Mali : l’IA au cœur d’un débat stratégique sur la souveraineté des États du Sahel

Bamako, 22 mai 2026 (APS) – L’intelligence artificielle (IA) constitue à la fois une opportunité de résilience et un risque pour la souveraineté des États du Sahel, ont estimé mercredi à Bamako chercheurs, universitaires et professionnels des médias réunis à l’École nationale d’administration du Mali (ENA) lors d’un colloque scientifique consacré aux enjeux du développement de cette technologie dans la région, a constaté l’AMAP. La rencontre, organisée par le Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) en collaboration avec le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), visait à favoriser les échanges sur les impacts sécuritaires, économiques et politiques de l’IA dans les pays sahéliens. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité pour les États de mieux encadrer cette révolution technologique afin d’en faire un outil de développement et de stabilité. Selon la directrice du CIAR-Mali, Pr Sogoba Jacqueline Konaté, l’intelligence artificielle représente «un paradoxe» pour le Sahel. «Elle est d’une part un levier de résilience exceptionnel pour nos économies, notre sécurité et notre gouvernance. Mais elle porte aussi en elle des risques ainsi que des menaces hybrides que nous ne pouvons ignorer», a-t-elle déclaré. Elle a souligné que la mission du CIAR-Mali est de veiller à ce que cette technologie soit «maîtrisée et non subie», en liant innovation technologique et alerte stratégique pour mieux protéger les populations. De son côté, le directeur du CNAP, le Colonel-major Oumar Niguizié Coulibaly, a rappelé que sa structure collecte et analyse des informations relatives aux menaces contre la gouvernance, la sécurité et la paix au Mali. Il a estimé que la question de l’IA est devenue «cruciale», la technologie étant désormais considérée comme un facteur de puissance, de gouvernance et de souveraineté touchant tous les secteurs d’activité. Selon lui, la révolution de l’intelligence artificielle marque une transformation comparable à celle de la révolution industrielle. BT/CMT (AMAP)
Region de Koulikoro : le couvre-feu prolongé jusqu’au 23 juin dans toute la région

Koulikoro, 21 mai (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, a décidé de proroger d’un mois, du 25 mai au 23 juin, le couvre-feu instauré dans la région, suite à la décision du 25 avril 2026, a appris l’AMAP de source officielle. Selon la nouvelle décision signée jeudi, les horaires du couvre-feu varient désormais selon les localités. Dans plusieurs communes proches de Bamako, notamment Kalaban-Coro, Mandé, Sangarébougou, Moribabougou, N’Gabacoro, Dilakorodji et Dogodouman, la circulation est interdite de minuit à 5h30 du matin. Les villes de Koulikoro, Banamba, Kangaba et Kolokani sont soumises à un couvre-feu de 23h à 6h, tandis que dans les autres localités de la région, il s’applique de 21h à 6h. La décision maintient également l’interdiction temporaire de circulation des camions-bennes conformément à une précédente mesure prise le 15 mai 2026. Les autorités administratives, les maires ainsi que les responsables des Forces de défense et de sécurité ont été chargés de l’application stricte de ces dispositions dans l’ensemble de la région. Le Gouverneur de région justifie cette prorogation par les nécessités sécuritaires et administratives dans un contexte marqué par le renforcement des mesures de prévention et de protection des populations dans la Région de Koulikoro. CMT (AMAP)
Bandiagara : l’opérationnalisation de l’Université au centre d’une rencontre

Bandiagara, 22 mai ‘AMAP) Le Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile du Gouverneur de la Région de Bandiagara, le Colonel Yaya Diarra, a présidé, ce jeudi à Bandiagara, une rencontre entre la mission chargée de l’opérationnalisation de l’Université Polytechnique de Bandiagara, les services techniques et les acteurs de la société civile, a constaté l’AMAP. Cette activité s’inscrit dans la continuité des concertations déjà engagées avec les différentes composantes de la communauté, notamment les autorités administratives, les élus locaux, les chefs de quartier, les notabilités traditionnelles et coutumières, les responsables scolaires ainsi que les élèves. Après le mot de bienvenue du Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, le Coordinateur des activités de l’opérationnalisation de l’Université de Bandiagara, le Professeur Abdoulaye Guindo, a rappelé que cette mission s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour le démarrage effectif de l’Université Polytechnique de Bandiagara. Il a insisté sur l’importance de l’implication des communautés dans la réussite de ce projet structurant pour la région. Prenant la parole au nom du Gouverneur de la Région, le Colonel Yaya Diarra a salué la forte mobilisation des participants, qui traduit l’engagement des populations aux côtés des plus hautes autorités du pays pour faire de l’Université Polytechnique de Bandiagara une réalité au service du développement, de la formation de la jeunesse et du rayonnement de la région. Les échanges ont principalement porté sur le recueil des avis et contributions des populations concernant les filières à ouvrir, les stratégies de sensibilisation pour renforcer l’adhésion communautaire ainsi que les actions à entreprendre afin d’accélérer le démarrage effectif des cours. Au cours de la rencontre, les participants ont suivi une communication détaillée sur les différents aspects liés à la future université. Plusieurs questions essentielles ont été abordées, notamment la vision de création de l’Université Polytechnique de Bandiagara, les défis liés à sa mise en place, les infrastructures nécessaires à son fonctionnement, l’extension du site destiné à l’accueillir ainsi que son importance pour l’avenir socio-économique de la région. À l’issue des échanges, l’initiative a suscité un accueil favorable et un grand espoir auprès des participants. À l’unanimité, ceux-ci ont priorisé, pour l’ouverture prochaine, la Faculté du génie civil et du génie industriel ainsi que la Faculté des arts, de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme. Pour rappel, les filières prévues au sein de l’Université Polytechnique de Bandiagara comprennent la Faculté des zones arides, la Faculté du génie civil et du génie industriel, la Faculté de médecine et de pharmacie ainsi que l’Institut de tourisme et de l’hôtellerie. OG/KM (AMAP)
Formation professionnelle : Promouvoir la Citoyenneté et l’emploi à partir des centres agréés

Bamako, 21 mai (AMAP) Mme le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a effectué ce jeudi, une visite au Centre d’Orientation Professionnelle de Coupe et Couture (COPCC) et à l’École de Santé Bucco-Dentaire Tamadian Nianbélé (EDTN), dans le cadre d’une rencontre de sensibilisation avec les responsables des centres de formation professionnelle agréés, a constaté l’AMAP. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les récentes attaques du 25 avril 2026 à Bamako et vise à mobiliser les acteurs de la formation professionnelle autour des valeurs de citoyenneté, de patriotisme et de cohésion sociale. Au COPCC, le directeur du centre, Sambou Fané, a rappelé que l’établissement, créé en 1972, accueille chaque année 1.000 apprenantes, réparties entre les sessions du matin et de l’après-midi. Selon lui, le centre a pour mission d’offrir aux jeunes filles et aux femmes dont la scolarité a été interrompue, la possibilité d’apprendre un métier afin d’assurer leur autonomie économique. Saluant le parcours du fondateur, la ministre a mis en avant son engagement en faveur de la jeunesse et de la résilience nationale. « Nous sommes venus parce que nous savons que vous êtes l’un des piliers parmi ceux qui croient en leur nation, qui défendent leur nation et qui, dans les moments difficiles, innovent et restent résilients », a déclaré Mme Sall Seck. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à l’École de Santé Bucco-Dentaire Tamadian Nianbélé (EDTN), spécialisée dans la formation des professionnels de la santé dentaire. Le directeur de l’établissement, le Dr Boubacar Nianbélé, a présenté les différentes filières proposées par l’école, notamment celles d’odontologiste, de prothésiste et d’hygiéniste dentaire. Il a souligné que les diplômés de la filière odontologie sont rapidement intégrés dans les structures de santé du pays. La ministre a salué les efforts de l’école en faveur de l’employabilité des jeunes ainsi que l’octroi de bourses à des enfants de militaires. « Vous faites des choses qui contribuent aujourd’hui non seulement à l’employabilité des jeunes, mais aussi au développement du pays », a-t-elle déclaré, promettant un accompagnement du département pour mieux faire connaître certaines filières encore peu sollicitées. Pour sa part, le directeur national de la Formation professionnelle, Yacouba Garba Maïga, a relevé les performances des établissements visités en matière d’insertion professionnelle. Il a également invité les jeunes à faire preuve de vigilance face aux défis sécuritaires et à lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux. Cette visite s’inscrit dans les efforts du gouvernement visant à renforcer le rôle des centres de formation professionnelle dans l’insertion des jeunes et la consolidation de la cohésion nationale. OS/KM (AMAP)
Rharous : lettre à mon cousin, agaly, vendeur ambulant de cigarettes, allumettes, « woro » et bonbons, à Bamako

Rharous, 21 mai (AMAP) Jusqu’à l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), notamment, l’internet, via les réseaux sociaux, la communication interpersonnelle se faisait par le biais d’échanges épistolaires. La lettre-papier ou le télégramme postal étaient les seules passerelles qui liaient les parents, amis et autres alliés qui se donnent des nouvelles. C’était aussi, l’âge d’or, des écrivains publics ou épistoliers, ces personnages discrets, confidents muets, détenteurs de mille secrets jamais éventés. Ils personnifient, sans exagération, « le secret professionnel ». On les trouve devant les bureaux de poste et aux abords de certaines administrations publiques. Leur matériel de travail est composé d’une table, des chaises et bancs, une machine à écrire, une pile de papiers à lettres et une panoplie de stylos et crayons. Il existe encore de nos jours, des nostalgiques de ce proche passé qui continuent encore de conserver avec soin, ces lettres-papiers, comme de précieuses reliques. À l’heure de WhatsApp, Messenger et autres messageries électroniques, peut-on redonner à la lettre-papier son âme et au service postal, son lustre d’antan ? Nouvelles de la famille et du village- Cher, cousin, je t’envoie cette lettre pour te donner les nouvelles de la famille et du village. Nous nous portons tous bien, en famille, malgré que nous sommes encore, sous le choc, des attaques terroristes dont le village a été victime le mercredi 29 avril et le 1er mai derniers. Comme l’adage le dit, chez nous : « raconter un fait est maigre ». Que dois-je te dire pour narrer, la réalité de ces violentes attaques qui ont sèmé, une totale psychose, dans les esprits ? La première a débuté aux environs de 12 heures passées, quand, les premiers fracas d’armes lourdes et légères ont commencé a faire trembler les murs, trouvant la population entrain de vaquer tranquillement à ses occupations, sans douter un seul instant, qu’elle allait vivre une journée de cruelle angoisse. Vecteurs aériens– Venus en surnombre sur des motos et dans des pick-up, les assaillants ont ciblé, simultanément, les deux compagnies des FAMAS (garde nationale) qui sécurisent la ville. Cette situation a tout de suite créée la panique. Chacun s’est réfugié, là, ou il peut. Pendant ce temps, l’intensité des combats croit. Les fracas d’armes lourdes et le staccato des kalachnikovs dechirent l’air sans interruption. Cette séquence d’enfer à duré plus d’une heure. Nos cœurs ne se sont apaisés que quand, le vrombissement des vecteurs aériens ont déchiré le ciel. Dès cet instant, un calme à couper au couteau, s’est abattu sur la ville, comme une chappe de plomb. Cet intermède silencieux est juste coupé par des tirs intermittents et le mouvement de nos FAMAS, dans les rues. Ceci nous a mis du baume au cœur, car, nous avons compris à partir de nos cachettes que les nôtres ont pris le dessus. Défaite cinglante– C’était le cas. Nos hommes se sont battus comme des lions et ont infligé une défaite cinglante a l’ennemi, malgré son nombre et ses équipements. Abou, le boute-en-train de notre « grin » de thé, jure qu’il a vu l’entrée de l’ennemi en ville, à travers un trou de sa cachette et qu’ils sont aussi nombreux que les sauterelles de l’invasion acridienne de 2004. Il exagére, mais, ses pitreries nous font toujours rire aux éclats. Le seul point noir au tableau de ce jour, a été, la désertion du sergent-chef qui a trahi la troupe, en s’évadant avec une pick-up équipée d’une arme lourde. Tu te rappelles, quand nous étions petits, notre tante Hawoye, citait, souvent, ce proverbe de notre terroir : « nourris le serpent au sein et tu seras, la première personne qu’il mordra ». L’indigne comportement de cet élément en est la parfaite illustration. Pourtant, voici, un monsieur dont la bonhomie a trompé la vigilance de tous. Parfaitement intégré à la population, ce bougre a même pris une femme, ici. Jour de foire– Au lendemain de cette attaque, jeudi, notre jour de foire, comme tu le sais, pendant que les gens vaquaient à leurs affaires au marché et se perdaient en commentaires sur la bravoure de nos FAMA, une folle rumeur commence à parcourir la ville. L’ennemi a encore été aperçu, à quelques encablures de la ville. Cette funeste nouvelle sème encore la panique. Toute la population regagne ses pénates, la peur au ventre. Nous allons encore vivre, sous cloche. L’appétit manquant, peu de personnes ont dîné. Le lendemain vendredi, peu de mouvements étaient perceptibles en ville. La psychose a pris ses quartiers, dans les esprits. L’ennemi n’a pas digéré sa défaite et n’a pas dit son dernier mot, non plus. Qu’elle n’a été encore la surprise de la population d’entendre de violents tirs, après la prière de Asr, ce vendredi. Cher cousin, et voilà, un déluge de feu commence à s’abattre de nouveau sur la ville. Comme le mercredi, nous voilà encore terré, au fond de nos maisons, à reciter et à marmoner, prières et bénédictions. Le combat a duré, deux heures d’horloge, environ. Deux heures d’angoisse. Comme tout le monde, j’avais l’impression que mon cœur sortait de mes entrailles. Le fracas des armes résonnait jusque, dans le corps. Courage et professionnalisme– Pour la deuxième fois, le courage et le professionnalisme des FAMAS ont eu raison de l’ennemi. Aux environs de 18 heures, vaincus, les assaillants s’estompent dans la nature, dans une débandade totale ; laissant derrière eux, d’énormes dégâts humains et matériels. Cher cousin, à ces chers héros (FAMAS), on doit jouer « Tamala ». À l’heure où je t’envoie ces nouvelles, nous ne nous sommes pas encore remis de notre frayeur. Toutes les activités sont à l’arrêt. Songes à nous envoyer un peu d’argent par Orange Money, pour payer les médicaments de ta grand-mère Sohoye. Ces derniers temps, sa tension artérielle monte fréquemment. J’espère que tu seras là, pour les labours ? Cette année, nous risquons de manquer de main d’œuvre pour la saison agricole, car, la majorité des jeunes est allé vers les mines d’or de Intahaka, pour chercher fortune. Je m’arrête là, en espérant lire la réponse de cette lettre très
Sanankoroba : la mairie récompense les meilleurs villages payeurs d’impôts

Kati, 21 mai (AMAP) – La mairie de la Commune rurale de Sanankoroba, dans le Cercle de Kati, a organisé ce jeudi une cérémonie de restitution publique de l’exercice 2025 animée par le maire, Mamadou Zan Traoré. La rencontre, présidée par le 1er adjoint au préfet du cercle de Kati, Issa Pléa, a réuni les représentants des 26 villages de la commune ainsi que plusieurs acteurs locaux, a constaté l’AMAP. Selon le bilan présenté, les recettes réalisées s’élèvent à 280.625.358 FCFA sur une prévision de 374.917.792 FCFA, contre 111.763.500 FCFA de dépenses. Le représentant du préfet a rappelé que cette restitution publique s’inscrit dans le cadre de l’article 222 du Code des collectivités territoriales relatif à la redevabilité citoyenne, saluant au passage les efforts du Conseil communal dirigé par Mamadou Zan Traoré dans la gestion administrative et financière de la commune. La cérémonie a également été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance et de sacs de riz aux villages distingués pour le paiement des impôts et taxes. Touréla a remporté le premier prix du meilleur village payeur, suivi de Niengue-coura, Tamala, Toyan, Sinsina, Niengue-coro, Falani-Coungo et Sicoro. Les responsables des 18 autres villages ont été invités à s’inspirer de ces exemples de civisme fiscal et ont chacun reçu un sac de riz ainsi qu’une attestation de félicitations. Un sketch de sensibilisation sur le paiement des impôts et taxes a mis fin à cet espace de redevabilité citoyenne. ALK/CMT (AMAP)
Niafunké : écoles et CGS unissent leurs efforts pour booster la réussite au DEF et au BAC 2026

Niafunké, 21 mai (AMAP)– À quelques semaines des examens de fin d’année, les responsables scolaires de Niafunké ont décidé de mettre les bouchées doubles pour améliorer les conditions des candidats au DEF et au BAC 2026. Réunis mercredi lors de la rencontre préparatoire des examens, les directeurs des seconds cycles de la ville et leurs Comités de gestion scolaire (CGS) ont annoncé une série de mesures destinées à permettre aux élèves de composer dans de meilleures conditions malgré la forte canicule qui frappe la localité, a constaté l’AMAP. Au total, 243 candidats, dont 120 filles et 16 candidats libres, prendront part aux épreuves du DEF dans deux centres d’examen. Les organisateurs ont décidé de garder sur place les candidats qui le souhaitent durant les journées d’examen. Repas et eau seront distribués afin d’éviter les déplacements entre les épreuves et réduire les risques d’accidents liés aux allers-retours précipités à moto. Cette initiative, financée par les directeurs d’écoles et les CGS à hauteur de près d’un million de FCFA, vise également à renforcer la concentration des candidats dans une zone où les repas de midi sont souvent servis tardivement. Les responsables scolaires ont aussi pris des dispositions sécuritaires avec l’appui des Forces de défense et de sécurité, des surveillants et des superviseurs. Ils ont rassuré les autorités que tous les candidats disposent déjà de leurs pièces scolaires ou d’identité. Les collectivités locales, saluant cette première initiative dans le cercle, ont décidé d’apporter leur contribution pour assurer la bonne tenue des sessions du DEF et du BAC. La rencontre était présidée par le 2e adjoint au préfet de Niafunké, Abdoulaye Ousmane Konaré, en présence de l’ensemble des acteurs scolaires du cercle. Pour les participants, cette mobilisation collective représente une véritable lueur d’espoir pour la réussite des examens dans le Cercle de Niafunké. SAM/CMT (AMAP)
Veille de la Tabaski à Tenenkou : les points de transfert d’argent débordés par l’affluence

Tenenkou, 21 mai (AMAP)- Tenenkou, quelques jours avant la fête de l’Aïd el-Kébir, vit au rythme de la grande foire de Tabaski. Dans cette capitale du Massina, située au cœur du delta intérieur du Niger et entourée de plus de 200 villages, le jeudi, foire hebdomadaire, est traditionnellement un jour d’intense activité commerciale. Mais aujourd’hui 21 mai, dernier jeudi avant la fête prend une dimension particulière. Entre achats de moutons, habits de fête, condiments et accessoires, les familles se mobilisent pour les derniers préparatifs, dans une ambiance marquée par une forte circulation d’argent. Dans cette zone rurale où de nombreuses familles dépendent des proches établis à l’extérieur du pays, notamment au Gabon, au Cameroun, en Guinée équatoriale, au Congo ou encore en Côte d’Ivoire, les transferts monétaires deviennent essentiels à l’approche de la Tabaski. Si les envois d’argent sont fréquents chaque jeudi, les retraits prennent cette semaine des allures de véritable parcours du combattant tant l’affluence est grande dans les points de service. Au marché de Tenenkou, la boutique de Lamine Dembélé, vendeur de téléphones devenu l’un des principaux opérateurs de transfert d’argent de la ville, ne désemplit pas. À 7h30 déjà, les clients faisaient la queue devant son établissement. À 9h, les lieux étaient bondés, à l’intérieur comme à l’extérieur, dans une chaleur étouffante. Les opérations de retrait dominent largement les dépôts, signe de la forte demande liée aux dépenses de fête. Entre deux clients impatients, Lamine Dembélé explique travailler sans interruption de 8 heures jusqu’à la tombée de la nuit avec l’appui de deux assistants. «C’est un privilège pour moi d’être au service des gens», confie-t-il, disant ressentir «une certaine fierté» en voyant le soulagement sur les visages après chaque retrait. Selon lui, les montants retirés atteignent habituellement près de 40 millions de Fcfa chaque jeudi, mais ce dernier jeudi avant la Tabaski pourrait largement dépasser ce chiffre. La ville compte près d’une dizaine de points de retrait d’argent, mais leurs capacités restent limitées. Celui de Lamine Dembélé est considéré comme le plus fiable par de nombreux habitants, certains étant assurés d’y trouver de la liquidité. Dans les autres points de service, l’ambiance reste la même : longues files d’attente, cohue et impatience des clients venus récupérer l’argent envoyé par leurs proches. À Tenenkou, où aucune institution bancaire n’est implantée, les services de transfert monétaire occupent une place centrale dans la vie économique et sociale. Deux opérateurs dominent le marché, Orange et Malitel, mais Orange Money demeure le service le plus sollicité par les populations, particulièrement en cette période de forte mobilisation financière liée à la fête de Tabaski. AS/CMT (AMAP)
Conseil national de Transition : L’ordonnance du 02 mars 2026 portant statut général des fonctionnaires adoptée à l’unanimité

Bamako, 21 Mai (AMAP) Les membres du conseil national de Transition (CNT) sont depuis ce jeudi et jours suivants en séance plénière et de session ordinaire d’avril 2026 à Bamako. Les points à l’ordre du jour sont : l’adoption de procès verbal et délibération sur les projets de loi, a constaté l’AMAP. Il s’agit au total de 12 projets de loi, qui sont entre autres, des projets de loi organique fixant les attributions, la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2026-004/PT-RM du 02 mars 2026 portant création de la société de patrimoine minier du Mali, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2026-003/PT-RM du 02 mars 2026 portant statut général des fonctionnaires. Ce dernier a été voté à l’unanimité par les membres du CNT à 124 voix, pour 0 abstentions et 0 contre. C’est une loi composée de 142 articles qui contient des innovations major. « L’ordonnance du statut général des fonctionnaires est un outil de management et de gestion des carrières des fonctionnaires. Ce présent statut qui vient d’être ratifié contient 24 innovations par rapport à l’ancien statut de 2002. L’innovation major d’abord c’est de ce conformer à la constitution du 22 juillet 2023, qui en son article 115 cite limitativement les statuts constitutionnels et tous les statuts qui ne sont pas cités dans cet article sont considérés non constitutionnels et devraient être abrogés, et qui seront remplacés par des statuts particuliers », a précisé le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly. ST/KM (AMAP)
Economie : un Incendie violent s’est déclaré au Grand Marché de Bamako, dans la nuit du mercredi au jeudi

Bamako, 21 mai (AMAP) Un violent incendie s’est déclaré mercredi soir au cœur du Grand Marché de Bamako, près de la Galerie Djigué, sur la rue Brière de Lisle, dans les environs de 19 Ha constaté l’AMAP. Les flammes ont rapidement provoqué un mouvement de panique parmi les commerçants, les clients et les habitants du secteur. Les témoignages recueillis sur place ont donné plusieurs versions qui ont provoqué le sinistre notamment l’utilisation du gaz pour du thé et les mauvaises installations électriques. Pour l’instant nous n’avons pas pu recevoir l’avis des secouristes de la protection civile qui se sont déployés sur les lieux pour empêcher la propagation du feu en d’autres lieux. Les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes de l’incendie et établir le bilan officiel du drame, concernant d’éventuelles victimes ou l’étendue exacte des dégâts matériels, nous a confié un responsable de la Protection civile qui a requis l’anonymat. Pour rappel, en mars 2014, un violent feu avait ravagé plusieurs dizaines de boutiques, causant d’importantes pertes matérielles pour les commerçants. D’autres incendies avaient également été signalés en 2020 et 2023 dans différentes zones du marché, relançant à chaque fois le débat sur les conditions de sécurité, les installations électriques vétustes et l’étroitesse des accès pour les secours. KM (AMAP)

