Mali : Le président de la Transition prête serment ce vendredi

Par Issa DEMBELE Bamako, 24 sept (AMAP) Bah N’Daw, désigné, lundi, président de la Transition par un collège, prendra, sera investi, vendredi, chef de l’Etat malien, pour les 18 mois à venir, lors d’une cérémonie solennelle au Centre international de conférences de Bamako (CICB). De nombreuses personnalités sont annoncées à l’évènement dont le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan. Signe qui, selon des observateurs, dénote de l’adhésion de l’organisation sous-régionale au choix porté sur ce colonel-major à la retraire pour conduire le pouvoir intérimaire au Mali. C’est devant la Cour suprême que Bah N’Daw prêtera serment, en prononçant la formule suivante : « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine ». Le Mali entamera alors, véritablement, sa marche vers l’ordre constitutionnel. Mais, la tâche du colonel-major à la retraite ne sera pas de tout repos, tant les défis sont immenses. Lui-même a, probablement, conscience que la réussite de cette Transition est plus ou moins un défi personnel à relever. Bah N’Daw sait, sans doute, que tous ses faits et gestes seront scrutés par ses compatriotes. Et une transition aboutie contribuera à rehausser son image dans l’opinion, dont une bonne partie le tient en si haute estime. Mais dans l’immédiat, le premier défi à relever se trouve dans la formation de son équipe, surtout dans le choix du Premier ministre qui doit être un homme de consensus et d’une capacité managériale avérée pour mener à bien sa mission dans un contexte si difficile. Pour ce choix, il doit pouvoir compter sur la maturité et la sagesse des différentes sensibilités du pays. Du reste, la Charte de la Transition a clairement défini les tâches assignées à Bah N’Daw et son équipe. Parmi les grands chantiers, la stabilisation du pays et la pacification de tous les foyers de tension doivent figurer en bonne place. Autres priorités : les réformes institutionnelles et politiques à conduire, la bonne gouvernance et l’organisation des élections générales. La liste n’est pas exhaustive. Réussir ces missions passe, impérativement, par la réconciliation des cœurs et des esprits, afin que chacun joue harmonieusement sa partition dans la symphonie nationale. Après cette cérémonie de prestation de serment, une déclaration est attendue du président en exercice de la CEDEAO, le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. Les Maliens n’espèrent pas moins qu’une annonce de la fin des sanctions d la CEDEAO. Seront-elles levées ou maintenues ? La question est au centre des débats dans le pays, depuis la désignation du président et son vice-président. Ils sont nombreux à croire à une levée intégrale des sanctions, dès aujourd’hui. «Nous avons accepté les principes de la CEDEAO. Je pense que, dans les jours à venir, elle doit lever les sanctions pour le bonheur de la population malienne », a déclaré le vice-président du CNSP, à l’occasion de la célébration du 22 septembre, fête de l’indépendance du Mali. Par contre, des observateurs estiment qu’elles seront seulement assouplies, en attendant la nomination d’un Premier ministre civil. Ce qui demeure évident, c’est que ces sanctions imposées par la Communauté sous régionale commencent à peser lourdement sur les populations, déjà soumises aux rudes épreuves de la crise sécuritaire et sanitaire. ID/MD (AMAP)

Mali : Le président de la Transition Bah N’Daw reçoit le médiateur de la CEDEAO

Bamako, 24 sept (AMAP) Le président désigné pour diriger la Transition au Mali, Bah N’Daw, a reçu en audience, jeudi, le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan. Cette rencontre à la Villa des Hôtes à l’ex-base B, la veille de l’investiture du président de la Transition, vendredi, s’est déroulée en présence du vice-président désigné, le colonel Assimi Goïta, du 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Malick Diaw, et du chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unes pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif. Elle constitue la première apparition officielle de Bah N’Daw depuis sa désignation, lundi, comme président de la Transition. Même si rien n’a filtré des échanges entre les deux personnalités, il faut rappeler que la délégation de la CEDEAO est présente au Mali pour le suivi de la mise en place d’une transition dirigée par des civil, Cela conformément aux recommandations du mini-sommet des chefs d’Etat de l’organisation sous régionale, tenu le 15 septembre dernier à Accra, au Ghana. La rencontre d’Accra avait été convoquée, après la concertation nationale au cours de laquelle, une feuille de route et une charte de la Transition ont été adoptées par les participants. Lors du mini-sommet d’Accra auquel a pris part une délégation du CNSP conduite par son président, le colonel Assimi Goïta, après avoir pris connaissance du contenu de deux documents issus des assises nationales, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont accepté les 18 mois adoptés pour la durée de la Transition. Cependant, ils ont exigé que le président et le Premier ministre soient des civils. Ils ont, aussi, donné un ultimatum au CNSP pour le choix de ces personnalités devant diriger la Transition, en conditionnant la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali à la mise en œuvre de ces recommandations. Le CNSP a accepté le principe de la désignation d’un président et d’un Premier ministre civil. Ensuite, un collège a été mis en place pour ce faire. Ce collège a choisi, lundi, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw comme président et le colonel Assimi Goïta, comme vice-président de la Transition. Le choix de Bah N’Daw, en plus de répondre aux exigences de la CEDEAO sur la désignation d’un civil pour diriger la Transition, satisfait la requête des Maliens qui souhaitent voir un militaire aux affaires durant les 18 mois à venir. C’est après ce choix, qui marque la première étape de la mise en place des organes de la Transition que l’organisation sous-régionale, qui suit de très près la situation au Mali, a envoyé son médiateur pour le suivi du processus de mise en place d’une Transition dirigée par des civils, conformément aux recommandations d’Accra. Arrivé à Bamako mercredi, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a débuté sa série de rencontres avec les membres du comité mis en place par la CEDEAO pour le suivi de l’évolution de la crise au Mali. Ceux-ci ont fait le point de la situation, avant les autres rencontres prévues au cours du séjour du médiateur. Avant sa rencontre avec le président de la Transition, l’ancien chef d’Etat nigérian a rencontré les membres du CNSP au ministère de la Défense et des Anciens combattants. La délégation du CNSP était conduite par son président, le colonel Assimi Goïta. Rien n’a filtré de ces échanges. Le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, qui fait partie de la délégation, s’est juste contenté de dire aux journalistes, à la fin de la rencontre, que le médiateur de l’organisation sous régionale doit tenir une série de rencontres au cours de son séjour. Et c’est à l’issue de tout cela qu’il va faire le point de sa mission, à travers une conférence de presse. L’enjeu de cette mission de la CEDEAO au Mali est la levée des sanctions de l’organisation sous régionale. Après sa rencontre avec Bah N’Daw dont l’investiture est prévue vendredi, M. Jonathan a posté sur sa page Facebook que les membres de sa délégation sont « optimistes que cet évènement marquera le début du retour à la normalité au Mali après une longue crise sociopolitique ». DD/MD (AMAP)

Mali : Relative stabilité des prix des céréales

Bamako, 24 sept (AMAP) Durant la semaine du 14 au 20 septembre, les prix des céréales sont restés stables dans l’ensemble, par rapport à la semaine passée et quelques fluctuations à la baisse ont été, par ailleurs, enregistrées sur les prix des céréales sèches, selon un communiqué de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC). Cette situation s’expliquerait par l’arrivée des cultures de soudure sur les marchés, notamment le maïs frais, l’igname, la patate, le manioc et la baisse du niveau des sorties de céréales vers les pays voisins suite aux sanctions économiques imposées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En outre, le prix du riz a subi des variations à la hausse, en raison des travaux champêtres qui ont tiré l’offre du riz vers le bas. Mais, l’état d’approvisionnement des marchés en céréales reste satisfaisant. Le prix au producteur du riz local, dans la zone Office du Niger, est compris entre 300 et 330 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Dans les capitales régionales et le District de Bamako, la capitale, les prix des catégories du riz local sont compris entre 300 et 500 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Son prix moyen national est de 391 Fcfa/kg. Le riz brisé importé non parfumé est vendu entre 300 et 750 Fcfa/kg. Son prix moyen national a été de 425 Fcfa/kg. Quant au mil, son prix au producteur est compris entre 130 et 195 Fcfa/kg, contre 125 et 195 Fcfa/kg, la semaine passée. Son tarif à la consommation oscille entre 200 et 400 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Le sorgho, lui, est cédé par les producteurs entre 100 et 165 Fcfa/kg comme la semaine passée. Sur les marchés de consommation, son prix est compris entre 175 et 400 Fcfa/kg contre 200 et 400 FCFA/kg, la semaine passée. Le maïs est vendu sur les marchés ruraux entre 100 et 135 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Le prix à la consommation du maïs est compris entre 140 et 400 Fcfa/kg, comme la semaine passée. CMT/MD (AMAP)

La classe politique salue le choix de Bah N’Daw comme président de la Transition 

Bamako, 24 sept (AMAP) Après la désignation de Bah N’Daw, ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants comme président de la Transition, un consensus semble se dégager au sein de la classe politique et de l’opinion nationale autour de l’homme que d’aucuns qualifient d’honnête, de droit et de rigoureux. Ainsi, dans un communiqué, le Rassemblement pour le Mali (RPM) se réjouit de la désignation du colonel-major à la retraite comme président de la Transition et du colonel Assimi Goïta comme vice-président. Le RPM a invité les nouvelles autorités à persévérer dans leurs efforts pour la réconciliation nationale, la consolidation du processus de paix, la restauration de la sécurité, l’apaisement politique et la cohésion sociale. De son côté, le bureau politique de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI) ayant appris la désignation par le collège, du président et du vice-président de la Transition, les félicite pour le choix porté sur leur personne et leur souhaite plein succès dans cette exaltante mission. Le bureau politique du parti espère que ces nominations soient le signe d’une rupture d’avec l’ordre ancien et l’ouverture de nouvelles perspectives pour la nation malienne. Le parti SADI ajoute que « notre peuple aspire au changement, à la sécurité pour tous, à la justice, à la lutte sans merci contre la corruption et l’impunité, à des reformes de lois et à des élections libres, transparentes, crédibles et incontestées, gage d’une véritable démocratie ». Au cours d’un point de presse organisé à cet effet, le Mouvement populaire du 4 septembre (MP4) soutenant le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), s’est réjoui du choix porté sur le colonel-major à la retraite Bah N’Daw comme président et du colonel Assimi Goïta comme vice-président de la Transition. Dans son communiqué, le MP4 « fonde l’espoir que cette transition sera une opportunité pour asseoir les bases d’une paix durable marquée par un retour définitif de la sécurité et l’allègement de la souffrance des populations, pour l’amélioration de la gouvernance, la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles permettant une refondation du Mali ainsi que son émergence ». En attendant la réaction officielle de son parti (Yèlèma), l’ancien Premier ministre Moussa Mara, avec qui Bah N’Daw a collaboré quand il occupait le porte feuille de la Défense et des Anciens combattants, nous a confié qu’il peut attester de l’honnêteté et de la droiture du président désigné pour la Transition. De son côté, la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) dit également avoir pris acte de la désignation de Bah N’Daw comme président de la Transition. Le parti de la Quenouille le félicite et lui souhaite beaucoup de réussite dans l’exercice de cette nouvelle fonction qui s’annonce ardue compte tenu du contexte particulier. Pour la CODEM, la réussite de la Transition dépendra de la capacité des nouvelles autorités à rester à équidistance des forces politiques dont la vocation est de conquérir et d’exercer le pouvoir. La CODEM ajoute que Bah N’Daw est «reconnu homme de rigueur doté d’une intégrité morale» et ne doute point de la capacité de l’homme à relever les défis de la Transition. Le parti réaffirme sa disponibilité à tout mettre en œuvre pour la réussite de la mission du président de la Transition pour le bonheur des Maliens. A l’instar des autres partis, la Convention sociale démocrate (CDS-Mogotiguiya) salue la désignation de Bah N’Daw comme président de la Transition et celle du colonel Assimi Goïta au poste de vice-président. Pour le parti, «ces choix honorent et satisfont le peuple malien tout entier». «Aussi, conclut le communiqué de la CDS-Mogotiguiya, le parti assure les deux dirigeants de la Transition de son soutien total». Au niveau de l’opinion nationale, la désignation de Bah N’Daw a été accueillie favorablement. « Il répond à lui seul au vœu des Maliens qui voulaient que la transition soit dirigée par un militaire et à celui d’autres qui souhaitaient que ce soit un civil », a indiqué un enseignant. Et un autre observateur de la scène politique d’ajouter que son passé prêche en sa faveur. Et le Mali avait besoin d’une personne comme lui dont la rigueur, la probité morale et le pragmatisme sont connus. DD/MD (AMAP)

Le contrôleur général de police Alassane Traoré nommé gouverneur de Ségou (Centre)

Bamako, 24 sept (AMAP) Le contrôleur général de police, Alassane Traoré est, depuis le 18 septembre dernier, le nouveau gouverneur de la 4è région administrative du Mali, Ségou (Centre). Il succède, ainsi, à un autre porteur d’uniforme à ce poste, l’inspecteur général des Eaux et forêts, feu Biramou décédé en juin dernier. Le nouveau premier responsable de l’exécutif régional de Ségou, bien qu’il ne soit pas forcément en terrain connu à ce niveau de commandement administratif, devrait pouvoir s’adapter rapidement à ses nouvelles fonctions, eu égard à sa riche carrière de limier dans les rouages de l’administration policière. Celui, qui doit dorénavant diriger les affaires administratives de la 4è Région, était conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile depuis août 2019 jusqu’à sa nomination. Avant d’occuper ce poste, il a servi, à travers son corps de métier, à divers niveaux de responsabilités. Né le 2 août 1960 à Bamako, le contrôleur général de police Alassane Traoré, après son baccalauréat, en deux parties, obtenu en 1985, suivra une formation de base au camp militaire de Ségou, avant d’intégrer la police nationale en 1988. Après, il continuera ses études supérieures à l’Ecole nationale d’administration (ENA 1994-1998) où il décrochera une maîtrise en droit public. C’est ce parchemin qui lui ouvrira les portes du cycle de la formation de commissaire à l’Ecole nationale de police (ENP 2000-2001). Muni de cette expérience, il s’envolera pour Lyon, en France, où il renforcera ses capacités de commissaire à l’Ecole supérieure de police de Saint-Cyr, au Mont d’Or entre 2004 et 2005. A son retour de l’Hexagone, Alassane Traoré occupera plusieurs responsabilités à la direction générale de police nationale. Après un bref passage à la tête du Commissariat de police du 3è arrondissement de Bamako, entre avril et juillet 2015, il exercera la fonction de chef adjoint du Bureau des études, de la coopération et de l’informatique (BECI) la même année. Deux ans plus tard, le nouveau chef de l’exécutif régional de Ségou fut nommé, de janvier 2017 à août 2019, directeur adjoint de la formation de la police nationale. Sur le plan diplomatique, Alassane Traoré a été, de 2006 à 2016, observateur à la Mission des Nations-unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), puis membre de la Mission des Nations-unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO). Ce parcours diplomatique est couronné de deux médailles des Nations-unies reçues en Haïti et en République Démocratique du Congo (RDC). Il a le statut de formateur dans les missions onusiennes dans les modules comme la police judiciaire, police administrative et de proximité, ainsi que le processus électoral. Nanti d’expériences, acquises à travers de nombreux séminaires et ateliers régionaux, notamment sur la problématique de l’insécurité dans la Région du Sahel, le nouveau gouverneur de Ségou, sévira dans une zone, le Centre du Mali, de plus en plus soumise au diktat des Groupes armés terroristes (GAT). Marié et père de sept enfants, le nouveau gouverneur parle couramment français, anglais, bambara et sonrhaï. Il aime la lecture mais, aussi, la musique et la marche. AT/MD (AMAP)

Mopti : Trois soldats maliens tués et 4 autres blessés dans une embuscade à Boulkessy (centre du pays)

Bamako, 24 septembre (AMAP), Trois soldats maliens ont trouvé la mort et quatre autres blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés mercredi au Sud de Boulkessy, dans la région de Mopti, au centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Une mission de patrouille des forces armées maliennes (FAMa) du poste du G5 Sahel est tombée dans une embuscade des groupes terroristes, au sud de Boulkessy,  aux environs de 12h 45mns,  qui a fait 3 morts et 4 blessés au sein des forces loyalistes. Notre source précise  que la riposte des forces nationales de défense a permis de blesser une quinzaine d’assaillants. La même source qui déclare que les blessés FAMa ont été évacués sur Sévaré avec le soutien de la MINUSMA, précise que le ministère de la Défense et des anciens Combattants a condamné avec fermeté cette attaque lâche des terroristes avant de saluer la bravoure et la détermination de nos vaillants soldats qui se sont battus pour repousser l’ennemi et maintenir leur position. Enfin, notre source précise que le département en charge de la Défense a présenté des condoléances émues aux familles des martyrs et souhaité prompt rétablissement aux blessés avant d’encourager les FAMa à persévérer dans leur mission de défense et de sécurisation des populations et de leurs biens. MT/KM (AMAP)

Mali : Trois militaires tués dans une embuscade à Boulkessy, dans le Centre (Officiel)

Bamako, 24 sept (AMAP) Une embuscade a fait, selon un bilan provisoire, trois morts et quatre blessés chez les Forces armées maliennes (FAMa), mercredi, aux environs de 12h 45mn, au sud de Boulkessy, dans le Centre du Mali, a annoncé le ministère de la Défense et des anciens Combattants dans un communiqué publié le même jour. Cette attaque contre une mission de patrouille des FAMa du poste du G5 Sahel a fait une quinzaine de blessés chez les ennemis, selon le communiqué. « Les blessés FAMa ont été évacués sur Sévaré  (Centre) avec le soutien de la MINUSMA », précise le communiqué, ajoutant que « le ministère de la Défense et des anciens Combattants condamne avec fermeté cette attaque lâche des terroristes, salue la bravoure et la détermination de nos vaillants soldats qui se sont battus pour repousser l’ennemi et maintenir leur position». En outre, le département en charge de la Défense présente ses « condoléances émues aux familles des martyrs et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». Il encourage, également, les FAMa à persévérer dans leur mission de défense et de sécurisation des populations et de leurs biens. MT/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : Quelque 2380 guérisons, 129 décès sur 3030 cas positifs enregistrés

Bamako, 24 septembre (AMAP) Quelque 2380 guérisons, 129 décès sur 3030 cas positifs enregistrés avec les 6 nouveaux cas découverts mardi au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP)précise que les 6 nouveaux cas décelés, 2 cas ont été enregistrés à Kéniéba (région de Kayes), 2 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas en CI et 1 cas en CII du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent par ailleurs que 413 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Région de Gao : Ruée vers l’or à In-Tillit, la nouvelle «ville bleue»

Envoyé spécial Mohamed TOURE   Gao, 24 sept (AMAP) Certains lui ont déjà trouvé le surnom de « Ville bleue » à cause des nombreuses tentes en bâches de couleur ciel qui la rendent visible de loin. En plein désert, la Commune rurale d’In-Tillit est nichée au milieu de nulle part. La localité, située à 90 km de la ville Gao, dans le Nord du Mali, était presque dans l’anonymat total, il y a moins d’un an. Mais, avec la récente découverte de son potentiel aurifère, elle attise la convoitise de milliers de candidats à l’orpaillage qui y ont créé leur nouvelle ville. Chaque jour, d’interminables convois de jeunes quittent la ville de Gao pour le site d’orpaillage d’In-Tillit. Les véhicules les plus adaptés pour ce trajet sont les pick-up, à cause de l’état de la route et des capacités en passagers de ces voitures. Elles débordent de voyageurs dont les plus courageux n’hésitent pas à s’installer sur le toit du véhicule. Au risque d’être éjecté, en cours de route, à la suite d’une brusque accélération dont sont coutumiers les conducteurs. Sur les pistes buissonneuses et semi-désertiques, il n’y a pas de panneaux de signalisation. «Chaque pick-up peut prendre au moins une vingtaine de personnes en plus de leurs bagages. Le coût du transport est de 5.000 Fcfa par personne. Donc, nous pouvons gagner entre 90.000 et 100.000 Fcfa par voyage», confie Ag Mossa, un conducteur de pick-up, la moitié du visage caché derrière un turban. Ils sont nombreux, les transporteurs, comme lui, à tirer leur épingle du jeu, à travers cette nouvelle activité. Une véritable économie s’est créée autour du business de l’orpaillage. Le métal précieux brille pour beaucoup de personnes dans la chaîne de cette économie. Pour comprendre quelques paramètres du système, nous empruntons le chemin du site. Les groupes armés font partie des principaux acteurs de cette mini-industrie. Sur la route, entre Gao et In-Tillit, les check points anarchiques de ces derniers sont légion. Il n’est pas rare de voir des groupes d’hommes, qui, souvent, ne sont même pas armés, demander aux conducteurs de véhicules de payer entre 2.000 et 2.500 Fcfa. A la sortie de Gao, nous dépassons un groupe de jeunes nigériens en partance pour In-Tillit. Une dizaine, baluchons sur la tête, ils sont décidés à faire le trajet de 90 km séparant Gao du site d’orpaillage à pieds. « Faute de pouvoir payer le transport », se justifient-ils. MAITRES DES LIEUX – L’entrée du site est sécurisée par un groupe de jeunes, armes aux poings. Presque camouflés, ils sont installés sous un arbre.  Après le contrôle des pièces d’identité, la règle est simple : payer 2.000 Fcfa, pour les Maliens et 5.000 Fcfa pour les étrangers. C’est le prix du ticket d’entrée et de séjour délivré par une commission mixte, formée par des éléments de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ex-rébellion touarèque et de la Plateforme. La même opération est de rigueur pour sortir du site. Une fois dépassé ce comité d’accueil, on aperçoit enfin le site. A première vue, elle donne l’impression d’une nouvelle ville bâtie autour de l’exploitation de l’or. Le nombre de personnes sur le lieu saute directement à l’œil. «Impossible de déterminer le nombre d’ouvriers sur le site. Mais, je pense qu’il y a plusieurs milliers de personnes qui travaillent ici, dont la grande majorité ne sont pas des Maliens», explique Ibrahim, un orpailleur malien rencontré sur le site. La quarantaine révolue, cet ancien expatrié en Europe, dit faire partir des tous premiers à avoir débarqué à In-Tillit, aux premiers mois de la ruée vers l’or sur le site. Dans la multitude de nationalités présentes sur le site, les plus nombreux sont les Nigériens, les Burkinabè, les Tchadiens et les Soudanais. Plusieurs activités animent l’économie de cette petite bourgade. Si les étrangers sont plus nombreux dans l’exploitation des mines, beaucoup de jeunes viennent de Gao pour faire du commerce. «La ville bleue» dispose même d’un quartier des affaires, dénommé «Sardjila», où se mène le business.  «Tout s’achète ici, à condition d’y mettre le prix», lâche un boucher, installé dans ce quartier et occupé à charcuter un gigot. Les commerces sont multiples au «Sardjila», de la restauration à la vente de médicaments. Un peu plus loin après la boucherie, on peut apercevoir un salon de coiffure à côté d’un cabinet de guérisseur traditionnel. «Bienvenue chez nous. Vous connaissez la particularité de cette ville? Ici quand on n’a pas d’argent, on ne mange pas !», prévient notre ami boucher, avec un trait d’humour. De derrière sa table, il s’empresse d’argumenter, en expliquant que les prix normaux des produits sont systématiquement doublés sur le site. «Le sac de charbon coûte 10.000 Fcfa, la plaquette de paracétamol 300F cfa, le kilo de viande 5.000 Fcfa…», énumère-t-il. La spéculation n’épargne même pas l’eau, dont le bidon de 25 litres se négocie entre 750 Fcfa et 1.000 Fcfa. Le liquide précieux est transporté par citernes, depuis Gao. L’autre singularité de ce site d’orpaillage est, certainement, qu’il n’y aucun visage de femmes perceptibles à la ronde. A la question : où sont les femmes ? « Elles ne se sont pas tolérées par les groupes armés », répond-t-on. A la grande détresse de certains jeunes orpailleurs qui ne seraient pas contre un peu de compagnie féminine. «Il n’y a pas de femmes ici. Au début certaines ont essayé de venir, mais les groupes armés les ont sommées de partir et de ne plus revenir», relate un jeune vendeur de boissons. Le respect de la discipline est strict. «Ici, même la vente d’alcool est strictement prohibée. Celui qui se ferait prendre à mener cette activité aurait de sérieux soucis», poursuit le même vendeur. DE L’OR A TOUT PRIX – L’activité principale sur le site demeure bien l’orpaillage. Et le travail n’est pas de tout repos. Les conditions de vie des orpailleurs sont dignes de vrais survivants du Far West. La plupart s’abritent sous des tentes de fortune en bâches qui sont attachées à des piquets. C’est le décor presque partout. A défaut de tente, un abri de survie sous un arbre fait l’affaire de certains. «Le travail est dur ici. Nous montons dans les mines à 7 heures et nous revenons en

Crise du coton : L’inquiétude monte à Koutiala (Sud)

Enquête de Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 24 sept (AMAP) Dans la capitale de l’or blanc, Koutiala, dans le Sud du Mali, où les populations vivent essentiellement d’agriculture, producteurs et industriels craignent une crise économique, sociale et alimentaire à cause du refus des paysans de cultiver le coton. Le coton constitue est l’un des leviers de l’Economie du Mali. Il est la deuxième source de nos recettes d’exportation après l’or. A ce titre, la contribution du secteur coton au Produit intérieur brut (PIB) est estimée à 15% au Mali. Il y est cultivé, surtout, dans la partie sud du pays (Sikasso, Bougouni, Koutiala, Yorosso), dans le Centre (Ségou et San) dans l’Ouest (Kayes), dans les Régions de Koulikoro, Dioïla, près de Bamako. Et occupe plus de 200.000 exploitations agricoles familiales. En la matière, Koutiala, troisième ville la plus peuplée du Mali, après Bamako et Sikasso, est considérée comme une zone de culture du coton par excellence. D’où l’appellation de «Capitale de l’or blanc». Si la production de coton est grippée dans cette partie de notre pays, l’Economie nationale éternue. Scénario catastrophe auquel il faudrait malheureusement s’attendre cette année. En effet, comme dans plusieurs zones au Mali, les producteurs à Koutiala ont boudé la culture du coton. La baisse initialement annoncée du prix du coton et la hausse de celui de l’engrais, ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, suscitant ainsi la colère et l’inquiétude chez les paysans. La grande majorité des paysans ont alors décidé de surseoir à sa culture, au cours cette campagne, jugeant excessif le coût du coton et de l’engrais. La décision de rétablissement de la subvention et de revalorisation du prix du kg de coton a été prise tardivement, selon plusieurs paysans que nous avons pu rencontrer. «Dans les champs réservés au coton, des agriculteurs ont semé l’arachide et le sésame en lieu et place du coton», répond Seydou Coulibaly, le président du mouvement «Uyeco» (Donnons-nous la main en langue locale «Minianka»). Ce regroupement de producteurs de coton des Cercles de Yorosso et de Koutiala (Sud) avait, rappelons-le, décidé de boycotter la campagne 2020-2021. « Sur 100 coopératives, 95 sont membres de «Uyeco», précise Seydou Coulibaly qui estime à seulement 3% les adhérents de son mouvement qui ont cultivé le coton, cette année. Une révélation qui recoupe les données du Pr Mamy Soumaré. Dans une contribution publiée dans « L’Essor », ce chercheur à l’Institut d’économie rurale (IER) souligne, qu’à la date du 20 juin 2020, seulement 26.000 hectares sont semés en coton sur une prévision de 810.000 hectares, soit un taux de réalisation de 3,2%. Il prédit que les surfaces cultivées en coton n’atteindront pas le tiers des objectifs attendus au sortir de la campagne 2020-2021. Parmi les rares personnes à cultiver le coton à Koutiala, figure El hadj Mohamed Daouda Diarra dit Dioro Madou. Selon des témoins, il avait invité beaucoup de gens à cultiver alors que les discussions étaient en cours sur le prix du coton. «Certains ont entendu mon conseil, mais beaucoup ne m’ont pas écouté. Au moment où ils se sont rétractés, il était déjà trop tard. Car, il y a une période pour la culture, la pluie n’attend personne. C’est à nous de nous préparer pour l’attendre», confirme le producteur qui nous a fait visiter son champ de coton situé à 12 km de la ville. Les cotonniers s’étendent sur les sept hectares. Pour lui, la culture du coton est vitale. «Je suis né et j’ai grandi dans le coton. J’ai eu tout ce que je possède aujourd’hui grâce à ce produit. Je connais les avantages liés à sa culture. Donc, je ne pouvais pas ne pas le cultiver», insiste celui qui est propriétaire de deux unités de production de tourteaux et d’huile. CULTURES VIVRIÈRES AFFECTÉES– Le refus de la majorité des paysans de cultiver le coton aura un impact sur tout le Mali, notamment les propriétaires d’unités de fabrique de tourteaux et d’huile. «Toutes ces industries ont pour matière première les graines de coton. Il faudra alors aller les chercher au Togo, en Côte d’Ivoire, au Bénin ou en Guinée. La production ne dépassera pas 40% cette année», s’inquiète l’industriel, avant d’inviter les politiques à laisser l’agriculture en dehors de leurs querelles. Comme Dioro Madou, plusieurs Koutialais s’accordent à dire que cette situation affectera l’économie de leur localité. En témoigne le cri du cœur du maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Dembélé. «Quand tu dis Koutiala, il faut dire Capitale de l’or blanc. Le coton occupe toutes les places : sociale, économique et culturelle. Le fait que le coton n’ait pas été cultivé à hauteur de souhaits cette année, ce n’est pas seulement Koutiala, mais le Mali qui ressentira l’effet de cette crise de coton», estime M. Dembélé. Selon lui, beaucoup de paysans ont semé d’autres céréales à la place du coton. Concernant particulièrement Koutiala, son développement économique repose sur le coton, insiste l’édile de la ville. Donc, tous les secteurs de l’économie locale seront touchés l’année prochaine : l’élevage, le commerce, le transport, l’emploi, etc. «L’ensemble de la population ressentira l’impact. Toutes les usines ne vont pas pouvoir tourner. Les petites unités, n’en parlons pas. Elles utilisent également les graines de coton. Beaucoup vont fermer leurs portes. Et énormément de personnes iront en chômage», prédit le producteur. Pour sa part, le président de la Fédération des huileries du Mali, Fanta Mady Keïta, ne mâche pas ses mots. Pour lui, les conséquences de la baisse de la production cotonnière seront catastrophiques pour tout le Mali. «La culture du coton est un système qui profite à nombre de Maliens de façon directe ou indirecte. Il existe 96 huileries au Mali, dont 32 sont basées à Koutiala. Ces huileries ont créé plus de 100.000 emplois directs, indirects et saisonniers. Quand le coton éternue, ces industries tremblent. Car, elles ont pour matière première le coton», argumente le manufacturier. Le propriétaire de cette unité industrielle, qui dit employer 154 personnes, tire la sonnette d’alarme. «Nous les industriels, nous sommes vraiment inquiets. Nous, industriels, population, Compagnie