CAN U17 : Les Aiglonnets face à leur destin

Maroc, 24 mai 2026 (AMAP)– Après une phase de poules intense, les huit meilleures nations du continent croisent le fer pour s’offrir une place dans le dernier carré. Si la pression de la qualification pour la Coupe du monde de la catégorie est désormais évacuée, les huit quarts de finalistes ayant composté leurs billets, la course au trophée reste totalement ouverte. Au milieu des affiches de prestige, les yeux de l’Afrique de l’Ouest sont braqués sur le Complexe Mohammed VI, théâtre d’un derby fratricide entre le Sénégal et le Mali. À l’approche du coup d’envoi, l’ambiance au sein de la sélection nationale cadette est au beau fixe et les nouvelles sont positives. Le sélectionneur adjoint des Aiglonnets a tenu à rassurer sur la cohésion et le moral de sa troupe. «L’état d’esprit ça va. Le groupe vit bien. Tout le monde se porte très bien», a confié Demba Traoré d’entrée de jeu. Face à l’enjeu, le mot d’ordre reste simple : «C’est un match important, c’est un match de coupe. Maintenant, il faut jouer et gagner.» Interrogé sur la manière dont il compte aborder cette rencontre, le sélectionneur est resté fidèle à sa méthode, axée sur la discipline et la préparation. «On va se préparer selon nos plans. On va mettre des stratégies en place pour essayer d’avoir gain de cause à la fin du match», a-t-il martelé, affichant sa confiance dans le travail tactique effectué ces derniers jours. Au-delà de l’enjeu, ce duel face aux Sénégalais offre une belle affiche de retrouvailles entre deux équipes qui se connaissent bien. Les deux nations s’étaient en effet affrontées à Bamako lors de la finale du tournoi qualificatif de la zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A), une rencontre remportée par les Lionceaux du Sénégal (2-0). Pourtant, le mot «revanche» n’a pas sa place dans le vestiaire des Aiglonnets, Demba Traoré balayant fermement cette idée pour maintenir ses joueurs concentrés sur l’essentiel. << Revanche ? Je pense que nous, on a beaucoup plus besoin de jouer, chercher à gagner et passer au second tour. Voilà de quoi penser, plutôt que de parler de revanche. C’est une équipe que nous connaissons et qui nous connaît aussi. De toute façon, je pense qu’on s’est préparé en conséquence pour cela : jouer ce match de quart de finale pour accéder aux demis», a ajouté le technicien malien. Rendez-vous ce dimanche sur le rectangle vert. Envoyé spécial Ladji M. DIABY Dimanche 25 mai au Complexe Mohammed VI 13h: Tanzanie-Algérie 16h: Sénégal-Mali 16h: Côte d’Ivoire-Égypte 19h: Maroc-Cameroun
Grâce royale au Maroc : des supporters sénégalais attendus à Dakar après leur libération

Bamako, 24 mai (AMAP)– La Fédération sénégalaise de Football (FSF) a annoncé samedi le retour à Dakar, dans la nuit de samedi à dimanche, des supporters sénégalais détenus au Maroc depuis la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, à la faveur d’une grâce royale accordée par le Roi Mohammed VI, a appris l’AMAP des sources proches de la FSF. Selon un communiqué de la FSF, les supporters doivent arriver à l’Aéroport international Blaise Diagne par le vol AT501 à 00h55. La Fédération a salué «une heureuse issue» rendue possible grâce à «l’esprit de fraternité, de solidarité et d’excellence des relations entre les peuples sénégalais et marocain». Dans une déclaration publiée samedi, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a confirmé la libération des ressortissants sénégalais retenus au Maroc après des incidents survenus en marge de la CAN 2026. Le Chef de l’État sénégalais a adressé ses «remerciements les plus sincères» au Roi Mohammed VI pour cette décision «empreinte de clémence et d’humanité» prise à l’occasion de l’Aïd el-Kébir. La FSF a également exprimé sa gratitude aux autorités sénégalaises et marocaines ainsi qu’aux personnes et institutions ayant contribué aux démarches ayant abouti à cette libération. L’instance dirigeante du football sénégalais a invité les supporters et les familles à réserver un accueil chaleureux aux personnes libérées à leur arrivée à Dakar. KD/CMT (AMAP)
Achat du mouton de Tabaski : un défi pour de nombreuses familles Bamakois

Bamako, 23 mai 2026 (AMAP)– À quelques jours de la fête de la Tabaski, les marchés à bétail de Bamako connaissent une affluence inhabituelle. Entre hausse des prix des moutons et augmentation des frais de transport, de nombreuses familles peinent à trouver un mouton à un prix abordable. Au marché à bétail de Lafiabougou, des acheteurs parcourent les enclos à la recherche d’un animal correspondant à leur budget. Mais les prix affichés refroidissent rapidement les ardeurs. Selon plusieurs vendeurs, les moutons se négocient actuellement entre 170.000 et 400.000 FCFA, selon la taille et la qualité de l’animal. <<L’année dernière, un mouton moyen pouvait être acheté autour de 120.000 à 150.000 FCFA. Aujourd’hui, il faut souvent débourser beaucoup plus», explique Moussa Ag Mohamed, commerçant de bétail. Pour les revendeurs, cette hausse s’explique notamment par l’augmentation des coûts de transport. Les convoyeurs évoquent des dépenses pouvant atteindre 5.000 FCFA par tête de bétail pour acheminer les animaux vers la capitale. <<Le carburant, les frais de route et les difficultés sur certains axes ont augmenté nos charges. Tout cela se répercute sur le prix final», affirme Mamadou Dicko, transporteur de bétail. La disponibilité des animaux constitue également une préoccupation. Plusieurs opérateurs du secteur signalent une baisse des arrivages sur certains marchés de Bamako. Selon eux, l’insécurité sur plusieurs axes d’approvisionnement complique les déplacements des troupeaux vers la capitale. Contrairement à cette affirmation, le constat est que Bamako est bien approvisionné en béliers. Au marché de Niamana, les acheteurs reconnaissent que l’offre reste limitée par rapport aux années précédentes. Mais les marchands de bétail restent optimistes et pensent que tout pourrait se jouer lors des dernières journées. <<Il y a moins de choix et les prix sont plus élevés. Beaucoup de familles attendent les derniers jours en espérant une baisse», observe Oumar Traoré, revendeur. Face à cette situation, certaines familles revoient leurs ambitions à la baisse. Dans le quartier de Banconi, Abdoulaye Coulibaly, père de six enfants, confie qu’il peine à réunir les fonds nécessaires. <<Nous économisons depuis plusieurs mois, mais les prix continuent de monter. Cette année, nous cherchons un petit mouton parce que nos moyens sont limités», explique-t-il. Même constat chez Aïssata Maïga, commerçante au marché de Médina-Coura. <<La Tabaski est une fête importante pour nous, mais il faut aussi penser aux dépenses alimentaires, aux habits des enfants et aux autres charges du ménage. Beaucoup de familles hésitent encore à acheter», dit-elle. D’autres envisagent même de renoncer à l’achat d’un mouton. <<Si les prix restent à ce niveau, je vais probablement participer à l’achat collectif d’un animal avec des membres de ma famille», indique Boubacar Sangaré, habitant de Magnambougou. Pour atténuer les difficultés des ménages, les autorités ont annoncé des initiatives visant à faciliter l’accès aux moutons destinés à la Tabaski, notamment à travers des opérations de vente à prix modérés et des programmes tels que <<Un Mouton pour Tous». Ces mesures suscitent de l’espoir chez de nombreux citoyens, même si plusieurs observateurs estiment que leur impact dépendra du nombre d’animaux mis à disposition et de leur répartition dans les différents quartiers de la capitale. En attendant, dans les marchés à bétail de Bamako, vendeurs et acheteurs poursuivent les négociations. Comme chaque année, la Tabaski reste un moment de partage et de solidarité, mais pour de nombreuses familles, l’acquisition du mouton est devenue un défi économique de plus en plus difficile à relever. OS/CMT (AMAP)
Youwarou : flambée des prix des moutons à la veille de la Tabaski

Youwarou, 22 mai (AMAP) – La dernière foire hebdomadaire avant la fête de la Tabaski a été marquée, vendredi, par une forte hausse des prix des moutons au marché à bétail de Youwarou. Les animaux se sont négociés entre 100.000 et 250.000 FCFA dans cette localité du cercle du grand Lac Débo réputée pour son important cheptel, aconstatél’AMAP. Selon plusieurs revendeurs, cette flambée des prix s’explique par les difficultés d’accès des grands commerçants aux marchés habituels, notamment Bamako. Le marché de Youwarou, considéré comme le plus grand du cercle, a ainsi concentré une grande partie des animaux mis en vente par les éleveurs locaux. La foire a enregistré une forte affluence d’acheteurs et une abondante offre en moutons et chèvres. À quelques jours de la fête, de nombreux clients, principalement des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs, jugent les prix élevés. Certains préfèrent attendre les dernières heures précédant la Tabaski dans l’espoir d’une baisse des tarifs. Outre le mouton du sacrifice, les dépenses liées aux habits de fête constituent également une préoccupation majeure pour les familles de Youwarou. SC/CMT (AMAP)
Niger : des transporteurs sanctionnés présentent des excuses aux autorités après le refus d’approvisionner le Mali

Bamako, 22 mai (AMAP) Des transporteurs nigériens sanctionnés pour avoir refusé d’acheminer du carburant vers le Mali ont présenté jeudi des excuses publiques aux autorités de leur pays et pris l’engagement de respecter désormais les réquisitions de l’État, a appris l’AMAP de source officielle. La déclaration a été lue au ministère nigérien des Transports par Abidine Ali, en présence du ministre des Transports du Niger. Dans leur déclaration, les transporteurs reconnaissent «sans réserve» que leur refus d’exécuter l’ordre de réquisition dans le cadre de l’approvisionnement du Mali a constitué «une faute grave» envers l’État nigérien et l’intérêt supérieur de la nation. Ils affirment avoir pris conscience de la portée de leurs actes et s’engagent à observer «une discipline irréprochable», à respecter les décisions des autorités compétentes et à servir l’État «avec loyauté». Les signataires promettent également d’adopter une conduite professionnelle fondée sur la disponibilité, la ponctualité et le respect des obligations légales, tout en annonçant la mise en place de mécanismes internes de discipline et de contrôle au sein de leurs entreprises. Cette déclaration intervient plusieurs mois après les sanctions annoncées par le ministère nigérien des Transports contre des transporteurs et conducteurs de camions-citernes ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali. Dans un arrêté signé le 14 janvier dernier par Abdourahamane Amadou, les autorités nigériennes avaient retiré à 14 transporteurs leur autorisation d’exercer dans le transport des hydrocarbures et suspendu les permis de conduire de 19 chauffeurs. Le ministère avait qualifié ce refus de «grave infraction» aux obligations légales et réglementaires liées aux opérations de réquisition. KD/CMT (AMAP)
Kayes : Une mini-station d’essence prend feu

Kayes, 23 mai 2026 (AMAP)– Un incendie vient de se produire, ce samedi 23 mai à Kayes aux environs de 20h30mn, dans une petite station d’essence au niveau du rond-point de KayesN’di, près du cimetière, a constaté l’AMAP. La flamme s’est propagée atteignant un garage d’automobile et le mûre du cimetière. Des véhicules garés pour la réparation ont été réduits en cendre. Des éléments des sapeurs pompiers sont au four et au moulin pour circonscrire les dangers. Aussi, des populations sont sorties massivement pour aider la protection civile à éteindre le feu qui consume le garage. Un périmètre de sécurité est également mise en place par les policiers pour éviter toute autre conséquence. Aucun bilan officiel n’était encore disponible au moment où nous mettions sous presse. A suivre. OD/CMT ((AMAP)
Tominian : La jeunesse en première ligne pour booster le paiement des taxes communales

Tominian, 22 mai (AMAP) – La jeunesse de Tominian a lancé, jeudi, une journée de sensibilisation et de mobilisation autour du paiement des taxes communales, en présence des autorités administratives, communales, coutumières ainsi que des services techniques, a constaté l’AMAP. Cette initiative citoyenne, portée par la Jeune chambre Iminternationale (JCI) de Tominian en partenariat avec le Conseil communal de la jeunesse (CCJ), vise à renforcer la participation des populations au développement local à travers le civisme fiscal. Dans son mot de bienvenue, le chef de village de Tominian, Pobanou Diassana, a salué l’engagement des jeunes pour cette activité qu’il a qualifiée d’exemplaire. Il a rappelé que le développement de la commune repose non seulement sur les autorités administratives et communales, mais aussi sur l’implication de chaque citoyen à travers le paiement régulier des taxes. La présidente de la JCI locale, Mlle Aminata Dao, a souligné que le paiement de la TDRL constitue un devoir citoyen avant d’encourager les jeunes à poursuivre cette dynamique de sensibilisation en faveur du développement communal. Prenant la parole, Paul Mounkoro, représentant du Service local de la Jeunesse, a invité les participants à devenir des relais communautaires afin d’inciter davantage les populations à s’acquitter de leurs obligations fiscales. Le 1er adjoint au maire de la Commune rurale de Tominian, Esdras Keïta, procédant au lancement officiel de la campagne, a rappelé l’importance des taxes et impôts dans le financement des actions de développement local. De son côté, le régisseur de la mairie, Dabou Dembélé, a présenté les différentes taxes applicables, notamment la TDRL fixée à 3.200 FCFA et la taxe de voirie de 2.000 FCFA, tout en expliquant la matière imposable pour une meilleure compréhension des citoyens. ST/CMT (AMAP)
Macina : la pénurie de liquidités paralyse les retraits Orange Money ?

Macina, 23 mai (AMAP) – À quelques jours de la fête de Tabaski, les longues files d’attente devant les points Orange Money de Macina traduisent les difficultés croissantes des populations à effectuer des retraits d’argent, a constaté l’AMAP. Depuis plusieurs jours, les clients affluent massivement dans les points de service, mais ce samedi, dernier grand jour de foire avant la fête, la situation s’est aggravée, laissant de nombreux usagers assis pendant des heures dans l’espoir de récupérer leurs fonds. Selon un agent Orange Money interrogé sur place, cette crise de liquidités serait liée aux difficultés d’approvisionnement rencontrées par les partenaires chargés des transactions monétaires. «Les partenaires ont du mal à se ravitailler auprès des banques, ce qui impacte directement les points de vente», a-t-il expliqué. Malgré les efforts fournis les jours précédents pour satisfaire une partie des clients, les demandes de retrait dépassent désormais largement les capacités disponibles. Dans un contexte marqué par l’insécurité et les déplacements de populations, de nombreuses familles dépendent fortement des transferts envoyés par leurs proches vivant à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Cette situation affecte particulièrement les personnes déplacées internes (PDI), souvent soutenues financièrement par leurs enfants ou parents installés ailleurs. Plusieurs habitants appellent ainsi à un retour rapide à la normale afin de permettre aux populations de préparer sereinement la fête de Tabaski. DG/wCMT (AMAP)
Ouélessébougou : 190.750 moustiquaires imprégnées pour renforcer la riposte contre le paludisme

Ouélessébougou, 24 mai (AMAP) – Le district sanitaire de Ouélessébougou a réceptionné, samedi, un important lot de 190.750 moustiquaires imprégnées destinées à la lutte contre le paludisme, en présence des autorités administratives, communales et sanitaires, a constaté l’AMAP. Ce stock est composé de 3.815 balles de 50 moustiquaires chacune, financées par le gouvernement malien dans le cadre de la campagne nationale de distribution renouvelée tous les trois ans. Selon le médecin-chef du district sanitaire, Dr Abdrahamane Dicko, ces moustiquaires seront distribuées dans toutes les aires de santé du district afin de couvrir l’ensemble des populations, y compris celles vivant dans les zones les plus reculées. «Nous avons bien reçu ces 190.750 moustiquaires pour l’ensemble du district. La distribution débutera très prochainement», a-t-il indiqué. Le responsable sanitaire a rappelé que chaque moustiquaire peut protéger jusqu’à deux personnes, notamment les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, considérés comme les plus vulnérables face au paludisme. Cette opération vise ainsi à réduire significativement les cas de la maladie dans le district. AC/CMT (AMAP)
Gao : le turban, pièce incontournable des célébrations de Tabaski

Gao, 23 mai 2026 (AMAP) Gao, Cité des Askia. Les vents de sable qui balaient régulièrement cette ville sont accompagnés de chaleur sèche. Deux phénomènes naturels qui ne sont pas sans conséquence sur la peau notamment le visage. C’est pour entre autres raisons que le turban, plus qu’un simple accessoire vestimentaire, est devenu le compagnon fidèle des descendants des Askias. En cette veille de Tabaski, ce tissu devenu un symbole identitaire a la côte dans les marchés et points de vente spécialisés. Endroits où les clients se bousculent pour acquérir le célèbre chèche. À côté du grand marché d’autres points de vente sont réputés pour la qualité des turbans. Comme celui situé en face du 1er arrondissement de police de Gao où Abdourhamane Maïga perpétue un métier hérité de son père. Vendeur de turbans depuis quarante ans, il explique que ses marchandises proviennent essentiellement de Mauritanie. «J’achète la balle de tissu à 200.000 Fcfa et je revends le mètre entre 750 et 1.500 Fcfa selon la qualité», confie-t-il. Selon lui, les ventes connaissent une nette hausse à l’approche des grandes fêtes musulmanes, notamment la Tabaski. «Du matin au soir, je peux encaisser entre 100.000 et 150.000 Fcfa», affirme le commerçant, précisant que la clientèle reste stable comparativement à l’année précédente. Dans cette région nord du Mali, le turban demeure un habit incontournable du quotidien. «Qu’il pleuve ou qu’il fasse très chaud, beaucoup de personnes portent le turban pour se protéger», souligne Abdourhamane Maïga, dont les principaux clients sont les communautés nomades tamasheq. À quelques jours de la fête, hommes et jeunes affluent pour assortir leurs grands boubous à de nouveaux motifs de chèches aux couleurs variées. Parmi les acheteurs rencontrés, Ibrahim négociait soigneusement ses choix de tissus avant de finaliser son achat. «À chaque Ramadan et Tabaski, je viens acheter mon turban ici pour compléter ma tenue de fête», explique-t-il. Après avoir choisi quatre motifs différents, il a acheté seize mètres de tissu pour un montant total de 12.500 Fcfa. À Gao, le turban confirme ainsi sa place de pièce incontournable des célébrations de Tabaski, entre tradition, protection et élégance. AT/CMT (AMAP)

