Accord pour la paix et la réconciliation : Les parties maliennes se concertent sur le volet défense et sécurité
Bamako, 9 fév (AMAP) Une réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger se tient depuis lundi, sur les aspects de défense et de sécurité. Elle a pour objectifs d’harmoniser les compréhensions sur les aspects Défense et Sécurité de l’Accord et, surtout, de répondre partiellement et efficacement aux attentes des populations. L’ouverture des travaux de cette rencontre de deux jours, qui se tient dans un hôtel de Bamako, était présidée par le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknane, en présence du chef d’État-major général des Armées, le général Oumar Diarra et des représentants des mouvements signataires de l’Accord. Dans son intervention, le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale a indiqué que l’Accord se présente comme un cadre de construction de l’édifice de paix au Mali, ouvrant aux acteurs de nouvelles perspectives de cohésion et d’échanges, de recherche de solutions justes à des problèmes communs. Et ce, afin de bâtir, selon Attaher Ag Iknane, une nation forte et réconciliée avec elle-même Rappelant l’engagement du gouvernement de Transition dans la mise en œuvre du document, le représentant du ministère de la Réconciliation nationale a signalé que le rétablissement de la stabilité et de la sécurité est gage d’un développement harmonieux. En vue de l’éradication de la pauvreté à travers l’accès pour tous aux services sociaux de base. « Il incombe aux experts de concilier en permanence le triptyque ‘’paix-sécurité-développement’’ dans leurs approches », a dit Attaher Ag Iknane. De son côté, le chef d’État-major général des Armées a exhorté les participants à faire de la réunion un point de repère important en termes d’avancées dans la mise en œuvre des questions de défense et de sécurité relative à l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le général Oumar Diarra a, par ailleurs, annoncé la rentrée prochaine dans les centres de formation militaire de 451 ex-combattants, reconnus aptes à l’issue des opérations de rattrapage. « Ils seront bientôt intégrés dans les forces armées », a-t-il ajouté. Au cours de cette rencontre, plusieurs thématiques seront débattues : le concept des ‘’forces armées et de sécurité reconstituées’’, la définition des quotas (civils et militaire) et la gestion des combattants anciennement membres des forces armées et de sécurité. La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger constitue l’un des axes stratégiques majeurs de l’action du gouvernement de Transition. BD/MD (AMAP)
Mine d’or de Loulo-Gounkoto : Une vision axée sur le développement des entreprises locales
Par Yacouba TRAORÉ Bamako, 9 fév (AMAP) « Nous sommes venus dans la mine de Loulo pour prendre part au conseil d’administration, faire part au président directeur général du groupe Barrick Gold Corporation (ancienne société RandGold), Mark Bristow, du soutien du gouvernement, rappeler l’espoir que fonde l’État sur le secteur minier et visiter les installations », a expliqué le ministre des Mines, l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, en visite de terrain, samedi dernier, sur le site. Il était 10h environs lorsque l’avion du ministre et sa délégation a atterri à Loulo. Les visiteurs du jour ont été contraints de faire le test Covid-19 avant d’entamer la visite. Le ministre a commencé par le parc à résidus, situé à 7 km de la mine. Ce dispositif d’une capacité de 80.000 mètres cubes est bâti sur une superficie de 500 ha. Il sert à recycler l’eau. Un système de pompage permet aux trois usines de la mine de drainer leurs eaux usées vers cette station pour les recycler (elles sont ensuite réutilisées). Le ministre a également visité le champ solaire qui s’étend sur 32 ha. L’usine émet plus de 40 kilotonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. Cependant ces 18.000 panneaux solaires constitués en bloc tournent ensemble. L’objectif est de réduire le CO2. Les spécialistes ont expliqué que cela permet de faire une économie de près de 10 millions de litres de carburant (du diesel) Le responsable des opérations Afrique de l’Ouest, Chaka Berthé, a expliqué qu’en plus de la préservation de l’environnement, il y a le développement communautaire parce qu’à la fin de l’exploitation de la mine, il y aura un plan d’utilisation pour cette infrastructure qui est facile à transférer à la communauté. En effet, le coût de maintenance est beaucoup plus faible que celui des centrales thermiques. La mine d’or de Loulo, située à 500 km de Bamako, a produit 8 millions d’onces en 2019. Selon Chaka Berthé, la société aurifère Barrick fait, depuis plusieurs années, du développement des capacités des nationaux une priorité. Il a relevé que la société a, au cours des 23 dernières années, énormément apporté à l’économie nationale à travers les taxes mais aussi les salaires des nationaux et le règlement des factures des fournisseurs locaux. « Les mines de Loulo et Gounkoto, a soutenu le responsable des opérations Afrique de l’Ouest, profitent le plus à la population locale ». Pour lui, le Mali, avec une production totale de 50 tonnes onces d’or est, aujourd’hui, classé 2è producteur d’or en Afrique et la mine d’or de Loulo, elle seule, produit 20 tonnes d’or par an. Il a aussi expliqué qu’en 2012, une année noire pour l’économie malienne, pendant que les sociétés minières et autres ONG se retiraient, le groupe Barrick a accompagné le Mali avec une contribution de près de 10% au budget national. Ce qui a permis d’apporter une réelle bouffée d’oxygène à l’économie du pays. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a expliqué qu’il était important pour lui de venir échanger avec Mark Bristow en tant que 1er complexe minier au Mali qui produit autour de 20 à 22 tonnes d’or par an. Lamine Seydou Traoré s’est dit heureux de savoir qu’aujourd’hui, l’exploitation souterraine de l’or est plus qu’une réalité au Mali et cela augure, selon lui, d’une augmentation future de la production minière dans notre pays. Des réflexions ont débouché sur un nouveau Code minier qui a été finalisé en septembre 2019 avec un décret d’application qui a été pris par les autorités de la Transition. « Il s’agit maintenant de faire en sorte que toutes les innovations contenues dans ce Code soient appliquées», a dit le ministre. «Pour que l’or brille pour le Mali, il faut mettre en relief la chaîne de valeur, réfléchir à la mise en place d’une agence qui s’occupera de la gestion du patrimoine minier qui va utiliser des ressources humaines qualifiées et des outils pour mieux comprendre le secteur et lever des fonds pour aider les entreprises locales», a-t-il ajouté. « Une stratégie d’appui aux entreprises maliennes intervenant dans la mine a été élaborée », a relevé le directeur général de la mine de Loulou, Abbas Coulibaly. Il a, aussi, indiqué que la société minière a élaboré un programme d’incubateur où on sélectionne les entreprises pour une formation afin qu’elles puissent faire des prestations en dehors du Mali. « Mark Bristow, en plus de la contribution qu’il donne à l’État et aux collectivités, veut marquer de son empreinte le développement des capacités nationales », a declaré M. Coulibaly. « Certaines préoccupations ont été abordées avec le ministre en charge des Mines, notamment les défis liés à la sécurisation des permis. Nous comptons beaucoup sur l’État afin de relever ces défis », a encore dit Abbas Coulibaly. (AMAP)
CHAN 2021 : Les nouveaux vice-champions d’Afrique accueillis avec les honneurs
Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako, 9 fév (AMAP) Les Aigles locaux sont rentrés au bercail lundi, vers 15h30 par un vol transportant également le sélectionneur national, Nouhoum Diané e qui a atterri à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou de Bamako. À leur descente d’avion, les nouveaux vice-champions d’Afrique ont été accueillis avec tous les honneurs par les autorités du pays et plusieurs centaines de supporters. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher et le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré « Bavieux », qui étaient à Yaoundé avec les joueurs figuraient parmi la délégation. Dès l’apparition des joueurs, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) a donné le ton en chantant l’Hymne nationale. Suivra, une séquence d’animation qui va durer une bonne dizaine de minutes, avant que la délégation ne monte à bord du bus, direction, le stade Mamadou Konat, escortée par une foule en liesse. « Les mots nous manquent après cet accueil des Maliens. Nous disons grand merci à nos concitoyens. On voulait remporter cette coupe, mais Dieu en a décidé autrement. C’est la deuxième fois que nous perdons la finale de cette compétition, la troisième fois sera la bonne Inch-Allah », a déclaré le capitaine-keeper, Djigui Diarra. Visiblement ému, le milieu de terrain des Aigles locaux, Moussa Ballo, a dit : « C’est simplement merveilleux. On est fier de porter les couleurs de la Nation. Nous remercions l’ensemble de nos supporters pour leur soutien, sans oublier le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attahe,r et le président de la Femafoot, Mamoutou Touré, qui étaient avec nous durant la compétition ». Siaka Bagayoko «Chato», premier buteur du Mali au CHAN (1-0 contre le Burkina Faso), a également exprimé sa joie et sa fierté de voir autant de monde à l’aéroport pour accueillir l’équipe. « On n’était pas orphelin au Cameroun car on était avec des supporters là-bas. Et en arrivant à Bamako, on est escorté par la police jusqu’au stade, il y a des journalistes partout, c’est fantastique, juste trop bien », a commenté l’arrière latéral des Aigles locaux Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports a salué le parcours réalisé par les joueurs de Nouhoum Diané et adressé ses remerciements aux autorités pour leur soutien et leur accompagnement. « L’équipe nationale locale a fait son travail, l’encadrement a, également, fait son travail et mention spéciale à la Fédération malienne de football qui a tout mis en œuvre pour que l’équipe ramène cette place de deuxième du CHAN. Je tiens à adresser mes sincères remerciements aux supporters et à toute la population malienne qui ont vibré en même temps que nous pendant la durée de la compétition, de Kayes à Kidal et même à l’extérieur du pays », a dit Mossa Ag Attaher. Il a annoncé que le pays prendra en charge le traitement du défenseur central Mamadou Doumbia qui s’est gravement blessé en demi-finale contre la Guinée (double fracture genou-péroné). « Le jeune Mamadou s’est blessé pour la République, nous allons le prendre en charge », a promis le ministre Ag Attaher. À l’instar du ministre de la Jeunesse et des Sports, le président de la Fédération malienne de football a rendu un vibrant hommage aux vice-champions d’Afrique, avant de les exhorter à continuer sur la même lancée. « Le message que j’ai pour ces jeunes, c’est toujours d’avoir l’esprit de combativité, d’incarner les valeurs sociétales de notre pays, se comporter en digne Malien. C’est ce qu’ils ont fait tout au long du CHAN. Cette compétition, qui vient de s’achever au Cameroun, nous a permis de comprendre que si nous sommes unis, nous pouvons tout faire », a dit Mamoutou Touré « Bavieux ». Il a remercié le ministre de la Jeunesse et des Sports pour son engagement patriotique d’avoir tenu à être aux côtés des enfants, d’être venu au stade pour galvaniser les joueurs dans un cadre convivial. « Aujourd’hui le résultat est là », s’est-il réjoui. Après le cérémonial d’accueil, les vice-champions d’Afrique ont embarqué à bord d’un bus qui sera escorté par une foule en liesse jusqu’au stade Mamadou Konaté. A leur arrivée au stade, Nouhoum Diané et ses joeurs ont été accueillis par plusieurs centaines de supporters présents dans les gradins. Parmi les spectateurs, il y avait, également, des artistes qui ont chanté à la gloire de la sélection nationale. Une journée mémorable que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers n’oublieront pas de sitôt. SSK (AMAP)
Covid-19 au Mali : Baisse du nombre de la contamination avec seulement 5 cas enregistrés, lundi
Bamako, 9 février (AMAP) Le nombre de contamination à la Covid- 19 a baissé lundi avec seulement 5 cas enregistrés sur l’ensemble du territoire national, a appris l’AMAP de source proche des services sanitaires. Ces 5 nouveaux cas qui ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Kidal et le district de Bamako portent le nombre total de la contamination à 8181 dont 6071 guérisons et 339 décès. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 940 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Niono (Centre) : Arrêt de travail dans les établissements scolaires
Niono 08 fév (AMAP) Les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016, de la Région de Ségou (Centre), ont observé un arrêt de travail dans tous les établissements scolaires (préscolaire, fondamental et secondaire) à partir de lundi, pour réclamer leur salaires. Les syndicats ont décidé, désormais, d’observer automatiquement un arrêt de travail si les salaires ne sont payés, au plus tard, le 25 du mois. Ils ont exigé « des sanctions appropriées’ à l’encontre des responsables impliqués dans le traitement des salaires des enseignants des collectivités territoriales de la Région de Ségou. Selon nos sources, la grève a été largement suivie dans le fondamental. Par contre, au secondaire, elle n’est pas observée. MS/MD (AMAP)
Koro (Centre) : Reprise du trafic routier entre le Mali et le Burkina Faso sur la RN15

Koro, 9 fév (AMAP) Un premier convoi de véhicules, en provenance du Burkina Faso, par la Route nationale (RN15), est arrivé, vendredi, à Koro (Mali), sans incident, après plus d’une année d’interruption, a constaté l’AMAP sur place. L’implication des autorités administratives, politiques et coutumières des deux pays a permis la reprise du trafic routier entre le Mali et le Burkina Faso. Conduit par le 1er adjoint au maire de Thiou (Burkina Faso), Ouédraogo Adama, le convoi d’une dizaine de camions a été accueilli par les autorités locales au niveau du bureau des douanes de Koro. L’ambiance était aux retrouvailles entre commerçants et transporteurs des deux pays, séparés depuis plus d’une année, suite à l’arrêt du trafic routier sur la RN15. Cette route, qui est la principale voie de ravitaillement de la Région de Mopti (Centre) et une grande partie des Régions de Gao et de Ségou, avait été fermée au trafic à cause de l’insécurité et du sabotage des ouvrages routiers (ponts) de part et d’autres de la frontière. Sa fermeture a beaucoup impacté le quotidien des populations et l’économie locale. Le 1er adjoint au maire de Thiou a exprimé sa joie de retrouver ses frères maliens mais aussi sa reconnaissance pour la qualité de l’accueil réservé à sa délégation. « J’ai tenu à accompagner mes compatriotes jusqu’à Koro pour participer à la foire hebdomadaire. C’est un jour historique pour nous tous, car ce jour marque la reprise des échanges commerciaux entre nos deux pays après des périodes difficiles’, a dit Ouédraogo Adama. Le président de la Chambre de commerce de Koro, tout en souhaitant la bienvenue à la délégation burkinabè, a remercié les autorités des deux pays pour leur implication pour l’ouverture de la route. « Les autorités ont entendu notre cri de cœur et nous sommes très contents de voir le premier convoi de véhicules franchir la frontière. Nous souhaitons que cela continue et, pour cela, nous avons toujours besoin de l’accompagnement de nos autorités », a-t-il dit. Le représentant du Syndicat des transporteurs a saisi l’occasion pour demander aux autorités présentes à la cérémonie, de s’impliquer pour la réparation des ponts sabotés de part et d’autres de la frontière. Le bonheur de se retrouver et la joie de pouvoir, désormais faire des échanges commerciaux avec le voisin, se lisaient sur tous les visages. Autorités administratives, politiques, coutumières, douaniers, transitaires, commerçants, transporteurs, toutes les couches socioprofessionnelles, se réjouissent de la reprise du trafic sur le tronçon Koro-Ouahigouya. MN/MD (AMAP)
Bankass (Centre) : Signature d’un accord de paix entre des communautés
Bankass, 9 fév (AMAP) Les communautés dogon, peulh et dafing de sept communes du Centre ont signé, dimanche, à Diallassagou (Centre), un accord pour mettre fin à toutes les violences intercommunautaires et ont mis en place un comité de suivi de cet accord, a constaté l’AMAP. Les représentants des communes de Ouenkoro, Sokoura Diallassagou, Tori, Lessagou, Koulogon, Soubala, ont paraphé le document, au cours d’une cérémonie organisée par l’ONG Dialogue humanaitaire (HD) a organisé dans la salle de conférence de la mairie de Diallassagou. Les deux représentants de l’ONG, Modibo Kodio et Saloum, Barry, ont fait indiqué que les clauses de l’accord portent sur le dépôt des armes, la libre circulation des personnes et de leurs biens, le pardon mutuel, la réouverture des écoles fermées, le retour des déplacés. En présence des autorités venues de Bankass et de Bamako ainsi que des notables venus de Tori, les trois communautés ont accepté les clauses de l’accord. Ensuite, Harouna Sangaré, responsable politique de la région et le président du Conseil de cercle, Amadou Yaro, ont appelé, à tour de rôle, une trentaine de personnes, pour la signature. Un comité de suivi de quinze membres a été mis en place pour le respect des engagements de toutes parties. Des contributions d’une valeur de (250.000f) ont été collectées sur place pour le bon fonctionnement du comité de suivi. HD intervient pour la paix et la stabilité au Mali, en général et dans la Région de Mopti (Centre), en particulier. C’est ainsi qu’elle a regroupé les communautés des sept communes pour la signature de cet accord de paix. AKG/MD (AMAP)
Fin des Assises nationales sur le coton : De fortes recommandations
Bamako, 9 fév (AMAP) Les Assises nationales sur le coton, qui ont pris fin, lundi, à Bamako, ont recommandé de valoriser la production nationale par le renforcement des capacités des unités de production existantes. Réunis au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les acteurs de la filière coton, ont également proposé de construire de nouvelles unités de transformation et d’accompagner les tisserands traditionnels. Les Assises nationales sur le coton ont pour objectif de contribuer à la relance de la culture du coton au Mali, en vue de la rendre plus résiliente, compétitive et durable. Les travaux ont, également, retenu, pour la gouvernance des organisations, de séparer les fonctions des syndicats de celles des unions de coopératives, d’accorder une importance particulière aux activités de soutien à la filière cotonnière, de prendre en compte l’Office de la haute vallée du fleuve Niger (OHVN) au niveau de l’Inter Profession Coton (IPC), d’adopter une nouvelle clé de répartition du supplément de rémunération et des frais de fonctionnement du coton graine des structures coopératives au bénéfice des producteurs à la base. Concernant le mécanisme d’approvisionnement et de financement des intrants et la subvention de l’Etat aux producteurs de coton, les participants ont recommandé, notamment, le maintien de la subvention sur les engrais sous sa forme actuelle (subvention sur le prix des engrais) pour relancer la production cotonnière dès la campagne agricole 2021/2022. Ils ont retenu le transfert de la subvention sur le prix à la production, à partir de la campagne agricole 2022/2023, le transfert à la CMDT, de la fonction d’approvisionnement en intrants de qualité sur une période de deux ou cinq ans, au regard des insuffisances actuelles du GIE et de l’ampleur des questions de gouvernance qui ont contribué à détériorer le climat de confiance entre les producteurs. Désormais, les organisations de producteurs seront impliquées dans le processus d’acquisition et veilleront à la transparence des opérations, ont recommencé les participants. Ils ont exhorté le gouvernement à s’impliquer, davantage, dans le contrôle de la subvention des intrants agricoles. Pour la relance de la culture du coton les participants ont proposé, entre autres, de fixer un prix incitatif au kilogramme de coton graine et diminuer, autant que possible, le prix des intrants et des matériels agricoles, rendre gratuites les semences de coton aux producteurs, promouvoir la culture du coton bio pour répondre aux exigences de l’évolution du marché mondial, mobiliser des ressources nécessaires au financement des mesures d’adaptation et d’atténuation auprès du fonds climat, du fonds vert climat et d’autres partenaires techniques et financiers pour renforcer la résilience des producteurs de coton aux effets néfastes des changements climatiques. Au regard de leur pertinence, les participants ont, aussi, exhorté le gouvernement à la mise en place d’une commission de suivi des recommandations des assises régionales. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mohamed Ag Mahamoud, a souligné que l’originalité de ces assises réside surtout dans l’inclusivité de la démarche « qui a consisté à faire remonter les propositions de solutions de sorties de crises de la base au sommet ». Le Ministre, qui avait à ses côtés le Président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, a dit l’engagement de son département à mettre en œuvre les recommandations, en rapport avec l’ensemble des acteurs de la filière et avec l’accompagnement politique des autorités du pays. « Le coton malien peut et doit reconquérir sa place de leader au niveau sous régional et en Afrique. Le secteur coton doit se surpasser et aider le Mali à briser le cercle vicieux de la pauvreté et de la précarité », a dit le chef du département de l’Agriculture. Et d’affirmer que l’investissement dans la promotion d’un secteur de coton résilient, compétitif et durable est un levier fort pour l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD-1 et 2) à l’horizon 2030. Dans son allocution, le Chef du gouvernement, Moctar Ouane représentant du Président de la transition, Bah N’Daw, a salué la bonne organisation des travaux et la qualité des contributions des uns et des autres. Il s’est surtout réjoui de l’esprit constructif qui a présidé tout au long de l’exercice. « Les présentes assises ont révélé, de nouveau, la centralité de la filière coton dans l’Economie malienne, à travers son apport dans la création et la redistribution de revenus sûrs et importants aux producteurs de coton, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, le financement d’infrastructures sociales de base dans les zones d’intervention de la CMDT et de l’OHVN ainsi que dans la dynamisation de multiples branches de l’économie nationale » a-t-il dit. Moctar Ouane a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre de projets et programmes. Il a donné l’assurance que le gouvernement continue d’accorder un ordre de priorité élevé à la filière coton, dans le cadre de la réalisation « de nos politiques et stratégies définies dans la Loi d’orientation agricole, le Cadre stratégique pour la relance et le développement durable (CREDD 2019-2023) et la Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (POLNSAN) ». ADS/MD (AMAP)
Denrées alimentaires: La baisse du prix de la farine et du pain en négociations
Par Cheick M. TRAORÉ Bamako, 8 fév (AMAP) Depuis près d’une semaine, les Bamakois paient la miche de pain de 300 g à 300 Fcfa, contre 250 Fcfa habituellement, soit une augmentation de 50 Fcfa. La baguette de 150 g qui coûtait 125 Fcfa, est désormais cédée à 150 Fcfa. Cette hausse, jugée excessive par les ménages, a été orchestrée par la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali (FSBPM) et affiliés. Certains d’entre eux avaient même observé un arrêt de travail de 48 heures, la semaine dernière, pour manifester leur mécontentement face à la hausse du prix du sac de farine. «Depuis 2011, nous avons convenu avec le gouvernement que lorsque le prix du sac de 50 kg de la farine de blé reste entre 18.000 et 22.500 Fcfa le prix du pain est fixé à 300 Fcfa pour la baguette de 300 g et 150 Fcfa pour la baguette de 150 g», nous avait expliqué le secrétaire général de la FSBPM, Ahmed Dembélé, lors de la grève de deux jours. Et il est constaté une augmentation progressive du cours du blé sur le marché mondial depuis le 3è trimestre 2020. Le prix du blé tendre ou froment, matière première de la farine boulangère, s’est établi à 280 euros (environ 182.000 Fcfa) la tonne, contre 164 euros (environ 107.000 Fcfa) la tonne au mois de mars 2020. «Cette tendance devra se poursuivre jusqu’à la prochaine récolte prévue le mois de juillet 2021», analysent les services en charge du Commerce au Mali. Les industriels ont, selon ces structures, évoqué, entres autres, la hausse des frais de transport terrestre et maritime, et des frais financiers auprès des banques maliennes. Ils se disent, en conséquence, dans l’obligation de décider de la hausse du prix de la farine locale de 17.500 Fcfa à 19.000 Fcfa voire 20.000 Fcfa. Cela il y a deux semaines. Face à cette situation le cadre de concertation de la filière blé/farine/pain a également enclenché la présente hausse du prix de la baguette de pain. Pour faire face à la situation, le ministre en charge du Commerce et son collègue de l’Economie et des Finances ont rencontré les acteurs de la filière. Objectif : rechercher des solutions équilibrées pour stabiliser les prix. «Après avoir écouté les acteurs, les membres du gouvernement, entourés de leurs proches collaborateurs, ont promis d’examiner tous les leviers économiques et fiscaux pour atténuer les effets de l’augmentation des prix mondiaux du blé sur la farine produite localement et par ricochet celui du prix du pain afin d’éviter l’enlisement des prix», assure une note du ministère en charge du Commerce. Il précise qu’une rencontre avec les secteurs des finances est programmée à cet effet. En ce sens, le gouvernement entend faciliter l’accès de nos industries (il en existe au moins quatre) à la matière première qu’elles transformeront sur place pour permettre aux boulangers et commerçants d’avoir la farine made in Mali à un coût abordable. Cette proposition salutaire prend à contre-pieds les stratégies classiques et taillées sur mesure visant à encourager, en de pareille circonstance, l’importation de farine (produit fini), en renoncer à des taxes au niveau du cordon douanier notamment. Elle permettra, sans doute, de booster l’économie à travers les impôts payés à l’Etat, la production locale, créer des emplois pour les jeunes… Ainsi dans les jours à venir, les consommateurs pourraient «retrouver leur baguette de pain, respectant les normes de qualité, à un prix compatible avec leur pouvoir d’achat». Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang, a rencontré, en fin de semaine dernière, les boulangers et livreurs de pain dans ce sens, en présence des membres du Cadre de concertation pour la commercialisation du pain en vue de trouver des solutions à la hausse des prix de la farine boulangère et du pain, assure ledit département. Il précise que «des efforts ont été demandés à chaque partie du maillon de la filière pour atténuer les effets de l’envolée du prix du blé sur le marché international.» Toutefois, la solution définitive passera indéniablement par la création d’unités industrielles à mesure de réponde à la forte demande. Notre pays dispose de terres arables en abondance. Des opérateurs économiques se sont déjà lancés dans la production de blé, notamment la Société M3. Il reste la volonté politique pour faire de notre pays l’un des principaux producteurs de blé sur le continent.
Nouvelle baisse des infections de Covid-19 au Mali: Cinq cas et un décès lundi
Bamako, 8 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, cinq nouveaux cas de Covid-19, sur un total 491 échantillons prélevés et un décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Au même moment, on note cinq patients guéris au cours des dernières 24 heures, D’après les données ministérielles, les malades du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale) et celle de Kidal (Nord) avec respectivement un cas chacune. “Les deux autres infections ont été diagnostiquées dans les Communes lll et lV du District de Bamako”, précise le communiqué ministériel. Au total, le Mali enregistre 8.181 cas positifs, 6.071 patients guéris contre 339 décès dont plus de 270 survenus dans les centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)

