Covid-19 au Mali : 29 nouveaux cas enregistrés mercredi

Bamako, 10 décembre (AMAP) Vingt neuf (29) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés mercredi au Mali, portant le total à 5469 cas dont 3454 guérisons et 182 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que sur les 29 nouvelles contaminations, 2 cas ont été découverts à Kati (2ème région), 5 cas à Koutiala (3ème région), 2 cas en CI, 3 cas en CII, 1 cas en CIII, 11 cas en CIV, 2 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires qui précisent par ailleurs que 1659 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Sikasso : Le centre culturel valorise le Cicaara

Mariam F. DIABATE Sikasso, 10 Déc (AMAP) Le Cicaara est l’un des anciens instruments de musique du monde sénoufo. C’est dans l’optique de contribuer à sa promotion et à sa valorisation que le Centre culturel sénoufo a organisé, vendredi dernier, la 1ère édition des journées artistiques et culturelles de cet instrument. Durant deux jours, les organisateurs ont procédé à l’organisation de compétitions inter joueuses de Cicaara, suivies de remises de prix et de diplômes aux gagnantes. Pendant ces journées, Il a été organisé des panels sur le Cicaara ainsi que le lancement et la dédicace du livre intitulé « Rites agraires en milieu Senoufo, y compris le Cicaara». « Le Cicaara ou encore « Ficaana » est l’instrument de musique le plus utilisé en milieu senoufo car, c’est le seul qui est capable de distiller des airs mélodieux et philosophiques. Ainsi, il encourage et surexcite les braves paysans au travail, il adoucit la peine de la femme qui a perdu son conjoint ou encore son enfant », a dit le directeur régional de la culture, Adama Niang, qui a présidé l’évènement, en présence du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalfa Sanogo. L’instrument, qui occupe une place prépondérante dans les expressions culturelles du peuple sénoufo, est en voie de disparition, a alerté M. Niang, réitérant l’engagement de sa structure à accompagner les actions de promotion et de sauvegarde du Cicacara. « Ma direction fera de son mieux pour inscrire le Cicaara sur la liste du patrimoine national », a-t-il plaidé. Pour sa part, le directeur adjoint du centre culturel sénoufo, le Père Nicolas Dyemo Kizito, a rappelé que le lancement de ces journées a eu lieu en mars dernier. Il a souligné qu’à travers cet évènement, sa structure entend apporter sa pierre à l’édifice culturel. M. Kizito s’est réjoui que cette rencontre a pu fédérer l’ensemble des acteurs culturels ainsi que les joueuses du Cicaara de la troisième Région. Il a saisi l’occasion pour remercier le Centre culturel blonba de Bamako et la Coopération suisse pour leur soutien. Le représentant du Centre blonba, Boudramane Pona, a indiqué qu’en 2019, lors de leur appel à projet, parmi les 70 projets proposés, 15 ont été retenus dont le projet de festival du centre sénoufo qui vise à valoriser le Cicaara. « C’est un projet d’une grande envergure qui va dans la droite ligne de la vision de notre programme. Nous sommes très fiers d’avoir contribué à la réalisation d’un tel projet qui met en valeur le Cicaara dans toute sa splendeur », a-t-il conclu. MFD/MD(AMAP)

Bamako : Coup d’accélérateur aux travaux du tronçon Pont de l’Amitié-tour de l’Afrique

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 10 Déc (AMAP) Depuis le passage du ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, en octobre dernier, l’entreprise adjudicatrice du marché met les bouchées doubles pour livrer, en février 2021, le chantier du tronçon Pont de l’Amitié-tour de l’Afrique. Le taux de réalisation des travaux d’aménagement en 2×2 voies de ce tronçon reliant le 3è pont de Bamako à la Route nationale (RN6) d’une longueur de 3,26 km, y compris la construction d’un échangeur et la réhabilitation de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio (6,5 km) était estimé à près de 50%, à la date du 22 octobre dernier. Alors que le délai imparti avait été consommé à hauteur de 90%. Le constat amer avait été établi, ce jour-là par le ministre des Transports et des Infrastructures, juste après sa prise de fonction. Face à la situation, M. Dabo avait demandé à l’entreprise d’avancer sur les travaux. Il s’était, par ailleurs, montré ferme quant au respect du délai contractuel initialement prévu à la fin du mois de février 2021. Prévenant qu’il veillera au respect de cette date, le chef du département avait annoncé des visites inopinées pour s’assurer de l’avancement normal des travaux. Qu’en est-il un mois après le passage du ministre lors duquel le ton utilisé et la méthode avaient été appréciés ? Sur le terrain, on constate que les choses bougent malgré des difficultés. En effet, les travaux de bitumage ont beaucoup évolué en plusieurs endroits. La cadence a été accélérée concernant la réalisation des collecteurs et des « garde-fous ». En outre, les travaux pour la construction du viaduc ont débuté. Le terrassement est en cours au niveau de la section allant du 13è arrondissement à Yirimadio. Partout, les équipes de l’entreprise Razel, chargée de l’exécution des travaux pour un délai initial de 18 mois, sont à la tâche, sous la supervision des agents de la mission de contrôle confiée au bureau d’études CIRA. Ibrahim Ouane, un des agents de contrôle, fait des allers-retours entre les différentes sections du projet. « Actuellement, les travaux avancent normalement. L’occupation des emprises par les réseaux des concessionnaires Energie du Mali (EDM) Société malienne du patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP), Orange Mali, Malitel, Société Malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD) et certaines propriétés privées retardaient les travaux. Certaines emprises ont été libérées, d’autres non », explique-t-il. Cette remobilisation de la troupe est appréciée par la population riveraine et d’autres usagers. Alassane Touré habite Niamana ATT-bougou. Il emprunte cette voie tous les jours pour se rendre au travail. Au volant de sa voiture, cet usager confirme que les travaux progressent à un rythme appréciable. « Depuis quelques jours, nous avons constaté que les choses commençaient à bouger. L’entreprise se donne à fond. Nous avons reçu les échos de la visite surprise du ministre qui semble donner un coup d’accélérateur aux travaux », confie notre interlocuteur. Yaya Bagayoko fait le même constat. De l’avis de cet habitant de Missabougou (Commune VI), l’entreprise en charge des travaux a mis les bouchées doubles et les ouvriers sont de plus en plus actifs. « Ces derniers temps, ils travaillent de nuit comme de jour (y compris les dimanches) sur le chantier du viaduc (passerelle) au niveau du marché de Yirimadio, à la descente du 3è pont », fait-il observer. Harouna Doumbia, qui habite Yirimadio, est du même sens. Rencontré à l’entrée du marché de ce quartier, il confirme que les travaux de construction du viaduc et du tronçon passant devant le marché de Yirimadio ont bel et bien commencé. LIBERATION DE L’EMPRISE – Ces avancées remarquables sont confirmées par le directeur national des routes. « Certains riverains, qui ont compris l’intérêt du projet pour eux et pour la population, ont commencé à libérer l’emprise en attendant leur indemnisation. Le tronçon, qui posait des problèmes, commençait à partir du viaduc où l’entreprise a également débuté les travaux », explique Abdoulaye Daou, rencontré à son bureau à Darsalam. Ici, l’entreprise travaille en demi-chaussé, c’est-à-dire tout le trafic est basculé sur le côté gauche en allant à Ségou, en attendant de terminer les travaux sur l’autre côté. Cette situation temporaire crée parfois des tensions entre usagers et policiers au niveau de l’entrée du marché. « Nous savons que c’est contraignant, mais nous demandons leur indulgence, le temps de finir les travaux », plaide le responsable. Toutefois, des difficultés persistent, à en croire le directeur national des routes. « Il y a eu des avancées, mais on n’en a pas fini avec les concessionnaires. Nous remarquons que la plupart n’ont pas un plan de récolement de leurs installations souterraines. Souvent, nous tombons sur des installations : fibres optiques, conduites d’eau. Cela démontre qu’ils ne maîtrisent pas leurs réseaux », déplore Abdoulaye Daou. Il invite les concessionnaires à mettre leurs plans de réseaux à la disposition de la direction nationale des routes afin d’éviter des surprises désagréables qui retardent l’exécution des travaux routiers. Certains concessionnaires se portent en faux contre les accusations à leur encontre. « Depuis le montage de ce projet, l’entreprise savait bien qu’il y aurait des installations des concessionnaires dans l’emprise et que le déplacement de ces installations était à sa charge. Donc, sachant que le coût de ce déplacement est élevé, l’entreprise Razel veut rejeter la faute du retard des travaux sur les concessionnaires », indique-t-on au niveau de la SOMAPEP. « Nous avons commencé à déplacer nos installations qui étaient dans l’emprise du projet avant même le début des travaux. Il ne reste que 500 mètres et le blocage à ce niveau incombe à l’entreprise Razel qui refuse de nous montrer le niveau zéro de canalisation au niveau du virage de Wara », confie Dougnon Keneko Albert, responsable de la communication de la SMTD. Moussa Sacko, directeur de la communication institutionnelle d’Orange Mali, que nous avons joint au téléphone, fait savoir que son entreprise n’a aucune installation, à ce jour, dans les emprises de ce projet. Nos tentatives pour recueillir la réaction de l’EDM-SA ont été vaines. BBC/MD (AMAP)

A la visite de la grande mosquée de Komoguel, à Mopti, dans le Centre du Mali

Par  Dramane COULIBALY Mopti, 10 Déc (AMAP) Construite en terre battue, entre 1936 et 1943, dans le style soudanais, la mosquée de Komoguel est bâtie sur l’emplacement d’une première qui avait été construite en 1908. L’édifice est situé à l’entrée de la ville de Mopti,  »la Venise du Mali », créée au 12e siècle par un pêcheur Bozo, du nom de Kifou Naciré. De par son style architectural soudanais et les matériaux de sa construction, la grande mosquée de Mopti, communément appelée mosquée de Komoguel est considérée comme le modèle réduit de celle de Djenné, plus connue dans le monde. Elle s’étend sur une superficie de près de 100m², mesurant 31 mètres de long sur 17 mètres de large et 15m de haut. Elle est composée de deux parties dont une première couverte et la seconde qui constitue la cour servant aussi d’espace de prière à l’air libre. L’édifice dont la toiture est portée par des piliers massifs alignés parallèlement au mur est entouré d’un mur d’enceinte d’une hauteur d’environ 2 m 30. Inspirée du modèle de construction de la mosquée de Djenné, la mosquée Komoguel se différencie de celle-ci par la position et le décor du portail d’entrée. L’architecture de terre aux traits raffinés de l’édifice a eu une influence remarquable sur le style de construction de l’ensemble de son entourage donnant une certaine harmonie au quartier et à la ville. Malgré la construction de multitudes de mosquées à Mopti, celle de Komoguel accueille le plus grand nombre de fidèles musulmans pendant les heures de prière, et, particulièrement, pendant la grande prière du vendredi. La prière du vendredi rassemble des milliers de fidèles qui arrivent à la mosquée par les rues et ruelles adjacentes, afin de communier dans la foi islamique. Le monopole de l’imamat de la grande mosquée est détenu par de la famille Konaké.  L’imam actuel, Abou Mahamane Konaké dit  »Bouna », âgé de 52 ans, est le benjamin des pères de la lignée. De la reconstruction de la mosquée à nos jours, huit imams ont dirigé la prière : Brahéma Bory Konaké 1856-1913 ; Diadjié Alkaly Konaké 1913-1952 ; Elhadj Sidi Konaké 1952-1972 ; Elhadj Malick Konaké 1972-1982 ; Abou Mahamane Konaké 1982-1983 ; Moctar Konaké 1983-2003 ; Yacouba Konaké 2003-2018 et Abou Mahamane Konaké dit  »Bouna » de 2018 à nos jours. L’édifice religieux fait chaque année l’objet d’un entretien de crépissage appelé  »Gollè-missiri ». Cette activité est un évènement majeur dans la vie de la Cité. Elle exige la participation de toute la population, jeunes, femmes et vieux. C’est l’affaire de tout le monde. Des ressortissants installés dans d’autres villes font le déplacement pour y participer. Le crépissage de la mosquée à lieu en période de décrue, entre le mois de mars et avril, parce que le banco utilisé à l’occasion est savamment préparé dans le lit du fleuve. Fait à partir d’un savant et délicat mélange de terre, d’eau avec du son de riz, du beurre de karité et de la poudre de baobab, cet enduit permet de protéger la mosquée des intempéries. Cet évènement est, aussi, l’occasion de renouveler le sable à l’intérieur de la mosquée. Les travaux se déroulent dans une ambiance festive de chants religieux, de tam-tam, de cris de joie et de battement d’objets usés servant d’instruments d’animation. Au fil des temps, le monument religieux a souffert d’un entassement de « banco » dû aux couches successives d’enduits lors des crépissages et une application inadéquate de revêtements en ciment,  en 1978, dans le souci d’éviter l’entretien annuel. Mais ce revêtement n’avait pas empêché l’eau de s’infiltrer entrainant une dégradation du bâtiment et ses toilettes et accès. Ainsi, avec l’accompagnement de l’Etat, sur financement de la Fondation Aga Khan (AKF) et Aga Khan Foundation pour la culture (AKTC), la mosquée a été restauré entre octobre 2004 et juin 2006. Le travail a consisté en des activités de réparation de l’ouvrage mais, également en la formation de jeunes apprentis en maçonnerie, crépissage, menuiserie pour garantir des réparations et des travaux d’entretiens respectant les matériaux d’origine local (terre, paille et bois). Comme toutes les autres mosquées, la grande mosquée de Komoguel à un caractère fédérateur. Au-delà des prières, elle accueille des cérémonies sociales, entre autres, les baptêmes et les mariages religieux. Ce qui fait de ce site cultuel un outil de maintien et de renforcement des liens sociaux. Vu son importance, historique, architecturale, touristique, culturelle et son rôle  fédérateur, la mosquée de Komoguel a été inscrite par Décision N° 1593 /MC – SG du 14 octobre 2004, et classée sur la liste du patrimoine culturel national par Décret N° 05-480/P-RM du 4 novembre 2005.  »La mosquée de Komoguel est le seul bâti ancestral qui nous reste à Mopti aujourd’hui. En raison de son caractère de symbole de cohésion sociale et son expression du vivre-ensemble, nous devrons renforcer davantage notre union autour d’elle », a expliqué l’imam Abou Mahamane Konaké  dit  »Bouna ». Selon l’imam, certes, depuis un certain temps, l’Etat a pris en charge les charges d’électricité et un ancien député a installé une adduction d’eau, mais la mosquée à d’autres difficultés, « entre autres, l’absence de gardien, la faible capacité des toilettes entrainant un énorme besoin de vidange et de réparation interne ». Pour le guide spirituel, l’Etat doit plus investir dans la protection des sites classés patrimoine national qui reçoivent des milliers de visiteurs (touristes, hautes personnalités nationales et internationales). « Cela, pour le bonheur des populations en générale et, en particulier, de la communauté musulmane », estime-t-il. DC/MD (AMAP)

Mali : Les mesures du gouvernement face à la propagation de la Covid-19

Bamako, 10 Déc (AMAP) Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Porte-parole du Gouvernement, Me Harouna Toureh, a animé, mercredi, un point de presse pour annoncer les mesures que le Gouvernement a prises pour contrer la propagation de la Covid-19, a annoncé la Primature sur sa page Facebook. « Par la voix de son Porte-parole, le Gouvernement a appelé les Maliens au respect des mesures barrières. En outre, en collaboration avec la Croix-Rouge, des équipes seront déployées dans les marchés afin de sensibiliser les usagers », a posté la Primature. Le Gouvernement invite les populations à l’observation stricte des mesures barrières, notamment le port obligatoire du masque en public, le lavage des mains au savon, l’utilisation d’une solution hydro alcoolique, l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et le respect de la distanciation physique. Des comités de veille et de sensibilisation seront déployés, au cours des prochains jours, en vue d’améliorer la communication autour du respect des gestes barrières. « Enfin, poursuit la Primature, sous l’égide du Premier ministre, une commission multi-acteurs sera mise en place afin de créer une synergie d’actions face à la maladie ». Ces décisions ont été entérinées en Conseil des ministres, du mercredi 10 décembre 2020, au cours duquel le ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, a informé le Conseil de l’évolution de la maladie à Coronavirus. « En dépit des mesures édictées par le Conseil supérieur de la défense nationale, tenu le 1er décembre 2020 et consacré exclusivement à la situation de la COVID-19, le Mali a enregistré, entre le 1er et le 8 décembre 2020, 729 cas positifs dont 24 décès », indique le communiqué du Conseil des ministres. Le Gouvernement estime que cette évolution indique « que notre pays fait face à une nouvelle vague plus importante et plus préoccupante que celle observée au cours du premier semestre de l’année 2020 ». Le Gouvernement constate, également, une baisse dans le respect des mesures barrières par les populations et le non-respect des directives de santé publique concernant les regroupements. Des dispositions urgentes seront prises pour renforcer les moyens humains et matériels nécessaires à la mise en œuvre du Plan de riposte du Gouvernement. Dans ce cadre, à compter du lundi 14 décembre 2020, un système de rotation des agents sera mis en place dans les services publics. Le Gouvernement renforcera, également la collaboration avec les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et les organisations du secteur privé en vue de créer une synergie d’action face à la maladie de la Covid-19. Me Harouna Toureh avait à ses côtés, face aux journalistes, le ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby et celui de l’Emploi et de la Formation professionnelle, M. Mohamed Salia Touré. AC/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 09 décembre 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 décembre 2020, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : Des projets de texte relatifs à la ratification du Traité portant modification des dispositions du Traité de l’Union Monétaire Ouest Africaine du 20 janvier 2007 relatives à la dénomination du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers, signé le 12 juillet 2019, à Abidjan par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Monétaire Ouest Africaine. Le Traité de l’Union Monétaire Ouest Africaine, adopté le 14 novembre 1973, a fait l’objet d’une première modification en 2007 pour utiliser notamment la dénomination « Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés publics », en tant qu’organe de régulation du marché financier régional. La présente modification vise à remplacer cette dénomination par celle de l’Autorité des Marchés financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine, en vue de distinguer, notamment la dénomination de l’organe communautaire de celle des collectivités publiques locales et territoriales des Etats membres de l’Union. L’Autorité des Marchés financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine est chargée, entre autres, d’organiser et de contrôler l’appel public à l’épargne, d’habiliter et de contrôler les intervenants sur le marché financier régional. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Bamako, le 19 novembre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali, la Banque Africaine de Développement et le Fonds Africain de Développement, en vue du financement du Programme de Développement de la Zone Spéciale de Transformation Agro-Industrielle des Régions de Koulikoro et Péri-Urbaine de Bamako. Par cet Accord, la Banque Africaine de Développement et le Fonds Africain de Développement accordent au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant maximum équivalant à 10 millions 500 mille Unités de Compte, soit 8 milliards 304 millions 124 mille 500 francs CFA environ. Le prêt accordé est destiné au développement des infrastructures de transformation agro-industrielle ainsi qu’à l’appui à la gouvernance, aux mesures incitatives et au renforcement des capacités des acteurs clefs des filières porteuses. La réalisation du programme contribuera à réduire les importations des produits agro-alimentaires et à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali à travers la création de pôles de développement agro-industriels. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au recrutement d’un Bureau pour la réalisation des études de bathymétrie et de topographie pour le compte du Projet de Réhabilitation Economique et Environnementale du Fleuve Niger. Le marché est conclu, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement DN&T-SINTEGRA-SID INGENIEUR CONSEIL, pour un montant toutes taxes comprises de 999 millions 292 mille 573 francs CFA et un délai d’exécution de 12 mois. La réalisation de cette étude s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les effets du changement climatique, de l’amélioration de la navigabilité du fleuve Niger, des services portuaires et des conditions de vie des populations dans le Delta intérieur du Niger. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE : Sur le rapport du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet d’ordonnance relatif à la cotisation à la charge des employeurs pour le financement de l’Agence Nationale pour l’Emploi et de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation ; Un projet d’ordonnance relatif à la modification de l’Ordonnance n°01-016/P-RM du 27 février 2001 portant création de l’Agence Nationale pour l’Emploi ; Un projet d’ordonnance relatif à la modification de l’Ordonnance n°2013-024/P-RM du 30 décembre 2013 portant création de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation ; Un projet de décret fixant la clé de répartition de la cotisation à la charge des employeurs pour le financement de l’Agence Nationale pour l’Emploi et de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation. L’Ordonnance n°1/PG-RM du 7 février 1961 relative au financement de l’Office national de la Main d’œuvre a institué une cotisation sociale à la charge des employeurs dont le taux est fixé à 1% de la masse salariale. Cette cotisation, destinée à promouvoir la création d’emplois, est versée annuellement à l’ANPE par l’INPS. Les missions de collecte, de centralisation, de traitement, d’analyse et de diffusion des informations sur le marché du travail exercées par l’ANPE ont été transférées à l’ONEF en 2013. Suite à ce transfert de compétences, les projets de texte adoptés consacrent la répartition du produit de la cotisation sociale à la charge des employeurs entre l’ANPE et l’ONEF, conformément aux recommandations du Contrôle général des Services publics. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Chef de Cabinet au Secrétariat Général du Gouvernement : Monsieur Moussa KONE, Inspecteur des Services Economiques. – Conseillers techniques au Secrétariat Général du Gouvernement : Monsieur Salifou MAIGA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Madame GASSAMBA Adane MAIGA, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Chargé de mission : Monsieur Biramou KEITA, Ingénieur commercial. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Secrétaire Général : Monsieur Sombé THERA, Magistrat. – Chef de Cabinet : Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Conseillers techniques : Monsieur Boubacar TOURE, Magistrat ; Madame Diénéba DIAKITE, Magistrat ; Monsieur Fousséni TOGOLA, Magistrat ; Monsieur Mathieu TRAORE, Magistrat ; Monsieur Diakariaou DOUMBIA, Inspecteur Divisionnaire des Services pénitentiaires

Mali : Le président Bah N’Daw gracie 91 détenus

Bamako, 09 Déc (AMAP) Le Chef de l’Etat Bah N’Daw a accordé, mardi, une grâce présidentielle à 91 détenus, en raison du coronavirus qui fait de plus en plus de victimes au Mali, indique la présidence de la République. « Dans le cadre de ses prérogatives présidentielles, le Président de la Transition, Bah N’Daw, Chef de l’Etat a accordé, le mardi 8 décembre 2020, des grâces collectives à 91 détenus », a tweeté la Cellule de la communication et des Relations publiques de la première institution. Selon la même source, cette mesure permet, non seulement, de désengorger les prisons mais, aussi, contribuer à la prévention de la Covid-19 en milieu carcéral. AC/MD (AMAP)

Bamako : Des jeunes ruraux ont trusté le métier de tailleur ambulant 

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 09 Déc (AMAP) À bicyclette ou à pied, ils sillonnent les quartiers de la capitale malienne à longueur de journée. Ils sont d’une grande utilité pour les clients qui, sans se déplacer, veulent raccommoder des habits usagés. Ousmane Diakité, un jeune homme trapu sur un vélo d’un autre âge, fait partie de ces tailleurs raccommodeurs ambulants. Sur son porte-bagages est attachée une machine à coudre. Le cycliste signale sa présence dans la rue par les cliquetis de ses ciseaux. Une façon pour lui d’alerter d’éventuels clients. Sa stratégie ne tarde pas à faire son effet. Tout d’un coup, un garçonnet l’interpelle. Il rebrousse chemin. Une dame de la quarantaine lui propose des habits d’enfant à recoudre. Ils conviennent du prix. Le jeune tailleur, visiblement dynamique, se met à la tâche avec entrain. Il n’est pas le seul à faire ce métier pour s’assurer une autonomie financière. Après l’hivernage, pour certains et les récoltes, pour d’autres, Bamako et les différents centres urbains du Mali accueillent ces jeunes gens. Communément « Togolotogolo », ils sillonnent les rues, toute la journée en faisant claquer leurs paires de ciseaux pour attirer les clients. Si certains circulent à vélo, d’autres sont à pied, la machine à coudre sur l’épaule. Ousmane Diakité, la trentaine, vient du village de Chi, dans le Cercle de San, dans le Centre du Mali. Il nous apprend qu’il pratique ce métier depuis 2012. «J’aime bien la couture. Je l’ai apprise au village avant de venir à Bamako », explique le garçon qui révèle qu’à ses débuts, il pouvait gagner entre 2.500 et 10.000 Fcfa par jour. Ces dernières années, on assiste à une ruée des jeunes ruraux vers ce métier. « Nous quittons nos villages, chaque année, après les récoltes pour Bamako. Moi, j’habite à Kalaban-coura. Chaque jour, je sillonne les rues de ce quartier jusqu’au petit soir. J’économise mes recettes pour acheter du bétail, une fois de retour au village », explique le tailleur ambulant. Si les affaires ne marchent pas à Bamako, il compte tenter sa chance à Nioro du Sahel, Diéma ou Kayes, dans l’Ouest. Il ambitionne, à terme, d’ouvrir un atelier de couture. CLIENTS GÉNÉREUX – Madou Tangara, originaire de Woletona, dans la Région de Ségou (Centre), est tailleur ambulant depuis seulement trois ans. Nous l’avons rencontré aux environs de 18 heures sur son vélo pour rentrer chez lui. «Je suis revenu du village il y a près d’un mois. Cela fait trois ans que je viens à Bamako après les travaux champêtres. Je sillonne deux quartiers et je peux gagner entre 3.500 à 4.000 Fcfa par jour», confie-t-il. Cela non sans difficultés. «Nous rentrons très épuisés à la maison. En outre, nous avons parfois des incompréhensions avec des clients. Certains refusent de payer quand ils ne sont pas satisfaits de la qualité du service », dit le jeune tailleur. En dépit de ces problèmes, certains réussissent à fidéliser la clientèle. C’est le cas de Madou Konaté qui dit avoir plusieurs clients fidèles dans différents quartiers. «Au début, ce n’était pas facile. Mais quand j’ai eu un portable, j’ai commencé à fidéliser les clients. Certains m’appellent pour me donner rendez-vous. D’autres me demandent de passer chaque deux samedi ou dimanche », explique celui qui a derrière lui une dizaine d’années métier. Certains clients très généreux lui donnent parfois jusqu’à 3.000 Fcfa pour sa prestation. Qu’en pensent les clients ? «Il faut reconnaître que ces tailleurs sont d’une grande utilité. Les couturiers expérimentés refusent le raccommodage. Tu leur donnes un habit pour une petite réparation, ils peuvent le garder 10 jours sans le réparer. Alors qu’en un clin d’œil, ces tailleurs ambulants font le travail et à bas prix », témoigne Mah Fomba, soulignant que ces jeunes gens font bien leur travail. Aïssatou pense que ce sont les plus expérimentés parmi ces tailleurs ambulants qui donnent satisfaction aux clients. «Il y a beaucoup de jeunes dans le domaine actuellement qui ne se sont pas donné assez de temps pour bien apprendre le métier. Si tu leur donnes un habit, ils font du n’importe quoi et après ils te réclament de l’argent », déplore-t-elle. ADS (AMAP)

Mali : Le HCR met en garde contre le trafic d’enfants

Bamako, 09 Déc (AMAP) Le conflit, l’insécurité, la pandémie de Covid-19 et la détérioration des conditions socio-économiques entraînent une augmentation de la traite des enfants, du travail forcé et du recrutement forcé par des groupes armés au Mali, a mis en garde, mardi dernier, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). « Les enfants sont forcés à combattre par des groupes armés. Ils sont victimes de la traite des êtres humains, de viols, de vente, ils sont forcés à la servitude sexuelle ou domestique ou au mariage précoce », a déclaré Gillian Triggs, Haut-Commissaire assistante du HCR chargée de la protection internationale. Encore davantage d’enfants sont « en danger au Sahel, une région en passe de devenir la crise humanitaire qui connaît la croissance la plus rapide au monde », a-t-elle ajouté. Au cours du premier semestre de cette année, 230 cas de recrutement d’enfants ont été recensés. Il s’agit de quinze cas de plus par rapport à toute l’année 2019 (215 cas), selon un rapport récemment publié par le Groupe mondial de la protection (GPC), un réseau dirigé par le HCR qui regroupe des agences onusiennes et des ONG de protection de personnes affectées par les crises humanitaires. Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, des groupes armés se livrent, également, au trafic d’enfants destinés au travail dans les mines d’or, utilisant les profits pour enrichir les combattants des groupes armés. Ce trafic permet d’alimenter le commerce des armes et financer la violence. « Des [taxes] exorbitantes sont également imposées aux adultes qui travaillent dans ces mines d’or », relève le rapport. Par ailleurs, dans la Région de Mopti (dans le Centre du Mali), des femmes et des jeunes filles sont « enlevées, agressées sexuellement et violées ». Plus de 1.000 cas y ont déjà été enregistrés, depuis le début de cette année. Le HCR craint, également, que les mariages d’enfants n’augmentent de façon exponentielle au Mali où, selon les estimations, plus de la moitié des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. De plus, de nombreux enfants sont également poussés vers les mines d’or informelles, notamment à Gao et Kidal où de nombreuses zones sont contrôlées par des groupes armés. Selon le HCR, quelque 6.000 enfants, en grande majorité des garçons, travaillent dans huit sites miniers du pays. Les écoles restent fermées en raison du conflit, de l’insécurité, de la pandémie de Covid-19 ou des grèves d’enseignants, laissant ces enfants à la merci des groupes armés. Ils sont exposés dans ces mines « aux pires formes de travail des enfants, à l’exploitation économique, à la violence sexuelle, physique et psychologique ». SS/MD (AMAP)

Mali-Turquie : Un protocole de partenariat pour la réalisation de plusieurs projets

Bamako, 09 Déc (AMAP) Des ONG turques au Mali se sont engagées, vendredi dernier, à appuyer le ministère de la Jeunesse et des Sports pour la réalisation d’adductions d’eau, de forages, de puits à grand diamètre et d’autres services humanitaires. Le protocole paraphé entre le département en charge de la Jeunesse et Fosapma, Ucit-Mali et Cansuyu s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale et sectorielle entre la Turquie et le Mali. En la matière, nos infrastructures socio-éducatives et sportives bénéficieront de ces ouvrages offerts par la Turquie à travers les ONG Fosapma, Ucit-Mali et Cansuyu. Intervenant lors de la signature du protocole de partenariat en présence de l’ambassadeur de la Turquie au Mali, Murart Omar et des présidents des ONG signataires, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, a relevé que cet acte « marque le début d’une nouvelle forme de partenariat basée sur le service concret à impact rapide sur nos concitoyens ». Mossa Ag Attaher a remercié l’ambassadeur turc pour sa disponibilité et son accompagnement personnel dans la négociation et l’aboutissement heureux de ce processus de partenariat solidaire. En réponse, Murart Omar s’est dit heureux d’avoir été impliqué dans cette démarche qui donnera certainement des résultats souhaités. « La politique étrangère de mon pays est fondée sur l’entrepreneuriat et l’humanitaire. Nous apprécions cette initiative qui est l’aboutissement des efforts fournis par le ministre auprès de ces ONG », a indiqué le diplomate turc. Pour sa part, le porte-parole des présidents des trois Organisations non gouvernementales, Sinan Kizilkan, a rappelé que les relations entre les peuples turc et malien ne datent pas d’aujourd’hui. BBC/MD (AMAP)