Mali: 28 nouveaux cas de Covid-19 avec 02 décès samedi

Bamako, 23 Janv (AMAP) Au Mali, deux nouveaux patients sont décédés, samedi, de la Covid-19 et 28 nouvelles contaminations ont été enregistrées par les services de santé, sur la base de 1.298 échantillons testés, indique le ministère de la Santé et du Développement social. Les médecins ont déclaré 22 malades guéris du virus depuis vendredi, selon le communiqué qui précise que les cas du jour ont été identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), Sikasso (Sud), Ségou (Centre) et Gao (Nord). Mais aussi, dans le District de Bamako à travers plusieurs Communes de la capitale. Ces données portent le nombre total de cas positifs, au Mali, à 7.965, sur lesquels 5.705 patients guéris. On déplore 323 décès à ce jour. AT/MD (AMAP)

Transition au Mali : Les dirigeants de la CEDEAO saluent les progrès réalisés

Bamako, 23 Janv (AMAP) La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a salué, samedi, les progrès réalisés par la Transition au Mali et encouragé les autorités maliennes à poursuivre dans cette direction, en développant davantage l’inclusivité. Le Premier ministre, Moctar Ouane, au terme du sommet tenu a huis clos, a confié à la presse, qu’après l’examen du rapport du Médiateur de la CEDEAO, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, sur la situation au Mali, le président de la Transition, Bah N’Daw a fait le point des progrès réalisés dans la mise en œuvre des actions prévues par la Charte de la Transition : la mise en place des organes, le fonctionnement du gouvernement… « A cet égard, a indiqué Moctar Ouane, nous avons eu l’occasion de faire part à la Conférence, des progrès réalisés ». Selon le chef du gouvernement du Mali, la Conférence en a pris bonne note et a salué les progrès réalisés par le Mali dans la conduite de la Transition. Les autorités de la Transition ont reçu les encouragements des chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace communautaire à poursuivre leurs efforts « en développant davantage l’inclusivité ». « Après l’installation du Conseil national de Transition (CNT), l’inclusivité, sur laquelle travaillent déjà les autorités, sera renforcée », a assuré le chef du gouvernement. « Ce qui permettra de faciliter la mise en œuvre des réformes qui ont été voulues par les Maliens. A cet égard, nous travaillerons sur la base du développement du dialogue politique avec l’ensemble des acteurs concernés », a-t-il promis. La Conférence a mis en exergue la nécessité du travail dans le cadre d’un chronogramme. A ce propos, le Premier ministre a évoqué l’existence de divers mécanismes à l’interne qui seront développés en vue de parvenir à l’examen des différentes questions. Les annonces de la CEDEAO ont été faites, à la fin des travaux de la 58è session ordinaire de sa Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement tenue par visioconférence et à laquelle le président de la Transition, Bah N’Daw, a pris part de Koulouba, en présence du Premier ministre, Moctar Ouane, et de certains membres du gouvernement. Outre des points importants pour le développement de la sous-région, cette conférence avait, à son ordre du jour, l’examen des progrès dans la mise en œuvre des engagements pris par le Mali pour la conduite de la transition. Elle intervient quelques jours après la fin d’une mission du Médiateur Goodluck Jonathan. MS/MD (AMAP)  

« Nomades » de Flem : L’amour du Mali comme source d’inspiration

Par Moussa BOLLY Bamako, 23 Janv (AMAP) Ça y est ! Le rappeur français Flem (Olivier de son vrai nom) et son compère Vieux Farka Touré sont de retour sur des routes «Nomades» (album) pour célébrer l’amitié et manifester leur impuissance face à la détresse croissante d’un Mali qui a du mal à voir le bout du tunnel de la terreur terroriste et des drames des conflits intercommunautaires. Fruit d’une amitié à toute épreuve, le nouvel album du rappeur français est entièrement composé par Vieux Farka Touré et interprété en duo avec Aminata Doumbia dite Amy D. Produit entre Bamako et Paris, cet opus est très séduisant avec ses chants mandingues, ses textes poétiquement engagés et des mélodies qui font un fascinant clin d’œil au terroir touareg. «Nomades», l’album de Flem (Olivier), composé par Vieux Farka Touré accompagné de la chanteuse Amy D, est disponible depuis le 18 septembre 2020 sur toutes les plateformes de streaming. Il célèbre une amitié de dix ans. Une décennie franchit au rythme des performances artistiques partagées, des festivals de Paris à Tombouctou. Une amitié à l’épreuve même de l’insécurité qui règne dans le nord du Mali où le jeune rappeur aime pourtant aller se ressourcer. Au lendemain d’un concert à Niafunké, le rappeur engagé et d’autres Occidentaux sont évacués vers Bamako par le fleuve Niger, échappant de peu à une attaque armée de l’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI). Cet événement, selon Vieux et Flem, a renforcé les liens humains et inspiré leur connivence artistique au point de se lancer dans un nouveau projet encore plus militant et conscient : Nomades ! Un opus de six titres (Le bonheur c’est les autres, Mali, Nomades, Conscience, BK Night et Amour) bien accueilli par les mélomanes et la critique. Né à Boulogne-Billancourt, Flem navigue depuis toujours entre différents courants musicaux. à 18 ans, il fait le trajet Bamako-Tombouctou en bus. Un voyage à l’allure d’une vraie aventure dans le Sahara qu’il considère comme «un déclic» dans sa carrière. En 2009, il revint au Mali où il rencontre Boureima dit Vieux Farka Touré (fils du légendaire bluesman Ali Farka Touré) et la harpiste Katell Boisneau. Vieux l’invite sur scène lors de son concert au «Festival du Désert» à Essakane (Tombouctou). Et c’est de là qu’est née la solide amitié qui lie les deux artistes. Ainsi, après des enregistrements à Paris, Flem est revenu dans notre pays en 2012 pour finaliser les arrangements de son 1er album, et participer à un concert de Vieux à Niafunké. Le Nord du Mali était déjà en zone rouge et interdit aux Français par l’ambassade de France. Mais, rien ne pouvait dissuader le jeune rappeur à faire ce voyage. RICHESSE FASCINANTE – «Passeport», le premier opus de Flem est un mélange de world music, avec des rythmiques hip-hop et électro, produit par le pianiste et DJ Mattias Mimoun. Un concert exceptionnel à la Boule Noire avec Vieux Farka Touré dévoile le projet au public en 2015. Après quelques prestations en France, au Maroc et au Mali à l’invitation de l’Institut français pour la rentrée littéraire à Bamako en 2017, Flem reprend le chemin du studio. La mixtape «Avec Le Cœur» (ALC), sortira en 2018. Cet opus 100% rap, plus tendu et impulsif, révèle une autre facette de l’artiste. En juin 2019, Flem participe au festival Paris New-York Heritage en partenariat avec la mairie de Paris et donne un avant-goût de «Nomades» au Centre Barbara-Fleury Goutte d’Or. «Un flow fluide, une musique instinctive, des thèmes conscients. Inspirés par des artistes contemporains comme Oxmo Puccino ou Abd Al Malik, mais également du patrimoine de la chanson comme Brassens et Brel, Flem affirme sa signature avec l’union entre des textes de rap engagés et des sonorités traditionnelles d’Afrique de l’Ouest», commente un critique fasciné par la richesse de l’album. «École de la vie et du voyage, sagesse de la route…», selon de nombreux chroniqueurs culturels, le rap de Flem est profondément marqué par ses voyages récurrents au Mali. Et, commente un confrère, «étant natif de Boulogne Billancourt, il n’avait pas vraiment le choix. Soit il puisait son inspiration dans ses voyages, dans la poussière du désert, sur les goudrons de Bamako, dans l’ombre mortifère du jihadisme qui plane aussi sur le Mali, soit… il allait retrouver son compatriote Booba dans des successions de clash sans têtes ni queues» ! Le talent engagé a préféré, sur «Nomades», laisser ses textes et ses mots le guider sur les routes du Mali. Celles qui l’y ont mené, comme «celles qui conduisent aujourd’hui encore des milliers de personnes sur les routes de l’exil, mais aussi celles que les ancêtres de Vieux Farka Touré ou de Amy Doumbia ont pu emprunter en leurs temps». Des routes et des pistes qui, hélas, laissent passer de moins en moins de nomades à cause du terrorisme et des trafics de tous genres. «Quoi qu’il se passe par la suite, j’aurais été au bout de mon idée, j’aurais conserver ma liberté et commencer à toucher certains de mes objectifs», avait déclaré Flem sur sa page Facebook le jour de la sortie de son œuvre, le 18 septembre 2020. Et d’ajouter, «j’espère que vous aurez plaisir à écouter et à vivre ce projet comme on a eu plaisir à le composer et à le créer. Je veux croire qu’on aura le bonheur de partager tous ça ensemble» ! Et naturellement qu’il a remercié «tous ceux sans qui ce projet n’aurait pas vu le jour, particulièrement à mon grand frère de son et de cœur, Vieux Farka Touré, et sa famille…» ! «Nomades» Composé par Vieux Farka Touré Écrit et interprété par Flem et Amy D Claviers : Mattias Mimoun Guitare : Vieux Farka Touré Basse : Valess Assouan Batterie : Madou Koné  

L’Office du Niger : La douloureuse histoire d’un projet démesuré

Dr Ibrahim MAIGA Fruit d’une grande conspiration bureaucratique et capitaliste, dans le fond, un mensonge génialement astiqué, l’Office du Niger, cet immense projet de colonisation des terres agricoles du Soudan français, à partir des eaux du fleuve Niger, n’a jamais pu atteindre ses objectifs. Et pour cause. Dans cette série, nous faisons un recours à l’histoire agricole pour tenter d’apporter un éclairage sur les facteurs qui hypothèquent aujourd’hui cette entreprise, legs de la colonisation française. De nos jours, le projet gargantuesque se résume principalement à la Région de Ségou, alors que l’idée originelle, outre, les terres de Sotuba et de Baguineda, atteignait l’actuel Cercle de Diré, dans la Région de Tombouctou. C’était même la plus grande des entreprises de toute l’Afrique occidental française. Qu’en est-il véritablement de nos jours ? Le recours à l’histoire s’impose. D’abord, parce que la mise en place de cette infrastructure a généré des connaissances, mis en contact des personnes d’origines diverses. Ensuite, parce que plusieurs des mythes qui continuent de plomber l’essor de l’Office du Niger, ne trouvent leur compréhension que dans ce processus historique. Au-delà des chiffres, plusieurs spécialistes des politiques agricoles qui ont travaillé sur le sujet ont conclu que l’Office du Niger reste le « cas » symptomatique d’un échec patent. À la base, Emile Bélime, l’ingénieur français des Travaux Publics qui pouvait revendiquer une certaine expérience dans la capitalisation des principes d’irrigation éprouvés par les Britanniques en Inde et en Egypte. Bélime n’était pas loin d’un « illuminé ». Mis en mission en 1919, afin d’étudier la faisabilité de l’irrigation dans le delta central du Niger, Emile Bélime écrivit un rapport plein d’enthousiasme et d’approximation. Jean-Loup Amselle et son équipe ont compulsé, plusieurs décennies après, les conclusions de l’ingénieur considéré alors comme le plus grand spécialiste français de l’irrigation. Il faut reconnaître que dans le monde de l’après-première guerre mondiale, Bélime savait vendre l’espoir. Le « Soudan français pourrait être l’un des plus grands champs de coton du monde… pour le plus grand bénéfice de nos industries textiles », rapporte (Jean-Loup Amselle et son équipe dans l’étude intitulée « l’évaluation de l’Office du Niger au Mali, 1985). Bélime proposait à l’Etat français de réaliser un « vaste programme d’aménagement » qui dans le long terme devait permettre à la France d’avoir « progressivement » les moyens de se passer du coton américain et anglais. Dans le principe, Bélime a compris qu’il était possible de redonner vie au delta mort du Niger par une domestication du niveau d’écoulement des eaux de surface. Il lui faut un levier qu’il va situer à Markala. Mais déjà Jean Loup Amselle et son équipe ont fait un terrible constat qui est que la création de l’Office du Niger relevait d’un cas caractéristique d’une économie dominée par la puissance coloniale. Ils précisent que les intérêts des populations locales n’ont pas été pris en compte. « Tout au plus s’est-on préoccupé d’éviter aux populations (main d’œuvre ou clientèle potentielle) de mourir de faim », rappelle Amselle. (P. 8). Le rapport ajoute : « Justifiée par les besoins en coton de la puissance coloniale, soutenue par les visées nationalistes françaises, la création de l’Office du Niger fut ainsi décidée en l’absence de toute justification concernant son intérêt économique et social pour le Soudan lui-même. » (P.9). Mais, il fallait, dans le contexte de l’époque, plus pour arrêter l’élan de Bélime. Il avait des soutiens de taille parmi les nationalistes, les milieux politiques pétainistes qui visaient des objectifs loin de la politique. Les rapports de Bélime ont été produits en 1929. Ils ont été approuvés par le ministère des colonies en 1931, nonobstant des insuffisances apparentes. Rapidement, l’Office du Niger a été mis sur les fonts baptismaux en 1932 sous la forme juridique d’un « établissement public ». Il aura la personnalité civile et l’autonomie financière ». Presque naturellement, c’est Bélime qui été placé à la tête de l’entreprise pour une période qui va durer dix ans, jusqu’en 1942. Le mandat initial confié à l’Office du Niger tenait en deux points : mener l’étude de l’aménagement et mettre en valeur la vallée du Niger. La substance de ce mandat devait trouver sa réalisation dans la mise en valeur du Delta central à partir de l’irrigation et la mise en culture de 510.000 hectares en coton et 450.000 hectares en riz, soit 960.000 hectares au total. Ce n’est pas tout, car après avoir redonné vie à un delta mort depuis des millénaires, il faut des hommes. Bélime et ses amis vont chercher ces hommes dans tout le Soudan et même en Haute-Volta, soit initialement 300.000 colons et leurs familles. Il faut aussi de l’argent. Dans un dépliant de communication du Comité du Niger de 1921 on pouvait lire ceci : « si l’œuvre est géante, l’heure commande l’initiative et, quant aux moyens d’exécution, le génie de la France y pourvoira ». Les 262 millions de francs nécessaires à l’opération seront mobilisés par l’Etat, à travers des emprunts. LA CONTESTATION – De son concept initial à nos jours, l’Office du Niger a toujours eu ses détracteurs. En 1939, déjà, soit sept ans seulement après sa création, Pierre Herbart, aux termes d’une visite de terrain rigoureuse, a parlé, à la place de l’Office du Niger, de « Chancre du Niger ». (Collection Tracts (1934-1939), Gallimard ). Herbart est sans concession quand il indexe et dénonce « la malfaisance […] d’un système », « son pouvoir de multiplication, ruinant l’ensemble d’une contrée ». Son document est une propédeutique. Sur la venue même de Bélime au Soudan, il faut lire « l’Historique des Essais cotonniers dans la vallée du Niger de 1903 à 1923 » de J. Vuillet (Journal d’agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, 1939), pour bien se situer. « Lors de l’arrivée de M. Béltme au Niger, en 1920, les possibilités d’irrigation offertes par la vallée de ce fleuve avaient été déjà l’objet d’études successives d’agents du service d’agriculture de la colonie et de différents chargés de mission. Parmi les premiers, je citerai M. Vitalis,

Quelque 26 nouveaux cas de Covid-19 et un décès vendredi Mali

Bamako, 23 Janv (AMAP) Les services de santé ont enregistré, vendredi, 26 nouveaux cas de Covid-19 sur un millier d’échantillons testés et un décès, annonce le communiqué quotidien du ministère en charge de la Santé. Par ailleurs, ils ont noté 17 patients guéris du coronavirus au cours des dernières 24 heures. Selon le communiqué, les contaminations du jour sont réparties entre plusieurs Régions du pays. Il s’agit de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), Sikasso (Sud), celles de Tombouctou et Gao, dans le Nord. Quant à la capitale malienne, elle a aussi enregistré de nouvelles infections à travers les six Communes du District. À ce jour, au Mali, la situation cumulée est de 7.937 cas positifs, pour 5.683 malades guéris du virus contre 321décès. AT/MD (AMAP)

Mali: La Gendarmerie saisit 5,3 milliards de Fcfa en faux billets

Bamako, 22 Janv (AMAP) Les gendarmes de la Brigade de recherche sdu Camp I de Bamako ont arrêté, vendredi à Niamana, en Commune VI du District de Bamako, «le cerveau d’un réseau de trafic de faux billets» qui était «en possession d’une somme» de 5,3 milliards de F cfa en faux billets. Selon le site des Forces armées maliennes (FAMa) qui rapporte l’information, l’individu interpellé est un «faux marabout domicilié à Niamana» et les billets récupérés sur lui par les gendarmes sont «en coupure de 5000 Fcfa, de 100 Euros et 100 Dollars». «Le commandant de la Région de Gendarmerie de Bamako, le colonel Seydou Kamissoko, a tout d’abord félicité le commandant de la Brigade de recherches de la rive gauche de Bamako, qui vient de réaliser cette saisie record grâce aux informations recueillies sur le terrain auprès des populations», indique le site des FAMa. MT/MD (AMAP)

Marché du ciment : Tendance baissière

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 22 Janv (AMAP) Après avoir atteint la barre de 125.000 Fcfa, la tonne du ciment connaît un fléchissement depuis quelques jours. La tonne est vendue entre 95.000 et 110.000 Fcfa, selon les endroits. Variation qui serait, sans doute, due aux écarts entre les prix au moment de l’achat du produit par les quincaillers auprès des vendeurs en gros et autres distributeurs agréés. « Cette stabilisation progressive du prix du ciment s’explique par la reprise normale des activités de production au niveau de Diamond et l’acheminement de centaines de chargements en provenance de Dakar, au Sénégal », explique la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC). Qui, l’on s’en souvient, l’avait annoncée. Cette analyse est partagée et confirmée par des vendeurs de ciment que nous avons rencontrés mercredi. « Aujourd’hui, avec la reprise des importations, le ciment est disponible dans les magasins et le prix a un peu chuté », soutient Karamoko Koné, gérant de quincaillerie à Kalaban Coura. Il vend exclusivement le ciment importé du Sénégal et estime que la tonne pourrait être cédée à nouveau à 90.000 Fcfa, avec surtout la fin des grèves au Mali et au Sénégal. Le promoteur d’une quincaillerie confirme, également, que la tonne est cédée entre la fourchette de 105.000 à 110.000 Fcfa. « Nous avons eu un entretien avec le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements. Les quincailleries, les usines de production, les grossistes, les transporteurs et la DGCCC ont pris part à cette rencontre, qui, je l’avoue, a été très fructueuse », ajoute Lamine Traoré. Un communiqué publié sur la page Facebook de la DGCCC abonde dans le même sens. « Lors de sa rencontre avec les acteurs du secteur, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements s’est engagé à poursuivre les efforts pour régler définitivement les difficultés auxquelles sont confrontés les unités en vue de leur permettre d’atteindre leur pleine capacité avant la fin de la période de transition », rapporte la structure en charge de la régulation du contrôle des prix des biens et services En attendant, les prix sont encore loin des 90.000 Fcfa d’avant. Il appartient aux autorités en charge du commerce de faire appliquer les prix conformément aux promesses faites par les cimenteries au moment de leur implantation ou de l’inauguration des usines. « Nous espérons sur une baisse dans les jours à venir », ajoute la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Elle précise que le prix du ciment n’est pas homologué au Mali. AUTOSUFFISANCE – Toutefois, dans le cadre de leur convention d’établissement, les trois usines ont accepté de fixer leur prix carreau-usine à 87.000 Fcfa, c’est-à-dire sans remise et sans les frais d’approche. « Ce prix carreau-usine est resté inchangé, cependant la remise qui permettait aux distributeurs de faire face à la concurrence du ciment importé a été supprimé durant la crise », analyse-t-elle. Avant d’assurer que la structure du prix carreau-usine sera révisée et un avenant à la convention d’établissement sera négocié afin de parvenir à la fixation d’un prix plancher et d’un prix plafond du ciment local. Rappelons que le Mali poursuit sa longue, mais rassurante marche vers l’autosuffisance en ciment. En effet, le marché malien du ciment a enregistré une croissance de 5% en 2019, pour atteindre près de trois millions de tonnes. De 750.000 tonnes en 2018, l’industrie malienne du ciment a injecté sur le marché 1.135.000 tonnes en 2019, soit une croissance de 51% d’une année à l’autre. Les trois cimentiers sénégalais (Ciments du Sahel, Sococim et Dangote), principaux fournisseurs du marché malien, ont globalement vu leurs ventes chuter de 13%, passant de 1,9 million de tonnes en 2018 à 1,6 million de tonnes en 2019. A l’inverse, la production locale a porté sa part de marché à 41%, contre seulement 28% en 2018. Trois sociétés de production sont présentes sur le marché national. La plus ancienne est Diamond Cement, avec deux sites de production à Gangotérie (Kayes) et à Dio (Koulikoro). Son capital est contrôlé à 90% par le groupe indien Wacem S.A, le gouvernement y étant présent à hauteur de 10%. Sa capacité de production pourrait atteindre un million de tonnes par an. Le deuxième producteur est le groupe marocain Ciments de l’Afrique (Cimaf), installé à Diago, pour une capacité de 500.000 tonnes de ciment par an, extensible à un million de tonnes. La dernière venue est Ciments et matériaux du Mali, filiale à 95% de Sococim, le leader sénégalais du ciment. Sa production a démarré en septembre dernier. Elle vise une production d’un million de tonnes par an. Avec la présence de ces trois industriels ayant fortement investi au cours des dernières années, le marché malien du ciment devrait atteindre l’autosuffisance dans les années à venir. Cela devrait permettre un approvisionnement régulier ainsi qu’une stabilité des prix fortement chahutée ces dernières semaines. En attendant, la mise en œuvre des mesures annoncées soulagera les consommateurs, dans un pays où chaque famille veut avoir un toit propre. BBC (AMAP)

Politique : Une session extraordinaire du CNT convoquée pour le lundi

Bamako, 22 janvier (AMAP) Le Président de la Transition, Bah N’Daw, à la demande du Premier Ministre, a convoqué par le décret n° 2021-0018 /PT-RM du 18 janvier 2021, les membres du Conseil national de Transition (CNT) en session extraordinaire le lundi prochain, a appris l’AMAP de source officielle. Les membres de l’organe législatif de la Transition examineront en principe 26 projets de lois dont le Plan d’action de la feuille de route du gouvernement de la Transition. D’autres textes tels le projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n°2020-013/P-RM du 21 décembre 2020 portant loi de finances pour l’exercice 202, et la ratification de l’Ordonnance n°2020-019/PT-RM du 30 décembre 2020 autorisant la prorogation de l’état d’urgence déclaré sur le territoire national sont également sur la table du CNT. En rappel, l’article 16 de la Charte énonce que le CNT veille à l’orientation, au contrôle et au suivi-évaluation de la feuille de route de la Transition. MS/KM (AMAP)

Covid-19 : Le Mali commande 8,4 millions de doses de vaccin

Bamako, 22 Janv (AMAP) Le gouvernement du Mali va acheter 8,4 millions de doses de vaccin contre la maladie à coronavirus dont les premières livraisons seront réceptionnées en mars 2021 et le début de la vaccination en avril 2021, a-t-on appris de source officielle. Le communiqué du Conseil des ministres de jeudi indique que le coût d’achat de ces vaccins est d’environ 31,2 milliards de Fcfa et sera mobilisé avec la contribution financière de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et la Banque mondiale. Pour rappel, le Mali compte, à ce jour, 320 décès liés à la Covid-19 sur 7.911 cas positifs. Quelque 5.666 personnes sont guéries de la maladie. Ce nouveau cap dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 intervient au moment où la deuxième vague de la Covid-19 se montre particulièrement virulente. MT/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : Quelque 5666 guérisons, 320 décès sur 7911 cas positifs enregistrés

Bamako, 22 janvier (AMAP) Quelque 5666 personnes sont guéries de la Covid-19 au Mali, 320 décès sur un total de 7911 cas positifs enregistrés à la date du jeudi sur l’ensemble du territoire national, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent par ailleurs que 14 nouveaux cas ont été enregistrés jeudi dans la région de Kayes et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 1832 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)