Gao : Forum citoyen sur la refondation de l’Etat
Gao, 14 mai (AMAP) Un forum citoyen régional sur la refondation de l’Etat s’est tenu, du 7 au 10 mai 2021, à Gao, (Nord du Mali), dans le cadre de l’approche méthodologique participative et inclusive du ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions prévoyant la tenue de ce genre de rencontres à l’intérieur du Mali et dans le District de Bamako, la capitale. L’objectif général, à travers ce forum est d’instaurer un cadre de débat citoyen sur la refondation de l’Etat. Il a permis de donner la parole aux acteurs régionaux sur leurs préoccupations fondamentales dans l’optique de recueillir leurs propositions. Le conseiller technique au ministère de la Refondation de l’Etat, Bayon Simpara, a développé le document contenant des propositions de pistes de réflexion et d’analyse pour refonder l’état malien. Selon lui, l’action refondatrice, qui sera un baromètre de la Transition, demande plus que de simples révisions de textes normatifs. Elle se développera autour de trois axes essentiels qui sont : la refondation de la gouvernance, de la citoyenneté et du savoir. Le gouverneur de la Région de Gao a exhorté les participants à être des citoyens modèles pour qu’à la fin des travaux du forum citoyen, la délégation du ministre de la Refondation de l’état soit un lobbying pour notre région. Dans son intervention, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Mohamed Mamadou Coulibaly, qui a présidé l’ouverture des travaux, a dit que les foras citoyens organisés par son département sont des espaces d’échanges participatifs et inclusifs dédiés au dialogue refondateur entre toutes les composantes de la nation malienne dans sa diversité. Selon Mohamed Mamadou Coulibaly, c’est l’opportunité donnée au peuple, aux collectivités, à l’administration et aux administrés de faire un examen de conscience, sur la base du constat des dérives de la gouvernance et de la déliquescence institutionnelle, afin d’en tirer les enseignements, de choisir la voie et les instruments appropriés pour reconstruire l’état et la nation, selon le nouveau paradigme de la légitimité et de la vertu. Ont participé à cette rencontre, en présence également du gouverneur de la Région, le général de brigade Moussa Traoré, les préfets, les sous-préfets, les chefs des services régionaux, les représentants des collectivités territoriales, les autorités traditionnelles et religieuses et les organisations de la société civile. AT/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas jeudi
Bamako, 13 mai (AMAP) Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas jeudi mais déclarent cependant que 10 patients ont été guéries, un décès constaté et 19 malades dont 12 graves hospitalisés dans les structures de prise en charge, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent que 14149 cas positifs ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national dont 9123 guérisons et 508 décès. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 1551 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Gouvernement-Untm : difficile démarrage des négociations
Bamako, 14 mai (AMAP) Les négociations entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), peine entamées, ont été suspendues, jeudi, sur fond de tension dans les locaux du ministère du Travail et de la Fonction publique. Les discussions vont se poursuivre, ce vendredi, afin d’éviter une autre grève de la centrale syndicale, Les parties se sont données rendez-vous pour discuter du préavis de grève en date du 26 avril 2021 de la centrale syndicale du pays. Dans ce préavis, l’UNTM menace d’aller en grève, dans un premier temps, du 17 au 21 mai si ses exigences ne sont pas satisfaites. La centrale syndicale estime, trois mois après avoir signé un procès-verbal avec le gouvernement, que l’État traîne les pieds pour appliquer les accords. Le temps est compté et le gouvernement mesure les conséquences d’un arrêt de travail de cette centrale, à laquelle sont affiliés des dizaines de syndicats. Pour la première rencontre de jeudi, le gouvernement était représenté par le ministre en charge du Travail, Me Harouna Toureh et son collègue de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Harouna Niang. Les ministres des 13 autres départements concernés par le dossier se sont faits représenter. Ce qui n’a pas échappé aux émissaires de la centrale syndicale qui y ont vu une « autre manifestation du mépris » du gouvernement à leur endroit. Les plus radicaux d’entre eux avaient opté pour un retrait pur et simple de la salle. Pour le ministre Harouna Toureh, exiger la présence effective de l’ensemble des ministres concernés n’a pas de base légale, puisqu’aucune disposition des textes ne le stipule. Cette mise au point du ministre Toureh a davantage crispé l’atmosphère. Les syndicalistes s’estimaient déjà délibérément offensés par des propos tenus quelques minutes plutôt par le ministre qui, dans son speech introductif, avait fait remarquer que l’État dispose d’un arsenal juridique pour empêcher toute action susceptible de porter préjudice à son bon fonctionnement. Aussi, il leur avait fait comprendre, en des termes jugés « peu courtois » par les syndicats, que le pays traverse un moment particulier qui ne permet pas au gouvernement de satisfaire immédiatement toutes les revendications sociales. Visiblement remonté, Ousmane Traoré, l’un des représentants de l’UNTM, a soutenu que les autorités actuelles n’en ont cure de l’état de santé des caisses publiques. Et pour souligner la nécessité de corriger les disparités dans le traitement des agents de l’État, il a affirmé que le « président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement Illicite et la corruption (OCLEI) perçoit plus de 4,5 millions de Fcfa par mois et que son chauffeur gagne mieux qu’un fonctionnaire de la catégorie A ». Également, plus de 2 millions de Fcfa seraient accordés à certains agents comme prime de départ à la retraite, alors que d’autres ont à peine 200.000 Fcfa. Pendant plusieurs minutes, une sorte de cacophonie s’est emparée de la salle, obligeant le président de la commission de conciliation à suspendre les travaux. Finalement, les pourparlers ne reprendront que ce vendredi matin. C’est à la suite de deux grèves, fin 2020, que l’UNTM, le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ont signé, le 5 février dernier, un procès-verbal de conciliation. Plus de trois mois après, la centrale syndicale vient de déposer un nouveau préavis de grève dans lequel elle exige « l’application immédiate des accords dont les délais d’application ont expiré ». L’UNTM demande, aussi, un traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme et l’élargissement de la prime de judicature aux greffiers et secrétaires des greffes et parquets. Le syndicat exige le retour à leurs postes respectifs des 22 travailleurs du ministère de l’Administration territoriale qui ont été mutés suite à des grèves, l’application immédiate du point d’accord relatif au paiement des salaires et accessoires de salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales et l’application des accords d’établissement des Agences de développement. Si ces exigences ne sont pas satisfaites, l’UNTM se dit déterminée à mettre sa menace de grève à exécution du 17 au 21 mai. Le syndicat se réserve le droit de reconduire l’arrêt de travail du 24 au 28 mai et n’exclut pas une grève illimitée. ID/MD (AMAP)
Tominian (Centre) : Les Forces armées maliennes neutralisent des terroristes
Tominian, 14 mai (AMAP) Les éléments du détachement de la Force spéciale anti-terroriste (FORSAT) ont neutralisé, dans la nuit de mercredi à jeudi, à Tominian (Centre), des terroristes, à bord d’un véhicule pick-up et sur des motos, attaquer leur position, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont attaqué vers 2H du matin, la base des éléments de la FORSAT qui ont réagi en tuant 6 d’entre eux et perdant un des leurs au cours des affrontements. Les Forces armées maliennes (FAMa) « ont énergiquement repoussé cet assaut, neutralisant trois terroristes et interpellant trois autres », indique, pour sa part, le Chef d’état-major général des armées (CEMGA), dans un communiqué. « Un soldat a perdu la vie au cours de cette attaque », confirme la même source. « Les assaillants à bord de deux véhicules et de plusieurs motos ont été mis en déroute occasionnant la saisie d’importants lots de matériels », poursuit le communiqué. « Le Gouverneur de la Région de San et le commandant du Secteur n 0 5 de l’opération Maliko se sont vite portés sur les lieux pour apporter encouragements et soutien des plus hautes autorités à la force stationnée à Tominian », note le communiqué du CEMGA qui invite « les populations à plus de coopération et de soutien » aux forces armées de défense et de sécurité Des enquêtes sont ouvertes pour élucider les circonstances exactes de l’attaque, identifier les assaillants et connaître leurs motivations dans cette attaque avec des tirs de harcèlement, suivis de bombardements intenses et systématiques du camp des forces loyalistes. NC//MT/KM/MD (AMAP)
Lendemain de la fête de Ramadan : Comme un presque jour ferié
Bamako, 13 mai (AMAP) Le Mali, à l’instar de plusieurs pays de la communauté musulmane, a célèbre, mercredi, la fête de l’Eid El Fitr annonçant la fin du mois de Ramadan. Un mois chargé de dévotions et marqué, principalement, par l’accomplissement du jeûne qui constitue le 4è pilier de l’islam. La célébration de cette fête est caractérisée, au Mali, par la prière collective de 08h, suivie des visites et salutations d’usage chez des voisins, parents, beaux parents, amis et collaborateurs. Ces salutations sont, généralement, agrémentées par le partage de nourriture à travers des plats de grands jours avec les parents et, surtout, les plus nécessiteux. Ces activités festives représentent, également, des moments de grande fatigue pour les fidèles déjà affaiblis, cette année par 29 jours de jeûne caractérisés par certain nombre de privation de liberté. Ce sont, sans doute, ce besoin de repos pour mieux récupérer de la fatigue, qui justifie la fluidité de la circulation à Bamako où, ce jeudi 13 mai, on croirait en un jour férié. Pourtant c’est un jour ouvrable au Mali. Après un tour en ville, le constat est saisissant. Les plus grandes artères sont quasiment désertes. les grand axes, très embouteillées d’ordinaire, sont très faciles d’accès en ce lendemain de fête. Il était 09h 45mn sur le Square Patrice Lumumba menant au pont des Martyrs. Seuls quelques voitures personnelles et des Sotramas (minibus de transport en commun) et taxis étaient visibles. Même atmosphère sur l’avenue Abdelaziz Bouteflika longeant les berges du fleuve Djoliba. Au niveau du boulevard de l’indépendance, le spectacle n’est pas celui des jours ordinaires de travail. Toutefois, malgré la fluidité inhabituelle, les policiers de la Compagnie de circulation routière (CCR ) étaient au rendez-vous mais avec moins de grain à moudre pour réguler la circulation. La majorité des témoignages que nous avons recueillis trouve cette atmosphère normale par rapport à la réalité sociétale du pays. « Les autorités auraient dû déclarer férié ce jeudi. Car au Mali , le seul jour de fête ne suffit pas aux fidèles pour faire toutes les salutations » , regrette Aly Coulibaly, chauffeur de taxi. La quarantaine révolue, notre taximan pense que le travail ne reprendra son rythme normal que le lundi prochain, dans la mesure où les gens ont beaucoup souffert avec la grosse canicule et le délestage. AT/MD (AMAP)
L’Armée malienne arrête une vingtaine de terroristes à Zoloulani (Bounty) dans le Centre
Bamako, 13 mai (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), en opération conjointe, avec la force Barkhane, ont interpellé mardi dernier, un groupe armé terroriste composé d’une vingtaine d’individus dont huit enfants soldats, au cours d’une opération commune dans la zone de Zoloulani, dans Sud-ouest de Bounty, (Centre du Mali), a annoncé le Chef d’état-major général des armées (CEMGA) dans un communiqué publié ce jeudi. Selon le communiqué, les huit enfants-soldats ont été immédiatement libérés. « Lors de cette opération, les forces armées ont découvert une zone avec des postes de combat et ont saisi de l’armement et des moyens de communication » précise le texte. Par ailleurs, le mercredi 12 mai 2021, un sous-groupement tactique de la force Barkhane accompagné d’une compagnie FAMa, en mission de reconnaissance à proximité du village de Serma, dans le Gourma (Centre) a été pris à partie par un groupe armé terroriste. A la suite d’une fouille dans la zone, les partenaires ont découvert un adolescent blessé par balle. « Pris en charge par un médecin de Barkhane, il a été évacué par hélicoptère vers l’antenne de réanimation, de chirurgie et de sauvetage de la force Barkhane la plus proche », précise le communiqué du CEMGA. AT/MD (AMAP)
Transition au Mali : Le médiateur de la CEDEAO salue les progrès réalisés
Bamako, 13 mai (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans la crise au Mali, Goodluck Jonathan, a salué les actions menées et invité les acteurs à travailler main dans la main pour la réussite de la Transition, au cours d’un point de presse qu’il a animé, mercredi, dans un hôtel de Bamako. Au terme de sa mission d’évaluation à mi-parcours de la Transition au Mali, et après avoir rencontré toutes les parties prenantes, M. Jonathan a salué « les progrès remarquables enregistrés dans la mise en œuvre des recommandations » de sa première mission effectuée au mali, en janvier dernier. En plus de la délégation de la CEDEAO, le nouveau chef de la Mission intégrée multidimensionnelle (MINUSMA), El Ghassim Wane et le représentant de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEl) à Bamako ont pris part à cette mission qui s’est déroulée du 9 au 12 mai. L’objectif de cette visite était d’évaluer les progrès réalisés dans la conduite des affaires du Mali depuis la mise en place des institutions de la Transition. Le communiqué final lu devant la presse indique qu’au cours de son séjour au Mali, le médiateur de la CEDEAO a rendu des visites de courtoisie au chef de l’État, Bah N’Daw, au vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw et aux membres de la Cour constitutionnelle. Il a, également, eu une séance de travail avec le Premier ministre, Moctar Ouane et le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. Goodluck Jonathan a aussi rencontré le corps diplomatique, les acteurs politiques, la société civile, les leaders traditionnels et religieux. À l’issue de ces différentes rencontres, la mission de la CEDEAO a noté « avec satisfaction’ que des progrès remarquables ont été réalisés dans la mise en œuvre des recommandations formulées et contenues dans le communiqué final de la première mission du médiateur de la CEDEAO en janvier dernier. Aussi, a-t-elle salué le règlement judiciaire qui convenait aux interpellations liées à la tentative présumée de déstabilisation et d’atteinte à la sureté de l’État qui a abouti à l’acquittement des présumés coupables. La mission a, aussi, salué la relance du dialogue entre les forces vives de la nation à travers le cadre de concertation au niveau du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et la mise en place du Comité d’orientation stratégique (COS) auprès du Premier ministre. Par ailleurs, la délégation de la CEDEAO a déclaré avoir pris bonne note de la publication d’un calendrier électoral par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Elle a salué les efforts déployés par le gouvernement en vue de créer les conditions propices à l’aboutissement de la Transition, notamment la visite de terrain du Premier ministre dans la Région de Mopti ainsi que les rencontres initiées par le président de la Transition pour la paix et la réconciliation, les opérations militaires conjointes initiées par le gouvernement pour sécuriser progressivement tout le territoire, les propositions de désarmement et de reconversion des groupes armés d’autodéfense et des milices, etc. L’équipe du médiateur a encouragé le gouvernement à mettre en œuvre son initiative d’organiser une conférence sociale dans la deuxième quinzaine de mai pour engager les acteurs sociaux à œuvrer pour des solutions idoines et durables dans l’esprit de consolider l’environnement de confiance, de paix et de consensus nécessaires pour le succès de la Transition. Toutefois, la mission a noté les préoccupations soulevées par certaines parties prenantes, concernant la hiérarchisation des priorités dans les réformes, l’urgence du choix consensuel des organes de gestion des élections, l’opportunité du découpage territorial, le respect des droits de l’Homme et de l’État de droit ainsi que la question de l’inclusivité dans la conduite de la Transition. En outre, la mission de la CEDEAO a souligné l’impératif pour tous les acteurs concernés de continuer à faire preuve d’esprit de responsabilité et d’esprit patriotique en cette période délicate de la Transition et de puiser dans leur sagesse pour surmonter les difficultés présentes. Répondant à une question sur les recommandations formulées par les leaders du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), Goodluck Jonathan les a invités à faire preuve de tolérance dans cette situation difficile que le Mali traverse. Il a invité « tous les acteurs sociaux et politiques maliens à être patients et à travailler main dans la main pour mener à bon port la Transition ». Concernant la mise en place d’un organe unique de gestion des élections, le médiateur de la CEDEAO a dit que c’est une préoccupation soulevée par un grand nombre d’acteurs. Selon lui, que les élections soient organisées par des entités multiples ou par un seul organe, le plus important que les autorités, au plus haut niveau du pays, ne cherchent pas à les influencer. « Car, c’est dans cette tentative que tout devient biaisé et la crédibilité des élections affectée ». L’ancien président nigérian a invité le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à expliquer la situation du moment à l’ensemble de la classe politique. DD/MD (AMAP)
Transition : Goodluck Jonathan salue l’appui du président Bah N’Daw
Bamako, 13 mai (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a reçu en audience, mercredi, jour de fête ramadan, à la Villa des Hôtes à la Base B, le chef de la délégation de la médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien président du Nigéria, Goodluck Jonathan. En fin de mission d’évaluation de l’évolution de la transition au Mali, M. Jonathan, a exprimé sa satisfaction au Chef de l’Etat, Bah N’Daw, devant le bon déroulement du processus en cours. Les grandes lignes de la rencontre ont porté sur l’appréciation de la mission ouest africaine, à partir de son dernier séjour au Mali, de janvier à aujourd’hui. Selon ses appréciations, le médiateur de la CEDEAO a trouvé que les questions clés soulevées ont été résolues. Il a, d’ailleurs, exprime sa très grande satisfaction devant l’évolution de la situation au Mali. Goodluck Jonathan a eu de nombreuses rencontres sur les questions brûlantes de l’heure « auxquelles il faut s’attaquer ». Ces sujets ont trait à la problématique de la sécurité, au processus de paix et aux élections à venir. L’ancien président nigérian a salué « l’appui fort du président de la Transition surtout au niveau de l’organisation des élections ». Il a, également, apprécié le dialogue entamé par le Premier ministre, tout en souhaitant que cela puisse se poursuivre avec les partis politiques et la société civile. Concernant l’épineuse question du moment, à savoir la mise en place d’un organe unique des élections qui divise, le diplomate de la CEDEAO a indiqué qu’il va falloir essayer de voir ce qui est faisable et ce que le temps permet de le faire. « C’est une problématique à laquelle les Maliens mêmes vont devoir s’atteler », a-t-il dit. De son côté, Bah N’Daw a salué le médiateur et a apprécié son exposé. Selon lui, c’est un bon baromètre. Le chef de l’Etat s’est montré droit dans ses bottes, en rappelant qu’il s’en tient à son serment d’officier. Ce qu’il a promis lors de son discours d’investiture « le respect strict des délais de la Transition » et qu’il ne ménagera « aucun effort » pour que les choses puissent aller dans ce sens. OD/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 16 nouveaux cas enregistrés mercredi
Bamako, 13 mai (AMAP) Seize (16) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés mercredi au Mali, portant le nombre total de la contamination à 14149 dont 507 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent, par ailleurs, que les 16 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Kidal et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 1551 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Message du Président de la Transition BAH N’DAW à l’occasion de la fête de l’AID EL FITR
Chers compatriotes, Chers membres de la Oumma Islamique, Je voudrais, à l‘occasion de la fin du mois de Ramadan et de la Fête de l’Aïd El Fitr, vous souhaiter à tous et à toutes mes vœux de bonheur, de paix et de prospérité. Par la même occasion, je voudrais remercier tous nos frères musulmans au Mali, de la Diaspora et dans le monde qui, à travers leurs prières, ont eu des pensées pour les plus nécessiteux d’entre nous. Aux déplacés je souhaite un retour rapide au bercail, Aux malades je souhaite un prompt rétablissement, Pour tous nos défunts, nos soldats tombés au front pour la défense de la patrie, ainsi que les soldats des pays frères, j’implore le pardon et la clémence du très miséricordieux. Aux victimes de la Covid-19 j’exprime ma profonde compassion et j’invite à nouveau tout un chacun à l’observation stricte des mesures contre ce mal qui continue à décimer l’humanité. L’élan de solidarité que prône le mois béni du Ramadan qui arrive ainsi à son terme nous incite davantage au pardon et au dialogue, socle indispensable du sursaut et de la stabilité tant recherchée et voulue par nos concitoyens. Notre pays revient de loin. Nous avons enclenché la dynamique d’une Transition que je veux davantage inclusive à travers l’implication de l’ensemble des acteurs sociaux et politiques. Je souhaite ardemment que l’élan du dialogue social entamé avec les acteurs sociaux et politiques puisse se raffermir et que nous nous donnions la main pour le seul intérêt du Mali. A toutes et à tous, bonne fête de l’Aid El Fitr dans l’union, la concorde et l’entente mutuelle pour un Mali stable, paisible et résilient. Bamako, le 11 mai 2021 Le Président de Transition, Chef de l’État S.E.M Bah N’DAW

