14ème Journée mondiale de lutte contre le paludisme : Le paludisme a un peu freiné dans son évolution vers l’élimination (dixit directeur PNLP)

Bamako, 27 avril (AMAP) Le Mali, à l’instar de la Communauté internationale, a célébré la 14ème journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril2021, sous le thème « Zéro palu, tirer un trait sur le paludisme », a appris l’AMAP de source officielle. En prélude des activités, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a organisé, mercredi dernier au Grand Hôtel, une conférence de presse sur la situation de la lutte épidémiologique de la maladie dans notre pays. La rencontre s’est déroulée en présence du représentant du ministère de la Santé et du Développement social, Markatié Dao, du point focal paludisme à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Boubacar Sidibé et du directeur général du PNLP, Dr Idrissa Cissé. Etaient également présents Dr Issaka Sagara, chercheur au Malaria Research and training center (MRTC), le Centre de recherche et de formation sur le paludisme du prestigieux parasitologue, feu Pr Ogobara Doumbo. Le directeur du PNLP, Dr Idrissa Cissé, dans sa présentation, a déclaré que pendant ces deux dernières années, le paludisme a un peu freiné dans son évolution vers l’élimination, d’où le thème de cette année qui vise à attirer l’attention sur la nécessité d’accroître encore les efforts de lutte contre cette maladie tropicale, avant d’explique que la croisade contre le phénomène intègre les priorités gouvernementales. Dr Idrissa Cissé a également souligné l’engagement des autorités dans la lutte contre le paludisme. Ce qui justifie, selon lui, l’adhésion de notre pays à plusieurs initiatives internationales telles que la couverture universelle aux interventions de lutte contre le paludisme suite à l’appel du secrétaire général des Nations unies en 2008 et l’Initiative Roll back Malaria. Le directeur du PNLP a saisi l’occasion pour dresser le tableau épidémiologique du paludisme dans notre pays. L’Enquête démographique et de santé (EDS-M VI) de 2018 indique que la prévalence du paludisme au Mali est de 19% au niveau national et varie dans les régions. La prévalence est de 1% à Bamako tandis que Sikasso enregistre la plus grande prévalence, soit 30%.  Le conférencier a également noté que selon le Système local d’information sanitaire (SLIS 2020), le paludisme est la première cause de morbidité (34%) et de mortalité (22%) dans notre pays. Au cours de la même année, notre pays a enregistré 2.666.266 cas confirmés de paludisme, 843.961 cas graves et 1.708 décès dont une létalité hospitalière de 2%.   Le directeur du PNLP Dr Cissé a, par ailleurs, affirmé que les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les couches les plus affectées à l’échelle nationale par cette endémie majeure. Il a aussi rappelé que la stratégie de lutte contre le paludisme dans notre pays est axée sur la prévention, la prise en charge des cas, la gestion des épidémies, l’accès aux intrants de lutte contre le paludisme et les stratégies de soutien. Les actions accomplies dans ce sens concernent notamment la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide (Mild), la pulvérisation intra domiciliaire, la gratuité de la sulfadoxine pyriméthamine (SP) pour la prévention du paludisme chez les femmes enceintes et le pré-positionnement des médicaments et des autres intrants au niveau des districts sanitaires. S’y ajoute la gratuité universelle du Mild pour toute la population chaque trois ans. Dr Idrissa Cissé a reconnu que de nombreux défis restent à relever dont, entre autres, la mobilisation des ressources financières internes, la disponibilité permanente des intrants à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.  Il dira que le Mali fait partie des 11 pays du monde où le paludisme est une charge élevée pour les familles, après avoir affirmé que le palu constitue un problème de santé publique. S’agissant des perspectives, il a souligné que le PNLP développera des stratégies innovantes de mobilisation des ressources financières internes en faveur de la lutte contre le paludisme et renforcera l’organisation de l’offre et de l’utilisation des services. Le point focal du paludisme à l’OMS, Dr Boubacar Sidibé a précisé que l’organisation onusienne a déploré 384.000 décès évitables liés au fléau dans la Région africaine de l’OMS l’année dernière. Or en 2019, cette région africaine concentrait 94% des 229 millions de cas et des 409.000 décès imputables à la maladie dans le monde. Dr Boubacar Sidibé a affirmé que l’augmentation de la résistance des vecteurs aux insecticides dans la Région et la résistance des parasites du paludisme à certains médicaments sont de nouveaux défis qui se profilent à l’horizon. Il s’est réjoui des résultats qui provenant du déploiement à titre expérimental du vaccin antipaludique RTS, S. Il soutient que ce vaccin est un outil prometteur supplémentaire dans la prévention du fléau. Dr Sidibé a enfin souligné que des mesures urgentes doivent être prises pour se rapprocher des objectifs mondiaux de réduction de 90% du nombre de cas et de décès dus au paludisme d’ici l’horizon 2030. Dans le programme de cette 14ème édition, il y a eu aussi bien à Bamako que dans de nombreuses localités de l’intérieur du pays, des journées scientifiques et des débats, entre autres. KM (AMAP)

Mali : Un deuil national de trois jours décrété en hommage au Maréchal Idriss Déby Itno

Bamako, 21 avril (AMAP) Un deuil national de trois jours, à compter de ce mercredi, 21 avril à zéro, a été décrété par le Gouvernement du Mali, en hommage au président du Tchad, Idriss Déby Itno, décédé le mardi 20 avril, a appris l’AMAP de source officielle. Cette annonce a été faite, à travers le décret 0262/PT-RM du 20 avril 2021, signé du président de la Transition, Bah N’Daw. Le président du Tchad, le Maréchal Idriss Déby Irno, est décédé mardi des suites d’une blessure au front, dans la lutte contre un groupe de rebelles ayant attaqué son pays, en provenance de la Libye. KM (AMAP)

Le Mali progresse de 9 places dans le classement mondial de la liberté de la presse

Bamako, 20 avr (AMAP) Le Mali arrive 99e pays sur 180, contre la 108e place en 2020, soit une progression de neuf places dans le classement mondial 2021 de la liberté de la presse de Reporter sans frontière (RSF) rendu public mardi. Malgré cette avancée, RSF estime que des journalistes sont toujours victimes de l’insécurité au Mali. « Bien que les atteintes à l’encontre des journalistes aient diminué, la liberté de la presse demeure fragile. À l’insécurité très pesante liée à la menace terroriste est venu s’ajouter, en août 2020, un coup d’Etat militaire », précise le rapport. Et d’ajouter que « les possibilités accrues de contrôle des médias, justifiées par la situation sanitaire, ont contribué à accentuer les inquiétudes de la profession, qui attend des nouvelles autorités de transition qu’elles consacrent enfin la dépénalisation des délits de presse ». « Les critiques de l’armée peuvent conduire à une arrestation et à une inculpation pour propos démobilisateurs de troupes », indique le rapport. Avant de déplorer que les médias maliens soient soumis à des pressions officielles sur les questions traitant de la sécurité. Toutefois, RSF se réjouit du « grand pluralisme de la presse malienne ». Mais le document regrette le « manque cruel de moyens” d’une presse qui “peine à s’affranchir des diktats éditoriaux de ses promoteurs ». L’ONG internationale pointe du doigt le non aboutissement de l’enquête, sept ans après l’assassinat de deux journalistes de RFI à Kidal (Nord). Ainsi que la mort d’un journaliste à Tombouctou en 2015, la prise d’otage d’un autre dans le Centre du pays fin 2018. La disparition de Birama Touré, depuis janvier 2016 est, également.mentionnée dans le document. SS/MD (AMAP)

Mali: message de condoléances du président Bah N’Daw suite au décès du Maréchal Idriss Deby Itno

« Je viens d’apprendre avec une profonde tristesse le décès brutal, au combat, les armes à la main de notre frère et ami, le Maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno, président de la République, Chef de l’État, Chef suprême des armées du Tchad. En cette douloureuse circonstance, je m’incline devant sa mémoire. J’adresse au peuple, aux Autorités tchadiennes et à la famille de l’illustre disparu, mes condoléances les plus attristées. La disparition du président Idriss Deby Itno est une lourde perte, non seulement pour son pays, le Tchad pour lequel il est allé jusqu’au sacrifice suprême, mais aussi pour la région sahélienne et l’Afrique. Il s’est illustré dans notre histoire récente qu’il a d’ailleurs contribué à façonner par son engagement et sa vision d’une Afrique unie et forte. En ces moments de grande tristesse, le peuple et le gouvernement du Mali témoignent de leur reconnaissance et de leur gratitude au peuple et au gouvernement du Tchad pour le soutien multiforme apporté, sous la direction du Maréchal à la paix, à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme au Sahel. Puisse Allah l’accueillir dans son Paradis Firdaws ».

Tchad : le fils de Déby, le général Mahamet Idriss Déby Itno prend le pouvoir

Bamako, 20 avr (AMAP) Les autorités tchadiennes ont mis en place un conseil militaire présidé par le général Mahamat Idriss Déby Itno, qui esr le fils de Idriss Déby et est chargé de remplacer le président défunt, a annoncé l’Armée à la radio d’Etat. Il a été désigné pour diriger cette instance de transition, moins de 24 heures après la disparition de son père, le maréchal Idriss Deby Itno, âgé de 68 ans, mort des suites des blessures lors de combats contre des rebelles. Âgé de 37 ans, Mahamat Idriss Déby Itno dit Mahamat Kaka va diriger la Transition pour une durée de 18 mois, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. En attendant, les frontières tchadiennes restent fermées après la mort du président Idriss Déby. TC/MD (AMAP)

Le président tchadien Idriss Déby Itno mort des suites de blessures au combat

Bamako, 20 avr (AMAP) Le président tchadien Idriss Déby Itno est décédé, mardi, des suites de blessures alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles, a annoncé le porte-parole de l’Armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à la télévision nationale, TV Tchad. « Le président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des Armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad », a dit le général Azem Bermandoa Agouna Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, a été grièvement blessé dans le Nord, durant le week-end, a annoncé le porte-parole de l’Armée sur la télévision d’Etat. Âgé de 68 ans, le président tchadien venait tout juste d’être réélu pour un 6è mandat, avec 79,32% des suffrages exprimés, selon des résultats provisoires énoncés lundi soir par l’instance électorale nationale. TC/MD (AMAP)

Nara : Un véhicule enlevé et ses occupants dépouillés par des hommes armés non identifiés

Nara, 20 avril (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont attaqué samedi une mission de l’ONG AFAD vers Kaloumba, sur l’axe Nara et Moudiah, faisant descendre les occupants de l’engin, les dépouillant de tous leurs biens, composés d’ordinateurs, de téléphones portables et de l’argent avant d’emporter leur véhicule 4X4 immatriculé AA 3122 MD, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source des hommes armés non identifiés ont attaqué vers 8H l’équipe de la mission de l’AFAD, dépouillant ses occupants avant d’emporter leur véhicule. Ce genre d’attaque est très récurent sur le tronçon Nara-Mourdiah selon notre source qui déclare que de janvier 2021 au 17 avril 2021 sept (7) véhicules ont été emportés dans les mêmes circonstances et sur le même axe. BC/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : Les services sanitaires ont enregistré 75 cas positifs lundi

Bamako, 20 avril (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi, 75 cas positifs à la Covid-19, portant le nombre total à 13. 145 au Mali dont 7493 guérisons et 441 décès, a appris l’AMAP de source sanitaire. Ces 75 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 2819 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Mali: Non-lieu pour les personnalités accusées dans l’affaire de complot contre le pouvoir

Bamako, 20 avr (AMAP) Les six personnalités dont le chroniqueur vedette Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath, inculpes pour « déstabilisation de la Transition et complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs et outrage contre la personne du chef de l’État» ont retrouvé, lundi, la liberté après que la Cour suprême a confirmé la demande d’annulation des poursuites contre les accusés et ordonné leur libération immédiate. Au cours de son audience de lundi 19 avril 2021, la Chambre criminelle de la Cour suprême, en tant que la plus haute juridiction en République du Mali, a rejeté le pourvoi en cassation du procureur général près la Cour d’appel de Bamako, contre l’arrêt de la Chambre d’accusation à l’issue de sa délibération du 02 mars dernier. Dans cette délibération, la chambre d’accusation avait demandé l’annulation de la procédure contre les sept accusés dans cette affaire. « Le rapport qui été entériné aujourd’hui reproche au pourvoi du procureur général le fait qu’aucune des trois raisons avancées dans son mémoire d’ampliatif ne repose sur un des neufs cas d’ouverture à renvoi. Donc la Cour l’a rejeté pour ce motif-là », a expliqué Christian Drissa Diassana. Face à une foule de partisans et de journalistes rassemblés devant la Maison centrale d’arrêt de Bamako, Ras Bath a remercié ses nombreux soutiens et promis de reprendre, dès ce mercredi son émission « grands dossiers ». Afin de continuer à oeuvrer « pour la réussite de la Transition en luttant contre l’injustice et mauvaise gouvernance», a-t-il déclaré. Dans un communiqué publié après cet arrêt, l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé, poursuivi et non détenu dans cette affaire, a salué « une décision de justice qui va permettre à des innocents abusivement détenus depuis près de quatre mois, de recouvrer la liberté et de retrouver leur famille ». En grand nombre devant la Cour suprême, les partisans du chroniqueur Ras Bath ont laissé éclater leur joie à l’annonce de la décision de la plus haute juridiction. La foule a porté en triomphe le chroniqueur qui venait d’être libéré. Ras Bath avait comme coaccusés l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé et cinq autres personnalités. Il s’agit du directeur général du Pari mutuel urbain (PMU-Mali), Vital Robert Diop, du directeur général adjoint de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel (AGEFAU), Aguibou Tall, du payeur général du Trésor public, Mamadou Koné, de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Sékou Traoré, et du receveur général du district de Bamako, Souleymane Kansaye. AT/MD (AMAP)  

Cercle de Niono : Accord de cessez-le-feu définitif entre chasseurs traditionnels et djihadistes

Bamako, 19 avr (AMAP) Les groupes armés de donzos (chasseurs traditionnels) et djihadistes qui font régner l’insécurité dans la circonscription administrative de Niono, (Centre), notamment dans le village de Farabougou, sont parvenus à une entente, le 16 avril dernier, grâce aux efforts du Haut conseil islamique du Mali (HCIM). Dans un communiqué, la commission de bons offices et de médiation du HCIM révèle que l’accord de cessez-le-feu signé entre les «Donzos et les djihadistes, dans le Cercle de Niono, est devenu un accord de cessez-le-feu définitif entre ces deux groupes. Cet accord définitif a été conclu ce vendredi 16 avril dans la forêt de Hadji-wêrè, dans le Cercle de Niono ». Selon la même source, le texte inclut « toutes les clauses de l’Accord du 14 mars dernier, sauf le départ des Forces armées maliennes (FAMa) de Farabougou. De ce fait, le départ de l’Armée n’est plus une condition pour la paix et la réconciliation dans le Cercle de Niono». La Commission, poursuit, le communiqué, remercie le président du HCIM et le ministre de la Réconciliation nationale pour « leur implication personnelle et leur sens élevé pour la paix et la réconciliation, les groupes donzos et djihadistes pour leurs engagements et leur disponibilité à inscrire désormais leurs actions dans l’intérêt des populations du Cercle de Niono ainsi que toutes les bonnes volontés qui ont accompagné les médiateurs du HCIM durant tout le processus de la médiation». Depuis septembre 2020, ce village de la Commune rurale de Dogofri (Cercle de Niono) est devenu tristement célèbre à cause des groupes armés qui ont empêché ses 4000 âmes de mener leurs activités et ont commis des exactions sur la population. Le HCIM que dirige le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haïdara a offert sa médiation. Une commission de bons offices et de médiation conduite par Moussa Boubacar Bah, membre du HCIM, président de Sabati 2012 et ancien ministre, est parvenue à arracher un accord de cessez-le-feu partiel entre les sédentaires et nomades, le 14 mars 2021, à Farabougou. Pour que cet accord se concrétise sur le terrain, les groupes terroristes avaient posé plusieurs conditions parmi lesquelles le départ des Forces armées maliennes (FAMa) de Farabougou. TOUT SAUF LE DÉPART DES FAMa – Cette condition a été jugée inacceptable par les autorités maliennes. Le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, s’est rendu le 12 avril dernier à Farabougou, certainement pour marquer la présence de la force publique dans la localité. Un communiqué de son département précise que cette visite «fut l’occasion pour le ministre de la Réconciliation nationale de transmettre le message de soutien et d’encouragement du gouvernement». «Il s’est dit satisfait de retrouver les populations de Farabougou requinquées, malgré les évènements douloureux qui ont émaillé le secteur », indique le communiqué. Quatre jours après cette visite du ministre Wagué, les belligérants sont parvenus à un accord de cessez-le-feu définitif qui satisfait toutes les parties. Les autorités avaient envoyé un détachement des FAMa sur place, le 15 octobre 2020, pour sécuriser la population. L’opération appelée “Farabougoukalafia”, était conduite par le colonel Assimi Goïta, vice-président de la Transition. Auparavant, l’Armée avait largué des vivres et des médicaments pour secourir rapidement les habitants dans le besoin. Les forces étrangères (Barkhane et Minusma) sont aussi intervenues à Farabougou mais uniquement à titre humanitaire (largage de vivres et de médicaments à la population). SIX CIVILS TUÉS – La présence des FAMa à Farabougou n’a pas permis de contenir les assauts incessants des groupes armés. Ayant quitté le village, ces derniers se sont repliés sur les principaux axes d’accès empêchant les villageois d’aller dans leurs champs où dans d’autres villages, comme Dogofri, chef-lieu de la Commune. Un habitant que nous avions contacté témoignait: « L’axe Dogofry-Farabougou est sous le contrôle des terroristes. Tant que cette voie n’est pas libérée, la population de Farabougou va continuer à souffrir. Il n’y a pas de marché à Farabougou. Les habitants font tous leurs échanges commerciaux au marché de Dogofry… C’est vrai que l’Armée a apporté des vivres et des médicaments, mais ce n’est pas suffisant. Il faut que la route Dogofry-Farabougou soit accessible ». Le blocus des terroristes était devenue une préoccupation aussi bien nationale qu’internationale. Le secrétaire général des Nations unies, dans son rapport sur le Mali en septembre 2020, a écrit: « La situation dans le Centre du Mali reste très préoccupante. Une série de violences graves a été enregistrée dans la région de Ségou où, depuis début octobre, le village de Farabougou et des villages voisins de la Commune de Dogofri, dans le Cercle de Niono, ont été la cible d’attaques et de blocus de la part de ce que l’on présume être des combattants extrémistes. » Le siège et le blocus des villages ont causé la mort d’au moins six civils et fait des dizaines de blessés, et se sont traduits par l’enlèvement d’au moins 20 civils, le déplacement de plus de 2.000 familles des villages des communes de Dogofri, de Mariko, de Siribala et de Sokolo et des vols de bétail. On estime que près de 4.000 personnes sont actuellement bloquées dans le village de Farabougou, privées d’accès aux biens de première nécessité et aux soins de santé et, constamment, menacées de violences. MK/MD (AMAP)