Quelque 15 nouveaux cas de Covid-19 et un décès jeudi au Mali

Bamako, 12 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, jeudi, quelque 15 nouveaux cas de Covid-19, sur la base de 734 échantillons testés et un décès, annonce le communiqué quotidien du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, on note une dizaine personnes rétablies de la maladie depuis mercredi, selon la même source. Les contaminations du jour ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de la capitale), Mopti (Centre) et Gao (Nord), ainsi que dans plusieurs quartiers des Communes ll, lV, V et VI de la capitale malienne, précise le communiqué. Avec ces nouvelles données, le nombre de cas positifs au Mali passe à 8.218, pour 6.110 malades guéris du virus contre 340 décédés dont 272 survenus dans les centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)

Visite du président de la Transition à Nouakchott: Points de vue convergents sur la lutte contre le terrorisme

Envoyé spécial Moriba COULIBALY Nouakchott, 11 fév (AMAP) Les chefs d’État mauritanien et malien ont exprimé, jeudi, à Nouakchott, en Mauritanie, leur commune vision sur la nécessité de coordonner davantage les efforts dans la lutte contre le terrorisme, a appris l’AMAP, au terme d’une courte visite du président de la Transition malienne, Bah N’Daw, dans la capitale mauritanienne, en prélude au sommet du G5 Sahel du 15 au 16 février 2021 à N’Djamena, au Tchad. Arrivé à 11 heures, sous un soleil relativement clément, mais toutefois avec une légère brise de vent, le président de la Transition a été accueilli au pas de la passerelle par son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Après le cérémonial d’accueil, l’exécution des hymnes nationaux des deux pays et la revue des troupes et des corps constitués, les deux personnalités ont pris place dans le salon d’honneur de l’aéroport international Oumtounsy de Nouakchott. Quelques minutes après un bref tête-à-tête, le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a accompagné son visiteur à la résidence des hôtes, située dans l’enceinte du Palais des congrès de Nouakchott. Le trajet a duré une quarantaine de minutes pour rallier l’aéroport situé à une trentaine de kilomètres de la capitale. Après le déjeuner en tête-à-tête, les deux personnalités ont échangé sur les problématiques communes, dont l’une des plus pressantes de l’heure est la lutte contre les attaques terroristes. En effet, les pays de la bande sahélienne et, notamment, les trois pays voisins (Mali, Niger et Burkina Faso) sont la cible d’attaques terroristes quotidiennes. Les populations civiles et militaires continuent de payer un lourd tribu à la violence terroriste qui est un sujet d’inquiétude pour dirigeants des pays concernés et leurs partenaires européens, dont la France, qui ont accepté de voler au secours du Mali depuis l’intrusion de hordes djihadistes en 2012. Paris avait mobilisé ses forces militaire pour arrêter l’avancée des terroristes, à travers d’abord l’opération Serval qui a laissé, progressivement, la place à d’autres forces militaires étrangères comme la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), la Force conjointe G5 Sahel, Barkhane. Après le sommet de Pau, de l’année dernière, Paris veut davantage renforcer sa coopération militaire dans un cadre multidimensionnel et fédérateur dans la lutte contre les terroristes. Le sommet de N’Djamena se présente comme l’opportunité de consolider les liens de la coopération militaire entre les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Le sommet de N’Djamena, auquel participera le président de la Transition, Bah N’Daw, devrait certainement coordonner les positions au nom des pays membres de l’organisation et donner un nouvel élan à la lutte contre le terrorisme. Avant de se rendre a N’Djamena demain après-midi (samedi), le président de la Transition Bah N’Daw, recueillera les points de vue de ses homologues Mahamadou Issoufou du Niger, en se rendant, ce vendredi à Niamey, Roch Marc Christian Kaboré, samedi, à Ouagadougou (Burkina Faso). Le président de la Transition Bah N’Daw est accompagné dans ce périple par les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeini Moulaye, de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, et de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant colonel Abdoulaye Maïga. MC/MD (AMAP)

Plus de 646 ménages déplacés du Cercle de Douentza relogés à Gao (Nord) 

Gao, 11 fév (AMAP) Quelque 646 ménages déplacés internes de la Commune de Mondoro, (Cercle de Douentza), dans le Centre du Mali, ont été relogés, mercredi, dans l’ex-camp du contingent chinois de la Mission intégrée et multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), au quartier Boulgoundié de Gao (Nord). Ces installations réalisées par des organismes humanitaires ont été remises, comme site provisoire, à ces familles déplacées auparavant hébergées dans la salle de spectacle de Gao, lors d’une cérémonie officielle que le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, a présidée. Sur le site, le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) et ses partenaires ont réhabilité six bâtiments publics et la clôture. L’organisme humanitaire a installé huit lampadaires solaires, quarante tentes familiales. Il a aménagé un système de drainage des eaux de ruissellement. Le HCR, à travers ses partenaires, a également construit et équipé deux salles de classe et un bloc de deux latrines, un espace ami équipé pour les enfants. L’Unicef a, aussi, mis à la disposition des 646 ménages une adduction sommaire d’eau d’une capacité de 20m3 avec deux rampes de distribution de dix têtes de robinets, deux aires de lavage avec des puits perdus et un dépotoir d’ordures. Auxquels s’ajoutent vingt latrines également reparties entre les hommes et les femmes et quinze douches d’urgences aussi équitablement reparties. Toujours dans le cadre de l’assainissement au profit des déplacées et de leur environnement, l’Unicef a offert dix dispositifs de lavage des mains, dix poubelles, cinq brouettes et d’autres outils. Le coût de ces réalisations financées par les partenaires humanitaires est estimé à plus de 100 millions de Fcfa. Le porte-parole des déplacées de Mondoro, Amadou Ongoïba a remercié l’Etat à travers l’autorité régionale et ses partenaires pour l’aménagement d’un site à pour les familles déplacées. Il s’est réjoui, aussi, de « l’accueil chaleureux de l’ensemble de la population de Gao ». Le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire, Moussa Misso Maiga, a, pour sa part, remercié « les organismes humanitaires pour leur soutien, les services techniques de la région pour leur expertise et les populations du quartier Boulgoundié pour leur accueil ». La représentante de l’Unicef, Sylvie Fouet a, au nom de deux agences (Unicef et HCR), remercié les autorités régionales pour avoir proposé un site. Elle reconnait que « c’est compliqué de quitter sa famille, son jardin, son champ ». Elle a demandé aux femmes de prendre soin de leurs enfants. Et a rassuré les déplacées que leurs doléances seront prises en compte. Elle a salué la bonne coordination entre les deux agences. Le gouverneur de Gao, le général de brigade, Moussa Traoré s’est dit très impressionné de constater que la Commune urbaine de Gao a pu héberger un nombre si important de personnes déplacées venues de la Commune de Mondoro «  dans un cadre plus agréable ». Il a sollicité des habitants du quartier « de bien vouloir accueillir leurs cousins » dogons. Il a, aussi, remercié les partenaires pour leur accompagnement constant en faveur des populations de la Région et, en particulier, les déplacées de Mondoro. AT/MD (AMAP)

Comité mixte Mali-Algérie : Le développement des relations militaires en ligne de mire

Bamako, 11 fév (AMAP) La 14è session du Comité mixte Mali-Algérie chargé du suivi de la coopération militaire et technique se tient, depuis mercredi, dans les locaux du ministère de la Défense et des Anciens combattants. L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du département, le général Souleymane Doucouré, en présence de la délégation algérienne conduite par le chef d’état-major adjoint de l’armée de ce pays, le général-major Kaidi Mohamed. Pendant trois jours, les deux parties se pencheront sur le bilan des activités de l’année écoulée. Mais d’ores et déjà, il ressort des différentes interventions que certaines décisions n’ont pas pu être exécutées pour cause de Covid-19 qui a endeuillé le monde entier. « Je ne doute pas un seul instant que vos travaux feront un bilan exhaustif et marqueront un nouveau jalon dans la coopération militaire entre nos deux pays », a dit le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Cette rencontre offre l’occasion de faire une évaluation de cette coopération bilatérale et de stimuler le développement des relations militaires entre ces deux pays « amis ». L’année 2020 a été, également, marquée par une recrudescence des attaques terroristes dans la bande sahélo-saharienne, en général et au Mali, en particulier. Ces attaques, en plus de causer d’innombrables pertes en vies humaines et des destructions de biens matériels, ont provoqué des déplacements massifs de populations. Les Forces armées maliennes (FAMa), dans leur mission régalienne de défense et de sécurisation du territoire national, ont payé un lourd tribut à cette situation. Cependant, les FAMa montent en puissance depuis quelques, selon le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants. « Nous sommes déterminés à poursuivre cette dynamique jusqu’à vaincre les forces du mal », a lancé le général Souleymane Doucouré. Pour lui, « le chemin pour y arriver est certes long et parsemé d’embuches mais l’Armée réussira cette mission à elle confiée par les plus hautes autorités du pays ». « Nous la réussirons grâce à l’appui de nos partenaires et des pays amis comme l’Algérie », a-t-il laissé entendre. L’Algérie, par la voix de ses émissaires, a réitéré sa totale disponibilité à accompagner notre pays dans ses efforts visant à consolider la paix et la sécurité ainsi que dans la lutte contre les différents fléaux notamment ceux liés au terrorisme et aux filières du crime transfrontalier. Et ce, à travers le renforcement des capacités de nos forces armées. « L’Algérie est consciente de l’importance de la coopération militaire entre nos deux pays pour assurer à l’armée malienne une montée en puissance nécessaire à l’accomplissement de ses missions », a indiqué le général-major Kaidi Mohamed. L’Algérie, partenaire stratégique du Mali, entend également œuvrer pour répondre aux besoins militaires de des «frères maliens», en les assistant dans leurs efforts visant à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, et à la concrétisation des objectifs de mécanisme de coopération de sécurité instaurée entre les pays membres du Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC). « Cette dynamique est illustrée par la formation depuis 2016 de dix compagnies de lutte contre le terrorisme et des forces spéciales », a dit le chef de la délégation algérienne. BD/MD (AMAP)

Enseignement secondaire : Gestion des nouveaux lycéens, un vrai casse-tête

Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 11 fév (AMAP) La plupart des établissements secondaires éprouvent des difficultés à trouver de la place aux effectifs qui y sont orientés et qui dépassent, le plus souvent, leurs capacités d’accueil. Ainsi, trois semaines après la rentrée scolaire 2020-2021, plusieurs lycées publics et parapublics ont des difficultés à accueillir tous les détenteurs du Diplôme d’études fondamentales (DEF) qui y ont été orientés. Ces effectifs pléthoriques dépassent largement les capacités d’accueil de ces lycées. Cette situation est en train de devenir préjudiciable pour les intéressés. Le lycée du Centre culturel islamique de Hamdallaye, premier à être visité par notre équipe de reportage, a été créé en 1987 sous forme de Medersa. Cet établissement scolaire parapublic, géré par le Mali, en partenariat avec la Libye et les Émirats arabes unis, a démarré l’enseignement classique dans les lycées en 1994. Il compte deux classes de 10è année pour une capacité d’accueil de 120 élèves à ce niveau, (en raison de 60 élèves par classe). L’établissement s’est retrouvé, cette année, avec 400 nouveaux élèves orientés à repartir entre les deux 10è. Le proviseur de l’établissement, Sidiki Koné, a dit que sa direction a expliqué, par une correspondance administrative, au ministère de l’Éducation nationale son incapacité à contenir cette pléthore. Le ministère aurait fait la proposition d’octroyer deux classes supplémentaires de 10è année pour le compte de l’établissement, au sein du Groupe scolaire « Marie Diarra » de Hamdallaye, à quelques encablures des lieux. Selon le proviseur, cette alternative ne pourra pas régler la problématique puisque son établissement ne dispose pas suffisamment d’enseignants. Face à cette réalité, le département de l’Éducation nationale a été obligé de revenir sur cette proposition et de s’en tenir à l’orientation de seulement 120 élèves, conformément à la capacité d’accueil du lycée du Centre islamique. Le surplus a été réparti entre d’autres établissements publics et parapublics. Détail important, la scolarité est gratuite dans ce lycée au statut particulier. Mais l’État prend en charge la dotation des élèves qui y sont envoyés. Le lycée Prosper Kamara vit les mêmes difficultés. L’établissement dispose de 14 classes de 10è pour une capacité de 700 élèves. Mais, il a accueilli, dans un premier temps, 623 élèves nouvellement orientés. Le proviseur de cet établissement parapublic, Cléophas Dakouo, explique que ce nombre était dans les cordes du lycée puisqu’en deçà de ses capacités d’accueil. Pour lui, il est clair que compte tenu de la réputation de son établissement, certains parents d’élèves y ont fait transférer leur enfant. C’est dans ce cadre que le lycée Prosper Kamara a reçu 80 autres élèves, en plus des 150 redoublants des 10è années et d’autres cas de transfert en cours. Ce qui fait un effectif de 853 élèves à caser dans les 10é, en raison de 60 élèves par classe. Or, les normes de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) recommandent 45 élèves par classe. La gestion de cet effectif est donc un casse-tête pour l’établissement. Le lycée « Mammadou Sarr » dispose aussi de 14 classes de 10è année pour recevoir 895 admis au DEF. Tous les apprenants n’ont pu trouver de place du fait de l’insuffisance de tables-bancs. Ils ont été, finalement, regroupés dans les quatre salles des laboratoires physique-Chimie et de biologie. Ils partagent à 3 voire 4 élèves des chaises métalliques pour une personne et des tables en béton. Cet effectif ne prend pas en compte les 92 redoublants des 10è années. Avec 437 élèves nouvellement orientés par l’État, le lycée « Notre Dame du Niger», un établissement scolaire parapublic qui ne reçoit que des filles a aussi du mal à loger ses «bleues» dans ses 7 classes de 10è année. Trois élèves occupent un banc. Alors que les normes recommandent deux apprenants par banc. Covid-19 oblige. Le ministère de l’Éducation nationale a instruit de ramener ce ratio à un élève par table-banc, en cette période de pandémie, pour éviter une éventuelle propagation de la maladie à une certaine échelle. À la date du 8 février dernier, 87 élèves ont été transférés de plusieurs établissements scolaires parapublics et publics vers l’établissement. Le proviseur du lycée « Notre Dame du Niger », sœur Denise Kodio, explique que plusieurs détenteurs du DEF orientés dans d’autres lycées publics et privés souhaitent venir dans son lycée. De sources proches du ministère de l’Éducation nationale, la situation reste une épine dans le pied du département. Rappelons que 134.571 élèves réguliers déclarés définitivement admis au DEF ont été orientés cette année. Sur les 1.961 structures scolaires éligibles à recevoir des admis au DEF pour des études secondaires, on dénombre 109 écoles publiques et 1.852 établissements scolaires privés. SW/MD (AMAP)

Réformes politiques et institutionnelles : Le premier ministre exhorte au rassemblement

Bamako, 11 fév (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a souligné, mercredi, à Bamako, la nécessité du toilettage de certains textes législatifs, « dans l’inclusivité et la convergence », dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles. « Aujourd’hui, nous faisons honneur à la démocratie, celle qui se nourrit de dialogue et se fortifie dans la concertation. Aujourd’hui, nous célébrons la République, celle qui rime avec inclusivité et convergence », a déclaré le Premier ministre, au cours d’échanges directs avec la classe politique, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le chef du gouvernement, Moctar Ouane, avait à ses côtés, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga et le secrétaire général du ministère de la Refondation de l’État, Abraham Bengaly. Pour M. Ouane, la classe politique a un rôle de premier plan dans la promotion de la jeune démocratie malienne et une place centrale dans les réformes politiques et institutionnelles « que nous attendons, tous, avec impatience ». Il a ajouté que « ces réformes ne sont pas un effet de mode, mais une nécessité, en raison de l’obsolescence de nos pratiques de tous les jours, dans le service rendu aux usagers ainsi que dans l’inadéquation entre nos actes et les espérances de nos concitoyens ». «Il n’est point besoin d’être grand clerc pour constater les limites objectives des textes qui nous gouvernent ainsi que les menaces qui pèsent sur les vertus qui guidaient nos relations sociales et nous valaient admiration et respect au-delà des mers et des océans», a dit  le chef du gouvernement. À l’issue de la rencontre, le secrétaire général du Rassemblement pour le Mali (RPM), Me Baber Gano, a indiqué que le chef du gouvernement a voulu, à travers cet échange, recueillir le sentiment des partis politiques,. « mais aussi, engager cette discussion avec ceux-ci pour en tirer bénéfice dans le cadre de l’agenda de la Transition et surtout du plan d’actions qu’il souhaiterait présenter, très prochainement, devant le Conseil national de Transition (CNT) ». Pour sa part, le président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), le Pr Tiémoko Sangaré, a estimé que cette rencontre était une bonne occasion, car c’était le maillon manquant des démarches actuelles. Pour lui, les changements attendus doivent s’opérer sur deux plans : le plan institutionnel et le plan électoral. « Nous nous sommes engagés à l’accompagner, à l’appuyer », a dit M. Sangaré. « Les propositions qu’il dit avoir faites portent sur une révision constitutionnelle à minima. Il s’agit de changer dans la Constitution les éléments dont la transformation est indispensable pour permettre d’avoir des élections transparentes, crédibles, inclusives et incontestées », a-t-il indiqué. Le président du Parti pour la renaissance nationale (PARENA), Tiébilé Dramé, a jugé que la démarche du Premier ministre était un bon début de recherche de consensus, de dialogue, de concertation parce que le pays fait face à tellement de défis qui ne peuvent être abordés sans cela. Selon lui, les réformes politiques et institutionnelles sont extrêmement importantes pour l’avenir institutionnel et la stabilité du pays Quant au chef du gouvernement, il a salué l’esprit dans lequel « nous nous sommes retrouvés cet après-midi qui me permet de dire, au nom de tous les participants, à savoir le gouvernement et la classe politique, que la nécessité d’engager les réformes politiques et institutionnelles devrait se faire dans un esprit de rassemblement de tous les fils du pays ». Moctar Ouane dit avoir constaté l’engagement unanime de tous à soutenir la transition dans cette perspective. DD/MD (AMAP)

Gao : Un leader influent de la ville assassiné par des individus armés non identifiés

Gao, 11 février (AMAP) Un leader influent de Gao, Abdoulaye Kaba Koné, entrepreneur de son état a été assassiné mardi tôt le matin à son domicile par des individus armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. «Ablo», comme  l’appelait affectueusement ses proches,  était très apprécié et surtout engagé auprès notamment des jeunes de la Cité des Askia, en témoigne la teneur des hommages qui lui sont rendus. Pour Anass Maïga, bloggeur et leader auprès d’organisations de jeunes à Gao, la mort brutale d’Abdoulaye Kaba Koné est particulièrement triste d’autant plus qu’il était « l’ami de toute la jeunesse de Gao d’abord, mais de tous ceux qui l’ont connu à Gao ». « Abdoulaye Kaba Koné était un homme qui dit ce qu’il pense même si cela devait lui coûter la vie. J’étais témoin à plusieurs reprises de ses bagarres avec certains éléments du MNLA en 2012 pour ses prises de positions, sous l’occupation de Gao », a commenté un jeune internaute sur Facebook. « Il était toujours avec la jeunesse sans aucune distinction. Avec sa mort, la jeunesse perd un immense soutien et Gao, un grand fils. De 2012 à sa mort, il a été de tous les grands rendez-vous. À travers les différents témoignages sur les réseaux sociaux, Gao lui rend un hommage mérité », souligne un jeune bloggeur. En effet, les exécutions se sont accentuées ces dernières semaines et mois dans la ville, même s’il reste difficile de faire la part des choses entre les crimes crapuleux et les assassinats ciblés. En rappel, une marche avait été organisée, le 27 janvier dernier, par des organisations de la société civile pour dénoncer « l’insécurité grandissante ». Une enquête ouverte par la Police permettre d’élucider cet énième meurtre qui vient d’endeuiller la ville de Gao  MT/KM (AMAP)

Mali: Onze nouveaux cas de Covid-19 mercredi

Bamako, 10 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, mercredi, onze nouvelles contaminations à la Covid-19, sur la base de 1120 échantillons testés, annonce le communiqué quotidien du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, on note une dizaine de patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures. Selon le département, les nouveaux cas du jour ont été identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (près de Bamako), ainsi que dans plusieurs Communes du District de Bamako, la capitale. À ce jour, la situation cumulée au Mali est de 8.203 cas positifs, 6.100 personnes guéries du coronavirus contre 339 décédées. AT/MD (AMAP)

Mopti : Une vingtaine de Casques bleus blessés dans une attaque à Kéréna (Centre)

Mopti, 10 fév (AMAP) Une vingtaine de Casques bleus ont été blessés, mercredi, dans une attaque contre une base temporaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Kéréna, dans le Cercle de Douentza, Région de Mopti (Centre). Dans un communiqué rendu en mi journée, la MINUSMA indique que, le mercredi, vers 7h du matin, sa base temporaire à Kéréna, située dans les environs de Douentza, a été la cible d’une attaque complexe. «La réponse robuste des Casques bleus a eu pour effet de repousser les assaillants, qui ont pris la fuite. Suite à l’attaque et selon un bilan provisoire, une vingtaine de Casques bleus ont été blessés», précise le communiqué. Le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, a fermement condamné cette «attaque lâche» contre les soldats de la paix. «Nous menons depuis plusieurs mois de nombreuses opérations de sécurisation dans cette partie du Mali dont l’objectif principal est de contribuer à réduire les violences sur les populations, à ramener le calme dans les zones où les tensions communautaires sont signalées, et à réduire la menace des engins explosifs improvisés, comme c’est le cas dans la Région de Douentza », a dit M. Annadif. « Ces opérations dérangent les ennemis de la paix, mais nous restons engagés aux côtés des Maliens, pour les Maliens», a-t-il ajouté. Le chef de la MINUSMA, selon le communiqué, s’est assuré que toutes les mesures ont été prises pour que les blessés reçoivent rapidement les soins appropriés, auxquels il souhaite un prompt et complet rétablissement. MK (AMAP)    

Sahel : Les sénateurs français favorables au maintien de Barkhane

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 10 fév (AMAP) Plusieurs élus français se sont montrés, plutôt, favorables au maintien du dispositif antiterroriste français au Sahel, lors d’un débat sur « l’Opération Barkhane : bilan et perspectives », mardi, au Sénat. La présence des forces armées françaises au Sahel est un sujet que regarde de près la Haute assemblée. En effet, si cette action militaire a remporté d’importants succès, elle est aussi une charge très importante pour l’État français. Le Sénat a donc jugé qu’il était indispensable d’organiser un débat permettant la confrontation des points des vues sur ce dossier et la discussion des options de sortie progressive de la crise dans cette région. Lors des débats, plusieurs élus favorables au maintien du dispositif au Sahel, on estimé qu’il a mis en échec le projet funeste de création d’un Califat et permet aujourd’hui aux armées locales de prendre le dessus sur les terroristes. «Ce n’est pas au moment où le bilan de l’opération Barkhane s’améliore qu’il faut baisser la garde», a déclaré le sénateur Joël Guerriau du Groupe des indépendants (INDEP), tout en précisant que le retrait ne devrait être envisagé que lorsque Paris aura réussi à mobiliser le maximum de contingents européens pour combler le vide. « Le retrait n’est pas une option, parce qu’il ruinera tous nos efforts. Certes Takuba est une avancée, mais elle est insuffisante », a renchéri Bruno Retailleau du Groupe les républicains. Des sénateurs ont estimé que les récents succès militaires ne devraient pas faire perdre de vue la forte capacité de régénération des groupes armés terroristes. « Aujourd’hui encore, a enchainé Olivier Cigolotti de l’Union centriste, force est de reconnaître que la guerre est loin d’être gagnée». La situation impose, selon lui, un renforcement de la coopération européenne, qui ne peut se limiter à l’EUTM. Aussi a-t-il jugé « insuffisant » le dispositif G5 Sahel, qui devrait s’élargir aux pays côtiers. Les résultats mis en avant pour convaincre de l’utilité du dispositif Barkhane, semblen,t à la limite, insignifiants pour le sénateur Guillaume Gontard du Groupe écologiste, solidarité et territoire (GEST) qui a déclaré que le «bilan laisse perplexe, huit ans après l’engagement de la France». « Le coût s’est amélioré au fil des ans, mais pour quel résultat ? », s’est interrogé l’élu. Pour lui, la neutralisation d’individus de haut rang ne fera pas disparaître le terrorisme. Et surtout, la solution militaire ne remplacera jamais la solution politique. « Raison pour laquelle, a-t-il plaidé, il faut donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ». En somme, la majorité des sénateurs reconnaissent l’importance de la présence de Barkhane au Sahel. Selon eux, il s’agit donc de persévérer, en faisant adhérer le maximum de partenaires européens à la cause sahélienne et en aidant les forces locales à poursuivre leur montée en puissance. Le tout chapeauté par de véritables actions de développement. Ainsi, tout en saluant le professionnalisme des soldats français, plusieurs intervenants ont évoqué les volets politique, diplomatique et de développement de la stratégie déployée au Sahel. SURSAUT DIPLOMATIQUE – À cet égard, ils sont en phase avec Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. «Le sommet de Pau a été le sommet du sursaut militaire et celui de N’Djamena, sera le sommet du sursaut diplomatique, politique et de développement», a ainsi annoncé le chef de la diplomatie française. Concernant singulièrement le Mali, le sursaut politique espéré devra se concrétiser à travers la mise en œuvre effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation. « Maintenant, il faut passer aux actes », a déclaré Jean-Yves Le Drian, pour qui cet « appel vaut pour tous les acteurs ». Il a indiqué que la réunion annoncée du Comité de suivi de l’Accord à Kidal est un signal positif. Globalement, le ministre Le Drian a soutenu que les lignes ont considérablement bougé au Sahel. Et depuis le sommet de Pau, d’énormes progrès ont été faits dans le cadre de la «Coalition pour le Sahel». Pour lui, non seulement la lutte contre le terrorisme au Sahel a pris une dimension internationale (plus de 45 pays impliqués), mais aussi les différents appuis aux États du Sahel ont permis des progrès dans les domaines de la sécurité intérieure et du renforcement de la chaîne pénale. Il a, aussi, insisté sur le redéploiement de l’administration dans les zones libérées au Mali et la mise en place de projets d’urgence, notamment la création d’infrastructures scolaires et sanitaires. Abondant dans le même sens, Florence Parly, ministre des Armées, est revenue sur les succès opérationnels dans la zone dite des trois frontières. « L’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) a été fortement entravé», s’est-elle réjouie, tout en faisant remarquer que les forces locales n’ont, depuis Pau, subi aucune attaque d’ampleur. Autre motif de satisfaction pour elle : la montée en puissance des armées locales qui sont désormais capables de résister et de répliquer. «Notre présence n’est pas éternelle», a martelé à plusieurs reprises Florence Parly devant les sénateurs. Et c’est en cela qu’il importe de mobiliser les partenaires européens pour prêter main forte à Paris. ID/MD  (AMAP)