14è édition d’Oxyjeunes à Ségou : Sous le signe de la lutte contre la covid-19

Ségou, 30 sept (AMAP) Depuis lundi, Ségou, la Cité des balanzans, vit au rythme de la 14è édition d’Oxyjeunes, sous le thème : «Covid-19 et droits de l’enfant : Quelle contribution des enfants à la promotion de l’éducation, de la santé, de la protection et de la nutrition en situation de pandémie?». Ce thème souligne la nécessité d’agir et de plaider en faveur des droits de l’enfant, en cette période de pandémie afin de favoriser leur épanouissement. Organisé par l’Unicef en collaboration avec l’Union des radiodiffusions et télévisions libres du Mali (URTEL), l’Association pour la promotion des jeunes et enfants communicants du Mali (APJEC), l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le ministère de la Jeunesse et des Sports, cet événement vise à renforcer les connaissances des enfants sur la Convention relative à leurs droits, à disséminer le nouveau programme pays Unicef-Mali 2020-2024 et à prévenir la Covid-19 tout en adoptant les gestes barrières. En outre, ces assises permettront aux enfants de produire des contenus multimédias (reportage photos, vidéos et une publication pour les réseaux sociaux) de façon théorique et pratique. Des reporters et encadreurs seront outillés sur le journalisme sensible au genre et le reportage sur les enfants. Comme lors de chacune des éditions précédentes, celle de 2020 ne dérogera pas à la règle et va jeter les bases de la participation des enfants à la commémoration des 60 ans de coopération entre notre pays et l’Unicef. La cérémonie de lancement était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de Ségou, Siné Dembélé. C’était en présence du représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Ismaël Maïga, du président du Parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara, et du président de l’URTEL, Bandiougou Danté. Cet espace de rencontre, Oxyjeunes, a soutenu le président du Parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara, a non seulement permis d’outiller de nombreux enfants et jeunes venant des quatre coins du Mali sur leurs droits mais, aussi, leur appropriation des médias qui constituent des outils efficaces de sensibilisation. «Dans un contexte de forte insécurité, les enfants ont été victimes d’abus et de violence, d’exploitation sexuelle ou économique, de trafics, de mariages d’enfants et beaucoup ont été séparés, de force, de leur famille ou recrutés dans les groupes armés», a souligné le président du parlement des enfants, avant d’ajouter qu’à ce tableau peu reluisant, vient s’ajouter la Covid-19 avec des conséquences désastreuses pour les enfants déplacés. Convaincu du rôle de ses camarades dans le développement de notre Nation, Nouhoum Chérif Haïdara a invité chacun d’entre eux à se mobiliser afin de jouer un rôle critique dans la lutte contre cette pandémie et bien d’autres maux qui fragilisent le respect des droits des enfants. Le représentant de l’Unicef, pour sa part, a dit que le thème de cette édition est assez évocateur en ce sens qu’il met en vitrine la contribution des enfants eux-mêmes à l’approfondissement des voies et moyens de prévenir la pandémie de la Covid-19. «Cette riposte nous interpelle face à la situation de milliers d’enfants anonymes, victimes d’une forme de restriction de mouvements liée à la pandémie», a indiqué Ismaël Maïga. D’après lui, en matière d’éducation, toute une génération d’enfants a subi une interruption des enseignements. Pour étayer ses propos, le représentant de l’Unicef a précisé que les fermetures d’écoles ont perturbé la scolarité de plus de 2 millions d’élèves âgés de 5 à 17 ans. Ces différentes fermetures, selon lui, ont prouvé que les élèves, en particulier, les filles, qui sont déscolarisées pendant de longues périodes, ont peu de chance de retourner en classe, une fois les écoles rouvertes. « Devant cette situation, il est impérieux, a poursuivi Ismaël Maïga, de mettre l’accent sur des politiques et stratégies permettant aux familles d’accéder à des services vitaux de santé, de nutrition et d’éducation ». La Région de Ségou (Centre) compte une forte concentration de personnes déplacées en raison de l’insécurité au centre du pays. Plus de 420 vivent sur les sites de Zogofina et Bougounina. Pour le représentant de l’Unicef, les enfants qui traversent déjà des crises humanitaires ne doivent pas non plus être oubliés dans la riposte contre cette pandémie. MS/MD (AMAP)

Cours mondiaux de l’or : Les profits pour l’Economie malienne

Par Cheick Moctar TRAORE Bamako, 30 sept (AMAP) Le prix de l’or poursuit sa courbe ascendante, malgré de légères fluctuations. De 1.624,45 dollars l’once, en avril 2020, le cours a atteint une hausse historique, le 27 juillet, avec 1.944,71 dollars l’once. Soit plus de 67.000 euros le kilo. Il a continué sa progression pour atteindre 2030,30 dollars en août. Le lundi 28 septembre, la bourse a ouvert à 1850,950 dollars. La veille, elle avait clôturé à 1870,050 dollars. Troisième producteur d’or en Afrique, le Mali devrait profiter de cette hausse historique du prix du métal jaune. La hausse du prix de l’or sur le marché international entraîne une augmentation des redevances payées à l’Etat. Il permet aussi d’améliorer les performances en termes d’exportation et de renforcer les comptes extérieurs. «Lorsque le prix de l’or augmente, nous payons plus de redevance à l’Etat et faisons plus de bénéfices», confirment plusieurs responsables de sociétés minières, contactés à cet effet. Interrogés, des experts du bureau de la Banque mondiale au Mali abondent dans le même sens. Selon eux, la hausse du prix de l’or profite à l’économie malienne à travers plusieurs canaux de transmission. « En 2018, le produit représentait 75% des exportations du pays, contribuant à hauteur de plus de 25% aux ressources budgétaires de l’État », illustrent-ils. « L’appréciation des cours internationaux de l’or permet, ainsi, au Mali d’améliorer ses performances en termes d’exportation, de renforcer les comptes extérieurs et la situation budgétaire », expliquent des économistes de la Banque mondiale. Selon eux, l’impact se fera sentir, aussi, sur la vie des 11.000 salariés formels travaillant dans le secteur et les millions de personnes qu’il fait vivre, y compris environ 500.000 orpailleurs (données de la Chambre des mines du Mali). L’IMPACT DU FCFA – Toutefois, à en croire certains, une bonne partie de ce que le Mali devrait gagner est diluée par la «mauvaise» appréciation du Franc CFA par rapport au dollar, du fait de son arrimage à une monnaie forte (l’Euro). «Les exportations d’or non monétaire se sont accrues de 212,639 milliards de Fcfa (ou 18,1%), en 2018, en atteignant 1.388,358 milliards de Fcfa, en raison de la forte hausse du volume exporté, atténuée par le léger repli du cours sur le marché international (en Fcfa). En effet, l’appréciation du Fcfa par rapport au dollar a conduit à une baisse du prix moyen de vente obtenu par le secteur, qui est ressorti à 21.037,8 Fcfa/g, en 2018, après 21.485,5 Fcfa/g pour les sociétés industrielles, soit 2,1% de diminution par rapport à 2017», constatent les «Comptes publics» publiés sur le site de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Contacté, l’économiste Cheickna Bounadjim Cissé explique : «1 $ = 600 Fcfa à la date N ; 1 $ = 550 Fcfa à la date N+1. Entre ces dates, le franc CFA s’est apprécié. Ainsi, à chaque fois que le Mali vend à l’étranger pour 1 dollar, il perd l’équivalent de 50 Fcfa de valeur de produit». « C’est pour cette raison que le régime de change fixe (la situation actuelle) pénalise nos exportations et favorise nos importations. En effet, la moto Djakarta qui coûte 1.000 $ à l’achat avait une contrevaleur (c/v) de 600.000 Fcfa à la date N, contre 550.000 Fcfa à N+1 », explique l’économiste. Oumar Bouaré est un ancien fonctionnaire international à la retraite. «Tu prends ton or et le donne à quelqu’un qui fait du business avec. Tu ne peux pas en profiter», schématise le directeur générale du Centre de recherche en sciences économiques et sociales. « A cause des accords monétaires avec la France, nos réserves d’or et de devises sont déposées au Trésor français, depuis les années 1945 », rappelle M. Bouaré. Il ajoute que la France profite de ces ressources, en les injectant sur le marché financier international. « Opération grâce à laquelle, l’Hexagone perçoit des intérêts. Ces intérêts que perçoit le gouvernement français pourraient aider au développement de notre pays », estime l’économiste. Un autre obstacle a trait au mécanisme de vente de l’or malien. Selon les techniciens de la Banque mondiale, le Mali est tributaire de la fluctuation du prix de l’or sur les marchés internationaux et est, ainsi, à la merci d’une éventuelle chute des prix. D’où l’avantage, selon eux, des contrats de vente à terme (vendre à l’avance à un prix fixe) dont l’objectif est de se protéger des fluctuations des prix. «Elle permet, ainsi, de s’assurer contre des mouvements de prix défavorables», expliquent-ils. Le problème avec la vente à terme est qu’on ne gagne pas à tous les coups. «Aujourd’hui, tous ceux ce qui ont vendu à termes perdent les bénéfices du prix actuel », notent des responsables de sociétés minières. Par exemple, quelqu’un qui vend à terme sa production de 2020 à 1.500 dollars, alors que le prix réel du marché est de 1.900 dollars aujourd’hui. Il aura un manque à gagner de prêt de 400 dollars. L’effet contraire pourrait également se produire», illustrent-ils, précisant que la vente à terme n’est plus courante au Mali. Selon eux, les mines vendent au taux du jour de l’expédition sur la bourse financière. Néanmoins, des réformes sont nécessaires pour améliorer l’impact de la production de l’or sur l’Economie du Mali. Tel est l’objectif du Projet de gouvernance du secteur minier, un financement de la Banque mondiale. Il est axé entre autres, sur la création d’un environnement (juridique, fiscal, financier et technique) propice à l’investissement en vue de l’expansion des opérations actuelles, en attirant de nouveaux Investissements directs étrangers (IDE) dans l’exploration et l‘exploitation. Ce projet vise, aussi, la mise en place d’un incubateur pour accroitre la part des PME/PMI locales dans le tissu minier malien. Il prévoit, également, l’accroissement de la transparence globale dans la gestion du secteur minier au Mali, à travers la mise en place d’un mécanisme de contrôle citoyen au niveau national et local. CMT/MD (AMAP)

Goundam (Nord) : L’insécurité persiste

Goundam, 29 sept (AMAP) Des bandits armés se sont attaqués, il y a quelques jours, à des jeunes cultivateurs qui se rendaient dans leur champs, au Lac Télé, a appris l’AMAP auprès de témoins sur place. En dépit des efforts de sensibilisation menés par les autorités administratives et politiques, à travers des caravanes de paix et de cohésion sociale, des individus armés continuent de semer la terreur dans cette partie du Nord du Mali. Ils n’hésitent pas à tirer sur toute personne qui ne se soumet pas à leur désir. Depuis trois dimanches d’affilé, les cultivateurs de la ville de Goundam (Nord) sont mobilisés pour sauver leurs cultures dans le Lac Télé face à la crue du marigot de la localité. Ils doivent renforcer la digue de protection des cultures longue de quinze kilomètres. Jeunes et vieux, munis de pioches, de sacs plastiques pour le transport de la terre, convergent, tous les dimanches, vers le Lac Télé pour des travaux d’intérêt commun. C’est au cours de leur rassemblement, à la sortie de la ville, vers le côté nord, qu’un groupe d’hommes a surgi de nulle part, dans le but de les attaquer et, éventuellement, voler leurs biens, notamment des motos. Propriétaire d’une moto, Ibrahim Mahamane, s’est accroché à son engin. Il a été copieusement battu par les malfrats. Ces derniers ont fait des tirs de sommation pour se frayer un passage après avoir dépouillé certains de leurs biens. Alertées par des jeunes, les forces de sécurité se sont mises à la recherche de ces braqueurs qui coupent le sommeil, en ce moment, aux paisibles populations. Des jeunes se sont engagés pour aider les porteurs d’uniforme dans cette noble mission. AAT/MD (AMAP)  

Liste des Premiers  ministres du Mali

1-Modibo Keïta (1960-1965) 2-Yoro Diakité (1968-1969) 3-Mamadou Dembélé (1986-1988) 4-Soumana Sako (1991-1992) 5-Younoussi Touré (1992-1993) 6-Abdoulaye Sékou Sow (1993-1994) 7-Ibrahim Boubacar Keïta (1994-2000) 8-Mandé Sidibé (2000-2002) 9-Modibo Keïta (18 mars-09 juin 2002) 10-Ahmed Mohamed Ag Hamani (2002-2004) 11-Ousmane Issoufi Maïga (2004-2007) 12-Modibo Sidibé (2007-2011) 13-Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé (2011-2012) 14-Cheick Modibo Diarra (17 avril-11 décembre 2012) 15-Diango Cissoko (2012-2013) 16-Oumar Tatam Ly (2013-2014) 17-Moussa Mara (2014-2015) 18-Modibo Keïta (2015-2017) 19-Abdoulaye Idrissa Maïga (10 avril-31 décembre 2017) 20-Soumeylou Boubèye Maïga (2017-2019) 21-Boubou Cissé (2019-2020) 22-Moctar Ouane (depuis le 27 septembre 2020)

Calendrier scolaire : Les grandes vacances fixées du lundi 14 décembre 2020 au dimanche 03 janvier 2021

Bamako, 29 sept (AMAP) Les grandes vacances 2019-2020 sont fixées du lundi 14 décembre 2020 au dimanche 03 janvier 2021 et la reprise des cours, au compte de l’année scolaire 2020-2021, au 04 janvier 2021, selon le calendrier scolaire, a appris l’AMAP de source officielle. Un communiqué du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique indique que les établissements de l’Education préscolaire et spéciale, de l’enseignement fondamentale, de l’enseignement secondaire général, de l’enseignement technique et professionnel et de l’enseignement national seront en vacances en fin d’année scolaire 2019-2020 pour une période de moins d’un mois. C’est-à-dire, du 14 décembre 2020 au 03 janvier 2021 pour reprendre les cours, comptant de la nouvelle année scolaire, le lundi 04 janvier 2021. OD/MD (AMAP)

Mali : Le président Bah N’Daw reçoit l’ambassadeur de France pour discuter coopération

Bamako, 29 sept (AMAP) Le chef de l’État, Bah N’Daw, a reçu en audience, mardi, l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, avec au centre des échanges, la coopération entre le Mali et la France, annonce la présidence de la Transition. La rencontre, qui s’est déroulée en présence du vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goita, a été l’occasion pour l’ambassadeur de France “de réaffirmer la volonté de la France et des plus hautes autorités françaises à accompagner le Mali dans ce moment crucial pour son histoire et pour son avenir », a affirmé l’ambassadeur Meyer, à sa sortie d’audience. C’était, aussi, une opportunité pour féliciter le Chef de l’Etat, Bah N’Daw pour sa nomination. “Il était important que nous ayons cette première audience aussi vite”, a dit M. Meyer, cité par la présidence « Nous sommes confiants dans l’avenir du pays, nous sommes confiants dans la mise en place, dans la réalisation d’une transition civile qui sera une réussite et qui va s’atteler à des tâches essentielles pour l’avenir du pays », a poursuivi le diplomate francais. Il a indiqué que le partenariat militaire et sécuritaire entre les deux pays va se poursuivre et se renforcer. « J’ai fait part de la volonté de la France d’accompagner la Transition que ce soit en matière de développement, en matière d’appui au retour de l’État malien dans les Régions au Centre ou au Nord où, petit à petit, ces régions sont sécurisées », a t-il déclaré. « Nous avons échangé, évidemment, sur les grands engagements internationaux du Mali qui sont, aussi, des engagements nationaux, de la lutte contre l’impunité, de la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Là, aussi, la France et la communauté internationale sont prêtes pour accompagner le Mali », a conclu Joël Meyer. MD (AMAP)

Gouvernement : Missions, attributions et organisation

Par Massa SIDIBE Bamako, 29 sept (AMAP) Classé au rang de deuxième institution de la République, dans la Constitution du 25 février 1992, le gouvernement est dirigé par un Premier ministre soutenu par un cabinet. La nomination dimanche de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Moctar Ouane, comme Premier ministre de la Transition vient donner un visage complet à l’exécutif devant conduire les destinées du Mali, pendant les 18 prochains mois. Aussi, la Charte de la transition énonce-t-elle que le gouvernement que dirigera ce diplomate chevronné sera constitué de 25 membres au plus. Les membres de ce gouvernement ne sont pas éligibles aux élections présidentielle et législatives qui seront organisées à la fin de la Transition. Les six axes retenus dans la feuille de route de la transition à l’issue des travaux de la concertation nationale de septembre donnent une idée claire de ce qui est attendu de l’équipe gouvernementale qui s’installe. De fait, l’essentiel des attentes des Maliens se résume au rétablissement et au renforcement de la défense et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, à la promotion de la bonne gouvernance, à la refondation du système éducatif. Sans oublier les réformes politiques et institutionnelles, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale et l’organisation des élections générales. Avant que ne soit dévoilée la liste du nouvel attelage, les lignes ci-dessous détaillent les attributions du gouvernement, telles que prévues par la Constitution du 25 février 1992. Selon cette Constitution, le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation et dispose de l’administration et de la Force armée. L’article 54 de la Constitution énonce que le gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 78 et 79. LE PREMIER MINISTRE Le Premier ministre est le chef du gouvernement, à ce titre, il dirige et coordonne l’action gouvernementale. Il assure l’exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 46, il exerce le pouvoir réglementaire. Il est responsable de l’exécution de la politique de défense nationale. Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres. Le Premier ministre supplée, le cas échéant, le président de la République à la présidence du Conseil et du Comité prévu à l’article 44 de la Constitution. Aussi, il le supplée pour la présidence du Conseil des ministres, en vertu d’une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé. Les actes du Premier ministre sont contresignés, le cas échéant, par les ministres chargés de leur exécution. Avant d’entrer en fonction, le Premier ministre et les ministres doivent remettre au président de la Cour suprême la déclaration écrite de leurs biens. Cette déclaration fait l’objet d’une mise à jour annuelle. Précision de taille : l’article 58 de la Constitution dispose que les fonctions de membres du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à l’échelle nationale ou locale, de tout emploi public ou de toute activité professionnelle et lucrative. Une loi organique fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tel mandat, fonctions ou emplois. Le remplacement des membres du Parlement appelés au gouvernement a lieu conformément aux dispositions de l’article 63. LE CABINET DU PREMIER MINISTRE Le décret n° 2020-0102/PM-RM du 20 février 2020 fixant l’organisation du cabinet du Premier ministre apporte davantage de précisions. Selon ce texte, le cabinet du Premier ministre comprend le directeur de cabinet, le directeur de cabinet adjoint, le chef de cabinet, le chef de cabinet adjoint, des conseillers techniques, des chargés de mission, des chargés du protocole. Il y a aussi l’aide de camp du Premier ministre, le secrétaire particulier du Premier ministre, le chargé du parc automobile, le médecin personnel du Premier ministre, des attachés de cabinet, l’intendant. En outre, le cabinet comprend le bureau opérationnel de suivi ainsi que le service du courrier et de la documentation. Le cabinet est chargé d’assister le Premier ministre dans l’exercice de ses fonctions de direction et de coordination de l’action gouvernementale, d’exécution des lois et d’exécution de la politique de défense nationale. à ce titre, il est chargé de suivre les relations du Premier ministre avec les institutions de la République et les autorités indépendantes ; de suivre l’exécution des instructions du président de la République et du Premier ministre par les membres du gouvernement ; de suivre la mise en œuvre de la Déclaration de politique générale du Premier ministre par les membres du gouvernement. Le cabinet doit aussi préparer les arbitrages et décisions du Premier ministre et suivre les relations du Premier ministre avec la classe politique, la société civile, les confessions religieuses et les partenaires… Il est mis à la disposition du Premier ministre tous autres services nécessaires à l’exercice de ses fonctions. Il peut également, en cas de besoin, créer par décret des services propres. LE DIRECTEUR DE CABINET La coordination, le contrôle et le suivi des activités du cabinet et des services du Premier ministre sont assurés par le directeur de cabinet, sauf disposition légale contraire. Les membres du cabinet sont nommés par décret du Premier ministre. Ce n’est pas tout : le décret sus mentionné précise que sous l’autorité du Premier ministre, le directeur de cabinet est notamment chargé d’assurer le suivi de la gestion administrative et financière des services du Premier ministre ; d’assurer le suivi des activités des services du Premier ministre ; d’élaborer le programme et le rapport annuel d’activités du cabinet. Le directeur de cabinet a rang, prérogatives et avantages de ministre. Il est choisi parmi les fonctionnaires civils de la catégorie A, les magistrats et les officiers généraux des Forces armées et de sécurité dans les grades les plus élevés ou ayant au moins dix années de service dans leurs corps respectifs. Le directeur de cabinet adjoint assiste le directeur de cabinet dans l’exercice de ses attributions et le remplace en cas d’absence ou d’empêchement. Il est choisi parmi les fonctionnaires de la catégorie A, les magistrats et les officiers supérieurs des Forces armées et de sécurité dans les

Mali : Le président de la Transition reçoit le Premier ministre pour échanger sur les dossiers prioritaires

Bamako, 28 sept (AMAP) Le nouveau Premier ministre, Moctar Ouane, a été reçu, lundi, en audience à la Villa des Hôtes, par le President de la Transition, bah N’Daw, qui avait à ses côtés le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Cette première rencontre entre les trois personnalités, depuis la désignation et l’installation des autorités de la Transition, est une prise de contact pour échanger sur les actions prioritaires de la transition. A sa sortie d’audience, le nouveau chef de l’Exécutif a expliqué que l’entrevue a consisté en un échange général d’informations en vue d’une prise en charge efficiente des questions prioritaires, de manière à avancer très vite dans la Transition. Parlant des priorités, Moctar Ouane a fait allusion à celles consignées dans la feuille de route de la Transition. D’abord, il s’agit, pour lui, de faire face à l’impératif sécuritaire, avec comme finalité, la restauration de la paix et de la sécurité au Mali. Le nouveau Premier ministre devra, aussi, s’atteler à traduire en actes concrets les réformes auxquelles aspirent les Maliennes et les Maliens. Lors des échanges, les deux personnalités ont essayé de «voir dans quelle mesure, ces réformes peuvent être engagées le plus rapidement possible mais, aussi, le plus efficacement possible. « Il s’agit des réformes institutionnelles portant sur la Constitution, le Code électoral et sur l’organisation des élections», a détaillé le locataire de la Primature qui ne perd pas de vue l’impératif social. « Une question qui «touche à fond les Maliennes et les Maliens», a-t-il souligné. Moctar Ouane va proposer, dans les prochains jours, une équipe gouvernementale au président de la Transition, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw. « Dès que les ministres seront nommés, a-t-il estimé, la déclinaison de la feuille de route ira assez vite ». ID/MD (AMAP)  

Le président Bah N’Daw rend visite à Dioncounda Traoré

Bamako, 28 Sept (AMAP) Le président de la transition, Bah N’Daw a rendu, lundi, en fin de matinée, une visite de courtoisie au Pr Dioncounda Traoré qui, aussi, a dirigé la transition entre 2012 et 2013, après le coup d’Etat contre Amadou Toumani Touré. Cette visite de Bah N’Daw est sa première sortie officielle en tant que chef de l’Etat depuis son investiture, vendredi dernier. Le président de la Transition s’est rendu dans les bureaux de Dioncounda Traoré, à Hamdallaye ACI 2000. Rien n’a filtré de cette rencontre car aucune des deux hautes personnalités n’a voulu s’exprimer. Au moment du coup d’Etat du 22 mars 2012 contre le président Amadou Toumani Touré, le Pr Dionconda Traoré dirigeait l’Assemblée nationale. Il avait été investi président par intérim au terme d’un accord négocié entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) dirigé par le capitaine Amadou Aya Sanogo. Dioncounda Traoré était arrivé aux affaires à un moment où les 2/3 du territoire national étaient occupés par les terroristes et leurs alliés sécessionnistes. Lui et son gouvernement, dirigé par le Premier ministre Django Sissoko, ont réussi à organiser les élections de 2013 jugées crédibles. Le président N’Daw prend lui aussi les rênes de l’Etat à un moment où les défis sont énormes sur tous les plans. La finalité de cette transition est le retour à une situation normale avec l’élection d’un président de la République. Dans son discours d’investiture vendredi dernier, il a indiqué que ses priorités ont été validées et consignées dans la Charte de la Transition qui constitue son bréviaire. Les missions de la Transition sont le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la promotion de la bonne gouvernance, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, le lancement du chantier des réformes politiques et institutionnelles et l’organisation des élections générales. DD/MD (AMAP)    

Prise de contact du Premier ministre Moctar Ouane avec le cabinet et les services rattachés

Bamako, 28 sept (AMAP) Le Premier ministre de la Transition, Moctar Ouane, a reçu ses collaborateur, lundi, pour sa première journée de travail, moins de 24 h après sa nomination, indique une source officielle. Selon un texte de la Cellule de communication et relations publiques de la Primature (CCRP), “le tout nouveau Premier ministre a salué la grande qualité, la diversité ainsi que les compétences des hommes et des femmes qui, au quotidien, accompagnent le Premier ministre”. Ouane a dit compter sur “l’engagement franc et total” de ses collaborateurs à ses côtés “pour mener à bien la lourde tâche de redresser le pays, en synergie avec tous les autres segments de l’Etat et en conformité avec les règles et les principes qui prevalent”. Il s’est dit heureux de l’accueil chaleureux et convivial qui lui a été réservé. Et a souhaité consolider l’état d’esprit qu’il a trouvé sur place, “fondé sur l’esprit de famille, la solidarité et le don de soi”. Détermination et conviction ont été les maîtres-mots qui sont constamment revenus dans le propos du Premier ministre. “Deux attitudes indispensables pour réussir une mission qui ne sera pas de tout repos”, selon lui. Après un tour de table de presentation des participants à cette séance de prise de contact, la cérémonie s’est achevée sur une note d’espoir et une prière collective pour la paix et la stabilité au Mali. MD (AMAP)