Bandiagara : Un accident de la route fait 26 victimes dont 3 morts

Bandiagara, 15 fév (AMAP) Un accident, impliquant un car de transport, sur la Route nationale (RN15), entre Sévaré et Bandiagara (Centre), a fait, lundi, trois morts dont un enfant et 23 blessés, selon une source sécuritaire. L’accident est survenu vers 8 heures quand le véhicule ayant quitté Bamako se rendait à Mory, chef-lieu de la Commune de Muetoumo, dans le Cercle de Bandiagara. Informée de l’accident, une équipe mixte forces armées et protection civile de Mopti et Bandiagara a été déployée sur les lieux pour secourir les blessés et sécuriser les lieux. Les blessés ont été évacués d’urgence à l’hôpital Sominé Dolo de Sévaré/Mopti. Selon notre source, la cause de cet accident serait un excès de vitesse. Elle invite les populations au respect du code de la route et à plus de prudence. OG/MD (AMAP)

Macina : Les Forces nationales de défense neutralisent des hommes armés non identifiés

Macina, 15 février (AMAP) Les forces nationales de défense ont neutralisé, vendredi, des hommes non identifiés lourdement armés qui ont attaqué leur position au PK2 Ouest, à Macina, sur l’axe de Ségou, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes non identifiés lourdement armés à bord de deux véhicules Pick-up et sur des motos ont attaqué, vers 23 H le check-point des forces loyalistes qui ont riposté, tuant 3 assaillants, selon notre source qui précise que 3 éléments des Forces armées maliennes (FAMa) ont été légèrement blessés. Les forces nationales de défense ont récupéré, au cours de leur riposte, une importante quantité d’armes et un téléphone dans la poche d’un assaillant abattu, selon notre source qui déclare que les assaillants ont emporté deux corps de leurs éléments. Les forces de défense continuent le ratissage de la zone pour retrouver d’éventuels assaillants ou leurs complices. La même source précise que les autorités administratives et politiques se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts et que la Gendarmerie a ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes de l’attaque. AOK/KM (AMAP)

Koulikoro : Un hôpital de 3è référence en construction

Koulikoro, 15 fév (AMAP) La ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, a procédé, jeudi, à la pose de la première pierre du futur hôpital de la Région de Koulikoro qui attend, depuis plus de 60 ans, d’avoir un établissement digne de ce nom. D’un cout total d’un peu plus de 12,1 milliards de Fcfa, l’infrastructure sanitaire sera entièrement financée sur budget d’Etat. Le projet intègre la réforme de notre système de santé dont un des axes stratégiques reste le renforcement des infrastructures sanitaires existantes ou la réalisation de nouvelles infrastructures, avec un niveau de plateau technique très relevé pour répondre aux exigences des malades et autres usagers mais aussi de qualité. Les travaux de construction dureront 24 mois. Le futur établissement hospitalier sera bâti sur une superficie d’un peu plus de 15 ha. « Au plan sanitaire, un nouvel hôpital de grande envergure avec un plateau technique haut de gamme ne saurait être un luxe pour la Région », a expliqué la ministre en charge de la Santé tout en précisant que ce besoin se justifie aussi par la démographie galopante de la Région de Koulikoro et de ses environs qui se confondent presque avec la capitale. Pour elle, il est clair que d’autres facteurs justifient la réalisation de cet hôpital, « notamment la position stratégique de la Région, l’exiguïté et le plateau technique insuffisant du Centre de santé de référence (CSREF) de Koulikoro et les difficultés d’accès des populations de la ville aux services des hôpitaux de Bamako ». Dr Fanta Siby a, auss,i souligné que le futur établissement sera un hôpital de 3è référence ultra moderne, d’une capacité de 266 lits extensibles à 700 lits. Il comportera, entre autres, un service des urgences et de réanimation mais aussi des services de pédiatrie, de médecine générale, de dialyse (qui permettra de décentraliser la prise en charge des insuffisants rénaux), de chirurgie, de gynéco-obstétrique, d’imagerie médicale avec scanner, un laboratoire ultra moderne avec des équipements de pointe. Il est aussi prévu un bloc administratif et des logements d’astreintes pour les différents spécialistes. En plus des services classiques d’un établissement hospitalier, le projet intègre des innovations avec une station d’épuration, une plate-forme (héliport) d’atterrissage d’hélicoptères pour les évacuations sanitaires, un éclairage solaire, un réseau ondulé et d’informatique, un parcours raccourci du patient Le maire de de la localité, Bakoroba Kané, s’est dit convaincu que « le futur hôpital va contribuer fortement à améliorer les services de santé de sa population ». Il disposera de toutes les commodités pour la prise en charge des différentes pathologies dans des conditions idoines. Cependant, l’édile a ajouté compter sur l’entreprise de construction pour livrer l’infrastructure dans le délai imparti. Et M. Kané de souhaiter au futur hôpital beaucoup de succès, dans le cadre de la lutte contre la maladie, notamment de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. FN/MD (AMAP)

Baisse des infections de Covid-19 avec 03 cas dimanche au Mali

Bamako, 14 fév (AMAP) Au Mali, les services de santé ont enregistré, dimanche, trois nouvelles personnes atteintes de la Covid-19, sur la base de 1.255 échantillons testés, selon le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Cependant, les médecins ont déclaré 31 patients guéris du virus contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, annonce la même source Les trois cas du jour ont été identifiés dans les Communes IV et V du District de Bamako, la capitale, et à Kenièba dans la Région de Kayes (Ouest), la seule concernée de l’intérieur du pays. Au total, 8.229 personnes ont contracté le coronavirus au Mali dont quelque 6.190 en sont guéries et 342 décédées. AT/MD (AMAP)

Gao : Une délégation de l’ambassade de France au Mali en visite dans les régions de Ménaka et Gao

Gao, 14 fév (AMAP) Une forte délégation de l’ambassade de France au Mali a effectué une mission dans les Régions de Ménaka et Gao (Nord), du 11 au 12 février 2021, pour visiter les projets réalisés dans le cadre de la coopération entre la France et le Mali et constater la situation sécuritaire dans les deux régions. Composée du 2e conseiller à l’Ambassade de France, Hugves Vaudevire et de la conseillère de la coopération et d’action culturelle, Mme Nadège Chouat, la mission a aussi rencontré les autorités régionales sur d’autres projets, en perspectifs, qui ont été sollicités par les populations, notamment les services sociaux de base (santé, eau et électricité). « Nous avons effectué une visite à Ménaka et Gao parce que, pour nous, les deux localités sont extrêmement importantes dans le Nord. Et elles sont des exemples pour le retour de l’administration, de la coopération entre la France et le Mali. Parce que nous avons, ensemble, beaucoup de projets, notamment dans le domaine militaire et du développement », a expliqué Hugves Vaudevire. Selon lui, à Ménaka, beaucoup a été fait dans le secteur de l’eau et l’électricité. Et à Gao, le lycée Yana a été rénové par l’Agence française pour le développement (AFD). « D’autres projets sont en cours pour la 7e Région administrative. C’est pourquoi, nous sommes venus voir le gouverneur afin de mieux coopérer sur le plan de développement », a annoncé M. Vaudevire avant de remercier les autorités régionales pour leur accueil. « Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de défis et les besoins sont énormes qui sont une forte demande de la population de Gao pour avoir plus de services. C’est vraiment quelque chose que nous voulons accompagner. Parce que c’est central et, avec le retour de l’Etat, de tous les services publics auxquels, tous les citoyens ont le droit, notamment, aux Centres de santé communautaires, à l’électricité et à l’eau qui sont des services de tous les jours. C’est avec cela que le retour de la paix est possible » a-t-il dit. Pour le 2e conseiller à l’Ambassade de France, « la coopération est bonne mais la demande est forte ». « Nous comptons associer d’autres acteurs comme la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour aller vite et faire plus », a-t-il poursuivi. « L’espoir est permis parce que nous avons un agent permanent du ministère de la coopération française sur le terrain », a-t-il ajouté. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, à la presse publique que la coopération militaire entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les forces Barkhane se passent très bien. Parce que selon lui, « les forces étrangères et les Formes armées maliennes (FAMa) déploient beaucoup d’efforts et font régulièrement des patrouilles ». Mais, il reconnait que la situation sécuritaire est imprévisible. Selon le gouverneur de Région, la cité des Askia est truffée d’armes et, en plus de la découverte de la mine d’or, il y a une affluence importante d’étrangers. Ce qui rend difficile la situation sécuritaire. « Nous sommes pour une planification d’énergies pour la sécurisation de la ville », a-t-il dit. Concernant le volet développement, le gouverneur Traoré a estimé que sur le terrain des résultats de certains projets sont visibles dans les localités de Labbezanga et Tessit. Il a ajouté que c’est « une coopération franche dans le respect mutuel ». Pour le retour de l’administration dans la circonscription, tous les services régionaux sont présents, à part les services financiers. « Avec le projet socle de la France, on a introduit ce projet afin d’améliorer le réseau informatique du ministère de l’Economie et des Finances pour que les financiers restent sur place pour travailler », a révélé le général de brigade Moussa Traoré. AT/MD  (AMAP)

Le président de la Transition Bah N’Daw au Tchad : Hommages du Mali aux soldats martyrs

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’Djaména, 14 fév (AMAP) Le président tchadien, le maréchal Idriss Deby Itno, a inauguré dimanche, à N’Djaména, à la place de la Nation, le monument aux Martyrs dédié à tous les soldats morts sur les différents théâtres d’opérations militaires. Le maréchal Itno a d’abord allumé la flamme, avant de déposer une gerbe de fleurs, en hommage à tous les soldats tchadiens et étrangers décédés sur les différents fronts militaires. Bien chronometer, le cérémonial n’a pas duré plus d’une dizaine de minutes. Après son geste, la fanfare de l’état major général des Armées a exécuté la sonnerie aux morts avant d’enchaîner avec l’hymne national du Tchad. Le maréchal Idriss Deby Itno s’est incliné, en hommage aux valeureux soldats tués au front. Le commandant des Troupes a annoncé au maréchal la fin de la cérémonie. Le cortège a seulement contourné la place de la Nation pour rentrer au Palais présidentiel. À la suite d’Idriss Deby Itno, le président de la Transition Bah N’Daw, à son tour, a sacrifié à cette tradition à la place de la Nation. À son arrivée, le commandant des Troupes lui a expliqué le déroulé de la cérémonie. Ainsi, accompagné, en arrière plan, par les ministres de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant colonel Abdoulaye Maïga, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, de l’Economie et des Finances, Alhousseini Sanou, le président Bah N’Daw s’est dirigé vers le monument dédié aux soldats tombés au champ d’honneur. Il a déposé une gerbe de fleurs à côté de celle du président tchadien. Après son geste, la fanfare de l’état major général des Armées a exécuté la sonnerie aux morts et l’hymne national du Tchad. Ainsi, le président Bah N’Daw a été la deuxième personnalité de haut rang à ouvrir le bal de dépôt des gerbes de fleurs, quelques minutes seulement après son inauguration par le président tchadien Idriss Deby Itno. Après cette cérémonie, le président de la Transition Bah N’Daw a été immédiatement reçu en audience par le président tchadien Idriss Deby Itno au Palais présidentiel de N’Djaména. Les deux chefs d’État ont fait un large tour d’horizon de la coopération bilatérale entre les deux pays. La sécurité est le sujet qui préoccupe tous les dirigeants des pays membres du G5 Sahel avec la tenue, demain, du sommet de N’Djamena. Le président français Emmanuel Macron n’y prendra pas part en raison de la fermeture des frontières de la France à tous les pays non européens, selon certaines sources citant l’Élysée. Le sommet du G5 Sahel à N’Djamena offrira l’occasion au président en exercice sortant, le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, de présenter son rapport sur l’évaluation du Sommet de Pau qui s’est tenu il y a un peu plus d’un an. Aux côtés des chefs d’État des pays membres du G5 Sahel, prendront part quelques pays invités, l’Union africaine (UA) et les partenaires techniques et financiers. Le nouveau format de l’intervention de la force Barkhane, le renforcement des capacités techniques et militaires des Armées des pays du G5 Sahel, la mutualisation des efforts pour annihiler les capacités de nuisance des groupes armés terroristes et djihadistes seront au menu des travaux des chefs d’État. Ces travaux, qui se tiendront à huis clos, seront sanctionnés par un communiqué final qui sera signé par les chefs d’État. Le président tchadien Idriss Deby Itno présidera l’organisation pour un mandat d’un an.

Tournée régionale du président de la Transition : Bah N’Daw consulte ses pairs du Niger et du Burkina Faso

Par Moriba COULIBALY Envoyé spécial N’djaména, 13 fév (AMAP)  Après Nouakchott, jeudi, le président de la Transition Bah N’Daw a poursuivi, vendredi et samedi sa tournée régionale de prise de contact avec ses pairs des pays membres du G5 Sahel, notamment le Niger et le Burkina Faso. A Niamey et Ouagadougou, le président de la Transition Bah N’Daw a eu des entretiens avec les présidents Mahamadou Issoufou du Niger et Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso. Au cours de déjeuners en tête-à-tête qu’il a eus avec ses homologues, le président de la Transition a échangé sur des sujets communs de coopération bilatérale et de développement entre ces États et le Mali Et tout naturellement, la coopération sécuritaire est un sujet de préoccupation majeure pour ces pays. À l’issue des échanges, les chefs d’Etat ont réaffirmé leur volonté d’unir leurs forces pour faire face à la menace terroriste qui continue d’endeuiller les pays du G5 Sahel et, notamment, le triangle formé par le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces trois pays sont en proie aux violences quotidiennes des groupes armés terroristes et djihadistes. Pour endiguer cette violence, les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) doivent réaffirmer leur coopération militaire et sécuritaire avec la Force conjointe G5 Sahel, la Force Barkhane et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) pour le cas du Mali. Le président de la Transition, Bah N’Daw, et sa délégation comprenant trois ministres (le colonel Sadio Camara de la Défense et des Anciens combattants, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et Zeïni Moulaye des Affaires étrangères et de la Coopération internationale) sont arrivés, samedi soir, à N’Djaména. Il a eu le soutien de ses pairs du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Niger, pour défendre une position commune des États confrontés à la menace terroriste. Avant la tenue du sommet du G5 Sahel à N’Djamena, lundi et mardi, le président Bah N’Daw échangera avec le président tchadien, le maréchal Idriss Deby Itno, sur la position commune des trois chefs d’État consultés. Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer davantage la coopération militaire et sécuritaire entre nos deux pays. Même disponibilité à Ouagadougou samedi, où les chefs de la diplomatie, Alpha Barry du Burkina Faso et Zeïni Moulaye du Mali ont, aussi, réaffirmé la volonté des deux chefs d’État de renforcer la coopération bilatérale dans tous les domaines, notamment au plan sécuritaire. Le ministre burkinabé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Alpha Barry, a annoncé que le sommet de N’Djamena va examiner la feuille de route du Sommet de Pau (France) pour consolider davantage les engagements des États africains concernés et la France.

Mali: Quatre nouveaux cas de Covid-19 avec deux décès samedi

Bamako, 13 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, samedi, quatre nouvelles personnes atteintes de la Covid-19 (comme vendredi), sur la base d’un millier d’échantillons testés et ont déploré deux décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Toutefois, on note une dizaine de patients guéris au cours des dernières 24 heures. Selon le document du ministère, les contaminations du jour ont été identifiées dans les Communes l, IV et la V du District de Bamako, la capitale, avec un seul cas enregistré à Kayes (Ouest). Ces nouveaux chiffres portent le nombre de cas positifs, au Mali, à 8.226 sur lesquels 6.165 patients guéris contre 342 décès dont 274 survenus dans les centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)

Mali: Les gendarmes repoussent une attaque à Macina (Centre)

Macina, 13 fév (AMAP) Une attaque par des individus lourdement armés est survenue, dans la nuit du vendredi, vers 23 heures sur l’axe Ségou-Macina, dans le Centre du Mali, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Les assaillants étaient à bord de deux véhicules équipés de fusils d’assaut et sur plusieurs motos. Après les échanges de tirs, les assaillants ont pris la fuite face une vigoureuse riposte des forces de sécurité nationales qui les a mis en déroute. Les fuyards ont laissé derrière eux le corps d’un des leurs. Les bandits ont abandonné, aussi, des armes. Un téléphone a été retrouvé dans la poche du terroriste tué. Du côté des forces de sécurité, on a enregistré deux blessés légers. Les autorités administratives et politiques se sont rendues faire sur le lieu de l’attaque pour apporter leur soutien aux forces de sécurité. Les enquêtes sont en cours pour retrouver les bandits en fuite. AOK/MD (AMAP)

Le gouverneur de Gao (Nord) annonce des mesures contre l’insécurité

Gao, 13 fév (AMAP) Le gouverneur de la Région de Gao, dans le Nord du Mali, le général de brigade Moussa Traoré, a annoncé, vendredi, des mesures, face au regain d’insécurité, caractérisée ces derniers temps par une série de meurtres, d’enlèvements, de cambriolages et de braquages qui ont suscité l’inquiétude des populations de la ville. L’annonce a été faite au cours d’une rencontre, dans la salle de conférence du gouvernorat ,en présence des autorités communale, militaires des forces maliennes et étrangères et de l’ensemble de la société civile de Gao. Le général de brigade Traoré a instauré un couvre-feu de 15 jours reconductible, allant du lundi 15 février 2021 au lundi 1er mars 2021 ,de 21 heures à 5 heures du matin sur toute l’étendue de la région. En plus du couvre-feu, les autorités régionales annoncent l’interdiction formelle de la circulation des « véhicules non immatriculés, entre les villes, villages, hameaux et campements dans toute de la Région de Gao ». Toutefois, une dérogation est faite aux véhicules et autres engins de l’Armée, des forces partenaires, de la Mission intégrée multidimensionnelle (MINUSMA), les ambulances et autres véhicules d’urgence civiles. Cette interdiction « s’applique jusqu’à la levée définitive de l’état d’urgence » dans la région, précise la décision du gouverneur. Par ailleurs, une autre décision du gouverneur interdit formellement les coups de feu « de tout type d’arme à feu de tout calibre pendant les cérémonies de réjouissance, de baptême ou de mariage ». Ces mesures sécuritaires, diffusées sur toutes les antennes de radios de la ville, ont été appréciées par les populations de Gao. Le coordinateur régional de l’Observatoire des droits humains (ODH) et du Réseau de défenseurs des droits humains, Ibrahim Touré a rappelé que de 2012 à 2021, le Réseau de défenseurs des droits humain a enregistré 620 victimes de violences ou de violations de droits. Ces derniers jours et semaines, la ville de Gao vit une montée de l’insécurité. Mardi dernier, l’assassinat, à son domicile, d’un leader influent par des individus armés non identifiés a suscité de vives réactions dans la ville. Ce dernier assassinat en date s’ajoute à une longue liste d’autres qui ont endeuillé la ville. Des organisations de la société civile ont organisé, le 27 janvier dernier, une manifestation pour dénoncer « l’insécurité grandissante ». MT/AT/MD (AMAP)