Mali : 149 nouveaux cas de Covid-19 et 05 décès, mardi
Bamako, 09 Déc (AMAP) Les agents de santé maliens ont dépisté, mardi 08 décembre, 149 nouveaux cas de Covid-19, déclaré 39 patients guéris et 05 décès, annonce un communiqué du ministère en charge de la santé. Bamako, la capitale, constitue l’épicentre de la maladie, avec plus d’une centaine de cas. A l’intérieur du pays, Kayes (Ouest), Koulikoro (proche de Bamako), Gao et Kidal, dans le Nord ont, aussi, connu des cas confirmés, selon les services de santé. À la date du mardi 08 décembre, le Mali enregistre un total de 5.442 cas positifs de Covid-19, 3.439 malades rétablis et 180 décès. AT/MD (AMAP)
Goma Coura k23 : Trois exploitants agricoles tués, deux blessés et un disparu (source locale)
Niono, 08 Déc (AMAP) Une attaque d’hommes armés a fait, dimanche, trois morts, deux blessés et un disparu parmi des exploitants agricoles qui voulaient récolter leur champ, dans le village de Goma Coura k23, dans la Commune rurale de Dogofry (Centre), a appris l’AMAP de source locale Selon un élu local, les victimes ont été attaquées, dans les champs par des bandits armés, Après cette attaque meurtrière, la population demande, de plus en plus, à l’Armée de jouer son rôle de protection des personnes et des biens. Selon notre source, des chefs militaires ont été sollicités pour la protection des exploitants agricoles en cette période de récolte. Le niveau de l’insécurité qui prévaut dans le cercle de Niono, en général, et la zone de Kouroumari, en particulier, inquiète les exploitants agricoles de l’Office du Niger qui mène six mois d’activités dans leur champ dont ils ne peuvent plus faire la récolte des champs, Le village de Farabougou, encerclé depuis plusieurs mois par de présumés djihadistes, a reçu les dons promis aux populations lors du Forum de la paix à Niono, il y a un mois. MS/MD (AMAP)
Gao : L’âne, utile, précieux et rentable
Par Abdourhamane TOURE Gao, 08 Déc (AMAP) Si dans de nombreux pays industrialisés, où l’âne a pratiquement disparu comme moyen de transport, la traction animale est devenue anecdotique, cet animal a encore de beaux jours devant lui dans les pays en développement, comme le Mali, où il demeure un porteur sûr, fort et efficace, parfois pour la survie de familles entières. Ici, l’histoire de l’âne, comme le cheval, est intimement liée à la vie des populations de la contrée. L’animal a été, très tôt, utilisé pour le transport des individus et de leurs biens. Sa domestication a permis aux hommes de s’affranchir de la vie sédentaire et de favoriser les échanges et le commerce. Dans ces régions, chaque famille sédentaire ou nomade possède un à deux ânes qui jouent un rôle important pour le chef de famille. Abdou Assagaïdou est un vendeur d’ânes sur le marché de Wabaria. Depuis plus de 10 ans, il exerce ce métier. « Avant, quel que soit l’état de l’âne, son prix ne pouvait dépasser 35.000 Fcfa. Mais aujourd’hui, sur le marché de Wabaria, l’âne atteint facilement 75.000 Fcfa par tête. Parce que des étrangers viennent faire leur marché ici, pour ensuite revendre les animaux au Niger et au Burkina Faso. Souvent, je peux vendre 30 à 40 têtes, par jour, à raison de 75.000 Fcfa par bête », a déclaré Abdou Assagaïdou. Il est loin le temps où l’âne n’avait pas de valeur. De nos jours, son prix a grimpé par apport à d’autres animaux, notamment la chèvre. Sur le marché de Wabaria, les variations à la hausse du prix d’un spécimen (50.000, 60.000, jusqu’à 75.000 Fcfa) expliquent cette évolution. Des acheteurs maliens, qui viennent au marché de Wabaria, utilisent l’âne pour plusieurs activités, par exemple les travaux champêtres. Dans le Sud du Mali, on travaille beaucoup plus avec les ânes que le Nord du pays. Cet état de fait entraine le prix de l’animal, à la hausse, parfois de façon subite. Moussa, que nous avons rencontré sur le marché à bétail de Wabaria, est propriétaire de deux ânes mais ce jour-là, il était venu au marché pour vendre ses deux bêtes. Il les a achetés, en 2004, à 80.000 Fcfa les deux soit 40.000 Fcfa chaque bête. Mais à l’approche de la crue, il revend ses ânes. Parce que, selon lui, son travail, c’est de transporter de l’argile dans les champs durant la décrue, pour 2.500 à 5.000 Fcfa par charrette et en fonction de la distance. Moussa est affirmatif : c’est grâce à l’effort de ses ânes qu’il a pu économiser pour se marier. Aboubacar Yoro est vendeur d’ânes au marché de Wabaria, depuis 15 ans. « Tous les animaux sont utiles mais l’âne l’est plus que les autres », dit-il. Parce que, selon Aboubacar, en brousse, l’éleveur qui n’a pas d’âne ne pourra pas faire abreuver son troupeau. Dans le cadre de l’élevage, l’utilité de l’âne est multiple. Parmi lesquels, on peut citer le transport des éleveurs d’un site à un autre, l’exhaure des puits très profonds. Ismaguel Ag Aljoumagat est un pionnier de la traction par l’âne dans la Région de Gao. Selon lui, depuis le temps du premier président, Modibo Keita, à l’époque de sa petite enfance, à aujourd’hui, il n’a connu aucun autre métier. Pour lui, l’âne est « le véhicule du pauvre ». Il a acheté son premier âne à 2.000 Francs maliens (FM). C’était au temps de Modibo Keita. C’est, d’ailleurs, sous ce régime que le prix de l’âne a grimpé de 2.000 pour atteindre 4.000 FM. « Avec le régime de Moussa Traoré, il y a eu un peu de variations sur le prix des ânes. L’âne était vendu de 10.000 à 15.000 Fcfa. Mais la valeur marchande de l’animal n’a véritablement connu une hausse que sous le régime de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita. Le prix de l’âne, sur le marché de Gao, a alors varié de 45.000 à 50.000 Fcfa. En ce moment, pour avoir un âne bien portant, il faut débourser 75 000fcfa », raconte Ismaguel Ag Aljoumagat. Pour lui, l’âne est un équipement pour les pauvres parce qu’il permet de faire tout ce qui vous vient en tête. Sauf que, s’il meurt, on ne peut pas consommer sa viande. Le directeur régional de la production industrielle animale de Gao, Aboubacar Abba Maiga, indique qu’en 2020, ses services ont enregistré 220.746 ânes dans la Région de Gao. L’exportation de l’âne n’a pas atteint des proportions importantes mais, il y a un petit nombre qui va vers les pays côtiers. Dans certaines zones pastorales, on peut retrouver des ânes à l’état sauvage et qui se reproduisent en brousse. Au Mali, où elle opère depuis 1996, la Société pour la protection des animaux à l’étranger (Sapana-Mali) est une antenne de l’Ong britannique créée, en 1923, par Kate Hosali et sa fille Nina. Son but est de dispenser des soins vétérinaires aux équidés appartenant à des personnes démunies. AT/MD (AMAP)
Alliance Smart Africa : Un marché numérique en perspective
Bamako, 08 Déc (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a pris part lundi après-midi par visioconférence à la 9è réunion du Conseil d’administration de l’Alliance Smart Africa qui a réuni des chefs d’État et de gouvernement de pays membres de l’Alliance, du secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Houlin Zhao, de la commissaire en charge des TIC à l’Union africaine (UA). Les participants se sont penchés, entre autres, sur la réponse de Smart Africa à la Coopération numérique des Nations unies pour une Génération sans limites. Ils se sont, également, prononcés sur le budget, le plan d’actions 2021 et le rapport d’audit de Smart Africa, avant de procéder au lancement des schémas directeurs de cette institution africaine et de son programme d’ambassadeurs. Auparavant, les participants ont fait un tour d’horizon des principales décisions de la 8è réunion de l’organe exécutif tenue, le 15 mai 2019, à Kigali, au Rwanda. Intervenant à l’occasion, le chef de l’État malien, à l’instar de ses homologues membres du Conseil d’administration de ladite institution, a félicité le président Paul Kagamé pour sa vision et son leadership. «Les résultats obtenus résultent de (sa) vision», a déclaré le président Bah N’Daw, avant de saluer les progrès accomplis par Smart Africa «auquel le Mali adhère pleinement». Parlant de progrès, le chef de l’État s’est dit convaincu que l’Alliance conduira le continent à plus de croissance économique ainsi qu’à la création d’emplois, notamment dans le secteur du numérique. En la matière, «je peux, ici, vous affirmer que le Mali a déjà commencé à bénéficier des dividendes de son adhésion à Smart Africa à travers la réalisation de la suppression de certains tarifs du roaming avec les pays voisins », a-t-il indiqué. Le chef de l’État a réitéré l’importance que le Mali accorde au Projet entrepreneurial jeunes mis en œuvre par Smart Africa pour créer des emplois et booster le taux de croissance économique via l’expansion du numérique. Pour lui, la ligne d’action du Mali, à savoir « l’entrepreneuriat jeune et création d’emplois » fait l’objet de plusieurs initiatives qui seront très prochainement partagées avec l’ensemble des États membres. « Nous y parviendrons à force d’audace, d’imagination et de créativité, le tout, soutenu par une ferme volonté politique de construire une économie numérique durable, solide et inclusive », a insisté le chef de l’État malien. OPPORTUNITÉS NUMÉRIQUES – Pour ce faire, il importe de se doter, selon le président N’Daw, d’une masse critique de compétences dans l’industrie numérique. En la matière, les efforts en cours méritent alors d’être soutenus et accompagnés aussi bien par le secteur public que par le secteur privé, a-t-il plaidé, tout en précisant qu’il s’agira de travailler ensemble à l’amélioration des compétences à travers le soutien aux universités et à la formation professionnelle afin que les citoyens puissent profiter pleinement des opportunités numériques. Cela afin de parvenir à la réalisation de l’objectif commun de « concrétiser un marché numérique africain n’est pas au-dessus du continent », a poursuivi Bah N’Daw qui a promis que le gouvernement de Transition ne ménagera pas ses efforts pour contribuer à la réalisation des objectifs de Smart Africa. Le chef de l’État a rappelé qu’«au Mali, notre ambition, y compris pendant cette courte Transition, est de jeter les bases d’un tel changement de culture, de méthode et de stratégie. L’existence dans l’attelage du gouvernement de Transition d’un département ministériel dédié à l’économie numérique participe de cette ambition ». Outre la suppression de certains tarifs du roaming, la réduction de la fracture numérique, la création d’emplois massifs sont, entre autres, les résultats obtenus par cette jeune organisation créée en 2013 à Kigali. Son premier directeur exécutif a été l’actuel ministre malien de la Communication et de l’Économie numérique, Dr Hamadoun Touré. Smart Africa est le fruit d’un engagement des chefs d’État et de gouvernement africains visant à accélérer le développement socio-économique durable sur le continent, en introduisant l’Afrique dans une économie de la connaissance grâce à un accès abordable au haut débit et à l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC). CTM/MD (AMAP)
Ousmane Sy : « Il faut une réforme de notre modèle démocratique »
Le président du Conseil de l’Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique (ARGA), Ousmane Sy, se prononce sur la Transition et les défis que le Conseil national de la Transition (CNT) devra relever. L’ancien ministre estime que notre système de gouvernance, hérité de la colonisation, n’est pas adapté. Il préconise aussi des questionnements sur la démocratie malienne L’Essor : Quelle lecture faites-vous de la situation sociopolitique de notre pays ? Ousmane Sy : Comme tous les Maliens, je suis très préoccupé par l’évolution de la situation de notre pays. Parce que c’est une situation de crise qui s’aggrave de jour en jour. Cependant, je fais partie de ceux qui ne sont pas surpris par cette crise. Quand on analyse la trajectoire politique de notre pays, de son indépendance jusqu’à aujourd’hui, elle est caractérisée par une série de crises. Globalement, depuis la République soudanaise en 1958 jusqu’à aujourd’hui, pratiquement tous les dix ans, nous avons eu une crise dans ce pays. Ce sont de grosses crises, mais quand on regarde entre ces crises, il y a eu des petites crises. Donc, je ne suis pas surpris par cette crise ni par sa profondeur. Parce que nous n’avons pas réussi à apporter des réponses durables à ces crises répétitives. Nous avons surtout cherché à gagner du temps jusqu’à la prochaine crise. Je suis cependant peiné par la profondeur de cette crise. Et surtout, les difficultés que nous avons à nous mettre d’accord pour sortir de la crise. La crise en tant que telle fait partie de l’histoire de l’Humanité, de tous les pays du monde. Mais la crise offre aussi une opportunité de se mobiliser pour en sortir par le haut. En tout cas, si nous cherchons et nous comprenons les causes de ces crises, cela nous permettra de nous mobiliser pour sortir le pays de l’impasse actuelle. C’est ce qui tarde à venir. L’Essor : La liste du CNT a été rendue publique jeudi soir. Selon vous quels doivent être les défis à relever pour l’organe législatif de la Transition ? Ousmane Sy : Le Conseil national de la Transition (CNT) a de gros défis à relever. Une des raisons pour lesquelles nous avons du mal à trouver les causes profondes de la crise, c’est que nous avons toujours évité le vrai dialogue et le vrai débat de profondeur. Nous restons sur des questions superficielles, très souvent sur des questions de personnes. Ce qui fait que nous n’arrivons pas à aller en profondeur pour comprendre les problèmes de ce pays et essayer de trouver les causes profondes qui font qu’il est en instabilité chronique Pour moi, le CNT est l’organe législatif de la Transition qui est censé être la représentation de l’ensemble des Maliennes et des Maliens, de toutes catégories et de tous les territoires. Parce que nous sommes un pays qui est caractérisé par une diversité humaine et une diversité des territoires. Le grand défi du CNT est de pouvoir remplir cette fonction de représentation. Le CNT est censé accompagner la Transition, en tout cas, pour que tout ce qui concerne la législation, tout ce qui est décision importante à prendre aille dans le sens de l’intérêt de l’ensemble des Maliennes et des Maliens, de toutes les communautés et de tous les territoires (national et locaux). C’est le grand défi. Est-ce que le CNT pourra être cela ou le CNT va être encore une fois une juxtaposition de personnalités qui vont parler en leur nom propre ? Si le CNT se réduit à des gens qui ne parlent qu’en leur nom propre pour leurs intérêts personnels ou leurs intérêts de clan, de partis ou de groupes, je crois qu’on aura une fois encore tout raté. L’Essor : Sur quelles réformes devra travailler la Transition pour réussir la refondation de notre pays souhaitée par de nombreux Maliens après les événements du 18 août dernier ? Ousmane Sy : On est dans ce débat depuis un certain nombre d’années. Quand j’ai vu l’élection présidentielle de 2018 venir, j’ai écrit qu’au lieu d’aller tête baissée dans une élection incertaine, est-ce qu’il ne faudrait pas chercher une autre formule pour mettre les Maliens en dialogue et qu’on s’occupe véritablement de la refondation. Pour moi, la plus grande réforme qu’il faut faire dans ce pays, c’est celle de l’Etat. Depuis l’indépendance, le modèle d’état que nous avons bâti, plutôt hérité pose le plus de difficultés par rapport aux communautés humaines du pays. L’Etat que nous avons aujourd’hui est d’origine coloniale. C’est un modèle d’Etat que le colonisateur a conçu et organisé pour ses intérêts. Et à l’indépendance, il nous l’a transféré. L’indépendance a consisté simplement à remplacer les élites coloniales par les élites maliennes. Mais cet Etat t a toujours été rejeté par nos communautés, nos populations. Les communautés ont toujours cherché à se mettre à l’abri des exactions de cet Etat. L’étendue de la corruption, c’est que personne même les élites ne considèrent cet Etat comme son affaire. Pour nous tous, les biens de l’Etat, sont les biens d’autrui. On s’en sert pour soi-même, pour sa famille ou pour son clan. Les Maliennes et les Maliens doivent s’identifier à l’tat. Tant que cela ne sera pas fait, nous ne sortirons pas de cette crise. Nous pouvons faire des accommodations, des arrangements comme toujours, mais sans la refondation, les mêmes comportements vont rester. La plus grande réforme que nous devons chercher à faire et de façon durable, c’est celle de l’Etat. Nous, nous l’avons essayé, quand nous avons lancé la réforme de la décentralisation. Parce que le cœur de la réforme de la décentralisation consiste à retourner la gestion des affaires publiques des territoires, régions et locaux aux populations, à travers leurs élus. Pour que l’administration soit leur administration et non celle dont elles se méfient, qu’elles fuient d’ailleurs. Malheureusement, les vicissitudes de la politique, les alternances ont fait que nous n’avons pas pu aller au bout de cette réforme. Donc, nous sommes retombés dans l’ancien système où l’Etat est rejeté par les communautés. A la réforme
Enseignement à distance pour tous les nouveaux étudiants étrangers au Maroc
Bamako, 8 Déc (AMAP) L’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) et le Ministère de l’Enseignement supérieur du Maroc ont décidé du mode d’enseignement à distance pour l’ensemble des nouveaux étudiants étrangers retenus pour l’inscription au Royaume chérifien, pour l’année universitaire 2020-2021, a appris, lundi, l’Amap de source officielle. Selon le ministère malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la décision concerne les nouveaux étudiants maliens de cette année. Elle émane de l’AMCI qui explique qu’« en raison de l’évolution dynamique et imprévisible de la pandémie de Covid-19, les conditions permettant d’accueillir de nouveaux étudiants au Royaume ne sont pas réunies ». Par ailleurs, le département en charge de l’Enseignement supérieur précise qu’une liste des filières par cycle de formation qui pourrait être dispensée à distance sera communiquée dans les prochains jours. MT/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Augmentation du nombre de contamination de la pandémie avec 155 nouveaux cas enregistrés lundi
Bamako, 8 décembre (AMAP) L’augmentation du nombre de contamination de la pandémie de la Covid -19 avec la découverte de 155 nouveaux cas lundi, inquiète aussi bien les pouvoirs publics, les services sanitaires que les communautés, constate l’AMAP. Les services sanitaires précisent que les 155 contaminations portent le nombre total au Mali à 5290 cas positifs dont 3377 guérisons et 175 décès. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que sur les 155 nouvelles contaminations, 18 cas à Kalaban Coro, 19 cas à Kati (2ème région), 6 cas à Ségou (4ème région), 5 cas à Kidal, 7 cas en CI, 12 cas en CII, 7 cas en CIII, 26 cas en CIV, 25 cas en CV et 30 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires quiprécisent par ailleurs que 1842 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali : Double records de Covid avec 155 cas et 7 morts lundi
Bamako, 08 Déc (AMAP) La nouvelle vague du coronavirus a enregistré de nouveaux chiffres records, lundi, au Mali où les services de santé ont enregistré 155 nouvelles infections et déploré 07 nouveaux morts de Covid-19, indique un communiqué de la Santé et du Développement social. Au cours des dernières 24 heures, 08 personnes atteintes du virus ont recouvré la santé, ajoute le département en charge de la santé. Ces contaminations records ont été relevées, essentiellement, à Bamako avec plus de 100 cas répartis entre les six Communes de la capitale. Le dernier tableau récapitulatif affiche 5290 cas positifs, 3377 malades guéris et 175 décès de Covid-19 au Mali, selon le communiqué. AT/MD (AMAP)
Colonel Malick Diaw Bio express
Par Massa SIDIBE Né en 1979 à Ségou, le colonel Malick Diaw, est un produit du Prytanée militaire de Kati (PMK). Après un baccalauréat en lettres et langues, obtenu au PMK en 1997, le natif de la Cité des Balanzans fera son entrée à l’École militaire interarmes de Koulikoro en novembre 1998. Aux termes de son cursus à Koulikoro, il entreprit en Chine, entre 2008 et 2011, une série de formations : le cours de software artillerie sol-sol et le cours de capitaine d’artillerie. Il fréquente également, en 2013, l’École d’État-major dans la même province. Homme de terrain, le colonel Diaw a une bonne réputation de « guerrier » pour avoir poursuivi et combattu les terroristes et les narcotrafiquants sur toute l’étendue du territoire. À ce titre, il a participé à plusieurs opérations dont Assalam 2, Djiguitougou, Maliba, Dambe. Avec engagement, Malick Diaw a occupé successivement les fonctions suivantes : de 2001 à 2004, chef de section d’artillerie 414è BA Kayes, de 2004 à 2005 adjoint commandant de batterie 135è BA Gao. Entre 2005 et 2009, il a occupé d’autres postes de responsabilité à Kidal et Sikasso. En 2009, après un séjour d’une année à Tamanrasset dans le Comité d’états-majors opérationnels conjoints, il regagne Bamako. En août 2019, il est nommé chef d’État-major de la 3è Région militaire, fonction qu’il occupera jusqu’aux événements du 18 août 2020. Pour services rendus à la nation, le colonel Diaw a reçu trois distinctions militaires : la Médaille de la Croix de la valeur militaire, la Médaille du mérite militaire et la Médaille commémorative de campagne. Il est marié et père de trois enfants. MS (AMAP)
Sites de déplacés : Les femmes ne baissent pas les bras
Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 07 Déc (AMAP) Nous sommes samedi. Sur le site des déplacés de Niamana, règne le calme. Devant les tentes de fortune, sur des nattes certains se reposent. D’autres, à l’intérieur, font la sieste. Ici, vivent 147 âmes dont 34 femmes toutes contraintes de fuir leur village pour rallier Bamako à cause des affrontements qui persistent dans certaines zones. La majorité vient des localités de Koro, Bandiagara, Bankass et Douentza, dans le Centre du Mali. Sur ce site, les habitants usent de débrouillardise pour survivre. S’il est vrai qu’ils reçoivent des dons en nature, il est aussi vrai qu’ils ont besoin d’argent pour subvenir à leurs multiples besoins. Puisque peu d’hommes travaillent, ce sont les femmes qui mènent des activités génératrices de revenus pour tenir toute la famille. Elles se battent au quotidien. Certaines vendent des beignets, d’autres sillonnent les différents dépotoirs d’ordures pour récupérer des objets usagers. D’autres travaillent comme lavandières, aide-ménagères… Ces dames font tout pour subvenir aux besoins des leurs dans la précarité Sous sa tente, Véloré Traoré faisait la sieste. Réveillée après notre arrivée, elle sort sa tête de sous son abri pour nous accueillir. La jeune dame de 25 ans, qui a fui son village, vit sur ce site depuis plus d’un an. Pour son indépendance économique, elle est devenue aide-ménagère. Valoré travaille à Attbougou pour une dame fonctionnaire. “Chaque jour, hormis le samedi et le dimanche, je vais chez elle, à partir de 8 heures jusqu’au petit soir. Je fais la cuisine et les autres travaux ménagers. A la fin du mois, elle me paye 10.000 Fcfa”, confie la veuve. Même si cet argent ne couvre pas ses dépenses, elle pense que c’est mieux que de rester à la maison. « Qui va prendre les enfants en charge ? J’en ai deux. Je suis désormais la seule responsable d’eux », souligne-t-elle. Trois vieilles femmes arrivnent et se mêlent à la conversation. Djouldé Diarra, Aïssata Traoré, Tedy Traoré soutiennent qu’elles ont décidé de ne pas baisser les bras, malgré leur âge. Elles sillonnent les dépotoirs d’ordures pour chercher des bidons ou bouteilles vides et de la ferraille. Certains revendeurs se déplacent vers elles pour acheter ce qu’elles trouvent. “Nous sortons depuis le premier appel à la prière de l’aube en groupe. Nous retournons jusqu’au petit soir. Ce n’est pas une tâche facile vu notre âge mais que faire ? On doit survivre. Chaque jour, nous revenons très épuisées », témoigne Aïssata. Sa collègue Tedy Traoré souhaite avoir une autre occupation. Elle demande à l’Etat et aux personnes de bonne volonté d’aider les déplacés en général et les femmes en particulier qui sont les piliers de nombreuses familles. « Nous avons besoin de cette assistance. Surtout que nous voulons travailler. Donner de l’argent, des vivres est bien mais si on nous appuie dans ce que nous faisons ou on nous apprend à faire quelque chose, c’est encore mieux » estime-t-elle. Si ces dames du 3ème âge ont opté pour le ramassage de bidons et de la ferraille sur les tas d’ordures, Awa Traoré, une ressortissante de Bankass, a choisi de faire la lavandière afin de joindre les deux bouts. « Certains clients viennent me donner leurs habits sales. Les jours où je n’en reçois pas, je sors pour en chercher. Je gagne souvent 750 Fcfa ou 1.000 Fcfa par jour », dit-elle. A plusieurs kilomètres de là, non loin du camp de Faladiè, les femmes ne baissent pas les bras. Ici, certaines passent leur journée sur les dépôts d’ordures à faire le tri des objets. D’autres font la lavandière. C’est le cas de Tata Yassana, une native de Bankass. « Je sors le matin pour chercher les habits. Si je n’en trouve pas, je rejoins les autres sur un dépotoir. On ramasse les bidons vides et les revendeurs viennent les acheter sur place. Avec le peu que je gagne, je cuisine pour ma famille », confie cette mère de deux enfants. Elle ajoute qu’elles ont reçu une formation en savonnerie sur le site. Mais beaucoup n’ont pas pu écouler leurs produits. Elles ont reçu aussi des équipements, mais il n’y a pas eu de suivi. Les kits sont stockés dans un magasin. Même cas sur le site de Sénou. « L’Association pour le Progrès et la Défense des Droits des Femmes (APDF) a, une fois, fait une formation en savonnerie, il y a environ sept mois. Un des objectifs était que les bénéficiaires continuent à produire et à vendre le savon en morceaux et le savon en liquide. Mais quand il n’y pas de suivi, ce n’est pas facile », se souvient Adja Diallo, une ressortissante de Douentza. « Beaucoup font des promesses mais ne les honorent pas. Certains sont venus nous promettre qu’ils nous initieront au jardinage pour que nous n’achetions plus ce que nous consommons. On les attend toujours », dit-elle. Pour subvenir à leurs besoins et, aussi, aider leur famille, certaines jeunes filles déplacées travaillent comme aide-ménagères. ADS (AMAP)

