Visite du chef de l’État en Algérie : Un nouveau souffle aux relations de coopération

Par Madiba KEITA Envoyé spécial Alger, 15 mars (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a été reçu, dimanche, à Alger, par son homologue, Abdelmadjid Tebboune, avec tous les honneurs au palais présidentiel, après avoir déposé une gerbe de fleurs au sanctuaire du Martyr sur les hauteurs de la capitale algérienne. «Il m’est particulièrement agréable de d’exprimer, ici et avec force, nos remerciements à l’endroit du peuple et du gouvernement algériens. J’ai nourri cette visite au lendemain de ma prestation de serment à la cérémonie d’investiture’ , a déclaré, à la presse, le président Bah N’Daw, après un entretien en tête-à-tête, suivi d’un déjeuner avec le chef de l’État algérien. Dans sa déclaration, Bah N’Daw s’est dit comblé de se trouver en Algérie. « Comblé dans la mesure où j’ai senti l’attention, le dévouement, l’attachement que le président Tebboune nous a accordés, car nous sortons d’une crise assez difficile et complexe. Sans amis certains, nous n’allons pas nous en sortir», a-t-il dit. Le président de la Transition a ajouté qu’à travers les actions de l’Algérie, le Mali se sent soutenu dans la crise multidimensionnelle qu’il traverse. «Nous nous sentons soutenus, compris, aidés, appuyés dans notre démarche. Je ne peux que dire, une fois encore, merci au peuple de l’Algérie», a souligné le président N’Daw. Pour sa part, le chef de l’État algérien s’est dit très heureux de recevoir «son frère N’Daw». «J’ai souhaité que ce jour soit le plus fructueux. Nous sommes à la disposition de nos frères maliens pour tout ce qui les concerne, pour tout ce qu’ils ont tracé comme plan de redressement chez eux. Ils ont notre soutien moral et matériel. Nous répondrons positivement à tout ce que mon frère N’Daw et les ministres qui l’accompagnent demanderont », a déclaré Abdelmadjid Tebboune. « Je vous remercie beaucoup pour cette visite très fraternelle, très positive. C’est le premier jalon de nos relations futures. Je souhaite, dès que les circonstances le permettent, faire un séjour à Bamako, Mopti, Gao et Kidal», a dit le président algérien. Cette visite d’amitié et de travail du président Bah N’Daw a été marquée par la rencontre avec le chef de l’État algérien. À l’issue de leur entretien, les deux dirigeants ont clairement manifesté leur volonté de renforcer davantage l’axe Bamako-Alger. Le président N’Daw a, ensuite, reçu en audience, en sa résidence, le président du Conseil de la nation, Saleh Goudjil, et le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Lors de ces différentes rencontres, il a été question de la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, de défense et de sécurité, de la situation de nos compatriotes vivant dans les 58 Wilayas de l’Algérie et bien d’autres sujets concernant les relations de coopération entre les deux pays frontaliers. Par ailleurs, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, et son collègue en charge de l’Administration territoriale, le lieutenant-colonel Abdoulaye, ont eu un entretien de plusieurs minutes avec le général de corps d’armée Said Changriha, chef d’État-major de l’Armée nationale populaire d’Algérie. Si rien n’a filtré de ces rencontres, on peut penser que les responsables militaires ont certainement parlé de l’appui que l’armée algérienne pourrait apporter aux Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre le terrorisme. Arrivé samedi après-midi à Alger pour une visite d’amitié et de travail de deux jours., le chef de l’État malien est accompagné d’une forte délégation composée notamment de quatre ministres : Zeini Moulaye (Affaires étrangères et Coopération internationale), le colonel Sadio Camara (Défense et Anciens combattants), le lieutenant-colonel Abdoulaye Maiga (Administration territoriale et Décentralisation) et Alhamdou Ag Ilyène (Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine). MK (AMAP)  

Tendance à la hausse avec 51 cas de Covid-19 dimanche au Mali

Bamako, 14 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, dimanche, quelque 51 nouveaux cas de Covid-19, sur la base de 1.188 échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Les agents de santé ont déclaré une vingtaine de malades du covid-19 rétablis, contre zéro décès au cours des dernières 24 heures,. Selon le communiqué, les nouvelles contaminations ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de la capitale), de Sikasso (Sud) et Mopti (Centre). “En outre, on note des cas confirmés dans plusieurs quartiers des six Communes du District de Bamako”, ajoute le communiqué. À ce jour, la situation cumulée du Mali affiche 8.913 cas positifs, 6.503 patients guéris contre 360 décès. AT/MD (AMAP)

Le président Bah N’Daw en Algérie : Défense, sécurité, paix et coopération au menu

Envoyé spécial MadibaKEITA Alger, 14 mars (AMAP)Le président de la Transition, Bah N’Daw, accompagné d’une forte délégation composée, notamment de quatre ministres, est arrivé, samedi après-midi à Alger, pour une visite d’amitié et de travail de deux jours en Algérie. Le chef de l’Etat est accompagné des ministres Zeini Moulaye (Affaires étrangères et Coopération internationale), du colonel Sadio Camara (Défense et Anciens combattants), du lieutenant colonel Abdoulaye Maiga (Administration territoriale et Décentralisation) et Alhamdou Ag Ilyane (Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine). C’est aux environs de 13h30 (heure locale) que l’avion présidentiel s’est posé sur le tarmac de l’Aéroport international Houari Boumediene. Le président Bah N’Daw a été accueilli par le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad. Après le cérémonial protocolaire des hymnes nationaux et  de la revue de détachements militaires, les deux personnalités ont échangé dans le salon d’honneur de l’aéroport. Après son installation dans sa résidence, le président de la Transition a rencontré les représentants de la communauté malienne vivant en Algérie. Dans son intervention, l’ambassadeur du Mali, en Algérie, Mahamane Amadou Maiga, a indiqué que nos compatriotes bénéficient de beaucoup de privilèges conyrairement aux immigrés d’autres pays, en raison de la convention sur la libre circulation entre le Mali et l’Algérie. Il a, aussi, souligné que le Mali occupe la première place des pays auxquels l’Algérie accorde des bourses dans divers domaines : enseignement supérieur, sport, formation professionnelle, défense et sécurité. L’ambassadeur a, également, fait savoir que les étudiants évoquent quelques problèmes techniques relatifs aux orientations et filières, « mais la plupart de des problèmes sont résolus avec satisfaction grâce à la bonne coopération entre les universités et instituts et l’ambassade ». Le représentant du Conseil de base des Maliens d’Algérie, Alhousseini Camara, a égrené quelques difficultés auxquelles ses concitoyens sont confrontés comme l’obtention de la carte de séjour en Algérie et de la carte NINA ainsi que des logements sociaux. Sans oublier les difficultés d’envoi des fonds et de rapatriement des corps au Mali. En réponse, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyane, a d’abord salué l’Algérie pour avoir accepté d’accueillir nos étudiants dans ce contexte de Covid-19 où beaucoup de pays ont fermé leurs frontières aux étrangers. Alhamdou Ag Ilyane a rappelé que la Transition a pour missions d’instaurer la sécurité et d’assurer le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire. Sur ce point, l’Algérie sera d’un apport considérable. Ainsi que pour le parachèvement de la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. « Il s’agit, aussi, pour la transition, a-t-il poursuivi, de travailler pour la bonne gouvernance dans le pays avec toutes les réformes qui y sont nécessaires et d’organiser des élections transparentes et crédibles afin de doter notre pays d’institutions légitimes ». Dans son intervention, le président de la Transition a invité nos compatriotes à respecter les lois du pays d’accueil, à savoir l’Algérie qui a énormément fait pour le Mali. Sur les préoccupations soulevées, Bah N’Daw a dit qu’il n’a que des conseils d’usages à l’endroit des uns et autres. A ce propos, il a demandé à tout le monde de retrouver l’hymne national du Mali. « Un peuple-Un but-Une foi…Debout sur les remparts », a-t-il cité, avant de souhaiter bonne année universitaire aux étudiants. Le programme du président Bah est très chargé dimanche. Dans la matinée, il va déposer une gerbe de fleurs au sanctuaire du Martyr. Le président N’Daw sera, ensuite, reçu par son homologue, Abdelmadjid Tebboune. Une autre rencontre est prévue avec le général de corps d’armée Said Changriha, chef d’état major de l’armée nationale populaire. Le chef de l’Etat va déjeuner avec son homologue. Il va recevoir, ensuite, une visite de courtoisie du président du Conseil de la nation, Saleh Goudjil et du Premier ministre Abdelaziz Djerad. Lors des différentes rencontres, il sera question de la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, de défense et de sécurité et de la situation de nos compatriotes vivant dans les 58 Wilayas de l’Algérie. MK (AMAP)  

Regain d’intérêt pour le maraîchage  à Diéma, dans l’Ouest du Mali 

Par Ouka BA Diéma 13 mars (AMAP) Depuis quelques années, les activités de maraîchage se développent dans le Cercle de Diéma. Cette activité  de contre saison, contribue aujourd’hui, à l’autosuffisance alimentaire dans cette bande sahélienne où la réussite de la campagne est tributaire des aléas climatiques. Le maraîchage est surtout pratiqué par des femmes et des jeunes. Dès que les pluies s’arrêtent, à partir du mois d’octobre, ils  s’adonnent, à cœur joie, au maraîchage. De grands périmètres, les alentours des habitations,  jusqu’aux  recoins des maisons, sont aménagés pour la pratique du maraîchage dont les bénéfices touchent directement de nombreux foyers. Du fumier organique issue des parcs d’animaux est utilisé pour accroitre les rendements. Les puits, les forages, les mares servent de sources d’eau pour le maraîchage.  L’activité permet à de nombreuses femmes de s’épanouir. Les légumes  qu’elles récoltent, quotidiennement, leur permettent d’enrichir leurs rations alimentaires et, du coup, de prendre en charge une bonne partie des frais  de condiments. Surtout, si l’on sait que dans certains milieux soninkés, c’est la femme qui « se débrouille », le plus souvent, pour avoir des ingrédients et faire sa cuisine. L’essentiel, pour le mari, c’est de puiser dans le grenier, chaque matin, la mesure de mil, de sel et de poudre de feuilles de baobab qu’il faut pour préparer le repas. Les plus généreux associent à ces produits, quelques cubes alimentaires pour relever la sauce. C’est une question de dignité, même s’il lui faut aller quémander, la femme prépare pour les membres de la famille dont certains ne manquent pas de mots pour l’apprécier ou la déprécier selon la qualité de ses mets. Mais, toutes les productions maraîchères des femmes n’entrent pas dans la marmite. Dès fois, elles en utilisent pour régler leurs petits besoins ou assurer l’entretien de leur progéniture. PLUVIOMETRIE FAVORABLE – Interrogé,  le chef du secteur de l’Agriculture de Diéma, Aguibou Bah,  explique que le cumul des pluies au cours de la campagne 2020 a été excédentaire. La quantité de pluie enregistrée au niveau du secteur de l’agriculture de la localité s’élève à 797, 5 mm en 49 jours, en 2020, contre 506,45 mm en 48 jours, en 2019. La campagne de contre saison 2020 a démarré avec un léger retard, à cause des récoltes. Le niveau des cours d’eau est bon dans l’ensemble. Les nappes phréatiques ont été bien alimentées, « compte tenu de la bonne pluviométrie avec une bonne répartition dans le temps et dans l’espace ». La situation phytosanitaire est relativement calme. Toutefois, des cas d’attaques de chenilles, pucerons, acariens ou araignées rouges, mouches blanches et autres nuisibles ont été constatées sur des légumes, des feuilles et des fruits.  « Aucun dégât majeur n’est à déplorer pour le moment », assure le technicien. Grâce aux semences et équipements  fournis à certains maraichers par des projets et programmes, les activités de production évoluent normalement. L’aspect végétatif des cultures est satisfaisant, que ce soit au niveau des périmètres collectifs ou individuels. Ainsi, cette année, la production de la pomme de terre, a connu une augmentation d’environ 20%, selon des chiffres provisoires. Sur une prévision de 120 tonnes, la production en cours a en atteint 125. Avant de conclure, comme il se plait à le dire, le chef du secteur de l’Agriculture, Aguibou Bah, a insisté sur  la réalisation de points d’eau permanents, équipés d’un système d’irrigation adéquat en vue de donner un nouveau souffle au maraîchage dans le cercle de Diéma. « Des techniques innovantes doivent être à tout moment enseignées aux producteurs pour mieux renforcer leurs capacités », conseille-t-il. GROS PRODUCTEURS – Le président, fraîchement élu à la tête de la Délégation locale de la chambre d’agriculture (DLCA), Boubou Traoré, indique que la culture  de la pomme de terre dans le Cercle de Diéma, est en pleine expansion. Le kilogramme de pomme de terre, vendu à 600 Fcfa, a été ramené à 400 Fcfa. Avant, la pomme de terre était importée de Sikasso (Sud) et de Kati (près de Bamako). Actuellement, le cercle de Diéma en produit une quantité importante.  M. Traoré compte, en début de mandat, s’attaquer au problème crucial de l’eau pour faciliter les activités des producteurs maraîchers. La dotation des maraîchers en intrants, ainsi que le renforcement de  leurs capacités, figurent dans les objectifs du nouveau président, qui tire lui-même du maraîchage des bénéfices. Massiga Diawara, maraîcher, réside à Lattakaf, dans la Commune rurale de Lakamané. Il est marié et père de dix-huit enfants. Il exerce cette activité depuis plusieurs décennies. Il exploite un périmètre de deux hectares et demi. Il est parvenu à acheter trois motopompes, dont une solaire, une à moteur diésel et une à l’essence, pour plus de trois millions de Francs Cfa afin de faciliter l’arrosage des ses parcelles par ses femmes et enfants. M. Diawara produit divers légumes, notamment l’aubergine, la tomate, la laitue, l’échalote, le chou, le gombo, la carotte, la pomme de terre. Il fait, également, de la riziculture et de l’arboriculture. Sa production en pomme de terre, cette année, avoisine les 30 tonnes. Il se rend dans les différentes foires hebdomadaires de Lakamané, Diéoura, Sansankidé, Diangounté Camara, etc. pour écouler ses fruits et ses légumes. Il vend le kilogramme de  pomme de terre à 400 Fcfa. Il a besoin de quatre employés pour l’aider à entretenir son vaste périmètre mais, « le genre  de manœuvres que je cherche, n’existe pas sur le marché… », se désole l’homme. Le président de l’Association des producteurs d’oignons, à Fangouné Kagoro, Tiéssama Fofana, a mis en terre le contenu de plusieurs caisses de pommes de terre importées  de Sikasso (Sud). « Dès leur arrivée, les jours de foire de Diéma, les clients raflent les paniers de pomme de terre des femmes de notre village. La culture de la pomme de terre commence à se vulgariser dans le Cercle de Diéma », raconte l’homme. « Dans quelques années, on ne fera, certainement, plus recours à Sikasso ou Kati. Nos propres productions pourront nous nourrir.  C’est un projet qui nous aide dans la culture de la pomme de terre », déclare-t-il. Après sa retraite, Mamadou Diallo, conseiller pédagogique, s’est consacré au maraîchage. Son verger, d’un hectare, est au Sud-Est de la ville, non loin du barrage. Un puits à grand diamètre doté d’une pompe

Mali: Inhaye Ag Mohamed nouveau Haut représentant du chef de l’État pour la mise en œuvre de l’accord d’Alger

Bamako, 13 mars (AMAP) Inhaye Ag Mohamed, inspecteur des services économiques, est le nouveau haut représentant du président de la Transition pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et le réconciliation issu du processus d’Alger. Il est nommé à ce poste par le décret n°2021-160/PT-RM du 10 mars 2021, signé par le président de la Transition Bah N’Daw. Inhaye Ag Mohamed était, auparavant, le secrétaire permanent du Bureau du haut représentant pour l’accord. Il remplace l’inspecteur général de Police, Mahamadou Diagouraga nommé ambassadeur du Mali à la Havane, à Cuba. Inhaye Ag Mohamed est en terrain connu et devrait s’atteler à insuffler une «nouvelle dynamique» dans l’application de l’accord «à travers le bureau du Haut représentant pour la paix  en favorisant l’adoption d’un nouveau chronogramme pour parachever les actions prioritaires déjà identifiées», comme il le rappelait, en décembre dernier, lors d’une audience avec le chef de l’État. MT/MD (AMAP)

Attaque de Hèrèmakono : Des policiers et un douanier ont résisté

Ahmadou CISSÉ Envoyé spécial Sikasso, 13 mars (AMAP) Les malheureux événements de Hèrèmakono continuent d’alimenter les causeries à Sikasso. Les populations en sont encore bouche bée. Attaquer la frontière aux nez et à la barbe du camp militaire de la ville ? Les commentaires vont dans tous les sens. Dans l’arrière cour d’un hôtel, un responsable politique ne décolère pas, dix jours après l’attaque qui a vu mourir un chauffeur, près de son véhicule. En ce lieu de détente, début de soirée, la personnalité locale dénonce le manque de réactivité des autorités militaires qui sont cantonnées dans la ville, sans se mettre à hauteur de leurs missions. Le Conseil des ministres du mercredi dernier a remplacé le gouverneur de région. Les mauvaises langues de la place racontent que c’est la conséquence logique de l’attaque de Hèrèmakono. Et viennent les dernières nouvelles. On apprend que les assaillants, ce qui n’a jamais été dit, ont perdu des combattants lors de l’assaut. Ils avaient ouvert trois fronts : le poste péage, le bureau des douanes et le site que se partagent la police et la gendarmerie. « Les gendarmes avaient reçu l’information sans daigner alerter les autres », croit savoir notre homme. Renseignement d’une large portée qui sera corroboré par le fait que les assaillants n’ont trouvé âme qui vive au poste de la gendarmerie. Les policiers, en revanche, établis en face, de l’autre côté de la route, presqu’en face de la barrière, étaient sur zone. Selon les témoins, les policiers ont vigoureusement riposté aux tirs ennemis. Du côté de la douane, un agent en poste s’est battu et a utilisé de toutes ses munitions. Il aurait tenu, le temps de vider son chargeur. Aux dernières nouvelles, les assaillants étaient vus, traversant des villages, avec des corps sans vie sur les bras. « De source sûre, ils sont eu des pertes. Mais, comme à leurs habitudes, ils ont emporté leurs cadavres », conclut-il. Les Sikassois sont encore pantois devant un autre constat : le sacrilège des tirs à l’arme lourde sur la mosquée. Les fous de Dieu seraient-ils sous l’emprise de matières psychotropes ? Sont-ils devenus fous au sens propre ? Beaucoup de personnes en sont arrivées à ce jugement. Un autre indice relevé sur le terrain soutient cette thèse. Le point de tir de l’assaillant qui a ouvert la première rafale indique qu’il n’avait pas une bonne maîtrise de son arme. Des impacts sont constatés sur le bitume, les arbres aux alentours et même sur les blocs de béton aux abords de la route, après la construction du poste de péage. AC (AMAP)

Covid-19 au Mali : 43 nouveaux cas enregistrés jeudi

Bamako, 12 mars (AMAP) Quarante-trois (43) nouveaux cas positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés jeudi au Mali, portant le nombre total de la contamination à 8782 dont 6466 guérisons et 359 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Ces 43 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti, Tombouctou et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 1022 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Visite de travail du président de la Transition en Algérie

Bamako, 12 mars (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, entame samedi une visite d’amitié et de travail de deux jours en Algérie, la première depuis son installation au pouvoir le 25 septembre 2020, pour renforcer les relations de coopération entre Bamako et Alger, a appris l’AMAP de source officielle. Au cours de son séjour, dans ce pays voisin, qui partage 1.329 km de frontière avec le Mali, entièrement bornée depuis 1985, le chef de la Transition aura des échanges avec les autorités sur la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, la relance du processus d’attribution de la 4ème licence mobile et celle des activités de recherche pétrolière sur le bloc du bassin de Taoudéni, selon la même source. Les deux parties vont, également, aborder la situation de la diaspora malienne forte de 7.000 personnes qui vivent majoritairement à Alger et dans la partie méridionale du pays (Tamanrasset, Adrar, Ghardaïa, Bechar). L’agenda du président Bah N’Daw prévoit un tête-à-tête avec son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, au cours duquel deux thématiques majeures seront au centre des discussions: la paix et la sécurité. En effet, l’Algérie a toujours joué un rôle stratégique d’interface pour le Mali sur le plan de la sécurité. L’Algérie a coordonné les négociations ayant abouti à l’Accord issu du processus d’Alger. C’est, également, elle qui dirige le Comité de suivi de l’Accord (CSA). Le CSA, qui s’est réunie, pour la première fois, en mi-février 2021, dans la ville de Kidal (dans le Nord du Mali), est très actif pour maintenir l’équilibre de ce processus. En outre, l’Algérie soutient le processus de la Transition au Mali et accompagne la mise en œuvre de la Feuille de route de la Transition et la mise en oeuvre des actions retenues pour diligenter la mise en œuvre de l’Accord pendant cette période. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, l’Algérie a accordé, en 2020, une aide humanitaire, au Mali, composée essentiellement de 90 tonnes de denrées alimentaires et de kits de protection contre le coronavirus. Un des objectifs de cette visite du chef de l’État en Algérie est d’accélérer la contribution du voisin algérien dans le processus stabilisation du Mali. Sur la question du Sahara occidental, le Mali va réaffirmer sa position qui est celle des Nations unies. MK/MD (AMAP)  

Affaire des bérets rouges : le délibéré sera vidé lundi

Bamako, 12 mars (AMAP) Le délibéré sur les observations et exceptions présentées au procès Amadou Haya Sanogo et co-accusés dans l’affaire dite des bérets rouges sera vidé le lundi 15 mars, a ordonné la Cour d’Appel, jeudi. À l’ouverture de la séance, le président de la Cour a appelé les accusés à la barre. Ils étaient tous présents, sauf, deux d’entre eux qui sont décédés. À l’appel de son nom, Amadou Haya Sanogo s’est présenté comme «général de corps d’armée et ancien chef d’État». Le général Yamoussa Camara, ministre de la Défense et des Anciens combattants au moment des faits, a dit se présenter à la barre « par respect pour la Cour, » sinon il n’est « en rien concerné par cette affaire ». Le président de la Cour a, ensuite, vérifié si les conseils des parties étaient régulièrement constitués. À l’appel des témoins, seules quatre personnes ont répondu présent. Sur le banc de la partie civile, il n’y avait qu’une dame du nom d’Aminata Soumaré qui dit avoir été enlevée et violée par des ex-membres du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE). Lecture a ensuite été faite de l’arrêt de renvoi qui relate le film des évènements macabres du contre coup d’État d’avril 2012. Et il est clairement indiqué que certains membres du CNRDRE ont reconnu leur responsabilité dans l’enlèvement et l’assassinat de 21 bérets rouges. Il s’agit de Mamadou Koné et Fousseyni Diarra qui ont indiqué dans les moindres détails l’endroit où étaient enterrés les corps des bérets rouges au milieu d’un champ de culture dans les environs du village de Diago, près de Kati. Après la lecture de l’arrêt de renvoi, un des avocats de la partie civile a souligné l’existence d’un protocole d’accord avec ses clients. Et en exécution de ce protocole d’accord, le collectif des parties civiles a désisté de sa position de partie civile. Les avocats de la défense, par la voix de Me Alassane Sangaré, ont émis des observations. L’ancien bâtonnier a invité la Cour à appliquer la Loi d’entente nationale adoptée le 27 juin 2019. «Et cette loi dit que les faits issus des évènements de 2012 sont amnistiés et les auteurs exonérés de toute poursuite», a-t-il rappelé. Pour Me Sangaré, les faits évoqués dans ce procès doivent être amnistiés sur la base de cette loi. Il a rappelé que ce procès a eu lieu pour la première fois en 2016. À cette occasion, les nombreuses exceptions formulées avaient conduit au renvoi de l’affaire pour complément d’information. Parmi ces exceptions, il y avait la question des tests d’ADN. «Nous demandons que sur la base de cette loi, les poursuites soient abandonnées. Sur la base de cette loi, les parties civiles ont été entièrement indemnisées et elle se sont désistées », a insisté Me Sangaré, ajoutant qu’un autre inculpé est décédé avant l’Arrêt de renvoi mais il n’est pas fait cas dans le dossier. Me Tièssolo Konaré, un autre avocat de la défense, a abondé dans le même sens en mettant en avant les articles 3, 18 et 24 de ladite loi. Au cours du procès, la dame Aminata Soumaré qui a dit avoir été enlevée et violée par certains ex-membres du CNRDRE, a demandé que justice lui soit rendue. Le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, a souhaité que le droit soit dit dans cette affaire. Après avoir entendu les avocats et le parquet, le président de la Cour a renvoyé l’affaire en délibéré pour le lundi 15 mars prochain. DD/MD (AMAP)  

Message de condoléances du Président Bah N’Daw, à son homologue de la Côte d’Ivoire suite au décès de son Premier ministre, Hamed Bakayoko

« Monsieur le Président, Cher frère J’ai appris avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu de votre Premier ministre M. Hamed Bakayoko, survenu ce mercredi 10 Mars 2021. Cette disparition est une grande perte pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique. En cette douloureuse circonstance, je voudrai, vous adresser à vous, à la famille du défunt et au Peuple ivoirien, au nom du Peuple malien, de son Gouvernement et en mon nom propre, mes condoléances les plus émues. Puisse Allah accueillir le défunt dans son paradis ! Amen ! » SEM Bah N’DAW Président de la Transition, Chef de l’Etat