Transition au Mali : La CEDEAO, les Etats-Unis et l’Algérie saluent les progrès accomplis

Bamako, 1er oct (AMAP) Le représentant permanent de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali, Pr Hamidou Boly, l’Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel, Dr J. Peter Pham, et l’ambassadeur algérien, Boualem Chebih, ont salué, jeudi, les efforts de Bamako pour la mise en place de la Transition, a constaté l’AMAP, dans l capitale malienne. Les trois diplomates, se sont exprimés après une série d’audiences que leur a accordées, au palais de Koulouba, le président de la Transition, Bah N’Daw. « Les sanctions contre le Mali vont être levées très bientôt parce qu’il y a eu des avancées », a annoncé le représentant permanent de la CEDEAO au Mali, en raison des « progrès remarquables engrangés ». Selon le Pr. Hamidou Boly, la levée des sanctions imposées au Mali, par la CEDEAO, ne tient plus qu’ « à quelques détails à régler ». M. Boly a indiqueetre venu, justement, à Koulouba pour remettre au président de la Transition, une lettre du médiateur Goodluck Jonathan à propos de ces détails. En effet, si les choix du président et du Premier ministre sont conformes aux exigences de l’organisation sous régionale, celle-ci tient, cependant, à s’assurer que le vice-président ne remplacera pas le président en cas d’empêchement. Cette possibilité est clairement exprimée dans la Charte de la Transition. Et cela semble intriguer la CEDEAO qui, selon son représentant permanent, ne «veut pas que le vice-président puisse succéder au président dans des conditions pas claires». La CEDEAO tient, aussi, à ce que les dignitaires du régime déchu, toujours arrêtés à Kati, soient libérés ou mis à la disposition de la justice. Sur ces différentes questions, le Pr Hamidou Boly a confié que les négociations avancent. Par ailleurs, il a soutenu que les conditions posées par la CEDEAO sont indiquées dans ses textes fondamentaux qui disent qu’en cas de rupture de l’ordre constitutionnel, il est mis en place une batterie de sanctions. « Mais compte tenu de la situation déjà fragile du Mali, a-t-il expliqué, les sanctions ont été modérées pour limiter les dégâts ». Et de rassurer qu’elles vont être levées très bientôt, parce qu’il y a eu des avancées. Le Pr Hamidou Boly a félicité le président Bah N’Daw pour sa nomination à ce «poste très prestigieux» et l’a « encouragé à œuvrer, en collaboration avec la CEDEAO, pour l’intérêt du peuple malien ». Après cette audience, le chef de l’État a reçu l’Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel, Dr J. Peter Pham, qui effectue une visite de quatre jours au Mali. En se rendant à Koulouba, il a notifié, ainsi, l’accompagnement de son pays au processus en cours. « Les États-Unis saluent le choix d’un président et d’un Premier ministre civils pour diriger la Transition. C’est un «premier pas vers le retour à l’ordre constitutionnel», selon Dr J. Peter Pham dont le pays se réjouit, également, de l’engagement des autorités de la Transition à organiser les élections dans un délai de 18 mois. Sur le plan sécuritaire, les États-Unis demeurent convaincus que les dispositions centrales de l’Accord pour la paix et la réconciliation restent pertinentes pour la stabilité à long terme du Mali, et que leur mise en œuvre pourrait avoir un impact positif significatif sur la région du Sahel. De même, Washington accorde un grand intérêt au respect des droits de l’homme. Raison pour laquelle, Dr. J. Peter Pham a souhaité que l’équipe de Transition prenne des «mesures concrètes pour prévenir, enquêter et poursuivre les violations des droits de l’homme commises par les Forces de sécurité». Il a, aussi, insisté sur la libération des personnalités «détenues, en l’absence d’accusations crédibles». Ce déplacement de l’Envoyé spécial américain intervient après qu’il ait annoncé, la semaine dernière, une aide humanitaire américaine supplémentaire de près de 152 millions de dollars pour la région du Sahel, dont près de 54 millions pour le Mali. Cette enveloppe viendra renforcer l’assistance du gouvernement américain au Mali, notamment dans le domaine humanitaire. L’audience accordée par le président N’Daw à l’ambassadeur de l’Algérie, Boualem Chebihi, a bouclé la série. Avec le diplomate algérien, il a été, essentiellement, question des relations entre Alger et Bamako. Relations qui sont basées sur la géographie et sur une histoire forgée dans le combat libérateur commun pour les indépendances. Aujourd’hui encore, selon Boualem Chebihi, la conjoncture et les défis de l’heure «nous obligent à travailler ensemble». Les étapes franchies dans la mise en place des organes de la Transition ont été saluées par le diplomate algérien. Son pays, en tant que parrain du processus de paix, attend avec impatience la formation du gouvernement dont l’avènement permettra de relancer la mise en œuvre de l’Accord. « A cause de la crise sociopolitique, ce processus a connu une certaine stagnation», a-t-il déploré. Boualem Chebihi a souligné que cet accord est tout aussi important pour le Mali que pour l’Algérie, car les objectifs stratégiques, qui y sont inscrits, à savoir la paix et la réconciliation, sont des préoccupations majeures pour les deux pays. ID/MD (AMAP)

Bamako : La seconde vie des sachets plastiques

Par Fadi CISSE Bamako, 1er oct (AMAP) Des usines transforment les sachets usagés pour fabriquer des baignoires, des seaux, des cuvettes, des brosses. Tout un business s’est organisé autour de cette activité et sur les dépôts d’ordures (souvent sauvages) qui existent dans plusieurs quartiers de Bamako, rendant la vie difficile pour les riverains. En certains endroits, ces déchets domestiques débordent sur les routes, bloquent la circulation. Dans ces tas d’immondices, une grande partie constitue les sachets plastiques, non biodégradables et nuisibles à l’environnement. Mais ils ont une utilité après avoir servi, la plupart du temps, de récipients pour transporter des aliments ou des condiments. Les sachets plastiques sont très recherchés par les femmes et hommes qui fouillent les ordures à la recherche d’objets à revendre. Ces « chercheurs » passent des journées entières sur les montagnes d’ordures. Elles amassent les sachets plastiques et les revendent à des fabriques qui font du recyclage pour insuffler une seconde vie à ces déchets. En la matière, la concurrence est, souvent, rude entre ces braves dames qui sont loin d’être tirées à quatre épingles. Elles semblent, au contraire, fières de mettre en relief leur apparence «débraillée». Les plus téméraires et les plus assidues d’entre elles semblent tirer leur épingle du jeu. Il suffit, pour s’en convaincre, de parcourir les dépôts de transit d’ordures et autres dépotoirs de Bamako et sa périphérie. Lundi 7 septembre 2020. Le ciel est nuageux, le temps menace. L’horloge affiche 10h 25 mn. Le dépotoir de déchets, qui a poussé entre les collines de Badalabougou, au beau milieu de l’espace universitaire, dégage son odeur fétide, au fur et à mesure que l’on s’approche de l’Université internationale d’excellence (UIE). Aucun moyen de protection ne semble suffire la parade conte l’odeur pestilentielle qui se dégage. Pas même un masque. Visiblement heureuse dans cet univers, des femmes consacrent une bonne partie de leur journée à ramasser les déchets, sans se plaindre des odeurs ambiantes. Fatoumata Doumbia est l’une de ces ramasseuses de déchets plastiques. Cette quinquagénaire, qui dit avoir perdu tous ses enfants, découvre ce travail grâce une amie. «Avant, je vendais des galettes qui s’achetaient à peine. Chaque jour, je quitte Daoudabougou (quartier de la Commune V, de Bamako, la capitale malienne) à pied, à 8 heures du matin, pour arriver ici et je retourne en famille vers 18 heures », confie la dame. A côté d’elle, sont déposés, à même le sol, deux gros sacs remplis «de plastiques ramassés durant une semaine de collecte». Où transportez-vous ces déchets plastiques ? «On ne fait que parler dans le vide, car on ne voit aucun résultat après nos entretiens avec la presse. Je refuse de dire un mot», s’emporte une dame, avant de lancer une poignée de déchets, en guise de plaisanterie, comme pour nous dissuader de l’approcher. LE KG 100 FCFA – Sa camarade, Djénèba Coulibaly, mère de cinq enfants, répond sans hésiter. Ces déchets plastiques sont gardés pour un homme qui passe au dépotoir, tous les samedis, pour les acheter. « Cet acheteur, précise Djénéba, arrive à bord d’un minibus «Sotrama». Il récupère tous les déchets plastiques que nous avons pu collecter. Il paye le kg 100 Fcfa ». Djénéba Coulibaly peut vendre, souvent, entre 10 à 20 kg de déchets plastiques. Grâce à cette somme, elle nourrit ses cinq orphelins et arrive à couvrir d’autres besoins personnels. Mais ce n’est pas sans difficulté. «En cette période d’hivernage, les sachets plastiques sont presque introuvables. Ils sont emportés par les eaux de pluie ou ensevelis dans la boue. Si ilssont trempés, les clients refusent de les acheter. C’est la période des vaches maigres pour nous», se plaint-elle. « Le risque de contracter des maladies, comme les maux de dos, toux, sans oublier les courbatures, est, aussi, très élevé », ajoute-t-elle. « Mais, on n’a rien sans peine », paraphrase Djénéba, philosophe, comme pour se consoler. Molobali Doumbia se présente comme la présidente de toutes les ramasseuses opérant sur les dépôts et décharges de Bamako. Elle opère depuis plus de dix ans au niveau du dépotoir de Badalabougou. Cette femme d’un âge avancé, mère de cinq enfants dont un garçon, aide son mari, en exerçant cet emploi et en contribuant aux petites dépenses familiales. «Depuis 4 heures du matin, je sors de chez moi à Sabalibougou pour rentrer au-delà de 16 heures, sauf si la pluie m’en empêche. Exceptés les vendredis, je viens tous les jours assembler les déchets plastiques et les bidons d’eau vides», explique-t-elle. « Le commerce des bidons est moins rentable, depuis l’avènement de la Covid-19. Les gens ont peur de venir s’en procurer », déplore la ramasseuse. Concernant les déchets plastiques, des clients (une femme et deux hommes) viennent les acheter à raison de 100 Fcfa le kg. Molobali révèle vendre entre 20 et 25 kg par semaine en cette période d’hivernage. En saison sèche, elle peut vendre plus de 40 kg par semaine. « Face à la conjecture actuelle, certaines d’entre nous se reconvertissent en ramasseuse de restes de nourritures. Elles les sèchent avant de les vendre aux marchands d’aliments bétail et aux pêcheurs. Ceux-ci les utilisent comme appâts pour ferrer les poissons.  Le soleil se fait rare. Il est difficile de faire sécher les provisions», murmure-t-elle. Chaussée d’une paire de bottes arrivant au niveau des genoux, elle patine au milieu des mouches qui bourdonnent. Comme elle, leurs clients profitent de cette activité. Sofiana est l’un des acheteurs chez Molobali Doumbia. Ce trentenaire confirme qu’il achète les déchets plastiques auprès de ces femmes pour les revendre aux Chinois disposant d’une usine de recyclage à Sotuba, en Commune II du District de Bamako. «Je loue deux Sotrama (minibus), chaque semaine, pour le transport des déchets plastiques. Je les revend à partir de 125 Fcfa voire 300 Fcfa le kg», indique-t-il. Et de préciser que le prix du kg dépend de la qualité de la marchandise. Sofiana monnaye, par semaine, trente à quarante sacs de 100 kg remplis de déchets plastiques achetés auprès de ses clientes des dépotoirs de Badalabougou et de Lafiabougou. «Auparavant, j’avais des soucis même pour payer le

Sanctions de la CEDEAO contre le Mali: La levée conditionnée à des clarifications, selon le représentant résident de l’organisation sous régionale

Bamako, 1er oct (AMAP) « Dès que le Mali se soumettra aux exigences de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les sanctions seront totalement levées », a déclaré, mercredi, à Bamako, le représentant résident du président de la Commission de l’organisation sous-régionale, Pr Hamidou Boly. Le Pr. Boly, qui s’exprimait, à sa sortie d’une audience que lui a accordée le Premier ministre, Moctar Ouane, a indiqué à la presse que cette rencontre rentrait dans le cadre de la prise de fonction du chef du gouvernement. Il a reconnu que ce n’est pas de gaieté de cœur que ces sanctions ont été prises contre le Mali. «Ce sont nos textes fondamentaux qui l’exigent et qui demandent que lorsque le pouvoir change de façon non constitutionnelle, le pays soit frappé par ces sanctions», s’est justifié Pr Hamidou Boly, précisant que ce sont des sanctions qui sont mises en œuvre pour essayer de ramener vite le pays sur de bons rails. «Donc, dès lors que le Mali va se soumettre aux exigences de la Cedeao, les sanctions seront totalement levées», a-t-il assuré, tout en reconnaissant qu’il y a eu de grands pas qui ont été faits, notamment la nomination d’un président et d’un Premier ministre civils. «Il reste quelques petits détails au niveau de la Charte de la Transition qui concernent les attributs du Premier ministre qui doivent être bien clarifiés pour que cela ne pose pas d’ambiguïté dans le futur», a souligné le représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO. Il a, aussi, évoqué la libération des personnalités détenues, depuis le 18 août dernier. « Une détention qui n’est pas conforme aux notions de droits de l’Homme », a-t-il signalé. «Tous ces détails doivent être clarifiés. Et je crois que, très bientôt, cela va être fait. C’est une question de jours», a-t-il laissé entendre. Le Pr Hamidou Boly a estimé que les sanctions prises contre le Mali ne sont pas dures mais modérées. Pour preuve, il a fait remarquer que ces sanctions permettent l’importation des denrées de première nécessité. «On tient compte de la vie des populations pour qu’elles ne soient pas affectées», a conclu le représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO dans notre pays. Le Pr. Boly qui a dit être venu féliciter Moctar Ouane pour avoir accepté de répondre à l’appel de son pays à un moment si crucial, a ajouté qu’il l’a encouragé dans sa « nouvelle tâche qui est très ardue » et l’a « assuré de l’accompagnement » de l’organisation communautaire. «La Cedeao est ici, au Mali, à la disposition des autorités de ce pays pour les aider à faire avancer les choses», a laissé entendre le diplomate. Après la désignation d’un président et d’un Premier ministre civils pour diriger la Transition, conformément aux exigences de la CEDEAO, le regard des Maliens est désormais tourné vers l’organisation sous régionale pour la levée des sanctions contre le Mali. DD/MD (AMAP)

Le Premier ministre Moctar Ouane reçoit les ambassadeurs algérien, Boualem Chebihi, et chinois, Zhu Liying

Bamako, 30 sept (AMAP) Le Premier ministre de la Transition, Moctar Ouane, a reçu en audience, mercredi, à la Primature, les ambassadeurs d’Algérie, Boualem Chebihi et de la Chine, Zhu Liying, por des échanges sur les questions d’intérêt commun, de coopérations bilatérale et multilatérale et l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, a constaté l’AMAP. A sa sortie d’audience, Boualem Chebihi a déclaré avoir échangé avec le Premier ministre malien, « sur des questions d’intérêt commun entre l’Algérie et le Mali ». Selon lui, il a été question de renforcer les relations entre les deux pays dans tous les domaines. Autre point discuté entre le Premier ministre et le représentant diplomatique de l’Algérie au Mali a concerné l’évolution de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. M. Chebihi a estimé que l’essentiel a été fait mais qu’il reste à cueillir les fruits de l’engagement du Mali dans ce processus. « On a déjà un président de la Transition et un Premier ministre. Maintenant, on attend le gouvernement pour que les activités de suivi et d’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord puissent reprendre, incessamment », a-t-il indiqué, ajoutant que cette phase interviendra sous peu. L’ambassadeur de Chine au Mali, Zhu Liying, a parlé des projets de coopération entre son pays et le Mali. Au-delà des réalisations dans les domaines des infrastructures, de la médecine, de l’Education pendant les 60 ans passés, Zhu Liying a annoncé qu’une attention particulière sera accordée aux nouvelles technologies, à l’économie numérique, sans oublier l’industrialisation du Mali. « Nous voulons que le partenariat sino-malien, qui s’est développé ces 60 dernières années, ait un avenir encore plus promoteur », a déclaré le diplomate chinois. Outre le secteur du développement, les deux personnalités malienne et chinoise ont échangé sur la coopération multilatérale dans le cadre des Nations unies. « Notamment, dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU. Parce que sur cette plateforme, la Chine et le Mali travaillent, toujours, étroitement ensemble pour défendre des intérêts communs fondamentaux » au nombre desquels la souveraineté, l’intégrité territoriale, la lutte anti-terroristes, la prolongation annuelle du mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). OD/MD (AMAP)  

Halles de Bamako : Un braquage dans un bureau de change fait cinq blessés

Bamako, 30 sept (AMAP) Un braquage qui a visé, mardi, un bureau de change aux Halles de Bamako, en Commune VI de Bamako, la capitale malienne, a fait cinq blessés par balles. Selon des témoins, que notre équipe de reportage a rencontré, quelques instants après cette attaque à main armée en plein jour, cette opération a été menée par deux bandits. Munis d’armes automatiques (un PA et un AK-47), ils circulaient à moto et se sont dirigés vers un bureau de cambistes qu’ils avaient, très certainement, repéré à l’avance. L’un des malfrats est resté dehors pour faire le guet, avec un fusil en main, pour dissuader ceux qui voudraient intervenir et perturber le bon déroulement de l’opération. Pendant ce temps, l’autre bandit a pénétré dans le local et braqué les occupants. Tenant les cambistes en respect avec son arme, il leur a clairement fait savoir ses intentions. Il s’est ensuite dirigé vers les deux caissières et les a sommées de lui remettre l’argent. Ensuite, comme dans un film western, le malfrat est ressorti en tirant en l’air pour effrayer tous ceux qui ont assisté impuissants à cette attaque. En l’absence des victimes, elles-mêmes, aucune de nos sources n’a été en mesure de nous dire avec exactitude la somme que les pauvres caissières ont remis au bandit armé. Le hold-up ne s’est pas déroulé sans anicroches. Le vigile des lieux et deux clients ayant tenté de résister, en essayant de maîtriser l’un des malfrats, ont reçu des balles au niveau des membres inférieurs. Outre le vigile et le client, deux autres victimes ont été enregistrées dans la rue. Les bandits, pensent certains témoins, n’ont pas jugé nécessaire de tuer les téméraires qui se sont mis au travers de leu chemin. Pour couvrir leur fuite, ils ont continué à tirer en l’air dans la rue. Les balles perdues ont atteint des personnes qui s’étaient retrouvées au mauvais endroit et au mauvais moment. TC/MD (AMAP)  

Transport routier : La sécurité des passagers ne préoccupe pas certaines compagnies

Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 30 sept (AMAP) Jeudi dernier, aux environs de midi sur la Route nationale (RN8), les passagers attendent un car à Madina Kouroulamini, un village, à une vingtaine de kilomètres de Bougouni (Sud), pour rejoindre Bamako. «Pon, ponnn !», klaxonnait bruyamment un car avant de se garer au bord de la route. Aussitôt garé, les clients se sont rués vers les deux portières du véhicule. L’apprenti, vêtu d’un blouson noir ne cessait de héler les clients arrêtés au bord de la route. «Allez-vous à Bamako ?», s’égosillait-il. Les passagers ont embarqué. Mais à l’intérieur du véhicule, point d’espace pour se frayer un chemin encore moins de siège vacant à occuper. Il faut rester debout en attendant de trouver une place. Soudain, une personne en charge de la collecte des frais de transport tend au passager, nouvellement embarqué. un tabouret en plastique bleu. «Il y a des passagers qui descendent à Bougouni. Vous pourrez occuper un siège dès qu’ils descendront», s’empresse-t-il de dire, pour rassurer les clients qui s’inquiètent de leur inconfort. A l’arrivée du véhicule, á Bougouni, la Cité du Banimonotié, les choses se sont passées comme prévues. Les passagers assis dans l’allée centrale se sont précipités pour occuper les sièges laissés vacants par ceux qui sont descendus. Quelques minutes plus tard, le car est encore plein comme un œuf et l’allée centrale prise d’assaut. A l’entrée de Ouéléssébougou où le car s’est arrêté à un poste de contrôle, les vendeuses de nourriture, la plupart des jeunes filles, se bousculaient pour atteindre les passagers dans le véhicule. Qui pour proposer des œufs, qui du maïs grillé ou encore de l’eau. Dans ce tintamarre de souk, la chaleur devient étouffante. Des passagers laissent éclater leur mécontentement. «Sortez s’il vous plaît», ordonne un passager aux vendeuses. Certaines très entêtées ont quand même pu écouler quelques marchandises avant qu’un responsable du véhicule, tenant une courroie de moto en main, enjambe les passagers de l’allée centrale pour les chasser comme des bêtes nuisibles. Tout au long de la route, le véhicule embarque les passagers pour occuper les espaces restées libres dans l’allée centrale. Dans cette situation d’inconfort, se voir offrir un tabouret devient un luxe. Puisque sans ce siège, le client doit rester debout, en attendant de trouver une place libérée. Les bisbilles autour de cet objet entre les passagers ne manquent pas. Un homme, turban autour du cou, explose. « Vraiment, il est très pénible d’emprunter ces cars », dit-il avant de se saisir d’un tabouret pour s’asseoir. Une dame portant un masque, dans un accent ivoirien, furieuse, s’indigne « les propriétaires des cars prennent le tarif normal à ceux qui sont sur les tabourets ». Un petit sac posé sur les cuisses, Moussa Ouattara, un agent minier, a embarqué depuis Yanfolila, vers 10 heures. «Il est 15 heures et on n’est pas encore arrivé à Bamako», reproche-t-il. Selon lui, une telle lenteur est regrettable. Tous les compartiments du car sont surchargés. De l’intérieur de la cabine à l’allée centrale occupée par les passagers et leurs bagages à main. Les soutes à bagages sont pleines à craquer et le toit du véhicule est, aussi, surchargé. Le véhicule, dont la carrosserie ridée et les suspensions en souffrance, ploie littéralement sous le poids de la surcharge. En plus du mauvais état des véhicules, les surcharges rendent ce voyage très pénible et périlleux. Moussa Ouattara estime que le mauvais état de la voiture ne devrait pas encourager une telle pratique. « Là où le bât blesse, s’indigne notre minier, c’est le silence des agents de contrôle » qui, selon lui, « se préoccupent peu de la sécurité des passagers ». Ouattara dit emprunter ces cars parce qu’il n’a pas d’autres choix. Selon lui, la plupart des cars de l’axe Bamako-Yanfolila n’obéissent pas aux règles de sécurité. Les responsables des compagnies de transport doivent veiller à l’observation stricte des règles de sécurité pour les passagers. A notre arrivée à Bamako, le chauffeur gare son véhicule à côté d’un autre sur un site qui n’a rien d’une place d’une compagnie de transport. Ici, aucune présence de guichets, ni local pour accueillir les clients. Quelques minutes après le déchargement, le chauffeur et un autre homme échangeaient sur les recettes engrangées sur les passagers qui occupaient l’allée centrale du car. Pourquoi vous autorisez que les passagers occupent l’allée centrale ? « C’est la seule manière, justifie-t-il, pour avoir des bénéfices ». Selon lui, les recettes tirées de la vente des seuls tickets de voyage ne suffisent pas à combler les frais liés au transport. A l’en croire, le trajet Bamako-Yanfolila devrait coûter 4500 Fcfa, au lieu de 3000 Fcfa. L’occupation de l’allée centrale participe, de ce fait, à combler tant soit peu le déficit. C’est pourquoi, il est devenu courant de voir, sur nos routes, des véhicules surchargés au mépris des règles élémentaires de sécurité et au grand dam des passagers qui empruntent ces engins vétustes. Entre la hantise et la nécessité de se rendre à sa destination, la question demeure : cela vaut-il le coup de vendre son âme à ces marchands de la mort, au mépris des règles élémentaires de sécurité ? MDD/MD (AMAP)

Audience à Koulouba : Le président Bah N’daw reçoit les ambassadeurs de France et de Chine

Bamako, 29 sept (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a reçu mardi, en audience, en fin de matinée, au Palais de Koulouba, successivement les ambassadeurs de France, Joël Meyer, et et de Chine, Zhu Liying, qui ont, tous les deux, exprimé la volonté de leurs pays respectifs à accompagner le Mali dans cette transition. La première personnalité reçue par le chef de l’Etat, en présence du vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est Joël Meyer. Le diplomate français a indiqué, à la fin de l’audience, que la France est un partenaire stratégique pour le Mali et le Mali en est également pour la France. A cet effet, il était important d’avoir « cette audience assez vite ». « L’objectif, a-t-il précisé, était d’abord de réaffirmer la volonté de la France et des plus hautes autorités françaises d’accompagner le Mali dans ce moment crucial pour son histoire et son avenir ». « Nous sommes confiants dans l’avenir du Mali, dans la mise en place et la réalisation d’une transition civile qui sera une réussite et qui va s’atteler à des tâches essentielles pour l’avenir du pays », a déclaré l’ambassadeur Meyer, ajoutant que « nous sommes des partenaires sur le plan militaire et sécuritaire ». C’est pourquoi, il a rendu hommage aux Forces armées et de sécurité maliennes « qui se battent avec bravoure » avec l’appui des forces internationales dont Barkhane. « Nous avons convenu que ce partenariat va, non seulement, se poursuivre mais aussi se renforcer car il s’agit d’une sécurité mutuelle », a souligné M. Meyer, qui a fait part de la volonté de la France d’accompagner la Transition, en matière de développement comme d’appui au retour de l’Etat malien dans les Régions du Centre et au Nord. « J’ai écouté le discours du président de la Transition, vendredi dernier, avec attention. Nous avons échangé sur les grands engagements internationaux du Mali qui sont, aussi, des engagements nationaux. Je parle de la lutte contre l’impunité, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger », a fait savoir le diplomate français, ajoutant que la France et la communauté internationale sont prêtes à accompagner le Mali pour la mise en œuvre complète de cet accord « le plus rapidement possible ». Le second diplomate reçu par le président Bah N’Daw a été Zhu Liying, ambassadeur de Chine au Mali. A l’issue de l’entretien, le diplomate chinois a dit que son objectif était de transmettre, au président de la Transition malienne, deux messages de félicitation. Un premier message, au nom de la Chine, pays ami du Mali pour son investiture. Et un deuxième message, à l’occasion du 60è anniversaire de l’indépendance du Mali. « J’ai saisi l’occasion pour lui réaffirmer la volonté et la disponibilité de la Chine d’accompagner et de soutenir le Mali tout le temps, dans toutes les circonstances surtout pour passer ensemble des moments difficiles », a indiqué Zhu Liying, pour qui, il n’y a pas de temps à perdre. « Nous allons continuer en renforçant notre partenariat et notre coopération, non seulement, dans des secteurs traditionnels, mais nous allons réfléchir ensemble pour faire avancer des projets dans des secteurs innovants », a annoncé le diplomate chinois. Dans quelques jours, a-t-il rappelé, ce sera la célébration du 60è anniversaire des relations diplomatiques établies par les présidents Mao Tse-Toung et Modibo Keita. « Je suis sûr que sur la base de ces 60 ans d’amitié et de coopération, nous pouvons et nous devons faire des réalisations beaucoup plus importantes », a dit l’ambassadeur de Chine au Mali. En termes de réalisations traditionnelles, Zhu Liying a parlé des infrastructures mais aussi de l’économie numérique pour les réalisations innovantes. DD/MD (AMAP)

Coopération : Soutiens fermes et constants du Maroc et de la Suisse

Bamako, 30 sept (AMAP) Le président Bah N’Daw a reçu, mardi, en audience le chef de la diplomatie marocaine et l’ambassadeur de Suisse au Mali qui ont, tous les deux, souligné la volonté de leurs pays à accompagner le Mali pour la réussite de cette période intérimaire. En visite de 24 heures, au Mali, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a été reçu en audience par le président de la Transition, Bah N’Daw. M. Bourita était porteur d’un message de solidarité du Roi Mohamed VI « au peuple malien et d’encouragement aux autorités pour toutes les actions entreprises pour placer le notre pays sur la voie d’une transition prometteuse ». Le royaume chérifien indique ainsi sa disponibilité à accompagner le Mali dans cette phase cruciale de son histoire récente. Ce pays ami, comme l’a rappelé le chef de sa diplomatie, a « toujours mis l’intérêt du peuple malien au-delà de toutes les circonstances et les contextes politiques». « Et dans cette nouvelle épreuve, a-t-il rassuré, le Maroc demeure solidaire du peuple malien et est prêt à accompagner toutes les priorités qui seront définies par les autorités maliennes durant cette transition ». Nasser Bourita a, aussi, livré un message d’amitié pour toutes les forces vives du Mali, qu’il avait d’ailleurs rencontrées, quelques heures, avant sa rencontre avec le président Bah N’Daw. A ces forces vives, il a indiqué l’impérieuse nécessité de se mobiliser autour de la réussite de la Transition. Pour lui, tous ceux qui ont une influence doivent contribuer à ce que cette «transition soit faite par les Maliens et pour le Maliens». Le Maroc, pour sa part, croit fermement en la capacité des Maliens à gérer leurs problèmes. Et estime que «les Maliens n’ont pas besoin d’une internationalisation de leur situation», selon le ministre Nasser Bourita qui a vanté le «génie malien pour avoir prouvé qu’il est capable de faire valoir les intérêts suprêmes du Mali sur toute autre considération ». Aussi, le chef de la diplomatie chérifienne a souligné que cette Transition doit tirer les enseignements des expériences passées. Particulièrement, elle doit tirer une leçon des «limites, des dérives et de l’intervention nuisible qui a détourné l’élan prometteur de 2012 ». Grâce au génie malien, à l’engagement des autorités et à la mobilisation de l’ensemble des forces vives, M. Bourita est convaincu que le Mali saura sortir de cette transition par le haut. Il a, par ailleurs, rappelé la profondeur des relations qu’entretiennent le Mafroc et la Mali. Une coopération qui s’est particulièrement densifiée, ces dernières années, à travers notamment les visites effectuées par le roi du Maroc à Bamako et qui ont permis le lancement de plusieurs projets socioéconomiques. Récemment, alors que notre pays était en pleine crise politique et sanitaire, le roi Mohamed VI a autorisé l’ouverture de la clinique Mère-enfant à Bamako. Signe de solidarité envers les Maliens qui bénéficient, depuis, des soins au sein de cet établissement. « Donc, l’intérêt du Malien a toujours été au cœur de notre coopération bilatérale», a soutenu Nasser Bourita. Et de réitérer la disposition du Maroc à accompagner les priorités du Mali dans les domaines de l’agriculture, de la formation, de l’énergie solaire, de la sécurité… Bref, « toutes les priorités qui seront définies par les autorités transitoires ». Auparavant, le président de la Transition avait reçu l’ambassadrice de la Suisse, Marion Weichelt Krupski. Elle était venue pour « faire connaissance avec le président Bah N’Daw et le féliciter pour sa nomination ». La Suisse salue la mise en place de la Transition et la souhaite pacifique.La diplomate suisse a assuré que son pays, comme il le fait depuis 50 ans, continuera à soutenir le Mali dans le développement. La Suisse apporte un appui de taille aux efforts des autorités maliennes dans les domaines de l’éducation, du développement rural et de la bonne gouvernance. L’essentiel de ses programmes sont mis en œuvre dans les Régions de Sikasso (Sud), Mopti (Centre) et Tombouctou (Nord). Au-delà, la Suisse apporte également de l’aide d’urgence et appuie la protection des victimes de conflits. Un accent particulier est mis sur les perspectives socio-économiques des jeunes et des femmes. ID/MD (AMAP)

Palais de la culture de Bamako : Un monument dédié à Amadou Hampaté Ba

Bamako, 30 sept (AMAP) Le Palais de la culture Amadou Hampâté Ba de Bamako a inauguré, lundi, un monument dédié à l’illustre écrivain et homme de culture, au cours d’une cérémonie présidée par le secrétaire général du ministère de la Culture, Yamoussa Fané, en présence du directeur général du Palais de la culture, Abdoulaye Diombana, du sculpteur de la stèle Mamadou Koumaré et de nombreux invités. Le monument, à l’entrée principale de l’établissement de culture, mesure 5 mètres, dont un socle de 3 mètres et un motif de 2 mètres. C’est un imposant ouvrage en béton à l’effigie de Amadou Hampâté Ba, assis dans un fauteuil et drapé dans un grand boubou bleu, avec un bonnet blanc. L’écrivain détient un stylo à bille au dessus d une feuille blanche sur un tablier. Cette réalisation intervient quasiment trois décennies après de l’ouverture du palais de la culture qui porte son nom. La sculpture a été conçue et réalisée par Mamadou Koumaré, également auteur de plusieurs autres monuments de la capitale malienne. Yamoussa Fané a rendu un vibrant hommage à Amadou Hampâté Ba pour sa vision de l’identité culturelle à travers ses œuvres. Il a salué et encouragé l’engagement de la direction et du personnel du Palais de la culture mais aussi pour leur esprit d’innovation, avant de rappeler le combat et la vision de l’écrivain sur l’identité culturelle à travers la tradition orale. « Parler d’Amadou Hampâté Bâ, c’est faire ressurgir les hauts faits, les souvenirs d’un grand homme de culture, d’un ethnologue, d’un chercheur, d’un défenseur de la tradition orale, notamment peule et qui a consacré sa vie à collecter, à sauvegarder notre patrimoine culturel immatériel», a commenté le secrétaire général du département de la Culture. Il a, aussi, rappelé les nombreux ouvrages de l’écrivain, entre autres, «Oui mon Commandant», « Amkoulel, Khaïdara » et «L’étrange destin de Wangrin ». « Ses romans et ses citations continuent de nous servir de référence et nous permettent d’exprimer sur des pages nos joies et espérances », a dit M. Fané. Pour le directeur du Palais de la culture, Abdoulaye Diombana, la réalisation de ce monument permettra à la nouvelle génération de découvrir l’un des grands défenseurs de la tradition orale. L’initiative vise à perpétuer la mémoire de l’homme qui a marqué l’histoire culturelle de toute l’Afrique, à travers ses œuvres littéraires sur le continent noir. Il s’agit, également, d’inciter la jeune génération à lire les œuvres d’Amadou Hampâté Ba. Abdoulaye Diombana a présenté son établissement culturel qui dispose, aujourd’hui, d’une salle d’exposition d’arts plastiques, consacrée aux portraits de nos artistes qui ont contribué à la vulgarisation de la Culture malienne en Afrique et ailleurs. Il a invité tout le monde à venir découvrir le talent de nos sculpteurs. AS/MD (AMAP)  

14è édition d’Oxyjeunes à Ségou : Sous le signe de la lutte contre la covid-19

Ségou, 30 sept (AMAP) Depuis lundi, Ségou, la Cité des balanzans, vit au rythme de la 14è édition d’Oxyjeunes, sous le thème : «Covid-19 et droits de l’enfant : Quelle contribution des enfants à la promotion de l’éducation, de la santé, de la protection et de la nutrition en situation de pandémie?». Ce thème souligne la nécessité d’agir et de plaider en faveur des droits de l’enfant, en cette période de pandémie afin de favoriser leur épanouissement. Organisé par l’Unicef en collaboration avec l’Union des radiodiffusions et télévisions libres du Mali (URTEL), l’Association pour la promotion des jeunes et enfants communicants du Mali (APJEC), l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le ministère de la Jeunesse et des Sports, cet événement vise à renforcer les connaissances des enfants sur la Convention relative à leurs droits, à disséminer le nouveau programme pays Unicef-Mali 2020-2024 et à prévenir la Covid-19 tout en adoptant les gestes barrières. En outre, ces assises permettront aux enfants de produire des contenus multimédias (reportage photos, vidéos et une publication pour les réseaux sociaux) de façon théorique et pratique. Des reporters et encadreurs seront outillés sur le journalisme sensible au genre et le reportage sur les enfants. Comme lors de chacune des éditions précédentes, celle de 2020 ne dérogera pas à la règle et va jeter les bases de la participation des enfants à la commémoration des 60 ans de coopération entre notre pays et l’Unicef. La cérémonie de lancement était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de Ségou, Siné Dembélé. C’était en présence du représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Ismaël Maïga, du président du Parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara, et du président de l’URTEL, Bandiougou Danté. Cet espace de rencontre, Oxyjeunes, a soutenu le président du Parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara, a non seulement permis d’outiller de nombreux enfants et jeunes venant des quatre coins du Mali sur leurs droits mais, aussi, leur appropriation des médias qui constituent des outils efficaces de sensibilisation. «Dans un contexte de forte insécurité, les enfants ont été victimes d’abus et de violence, d’exploitation sexuelle ou économique, de trafics, de mariages d’enfants et beaucoup ont été séparés, de force, de leur famille ou recrutés dans les groupes armés», a souligné le président du parlement des enfants, avant d’ajouter qu’à ce tableau peu reluisant, vient s’ajouter la Covid-19 avec des conséquences désastreuses pour les enfants déplacés. Convaincu du rôle de ses camarades dans le développement de notre Nation, Nouhoum Chérif Haïdara a invité chacun d’entre eux à se mobiliser afin de jouer un rôle critique dans la lutte contre cette pandémie et bien d’autres maux qui fragilisent le respect des droits des enfants. Le représentant de l’Unicef, pour sa part, a dit que le thème de cette édition est assez évocateur en ce sens qu’il met en vitrine la contribution des enfants eux-mêmes à l’approfondissement des voies et moyens de prévenir la pandémie de la Covid-19. «Cette riposte nous interpelle face à la situation de milliers d’enfants anonymes, victimes d’une forme de restriction de mouvements liée à la pandémie», a indiqué Ismaël Maïga. D’après lui, en matière d’éducation, toute une génération d’enfants a subi une interruption des enseignements. Pour étayer ses propos, le représentant de l’Unicef a précisé que les fermetures d’écoles ont perturbé la scolarité de plus de 2 millions d’élèves âgés de 5 à 17 ans. Ces différentes fermetures, selon lui, ont prouvé que les élèves, en particulier, les filles, qui sont déscolarisées pendant de longues périodes, ont peu de chance de retourner en classe, une fois les écoles rouvertes. « Devant cette situation, il est impérieux, a poursuivi Ismaël Maïga, de mettre l’accent sur des politiques et stratégies permettant aux familles d’accéder à des services vitaux de santé, de nutrition et d’éducation ». La Région de Ségou (Centre) compte une forte concentration de personnes déplacées en raison de l’insécurité au centre du pays. Plus de 420 vivent sur les sites de Zogofina et Bougounina. Pour le représentant de l’Unicef, les enfants qui traversent déjà des crises humanitaires ne doivent pas non plus être oubliés dans la riposte contre cette pandémie. MS/MD (AMAP)