L’Union africaine apporte son soutien à la Transition au Mali :

Bamako, 18 Nov (AMAP) Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, en visite à Bamako, pour exprimer la solidarité et apporter le soutien de l’organisation continentale au Mali, a été reçu, mercredi soir, en audience par le Premier ministre, Moctar Ouane. « Nous sommes dans la phase de transition et le Mali a besoin du soutien de l’ensemble de ses amis et de l’Union africaine dont il est membre fondateur », a déclaré le président de la Commission de l’UA. Il a indiqué que les échanges avec le Premier ministre Ouane ont porté sur le soutien de l’UA au Mali et à sa transition, sur des défis auxquels le pays fait face dont celui sécuritaire. Moussa Faki Mahamat a dit que l’UA “est en devoir de venir apporter son soutien au Mali et faire le plaidoyer dans différents domaines”. « Qu’il s’agisse du défi sécuritaire, des questions de développement et, surtout, la réussite de la transition qui va se conclure par des élections pour doter ce pays d’institutions définitives choisies par le Mali », a-t-il détaillé. OD/MD (AMAP)

Football: Les Aigles du Mali accueillis par le ministre Mossa Ag Attaher

Bamako, 18 Nov (AMAP) L’avion transportant la sélection nationale de football, en provenance de Windhoek (Namibie), a atterri mercredi, à 11h, à l’aéroport internationale président Modibo Keïta-Sénou. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, qui a accueilli les footballeurs, les a félicités pour leur “brillante qualification” pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Cameroun 2022. «Vous avez accompli la promesse de qualification. Je tiens à vous remercier et à vous féliciter et vous dire que nous serons, plus que jamais, à vos côtés pour aller, sereinement et avec toute la confiance, au Cameroun pour décrocher notre droit, la victoire», a déclaré Mossa Ag Attaher. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires regagnent Bamako après leur victoire, mardi, à Windhoek, sur la Namibie (2-1). Sékou Koïta (12è min) et Moussa Doumbia (37è min) ont marqué pour le Mali alors que le milieu de terrain, Elmo Kambindu, (39è min) a réduit la marque pour la Namibie. Les Aigles reviennent au Mali avec le ticket qualificatif pour la CAN Cameroun 2022. Après quatre journées, les hommes de Mohamed Magassouba comptent 10 points contre 8 pour la Guinée, 3 pour la Namibie et un point pour le Tchad, après leur match nul contre la Guinée. A deux journées de la fin des éliminatoires, les Aigles du Mali sont assurés de prendre l’une des deux premières places qualificatives pour la prochaine CAN. LMD/MD (AMAP)

Coopération Mali-Etats-Unis: Le commandant en chef d’Africom reçu par le chef de l’Etat

Bamako, 18 Nov (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a reçu, mercredi, en audience au Palais de Koulouba, le commandant en chef du Commandement américain pour l’Afrique (Africom), général Stephen J. Townsend, pour des échanges sur les questions d’intérêt commun entre le Mali et les Etats Unis d’Amérique. «La principale préoccupation est bien sûr la lutte contre le terrorisme. C’est là un point d’intérêt commun à nos deux pays », a indiqué le haut gradé de l’Armée américaine, à sa sortie d’audience. S’exprimant sur le cadre de collaboration sur cette question, le général Townsend sens, a indiqué avoir parlé avec le président de la Transition, “de beaucoup d’options pour continuer la collaboration au mieux”. Sans entrer dans les détails, le commandant en chef d’Africom a ajouté : «Nous avons eu une très bonne collaboration avec les gouvernements du Mali, par le passé. Je suis sûr que cela va continuer », a espéré Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis B. Hankins, a exprimé la satisfaction de la partie américaine d’avoir eu cette opportunité de visite du général Townsend “car cela a permis de parler des relations des Etats unis avec le gouvernement de Transition”. Selon M. Hankins, l’officier américain a noté qu’il y a des opportunités de renforcer d’autres domaines de coopération. Auparavant, le général Stephen J. Townsend et sa délégation avaient été reçus par le vice-président de la Transition , le colonel Assimi Goita. DD/MD (AMAP)

Grève de l’UNTM : Le mot d’ordre globalement suivi, service minimum assuré

Bamako, 18 Nov (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a décrété, une grève de 72 heures, allant du mercredi au vendredi dont le mot d’ordre est globalement suivi, au premier jour du mouvement. a constaté l’AMAP La centrale syndicale a posé sur la table du gouvernement 11 points de revendication dont, entre autres, l’harmonisation des grilles salariales, la rémunération à travail égal, valeur égale à travers des grilles uniques par catégorie. Mercredi matin, la ville de Bamako a affiché un visage peu familier. La circulation semble plus fluide avec moins de véhicules. Dans certains services publics, les portails sont fermés. A la Cité administrative, plusieurs voitures et motos sont dans les parkings. Il y a aussi du mouvement dans la cour et une partie du personnel administratif est présente. « Nous sommes au travail comme vous pouvez le constater. Bien sûr, avec ce mot d’ordre de grève de la principale centrale, certains travailleurs ont débrayé. Mais, le personnel nommé par décret n’est pas concerné, donc nous travaillons », assure un responsable au ministère de la Communication. Le constat est, à peu près, similaire à la direction d’Energie du Mali (EDM) au moment de notre passage. Il y a mouvement dans la cour et des voitures et motos du personnel au parking. « Quand il y a grève nous faisons un pointage physique du personnel présent. Ces données permettent d’avoir le niveau réel de participation. Pour l’instant, nous ne les avons pas. Mais à vue d’œil, on peut constater que, globalement, il y a une continuité du service », souligne, là aussi, le directeur des ressources humaines de la société, Aboubacar Sidiki Kanté. Même son de cloche à la direction de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). La directrice générale, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, explique que les données n’étaient pas encore disponibles pour déterminer l’état de déroulement du travail dans toutes régions et communes couvertes par son service. Mais, la directrice confirme que le service minium est assuré. À la Bourse du travail, certains responsables de l’UNTM, eux, expriment leur satisfaction devant l’effectivité de la grève. « Nous sommes satisfaits pour cette première journée parce que nous avons constaté que le mot d’ordre est observé dans toutes les grandes administrations, en dehors du service minimum qui est assuré », lance Ousmane Traoré, secrétaire chargé des questions économiques du bureau exécutif de l’UNTM. Le responsable syndical assure que la grève est observée dans toutes les régions selon les informations qui leur sont remontées par la base. En ce qui concerne les pourparlers avec le gouvernement, il relève que le principal point de blocage se situe au niveau du point six des revendications. Ce point est relatif à l’harmonisation des grilles salariales dans la Fonction publique. MT/MD (AMAP)

Koutiala réclame son gouverneur

Koutiala, 18 Nov (AMAP) Des centaines de personnes, de toutes les localités du Cercle de Koutiala, ont réclamé, lundi, la présence effective, dans la ville, du gouverneur de la Région nouvellement créée. Des chefs de village, de quartier, leaders religieux, coutumiers, opérateurs économiques, des responsables syndicaux, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), des mouvements de jeunes, des élèves et étudiants, se sont retrouvés au rond point Zanga Coulibaly pour demander, « d’une même voix » le retour du gouverneur de Koutiala, installé depuis sa prestation de serment, à Bamako la capitale. Le gouverneur, Seydou Traoré, n’a plus été vu dans l aville, depuis le 19 septembre 2019, date de sa prestation de serment, devant le Tribunal de grande instance de Koutiala qui l’a renvoyé à l’exercice de ses fonctions. Dans une correspondance adressée au ministre en charge de l’Administration territoriale dont nous avons eu copie, le président du Collectif des régions non opérationnelles (CRNOP) de Koutiala, Seydou Coulibaly, signale au chef du département que « l’absence du gouverneur rend difficile et, souvent, même impossible les activités des directeurs régionaux, entravant ainsi le bon fonctionnement et le développement de la Région de Koutiala ». Selon toujours M. Coulibaly, les populations de Koutiala ont identifié les bâtiments devant, provisoirement, abriter le personnel du gouvernorat et les directeurs régionaux. Cependant, ajoute le président local du CRNOP, le gouverneur « refuse » de venir s’installer à Koutiala, accuse-t-il. Dans la même correspondance, il lance un cri de cœur à l’endroit du ministre pour l’installation définitive du gouverneur. Le président national du CRNOP, Mamba Coulibaly, présent au meeting de Koutiala, a appuyé la demande des populations de Koutiala, auprès des plus hautes autorités de la Transition. Il a souhaité, également, la nomination des gouverneurs des Régions de Kita, Nara, San, Bandiagara et Douentza, d’ici la fin de ce mois et le découpage administratif de toutes les régions dès la mise en place du Conseil national de la transition (CNP), l’organe législatif transitoire . Le président du Conseil local de la jeunesse de Koutiala, Lassina Bengaly, menace de faire bloquer, par les jeunes, toutes les voies à Koutiala, jusqu’à la présence effective du gouverneur de la toute nouvelle région. ID/MD (AMAP)

Mali : Grève de l’UNTM après l’échec des négociations avec le gouvernement

Bamako, 17 Nov (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) déclenche une grève de 72 heures, à partir de mercredi 18 novembre 2020, après l’échec des négociations avec le gouvernement, a annoncé, mardi, son secrétaire général Yacouba Katilé. «L’UNTM a attendu le gouvernement pendant plus de 10 jours pour pouvoir trouver un terrain d’attente. Malheureusement, nous n’avons pas pu trouver un terrain d’attente lors des négociations qui ont débuté 48 seulement avant le jour J », a dit M. Katilé, au cours d’un point de presse à la Bourse de travail. L’octroi d’indemnités, l’harmonisation des grilles salariales à travers l’égalité de chances, la rémunération à travail égal, valeur égale à travers des grilles uniques par catégorie font partie des revendications de l’UNTM Yacouba Katilé a indiqué que l’UNTM a exploré toutes les réglementations en la matière avant de déclencher cette grève de 72 heures. Il a expliqué que la centrale syndicale a respecté le délai de 15 jours précédant la grève. «Malgré cette bonne volonté, le gouvernement a attendu le 13 novembre dernier pour relancer les négociations. Nous avons tout fait au Mali pour que la paix règne malgré les critiques», a dit Yacouba Katilé. Le secrétaire général de l’UNTM a lancé « un appel à tous ses camarades » pour qu’ils respectent le mot d’ordre sur toute l’étendue du territoire national. AS/MD (AMAP)

Mali : La Nation rend un dernier hommage au président Amadou Toumani Touré

Par Issa DEMBELE Bamako, 17 Nov (AMAP) Le général d’armée Amadou Toumani Touré dit ATT a vécu ! Soixante douze années de vie bien remplie, que la Nation tout entière a saluée, mardi, sur la place d’armes du Génie militaire où se sont déroulées les obsèques de celui dont les œuvres l’auront rendu illustre et universel. Un moment empreint d’une infinie tristesse qui a mobilisé la République : le président de Transition, Bah N’Daw, le vice-président, colonel Assimi Goïta, les anciens chefs de l’Etat Alpha Oumar Konaré et Pr Dioncounda Traoré, le Premier ministre Moctar Ouane et des anciens chefs de gouvernement, des ministres, des diplomates… Mais aussi des personnalités étrangères comme le Premier ministre du Niger, les ministres des Affaires étrangères ivoirien et sénégalais et une foule d’anonymes admiratifs de la marque imprimée à la marche du pays par le général ATT. Il était 10 h 10 quand la dépouille, drapée aux couleurs nationales, est emmenée d’un pas cadencé et lent par des élèves officiers.  A l’heure des témoignages, «l’humilité »,  «le dévouement », «l’amour de la patrie» revenaient inlassablement dans les discours. Des valeurs qu’incarnait l’homme et qui lui ont valu l’estime des Maliens. ATT a certes été un grand homme d’Etat, mais il était « d’abord et avant tout, un époux, un père, un grand père», a rappelé Mlle Lobo Coulibaly. C’est elle qui a pris la parole au nom de la famille du défunt, pour exprimer leur «infini chagrin suite à la disparition de Papa» qui, toute sa vie durant, a agi avec «amour et passion». « Son seul réconfort, a-t-elle témoigné, était de constater que son action contribue à améliorer la vie des populations ». Dans son témoignage, son collaborateur, Seydou Cissouma, a embrayé: «Chacune, chacun de nous, peut porter témoignage du fait que nous portons aujourd’hui le deuil d’un homme qui a été grand, très grand même parce qu’il a su rester humble et lucide ». Au nom de toutes les équipes qui ont accompagné le défunt dans la fabuleuse aventure que fut sa vie, Seydou Sissouma a dépeint la relation d’ATT aux hommes. Une relation empreinte d’humilité. «Vous nous avez enseigné par l’exemple que proportionner le pouvoir aux citoyens et surtout au plus modeste d’entre eux, ce n’est pas le rapetisser encore moins l’abaisser, c’est plutôt l’élever, le sublimer à la hauteur de la diversité de nos conditions d’homme et de femme », a confié celui qui a côtoyé le défunt président pendant plus de 30 ans. À sa suite, le général de division Souleymane Yacouba Sidibé a, au nom des promotionnaires, évoqué le film de cinquante années d’une amitié indéfectible qui naquit en 1969, lorsque 30 jeunes adolescents, dont ATT franchirent le portail de la prestigieuse Ecole militaire interarmes (EMIA) implantée, à l’époque, au camp Soundjata de Kati. Là, a-t-il témoigné, « nous avons eu une complicité sans faille dans le partage des moments heureux et des épreuves les plus endurantes ». Pendant la formation, ATT a fait montre de sérieux, d’abnégation… « L’élève officier Amadou Toumani Touré ne savait pas tricher, il se dépensait sans compter… Avec un tel trait de caractère, l’officier qu’il devint plus tard ne pouvait que susciter l’admiration et engranger les succès dans sa carrière militaire », a-t-il attesté. Présentant les condoléances du chef de l’Etat à la famille du défunt, le Grand chancelier des Ordres nationaux, le général Amadou Sagafourou Gueye, a rappelé le parcours de l’homme. De sa naissance à son décès, que de chemin parcouru par cet enseignant de formation qui épousa le métier des armes en 1969. Très vite, son dynamisme et sa discipline le distinguèrent aux yeux de sa hiérarchie qui donna alors la chance au jeune Amadou Toumani Touré de faire ses preuves et de gravir les échelons. C’est ainsi que du 1er octobre 1974 au 1er octobre 1996,  il passa de grade de lieutenant à celui de général d’armée. Mais dans cet intervalle de temps, il a assuré le commandement de la garde présidentielle, du bataillon d’élite des para-commandos. Et son destin national est scellé en mars 1991, lorsque ses frères lui confièrent la tête de la Transition. Revenu à la tête du pays par la voie des urnes, ATT a fait œuvre utile : institution de l’Assurance maladie obligatoire, création du Bureau du vérificateur général, constructions d’innombrable infrastructures sur toute l’étendue du territoire national… «La mort ne vainc pas une telle personnalité », a déclaré le général Amadou Sagafourou Gueye. Un défilé en l’honneur au mort a mis fin à la cérémonie. Ensuite, après la prière mortuaire, l’ancien président, Amadou Toumani Touré, a été conduit en sa dernière demeure au cimetière de Hamdallaye. ID/MD (AMAP)

41è session du Comité de suivi de l’Accord : Insuffler un nouvel élan au processus de paix

Bamako, 17 Nov (AMAP) La 41è session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CSA), qui intervient après plusieurs mois de suspension due, en grande partie, au contexte socio-politique du Mali, s’est réunie lundi, en présence du Premier ministre, Moctar Ouane. Au terme de cette rencontre qu’il a dirigée, le président du CSA, l’ambassadeur de l’Algérie au Mali, Boualem Chébihi, a indiqué que cette session visait à reprendre les activités de suivi et d’accompagnement dans la mise en œuvre de l’Accord. Pour M. Chébihi, le contexte nouveau est très favorable à de nouvelles avancées dans la mise en œuvre de l’Accord. Parlant des axes prioritaires du gouvernement, le diplomate algérien a relevé que ceux-ci concordent avec les priorités et des actions qui étaient déjà en cours. « Nous espérons que cette dynamique se concrétise et se traduise par une sorte de feuille de route actualisée et adaptée aux objectifs et au calendrier de la Transition », a-t-il dit. Une feuille de route qui doit retenir, à court terme, selon Boualem Chébihi, le parachèvement des actions déjà annoncées, notamment en matière institutionnelle et politique, de défense et de sécurité, de développement, de réconciliation. Par ailleurs, le président du CSA s’est réjoui de la présence des femmes à la rencontre. Avant d’espérer que cette participation soit un plus pour le processus de paix. « Nous avons aussi retenu l’idée de réfléchir encore à un renforcement des autres mécanismes de l’Accord par la présence de la femme », a confié Boualem Chébihi. Il a ajouté que les participants se sont, également, penchés sur les questions de développement, particulièrement le retour des services sociaux de base dans les Régions du Nord et du Centre. A ce sujet, le diplomate algérien a noté l’engagement de nos autorités à faire avancer ce volet de l’Accord le plus rapidement possible afin que les populations voient enfin les dividendes de la paix. Boualem Chébihi a réitéré la détermination de la communauté internationale à appuyer le processus de paix et les autorités de la Transition dans cette phase cruciale pour notre pays. D’après le Premier ministre, qui est intervenu auparavant, la mise en œuvre de l’Accord a enregistré quelques lenteurs et révélé l’insuffisance de dividendes concrets pour les populations, sur fond de dégradation de la situation sécuritaire. Pour M. Ouane, le moment est sans doute venu d’insuffler un nouvel élan au processus de paix. « La mise en œuvre intelligente et diligente du document, a indiqué le chef du gouvernement, figure en bonne place dans la feuille de route de la Transition adoptée à l’issue des concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre derniers ». «Elle demeurera une priorité pendant la Transition», a assuré Moctar Ouane. Cette session a enregistré la présence des membres du gouvernement, des représentants des mouvements signataires de l’Accord et des membres du corps diplomatique présents au Mali et la présence des femmes issues des parties signataires de l’Accord.   BD/MD (AMAP)  

Cortège funèbre pour ATT : L’hommage des Bamakois

Par Oumar DIAKITE Bamako, 16 Nov (AMAP) Une foule de Bamakois attristés, d’hommes, de femmes, d’enfants, de toutes les confessions religieuses et conditions sociales, ont, dans un moment d’intenses émotions, de recueillement, de reconnaissance, de témoignages, rendu hommage, à l’ancien président Amadou Toumani Touré, au passage du cortège funèbre organisé en son honneur, lundi, dans la capitale malienne. De l’Institut Marchoux, à Djicoroni-para, à la chapelle du Génie militaire, en passant par les monuments de l’Indépendance et de l’Hippopotame, les Bamakois sont sortis massivement pour rendre un vibrant hommage à la dimension de l’homme. A 08h47 mn, la dépouille du défunt a été sortie de la morgue de l’Institut Marchoux. En marche funèbre, huit élèves officiers ont porté sur les épaules le corps couvert des couleurs nationales pour le placer dans un véhicule léger de l’Armée,. Le Grand chancelier des ordres nationaux était à bord du véhicule. Au premier rang, on notait des proches, collaborateurs et admirateurs. Egalement des généraux, comme l’ancien ministre Sadio Gassama, et son ancien Premier ministre, Modibo Sidibé. Au niveau du camp Para, des enfants criaient « ATT…ATT…ATT ». Des femmes de bérets rouges, au bord de la route, ne retenaient pas leurs larmes. D’ailleurs, c’était le cas sur tout l’itinéraire. Des riverains pleuraient dans un flot de témoignages de reconnaissance. Si certains parlaient des œuvres sociales que le président ATT a réalisées, lors de son passage au pouvoir, d’autres regrettaient la disparition du «  grand bâtisseur ». La foule grossissait au fur et à mesure que le cortège avançait, jusqu’à la place d’arme du Génie militaire . Des travailleurs des services qui jalonnent l’itinéraire sont aussi sortis pour rendre un dernier hommage au défunt président. A l’image de ceux des banques, l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et des employés de stations-services. Sur le Boulevard de l’Indépendance, une foule nombreuse, le long de l’itinéraire, jusque sous l’échangeur en face de l’ex-cinéma Babemba. Des populations d’un certain âge dont certaines, chapelet à la main, étaient là. S’y ajoutent des personnes de petites tailles, des handicapés moteurs sur leur tricycle. Chacun faisait des bénédictions pour le repos d’ATT. Des pancartes avec des messages de reconnaissance comme « Merci ATT », « Dors en paix, le grand bâtisseur » ont accompagné aient la marche funèbre. Le Premier ministre Modibo Sidibé s’est retenu de témoigner, expliquant que c’est plutôt un moment de recueillement. Amadou Koita, ancien ministre, a demandé au peuple malien de continuer à prier pour le repos éternel de l’âme du soldat de la démocratie. Quant à Alkaidi Touré, ancien dirigeant du Conseil national des jeunes du Mali (CNJ-Mali), il a dit que le Mali a perdu un grand homme. « Le choc est très grand », a-t-il ajouté, aux bords des larmes. Mme Sangaré Madina Guindo retient du défunt qu’il « aimait beaucoup son pays et s’est battu pour l’émergence du Mali ». Tandis que pour Issiaka Tamboura, c’est un honneur que « le peuple malien a voulu faire à l’ancien président de la République, homme de dialogue ». « La dernière fois que j’ai communiqué avec ATT, il m’a dit  ceci : tu sais Issiaka, ce que je veux aujourd’hui ? Qu’on me dise qu’il n’y a plus d’âme qui tombe dans le Nord et le Centre du Mali. Je suis prêt à contribuer sur tous les plans », a revélé Tamboura. Ce cortège à l’honneur du Général d’Armée Amadou Toumani Touré, a été organisé par la Grande Chancellerie des ordres nationaux du Mali, en prélude aux obsèques nationales prévues mardi. Cette cérémonie officielle se déroule au Génie militaire, en présence de nombreuses personnalités étrangères qui ont exprimé leur intention d’y participer. OD/MD (AMAP)

Négociations gouvernement/UNTM : Absence d’accord

Bamako, 16 Nov (AMAP) Le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) négocient, depuis vendredi, sur le préavis de grève de la centrale syndicale du 2 novembre et dans lequel l’UNTM projette un arrêt de travail de 72 heures, du 18 novembre au 20 novembre. Les négociations sont conduites par le ministre du Travail et de la Fonction publique, porte-parole du gouvernement, Me Harouna Mamadou Toureh, accompagné de ses collègues de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang, des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo. L’UNTM exige du gouvernement l’extinction de tous les accords signés de 2014 à 2020 d’ici la fin de décembre 2020, le règlement des droits des compressés et des partants volontaires à la retraite, l’octroi à tout le secteur privé du bénéfice des acquis signés entre le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), le gouvernement et l’UNTM « sur les augmentations au terme d’un chronogramme de paiement précis, au plus tard le 10 novembre 2020 ». Il y a, aussi, la reprise immédiate des travaux de relecture des conventions collectives, au plus tard, fin novembre 2020, l’octroi d’indemnités et de primes de spécificités par catégorie à tous les fonctionnaires de façon équitable, la fixation d’un chronogramme d’application immédiate pour répondre à la nécessité de restauration de l’égalité, de l’équité et de la non discrimination prônée par les conventions internationales et par l’arsenal juridique national, au plus tard le 10 novembre 2020. Les syndicalistes revendiquent, également, l’extension des nouveaux âges à la retraite à tous les travailleurs, selon leur catégorie dans le public, le privé et dans les ambassades, notamment celle des Etats-Unis, aux contractuels et conventionnaires de l’Etat, mais aussi l’amélioration des grilles salariales dans le secteur privé, conformément aux pourcentages obtenus dans la nouvelle grille des fonctionnaires avec effet immédiat en 2021. Ils exigent tout aussi l’application des mesures de réduction de la cherté de la vie non respectée par les marchands, l’apport de l’assistance promise pour le fonctionnement de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), au plus tard fin novembre 2020, la fin de la violation de la liberté syndicale dans les secteurs public, parapublic et privé et, de plus en plus, dans les ambassades. Les autres doléances ont trait à l’utilisation de passerelles entre la Fonction publique et les collectivités territoriales, d’ici fin novembre 2020, la suspension immédiate des bureaux de placement devenus des entreprises antisyndicales, la généralisation des salaires, entre autres. Dans sa déclaration liminaire, Me Harouna Mamadou Toureh, a rappelé que le gouvernement de Transition a pour mission la réforme et la refondation de l’Etat, mais aussi d’assurer la sécurité. Il a rappelé que le président, le vice-président et le Premier ministre de la Transition ont tous instruit le gouvernement de travailler avec les organisations syndicales, afin de trouver des solutions à leurs préoccupations pour l’avenir du pays et de ses fils. Quant à son collègue Harouna Niang, il a précisé que le gouvernement de Transition inscrit toutes ses actions dans le cadre du dialogue, de la transparence et du respect des textes et a accepté d’engager des discussions avec les syndicats pour aller sur de nouvelles bases. Pour le président de la commission des négociations de l’UNTM, Abdrahamane Hinfa Touré, les doléances de la centrale syndicale sont déjà des acquis obtenus avec d’anciens gouvernements. «L’Etat étant une continuité, les autorités de la Transition doivent les satisfaire. Nous attendons donc des réponses satisfaisantes pour la gestion de nos revendications», a martelé le syndicaliste. SYW/MD (AMAP)