Société : Korodugaw ou les bouffons de chez nous
Par Moussa OUERE Bla, 26 Janvier 2021 (AMAP) Les Kordugaw ou Korodugaw pour d’autres, est un mouvement culturel composé d’hommes et de femmes très répandu au Mali. Ils sont organisés en société secrète très fermée. Cette société a ses règles, ses lois et sa philosophie. Madou Mallé dit Madou Bâ, président du Mouvement culturel des Korodugaw du Cercle de Bla, cultivateur à Dakoumani, village situé 2 km à l’Ouest de la ville de Bla (Centre) est âgé de 94 ans. Il est marié et père de 9 enfants. Sous un eucalyptus, il nous narre l’histoire des Korodugaw au Mali, en général et à Bla, en particulier. « Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a pu me dire, avec certitude, d’où sont originaires les Korodugaw, quelle localité du monde, viennent-ils. Selon nos anciens, le mouvement des Korodugaw n’a pas un fondateur précis. Nous sommes, un peu partout, dans le monde selon les coutumes, les réalités et les traditions du milieu », dit Madou Bâ. Le mouvement des Korodugaw a été créé pour mener des actions de paix et de réconciliation, selon notre interlocuteur. « Bien avant notre existence, les Korodugaw existaient, nos anciens nous ont appris que c’est de quelques personnes (hommes et femmes) qu’est venue l’idée de créer un groupe qui intervient entre des parties qui se sont brouillées ou deux villages en conflit, afin de ramener l’entente entre les communautés voisines », se souvient le doyen de 94 ans. Dans le cercle de Bla, le siège du mouvement se trouve à Dakoumani. Il y a deux groupes de Korodugaw à Bla. Un groupe uniquement composé de femmes, dans la ville de Bla, dirigé par Tata Mallé et le second, qui est le vrai groupe des Korodugaw, composé d’hommes et de femmes. Le premier groupe se retrouve dans le deuxième. « Pour la bonne organisation du mouvement et sa reconnaissance officielle, nous avons obtenu un récépissé auprès des autorités du Cercle de Bla », explique Madou Ba. Parmi les rôles importants qu’ils jouent, dans notre société, les Korodugaw sont de bons herboristes et guérisseurs traditionnels « car ils connaissent très bien les secrets des plantes pour soigner beaucoup de maladies. Ils conjurent les mauvais sorts, traitent les femmes infertiles qui n’ont pas eu d’enfant dans leur foyer après plusieurs années de mariage ». Selon Bakoro Mallé dit Bâ Djan, vice président des Korodugaw de Bla, « les femmes qui n’ont pas d’enfants dans leur couple, viennent nous consulter, accompagnées de leur époux. Nous leur faisons des bénédictions et leur prescrivons des médicaments et des attitudes à adopter ou des interdits à respecter ». Au nombre de ceux-ci, par exemple, l’absence de rapport sexuel pendant treize mois « ni en couple encore moins avec d’autres personnes ». « Après ce délai, si nos vœux et prières sont exaucés, la plupart de nos patientes tombe en état de grossesse », assure Bakoro Mallé. Ce que les gens appellent Dagaba (la grande marmite), les Korodugaw, eux, l’appellent ‘’Daasigui’’. « C’est une cérémonie qui se tient, généralement, à l’approche de l’hivernage, dans un village, pour résoudre un problème ou prévoir une menace contre quelqu’un ou contre un village », explique Mallé. « Ce jour là, je lance un appel à tous les initiés de notre zone d’intervention car nous sommes organisés par zone, selon les coutumes. Tous les initiés et membres du mouvement du Cercle de Bla et ceux d’ailleurs y prennent part », explique Bâ Djan qui signale que les Korodugaw ont beaucoup de descendants, dans le cercle de Bla et en dehors. Les gens arrivent le jeudi soir. Les festivités commencent la nuit jusqu’à l’aube. La personne à qui la cérémonie est dédiée prend toute la journée du vendredi, sans travailler. Sous un hangar fait de tôles ondulées, non loin de sa demeure, Tata Bâ une ancienne de 62 mariée et mère de 5 enfants dit avoir été initiée dans le mouvement des Korodugaw par sa lignée maternelle. « Ma mère et ma grand-mère étaient des Korodugaw. Après avoir passé quelques années dans mon foyer, j’ai décidé de suivre mes parents maternels », indique-t-elle. Les Korodugaw sont reconnaissables par leur habillement, En général, ils sont en haillons, ornés de colliers de fèves rouges et blancs, de cornes de certains animaux et portent des fatras et divers objets et de parures faites de bric et de broc. Sur le ton de la plaisanterie, de l’amusement et de façon théâtrale, les Korodugaw assènent des vérités qui, autrement, passeraient mal. De la même façon qu’ils édictent des sentences, des leçons et des conseils de la vie en société. « Riez, amusez-vous de nos propos mais appliquez les dans vos comportements, vos rapports » semble être leur leitmotiv. « A Bla ville, je représente le groupe des Korodugaw. Beaucoup de femmes se regroupent chez moi pour d’autres activités comme le filage. Je parlais du mouvement, chaque fois que nous nous retrouvons dans notre atelier de filage », nous a dit Tata Bâ. Elle a, aujourd’hui, dans son association, plus de cinquante femmes qui sont à 60% initiées dans le mouvement des Korodugaw. Ces femmes mènent, aussi, des activités de Korodugaw, non seulement dans la ville de Bla mais aussi en dehors et sur convocation du président des Korodugaw du Cercle de Bla. Kodouba Dao est un jeune enseignant de 38 ans. C’est un ‘’Taden’’ des Korodugaw (Enfant pris par les Korodugaw) « Ma mère a fait dix maternités et aucun de ses enfants n’a survécu. Après avoir parcouru plusieurs localités à la recherche de médicaments, en vain, elle a été orientée vers les Korodugaw. Je suis l’enfant, qui est né après sa rencontre avec les Korodugaw. On m’a ainsi donné le nom Kodouba, qui a une signification chez nous, en milieu Minianka et Bamanan », explique le jeune homme. Si une femme perd ses enfants, on la confie aux Korodugaw. En général, elle arrive à concevoir après. Et ce premier enfant, fille ou garçon, est « remis » aux « Korodugaw. « C’est le sens de mon nom Kodouba. J’évolue dans le groupe. Je suis initié et je participe à tous les mouvements des Korodugaw. Donc je suis Koroduga », a dit Kodouba. Les Korodugaw, qu’on qualifierait de
L’Armée malienne dénonce «l’emploi des enfants soldats» par les groupes terroristes
Bamako, 26 Janv (AMAP) Le chef d’état-major des Armées « dénonce fermement l’emploi des enfants soldats comme combattants” et rappelle que c’est “un crime de guerre», dans un communiqué publié lundi. Au cours de la double attaque terroriste, dimanche dernier, contre les postes de sécurité des Forces armées maliennes (FAMa) à Boulkessi et Mondoro, dans la Région de Mopti, dans le Centre du Mali, «il a été donné de constater l’emploi des enfants soldats en première ligne par les groupes armés», relève le communiqué. «La première vague de terroristes qui s’est attaquée à l’emprise de Boulkessi était composée de quelques enfants soldats qui devraient monter à l’assaut, suivis des terroristes pour le combat ultime», analyse l’Armée malienne. Dans son communiqué, l’Armée condamne, également, les «exactions sur les populations commises par les terroristes», tout en appelant les « différentes communautés des zones concernées à respecter scrupuleusement le droit des enfants ». Les accrochages de dimanche ont coûté la vie à six militaires, malgré «la réaction énergique des FAMa appuyées par leurs partenaires», qui ont neutralisé une trentaine de terroristes, selon un bilan de l’Armée. MT/MD (AMAP)
Colonel Sadio Camara : « L’engagement patriotique de l’armée n’a jamais faibli »
Réalisé par Massa SIDIBE Bamako, 26 Janv (AMAP) La commémoration du 20 janvier 1961, les actions des Forces armées maliennes en 2020, la présence des forces étrangères sont, entre autres, sujets abordés dans cette interview par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Colonel Sadio Camara. Il revient, également, sur les allégations d’exactions et de violations des droits humains par les Forces armées maliennes. L’Essor : Le 20 janvier est une occasion renouvelée pour les autorités et les populations du Mali de témoigner leur reconnaissance et exprimer leur soutien et leur confiance aux Forces armées maliennes. Que vous inspirent toutes ces marques de reconnaissance ? Colonel Sadio Camara : Dis-moi de quelle armée tu disposes, je te dirai quelle nation tu bâtiras, dit-on. De sa création à nos jours, l’Armée du Mali a été et continue d’être une force de défense du territoire et de protection des citoyens. En 60 ans d’existence, elle s’est affirmée comme un creuset de notre identité nationale par la diversité de la provenance des hommes et femmes qui servent en son sein. Elle a été de tous les combats pour le développement du pays. Il me plait de souligner que contrairement au concept classique d’une armée, l’Armée nationale ne constitue pas une force en marge de la société. Elle est totalement intégrée au corps social, parce que formée d’hommes et de femmes issus du peuple et proches du peuple. Au-delà de sa mission spécifique, elle a consacré et continue de consacrer tous ses efforts au développement socioéconomique du pays, apportant aux populations un appui et un réconfort à travers les actions civilo-militaires. Les manifestations de soutien dont vous parlez, de toutes les composantes de la République et de l’ensemble des populations maliennes à l’Armée nationale, sont donc la traduction la plus éloquente de la confiance et de la reconnaissance de la nation. Il est important de le souligner, ce soutien des populations est un facteur de motivation et de renfort moral des troupes et de la hiérarchie militaire. Je m’en réjouis et j’appelle tous les Maliens à maintenir et renforcer leur soutien aux FAMa jusqu’à la victoire finale. L’Essor : Quel bilan succinct faites-vous des actions des FAMa en 2020 ? Colonel Sadio Camara : Pour les FAMa, 2020 a été une année opérationnelle particulièrement dense, parce que la crise sécuritaire a persisté, marquée par des attaques terroristes qui ont durement frappé plusieurs localités et communautés de notre pays. Face à cette situation difficile et complexe, les FAMa sont restées engagées et déterminées à poursuivre le combat contre ces forces du mal, en maintenant un niveau d’engagement élevé sur le théâtre des opérations, en planifiant et en exécutant avec succès plusieurs opérations. Je me réjouis et le dis avec une légitime fierté, que ce soit dans l’urgence ou au cours d’opérations planifiées, la compétence, l’engagement patriotique et la réactivité de l’armée n’ont pas faibli face à la récurrence et à la traitrise des attaques Le Mali est un pays très vaste et vous pouvez comprendre que l’armée ne peut pas être partout et en même temps. Nous avons compris que pour protéger les populations, il fallait adopter une posture dynamique. C’est pourquoi, nous avons lancé la stratégie de l’endiguement dont la première phase est la saturation. Il s’agit, pour l’armée, de déployer suffisamment de forces de façon progressive, dans les zones affectées par l’insécurité afin de détruire les groupes armés terroristes, leurs camps d’entraînement, leurs dépôts logistiques, de les chasser des zones qu’ils occupent pour y installer les forces de sécurité et faire face à l’insécurité résiduelle. À titre de rappel, retenez que de nombreuses opérations militaires ont été exécutées pour pacifier et stabiliser le pays. Il s’agit, entre autres : des opérations Horonya, Danaya et Tama menées dans le cadre de la sécurisation de la ville de Gao et ses environs ainsi que la sécurisation des travaux de construction de la route Gao-Bourem ; des opérations Sira, Dongo et Tachamamte qui sont menées dans le cadre de la sécurisation de la ville de Tombouctou et environs ainsi que pour sécuriser les travaux de construction de la route Léré-Niafunké. Sans oublier les opérations Dambé et Soutoura pour sécuriser la frontière Mali-Côte d’Ivoire en coopération avec les forces ivoiriennes et l’opération Seno qui prend en charge la frontière Mali-Burkina Faso et les cercles de Tominian, Koro et Bankass. Plusieurs autres opérations ont été menées avec les forces partenaires de Barkhane, de la Minusma et des pays voisins. Des opérations militaires conjointes transfrontalières communément appelées OMCT sont menées dans le cadre du G5-Sahel. L’Essor : Comment se présentent les Forces armées maliennes aujourd’hui ? Colonel Sadio Camara : Les FAMa viennent de loin. Vous vous rappelez sans doute, que notre pays a connu en 2012 la plus grave crise de son histoire. Sans m’étendre sur les causes et les conséquences de cette crise qui était à la fois politique, institutionnelle, sécuritaire et sociale, je dirais qu’elle a fortement ébranlé notre outil de défense. Suite à ces dramatiques et douloureux évènements de 2012, notre pays a engagé un vaste chantier de reconstruction de notre armée qui vise à donner au Mali les moyens et les capacités d’assurer sa propre défense et sa propre sécurité. La réalisation de ce vaste et ambitieux chantier de reconstruction de notre armée, on peut le deviner facilement, prendra du temps et nécessitera des sacrifices humains, matériels et financiers énormes. La Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) adoptée à cet effet a contribué fortement à moderniser et à adapter notre outil de défense au contexte nouveau de promotion de la sécurité, à créer les conditions les meilleures du plein épanouissement des FAMa, à renforcer ses capacités opérationnelles et à améliorer la cohésion et la discipline au sein des Forces armées et de sécurité. Elle a aussi contribué au réarmement moral des troupes, à la réorganisation de la chaîne de commandement, à la mise en condition opérationnelle des troupes, au renforcement des effectifs, à l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires
Mali : Visite de plusieurs ministres à Kidal (Nord)
Bamako, Janv (AMAP) Six ministres maliens se sont rendus, lundi à Kidal, dans le Nord du Mali, où l’Etat central est absent et qui est toujours aux mains de l’ex-rébellion touarègue, pour parler développement et retour de l’État. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Mossa Ag Attaher, issu de cette rébellion, fait partie de la délégation ainsi que ses collègues de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Modibo Koné, de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, de la Santé et du Développement Social, Mme Fanta Siby, des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré et du Secrétaire général du ministre de l’Education national, M. Khanane Ag Gadega. C’est la première visite à Kidal d’une délégation ministérielle malienne depuis le coup d’État du 18 août dernier. La localité est le fief de l’ex-rébellion touarègue depuis plus de huit ans, malgré la signature d’un accord de paix dont l’application est lente sur le terrain. Un accueil chaleureux a été réservé aux officiels, selon le site de RFI, ajoutant que la délégation ministérielle a procédé à la pose de la première pierre de la Maison des jeunes de Kidal. Un huis clos entre les ex rebelles touarègues et les représentants du gouvernement. Des participants à cette réunion ont confié à RFI que les deux parties ont notamment parlé du retour accéléré de l’Etat sur place et de réconciliation. Avant de quitter Kidal, la délégation a rendu visite à un détachement de l’armée nationale reconstituée, qui est stationnée dans un camp militaire, la ville étant toujours sous le contrôle des ex-rebelles touarègues. MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 18 nouveaux cas enregistrés dimanche
Bamako, 25 janvier (AMAP) Dix-huit (18) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés dimanche portant le nombre total de la contamination à 7983 au Mali dont 5717 guérisons et 323 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent par ailleurs que les 18 nouveaux cas ont été enregistrés jeudi dans les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 1644 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali: Nouvelle baisse des contaminations avec 12 cas de Covid-19 et un décès lundi
Bamako, 25 Janv (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, 12 nouveaux cas de Covid-19, sur un total de 356 échantillons testés et avec un décès, annonce le communiqué quotidien du ministère de la Santé et du Développement social. On note 14 malades guéris du virus, au cours des dernières 24 heures, selon le communiqué qui ajoute que les personnes infectées de lundi sont identifiées à travers plusieurs Communes du District de Bamako, la capitale. À l’intérieur du pays, seule la deuxième Région administrative, Koulikoro (près de Bamako) enregistre un cas confirmé, précisément à Kalabancoro, dans le Cercle de Kati, précise le ministère en charge de la Santé. À ce jour, la situation cumulée au Mali est de 7.995 cas positifs, sur lesquels 5.731 patients guéris contre 324 décès dont plus de 250 survenus dans les centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)
Mali : Le président Bah N’Daw en visite de travail en France mardi
Bamako, 25 Janv (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, effectuera une visite de travail, mardi, en France à l’invitation du président français, Emmanuel Macron, annonce un communiqué de la présidence ce lundi. Cette visite du chef l’État malien en France « a pour objet l’examen de la coopération entre les deux pays et des « échanges sur le Sommet du G5 Sahel prévu à Ndjamena au Tchad en février prochain », précise la même source. Ce voyage du président de la Transition en France est son premier déplacement hors du continent, depuis sa prise de fonction, le 25 septembre dernier. MT/MD (AMAP)
Rentrée scolaire 2020-2021 : des élèves à l’assaut des salles de classe !
Par Oumar DIAKITE Bamako, 25 Janv (AMAP) De gros bouchons dans la circulation bamakoise, des élèves et lycéens, dans les rues, en route pour les établissements scolaires, des parents d’élèves accompagnant les plus petits à l’entrée des écoles…Ce matin du lundi 25 janvier 2021 a été marqué par la reprise des cours pour l’année 2020-2021 dans la capitale malienne, après le report du 5 janvier 2021 pour cause de coronavirus. Une ruée vers les classes qui illustre l’espoir des élèves et de leurs parents pour, enfin, reprendre les cours en présentiel. Déjà, de 07h à 08h00, l’atmosphère de la ville a changé par rapport à celle des autres jours quand les élèves étaient en congé forcé pour raison de Covid-19. Sur le Boulevard de l’Indépendance, des jeunes, sac d’écolier au dos, sur des motos, souvent, à deux. D’autres à pied, en petits groupe, se dirigeant vers leur école. Certains parents déposent leurs enfants en voiture. Bonjour les embouteillages. Un petit tour de certains établissements, comme au complexe scolaire ‘’Les Ecrivains’’. Très tôt, avant 07h. Des nourrissons, des enfants et des jeunes arrivent accompagnés par les parents. Des policiers assurent la sécurité de l’établissement. Une dame répondant, Fanta Coulibaly, monitrice de son état, nous a signifié qu’elle n’a pas de temps, car l’heure de rentrée est fixée à 07h00. Toutefois, elle s’est dit « très contente de reprendre contact avec les enfants » avec qui elle est très familière depuis quelques temps. Au lycée Askia, Amadou Kéita est prêt pour la reprise des cours. Il est parmi ses collègues assis en groupe, sur un mirador, dans la cour du lycée, tous biens habillés. « J’ai pris mes effets scolaires depuis le vendredi dernier. Je n’attends que l’arrivée des professeurs », nous a confié celui qui se présente comme un candidat au prochain baccalauréat, Série TSCO. De son côté, le directeur coordinateur du Groupe scolaire Mamadou Konaté, Abdrahamane Diallo, a assuré que tout se passe très bien « comme toute le monde l’avait souhaité ». « Au sein du groupe scolaire Mamadou Konaté, on a pris des dispositions en amont : le nettoyage des salles, de la cour. Nous sommes fin prêts pour la reprise des cours ce jour, 25 janvier 2021 », a précisé M. Diallo. Le directeur coordinateur a indiqué que l’école Mamadou Konaté A a reçu la visite du ministre de l’Education nationale « qui a suivi une leçon modèle sur la Covid-19 », signalant que les élèves ont massivement répondu à l’appel, dans une atmosphère bonne et sereine. « Par rapport aux dispositifs sanitaires, explique Abdrahamane Diallo, les autorités nous ont instruits de procéder à la distribution de masques pour tous les élèves et des kits de lavage des mains ». « Tout démarre bien », s’est-il réjoui. Par contre, il a souligné qu’il est difficile de gérer la distanciation compte tenu de l’effectif très élevé dans les classes. « Ce qui est sûr, la consigne est donnée aux maîtres de veiller à ce que les enfants portent obligatoirement les masques en classe. Pour le moment, nous n’avons pas d’autres solutions », dit M. Diallo, ajoutant qu’autrement, il faudra « autant de salles et autant de tableaux pour faire respecter la distanciation ». Au groupe scolaire de Darsalam, des kits de lavage des mains sont disponibles et les élèves et enseignants présents, en nombre, portent le masque. Magassa cherche à inscrire son enfant au lycée du Centre islamique d’Hamdallaye. Le garçon doit aller en 10è, pour cette année scolaire. Le père ne parvenait pas le faire admettre dans cet établissement. « Depuis quand l’inscription d’un nouveau lycéen est fixé à 3.000 Fcfa au Mali!», s’exclame-t-il. Il nous a explique qu’on lui a demandé de payer 3.000 Fcfa dont 500 Fcfa pour les effets scolaires. Notre interlocuteur, pressé de regagner son lieu de travail, a dit qu’il reviendra demander des explications au proviseur du lycée. OD/MD (AMAP)
Une attaque contre des gendarmes fait un mort et deux blessés à un check-point à Goundam
Goundam, 25 Janv (AMAP) Une attaque contre le check-point de la sortie de Goundam vers Tombouctou, dans le Nord du Mali, a fait, lundi vers 13h 35 mn, un mort et deux blessés parmi les gendarmes en poste. Un pick-up, surmonté d’une arme, est sorti du quartier Alkara et a foncé sur les gendarmes. Des individus non-identifiés à bord du véhicule ont visé le poste de contrôle par des tirs nourris. Un premier bilan avait fait état de trois blessés dont un grièvement, le gendarme Oumar Abba. Tous ont été conduits au Centre de santé de référence (CSRéf) de Goundam où le blessé le plus atteint a finalement rendu l’âme. Les villageois, pendant ce temps, se sont terrés devant la violence des tirs. Depuis l’enlèvement du maire de la Commune rurale de Doukouria, une certaine tension demeure dans la zone. Les ravisseurs de l’édile réclameraient une rançon contre sa libération. C’est en absence de réaction à leur demande que les bandits armés maintiendraient leur pression, en multipliant les attaques.
Mali: Une trentaine de terroristes neutralisés par les FAMa et Barkhane à Boulkessi et Mondoro (Centre)
Bamako, 23 Janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) déployées respectivement au poste G5 Sahel de Boulkessi et au poste FAMa de Mondoro, dans le Centre du Mali, ont tué, dimanche, une trentaine de terroristes et récupéré une quarantaine de motos et d’importants matériels militaires, en riposte a une double attaque terroriste, annonce le chef d’État major général des armées, dans un communiqué. Du côté des FAMa, on déplore six militaires décédés et 18 blessés (04 morts 12 blessés survenus à Boulkessi, et 02 morts et 06 blessés à Mondoro). « L’armée malienne déplore, aussi, la perte d’un véhicule et une mitrailleuse », ajoute le communiqué. Les FAMa ont fait l’objet d’attaques complexes et simultanées de groupes armés terroristes non identifiés, aux environs de 3h30mn. Cependant, «grâce à la promptitude des réactions et une coordination efficace entre les FAMa et la force française Barkhane, les assaillants ont été mis en déroute », indique le communiqué. Le chef d’état-major général des armées salue la mémoire des six martyrs FAMa tombés armes à la main et morts pour le Mali. « Il prie pour le repos de leurs âmes, adresse ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et à leurs frères d’armes », indique le document. Il assure « les familles des martyrs, du soutien total et la reconnaissance entière de la nation et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». « Il salue également l’engagement résolu de forces partenaires à combattre les ennemis de la paix aux côtés des FAMa et les remercie pour leur soutien indéfectible ». AT/MD (AMAP)

