Gao : le turban, pièce incontournable des célébrations de Tabaski

Gao, 23 mai 2026 (AMAP) Gao, Cité des Askia. Les vents de sable qui balaient régulièrement cette ville sont accompagnés de chaleur sèche. Deux phénomènes naturels qui ne sont pas sans conséquence sur la peau notamment le visage. C’est pour entre autres raisons que le turban, plus qu’un simple accessoire vestimentaire, est devenu le compagnon fidèle des descendants des Askias. En cette veille de Tabaski, ce tissu devenu un symbole identitaire a la côte dans les marchés et points de vente spécialisés. Endroits où les clients se bousculent pour acquérir le célèbre chèche. À côté du grand marché d’autres points de vente sont réputés pour la qualité des turbans. Comme celui situé en face du 1er arrondissement de police de Gao où Abdourhamane Maïga perpétue un métier hérité de son père. Vendeur de turbans depuis quarante ans, il explique que ses marchandises proviennent essentiellement de Mauritanie. «J’achète la balle de tissu à 200.000 Fcfa et je revends le mètre entre 750 et 1.500 Fcfa selon la qualité», confie-t-il. Selon lui, les ventes connaissent une nette hausse à l’approche des grandes fêtes musulmanes, notamment la Tabaski. «Du matin au soir, je peux encaisser entre 100.000 et 150.000 Fcfa», affirme le commerçant, précisant que la clientèle reste stable comparativement à l’année précédente. Dans cette région nord du Mali, le turban demeure un habit incontournable du quotidien. «Qu’il pleuve ou qu’il fasse très chaud, beaucoup de personnes portent le turban pour se protéger», souligne Abdourhamane Maïga, dont les principaux clients sont les communautés nomades tamasheq. À quelques jours de la fête, hommes et jeunes affluent pour assortir leurs grands boubous à de nouveaux motifs de chèches aux couleurs variées. Parmi les acheteurs rencontrés, Ibrahim négociait soigneusement ses choix de tissus avant de finaliser son achat. «À chaque Ramadan et Tabaski, je viens acheter mon turban ici pour compléter ma tenue de fête», explique-t-il. Après avoir choisi quatre motifs différents, il a acheté seize mètres de tissu pour un montant total de 12.500 Fcfa. À Gao, le turban confirme ainsi sa place de pièce incontournable des célébrations de Tabaski, entre tradition, protection et élégance. AT/CMT (AMAP)
Mali-Chine : L’ambassadeur Li Xiang réaffirme la solidarité de Pékin et salue des relations bilatérales au beau fixe

Bamako, 23 mai 2026 (AMAP) L’ambassadeur de Chine au Mali, Li Xiang, a animé ce vendredi 22 mai, dans les locaux de son ambassade, une conférence de presse. Accompagné de ses collaborateurs, il a abordé les grands dossiers de l’actualité bilatérale et internationale : le partenariat stratégique, la lutte commune contre le terrorisme, le principe d’une seule Chine à travers le prisme de la question de Taïwan, ainsi que le 70è anniversaire des relations sino-africaines. Le diplomate est également revenu sur le prochain sommet de Beijing du FOCAC, la coopération économique, l’exploitation du lithium et les projets énergétiques majeurs comme la centrale solaire de Safo, a constatél’AMAP. Lors de son intervention, le diplomate chinois a souligné que cette année coïncide avec l’Année sino-africaine des échanges humains et culturels et l’Année de la culture et de l’éducation du Mali. À ce titre, l’ambassade de Chine au Mali a organisé avec succès une série d’événements, notamment le premier Festival du cinéma sino-malien, la réception du Nouvel An chinois, la réunion culturelle sino-malienne à l’occasion de la Journée internationale de la femme, la «Coupe de l’Ambassadeur» de football et les célébrations de la Journée internationale de la langue chinoise. Par ailleurs, l’Institut Confucius et les classes Confucius ont suscité un véritable engouement au Mali pour l’apprentissage du chinois et la découverte de sa culture, offrant aux étudiants maliens une opportunité de profiter de l’essor économique de la Chine. En outre, grâce aux bourses gouvernementales et aux stages de formation qu’elle propose, la partie chinoise donne aux esprits éclairés et aux jeunes talents maliens des opportunités d’études et d’échanges en Chine, formant ainsi une nouvelle génération porteuse de l’amitié traditionnelle sino-malienne. S’exprimant face à la presse, le nouvel ambassadeur a d’abord expliqué qu’en tant que nouvel arrivant, il estimait indispensable d’organiser cette rencontre pour faire la connaissance des professionnels des médias et présenter ses collaborateurs. Face aux turbulences et aux mutations de la situation internationale, il a souligné l’importance de la vision du président Xi Jinping concernant une communauté d’avenir partagée pour l’humanité, rappelant que les véritables ennemis communs restent la pauvreté, la faim et les guerres. À ce titre, le diplomate a affirmé : «Il faut faire preuve de solidarité pour relever ces défis. Cette année, alors que la confiance politique mutuelle entre la Chine et le Mali se consolide davantage, notre coopération pragmatique dans tous les domaines s’approfondit.» Poursuivant son allocution, le diplomate a tenu à exprimer les condoléances de la Chine après les attaques survenues le 25 avril au Mali, réitérant que Pékin s’oppose fermement au terrorisme et soutient Bamako dans la défense de sa souveraineté. Sur le plan économique, il a rappelé l’annonce par le Président Xi Jinping d’une politique de tarifs douaniers zéro pour 53 pays africains. «C’est une excellente nouvelle pour dynamiser le commerce. Grâce à cette mesure, j’espère voir croître les exportations de produits maliens vers la Chine», a-t-il précisé. Enfin, il a chaleureusement remercié le Mali pour son soutien constant au principe d’une seule Chine, concluant que la question de Taïwan, tout comme celle de Kidal, touche à l’intégrité territoriale et ne tolère aucune violation, avant de se réjouir que les relations sino-maliennes traversent aujourd’hui l’une des meilleures périodes de leur histoire. SS/CMT (AMAP)
Hydrocarbures : Plus de 636 camions citernes sont arrivées ce samedi dans les aires de stationnement à Bamako

Bamako, 23 mai (AMAP) La Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) a annoncé sur sa page facebook, l’arrivée ce samedi plus de 636 camions citernes chargés du carburant sont arrivés dans les aires de stationnement de Bamako, sous l’escorte nocturne des forces de défense et de Sécurité, Selon la publication, les équipes des services des douanes, de la DGCC, ainsi que de la Police nationale, étaient positionnées dès l’aube pour accueillir et prendre en charge ces chargements de carburant avec professionnalisme. Par ailleurs, la DGCC a assuré que des dispositions ont déjà été mises en œuvre par son service et la Police nationale afin d’assurer avec une diligence le transfert des citernes de carburant vers les stations de distribution. « La régularité et la constance dans l’acheminement des convois de citernes sont le fruit des directives émises par les plus Hautes Autorités, visant à assurer l’approvisionnement normal du pays » a-t-elle déclaré. FK/KM (AMAP)
Multiplication de contenus haineux sur leurs plateformes numériques : les médias publics burkinabè appellent à la responsabilité

Bamako, 22 mai (AMAP)– La Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB), les Éditions Sidwaya et l’Agence d’Information du Burkina (AIB) ont appelé vendredi les internautes à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des réseaux sociaux, face à la multiplication de contenus haineux sur leurs plateformes numériques, a appris l’AMAP de sources officielles. Les trois médias publics burkinabè disent constater «avec regret et préoccupation» une hausse des commentaires injurieux et des discours de haine sous certaines publications diffusées sur leurs espaces digitaux. Dans leur déclaration, les responsables des médias publics estiment que l’espace numérique «n’est pas une zone de non-droit» et rappellent que chaque publication, commentaire, partage ou réaction engage la responsabilité pénale de son auteur. Le communiqué précise que les plateformes numériques des médias publics doivent rester des espaces d’échanges constructifs et de dialogue respectueux, et ne sauraient servir de vecteurs de division, de diffamation ou de haine. Les signataires annoncent qu’à compter de la publication du communiqué, tout internaute diffusant des contenus jugés malveillants, injurieux ou contraires à la cohésion sociale verra son compte systématiquement banni, sans exclure d’éventuelles poursuites judiciaires. Les responsables des médias publics ont également invité les internautes à privilégier une communication responsable fondée sur les valeurs de respect, de tolérance, de solidarité et de dignité. KD/CMT (AMAP)
Côte d’Ivoire : Les éleveurs maliens désormais autorisés à exporter leur bétail

Bamako, 22 mai 2026 (AMAP)– Depuis jeudi dernier, les éleveurs maliens sont autorisés à exporter leur bétail en Côte d’Ivoire. L’information a été donnée, ce vendredi 22 mai, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah lors de la plénière du Conseil national de Transition ( CNT ). Répondant à la question d’une parlementaire relative à l’exportation de bétail de notre pays dans ce contexte lié à la fête de Tabaski, le ministre de l’Élevage et de la Pêche a souligné que cette question est gérée cas par cas. Youba Bah dira qu’il est clair que la décision avait été prise, il y a quelques jours, pour que les animaux ne partent pas en Côte d’Ivoire, ajoutant que cette mesure a été levée par les autorités, jeudi dernier. Car, selon lui, Bamako a été bien servi en bétail. Rappelant que l’exportation des animaux continuent toujours vers le Sénégal et la Guinée, le ministre chargé de l’Élevage a assuré que celle-ci est, cependant, interdite dans certains pays de la sous-région en raison de leur manquement aux principes qui guident désormais les actions publiques dans notre pays. Il s’agit du respect de la souveraineté de l’État, celui de son partenariat stratégique et la défense des intérêts du peuple malien. BD/CMT (AMAP)
Protection des civils : l’AES dénonce le terrorisme et les «narratifs mensongers» devant le Conseil de sécurité

Bamako, 22 mai (AMAP)– La Confédération des États du Sahel (AES) a réaffirmé, mercredi à New York, sa détermination à lutter contre le terrorisme et à assurer la protection des populations civiles, tout en dénonçant des «narratifs mensongers» relayés, selon elle, par certains médias étrangers, a appris l’AMAP de source diplomatique. La déclaration a été prononcée au nom de l’AES par l’ambassadeur représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, Issa Konfourou, à l’occasion d’une réunion publique du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la protection des civils dans les conflits armés. Dans son intervention, l’ambassadeur malien a indiqué que le Burkina Faso, le Mali et le Niger font face depuis plus d’une décennie au terrorisme, à l’extrémisme violent et à d’autres formes de criminalité transnationale organisée. Selon lui, les groupes armés sont responsables de la mort de milliers de civils, ainsi que d’attaques contre les infrastructures publiques, les lieux de culte, les écoles, les centres de santé et les activités économiques. L’AES a rappelé que les trois pays avaient décidé de mutualiser leurs efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement afin de faire face aux menaces sécuritaires dans l’espace sahélien. Le diplomate malien a salué l’engagement des forces de défense des pays membres de la Confédération et de la force unifiée de l’AES, affirmant qu’elles agissent pour protéger les populations civiles et préserver les droits fondamentaux. La Confédération des États du Sahel a, de plus, dénoncé ce qu’elle qualifie de «terrorisme médiatique quotidien» visant à discréditer les armées sahéliennes, tout en appelant à assécher les sources de financement du terrorisme, notamment le paiement de rançons. L’AES a, par ailleurs, pris acte de la déclaration publiée le 15 mai 2026 par le Conseil de sécurité condamnant les attaques terroristes coordonnées du 25 avril dernier contre plusieurs villes maliennes. La Confédération a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire. KD/CMT (AMAP)
Bla : A l’approche de la fête, le prix du mouton évolue de jour en jour, les oranges money n’ont plus de crédit et la seule banque est fermée

Bla, 22 mai (AMAP) A l’approche de la grande fête du sacrifice, le vœu de chaque chef de famille reste le même , respecter la tradition en procurant un bélier à sa maison. Cependant, les prix évoluent de jour en jour. Selon les données que nous avons recueillies ce jeudi 21 mai 2026 sur le marché de Bla, Pour la race locale les prix oscillent entre 75 000 F CFA et 150 000 F CFA, alors que pur la Race améliorée (métissée), Il faut débourser entre 100 000 F CFA et 275 000 F CFA. Le prix des Boucs varie entre 32 500 F CFA à 102 500 F CFA. « Tout est cher cette année. On veut bien fêter, mais nos poches ne suivent pas », confie un habitant dépité, venu simplement tâter le terrain. Si la hausse des prix asphyxie les ménages, le coup de grâce vient de l’écosystème financier local. A Bla, avoir de l’argent dans son téléphone ne garantit plus de pouvoir acheter son mouton. Les opérateurs de services de monnaie électronique (Orange Money et Moov Money) font face à une pénurie de liquidités sans précédent. Les usagers s’agglutinent devant les kiosques, les boutiques, souvent pour s’entendre dire qu’aucun retrait n’est possible. Cette crise des services de transfert d’argent découle directement d’un problème structurel majeur, la fermeture de l’unique banque du cercle, l’agence de la BNDA (Banque Nationale de Développement Agricole). Voilà maintenant plus de neuf mois que les portes de la BNDA restent closes à Bla. L’institution financière avait suspendu ses activités au lendemain de l’attaque subie par le Commissariat de police de la ville, en septembre 2025. Depuis, les opérateurs de Mobile Money et les commerçants n’ont plus de point d’approvisionnement local pour effectuer leurs versements et leurs retraits massifs. A l’approche de la Tabaski, l’absence de la BNDA crée un véritable goulet d’étranglement économique. Sans réouverture rapide de la banque ou sans un plan de contingence des opérateurs de téléphonie pour approvisionner le cercle de Bla en cash, de nombreuses familles risquent de passer la fête sans le traditionnel sacrifice. Face à cette situation, la population de Bla lance un cri de cœur pressant aux autorités et aux responsables de la BNDA pour un retour rapide des services bancaires, indispensable pour insuffler un second souffle à l’économie locale. MO/KM (AMAP)
Mali : un faux communiqué dénoncé par les douanes sur une vente aux enchères de motocycles

Bamako, 22 mai (AMAP) La Direction générale des Douanes a dénoncé samedi la circulation d’un faux communiqué annonçant une prétendue vente aux enchères de motocycles au nom des Douanes maliennes, appelant les populations à la vigilance face à une tentative d’escroquerie en ligne, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué signé du Directeur général des Douanes, Cheickna Amala Diallo, l’administration douanière indique que des individus « organisés en bande criminelle » utilisent illégalement l’identité visuelle, le logo et le nom des Douanes afin de soutirer de l’argent aux populations à travers de faux paiements et inscriptions via des services de transfert d’argent. La Direction générale des Douanes précise qu’aucune vente aux enchères de motocycles n’est actuellement organisée selon les modalités diffusées dans le document incriminé. Elle souligne également qu’aucun paiement ou frais d’inscription ne doit être effectué sur des numéros privés via WhatsApp ou Orange Money au nom des Douanes maliennes. L’administration rappelle que ses communications officielles sont diffusées uniquement à travers ses canaux institutionnels reconnus et les médias habilités. Les Douanes invitent toute personne ayant reçu le faux communiqué ou ayant été contactée dans ce cadre à ne procéder à aucun paiement et à signaler les faits aux services compétents. Le communiqué réaffirme enfin l’engagement de la Direction générale des Douanes dans la lutte contre la fraude et la cybercriminalité. KD/KM (AMAP)
Marchés à bétail de Ségou : Ce n’est pas encore le grand rush

Ségou, 22 mai 2026 (AMAP)– La fête de Tabaski, ou Aïd al-Adha (fête du sacrifice) sera célébrée le mercredi 27 Mai dans notre pays. À quelques jours de cet important événement, les marchés à bétail de Ségou connaissent une faible fréquentation. Les clients se font toujours attendre. C’est le constat fait par notre équipe de reportage. Sous un ciel gris, débout, le regard posé sur ses moutons, Amadou Cissé guette patiemment l’arrivée d’éventuels clients en ce jeudi 21 mai. Ce vendeur de bétail rencontré au quartier Somonosso propose plusieurs races de moutons, dont les prix varient à partir de 100.000 Fcfa et plus. Amadou Cissé explique que l’activité est en baisse actuellement. «Nous recevons des visiteurs qui viennent surtout pour demander les prix des moutons. Les acheteurs restent peu nombreux, à cause, du manque de moyens financiers», déplore-t-il. Selon le président du marché à bétail de Médine, Oumar Traoré les prix des moutons connaissent une augmentation de 20% cette année. C’est le cas des moutons vendus à 100.000 Fcfa l’année dernière qui coûtent désormais 140.000 Fcfa. Oumar Traoré dira que la plupart des clients se plaignent de cette hausse. <<Pour avoir un mouton de taille moyenne, il faut débourser 120.000 Fcfa. Le prix le plus bas est de 85.000 Fcfa», fait savoir le président du marché à bétail de Médine. Comme difficulté, Oumar Traoré évoque le prix de l’aliment à bétail. Le sac de tourteau de 50 kg vendu auparavant à 12.500 Fcfa, coûte maintenant 13.500 Fcfa. Quant au son de riz (malo bou) son prix est de 6.000 Fcfa contre 2.500 Fcfa auparavant. Cette hausse a un impact direct sur le prix du mouton, soutient-il. Rabo Moussa, vendeur de moutons au marché de Médine depuis plusieurs années, se dit optimiste grâce à ses fidèles clients qui viennent souvent se procurer des moutons. «Il y en a pour toutes les bourses. De 75.000 Fcfa à 200.000 Fcfa toutes races races confondues», rassure-t-ik. Du côté des clients, on ne se bouscule pas encore aux portillons des vendeurs de moutons. Selon Cheickné Dembélé, chef du quartier de Somono, il est difficile de se procurer un mouton cette année à cause de la morosité économique et de la hausse des prix. Le chef traditionnel espère que le prix des moutons sera revu à la baisse dans les jours à venir. Souleymane Maïga, un artisan confie qu’il est dans l’incapacité d’acheter un mouton pour la Tabaski. Il déplore l’augmentation des prix et s’en remet à Dieu. Quant à Amadou Djiré, un autre client, il a finalement renoncé à l’achat d’un mouton pour la Tabaski et opté pour un bœuf. <<Les membres de la concession et moi avons décidé de mettre notre argent en commun pour acheter un bœuf», confie-t-il. Pour Amadou Djiré, le mouton reste l’animal le plus privilégié et symbolique pour la fête de Tabaski. Néanmoins, il déplore le fait que les prix de certains moutons aient atteint un niveau tel qu’ils rivalisent avec ceux des bœufs. MS/CMT (AMAP)
Mali : l’IA au cœur d’un débat stratégique sur la souveraineté des États du Sahel

Bamako, 22 mai 2026 (APS) – L’intelligence artificielle (IA) constitue à la fois une opportunité de résilience et un risque pour la souveraineté des États du Sahel, ont estimé mercredi à Bamako chercheurs, universitaires et professionnels des médias réunis à l’École nationale d’administration du Mali (ENA) lors d’un colloque scientifique consacré aux enjeux du développement de cette technologie dans la région, a constaté l’AMAP. La rencontre, organisée par le Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) en collaboration avec le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), visait à favoriser les échanges sur les impacts sécuritaires, économiques et politiques de l’IA dans les pays sahéliens. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité pour les États de mieux encadrer cette révolution technologique afin d’en faire un outil de développement et de stabilité. Selon la directrice du CIAR-Mali, Pr Sogoba Jacqueline Konaté, l’intelligence artificielle représente «un paradoxe» pour le Sahel. «Elle est d’une part un levier de résilience exceptionnel pour nos économies, notre sécurité et notre gouvernance. Mais elle porte aussi en elle des risques ainsi que des menaces hybrides que nous ne pouvons ignorer», a-t-elle déclaré. Elle a souligné que la mission du CIAR-Mali est de veiller à ce que cette technologie soit «maîtrisée et non subie», en liant innovation technologique et alerte stratégique pour mieux protéger les populations. De son côté, le directeur du CNAP, le Colonel-major Oumar Niguizié Coulibaly, a rappelé que sa structure collecte et analyse des informations relatives aux menaces contre la gouvernance, la sécurité et la paix au Mali. Il a estimé que la question de l’IA est devenue «cruciale», la technologie étant désormais considérée comme un facteur de puissance, de gouvernance et de souveraineté touchant tous les secteurs d’activité. Selon lui, la révolution de l’intelligence artificielle marque une transformation comparable à celle de la révolution industrielle. BT/CMT (AMAP)

