Accord pour la paix et la réconciliation : Vers la redynamisation des actions de défense e de sécurité
Bamako, 10 fév (AMAP) Les travaux de la réunion de niveau décisionnel des parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, se sont ouverts, mardi, à Bamako, pour redynamiser certains aspects de défense et de sécurité. « L’objectif des autorités est de redynamiser les cadres inclusifs de concertations inter maliennes afin de diligenter la mise en œuvre du document et pérenniser la paix, la stabilité et les équilibres politiques et institutionnels, économiques et sociaux du pays », a déclaré le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, qui a présidé la rencontre, rappelant l’attachement du gouvernement à la mise en œuvre intégrale de l’Accord. Cet engagement politique repose, selon lui, sur une exigence de stabilisation progressive de la situation sécuritaire dans le Nord et le Centre du Mali, qui appelle à l’affinement de la compréhension commune de certains aspects de défense et de sécurité « Il s’agit, pour nous, de pallier les retards constatés dans l’exécution de certaines actions en matière de défense et sécurité », a précisé le ministre de la Défense et des Anciens combattants, ajoutant que ces retards s’expliquent en partie par la brièveté des délais, la pandémie de la Covid-19, la non appropriation du processus et des concepts par certaines parties à l’Accord. Sans oublier le manque d’attributions requises à d’autres pour prendre valablement des engagements au sein des différents mécanismes de mise en œuvre de l’Accord. « Il s’agit, pour nous, de trouver ensemble des réponses consensuelles appropriées, nécessaires et réalisables à ces questions, comme nous l’avons fait, maintes fois, lors de nos précédentes réunions…», a indiqué le colonel Camara Il a invité les participants à approfondir la réflexion et prendre des décisions concrètes sur des questions spécifiques susceptibles de faire avancer sensiblement l’application de l’Accord pour une stabilisation du Mali et un retour définitif de la paix. En effet, ces questions tournent autour du « Concept des forces armées et de sécurité reconstituées ; des quotas (civils et militaires) à intégrer dans les corps constitués de l’État (y compris les forces armées et de sécurité) ; du processus de réintégration des combattants anciennement membres des Forces armées et de sécurité S’y ajoute l’intégration des éléments de mouvements signataires, suivant les critères retenus, dans les Forces armées et de sécurité, les services paramilitaires et les fonctions publiques. « Ce sont là autant de défis qui exigent, pour être surmontés, une entente entre nous Maliens », a signalé le ministre Camara. Cette rencontre offre l’occasion de faire un état des lieux des avancées substantielles accomplies dans la mise en œuvre des principales dispositions de l’Accord. Mais aussi, et surtout, de prendre des mesures concrètes pour l’exécution de ce qui reste à réaliser sur la base des actions prioritaires de la feuille de route actualisée du 18 décembre 2020. Cette rencontre est aussi, une opportunité pour parachever les ambitions de l’Accord et assurer, ainsi la préservation de l‘unité nationale, de l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’État du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et de son caractère laïc. Les ministres en charge de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, et de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, étaient présents à la rencontre. L’on notait également la présence de la hiérarchie militaire et des représentants des mouvements signataires de l’Accord B D/MD (AMAP)
Comité d’état-major opérationnel conjoint : Le général Mohamed Ould Bamba Ould Meguett de la Mauritanie aux commandes
Bamako, 10 fév (AMAP) Le président en exercice sortant du Comité d’État-major opérationnel conjoint (CEMOC), le chef d’État-major général des armées maliennes, le général Oumar Diarra, a passé le témoin au rentrant, son homologue de la République islamique de Mauritanie, le général Mohamed Ould Bamba Ould Meguett. C’était à l’issue des travaux de la réunion annuelle du CEMOC, mardi, à Bamako, sous la présidence du général Oumar Diarra. L’organisation, qui regroupe le Mali, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger, s’étend de la frontière libyenne à l’Est à celle du Sahara espagnole à l’Ouest. La zone d’intérêt commune est longue d’environ 1.956 kilomètres. Dans son discours d’ouverture, le chef d’État-major général des armées du Mali, a indiqué que la vocation de cette organisation est d’œuvrer à assurer aux populations de l’espace, les conditions optimales d’un développement harmonieux auquel elles aspirent légitimement. Selon le général Oumar Diarra, cette réunion, faisant suite à la rencontre annuelle de Tamanrasset, fera le point des opérations militaires conjointes transfrontalières (OMCT) effectuées au cours de l’année 2020. « Elle statuera également sur l’état d’avancement des différents projets sécuritaires relevant de l’axe défense et sécurité des États membres du Comité », ajoutera l’officier général. Il a fait savoir que tous les efforts déployés seront vains si la sécurité et la paix ne règnent pas dans l’espace du Comité Auparavant, le chef d’état-major du CEMOC, le colonel-major Abdoul Faye du Mali, avait procédé à la présentation sommaire du Comité conjoint, fait le bilan d’exercice annuel des activités et proposé de meilleures solutions pour la nouvelle année. L’on retient de cette présentation que le CEMOC a pour objectifs de lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée le long des frontières des pays membres ; de favoriser les échanges d’informations en temps réel entre les différentes forces. Pour atteindre les objectifs ci-dessus cités, le Comité d’État-major opérationnel conjoint est chargé, entre autres, de gérer et de maintenir en état de fonctionnement les réseaux de communication radio sécurisée, pour l’échange en temps réel de renseignements et d’informations sécuritaires ; de mettre à jour les documents réglementaires de coordination et de coopération. En termes de difficultés rencontrées lors de l’exercice écoulé, figure en bonne place la non effectivité des rencontres au niveau des bornes frontières en raison de la Covid-19. Mais, aussi, la lenteur du système de géolocalisation dans le cadre des poursuites sécuritaires le long des frontières. En vue d’améliorer le fonctionnement de l’organisation commune, le colonel-major Abdoul Faye a recommandé, entre autres, de rendre opérationnelle la cellule logistique afin d’assurer efficacement les patrouilles ; conjuguer les opérations militaires par les efforts politiques soutenus en vue d’éradiquer le phénomène du terrorisme transfrontalier. De même, prévoir un drapeau CEMOC installé au siège de l’organisation auprès des autres emblèmes nationaux… Pour sa part, le représentant du chef d’État-major de l’armée algérienne a rappelé que les efforts de son pays, ayant trait à la fourniture de matériels et à la formation de composantes maliennes, visent à permettre au Mali, de disposer de potentiels de combat à même de sécuriser notre frontière commune. « Dans ce cadre, l’Algérie est disposée à examiner d’autres demandes en la matière, pour permettre à l’armée malienne de se déployer dans la partie nord de son territoire », a assuré le général-major Kaïdi Mohamed, ajoutant que cette offre concerne également les frères Nigériens et Mauritaniens La cérémonie a enregistré la présence des chefs d’État-major ou représentants des pays membres du CEMOC. AT/MD (AMAP)
Coopération Mali-Chine : 4,5 milliards de fcfa pour financer des projets
Bamako, 10 fév (AMAP) Le gouvernement chinois s’engage à mettre à la disposition du Mali, à titre de don, un montant de 4,5 milliards de Fcfa destiné à financer des projets qui seront déterminés ultérieurement par les deux parties. L’accord de coopération économique et technique a été signé, mardi, au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, et l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, Zhu Liying. La signature de cet accord de coopération économique et technique est la mise en œuvre des huit initiatives du dernier sommet du Forum de coopération sino-africain (Focac), tenu à Beijing les 3 et 4 septembre 2018. Selon le diplomate chinois, l’utilisation de ce montant sera définie, de commun accord, par les parties, de telle sorte qu’il soit bénéfique au développement économique et social du Mali et au renforcement de la capacité de ses institutions. Pour Zhu Liying, c’est un nouveau fruit de l’amitié et de la coopération sincères entre les deux grands pays. L’ambassadeur chinois a, par ailleurs, rassuré que son pays se tiendra toujours aux côtés du Mali. « À tout moment et en toutes circonstances, nous nous prêtons compréhension et soutien mutuels sur tous les dossiers fondamentaux : la sauvegarde de l’unité nationale, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, le maintien de la paix et de la stabilité et le renforcement du développement économique et social », a détaillé Zhu Liying. De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a déclaré que le peuple et le gouvernement maliens sont heureux d’avoir un partenaire constant et soucieux du développement socioéconomique du Mali. « La signature de cet accord de don, a-t-il indiqué, magnifie les excellentes relations de coopération entre la République du Mali et celle populaire de Chine ». Le chef de la diplomatie malienne est persuadé que cet accord ouvrira davantage la voie à d’autres. « Il vient à point nommé et intervient à un moment de crise et de baisse des revenus de l’État dans un contexte marqué par la maladie à coronavirus », a expliqué Zéïni Moulaye, avant d’assurer que le gouvernement veillera à une utilisation rationnelle de cette importante enveloppe. Le ministre Zéïni Moulaye a remercié le gouvernement chinois pour ses nombreux appuis en faveur du Mali, notamment dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 mais, aussi, son apport à la stabilisation du pays. OD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 février 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 février 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction du Centre de Formation du Service national des jeunes à Sounsounkoro dans la Commune rurale de Sanankoroba, Cercle de Kati. Le Service national des jeunes est créé par la loi du 17 juillet 2016 et a pour mission de contribuer, avec d’autres structures à l’éducation et à la formation militaire, civique et professionnelle des jeunes âgés de 18 à 35 ans. Dans le cadre de l’exécution de cette mission, le Service national des jeunes est confronté au manque d’infrastructures adéquates pour accueillir les auditeurs en nombre suffisant et répondre au besoin croissant de formation. En vue de doter le service d’un centre de formation adéquat, une parcelle de terrain, d’une superficie de 50 hectares environ a été identifiée dans la localité de Sounsounkoro, Commune rurale de Sanankoroba. La réalisation des travaux de construction du Centre de formation du Service national des Jeunes sur cette parcelle empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de l’hôpital de Koulikoro. Le Programme de développement social et sanitaire prévoit le renforcement des infrastructures sanitaires à travers, notamment la construction d’hôpitaux modernes dans certaines régions du Mali dont la région de Koulikoro. Le nouvel hôpital de Koulikoro sera bâti sur une superficie de 15 hectares environ. Sa construction permettra d’améliorer la prise en charge sanitaire des populations de Koulikoro et de réduire le nombre d’évacuations sanitaires vers les hôpitaux de Bamako. La réalisation des travaux de construction empiète sur certaines propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. un projet de décret portant affectation au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°136 du Cercle de Mopti. La parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°136 du Cercle de Mopti, d’une superficie de 01 hectare 05 ares 00 centiare, sise à Sévaré, Commune urbaine de Mopti, est destinée à la construction de l’Antenne du Pôle judicaire spécialisé de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité transfrontalière à Mopti. Le projet de construction s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. La réalisation du projet bénéficie de la contribution de l’Union Européenne à travers le projet «Soutien à la composante Police de la Force du G5 Sahel». AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS Sur le rapport du ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction nationale de l’Industrie et des Directions régionales de l’Industrie. La Direction nationale de l’Industrie est créée par Ordonnance n°2012-015/P-RM du 19 mars 2012 et a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de développement dans le domaine de l’Industrie et de veiller à sa mise en œuvre. Elle est représentée au niveau régional par des Directions régionales créées par le Décret n°2012-185/P-RM du 21 mars 2012. Les projets de décrets adoptés prennent en compte les nouvelles régions et ouvrent les cadres organiques à d’autres corps de la Fonction Publique pour tenir compte de la transversalité du secteur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Etablissement public hospitalier dénommé « CLINIQUE PERINATALE MOHAMED VI DE BAMAKO ». Dans le cadre de la coopération au développement, le Royaume du Maroc a construit, équipé et offert au Mali un hôpital spécialisé de troisième référence dénommé «Clinique Périnatale Mohamed VI de Bamako». Les projets de textes adoptés consacrent la création, l’organisation et les modalités de fonctionnement de la clinique sous la forme d’un établissement public hospitalier dont l’opérationnalisation contribuera à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Inspecteurs des Services judiciaires : Monsieur Adama SAMAKE, Magistrat Monsieur Lancine KEBE, Magistrat ; Monsieur Mahamoudou HAIDARA, Magistrat ; Monsieur Kemaro KANAKOMO, Magistrat ; Monsieur Amadou TOURE, Magistrat ; Monsieur Dramane BARRE, Magistrat ; Monsieur Diakaridia Issa GOITA, Magistrat ; Monsieur Hamzata HAIDARA, Magistrat. Président de la Section Judiciaire à la Cour Suprême : Monsieur Fatoma THERA, Magistrat. Conseillers à la Section Judiciaire à la Cour Suprême : Monsieur Hamidou BANAHARI MAIGA, Magistrat ; Monsieur Aboubacar DIENTA, Magistrat ; Monsieur Issa TRAORE, Magistrat ; Monsieur Tiécoura MALLE, Magistrat ; Monsieur Amadou HAMADOUN, Magistrat ; Monsieur N’Gouan Tahirou DIAKITE, Magistrat ; Monsieur Youssouf FOFANA, Magistrat ; Monsieur Ibrahim Marga MAIGA, Magistrat. Président de la Section Administrative à la Cour Suprême : Monsieur Madassalia MAIGA, Magistrat ; Conseillers à la Section des Comptes à la Cour Suprême : Monsieur Mohamed Lamine COULIBALY, Inspecteur des Finances ; Monsieur Soumaïla TRAORE, Inspecteur du Trésor ; Monsieur Lamine KONATE, Inspecteur des Services économiques ; Monsieur Bakary DIARRA dit Bô, Inspecteur des Services économiques. Procureur Général à la Cour Suprême : Monsieur Mamadou TIMBO, Magistrat. Premier Avocat Général à la Cour Suprême : Monsieur Cheick Mohamed Chérif KONE, Magistrat. Avocat Général à la Cour
Crise au Mali : La protection des civils, maillon faible de l’action onusienne
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 10 fév (AMAP) Le 29 juin 2020, le Conseil de sécurité a prolongé le mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une année supplémentaire, en maintenant ses 13.289 soldats et 1920 policiers. Sa principale priorité stratégique reste l’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, piloté par un Comité de suivi, lequel se réunira, ce jeudi, à Kidal, dans le Nord du Mali, pour la première fois. En prélude à cet événement inédit, l’AMAP fait un gros plan sur la Mission onusienne dont l’action devrait être considérable dans la protection des civils devenus la cible des groupes armés terroristes, particulièrement, dans les Régions de Mopti et Ségou, dans le Centre du Mali. Sans doute, la MINUSMA fait un travail remarquable de soutien au processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui prend en compte les dimensions politique et institutionnelle de la crise et les aspects touchant la gouvernance, la sécurité, le développement et la réconciliation. Ce qui a permis d’engranger des résultats sur le terrain. La prochaine session du Comité de suivi de l’accord (CSA), spécialement prévue à Kidal, sera certainement l’occasion de faire un bond en avant. Cependant, les acquis de ce processus de paix, en lequel tout le monde voudrait voir une panacée à la crise, sont quelque peu assombris par la situation sécuritaire dans les Régions de Mopti et Ségou. Nul besoin de rappeler que la MINUSMA n’est pas un outil de guerre et qu’à cet égard, ses éléments n’ont aucunement mandat d’aller au combat contre les groupes armés. Cependant, aujourd’hui, l’efficacité et l’efficience des efforts de la Mission onusienne devraient trouver dans le travail des Casques bleus leur expression la plus visible, à travers une réelle protection des civils contre des groupes armés qui recourent à des méthodes guerrières répugnantes. Tueries de masse, cheptel enlevé, rizières et champs de mil incendiés au moment des récoltes… font l’actualité des Régions de Mopti et de Ségou ces dernières années. Sans compter des milliers de personnes forcées à l’exode, abandonnant villages et champs. Le dernier rapport du Cadre harmonisé de novembre 2020 annonce, pour la période de soudure agricole (juin à août 2021), 955.000 personnes en insécurité alimentaire. L’ampleur du drame devrait amener à faire de la protection des civils une priorité. Et contribuer ainsi à atténuer l’exaspération de ces agriculteurs et éleveurs dans la précarité qui servent désormais de munitions au terrorisme. Hélas ! Le partenaire fait mine de battre sa coulpe à coup d’enquêtes, de communiqués de condamnation et de discours sur les responsabilités en matière de protection des populations. La rhétorique sur la responsabilité première de l’État n’est certes pas dénudée de sens, mais il n’en demeure pas moins que c’est aussi le devoir de la communauté internationale de prévenir la violence dans les zones où les forces nationales sont dans l’incapacité de le faire. RÉDUIRE LES VIOLENCES – Les différentes résolutions du Conseil de sécurité rappellent cette part de responsabilité. On parlait, par exemple, dans la Résolution 2423 (2018) de « patrouilles énergiques et efficaces dans les zones où les civils sont en danger », et on en vient à prioriser en 2019 (Résolution 2480) des « mesures évolutives, souples, énergiques et proactives pour protéger les civils ». Puis dans la résolution 2531 (2020), le Conseil demande, « instamment aux autorités maliennes de prendre rapidement des mesures pour protéger les civils… Et à la MINUSMA, une protection des civils sous une menace imminente de violence physique…» Le progrès dans le discours est tout à fait considérable, chacun doit en convenir ! Dans la pratique, soutient-on au sein de la Mission, plusieurs opérations militaires ont été lancées pour contribuer à réduire les violences sur les populations et à ramener le calme dans les zones où les tensions communautaires sont signalées. Durant les six derniers mois (jusqu’au 26 janvier 2021), plus de 691 patrouilles auraient été réalisées dans le cadre de l’opération Buffalo. En plus de ce dispositif, les Casques bleus ont conduit une série d’opérations dites proactives qui auraient permis de desserrer l’étau des groupes armés terroristes sur les populations civiles. On souligne, également, le déploiement de moyens pour dissuader les attaques et protéger les civils, notamment à la suite d’alertes reçues à travers la ligne verte gratuite qui a été lancée à Mopti, depuis le 16 janvier 2020. Pour autant, la MINUSMA ne demeure pas moins, aux yeux de la majorité des populations de Mopti, qu’un adepte du faire semblant. « Les Casques bleus ne répondent presque jamais aux alertes. On les informe des menaces, mais ils ne font rien » », fulmine Mamadou Goudienkilé, membre du groupe d’autodéfense Dana Ambassagou. Dramane Yalkouyé de l’Association Ginna Dogon renchérit : « Les organisations de la société civile ont plusieurs fois rencontré la MINUSMA sur la question de protection. Mais, il n’y a pas de suivi. Il n’y a jamais de retour même quand on leur donne des informations vérifiables sur le terrain. A la limite, je crois que ces rencontres sont justes organisées pour la forme ». Ces sentiments sont largement partagés dans la région. Une combinaison de facteurs – que ce soit le manque de réactivité de la Mission, réel et perçu, ou une manipulation politique délibérée – a eu pour résultat que les civils détestent les Casques bleus. D’où la récurrence des manifestations contre la Mission. On se souvient, notamment, du spectacle dramatique de pillards portant sur la tête le butin provenant des containers éventrés de la MINUSMA, en octobre 2019 à Sévaré (Centre). Et depuis janvier 2020, plusieurs associations de Bandiagara et de Bankass demandent à la Mission onusienne d’évacuer son personnel de la région. Les récriminations en disent long sur le décalage entre la demande et l’offre de sécurité, particulièrement dans le plateau Dogon. Il convient, cependant, de noter que la MINUSMA est tributaire des contributions en matériel et en hommes que lui apportent plusieurs pays. Or, chaque pays
Covid-19 au Mali : 11 nouveaux cas enregistrés mardi
Bamako, 10 février (AMAP) Onze nouveaux cas positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés mardi au Mali, portant le nombre total de la contamination sur le territoire national à 8.192 dont 6.090 guérisons et 339 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Ces 11 nouveaux cas dans notre pays, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Koulikoro (près de la capitale), Mopti (Centre) et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare, par ailleurs ,que 922 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien, avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP) <!– [if gte mso 9]> Name= »List Conti
Le ministre Mahmoud Ould en charge de l’Agriculture à l’écoute des acteurs de la Région de Tombouctou (Nord)
Envoyés spéciaux Aminata Dindi SISSOKO Bounama MAGASSA Bamako, 9 fév (AMAP Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed, s’est rendu, jeudi dernier, dans les localités de Tintelout et Niafunké où il s’est imprégné des préoccupations des paysans, éleveurs et pêcheurs, après l’étape de Tombouctou. Il était accompagné de son collègue commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Mali et du gouverneur de région, le commissaire divisionnaire de police, Bakoum Kanté. La première étape de cette immersion a ete le périmètre dénommé Inalkari de Tintelout, à 35 km à l’Ouest de Tombouctou, dans la Commune rurale d’Alafia. La délégation, qui a constaté l’impact des inondations sur l’ensemble du périmètre, a visité le magasin de stockage de la localité d’une capacité de 500 tonnes. Les producteurs ont jugé nécessaires la réhabilitation de la digue de ceinture, des équipements, l’appui en intrants et l’accompagnement des victimes en vivres. De ce champ, le ministre Mahmoud Ould Mohamed a mis le cap sur Niafunké où il a visité le Centre de traitement et de conditionnement de poisson. Réalisée dans le cadre du Projet d’appui au développement de la pêche continentale (Padepeche), l’infrastructure est la propriété de l’Office de développement de la pêche et de l’aquaculture dans le Delta intérieur du Niger (ODPA-Din). Elle est bâtie en remblai, partiellement dans le lit du fleuve, sur un hectare. En phase d’achèvement, les travaux ont été stoppés en 2012 suite à l’insécurité. Elle a été occupée par les terroristes, avant d’être pillée. Le talus a été dégradé par le courant d’eau. Sa réhabilitation, est évaluée à 238.449.525 Fcfa. De cette infrastructure, le visiteur s’est rendu sur le chantier de construction du magasin de stockage de Ousmane Macinanké et ses stocks à l’Opam. Au terme de ce périple, le ministre a rencontré les paysans et autres acteurs du Cercle de Niafunké. Prenant la parole, le maire de la Commune de Soboundou, Samba Bah, a déploré le manque d’infrastructures et de surfaces aménagées. L’édile a sollicité l’aménagement de certaines mares, l’installation d’étangs piscicoles et des appuis en équipements pour faciliter le développement de la circonscription. Le préfet Namakan Touré, quant à lui, a établi un bilan sommaire de la campagne agricole marquée, selon lui, par une pluviométrie jugée assez satisfaisante mais mal répartie dans l’espace et dans le temps. «181 ménages soit 1.086 personnes touchées par les inondations provoquées par la pluie. 55,5 hectares ont été infectés durant la campagne», a révélé l’administrateur civil. Le porte-parole des agriculteurs, Boubacar Tangara, a insisté sur les pertes dues aux inondations, au niveau notamment des périmètres en maîtrise totale d’eau. « D’où la nécessité de la poursuite des aménagements hydro agricoles pour sécuriser les productions agricoles, de la consolidation des digues de ceinture, de la réalisation d’infrastructures, l’équipement des organisations paysannes, de l’exécution des actions de résilience, du développement de l’irrigation d’appoint pour minimiser les effets de la sécheresse, a préconisé M. Tangara. Le représentant de l’Union des éleveurs, Moustaphe Ouane, a sollicité la construction d’un abattoir semi-moderne, d’une unité de lait à Niafunké et à Léré ainsi que la réhabilitation des pâturages dunaires (cram-cram). En réponse, le ministre a assuré avoir pris bonne note des doléances soumises. Il a ajouté qu’il faut trouver des solutions, dans la mesure du possible, à certains problèmes pour accroître dans l’immédiat la production et la productivité. Cela dans toutes les régions du pays où le potentiel existe. ADS/MD (AMAP)
Sécurité alimentaire au Mali: La situation nutritionnelle reste préoccupante par endroits
Bamako, 9 fév (AMAP) La situation nutritionnelle reste préoccupante dans certaines parties du Mali « à cause, entre autres, de mauvaises pratiques alimentaires, du déficit alimentaire, de l’insécurité civile limitant l’accès aux services sociaux de base et de la prévalence élevée des maladies liées aux mauvaises conditions d’hygiène», a déclaré, lundi, le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali. Le ministre commissaire, qui intervenait par visioconférence lors de la 16è session ordinaire du Comité de coordination et de suivi des politiques et programmes de sécurité alimentaire (CCSPSA), a ajouté que les résultats du cadre harmonisé ont donné pour la période de soudure, 957.751 personnes en insécurité alimentaire dont 33.848 en phase urgence et 923.903 personnes en crise. Redouwane Ag Mohamed Ali a expliqué que la campagne agricole 2020-2021 a été jugée bonne dans l’ensemble. « Toutefois, a-t-il dit, il faut signaler des baisses importantes de productions dues surtout aux inondations, aux conflits intercommunautaires et autres formes d’insécurité ayant limité l’accès aux champs. Et, aussi, une baisse significative de la culture du coton et des revenus qui y sont liés. Par ailleurs, le ministre commissaire a souligné que les pâturages et les conditions d’abreuvement du bétail sont bons dans l’ensemble. Même si l’accès à certains pâturages reste limité dans les zones de conflit du Centre et du Nord du pays. Selon lui, la production de lait et de produits laitiers est globalement moyenne à bonne dans le pays. Cependant, des difficultés de vaccination du cheptel sont signalées dans les zones d’insécurité. Cette rencontre, en présence de plusieurs représentants des différents départements ministériels, a été une occasion pour les parties prenantes d’examiner, analyser et approuver les activités de sécurité alimentaire notamment l’état de mise en œuvre des recommandations de la 15è session du Comité, les résultats de l’évaluation provisoire de la situation alimentaire faite par le Système d’alerte précoce à travers le Cadre harmonisé et le bilan du Plan d’opération 2020 du Dispositif national de sécurité alimentaire (DNSA), la programmation de 2021 et son budget d’exécution axés sur les résultats du DNSA. Au nombre des points inscrits à l’ordre du jour, il y avait également le partage du bilan du Plan national de sécurité alimentaire 2020 et son planning provisoire 2021 d’atténuation des difficultés identifiées auprès des couches vulnérables. La mise en œuvre du Plan d’opération et du Plan national de réponses 2020, s’est déroulée dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante au Nord et au Centre du pays ainsi que la pandémie de la Covid-19 sur l’ensemble du pays. Malgré cette situation de crise, selon le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, la mise en œuvre du Plan d’opération et du Plan national de réponses 2020 a permis d’obtenir des résultats probants dont la réalisation d’une analyse du système de vulnérabilité alimentaire qui a identifié 1.340.741 personnes en phase 3 et 4 en insécurité alimentaire et nutritionnelle. A ces résultats, s’ajoutent l’apport d’une réponse d’atténuation à 2.766.653 personnes en insécurité alimentaire et nutritionnelle, suite à la distribution alimentaire gratuite de 48.977 tonnes de céréales, le transfert monétaire à 1.612.427 personnes sous-forme de cash et aussi l’amélioration d’une gouvernance et le renforcement de la coordination des acteurs intervenant dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Redouwane Ag Mohamed Ali a remercié les donateurs du dispositif qui continuent de soutenir le Mali dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. FC/MD (AMAP)
Office Riz Mopti : 13.720 tonnes de riz supplémentaires pour la consommation
Mopti, 9 fév (AMAP) La production a dégagé un excédent de 13.720 tonnes dans la zone de l’Office Riz Mopti (ORM), au regard de la population encadrée, estimée à 747.410 habitants et de leurs besoins de consommation en riz évalués à 56.055 tonnes, a appris l’AMAP, en marge de la 31è session ordinaire du Conseil d’administration (CA) de l’Office Riz Mopti (ORM) tenue, vendredi. La production obtenue a été de 130.781 tonnes, soit 69% des prévisions. Pour le riz paddy, la production est de 99.678 tonnes, soit 69,82% des prévisions. Pour les cultures sèches, il ressort un déficit de 77.452 tonnes dans la zone ORM qui sera couvert par la production en zone exondée. le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lassine Dembélé, qui a présidé cette session, dans la salle de conférence de la direction régionale de l’agriculture de Mopti, a cependant souligné que l’ORM a réalisé ces performances dans un contexte très difficile marqué, entre autres, par l’installation tardive des pluies, la montée rapide de la crue au niveau des fleuves Niger et Bani, la persistance de l’insécurité, la pandémie de la Covid-19. La dégradation des infrastructures et des réseaux hydrauliques, la vétusté des moyens de déplacement de l’encadrement, le sous-équipement des producteurs et le faible niveau de la subvention des intrants agricoles par l’état sont aussi des facteurs qui ont limitant les performances de l’ORM. La 31è session ordinaire du CA de l’ORM, en présence du directeur général de l’ORM, Yaya Amadou Téssougué, a arrêté, le budget prévisionnel de 2021 à environ 1,849 milliard contre 1,599 milliard Fcfa l’exercice précédent, soit un taux d’accroissement de 15,62%. Les administrateurs ont, également, planché sur le programme d’activités. Ils ont examiné le procès-verbal de la 30è session, l’état d’exécution des recommandations et des tâches de la précédente et adopté le rapport d’activités, le niveau d’exécution du budget de l’exercice 2020. Les administrateurs ont apprécié le soutien de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), du Commissariat à la sécurité alimentaire et de la coopération allemande (GIZ) aux producteurs, à travers la mise à leur disposition de 100,3 tonnes de semences certifiées de riz, 6 tonnes d’engrais organique (Fertinova), 500 g de semence de tomate et 5 kg de gombo. L’objectif recherché au titre de la campagne agricole 2020/2021 est de produire, à terme, 188.355 tonnes de céréales toutes spéculations confondues, dont 143.013 tonnes de riz paddy. Pour l’atteinte de cet objectif, les mesures envisagées sont la recherche de financement pour les travaux d’urgence, la mise en œuvre des bonnes pratiques agricoles notamment le SRI et le PPU et le renforcement de la collaboration avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du plan de campagne agricole. « Pour ce faire, l’Office aura besoin d’un budget prévisionnel de 1,849 milliard Fcfa contre 1,599 milliard pendant l’exercice précédent, soit un taux d’accroissement de 15,62% », a indiqué le président du CA, Lassine Dembélé. Le directeur général de l’ORM, Yaya Amadou Téssougué, a expliqué cette augmentation par le financement des travaux d’aménagement de 250 hectares en maîtrise totale d’eau de la plaine de Togobéré, dans le casier de Sofara, Cercle de Djenné. DC/MD (AMAP)
Exportation et réexportation du bois transformé : Règlementation du secteur
Bamako, 9 fév (AMAP) La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Bernadette Keïta a animé, vendredi dernier, un point de presse sur la réglementation de l’exploitation des forêts et des massifs forestiers, la promotion, la valorisation et la commercialisation des produits forestiers. Cette session d’information, en présence du directeur national des Eaux et Forêts du Mali, l’Inspecteur général Ousmane Sidibé, et du président de la Fédération des exploitants forestiers du Mali, Moussa Koné, a eu lieu à l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD). Elle s’inscrit dans le cadre de l’application de l’arrêté interministériel n°2021-0079/MEADD-MEF-MICPI-SG du 1er février 2021, déterminant les modalités d’exportation et de réexportation du bois transformé. En effet, l’article 4 du cet arrêté précise que peuvent faire l’objet d’exportation « les bois transformés sous forme de frises, parquets, planches, chevrons, meubles, parquets contrecollés, papier, carton, porte », a expliqué l’Inspecteur général Ousmane Sidibé Pour lui, « l’exploitation de nos forêts se faisait de façon anarchique ». « Cet arrêt permettra de valoriser nos produits », a ajouté le directeur national des Eaux et Forêts du Mali. En la matière, les exploitants forestiers ne pourront plus exporter le bois à l’état brut. Ils vont devoir le transformer sur place, en installant au Mali des usines qui transformeront le bois pour produire des poteaux, plots, planches… « Aussi, l’exploitant doit-il avoir un agrément pour l’exportation et déposer une caution de 100 millions de Fcfa », a précisé l’Inspecteur général Ousmane Sidibé, assurant que les exploitants forestiers seront d’abord sensibilisés avant l’entrée en vigueur de ces mesures. Toute chose qui permettra de protéger nos forêts. En effet, « l’analyse de l’évolution des surfaces boisées au Mali montre une diminution drastique et continue du couvert végétal », avait, d’entrée de jeu, souligné la cheffe du département en charge de l’Environnement. « Cette situation est consécutive à la coupe abusive de bois, au surpâturage, à l’orpaillage, aux défrichements incontrôlés, à la persistance des feux de brousse, à l’occupation illicite des domaines forestiers classés et des aires de conservation de la biodiversité », a décrit Mme Bernadette Keïta Conséquence : le Mali perd, chaque année, plus de 100.000 hectares de forêts, selon des études. « Ainsi, sur les 32 millions d’hectares de forêts recensées au Mali, en 1985, il reste environ 17,4 millions hectares actuellement », a-t-elle déploré. Cette situation est, selon elle, aggravée par l’exploitation du bois d’œuvre destiné à l’exportation et l’exécution incorrecte des divers plans d’aménagement et de gestion par les titulaires des contrats d’exploitation. « Le remplacement des quotas prélevés n’est pas également assuré », a déploré la ministre en charge de la Protection de l’environnement. « Des pratiques qui constituent une véritable menace pour nos écosystèmes sahéliens connus pour leur grande vulnérabilité », a-t-elle prévenu. Ces fléaux constituent une menace pour notre pays, en ce sens qu’ils risquent de détruire nos écosystèmes qui sont des moyens de subsistance pour nos communautés, faire perdre à notre pays son statut de puits de carbone, c’est-à-dire pays émettant moins de gaz à effet de serre. Ils remettent ainsi en cause notre crédibilité auprès de nos partenaires régionaux et internationaux, a alerté la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Pour elle, il urge alors de prendre les dispositions idoines nécessaires pour préserver les acquis et conforter notre position. BBC/MD (AMAP)

