Bandiagara : Une femme de 80 ans blessée dans une attaque à Parou

Bandiagara, 22 janvier (AMAP) Une femme de 80 ans a été blessée dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés jeudi entre Bandiagara et Bankass, au niveau de la localité de Parou, dans le Centre du Mali, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont attaqué vers 16 H un minibus en provenance de Mopti pour Bankass, dans les environs de Parou, blessant une femme de 80 ans avant de saboter le véhicule selon notre source qui précise que l’intervention de la Gendarmerie a permis de minimiser les dégâts, mettant en déroute les assaillants. Notre source qui indique que les éléments de la gendarmerie ont transporté la blessée au Centre de Santé de référence (CSRéf) de Bandiagara, ne précise pas s’il y a eu des morts ou des blessés du côté des assaillants, encore moins leur identité ou leur motivation. Aux dernières nouvelles, une enquête a été ouverte par la Brigade de Gendarmerie de Bandiagara pour élucider les circonstances exactes de l’attaque selon notre source. OG/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : Tendance à la baisse avec 14 nouveaux cas et 02 décès jeudi

Bamako, 21 Janv (AMAP) Au Mali, les médecins ont diagnostiqué 14 nouvelles personnes atteintes du coronavirus sur la base des prélèvements effectués sur 957 échantillons et constaté 02 décès, annonce un communiqué du ministère de la Santé et du Développement social.. On note huit patients guéris de la Covid-19 depuis mercredi, ajoute le communiqué. Au nombre des foyers de contamination du jour, la première région administrative du pays, dans l’Ouest, compte des cas positifs, notamment à Kayes et Kita, précise la même source. Dans le District de Bamako, la capitale, on a, également, identifié certaines infections dans plusieurs Communes. Ces nouveaux chiffres portent le nombre total de cas positifs à 7.911, sur lesquels, on note 5.666 patients guéris contre 320 décès. AT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du jeudi 21 janvier 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 21 janvier 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation. Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation sont fixées par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la famille. Ces conditions sont entre autres : – résider habituellement au Mali depuis au moins dix (10) ans ou cinq (05) ans selon les cas ; – souscrire un acte solennel de soumission à la République du Mali ; – être majeur ou mineur émancipé ; – être de bonne vie et bonnes mœurs ; – être reconnu saint d’esprit ; – justifier de son intégration à la communauté malienne ; – n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation supérieure à une année d’emprisonnement non effacée par la réhabilitation ou l’amnistie. Les demandeurs concernés remplissent tous, les conditions fixées par le Code des personnes et de la famille. Le projet de décret adopté accorde ainsi la nationalité malienne par voie de naturalisation aux personnes ci-après : – Madame NKAYA MAMPASSI Géneviève OTOULI, de nationalité congolaise ; – Mademoiselle Regina Berline NKAYA, de nationalité congolaise ; – Mademoiselle BOUANGA Mata Donaldine NKAYA, de nationalité congolaise ; – Monsieur Kimbouala-Kuthia NKAYA, de nationalité congolaise ; – Sœur Maria PIA GRACI, de nationalité italienne ; – Sœur Emma BELTRAMO, de nationalité italienne ; – Sœur Maria Térésa ROSSINI, de nationalité italienne ; – Sœur Guiseppina AZZALIN, de nationalité italienne ; – Sœur Luigia BOVINO, de nationalité italienne ; – Monsieur Pierre SAADE, de nationalité libanaise ; – Monsieur Mansour MROUE, de nationalité libanaise ; – Monsieur Wissam ALI, de nationalité libanaise ; – Monsieur Ismail ROUMIEH, de nationalité libanaise ; – Monsieur Ziad AZAR, de nationalité libanaise ; – Monsieur Abdul Hamid Al HOUNI, de nationalité libyenne ; – Monsieur Fazal HUSSAIN, de nationalité pakistanaise ; – Monsieur Mohamed BUHADBH, de nationalité syrienne ; – Monsieur Edem TOUDEKA, de nationalité togolaise ; – Monsieur Débaa BARANDAO, de nationalité togolaise ; – Monsieur Kanlouktibe DARI, de nationalité togolaise. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de textes relatifs à la ratification de la Convention de crédit n°CML 1419 01 Y, signée à Bamako, le 26 octobre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Agence Française de Développement, pour le financement du Projet de la Boucle Nord 225 KV autour de Bamako. Par cette Convention, l’Agence Française de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 36 milliards 77 millions 635 mille francs CFA en vue du financement du Projet de la Boucle Nord autour de Bamako. Le projet financé porte sur la construction de la ligne électrique de la boucle Nord 225 KV et la réalisation des études nécessaires au développement des énergies renouvelables. Sa réalisation permettra d’augmenter les capacités de transit d’électricité, d’améliorer la desserte de la ville de Bamako en électricité et d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bamako, le 19 novembre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Africaine de Développement, en vue du financement du Programme d’Adhésion de la République du Mali à l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique. Par cet Accord, la Banque Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 5 milliards 773 millions 343 mille 700 francs CFA environ. Le prêt accordé est destiné au renforcement des capacités financières du Mali, notamment le financement partiel de son adhésion au Programme de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique. L’adhésion à ce programme permettra de renforcer les investissements et les échanges commerciaux et facilitera la levée des fonds pour le financement des projets de développement au Mali. des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Lomé, le 16 novembre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, en vue du financement partiel de la Phase de consolidation du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué. La Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 5 milliards de francs CFA en vue du financement partiel de la Phase de consolidation du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué. La phase de consolidation concerne notamment : – la réalisation du revêtement en béton armé du canal principal de Sarantomo ; – la reprise des travaux de pose des vannes sur le seuil de Djenné ; – la mise en œuvre des actions d’accompagnement et des mesures environnementales ; – la réalisation des études techniques et d’impact environnemental et social de la deuxième phase du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué. Le programme contribuera au renforcement de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté en milieu rural. des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako, le 12 janvier 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement, relatif au Programme de

Libye : Une quarantaine de migrants ouest-africains morts dans le naufrage de leur embarcation (Sources humanitaires)

Bamako, 21 Janv (AMAP) Au moins 43 migrants, tous d’origine ouest-africaine, sont morts, mardi, dans le naufrage d’un bateau au large des côtes libyennes, ont annoncé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) dans un communiqué. « C’est la première tragédie en mer, depuis le début 2021, en Méditerranée centrale », note le communiqué qui ajoute que «10 rescapés ont été secourus et ramenés à terre par un effectif de sauvetage côtier à Zwara». « Le bateau avait quitté la ville de Zawya, mardi, en début de journée, et aurait chaviré en raison de mauvaises conditions en mer lorsque son moteur s’est arrêté, quelques heures seulement après le départ », précise la même source. Les rescapés de ce drame, sont principalement des Ivoiriens, des Nigérians, des Ghanéens et des Gambiens, selon les organisations humanitaires, notant que selon les rescapés, « toutes les personnes décédées étaient des hommes originaires de pays d’Afrique de l’Ouest ». Selon l’OIM, plus de 1.200 migrants sont morts au cours de l’année 2020. en Méditerranée. MT/MD (AMAP)

Spécial 100 jours de la Transition : Le soutien bienvenu des partenaires

Par Dieudonné DIAMA Bamako, 21 Janv (AMAP) Depuis le début de la Transition, de nombreux dirigeants étrangers ont fait le voyage de Bamako pour rencontrer les nouvelles autorités. Ils étaient porteurs de messages de soutien et de solidarité. Le président et le vice-président de la Transition ont effectué, aussi, des déplacements dans des capitales de la sous-région. Les ambassadeurs de France et de Chine ont été les premiers diplomates reçus par le président nouvellement investi. Joël Meyer lui a réaffirmé la volonté des autorités françaises à accompagner le Mali dans ce moment crucial pour son histoire et son avenir, tout en indiquant que la France est un partenaire stratégique pour le Mali comme le Mali l’est pour la France. L’ambassadeur Zhu Liying a, aussi, réitéré la volonté de la Chine d’accompagner le Mali pour passer ces moments difficiles. Le ballet diplomatique s’est poursuivi à Koulouba avec le Pr Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, porteur d’un message de soutien du président Faure Gnassingbé à son homologue Bah N’Daw. L’Allemagne et l’Inde sont deux pays disposés à soutenir la Transition. Le secrétaire d’État parlementaire allemand, Thomas Silberhorn, en visite à Bamako, et l’ambassadeur de l’Inde Anjani Kumar, l’ont réaffirmé au chef de l’État lors des audiences qui leur ont été accordées. Le Portugal, qui participe déjà aux différentes missions internationales au Mali, entend prendre toute sa place dans la lutte contre le terrorisme. Cette assurance a été donnée au vice-président malien par le ministre portugais de la Défense, Joao Gomes Carvinho. De même, les États-Unis et la Russie souhaitent renforcer leur coopération sur le plan sécuritaire avec le Mali. Sur le plan économique, des résultats ont déjà été enregistrés. L’investisseur Abdul Jabbar Al Sayegh et l’homme d’affaires émirati Hussain J. Al-Nowais, ont annoncé au chef de l’État, il y a quelques semaines, des projets d’investissement. Le premier souhaite investir dans les domaines de l’or et de l’agriculture et le second a annoncé le démarrage prochain d’un projet énergétique au Mali. La ministre espagnole des Affaires étrangères et de l’Union européenne, Arancha Gonzalez Laya, en visite à Bamako, a assuré au président Bah N’Daw, la reprise des activités du Programme de coopération espagnole au Mali et le démarrage imminent des échanges sur le Programme 2022-2025 qui sera doté d’une enveloppe de plus de 60 milliards de Fcfa. La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, dont l’instituion avait suspendu le Mali, en visite à Bamako, a annoncé aux autorités, l’intention de l’OIF de soutenir le Mali au cours de la Transition et au-delà, avec une feuille de route centrée sur les priorités. Le soutien de l’Égypte, du Sénégal et du Réseau Aga Khan pour le développement reste constant. Leurs ambassadeurs et représentant l’ont exprimé au président de la Transition au cours des audiences qu’il leur a accordées. VISITES – Le Premier ministre Moctar Ouane a lui, aussi, reçu plusieurs partenaires venus exprimer leur accompagnement au Mali, notamment le ministre de la Défense nationale de la Mauritanie, Hanana Ould Sidi, et l’Envoyée spéciale de la Suisse pour le Sahel, Dr Marion Weichelt Krupski, avec lesquels, M. Ouane a discuté de la consolidation de la coopération entre leurs pays et le Mali. Emanuela Claudia Del Re est venue explorer les voies et moyens de renforcer les relations entre Bamako et Rome et annoncer l’ouverture prochaine de la mission diplomatique de l’Italie au Mali. Au cours de la visite du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, cinq conventions ont été signées avec le Mali pour un montant global de plus de 92 milliards de Fcfa. Le Qatar, aussi, s’est dit prêt à soutenir les autorités de la Transition et à renforcer sa coopération avec le Mali. L’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) entendent reprendre leurs activités d’accompagnement. De même que l’Algérie. Ces annonces ont été faites au Premier ministre par leurs représentants et ambassadeurs au Mali. Le président de la Transition a effectué des visites d’amitié et de travail au Ghana, au Togo, au Sénégal et en Guinée-Bissau. Ensuite en Côte d’Ivoire, au Niger et en Guinée. Partout, il a été question du raffermissement des liens de coopération et d’amitié avec ces pays et de leur soutien à la Transition. De son côté, le vice-président, le colonel Assimi Goïta, a effectué des visites au Togo, au Niger et au Ghana. Au Togo, il a évoqué avec le président Faure Gnassingbé l’appui au Groupe de soutien de la Transition au Mali (GST-Mali) et les questions de paix et de sécurité dans la sous-région. Au Niger, le colonel Goïta était porteur d’un message de condoléances du président Bah N’Daw à son homologue Issoufou Mahamadou, après l’attaque terroriste ayant coûté la vie à une centaine de civils nigériens. Enfin, au Ghana, il a pris part à l’investiture du président Nana Akufo-Addo. Avant de rencontrer les présidents Alassane Ouattara, Macky Sall, Alpha Condé et le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. Les échanges ont porté, essentiellement, sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme dans le Sahel ainsi que l’accompagnement de l’organisation continentale pour la réussite de la Transition. Pour sa part, le Premier ministre Moctar Ouane s’est rendu à Ouagadougou, au Burkina Faso pour prendre part à l’investiture du président Roch Marc Christian Kaboré, réélu pour un second mandat. Au cours de son séjour, les deux hautes personnalités ont exploré les voies et moyens de consolider les relations de coopération entre les deux capitales. Il y a quelques semaines, les partenaires du Mali ont formalisé leur accompagnement à notre pays par la création du Groupe de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali). Co-présidé par l’UA, les Nations unies et la CEDEAO, ce groupe se donne comme mission d’accompagner le Mali dans la mise en œuvre de la Charte et de la feuille de route de la Transition. DD (AMAP)

Spécial 100 jours de la Transition : Succès franco-sahélien contre le terrorisme

Par Oumar DIAKITÉ Bamako, 21 Janv (AMAP) Les événements de triste mémoire comme les attaques contre les FAMa à Dioura, Tarkint, Boulkessi, Indelimane ont marqué les esprits dans un passé récent. Désormais, la tendance est inversée. Les groupes terroristes subissent, régulièrement, des revers face à nos soldats, efficacement épaulés par leurs partenaires de Barkhane et du G5 Sahel. Dès leur arrivée aux affaires, les autorités de la Transition se sont engagées dans la voie de redynamisation de la coopération sécuritaire afin de lutter efficacement contre le terrorisme. Fin novembre dernier, le vice-président, le colonel Assimi Goïta, et l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Mali, Dennis B. Hankins, ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération dans le domaine sécuritaire. En cette occasion, le diplomate américain a affirmé que les États-Unis voient le Mali comme un partenaire dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Il a relevé que c’est grâce à l’implication du gouvernement malien dans une opération qu’un otage américain a été libéré au Niger. Parallèlement, la ministre française des Armées, Mme Florence Parly, est venue à Bamako réaffirmer le soutien de son pays aux autorités de la Transition dans la lutte contre le terrorisme au Mali et au Sahel. Les observateurs ont vu en cette visite un signal fort de l’importance du dossier Mali pour Paris. Aussi, il fallait rassurer les pays frontaliers de l’engagement malien contre le fléau. C’est ainsi que le vice-président, le colonel Assimi Goïta, en déplacement au Ghana, en début janvier, s’est entretenu sur la question de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel avec les présidents ivoirien, Alassane Ouattara et sénégalais, Macky Sall, en plus du président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat. Il s’est rendu à Conakry, en Guinée, pour également discuter des mêmes sujets avec le président Alpha Condé. RENFORCEMENT DE CAPACITES – Preuve que la sécurité est une priorité absolue, la question est en tête de liste sur la feuille de route de la Transition. Le renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national s’accompagne du renforcement de capacités des troupes en matière d’équipements. C’est dans ce cadre que fin novembre, les autorités de Transition ont remis plus de 200 véhicules tout terrain et un lot important d’armes individuelles et collectives aux Forces armées maliennes (FAMa). Les partenaires ont emboîté le pas. À travers le Programme d’appui au renforcement de la sécurité (PARSEC), l’Union européenne (UE) a offert cinq lots d’équipements et de matériels d’un montant d’environ 2 milliards de Fcfa à la gendarmerie nationale. Recemment, les autorités militaires ont acquis un nouvel hélicoptère de combat de type Mi-35M immatriculé TZ-12H auprès du partenaire russe. Cet appareil vient s’ajouter à une flotte en constante augmentation. Les nouveaux équipements appuient la montée en puissance de notre armée pour réaliser des succès tactiques avec les forces partenaires. C’est ainsi que les troupes françaises ont éliminé, au cours du mois de novembre dernier, le colonel déserteur de l’Armée malienne et redoutable chef de guerre des groupes terroristes, Bamoussa Diarra. Auparavant, les Forces armées maliennes et nigériennes ainsi que la Force Barkhane, engagées dans une opération conjointe de reconnaissance, de contrôle et de ratissage, entamée le 10 octobre 2020, ont saisi de nombreuses ressources logistiques, des motos, de l’armement, des futs d’essence, des téléphones portables, des cartes SIM et gilets de combat dans le Liptako. Au-delà de la coalition franco-sahélienne, l’Armée malienne enregistre des succès avec moins de pertes dans ses rangs. En cas d’embuscades ou attaques de poste de sécurité, l’aviation militaire malienne intervient, très généralement, pour appuyer les forces terrestres. Elle est intervenue à la mi-octobre lorsque le poste militaire de Sokoura, dans le Cercle de Bankass (Région de Mopti, Centre) a été attaqué. Tout comme lorsqu’un convoi des FAMa a été attaqué par des Groupes armés terroristes (GAT) entre Dinangourou et Mondoro, dans la même région. A chaque, fois les militaires maliens ont riposté vigoureusement. Ils ont ainsi neutralisé des dizaines d’assaillants. Après quelques semaines d’occupation de Farabougou, les forces spéciales de l’Armée malienne sont intervenues pour libérer les villageois du joug des terroristes. Pour le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, les campagnes de désinformation systématiquement orchestrées à la suite des succès tactiques engrangés par les FAMa et leurs partenaires, loin de distraire de la mission, ne font que les conforter dans leur conviction que la victoire est à bout de l’effort. OD/MD (AMAP)

Koro : Un véhicule blindé de l’Armée malienne heurte une mine et fait cinq blessés (Source locale)

Koro, 21 Janv (AMAP) Un véhicule blindé des Forces armées maliennes (FAMa), a heurté un engin explosif improvisé (EEI), jeudi, dans l’après-midi, blessant cinq militaires, a appris l’AMAP de source locale. La mission de jonction de la Compagnie d’intervention rapide (CIR), basée à Koro (Centre), a été la cible d’une attaque terroriste lorsque le véhicule blindé, de retour de Tonou, dans la Commune de Dinangourou, à l’Est du cercle de Koro, a sauté sur l’engin explosif, entre Tonou et Waradaiga (Commune de Dioungani). Le véhicule a été endommagé. Les blessés ont été évacués, par un hélicoptère des FAMa, sur Sévaré. Le tronçon Koro-Dinangourou est la route la plus dangereuse du cercle de Koro à cause des attaques à l’EEI et des embuscades contre les FAMa mais, aussi, contre les véhicules civils qui ont été la cible de plus de quinze attaques à l’EEI, en quatre ans de crise sécuritaire. Le trafic routier pour les véhicules civils sur ce tronçon est à l’arrêt, depuis plus de trois ans. MN/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 17 nouveaux cas enregistrés mercredi

Bamako, 21 janvier (AMAP) Dix-sept (17) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés mardi au Mali, portant le nombre total de contamination à 7897 cas dont 5658 guérisons et 318 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent ces nouvelles contaminations ont été enregistrées dans les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) qui déclare par ailleurs que 1383 personnes contact font l’objet d’un suivi quotidien, invite les populations au calme et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)  

Spécial 100 jours de la Transition : Sur de bons rails

Par Massa SIDIBÉ Bamako, 21 Janv (AMAP) Le bureau du Conseil national de transition (CNT) est complet depuis le 31 décembre 2020. La composition des commissions générales de l’organe législatif de la Transition est connue. Ces évolutions dans la mise en place effective du CNT ont fait renaître l’espoir que le processus de transition est sur de bons rails et que les missions fixées pour la durée de 18 mois pourront être exécutées à la satisfaction de l’ensemble de nos compatriotes. Les Maliens sont d’autant plus fondés à se réjouir de cette significative évolution qu’ils sont déjà éprouvés par les conséquences de la crise. Symbole supplémentaire pour eux d’un retour progressif à la normale, nos compatriotes étaient donc heureux d’assister à la mise en place du dernier organe de la transition. L’installation du CNT complète ainsi l’architecture des organes de la Transition après l’entrée en fonction du président, du vice-président, la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement. Choisi par un collège mis en place par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) le lundi 21 septembre 2020 comme président, c’est quatre jours après, le vendredi 25 que le colonel-major à la retraite Bah N’Daw a prêté serment devant la Cour suprême au Centre international de conférences de Bamako. Désigné, par le même procédé, vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, jusque-là premier responsable du CNSP, s’est prêté, le même jour à cet exercice. Issue des journées de concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre 2020, la Charte énonce que le président de la Transition remplit les fonctions de chef de l’État. Il veille au respect de la Constitution et de la Charte de la transition. Ses pouvoirs et prérogatives sont définis dans cette Charte et la Constitution du 25 février 1992. Son mandat prend fin après l’investiture du président issu de l’élection présidentielle. Le président de la Transition est secondé par un vice-président également désigné suivant les mêmes conditions que ce dernier. Le vice-président est chargé des questions de défense et de sécurité. Signe de la volonté de permettre à la Transition d’atteindre rapidement sa vitesse de croisière, deux jours après son entrée en fonction, le chef de l’État a nommé, le dimanche 27 septembre, Moctar Ouane au poste de Premier ministre. Ce dernier va diriger un autre organe de la Transition qui exerce les prérogatives définies par la Charte et la Constitution du 25 février 1992. Prenant la juste mesure de l’urgence de la situation, le gouvernement de 25 membres formé par l’ancien ministre des Affaires étrangères le 5 octobre n’a pas tardé pas à faire face aux priorités. Contenus dans la lettre d’orientation du chef de l’État, ces chantiers tournent essentiellement autour de l’organisation des élections référendaire, présidentielle et législatives, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, la lutte contre la corruption. D’autres dossiers importants comme la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la conduite des réformes institutionnelles et politiques sont sur la table du gouvernement. Autant de challenges dont la réussite est aussi liée à l’opérationnalisation d’un instrument de contrôle des actions de l’exécutif. AVANCEES – D’où la nécessité de mettre en place le CNT dont l’une des missions consistera à veiller à l’orientation, au contrôle et au suivi-évaluation de la feuille de route de la Transition. Au demeurant, la signature le 9 novembre par le président Bah N’Daw des décrets fixant les modalités de désignation des membres du CNT et la clé de répartition du même organe augurait d’une mise en route du processus de transition. Réunis en séance inaugurale le samedi 5 décembre au CICB, les membres du CNT plébiscitent le colonel Malick Diaw, un autre ponte du CNSP, pour diriger l’organe. Les bonds en avant dans le processus de transition ont amené le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la crise malienne, en visite dans notre pays la semaine dernière, à conclure sa mission sur une note globalement positive. La mission conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, à l’issue des différentes rencontres, a enregistré des avancées relatives à la mise en place des organes de la Transition et la nomination de tous les responsables de ces différents organes, à savoir le président, le vice-président, le Premier ministre et le président du Conseil national de la Transition. Elle a, également, pris note des efforts que le gouvernement déploie sur le plan sécuritaire malgré les défis importants qui restent à relever. En outre, la mission de la CEDEAO a encouragé le gouvernement à finaliser et communiquer sur une feuille de route, assortie d’un plan d’actions indiquant les différentes activités à réaliser tout en étant respectueux de la période de Transition fixée à 18 mois. Malgré ce satisfecit, l’organisation communautaire veille à ce que le processus arrive à son terme sans accrocs. Ainsi, elle a insisté sur la nécessité de renforcer les concertations à travers un dialogue ouvert à l’ensemble des parties prenantes pour assurer un processus de transition inclusif. Cela permettra une plus grande appropriation interne des différentes décisions relatives à la Transition, en particulier l’élaboration des textes fondamentaux. Le processus devant déboucher sur des élections crédibles et transparentes, l’équipe de Goodluck Jonathan a encouragé les autorités à prendre en compte, dans la mesure du possible, les résolutions et recommandations issues du Dialogue national inclusif, notamment en matière de gestion des élections. Concernant le front social, la délégation a invité les autorités de la Transition et les acteurs sociaux au dialogue, afin d’arriver à des solutions qui préservent les intérêts du Mali. Par ailleurs, la mission s’est inquiétée des interpellations récentes liées à une tentative présumée de déstabilisation et d’atteinte à la sureté de l’État. Elle a invité au respect des procédures légales en vigueur en toute transparence, dans le respect des droits humains. Les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation sous régionale, se réuniront en sommet, prévu le 23 janvier, afin de donner des indications qui devront conforter les acquis afin que

Spécial 100 jours de la Transition : En dépit des vents contraires

Par B. TOURÉ Les écueils ne manquent pas sur le chemin de la Transition. En dépit des vents contraires, nous sommes condamnés à avancer, même s’il faut ramer. La crise sanitaire persiste, et ses effets maintiennent l’activité économique dans le marasme. De quoi accentuer les difficultés financières de l’État. Le front social, bien qu’en sommeil depuis quelque temps, pourrait entrer de nouveau en ébullition si la conférence sociale annoncée ne se tenait pas dans un bref délai. Inutile de s’étendre longuement sur les conséquences d’une nouvelle poussée de fièvre sur le front social. Ce n’est pas tout au chapitre des défis. Les professionnels de l’agitation ont repris du service en surfant sur le marronnier de la défiance contre la France. Le départ des troupes françaises est présenté comme la solution à tous les maux de notre pays. Le problème est que ceux qui ont fait de l’activisme un métier sont doués pour provoquer des sauts dans l’inconnu mais à l’heure de poser des actes constructifs, ils sont aux abonnés absents. Quelle alternative proposent les frondeurs au départ de la Force française Barkhane ? Mystère ! Quand il y a le flou, il y a toujours un loup. La seule perspective perceptible est l’affaiblissement des forces militaires qui font face actuellement aux groupes terroristes. Les capacités militaires des Français contraignent les forces du mal à la guerre asymétrique. En l’absence de cette adversité, elles auront le loisir d’opérer des attaques massives contre les positions de nos soldats. Les conséquences sont aisément prévisibles. Le timing du regain d’intensité de la fronde contre la présence militaire sur notre sol de l’ex-puissance coloniale interroge. Il intervient au moment où les troupes maliennes et françaises semblent avoir trouvé enfin la bonne articulation pour attaquer ensemble les repaires des groupes terroristes. Ces derniers n’ont apparemment plus les capacités de planifier et de mener à bien les assauts meurtriers comme ce fut le cas à Dioura, Boulkessi, Indelimane, etc. En difficulté face aux militaires, les guerroyeurs applaudissent des deux mains la bronca anti-française dans les rues de Bamako et sur les réseaux sociaux. Le défi pour les dirigeants de la Transition est de déminer rapidement le piège du sentiment anti-français prétendument partagé par la majorité des Maliens. Ils y parviendront en cultivant davantage l’inclusivité à laquelle la CEDEAO les exhorte vivement. Le président Bah N’Daw s’est fait l’écho de ce besoin de rassemblement autour des objectifs de la Transition dans son allocution à l’occasion de la fête de l’Armée. Il a invité le gouvernement à s’ouvrir à toutes les forces vives. En tant que capitaine, il lui revient de fixer le cap. Par gros temps, le capitaine est amené à tenir la barre du navire pour faire face aux tumultes de la tempête.