Ségou : Les vendeuses de pastèques se frottent les mains

Par Abdoulaye TALL AMAP-Ségou  Ségou, 22 sept (AMAP) A la faveur de l’hivernage, période propice aux fruits et légumes, la pastèque, depuis quelques mois, inonde les étals, trottoirs et marchés de Ségou, la capitale des Balanzans. De forme sphérique, comme un ballon de rugby, et de couleur verte, elle s’invite à l’entrée des repas comme au dessert. La pastèque a longtemps conquis les papilles des plus gourmands. Bien appréciée, elle s’est taillée une place au soleil, en raison de ses multiples vertus. Chaque jour, une poignée de femmes arpentent la ville de Ségou, à bord de charrettes tirées par des ânes, incroyablement chargées de pastèques destinées au marché. Certaines vendeuses de fruits prennent d’assaut les trottoirs qui constituent des endroits stratégiques pour mieux vendre leurs produits et en tirer des bénéfices. Ces braves femmes, qui vendent ce précieux fruit, ne se plaignent pas. Elles parviennent à nourrir leur famille, avec le revenu tiré de la vente de pastèques. Leur commerce attire, au quotidien, de fidèles clients qui viennent de divers horizons. Tous les matins, dès l’apparition des premiers rayons de soleil, Fatoumata Traoré étale ses pastèques en bordure de route, à proximité de l’espace culturel Meru Ba. Assise sur une chaise, à l’ombre d’un grand parasol, la jeune vendeuse excelle dans le commerce de fruits depuis 15 ans. Grace à sa force de persuasion, Fatoumata Traoré s’est bâtie une bonne notoriété. Elle a, aussi, su fidéliser sa clientèle. Elle ravitaille constamment certains vendeurs ambulants et commerçants de Ségou qui prennent, en moyenne, une trentaine de pastèques à crédit. Fatoumata Traoré affirme que grâce à ce commerce, elle arrive à subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. Comme contrainte, elle souligne que souvent, il lui arrive de se retrouver avec des pastèques pourries sur les bras. Certaines sont endommagées à cause du mauvais état de routes et d’autres finissent leur parcours dans les décharges publiques, avant d’être englouties par les ruminants. Plus loin, nous avons rencontré Oumou Diallo. Cette vendeuse avait les yeux rivés sur ses pastèques, soigneusement alignées les unes à côté des autres. Ses gros fruits sucrés et juteux viennent pour la plupart de Niono, de Pogo, de Monimpé et de Tona. A en croire cette commerçante, le marché est florissant et tout le monde en raffole. Le rouge éclatant de la pastèque et son goût exquis laisse rarement indifférents les consommateurs. «Le prix oscille entre 500 Fcfa et 2.000 Fcfa. Nous recevons chaque jour des clients qui aiment bien nos pastèques», déclare Oumou Diallo, qui arrive à générer un bénéfice de 4.000 voire 14.000 Fcfa, par jour. Atou évolue, également, dans le commerce de fruits depuis 6 ans. Elle gagne sa vie « dignement ». Ses pastèques se vendent comme des petits pains. Malgré le nombre important de vendeuses installées sur le bord de la route, Atou parvient à tirer son épingle du jeu dans la vente de ce fruit saisonnier. Ses fournisseurs viennent, pour la plupart, de Niono. Comme nos précédentes interlocutrices, elle se frotte, également, les mains en cette période. «Par jour, je peux vendre une dizaine de pastèques. Grace à la vente de ce fruit, je participe aux dépenses de la famille», confie la vendeuse, sourire aux lèvres. Aussi appelée melon d’eau, la pastèque est une véritable fontaine de vitamines A, B6 et C. Selon les spécialistes, ce n’est pas tout, ce fruit savoureux favorise la bonne santé des dents, aide à prévenir les dommages cellulaires et permet de prévenir la déshydratation. La pastèque permettrait d’améliorer la capacité des cellules de la peau, tout en la mettant à l’abri des rayons ultraviolets. Sa pulpe rouge rafraîchit et purifie l’organisme. En outre, elle serait une alliée précieuse contre les monstrueuses courbatures et crampes musculaires.   AT/MD (AMAP)

Passeports diplomatiques et de service : Plus de 100 sur 300 restitués

Bamako, 22 sept (AMAP) Plus de cent passeports diplomatiques et de service ont été restitués après le communiqué, vendredi dernier, du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, invitant tous les détenteurs de ces documents de voyage, qui ont cessé les fonctions pour lesquelles ils leur avaient été délivrés, à les restituer à la Direction générale du protocole de la République, lundi 21 septembre 2020. «La restitution est effective depuis ce matin. Aux environs de 15h, nous étions à 118 passeports restitués dont 95 diplomatiques et 23 de service. L’enregistrement continue sans difficulté avec les restituteurs », a déclaré le chef du département des privilèges et immunités diplomatiques, Mahamadou Bakoroba Dramé. Selon le communiqué, diffusé à la télévision nationale, les personnes visées sont celles qui ont quitté les fonctions pour lesquelles ils ont eu droit au passeport. M. Dramé a invité tous les détenteurs, qui sont dans cette situation, à restituer les passeports en leur possession, conformément à la règlementation en vigueur. Par ailleurs, notre interlocuteur a indiqué que si le passeport n’est pas restitué, l’autorité de délivrance, en occurrence le ministre en charge des Affaires étrangères, a la possibilité d’annuler le document. « Depuis ce matin, nous avons ouvert une liste sur la base d’un récépissé de restitution qui est remis aux restituteurs», a indiqué un conseiller des Affaires étrangères, ajoutant que son département a élaboré un tableau qui retrace le nom et la qualité des restituteurs, ainsi que la date de restitution. AT/MD (AMAP)  

Discours à la Nation du Président du CNSP, Son Excellence le colonel Assimi Goita à l’occasion du 22 septembre 2020

Chers compatriotes, Par la grâce de Dieu, j’ai le privilège insigne de m’adresser à vous, ce soir, en cette occasion solennelle que représente la date anniversaire de notre accession à l’indépendance nationale, le 22 septembre 1960. 22 septembre 1960 – 22 septembre 2020 ! Soixante ans qu’avec ses compagnons, le grand homme d’Etat et nationaliste convaincu, le Président Modibo Kéita, a proclamé l’indépendance de la République du Mali. C’est une fête de mémoire et d’espoir. Mémoire des sacrifices consentis par les pères fondateurs ainsi que les idéaux dont ils étaient porteurs et espoir de lendemains meilleurs pour que les générations futures soient fières de l’héritage que nous leur laisserons. Notre sentiment de reconnaissance envers nos valeureux devanciers doit alors être permanent et nous devons faire foi en notre capacité à assumer notre destin. Chers compatriotes, Notre chère patrie est à la croisée des chemins et est confrontée à des défis multiples. Soixante (60) ans d’indépendance, que de chemin parcouru, de progrès réalisés, de moments d’incertitudes, de doutes, d’interrogations et de moments moins glorieux. De l’Empire du Mali au Mali actuel en passant par la Fédération du Mali et plus récemment le Soudan, que de péripéties. Pour autant, notre volonté de vivre en commun n’a jamais été prise à défaut. Mais il faut le redire, le Mali, notre chère patrie, a été suffisamment éprouvée dans sa chair et dans son être par une crise multidimensionnelle. Durant la dernière décennie en particulier, chacun aura constaté et vécu ce qui nous est arrivé de grand et de moins de grand, à savoir un pays annexé au deux-tiers en 2012 et qui a dû recourir à la communauté internationale pour sa libération. En 2020 encore, l’insécurité prévaut sur une large partie du territoire national. Les Forces de Défense et Sécurité se battent avec bravoure mais les guerres asymétriques, nous le savons tous, se gagnent difficilement. Elles se gagnent avec le temps, dans la détermination et dans la résilience. Je voudrais vous faire la promesse que nous gagnerons la guerre qui nous a été imposée. A cet effet, les Forces de Défense et de Sécurité doivent être davantage mobilisées, formées, aguerries et mises dans les conditions matérielles et morales de la victoire qu’elles ont obligation de remporter contre l’ennemi et ce, pour le peuple malien. Les mois à venir doivent être des mois de résultats et d’engagement décisifs pour que le Mali recouvre rapidement toute sa sécurité sur tout son territoire. Les Forces de Défense et Sécurité répondent et répondront, avec vaillance et en tout lieu, à l’appel du Mali. Elles « sont debout sur les remparts, et résolues de mourir » afin que le Mali demeure. Et le Mali demeurera inchallah ! Les efforts seront accrus pour renforcer les capacités opérationnelles de notre principal outil de préservation de la sécurité de nos concitoyens, de défense de notre territoire et de protection de la paix que sont les FAMAs. Chers compatriotes, L’école malienne doit retourner à l’école. Il faut que par le recrutement massif de filles et de garçons, elle relève le défi de la lutte contre l’illettrisme. Il faut que par le relèvement de la qualité des formations, notre pays soit compétitif dans la sous-région et au-delà. Il faut que, par l’amélioration substantielle de la condition enseignante, l’encadrement soit plus motivé, comme le laisse espérer l’application de l’article 39 dont la mise en œuvre ne pose plus de problème, grâce à l’accord obtenu ces jours entre les syndicats concernés et le CNSP. Par ailleurs, les élections récentes ont suscité, à juste raison, beaucoup de critiques fondées. Elles ont été parmi les déclencheurs de la crise socio-politique que notre pays traverse actuellement. Il est impérieux dès lors de veiller à ce que les élections, mécanisme essentiel du jeu démocratique, se tiennent désormais dans la transparence et sans parti pris de l’administration. Les listes électorales doivent être fiables sans doublons et les scrutins doivent se tenir avec une enveloppe financière raisonnable, à la mesure des moyens modestes de notre pays. Sur le même registre, le développement national doit connaître un nouvel essor. Il est indispensable que nos routes soient praticables et dignes d’un pays fier, que les populations aient plus accès à l’eau, à l’électricité, à la nourriture, à la santé. Et pour cela, il est indispensable que les gouvernants fassent en sorte que l’impunité soit définitivement enrayée, que la corruption soit combattue sans concession, que les Maliens soient égaux en droit et que la loi soit appliquée à tous, sans favoritisme. Je suis, pour ma part, convaincu que la Justice jouera pleinement sa partition dans la reconstruction du Malien nouveau. Chers compatriotes, Pour toutes ces raisons, plaçons cette fête sous le signe d’un nouveau départ, d’une nouvelle opportunité que nous nous donnons pour faire grandir le Mali dans la confiance, la cohésion sociale retrouvée et dans la solidarité. Le changement, c’est maintenant. Amorcer le changement n’est plus une faculté, encore moins une option parmi tant d’autres ; il est, de nos jours, une nécessité vitale et existentielle. Le développement et le salut de notre pays passent impérativement par un changement profond de notre manière d’agir, une rupture d’avec nos méthodes habituelles de gestion, une mutation profonde de nos rapports à la chose publique et un changement de mentalité. Sans sacrifices, le changement tant souhaité et escompté ne sera qu’un vœu pieux, un vain mot. Il passe par la lutte implacable contre la mauvaise gouvernance et l’impunité. C’est un devoir impérieux d’initier toutes les actions appropriées en vue d’inverser la tendance et de construire un Mali nouveau. Chers compatriotes, L’action du CNSP, le 18 août dernier, n’est point le résultat de l’aventurisme pour faire une incursion dans la vie publique politique. Elle est la résultante du pourrissement de la situation socio-politique persistante dont l’acuité mettait en mal le tissu social. Les hommes, qui forment le Comité National pour le Salut Public (CNSP), sont les enfants de cette nation, acquis à ses valeurs, capables comme chaque Malien doit pouvoir le faire, de se sacrifier pour l’intérêt général. Venu en ce

Refondation de l’État du Mali : Les acteurs culturels mènent la réflexion

Bamako, 21 sept (AMAP) L’ambassade d’Allemagne au Mali a organisé, vendredi dernier, à l’École de maintien de la paix, une table ronde des acteurs culturels et jeunes intellectuels sur le thème : «Le Mali que je veux», avec comme l’objectif de susciter un débat constructif sur l’avenir du Mali, en proposant, en même temps, des idées pour y parvenir. Au terme des échanges, les participants ont souhaité un Mali stable, de paix, de prospérité. Ils ont également voulu un pays où il y aura la sécurité, le bon vivre, l’éducation de qualité, la bonne redistribution des ressources de l’État entre les citoyens. Nos compatriotes désirent, en outre, que l’Armée soit équipée afin de pouvoir faire face, seule, au terrorisme. De même, Ils rêvent de voir un Mali où la politique ne devient pas une profession et où le travail prime sur le social. Le rétablissement de la confiance entre la justice et les justiciables, la culture de l’excellence, la création de l’emploi pour les jeunes, afin d’éviter à cette couche de la société de prendre le chemin de l’immigration, font partie également des souhaits émis par les participants. Dans son intervention, l’ambassadeur d’Allemagne, Dr Dietrich Pohl, a estimé que dans cette phase cruciale de l’histoire de notre pays, la voix des acteurs culturels et jeunes intellectuels est non seulement pertinente, mais doit être entendue.  «C’est dans ce sens qu’on a trouvé qu’une telle table ronde puisse contribuer au dialogue qui se déroule ces jours», a justifié Dietrich Pohl. « Sans l’apport d’une jeunesse instruite et attachée aux valeurs de la culture de la paix l’épanouissement de la société restera un vœu pieux », a expliqué le président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CSA), par ailleurs ambassadeur de l’Algérie, Boualem Chebihi. Il a espéré que les initiatives prises ou celles que s’apprête à prendre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) puissent conduire le pays vers une transition apaisée. Mais aussi « de pouvoir aider les Maliens à avancer efficacement sur le chemin de la paix et de la sécurité, de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble ». «Les acteurs de la culture et les jeunes intellectuels doivent jouer pleinement leur partition dans cette entreprise grandiose», a-t-il dit. Pour sa part, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, a insisté sur le dialogue constructif, utile et franc qui peut permettre que les gens se disent des vérités pour pouvoir entamer un avenir meilleur pour le pays. Selon le diplomate onusien, il y a un besoin de dialogue pour qu’il y ait une adhésion citoyenne à ce qu’on veut pour le Mali. Par la suite, M. Saleh Annadif a dit que l’intervention étrangère et la présence des Nations unies au Mali s’expliquent par la rupture de consensus au niveau de la classe politique. Il invitera les participants à développer l’esprit de dialogue qui est une valeur cardinale. Comme réponse aux nombreuses critiques sur l’Accord pour la paix et la réconciliation, le chef de la MINUSMA a souligné qu’il n’y a pas «d’accord parfait». «Il est important de se l’approprier et de le mettre en œuvre. Et s’il y a des difficultés, qu’on puisse toujours s’asseoir, dialoguer pour pouvoir les surmonter et, éventuellement, faire d’autres accords», a conseillé  Mahamat Saleh Annadif. Quant au représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il s’est dit confiant qu’à partir des acteurs culturels, les Maliens peuvent trouver une façon innovante de « ré-exister ». Hamidou Boly a ajouté que « la culture est la seule chose qui reste quand on a tout perdu ». Le représentant de l’Union africaine (UA) au Mali, Pierre Buyoya, était aussi présent. BD/MD (AMAP)  

Force conjointe du G5 Sahel : Destruction d’un lot de matériels appartenant aux groupes armés terroristes (Communiqué)

Bamako, 21 sept (AMAP) Un véhicule tout terrain, quatre motos, des treillis militaires, un sac contenant des radios appartenant aux Groupes armés terroristes (GAT) ont été détruits par l’Echelon tactique interarmes (ETIA) malien de la Force conjointe du G5 Sahel, lors d’une reconnaissance offensive, à proximité du hameau de Kobo, dans le Gourma malien, indique un communiqué du G5 Sahel que l’AMAP a reçu samedi dernier. Selon ce communiqué, cette opération, menée le 10 septembre dernier, dans le cadre de l’opération SAMA, a permis, également, de saisir du matériel médical de l’ennemi. Ces informations ressortent. La même source indique que des hommes armés ont été aperçus fuyant vers la forêt. Dans le Gourma malien, les GAT ont perdu, au total, un véhicule 4×4, 24 motos, un tricycle ainsi que des fûts d’essence, des armes, des treillis, des radios et quatre plots logistiques. La Force conjointe du G5 Sahel confirme, ainsi, sa bonne capacité de mobilité malgré des conditions météorologiques difficiles et des axes toujours dégradés. « Le 26 août dernier, au cours d’une opération de contrôle de zone, une unité de la Force conjointe du G5 Sahel avait déjà saisi un important plot logistique des terroristes », rappelle le communiqué. La Force conjointe du G5 Sahel assure que la présence de ses troupes armées et aguerries au sol, soutenues par divers types d’aéronefs de combat et de surveillance, dissuade les terroristes de mener toute action offensive. Dans le cadre de l’opération SAMA, la Force conjointe du G5 Sahel contribue, à travers ses reconnaissances et ses missions de contrôle de zone, au retour progressif de l’État dans la région des trois frontières. La Force conjointe du G5 Sahel est une force régionale qui a pour mission de lutter contre les terroristes dans les Régions frontalières communes aux pays du G5 Sahel, en étroite coordination avec toutes les forces nationales et Barkhane. Composée d’unités provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, la Force conjointe du G5 Sahel est mandatée pour pouvoir intervenir au-delà des frontières de ces pays dans le cadre d’une règlementation paraphée par les cinq chefs d’Etat du G5 Sahel. MDD/MD (AMAP)  

Le Sénégalais Cheikh Tidiane Gadio désigné Envoyé spécial de la Francophonie au Mali

Bamako, 21 sept (AMAP) La Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a désigné le Sénégalais Cheikh Tidiane Gadio en qualité d’Envoyé spécial pour le suivi de la situation au Mali, annonce un communiqué de l’Organisation internationale de la Francophone (OIF) publié lundi. « Cette désignation s’inscrit dans le cadre de la résolution adoptée le 25 août par la 111ème session extraordinaire du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), pour soutenir le processus de restauration des institutions démocratiques au Mali et contribuer à trouver des solutions de sortie de crise durables et crédibles prenant en considération les attentes des citoyens maliens », indique le communiqué de l’OIF. Selon l’organisation de la Francophonie, en coordination avec les partenaires internationaux, dont la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA), l’Envoyé spécial sera chargé d’appuyer la Secrétaire générale de la Francophonie dans l’accompagnement du processus de transition civile. Le communiqué révèle, également, que Cheikh Tidiane Gadio conduira, dans les prochains jours, une mission de haut niveau à Bamako, au cours de laquelle il sera accompagné de Nadia El Yousfi, députée au Parlement bruxellois et au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, membre du Bureau de la Commission des affaires parlementaires de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et de Moha Ouali Tagma, ambassadeur de Sa Majesté le Roi du Maroc auprès de la République fédérale du Nigéria et de la CEDEAO à Abuja. Pour rappel, le Dr Cheikh Tidiane Gadio est vice-président de l’Assemblée nationale sénégalaise depuis octobre 2019. Doté d’une grande expérience diplomatique, il est ancien Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères de son pays et preside, actuellement, l’Institut panafricain de stratégie paix-sécurité-gouvernance (IPS). MT/MD (AMAP)

Mali : Le colonel-major à la retraite Bah N’Daw nommé président de la Transition

Bamako, 21 sept (AMAP) Le colonel-major à la retraite, Bah N’Daw, désigné président de la Transition au Mali, n’était pas très bien connu du grand public, jusqu’en mai 2014, avant d’être nommé Ministre de la Défense et des Anciens combattants. Ses compagnons d’armes, eux, savent qu’il est un homme de principe, un militaire engagé au sens très élevé de la loyauté. Né le 23 août 1950 à San, dans la Région de Ségou, au Centre du Mali, le tout nouveau président a fait une brillante carrière au sein de l’Armée de l’air, avant de faire valoir ses droits à la retraite. Après son baccalauréat, il est incorporé comme engagé volontaire dans l’Armée, le 1er juin 1973. L’année suivante, il est désigné pour suivre un stage de pilote d’hélicoptère en ex-Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS). En mars 1976, le jeune militaire qui se laisse affectueusement appelé « Le Grand », intègre la toute nouvelle l’Armée de l’Air. Avec son brevet d’étude militaire supérieur obtenu en France, il alla se former davantage à l’Ecole de guerre (CID) en 1994. Le nouveau président de la Transition est de la 7è promotion (1973) de l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro. Comme de nombreux cadres de son corps, il est passé par l’ancienne URSS où il a suivi plusieurs stages. Sa riche carrière lui fit occuper des postes stratégiques : aide de camp du président Moussa Traoré, chef d’état major de l’Armée de l’Air, chef d’état major adjoint de la Garde nationale, directeur du Génie militaire, chef de cabinet de défense à la Primature, directeur général de l’Equipement des armées, chargé de mission au Ministère de la Dèfense et des anciens Combattants (MDAC), directeur de l’Office national des anciens combattants militaires retraités et victimes de guerre (ONAC). L’Officier de l’Ordre national qui parle plusieurs langues dont le Russe est appelé encore une fois à servir le Mali. Pendant une transition de 18 mois, il doit faire appel à tout son savoir-faire militaire et son capital-expérience pour réussir à remettre le train Mali sur les rails. Dans cette tâche, il est secondé par le colonel Assimi Goita, président du Comité pour le Salut du Peuple (CNSP) en qualité de vice-président. AC/MD (AMAP)

Désignation des dirigeants de la Transition au Mali : Le temps des tractations

Par Massa SIDIBÉ Bamako, 21 sept (AMAP) La Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé au Mali un ultimatum qui expire mardi. L’organisation sous-régionale demande, en effet, au pays de désigner, cette date, un président et un Premier ministre civils pour diriger la Transition, faute de quoi, elle imposera un embargo total. Question : le Mali échappera-t-il aux sanctions brandies par les dirigeants de la CEDEAO ? Dès qu’ils ont pris connaissance des conclusions de cette réunion sur la situation au Mali, tenue mardi dernier, à Accra, la capitale ghanéenne, nos compatriotes n’arrêtent pas de se poser cette question et tout le monde retient son souffle, en attendant de trouver une réponse. Lors de la rencontre d’Accra, les présidents de l’organisation communautaire ont, pourtant, lâché du lest sur la durée de la transition. Ils ont accepté que la transition puisse durer 18 mois, au lieu d’un an, comme prévu par les textes de la CEDEAO. L’urgence de trouver une réponse à ce qui est posé comme une condition sine qua non à la levée des sanctions qui frappent le Mali, depuis la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta, a été vite perçue par le président et l’ensemble du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Ainsi, dès la fin du sommet d’Accra, le colonel Assimi Goïta a assuré qu’une fois retourné au Mali, il engagera des consultations. Les nouvelles autorités ont dû se résoudre à donner une suite aux injonctions de la CEDEAO, après avoir échoué à faire adopter les conclusions sur la Transition issues des travaux de la concertation nationale. Conscients que le temps n’est pas leur allié, les membres du CNSP ont enclenché, dès mercredi, le processus de constitution du Collège devant désigner le président et le Premier ministre de la Transition. Le porte-parole du CNSP, le colonel major, Ismaël Wagué, qui a annoncé l’information, s’est contenté d’indiquer que ce Collège sera composé de militaires, de représentants de la société civile et d’autres sensibilités de la Nation. Mettant toutes les options sur la table quant au profil des futurs dirigeants de la Transition, le colonel major Wagué a tenu à préciser que les militaires au pouvoir suivront la décision du Collège qui est désormais à l’œuvre. Pour indiquer la voie, cet organe, a expliqué le porte-parole du CNSP, prendra en compte les conclusions de la concertation nationale et la position de la communauté internationale. Mais jusqu’à dimanche, la composition du Collège n’était pas connue. Selon nos sources, plusieurs rencontres ont eu lieu ces derniers jours entre le CNSP et différents acteurs sociopolitiques, en vue de la nomination du président et du Premier ministre de la Transition. Parmi les délégations reçues par le CNSP, au camp Soundiata Keïta de Kati, indiquent les mêmes sources, figure le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Les deux parties auraient eu plusieurs rencontres. Si rien n’a filtré de ces rencontres, on sait, en revanche, qu’elles se sont déroulées dans une bonne ambiance qui incite à l’optimisme quant à la suite des événements. Dans tous les cas, le temps presse puisqu’il ne reste plus que quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum fixé par la CEDEAO et tout le monde doit mettre l’intérêt du Mali au dessus de tout, en évitant au pays un embargo total dont les conséquences pourraient aggraver une situation pour le moins très tendue. MS/MD (AMAP)  

Mali : Le chef de la diplomatie algérienne s’entretient à Bamako avec le CNSP et des acteurs politiques

Bamako, 20 sept (AMAP) Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a eu, dimanche, à Bamako, des entretiens avec une délégation du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), sur la situation au Mali, indique un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères cité par Algérie presse service (APS) « Ces entretiens ont été l’occasion d’aborder la situation au Mali à la lumière des dernières consultations tenues dans la capitale malienne et des décisions du dernier sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) », selon la même source. Selon le communiqué, M. Boukadoum, dépêché par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et arrivé en mi-journée, dans la capitale malienne, s’est entretenu, notamment, avec le président du CNSP, le colonel Assimi Goïta, le vice-président, le colonel Malick Diaw et le porte-parole, le colonel-major Ismaël Wagué. M. Boukadoum a mis en exergue « l’intérêt particulier, maintes fois exprimé par le président de la République algérienne, que porte l’Algérie à la stabilité et à la sécurité du Mali et sa solidarité sans faille avec le peuple malien frère », souligne le communiqué. Le ministre Boukadoum, a, dans ce cadre, réitéré « la disponibilité de l’Algérie à poursuivre son accompagnement aux frères maliens, comme elle l’a fait par le passé, dans leurs efforts à conduire une transition calme et apaisée qui soit à la hauteur des attentes du peuple malien et qui permettrait le retour à l’ordre constitutionnel », poursuit la même source. Le chef de la diplomatie algérienne a, également, eu des entretiens avec le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MUNISMA), Mahamet Saleh Ennadif et le chef de la Mission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya. Ces deux entretiens « ont porté essentiellement sur l’évolution de la situation au Mali ainsi que sur la coordination des efforts en matière de stabilisation de la Région », ajoute  le communiqué. Sabri Boukadoum a, aussi, eu une série d’entretiens, toujours, sur la situation au Mali, avec de nombreux acteurs maliens de premier plan, indique le ministère algérien des Affaires étrangères cité par APS. Il s’agit, en particulier, de l’ancien Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maiga, de Zahabi Ould Sidi Mohamed, ancien ministre et président de la Commission Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et Sidi Brahim Ould Sidati, chef de la délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad au Comité de suivi de l’Accord d’Alger (CSA). L’Algérie est fortement impliquée dans la mise en oeuvre de l’Accord pour paix et la réconciliation au Mali. Elle assure la présidence du CSA, à travers son ambassadeur au Mali, Boualem Chebihi. M. Boukadoum, « s’est également entretenu avec d’autres acteurs politiques maliens dont notamment l’Imam Mahmoud Dicko, leader du Mouvement M5 et le président de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), Housseini Amion Guindo », ajoute la même source. « Les interlocuteurs maliens ont largement salué le rôle de l’Algérie dans la Région et son engagement indéfectible en direction du Mali et du peuple malien, en exprimant leur appréciation pour la solidarité agissante que l’Algérie a toujours témoignée à ce pays frère et voisin », a conclu le ministère algérien des Affaires étrangères. Le ministre algérien des Affaires étrangères, à la tête d’une forte délégation, était déjà présent, le 28 août dernier, dans la capitale malienne, pour des échanges avec les responsables du CNSP. MD (AMAP)    

Mali: Le chef de la diplomatie algérienne, Sabri Boukadoum, à Bamako

Bamako, 20 sept (AMAP) Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, est arrivé à Bamako, dimanche, en mi-journée, pour une visite de travail au cours de laquelle, il rencontrera le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), représenté par son porte parole, le colonel-major Ismaël Wagué, annonce Algérie Presse service (APS). Le chef de la diplomatie algérienne, qui effectue cette visite sur instruction du président algérien Abdelmadjid Tebboune, « aura une série d’entretiens avec plusieurs interlocuteurs maliens et internationaux sur la situation au Mali », précise un communiqué diffusé par l’APS. Sabri Boukadoum a été le premier membre d’un gouvernement étranger à se rendre à Bamako depuis les événements du 18 août, en dehors des médiateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le ministre algérien des Affaires étrangères était présent, le 28 août dernier, dans la capitale malienne pour des échanges avec les responsables du CNSP. L’Algérie est fortement impliquée dans la mise en oeuvre de l’Accord pour paix et la réconciliation au Mali. Son ambassadeur, Boualem Chebihi, préside le Comité de suivi de cet Accord (CSA). AT/MD (AMAP)