupent de moins en moins le devant de la scène comparativement à une certaine époque où, ils régentaient tout. Il précise qu’auparavant, toutes les questions étaient débattues dans le vestibule du chef de quartier avec ses conseillers. Ceux-ci étaient capables de mener de grandes réflexions sur la situation et de proposer au chef de quartier des solutions incontestées et incontestables au sein de la communauté. Parce qu’au sein de la communauté on savait, pour reprendre à notre compte l’expression d’un homme politique français, en l’occurrence Jean-Luc Mélenchon commentant ces rapports avec un de ses collaborateurs, qu’un conseiller «n’emmènera personne dans le mur par lubie». Les analyses des collaborateurs du chef de quartier étaient empreintes de sincérité, de vérité, d’équité mais surtout de sens de responsabilité. Bemba Diakité explique pourquoi la chefferie est tombée dans son giron familial. «Nous sommes les autochtones de la localité. Dans notre lignée, la chefferie se transmet par descendance, précisément de père en fils», explique le 13è chef de quartier dans sa lignée qui a hérité du trône. MODIQUE SOMME – La rémunération des chefs de quartier est en train de devenir un sujet de discussion sur toutes les lèvres. Les chefs de quartier, eux-mêmes, ont des scrupules à aborder la question. Mais puisqu’il faut bien qu’on en parle, Bemba Diakité accepte de verser son avis dans la discussion. Il confirme que les chefs de quartier perçoivent une indemnité trimestrielle de 15.000 Fcfa, soit 5.000 Fcfa par mois. Il donne la provenance de cette modique somme pour l’autorité morale que représente un chef de quartier. La mairie apporte 10.000 Fcfa et le gouvernorat contribue à hauteur de 5.000 Fcfa. Même s’il ne cracherait pas sur une augmentation de cette indemnité, il requiert d’abord que l’Etat accorde plus de considération, plus d’attention aux leaders traditionnels. Namory Keita est conseiller du chef de quartier de Djicoroni-Para Troukabougou. Il fait un large tour d’horizon des procédures de désignation des conseillers. Ceux-ci sont désignés pour un mandat de cinq ans renouvelable après concertation de la population du quartier. Au détour des explications sur le mode de désignation des conseillers du chef de quartier, notre interlocuteur du troisième âge nous laisse entendre qu’il a 108 ans et vit depuis 30 ans cette expérience. Il précise que chaque chef de quartier est entouré de 15 conseillers en charge de différents domaines. Pour ce qui le concerne directement, il précise être chargé du règlement des conflits au sein de la communauté. En outre, Namory Keita relève qu’aujourd’hui, leur rôle est méconnu du grand public parce que les gens préfèrent porter leurs différends devant la police ou la justice. Alors que ces incompréhensions peuvent avoir des solutions au niveau de la chefferie traditionnelle. Le chef de quartier et ses conseillers étaient les premiers médiateurs dans les conflits. L’aîné confiera que la chefferie traditionnelle travaille moins avec l’administration. Si pour lui, les chefs de quartier dans la capitale n’ont plus le même privilège qu’avant, il est catégorique que leurs collègues des villages gardent toutes leurs prérogatives. Il fait aussi sienne la requête de Bemba Diakité d’accorder plus d’importance à la fonction de chef de quartier et de conseiller dans la chefferie traditionnelle. Mme Massitan Touré, est officier d’état civil au Centre secondaire de Kalabancoura, en Commune V du district de Bamako, la capitale malienne. Elle explique les liens spécifiques qui unissent la collectivité et la chefferie traditionnelle. Selon elle, l’autorité communale a pris seulement une petite partie de la gouvernance traditionnelle dans la forme et non le fond. Il s’agit, selon elle, de la gestion du foncier. Toutefois, ils n’ont pas les mêmes statuts en la matière. Mme Touré fait remarquer que la collectivité s’occupe de la gouvernance locale qui était déjà faite par l’administration centrale. Celle-ci a transféré ses compétences aux élus communaux. Donc pour elle, les chefs de quartier continuent de jouer un rôle important, celui de règlement des différends dans la société. Pour le choix des chefs de quartier, Massitan Touré précise que le dernier mot revient toujours à la tutelle, le gouvernorat d’entériner le choix. Elle invite les chefs du quartier à garder une neutralité dans le règlement des conflits. Pour elle, il est clair que certains chefs de quartier laissent

Hommage aux militaires tués à Guiré : Un deuil national de trois jours décrété au Mali

Bamako, 5 septembre (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple NSP a décrèté, samedi un deuil national de trois jours à compter du dimanche 06 août, pour rendre hommage aux dix soldats du bataillon GTA-Waraba d’une mission de ravitaillement Forces armées maliennes (FAMa), tombés, jeudi dernier, à Guiré, dans le cercle de Nara (Centre). Durant le deuil, les drapeaux sont mis en berne sur les bâtiments et édifices publics partout sur le territoire national. Dans le même esprit, une cérémonie funèbre et d’honneurs militaires est prévue, dimanche à 10h, sur la place d’Armes de Kati pour saluer la mémoire des hommes tombés à Guiré et ailleurs sur les théâtres d’opérations. AT/MD (AMAP)

Nara : Les Forces armées maliennes neutralisent une vingtaine de terroristes à Guiré (Centre)

Nara, 6 septembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), en patrouille, ont neutralisé ,dans la nuit de jeudi à vendredi, une vingtaine de terroristes à Guiré, localité située dans le Cercle de Nara (Centre), a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que les FAMa, qui sont entrées dans une embuscade, ont riposté mettant hors d’état de nuire une vingtaine de terroristes avant de récupérer du matériel militaire et plusieurs autres objets. Les forces armées nationales ont perdu une dizaine d’éléments, comptent 4 blessés et 3 de leurs véhicules détruits, selon notre source qui ne précise pas la direction prise par le reste des assaillants encore moins les moyens de transport qu’ils empruntent ou leur identité. « Un renfort a été dépêché dans la localité pour ratisser les lieux et retrouver les assaillants ou leurs complices », déclare notre source. KM (AMAP)

Sahel : Deux militaires français tués au Mali

Bamako, 5sept (AMAP) Deux militaires de la force française Barkhane au Sahel, ont morts tués, samedi, lors d’une opération dans la Région de Tessalit, dans le Nord du Mali, a annoncé la présidence française dans un communiqué. Les deux soldats, le brigadier-chef de 1ère classe S.T. et le hussard parachutiste de 1ère  classe Arnaud Volpe, du 1er Régiment de hussards parachutistes de Tarbes, ont été tués « en opération par l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) au passage de leur véhicule blindé », précise le communiqué de l’Élysée qui ajoute qu’un troisième militaire a, aussi, été blessé dans l’explosion. TC/MD (AMAP)

Mali : l’ex président aux Émirats arabes unis pour des soins médicaux

Bamako, 5 sept (AMAP) L’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta a quitté Bamako, samedi au soir, en direction des Émirats arabes unis, selon des sources aéroportuaires. Depuis quelques jours, l’état de santé de l’ex chef d’État s’était brusquement dégradé nécessitant une admission temporaire dans une clinique privée à Bamako suite à un malaise. Depuis son arrestation, le 18 août dernier, par les militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a réclamé et obtenu son évacuation à l’étranger pour y recevoir des soins médicaux. AT/MD (AMAP)