DECRET N°2020-0072/PT-RM DU 1ER OCTOBRE 2020 PORTANT PROMULGATION DE LA CHARTE DE LA TRANSITION
Mali-JO-2020-17-sp
Diéma (Ouest du Mali) : Vous avez dit Genre ?
Par Ouka BAH Diéma, 1er Oct (AMAP) La notion du Genre semble être mal comprise dans le Cercle de Diéma, dans la Région de Kayes, (Ouest du Mali). Seuls quelques lettres savent de quoi il s’agit. Mamadou Diakité, gestionnaire d’une Mutuelle de santé dans la localité, lui, a sa vision de la chose. Il explique que le genre n’est pas fait pour défendre uniquement les femmes. Il prend, aussi, en compte les personnes handicapées, les enfants, les mendiants, les orphelins, les personnes âgées, bref, toutes les couches vulnérables de la société sont concernées. Dans cette contrée, c’est ancré dans les têtes que la femme n’est jamais l’égale de l’homme. C’est l’homme qui a le pouvoir, prend des décisions, donne des ordres, sanctionne en cas de fautes. C’est le maitre de la maison. C’est à lui que revient le dernier mot. Personne ne peut enfreindre les lois qu’il impose dans sa maison. Pour reprendre les mots de Monzon, réparateur de tamis, « incontestablement, il a droit de vie et de mort sur les membres de sa famille ». De l’avis de plusieurs interlocuteurs, interrogés en marge d’un atelier de formation axé sur le Genre, initié par l’Union régionale des mutuelles de santé de Kayes, en partenariat avec l’Agence espagnole pour la coopération internationale et le développement (AECID), et qui pensent comme Monzon, le genre est « une notion fabriquée de toutes pièces par les Occidentaux, dans le but de donner aux femmes, plus de pouvoir et de les conduire sur le chemin du libertinage ». «C’est pour arracher nos femmes de notre pouvoir. Eux, (Ndlr, les Occidentaux), ils sont dominés par les leurs», lance un homme, la cinquantaine révolue. Malgré les multiples sensibilisations entreprises par l’Etat et ses partenaires, aujourd’hui, à Diéma, si vous interrogez des gens, peu sont susceptibles de vous dire le sens réel du Genre. Ousmane, s’emporte ! « C’est pour que nos propres femmes c… sur notre tête », peste-t-il. Interrogé sur le sujet, Madiassa demeure ferme sur sa position d’intransigeance. Ce sexagénaire soutient que la femme ne peut être l’égale de l’homme. « Elle doit, à son mari, respect et obéissance. Des exégètes du Coran laissent entendre que, même pour entrer au paradis, la femme doit faire preuve de soumission à son époux », dit l’homme. Intéressé par le débat, un passant, dira que la femme n’est rien qu’une infime partie des côtes de l’homme. Selon ce prêcheur, égrenant son chapelet, tout le monde est unanime que l’Islam a donné à la femme plus de place, plus valeur dans la société. « Elle ne doit souffrir ni de violence, ni de tortures, Dieu réprimande tout acte visant à rabaisser, à dénigrer la femme musulmane ». Dans cette localité, la contraception est, aussi, un sujet difficile. Ici, ou l’émigration est une donne culturelle encore vivace, des hommes restent à l’étranger, cinq à dix ans, voire plus. « Il n’y a pas de raison pour que nos brus fassent le planning familial », soutiennent certaines belles-mères. Dans ces conditions, certaines, les plus téméraires, se cachent pour pratiquer le planning familial (PF). Même pour celles dont les maris sont restés sur place, il est difficile d’adopter des méthodes contraceptives, sans autorisation. Le PF est perçu comme un signe de débauche, outre qu’il empêche d’avoir beaucoup d’enfants. D’où la réticence de nombreux hommes. Le président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), Alpha Diombana, flûtiste dans sa vie d’artiste, explique, sans ambages, que dans plusieurs villages, les charges de la maison reposent, principalement, sur les femmes qui ont, souvent, de la peine à joindre les deux bouts. « Le rôle du chef de famille consiste à sortir, chaque matin, du grenier, pour la femme chargée de faire la cuisine, la quantité de céréales destinée au repas, dont les ingrédients de la sauce sont, essentiellement, de la poudre de feuilles de baobab et du sel, auxquels les plus généreux ajoutent quelques cubes de bouillons », dit-il. « C’est à la femme de se débrouiller pour trouver d’autres ingrédients nécessaires pour relever le goût de son plat », ajoute notre interlocuteur. Dans une maison, quand les mets d’une femme sont appréciés, elle gagne en popularité. Chaque fois que c’est son tour de cuisine, les enfants s’en lèchent les doigts. « Mais aujourd’hui, le système commence à changer », signale Diombana. Des ressortissants de la localité, en divers endroits du monde, notamment de la France, envoient de l’argent à leurs parents pour acheter des vivres et des condiments qu’ils stockent pour la consommation de leur famille. La présidente de l’Association Demba Gnouma (Bonne mère) de Gomitradougou, Assa Konaré, n’en dit pas moins. Elle évoque la gymnastique à laquelle les femmes de sa localité sont quotidiennement confrontées. « La majeure partie des dépenses familiales reposent sur les femmes. Elles fournissent, quotidiennement, des condiments à travers leurs petites activités de maraîchage, partent chercher en brousse du bois de cuisine, assurent l’approvisionnement en eau. Pendant l’hivernage, elles vont, sur sollicitation, cultiver dans les champs ou participer aux récoltes. Elles produisent et commercialisent du tabac pour alimenter leurs caisses associatives », énumèrent notre interlocutrice. « Que dire de ces femmes fonctionnaires qui laissent tous les travaux domestiques aux mains de leurs servantes. Même pour arranger le lit du mari ou déposer de l’eau dans la douche, elles ne se décarcassent pas’, fait remarquer, déclare Haoussa, le boucher, sur le ton de la repartie INITIATIVES – La présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de Béma, Assa Traoré, du haut de ses soixante-dix ans, milite pour le maintien des filles à l’école dans sa localité. Une façon, pour elle, de contribuer à la promotion du Genre. Dès qu’elle apprend que des démarches du mariage d’une fille mineure sont entamées, elle prend son bâton de pèlerin, pour aller sensibiliser les parents de la victime afin qu’ils renoncent à leur projet, afin de permettre à la petite de poursuivre ses études. Grâce aux efforts de l’Association Benkady (L’Union est belle) dirigée par Hatouma Wagué, aujourd’hui à Béma, beaucoup de parents ont renoncé à enlever leur fille de l’école pour la donner en mariage. La présidente Hatouma entend créer des Activités génératrices de revenus (AGR) pour de nombreuses femmes de Béma qui
Office riz Mopti : Malgré les inondations, l’espoir est permis
Mopti, 1er oct (AMAP) Dans la Région de Mopti (Centre) et, particulièrement, en zone Office Riz (ORM), la campagne agricole a, comme par le passé, connu un démarrage difficile à cause d’un déficit pluviométrique. Cette période a été suivie de fortes pluies auxquelles se sont associées les eaux collinaires provoquant une inondation précoce des champs à plusieurs niveaux. Malgré ces situations, les travaux champêtres battent leur plein en zone Office riz Mopti. Le repiquage en maîtrise totale, le désherbage et l’apport d’engrais minéraux se poursuivent activement. L’état des cultures est satisfaisant. C’est le constat qu’a établi le directeur général de l’Office riz Mopti, Yaya Amadou Téssougué. La zone Office riz Mopti, située dans le Delta intérieur du Niger et le Bassin du fleuve Bani, fait de la 5ème circonscription administrative du Mali, une zone de production par excellence de riz. Elle couvre les Cercles de Djenné, Mopti et Ténenkou, à travers 4 sous secteurs que sont ceux de Sofara, Mopti nord et Mopti sud et la Ténenkou. Pour la campagne agricole 2020-2021, la zone ambitionne d’atteindre les objectifs de production céréalière de 184.690 tonnes, dont 140.352 tonnes de riz paddy, soit 76% des céréales, 43 475,8 tonnes de mil/sorgho, 702 tonnes de maïs et 159 tonnes de fonio. Les prévisions d’emblavures, pour la riziculture, étaient de 49.376 hectares et les producteurs ont atteint une réalisation de 39.754 hectares, soit 80,5% des prévisions. Ces efforts des producteurs sont accompagnés par des mesures envisagées par l’Etat. « Parmi celles-ci, on peut citer la mise en œuvre du programme de travaux d’urgence, la poursuite de la subvention des intrants pour renforcer la résilience des paysans, la mise en œuvre de bonnes pratiques agricoles à travers le Système de riziculture intensive (SRI) et le Placement profond de l’urée (PPU) ainsi que la diffusion, à grande échelle, des thèmes techniques d’intensification », a expliqué Yaya Amadou Téssougué. Dans le cadre de l’accompagnement de l’Etat, les producteurs de la zone ORM ont bénéficié de 2.697 tonnes d’engrais subventionnés (NPK, DAP, Urée), 70 tonnes de semences au compte du Commissariat à la sécurité alimentaire, 6 tonnes de semences de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et 21 tonnes de l’ORM. Toujours dans la dynamique de renforcer la productivité, les paysans bénéficient d’un encadrement rapproché des services techniques. Les organisations paysannes des différentes zones ont été formées en matière de gestion des fonds issus de la redevance eau. Plus de 400 producteurs, dont 1/3 de productrices, ont reçu des formations sur les nouvelles technologies agricoles, notamment la pratique SRI avec l’appui de l’ONG CIV-GIZ. La campagne agricole 2020-2021 ne se passe pas sans difficulté pour cet hivernage annoncé comme très pluvieux. Les premières fortes pluies ont mis en exergue le sous équipement des producteurs, l’insuffisance du matériel de culture attelée avec la faiblesse des animaux de trait, toute chose qui ne permet pas aux paysans d’aller plus vite. « A ce tableau, s’ajoute la dégradation avancée des infrastructures d’irrigation (faible niveau d’aménagement) », a expliqué le directeur général. A en croire notre interlocuteur, la difficulté majeure de cette campagne est que les zones de l’Office ont connu, pour la première fois de leur histoire, une abondance des pluies. Les eaux collinaires, qui sont venues s’ajouter à cela, ont entrainé une perte de plus 3.013 hectares, soit 1.500 hectares de semis submergés avant la phase de germination des plantes et 1513 hectares engorgés d’eau. Malgré ces contraintes, Yaya Amadou Téssougué garde espoir pour l’atteinte des objectifs de production. Selon lui, si les paysans suivent les itinéraires techniques afin de mieux profiter des campagnes de contre saison dans les périmètres en maîtrise totale et si la situation phytosanitaire reste calme, les pertes causées par les inondations seront comblées. Au regard des difficultés structurelles rencontrées, le directeur général de l’Office riz Mopti sollicite l’appui de l’Etat pour transformer, de façon progressive, les casiers de submersion contrôlée en périmètres irrigués avec maîtrise totale de l’eau, la poursuite du renforcement des capacités des producteurs (approvisionnement en équipements et intrants agricoles). DC/MD (AMAP)
Le Vérificateur général décèle un trou de 830,4 millions de Fcfa à l’OPAM
Bamako, 1er oct (AMAP) Une mission d’inspection du Bureau du vérificateur général (BVG) a permis de déceler des irrégularités financières à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) d’un montant total s’élevant à 830,4 millions de Fcfa. Les documents ont été transmis par le Vérificateur général au président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier. Les investigations ont concerné l’examen des dépenses de fonctionnement, d’investissement et des achats de céréales ainsi que les recettes de location de magasins, de ventes de sacs vides, de ventes de céréales et des dépôts à terme au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019, au 31 août. Les dossiers se rapportent, de façon détaillée, à la non application des procédures de recouvrement des frais de location des magasins pour un montant de 60,9 millions de Fcfa. L’OPAM a livré des sacs non conformes pour un montant de 8,5 millions de Fcfa, selon le rapport d’inspection. Le Vérificateur général a dénoncé, aussi, la non application des pénalités de retard sur des contrats pour un montant de 26,2 millions de Fcfa. Il a attiré l’attention de la justice sur le non reversement des recettes issues de la vente du Stock national de sécurité pour un montant de 734,7 millions de Fcfa. L’OPAM a été créé en 1965 par une loi abrogée et remplacée par une autre du 20 mars 1982. Une dernière loi, du 26 décembre 1988, a aussi modifié l’article 2 de la loi du 20 mars 1982. Ainsi, après ces réformes institutionnelles et organisationnelles, l’OPAM a comme missions principales de : constituer, gérer et conserver un Stock national de sécurité permettant d’intervenir, en cas de besoins, sur toute l’étendue du territoire national ; assurer l’approvisionnement des zones déficitaires sur la base d’un plan national de ravitaillement ; gérer et distribuer les aides alimentaires en céréales dans le cadre des conventions conclues avec les partenaires. Le Mali est confronté, depuis quelques années, à une grave crise sécuritaire qui continue d’affecter les zones de production céréalières, exposant davantage les populations à une insécurité alimentaire, souvent sévère. Selon les résultats de l’Enquête nationale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle (ENSAN) de septembre 2018, quelque 19,1% des ménages sont exposés à l’insécurité alimentaire en 2017 dont 2,6% de cas sévère. L’Etat malien dépense, pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, plus de 154 milliards de Fcfa par an. Ce montant inclut les subventions apportées à la campagne agricole, l’importation de riz, de lait et de poissons, les débours de l’Etat et les contributions financières directes, selon les indicateurs donnés dans la Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNSAN) du Mali. Ainsi, du 1er janvier 2016 au 30 juin 2019, le montant total des dépenses effectuées par l’OPAM s’élève-t-il à 10,362 milliards de Fcfa, contre des recettes réalisées à hauteur de 10,127 milliards de Fcfa. CMT/MD (AMAP)
Affaire Sidiki Diabaté : Le buzz
Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 1er oct (AMAP) D’abord des rumeurs et ensuite soupçons. L’affaire Sidiki Diabaté et Mariam Sow, dite Mamasita, n’en finit pas de défrayer la chronique depuis bientôt trois semaines. Interpellé par la police, le lundi 21 septembre, l’artiste a été présenté, jeudi 24 septembre, devant un juge d’instruction du Tribunal de Grande instance qui l’a, aussitôt, inculpé de violences, coups et blessures, entre autres… Il est assisté par un collectif d’avocats dont Me Seydou Badian Kéïta qui gère, habituellement, ses intérêts et Me Cheick Oumar Konaré commis par le Bureau malien des droits d’auteur (BUMDA). Cet organisme public représente les intérêts matériels et moraux des artistes et autres créateurs. Pour le moment, le tribunal se refuse à tout commentaire étant donné que l’affaire est en instruction. C’est sans doute l’affaire qui aura fait couler beaucoup d’encre et de salives, ces derniers temps. En effet, en plus des professionnels de la presse, de nombreux artistes connus moins connus, des parents et amis des deux parties ont pris d’assaut la toile pour s’exprimer sur cette affaire. De nombreuses femmes ou associations qui luttent contre les violences faites aux femmes sont vent debout. Une grande marche de soutien à «toutes les victimes de violences faites aux femmes» a réuni plusieurs dizaines de femmes et d’hommes, samedi dernier, à Bamako. La marche s’est déroulée sur le boulevard de l’indépendance, pour prendre fin au Centre Aoua Kéïta. De l’autre côté, les fans de Sidiki Diabaté se sont mobilisés en grand nombre, d’abord, devant le tribunal de la Commune III le jour de sa comparution. Ils demandaient la libération pure et simple de l’artiste. Ils sont restés jusqu’au petit soir, obligeant la police à faire usage de grenades lacrymogènes pour les disperser. Sur les réseaux sociaux, en plus des nombreuses vidéos de soutien, un collectif a déjà été mis en place, constitué notamment d’artistes, dans le but, disent les organisateurs, « d’aider Sidiki à s’en sortir ». Prudents, ils ne veulent pas mettre de l’huile le feu et appellent les uns et les autres à s’abstenir d’actions et de propos qui pourraient envenimer la situation. L’artiste a fait publier un texte dans le but d’appeler ses fans à la retenue. Tout est parti d’une publication sur Facebook, en début septembre, de photos énigmatiques de ce qui semblait être une jeune femme avec des traces horribles de coups et blessures. Petit à petit, il s’est révélé qu’il s’agissait de la concubine de l’artiste Sidiki Diabaté, fils du célèbre joueur de Kora, Toumani Diabaté. Mama Sow dite Mamasita aurait subi des violences conjugales de la part de Sidiki Diabaté dont elle est la compagne depuis près de 7 ans. L’expectative a vite laissé la place à une confirmation. Il s’agit bien d’une affaire de mœurs qui daterait d’une année environ. La jeune dame est présentée comme une victime de l’artiste qui lui aurait fait passer les pires sévices imaginables. De la cigarette éteinte sur sa peau, des coups de poing, un passage à tabac avec une scène horrible d’un véhicule qui lui aurait roulé sur le corps et même de la séquestration. Il n’en fallait pas plus pour réveiller une mobilisation et une grande indignation sur les réseaux sociaux. Certains organisateurs d’évènements culturels réfléchissent à la nature de leurs relations avec l’artiste. C’est ainsi que nous apprenions, dans la soirée du dimanche 20 septembre dernier, que Sidiki Diabaté a été retiré de la liste des nominés des Afrima Awards, une prestigieuse cérémonie de récompense des voix africaines. De son côté, Universal music Africa a annoncé, dans un communiqué, « suivre avec attention » cette affaire. Ce jeune artiste, que nous avons eu l’occasion d’interviewer récemment, du haut de ses 27 ans, fait la Une de la presse et enflamme les réseaux sociaux depuis quelques années. Il produit ses propres titres, arrange et compose pour d’autres artistes du Mali, d’Afrique et au-delà. Il se produit régulièrement sur toutes les grandes scènes du monde. Issue de la 71ème génération de joueur de kora dans sa famille, il a construit sa réputation sur des prestations vocales et est auteur de plus d’une centaine d’albums pour lui-même et pour d’autres artistes du Mali et d’ailleurs. Affaire à suivre… YD/MD (AMAP)
Centre du Mali : Deux militaires tués dans une embuscade terroriste (officiel)
Bamako, 1er oct (AMAP) Une embuscade terroriste, entre Boni et Nokara, sur la Route nationale (RN16), dans le Cercle de Douentza (Région de Mopti), au Centre du Mali, a fait, mardi, deux soldats tués et sept blessés qui ont été évacués par l’aviation malienne et la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a appris l’AMAP de source officielle. Selon un communiqué de l’Armée, une mission du Groupement tactique interarmes (GTIA-3) Debo des Forces armées du Mali (FAMa), partie de Hombori pour se rendre à Douentza, est tombée dans le guet-apens des terroristes aux environs de 15h 20. Ailleurs, dans la Région de Ségou, toujours dans le Centre du Mali, le check point de Sorowel situé à l’est de la ville de Niono, a fait l’objet d’une attaque, mercredi, vers 1h 20mn, de la part de bandits armés non identifiés. Le poste a été saccagé. Cependant on ne déplore pas de pertes en vies humaines ni de blessés du côté FAMa. Par contre, l’armée a relevé des traces de sang au sol, par là où les assaillants se sont retirés. Pour l’instant, selon nos sources, quatre suspects sont aux arrêts. Les recherches se poursuivent. Ces attaquent rappellent la fragilité de la situation sécuritaire dans le Centre du Mali où les actions terroristes demeurent récurrentes, malgré l’amplification des efforts des FAMa. SS/MS/MD (AMAP)
Accord pour la paix et la réconciliation : Les partenaires plaident pour la reprise des activités du comité de suivi
Bamako, 1er oct (AMAP) Une rencontre des parties prenantes à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, tenue jeudi, à Bamako, a permis de faire le point des avancées et d’envisager les perspectives après la formation d’un gouvernement de la transition, a constaté l’AMAP. La réunion de la Médiation internationale, en vue de la reprise des activités de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, s’est tenue au Quartier général de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Sénou, sous la présidence du chef de file de la Médiation internationale, par ailleurs ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem Chebihi. C’était en présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, et des membres du corps diplomatique accrédité au Mali. Cette réunion a permis aux participants de faire le point dans la mise en œuvre du texte et de se projeter sur les étapes à suivre dans les prochains jours après la formation du gouvernement. Pour Boualem Chebihi, depuis la tenue de la dernière rencontre du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CSA), la communauté internationale a suivi l’évolution de la situation de crise sociopolitique au Mali, en essayant de contribuer positivement et, de manière constructive, à l’amorce d’une solution rapide dans le pays. Rappelant que la mise en œuvre de l’Accord connaissait des hauts et des bas, le président du CSA a souligné que l’application du document ne peut être dissociée de son environnement. Or, celui-ci était émaillé de « crises ces derniers mois ». Néanmoins, a confié le diplomate algérien, la communauté internationale est restée avec les parties signataires pour que leur engagement soit toujours vivace et d’actualité. « C’est ce qu’on a d’ailleurs constaté ces derniers temps. Il y a eu des déclarations d’engagement renouvelé et d’attachement à l’Accord », s’est-il félicité. En effet, selon lui, le président de la Transition, Bah N’Daw, a évoqué son intention d’appliquer l’Accord lors de la cérémonie d’investiture vendredi dernier. « On s’entend à ce que les autorités de transition poursuivent leur engagement dans la mise en œuvre de l’Accord », a déclaré le chef de file de la Médiation internationale. Il a, également, appelé à la formation rapide du gouvernement pour avoir plus de visibilité par rapport au cadre qui sera chargé de l’encadrement de la mise en œuvre du document. Un autre point de satisfaction, pour Boualem Chébihi, est la participation des mouvements signataires de l’Accord à la mise en place des organes de de la Transition. Toutefois, le diplomate algérien a demandé aux parties signataires de redoubler d’efforts pour que le suivi de la mise en œuvre du texte et son accompagnement par la communauté internationale soient plus rigoureux. La crise sociopolitique qui secoue le Mali, depuis plusieurs mois évolue dans le bons sens avec l’ouverture d’une transition prévue pour s’étaler sur 18 mois. Cette crise n’a pas impacté seulement l’économie malienne, elle a aussi porté un sérieux coup au processus de paix et de réconciliation enclenché au Mali depuis 2015. Depuis plusieurs mois, le CSA n’est pas parvenu à se réunir à cause des points de blocage, de part et d’autre. Cette difficulté n’a émoussé point l’ardeur et la détermination de la communauté internationale qui accompagne le processus de paix au Mali. BD/MD (AMAP)
Transition au Mali : La CEDEAO, les Etats-Unis et l’Algérie saluent les progrès accomplis
Bamako, 1er oct (AMAP) Le représentant permanent de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali, Pr Hamidou Boly, l’Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel, Dr J. Peter Pham, et l’ambassadeur algérien, Boualem Chebih, ont salué, jeudi, les efforts de Bamako pour la mise en place de la Transition, a constaté l’AMAP, dans l capitale malienne. Les trois diplomates, se sont exprimés après une série d’audiences que leur a accordées, au palais de Koulouba, le président de la Transition, Bah N’Daw. « Les sanctions contre le Mali vont être levées très bientôt parce qu’il y a eu des avancées », a annoncé le représentant permanent de la CEDEAO au Mali, en raison des « progrès remarquables engrangés ». Selon le Pr. Hamidou Boly, la levée des sanctions imposées au Mali, par la CEDEAO, ne tient plus qu’ « à quelques détails à régler ». M. Boly a indiqueetre venu, justement, à Koulouba pour remettre au président de la Transition, une lettre du médiateur Goodluck Jonathan à propos de ces détails. En effet, si les choix du président et du Premier ministre sont conformes aux exigences de l’organisation sous régionale, celle-ci tient, cependant, à s’assurer que le vice-président ne remplacera pas le président en cas d’empêchement. Cette possibilité est clairement exprimée dans la Charte de la Transition. Et cela semble intriguer la CEDEAO qui, selon son représentant permanent, ne «veut pas que le vice-président puisse succéder au président dans des conditions pas claires». La CEDEAO tient, aussi, à ce que les dignitaires du régime déchu, toujours arrêtés à Kati, soient libérés ou mis à la disposition de la justice. Sur ces différentes questions, le Pr Hamidou Boly a confié que les négociations avancent. Par ailleurs, il a soutenu que les conditions posées par la CEDEAO sont indiquées dans ses textes fondamentaux qui disent qu’en cas de rupture de l’ordre constitutionnel, il est mis en place une batterie de sanctions. « Mais compte tenu de la situation déjà fragile du Mali, a-t-il expliqué, les sanctions ont été modérées pour limiter les dégâts ». Et de rassurer qu’elles vont être levées très bientôt, parce qu’il y a eu des avancées. Le Pr Hamidou Boly a félicité le président Bah N’Daw pour sa nomination à ce «poste très prestigieux» et l’a « encouragé à œuvrer, en collaboration avec la CEDEAO, pour l’intérêt du peuple malien ». Après cette audience, le chef de l’État a reçu l’Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel, Dr J. Peter Pham, qui effectue une visite de quatre jours au Mali. En se rendant à Koulouba, il a notifié, ainsi, l’accompagnement de son pays au processus en cours. « Les États-Unis saluent le choix d’un président et d’un Premier ministre civils pour diriger la Transition. C’est un «premier pas vers le retour à l’ordre constitutionnel», selon Dr J. Peter Pham dont le pays se réjouit, également, de l’engagement des autorités de la Transition à organiser les élections dans un délai de 18 mois. Sur le plan sécuritaire, les États-Unis demeurent convaincus que les dispositions centrales de l’Accord pour la paix et la réconciliation restent pertinentes pour la stabilité à long terme du Mali, et que leur mise en œuvre pourrait avoir un impact positif significatif sur la région du Sahel. De même, Washington accorde un grand intérêt au respect des droits de l’homme. Raison pour laquelle, Dr. J. Peter Pham a souhaité que l’équipe de Transition prenne des «mesures concrètes pour prévenir, enquêter et poursuivre les violations des droits de l’homme commises par les Forces de sécurité». Il a, aussi, insisté sur la libération des personnalités «détenues, en l’absence d’accusations crédibles». Ce déplacement de l’Envoyé spécial américain intervient après qu’il ait annoncé, la semaine dernière, une aide humanitaire américaine supplémentaire de près de 152 millions de dollars pour la région du Sahel, dont près de 54 millions pour le Mali. Cette enveloppe viendra renforcer l’assistance du gouvernement américain au Mali, notamment dans le domaine humanitaire. L’audience accordée par le président N’Daw à l’ambassadeur de l’Algérie, Boualem Chebihi, a bouclé la série. Avec le diplomate algérien, il a été, essentiellement, question des relations entre Alger et Bamako. Relations qui sont basées sur la géographie et sur une histoire forgée dans le combat libérateur commun pour les indépendances. Aujourd’hui encore, selon Boualem Chebihi, la conjoncture et les défis de l’heure «nous obligent à travailler ensemble». Les étapes franchies dans la mise en place des organes de la Transition ont été saluées par le diplomate algérien. Son pays, en tant que parrain du processus de paix, attend avec impatience la formation du gouvernement dont l’avènement permettra de relancer la mise en œuvre de l’Accord. « A cause de la crise sociopolitique, ce processus a connu une certaine stagnation», a-t-il déploré. Boualem Chebihi a souligné que cet accord est tout aussi important pour le Mali que pour l’Algérie, car les objectifs stratégiques, qui y sont inscrits, à savoir la paix et la réconciliation, sont des préoccupations majeures pour les deux pays. ID/MD (AMAP)
Bamako : La seconde vie des sachets plastiques
Par Fadi CISSE Bamako, 1er oct (AMAP) Des usines transforment les sachets usagés pour fabriquer des baignoires, des seaux, des cuvettes, des brosses. Tout un business s’est organisé autour de cette activité et sur les dépôts d’ordures (souvent sauvages) qui existent dans plusieurs quartiers de Bamako, rendant la vie difficile pour les riverains. En certains endroits, ces déchets domestiques débordent sur les routes, bloquent la circulation. Dans ces tas d’immondices, une grande partie constitue les sachets plastiques, non biodégradables et nuisibles à l’environnement. Mais ils ont une utilité après avoir servi, la plupart du temps, de récipients pour transporter des aliments ou des condiments. Les sachets plastiques sont très recherchés par les femmes et hommes qui fouillent les ordures à la recherche d’objets à revendre. Ces « chercheurs » passent des journées entières sur les montagnes d’ordures. Elles amassent les sachets plastiques et les revendent à des fabriques qui font du recyclage pour insuffler une seconde vie à ces déchets. En la matière, la concurrence est, souvent, rude entre ces braves dames qui sont loin d’être tirées à quatre épingles. Elles semblent, au contraire, fières de mettre en relief leur apparence «débraillée». Les plus téméraires et les plus assidues d’entre elles semblent tirer leur épingle du jeu. Il suffit, pour s’en convaincre, de parcourir les dépôts de transit d’ordures et autres dépotoirs de Bamako et sa périphérie. Lundi 7 septembre 2020. Le ciel est nuageux, le temps menace. L’horloge affiche 10h 25 mn. Le dépotoir de déchets, qui a poussé entre les collines de Badalabougou, au beau milieu de l’espace universitaire, dégage son odeur fétide, au fur et à mesure que l’on s’approche de l’Université internationale d’excellence (UIE). Aucun moyen de protection ne semble suffire la parade conte l’odeur pestilentielle qui se dégage. Pas même un masque. Visiblement heureuse dans cet univers, des femmes consacrent une bonne partie de leur journée à ramasser les déchets, sans se plaindre des odeurs ambiantes. Fatoumata Doumbia est l’une de ces ramasseuses de déchets plastiques. Cette quinquagénaire, qui dit avoir perdu tous ses enfants, découvre ce travail grâce une amie. «Avant, je vendais des galettes qui s’achetaient à peine. Chaque jour, je quitte Daoudabougou (quartier de la Commune V, de Bamako, la capitale malienne) à pied, à 8 heures du matin, pour arriver ici et je retourne en famille vers 18 heures », confie la dame. A côté d’elle, sont déposés, à même le sol, deux gros sacs remplis «de plastiques ramassés durant une semaine de collecte». Où transportez-vous ces déchets plastiques ? «On ne fait que parler dans le vide, car on ne voit aucun résultat après nos entretiens avec la presse. Je refuse de dire un mot», s’emporte une dame, avant de lancer une poignée de déchets, en guise de plaisanterie, comme pour nous dissuader de l’approcher. LE KG 100 FCFA – Sa camarade, Djénèba Coulibaly, mère de cinq enfants, répond sans hésiter. Ces déchets plastiques sont gardés pour un homme qui passe au dépotoir, tous les samedis, pour les acheter. « Cet acheteur, précise Djénéba, arrive à bord d’un minibus «Sotrama». Il récupère tous les déchets plastiques que nous avons pu collecter. Il paye le kg 100 Fcfa ». Djénéba Coulibaly peut vendre, souvent, entre 10 à 20 kg de déchets plastiques. Grâce à cette somme, elle nourrit ses cinq orphelins et arrive à couvrir d’autres besoins personnels. Mais ce n’est pas sans difficulté. «En cette période d’hivernage, les sachets plastiques sont presque introuvables. Ils sont emportés par les eaux de pluie ou ensevelis dans la boue. Si ilssont trempés, les clients refusent de les acheter. C’est la période des vaches maigres pour nous», se plaint-elle. « Le risque de contracter des maladies, comme les maux de dos, toux, sans oublier les courbatures, est, aussi, très élevé », ajoute-t-elle. « Mais, on n’a rien sans peine », paraphrase Djénéba, philosophe, comme pour se consoler. Molobali Doumbia se présente comme la présidente de toutes les ramasseuses opérant sur les dépôts et décharges de Bamako. Elle opère depuis plus de dix ans au niveau du dépotoir de Badalabougou. Cette femme d’un âge avancé, mère de cinq enfants dont un garçon, aide son mari, en exerçant cet emploi et en contribuant aux petites dépenses familiales. «Depuis 4 heures du matin, je sors de chez moi à Sabalibougou pour rentrer au-delà de 16 heures, sauf si la pluie m’en empêche. Exceptés les vendredis, je viens tous les jours assembler les déchets plastiques et les bidons d’eau vides», explique-t-elle. « Le commerce des bidons est moins rentable, depuis l’avènement de la Covid-19. Les gens ont peur de venir s’en procurer », déplore la ramasseuse. Concernant les déchets plastiques, des clients (une femme et deux hommes) viennent les acheter à raison de 100 Fcfa le kg. Molobali révèle vendre entre 20 et 25 kg par semaine en cette période d’hivernage. En saison sèche, elle peut vendre plus de 40 kg par semaine. « Face à la conjecture actuelle, certaines d’entre nous se reconvertissent en ramasseuse de restes de nourritures. Elles les sèchent avant de les vendre aux marchands d’aliments bétail et aux pêcheurs. Ceux-ci les utilisent comme appâts pour ferrer les poissons. Le soleil se fait rare. Il est difficile de faire sécher les provisions», murmure-t-elle. Chaussée d’une paire de bottes arrivant au niveau des genoux, elle patine au milieu des mouches qui bourdonnent. Comme elle, leurs clients profitent de cette activité. Sofiana est l’un des acheteurs chez Molobali Doumbia. Ce trentenaire confirme qu’il achète les déchets plastiques auprès de ces femmes pour les revendre aux Chinois disposant d’une usine de recyclage à Sotuba, en Commune II du District de Bamako. «Je loue deux Sotrama (minibus), chaque semaine, pour le transport des déchets plastiques. Je les revend à partir de 125 Fcfa voire 300 Fcfa le kg», indique-t-il. Et de préciser que le prix du kg dépend de la qualité de la marchandise. Sofiana monnaye, par semaine, trente à quarante sacs de 100 kg remplis de déchets plastiques achetés auprès de ses clientes des dépotoirs de Badalabougou et de Lafiabougou. «Auparavant, j’avais des soucis même pour payer le
Sanctions de la CEDEAO contre le Mali: La levée conditionnée à des clarifications, selon le représentant résident de l’organisation sous régionale
Bamako, 1er oct (AMAP) « Dès que le Mali se soumettra aux exigences de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les sanctions seront totalement levées », a déclaré, mercredi, à Bamako, le représentant résident du président de la Commission de l’organisation sous-régionale, Pr Hamidou Boly. Le Pr. Boly, qui s’exprimait, à sa sortie d’une audience que lui a accordée le Premier ministre, Moctar Ouane, a indiqué à la presse que cette rencontre rentrait dans le cadre de la prise de fonction du chef du gouvernement. Il a reconnu que ce n’est pas de gaieté de cœur que ces sanctions ont été prises contre le Mali. «Ce sont nos textes fondamentaux qui l’exigent et qui demandent que lorsque le pouvoir change de façon non constitutionnelle, le pays soit frappé par ces sanctions», s’est justifié Pr Hamidou Boly, précisant que ce sont des sanctions qui sont mises en œuvre pour essayer de ramener vite le pays sur de bons rails. «Donc, dès lors que le Mali va se soumettre aux exigences de la Cedeao, les sanctions seront totalement levées», a-t-il assuré, tout en reconnaissant qu’il y a eu de grands pas qui ont été faits, notamment la nomination d’un président et d’un Premier ministre civils. «Il reste quelques petits détails au niveau de la Charte de la Transition qui concernent les attributs du Premier ministre qui doivent être bien clarifiés pour que cela ne pose pas d’ambiguïté dans le futur», a souligné le représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO. Il a, aussi, évoqué la libération des personnalités détenues, depuis le 18 août dernier. « Une détention qui n’est pas conforme aux notions de droits de l’Homme », a-t-il signalé. «Tous ces détails doivent être clarifiés. Et je crois que, très bientôt, cela va être fait. C’est une question de jours», a-t-il laissé entendre. Le Pr Hamidou Boly a estimé que les sanctions prises contre le Mali ne sont pas dures mais modérées. Pour preuve, il a fait remarquer que ces sanctions permettent l’importation des denrées de première nécessité. «On tient compte de la vie des populations pour qu’elles ne soient pas affectées», a conclu le représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO dans notre pays. Le Pr. Boly qui a dit être venu féliciter Moctar Ouane pour avoir accepté de répondre à l’appel de son pays à un moment si crucial, a ajouté qu’il l’a encouragé dans sa « nouvelle tâche qui est très ardue » et l’a « assuré de l’accompagnement » de l’organisation communautaire. «La Cedeao est ici, au Mali, à la disposition des autorités de ce pays pour les aider à faire avancer les choses», a laissé entendre le diplomate. Après la désignation d’un président et d’un Premier ministre civils pour diriger la Transition, conformément aux exigences de la CEDEAO, le regard des Maliens est désormais tourné vers l’organisation sous régionale pour la levée des sanctions contre le Mali. DD/MD (AMAP)

