Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 20 novembre 2020
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 20 novembre 2020, dans sa salle de délibération au Palais de Koulouba, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de rénovation de 16 km de digues en terre dans les régions de Ségou et Mopti. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprises N’TIOBALA/AKAROSS SARL, pour un montant toutes taxes comprises de 5 milliards 533 millions 543 mille 143 francs CFA et un délai d’exécution de 5 mois. La réalisation du projet contribuera à rendre praticables les digues et les routes retenues pour relier les zones de production aux zones de consommation en toutes saisons. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°0032/DGMP-DSP-2017 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nossombougou. L’avenant, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise COGEB International. Il proroge le délai d’exécution du marché initial de 8 mois pour tenir compte du retard accusé à cause de l’occupation de l’emprise et des servitudes des travaux. Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la Route Nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries dans les villes de Mopti et de Sévaré et de construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise EGK, pour un montant toutes taxes comprises de 32 milliards 601 millions 687 mille 65 francs CFA et un délai d’exécution de 30 mois. L’exécution du marché contribuera notamment à fluidifier le trafic à l’intérieur et sur la voie reliant les villes de Sévaré et de Mopti par la réalisation d’ouvrages modernes et à améliorer la sécurité et la qualité de vie des citoyens dans les villes de Mopti et de Sévaré. Un projet de décret portant approbation des Avenants n°2 : – au Marché n°0959/DGMP-DSP-2016 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire en République du Mali-lot 1 : Tronçon Zantiébougou-Bessina (75 km). – au Marché n°0960/DGMP-DSP-2016 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire en République du Mali-lot 2 : Tronçon Bessina-Côte d’Ivoire (64,217 km). Les avenants sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprises ETEP/EGK pour un délai d’exécution supplémentaire de 6 mois et pour : – un montant de 1 milliard 843 millions 353 mille 234 francs CFA hors taxes, hors droits de douanes pour le Lot 1 ; – un montant de 2 milliards 683 millions 334 mille 783 francs CFA hors taxes, hors droits de douanes pour le Lot 2. Les avenants conclus visent à prendre en compte les travaux de modification du revêtement des accotements de la route et le changement intervenu dans la source de financement du marché initial. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les pupilles en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à cette qualité. En application des dispositions de cette loi, les projets de décret adoptés accordent le statut de pupille de la Nation à 244 enfants qui bénéficieront entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux et des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement ou de l’adoption en institution spécialisée. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT Commissaire au Développement institutionnel : Monsieur Ahmed Mohamed YAHYA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Conseiller technique : Madame SIDIBE Gabdo TOGO, Conseiller des Affaires Etrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Membre de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières : Monsieur Modibo SACKO, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS Chef de Cabinet : Monsieur Moctar TRAORE, Ingénieur Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE Secrétaire Général Madame Assa SIMBARA, Ingénieur Informaticien. Chef de Cabinet : Monsieur Hassane DIOMBELE, Journaliste-Réalisateur. Conseillers techniques : – Monsieur Abdoulaye DIAKITE, Ingénieur Informaticien ; – Monsieur Karamoko PORGO, Administrateur civil ; – Madame Tiouta TRAORE, Journaliste-Réalisateur ; – Monsieur Baba KONATE, Ingénieur des Télécommunications ; – Monsieur Baba NADIO, Ingénieur des Constructions civiles ; – Madame M’Batogoma Aminata SOGOBA, Ingénieur Informaticien. Chargés de mission : – Monsieur Amadou Lamine DIALLO, Economiste ; – Monsieur Bakary MANKANGUILE, Comptable ; – Monsieur Moctar GUISSE, Electrotechnicien ; – Monsieur Alfousseni SIDIBE, Spécialiste en Communication ; – Monsieur Aliou DIAWARA, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Secrétaire Général : Madame DIARRA Haby SANOU, Directeur de recherche. Chef de Cabinet : Monsieur Abdoulaye MAGASSOUBA, Gestionnaire. Conseillers techniques : – Monsieur Amadou OUANE, Maître de Conférences ; – Monsieur Mamoudou COUMARE, Maître Assistant ; – Monsieur Ousmane GUINDO, Administrateur civil ; – Madame Fanta N’DIAYE SYLLA, Administrateur civil. Chargé de
Mali: Vers la création d’une cellule d’appui au processus électoral
Bamako, 22 Nov (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a annoncé, jeudi, au Centre de formation des collectivités territoriales, la création, au sein de son département d’une Cellule d’appui au processus électoral. Cette cellule, dans un souci de bonne organisation des élections générales au Mali « pourra recevoir les contributions des différents intervenants dans le cadre du processus électoral au nom de l’inclusivité et de la transparence », a dit le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga qui s’est entretenu avec les responsables de la classe politique. Par ailleurs, le ministre a invité les acteurs politiques à réfléchir sur la réduction du coût de l’organisation des élections dans notre pays. Il a exhorté la classe politique à se mobiliser pour accompagner « le gouvernement sur les différents chantiers des réformes confiées à la transition ». «Au demeurant, les autorités veulent conduire la Transition avec l’accompagnement de l’ensemble des forces vives de notre nation dans la neutralité et l’impartialité », a ajouté le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga qui était accompagné par ses collègues en charge de la Réconciliation nationale, le colonel Ismaël Wagué, de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Mohamed Coulibaly. Au cours de cette rencontre, les préoccupations de la classe politique ont essentiellement porté sur la suspension du financement des partis politiques et la clé de répartition des membres du Conseil national de la Transition (CNT). A ce propos, le ministre Maïga a promis de rapporter les préoccupations exprimées aux plus hautes autorités du pays. BD/MD (AMAP)
Yélimané : La campagne agricole très satisfaisante grâce à une pluviométrie exceptionnelle
Yélimané, 22 Nov (AMAP) La campagne agricole 2020-2021, dans le Cercle de Yélimané (Ouest), a connu des taux de réalisation très satisfaisants avec de très bonnes hauteurs de pluies, bien réparties dans le temps et dans l’espace, selon les services techniques. Le service local de l’agriculture a annoncé des rendements de 20153,5 tonnes sorgho, 5880,8 tonnes d’arachide, 2260,75 tonnes de niébé, 56,4 tonnes de maïs, 17,02 tonnes de riz et 11 tonnes de mil. Toutes ces données donnent un taux de réalisation de 97,21%. Mme Diallo Fanta Zanga Traoré, une agricultrice de Yélimané se dit très heureuse et satisfaite de l’hivernage de cette année. Elle et tous ceux qui ont semé, cette année, ne le regrettent pas. Malgré tout, le Cercle de Yélimané reste déficitaire en céréales à hauteur de -29108,016 tonnes. Pour le chargé de suivi évaluation, Siaka Coulibaly, la recherche de l’autosuffisance alimentaire aura sa réponse dans une intensification de la diversification de la production agricole, celle de l’adaptation au changement climatique et celle de la culture du riz. AS/MD (AMAP)
Burkina Faso: La présidentielle et les législatives se sont déroulées dans le calme
Bamako, 22 Nov (AMAP) Les élections présidentielle et législatives couplées se sont déroulées dans le calme, dimanche, au Burkina Faso où les bureaux de vote ont ouvert dès 6 heures, selon des sources locales contactées par l’AMAP Les électeurs burkinabè, sortis massivement, ont pris d’assaut les lieux de vote pour accomplir leur devoir civique, ajoutent les mêmes sources. Le chef de l’État sortant, candidat à sa propre succession, le président du Faso, Roch Kaborė, a accompli son devoir citoyen, dans la matinée, au bureau de vote numéro 1 de l’école primaire de la Patte d’Oie B, située derrière la cité universitaire à Ouagadougou. Après avoir voté, le président Kaborė, candidat à ce scrutin présidentiel pour un second mandat de cinq ans, a appelé tous les Burkinabè à accomplir leur devoir citoyen. Pour le chef de l’Etat, cité par la Direction de la communication de la présidence du Faso, ce scrutin participe à l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso. C’est pourquoi, il a demandé aux Burkinabè de « ne pas faire preuve de paresse, parce qu’il s’agit de la démocratie du Burkina, du développement et de la paix dans notre pays». Plus de six millions d’électeurs étaient appelés dimanche aux urnes pour élire le président du Faso et les 127 députés devant siéger à l’Assemblée nationale. Treize candidats sont en lice pour le scrutin présidentiel. Selon Radio France internationale (RFI) le dépouillement a commencé dans le centre de vote du lycée de Paglairie, dans le sud de la ville. Ce sera d’abord le vote pour la présidentielle puis pour les législatives. Ces résultats qui seront envoyés au centre communal pour une première compilation. La Commission électorale nationale indépendante (CENI), par la voix de son président, Newton Ahmed Barry, s’est réjoui à la mi-journée, de l’ambiance plutôt sereine de cette journée électorale qui s’est passée sans incident majeur La CENI a, tout de même, reconnu certains retards, des problèmes de logistiques, de matériel qu’elle devait acheminer dans l’après-midi. Toujours selon RFI, sur son site, dans certaines zones, où la CENI ne pensait pas pouvoir ouvrir des bureaux, certains bureaux ont pu ouvrir. Et dans d’autres zones, principalement en raison de la situation sécuritaire, des bureaux prévus n’ont finalement pas pu ouvrir et certains ont même dû fermer. MD (AMAP)
La BAD signe avec le Mali 9 accords pour plus de 50 milliards
Bamako, 22 Nov (AMAP) Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, et la responsable pays du Groupe de la Banque africaine de Développement (BAD), Mme Haly Louise Djoussou-Lorng, ont signé, jeudi, à Bamako, neuf accords de 50,82 milliards de Fcfa pour financer cinq projets, annonce un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances (MEF). Ces Accords, en dons et en prêts, financent le Programme d’appui en réponse à la crise de la COVID-19 dans les pays du G5Sahel (Parc COVID-19 – G5 Sahel) sous forme d’appui budgétaire, le Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako (PDZSTA-KB), le Programme d’adhésion de la République du Mali à l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA). Ces opérations de la BAD financent, également, le Projet d’urgence exceptionnel en faveur des pays à faible revenu, membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de Renforcement des systèmes de santé de la Gambie, du Mali et du Niger pour lutter contre la Pandémie de COVID-19 ainsi que le projet de soutien au développement de l’écosystème entrepreneurial des MPME/MPMI. « La cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui, revêt un caractère particulier car elle s’inscrit dans le cadre de la signature d’une série d’Accords de financement suite à la pleine reprise de la riche et fructueuse coopération entre la Banque africaine de développement, notre Institution commune, et le Gouvernement de Transition du Mali », a déclaré le Ministre malien de l’Economie et des Finances. M. Sanou a réaffirmé l’engagement et disponibilité des autorités de la Transition malienne “à poursuivre, à renforcer davantage les relations de coopération riche et dynamique” avec la BAD. À travers ces projets, la BAD souhaite réaffirmer son engagement “à soutenir les nouvelles autorités maliennes dans la réalisation de leur mission”, a indiqué la responsable pays de la BAD, Mme Haly Louise Djoussou-Lorng. “La signature de ces accords de financement intervient à un moment crucial et déterminant pour le Mali, à savoir le début d’une transition visant à créer de nouvelles bases pour un Mali plus inclusif et réengagé”, a-t-elle déclaré. MD (AMAP)
Eliminatoires CAN U20 : Le Covid-19 compromet la rencontre du Mali contre la Guinée Bissau
Bamako, 22 Nov (AMAP) Huit joueurs maliens et sept membres du staff technique dont l’entraîneur Mamoutou Kané «Mourlé» ont été testés positifs au Covid-19, compromettant l’entrée en lice, dimanche, du Mali contre la Guinée Bissau à 16h. Cette rencontre compte pour le tournoi qualificatif de la zone A de l’Union des fédérations ouest africaines de football (UFOA-A) pour la CAN U20, Mauritanie 2021, qui a commencé, samedi, au stade Lat Dior de Thiès, au Sénégal. Pour le moment, rien n’est décidé pour ce match du Mali quant à un éventuel forfait ou report. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) tient une réunion de crise sur la situation. En match d’ouverture, le Sénégal a raté son entrée en matière en partageant les points (1-1) avec la Sierra-Leone. Les Lone stars ont ouvert le score à la 54e minute par Abu Musa qui a profité d’une faute de main du portier sénégalais, Boubacar Fall. Les Lionceaux sénégalais ont égalisé, dans le dernier quart d’heure, par l’intermédiaire de Samba Diallo (1-1, 77è min). Lors de la deuxième journée du groupe B, le Mali affrontera la Guinée, le 23 novembre, avant de terminer la phase de poule contre la Mauritanie (le 25 novembre). Le tournoi regroupe sept pays. Le Sénégal, la Gambie et la Sierra Leone composent la poule A tandis que le Mali, la Guinée, la Guinée Bissau et la Mauritanie constituent le groupe B. Les deux premiers chaque poule se qualifient pour les demi-finales, prévues le 27 novembre alors que la grande finale sera disputée le 29 novembre. Le vainqueur du tournoi se qualifie pour la phase finale de la CAN U20. La Mauritanie est qualifiée d’office en tant que pays hôte du tournoi final. Le programme 20 novembre 2020 Sénégal-Sierra Leone : 1-1 21 novembre 2020 16h : Mali-Guinée Bissau 19h : Guinée-Mauritanie 22 novembre 2020 17h : Gambie-Sénégal 23 novembre 2020 16h : Guinée-Mali 19h : Mauritanie-Guinée Bissau 24 novembre 2020 17h : Sierra Leone-Gambie 25 novembre 2020 au stade Lat Dior 16h : Mali-Mauritanie Au stade Alassane Djigo 16h : Guinée-Guinée Bissau DEMI-FINALES 27 novembre 2020 16h : 1er poule B-2è poule A 19h30 : 1er poule A-2è poule B FINALE 29 novembre 2020 17h : Vainq demi1-Vainq demi2 La Liste du Mali Kalifa Coulibaly (Onze Créateurs) Souleymane Coulibaly (AFE) Yoro Mamadou Diaby (Yeleen olympique) Amadou Camara van Leeuwen (APEA Akrotiri FC /Chypre) Lassine Soumaoro (AFE) Ibrahima Cisse (Gantoise /Belgique) Ahmed Diomandé (AFE) Alou Doumbia (AS Black star) Ibrahim Bamba (AFE) Fadi S. Coulibaly (USFAS) Moussa Diaby (AFE) Mahamadou L. Bah (Yeleen olympique) Boubacar Konte (Sarpsborg /Norvège) Mahamadou Sangaré (Red bull Salzburg /Autriche) Kamory Doumbia (Guidars) Daouda Doumbia (AFE) Naman Keita (AS Real de Bamako) Mady Makan Konaté (Châteauroux /France) Saiba Dabo (Guidars) Youssouf Mohamed Simpara (ASKO) Sélectionneur : Mamoutou Kané LMD/MD (AMAP)
Rentrée des cours et tribunaux : Sous le thème de la restriction des libertés publiques
Bamako, 19 Nov (AMAP) L’audience solennelle de la rentrée des cours et tribunaux 2020-2021, sous le thème : « la restriction des libertés publiques en période exceptionnelle », s’est déroulée, jeudi, à la Cour suprême, sous la présidence du chef de l’Etat et président du Conseil supérieur de la magistrature, Bah N’Daw. Se référant au thème, le vice-président de la Cour suprême, Hamet Sam, a, dans son discours indiqué que les libertés publiques sont une traduction des droits de l’Homme et des droits fondamentaux dans le droit positif. M. Sam a catégorisé les libertés publiques en libertés individuelles, politiques et sociales et économiques. Au nombre des différents mesures restrictives de libertés publiques, il a cité, entre autres, l’état d’urgence, l’état de siège, l’état de guerre, le couvre-feu. Pour lui, dans un Etat de droit, la liberté est le principe et la restriction cette liberté, l’exception. Dans son réquisitoire, le procureur général de la Cour suprême, Boya Dembelé, a rappelé que depuis 2012, « nous vivons dans une période exceptionnelle ». « Et pendant cette période, a-t-il dit, des mesures exceptionnelles ont été prises tendant à la restriction des libertés publiques ou fondamentales. M. Dembélé a cité parmi celles-ci, l’état d’urgence et des mesures administratives tendant à limiter les libertés individuelles et publiques. Pour sa part, le président de la Transition, a rappelé que la crise que traverse le Mali est sans précèdent. Et c’est pourquoi, le gouvernement, dans son rôle régalien de défense et de sécurisation du pays a, par décret, déclaré à compter du samedi 12 janvier 2013, l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire national. Selon le chef de l’Etat, cet état d’urgence a été prorogé chaque fois que dans les mois qui ont suivi, la sécurité des citoyens et des biens l’a exigé. Pour Bah N’Daw, usage a été fait aussi du couvre-feu à l’occasion des changements de régime de 2012 et 2018 ainsi qu’au début de la propagation du coronavirus. Mais selon lui, « ces deux mesures exceptionnelles de même que toutes les autres non encore utilisées au Mali, mais toutes contraignantes, ne sont dictées ni par insouciance, ni par amateurisme encore moins par esprit despotique ». Pour lui, état d’urgence et couvre-feu ne riment pas avec abus. Mieux, Bah N’Daw a dit que les libertés publiques sont sacrées car elles constituent l’ensemble des droits et libertés individuels garantis par les textes législatifs et donc par l’Etat. La cérémonie a pris fin par la signature du plumitif de l’audience par le chef de l’Etat en présence du vice-président le colonel Assimi Goïta et du Premier ministre Moctar Ouane et devant la famille judiciaire. DD/MD (AMAP)
Diéma : Remise en cause de la pratique du lavage des mains dans une même eau
Par Ouka BA Diéma, 19 Nov (AMAP) Avant les repas, les convives se lavent les mains, dans la même eau, par ordre d’âge des membres de la famille installés autour du plat commun. Une pratique qui n’est pas propre à Diéma, dans l’Ouest du Mali. Elle existe partout dans le pays. Des parents sont intransigeants sur la pratique qui, selon eux, permet de renforcer l’amour et la cohésion sociale entre les membres de la famille. C’est un signe de respect et de soumission, défendent d’autres. Beaucoup de personnes savent que ce n’est pas une bonne pratique, notamment sur le plan de l’hygiène, en ces moments de maladie à transmission par la main, Cependant, on préfère garder le silence dans bien des circonstances. Cette pratique non hygiénique, vieille de plusieurs siècles, a des effets sur la santé des populations. En la matière, propose Seydou Sy, représentant de projet, des mesures appropriées doivent être prises pour le changement de comportements. Ainsi, dans le cadre de la prévention et la lutte contre la pandémie du Covid-19, toutes les structures de l’Etat, les gares de compagnies de transport, les lieux qui accueillent du public, etc. ont été dotés en dispositifs de lavage des mains et les usagers en masques. Aujourd’hui, à Diéma, dans de nombreuses familles, il y a un kit de lavage des mains, mais rares sont les personnes qui les utilisent correctement. Un père de famille confie que c’est lorsqu’un étranger de marque arrive dans sa maison que son épouse ordonne aux enfants, avant de manger, de placer le dispositif de lavage. « Après le départ de l’hôte, on se détourne du matériel. Ce qui n’est pas bon… », regrette l’homme. «Se laver les mains dans la même eau fait partie de notre culture. Il est difficile de l’abandonner », déclare Cheickné Fofana, le boulanger du coin, en servant du pain à une cliente. Sidiki Traoré, producteur agricole, soutient que « celui qui refuse de plonger ses mains dans la même eau que les autres est traité d’orgueilleux, de hautain », « Ce genre d’individu n’a pas sa place dans notre société », laisse-t-il entendre. Lors d’une cérémonie de mariage, avant le repas, lorsqu’un fonctionnaire s’est lavé les mains avec un sachet d’eau, des regards réprobateurs se sont tournés vers lui. Un jour, avant que le tour n’arrive aux enfants, l’eau ayant servi à laver des mains était déjà noire de saleté. Alors, Ibrahim Kane, tout furieux, a donné un coup de pied au récipient. « C’est pour tuer les enfants », s’est-il emporté, en grinçant des dents. Tout le monde montre du doigt Garba Samassa, lors des cérémonies de mariage, de décès ou de baptême, à cause de ses infinies précautions, en matière d’hygiène. Fousseiny Sangaré, un ancien émigré, va plus loin dans l’hygiène. Il a exigé que tous les membres de sa famille mangent avec la cuillère, même si certains refusent d’obtempérer. Sambou Dia, un étudiant, en séjour dans la localité, raconte que lorsqu’il accompagnait son oncle au champ, à l’heure du déjeuner, les enfants se contentaient de tremper dans l’eau leurs mains couvertes de terre. Leur père, mine de rien, disait,: « Nous sommes sortis de la terre et nous y retournerons ». Pour promouvoir le lavage des mains dans le Cercle de Diéma, il faut renforcer les mesures de sensibilisation afin d’amener les populations à abandonner cette pratique néfaste. Tous les canaux de communication, notamment les radios de proximité, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), les relais communautaires, les leaders religieux, les chefs traditionnels, peuvent contribuer à ce changement de comportement pour l’amélioration de la santé des populations. La communauté internationale célèbre, le 15 octobre de chaque année, la Journée mondiale du lavage des mains qui se veut une campagne visant à mobiliser et motiver les populations à améliorer leurs habitudes en y intégrant, notamment, le lavage des mains au savon. Mesure simple et efficace, le lavage des mains au savon préserve notre santé. Ce geste permet de se protéger contre les infections respiratoires aiguës, la maladie à virus Ébola, le trachome, la poliomyélite, le choléra, les infections de la peau. Il réduit de près de la moitié les décès dus à la diarrhée. Il est scientifiquement reconnu que les mains sont des vecteurs d’agents pathogènes. Elles doivent êtres lavées avec du savon aux moments critiques, notamment au sortir des toilettes, après le nettoyage anal des bébés, avant de préparer les repas, avant de manger ou de donner à manger et après tout contact des mains avec les liquides biologiques, les surfaces et les objets souillés. Ce geste banal est à la portée de tous et permet surtout de nous préserver de certaines maladies. La main constitue un moyen de transmission des germes. Selon les scientifiques, un centimètre carré de la main peut contenir, environ un million de microbes, si elle n’est pas propre. Les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires représentent les premières causes de mortalité des enfants de moins de 5 ans. OB/MD (AMAP)
Algérie : Arrestation d’un terroriste échangé contre Soumaila Cissé et Sophie Pétronin
Bamako, 19 Nov (AMAP) Les services spécialisés du ministère algérien de la Défense, ont arrêté, lundi un « terroriste » du nom d’El Hocine Ould Amar Ould Maghnia, dit «Maïs», a annoncé, mercredi, un communiqué officiel. Le « criminel, âgé de 32 ans, a été arrêté après un minutieux suivi de ses mouvements douteux, dès son entrée en territoire national », poursuit le communiqué du ministère, qui précise que Oud Maghnia figure parmi les détenus ayant bénéficié d’un accord qui a conduit à leur libération contre la liberté d’otages en octobre dernier, au Mali. Avant Ould Maghnia, l’Armée algérienne avait déjà déclaré, le 27 octobre dernier, avoir appréhendé Mustapha Derrar, un autre terroriste libéré lors de la libération de quatre otages dont Soumaila Cissé et Sophie Pétronin qui étaient détenus par des groupes djihadistes. MT/MD (AMAP)
L’Union africaine apporte son soutien à la Transition au Mali :
Bamako, 18 Nov (AMAP) Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, en visite à Bamako, pour exprimer la solidarité et apporter le soutien de l’organisation continentale au Mali, a été reçu, mercredi soir, en audience par le Premier ministre, Moctar Ouane. « Nous sommes dans la phase de transition et le Mali a besoin du soutien de l’ensemble de ses amis et de l’Union africaine dont il est membre fondateur », a déclaré le président de la Commission de l’UA. Il a indiqué que les échanges avec le Premier ministre Ouane ont porté sur le soutien de l’UA au Mali et à sa transition, sur des défis auxquels le pays fait face dont celui sécuritaire. Moussa Faki Mahamat a dit que l’UA “est en devoir de venir apporter son soutien au Mali et faire le plaidoyer dans différents domaines”. « Qu’il s’agisse du défi sécuritaire, des questions de développement et, surtout, la réussite de la transition qui va se conclure par des élections pour doter ce pays d’institutions définitives choisies par le Mali », a-t-il détaillé. OD/MD (AMAP)

