Gao : Course à l’identification des véhicules non immatriculés, après la mesure du gouverneur

Gao, 16 fév (AMAP) Plusieurs propriétaires affluent vers la Direction régionale des transports terrestres et fluviaux de Gao (Nord), pour immatriculer leur véhicule, après l’annonce radiodiffusée, le weekend dernier, de l’interdiction de circulation de tout véhicule non immatriculé entre les villes, villages, hameaux et campement sur toute l’étendue de la région de Gao. Warhass Ag Agoutalas, un usager que le correspondant régional de l’AMAP a rencontré à la Direction régionale des transports terrestres et fluviaux, est venu pour mettre en règle son véhicule. « C’est une bonne initiative parce que c’est plus sûr qu’un numéro étranger. Je demande à tous les propriétaires de véhicules de se conformer à cette décision du gouverneur », a-t-il dit, après avoir « écouté et entendu le message des autorités ». Quant au directeur régional des transports terrestres et fluviaux, Amadou Kouyaté, il a rappelé que l’identification des véhicules non immatriculé a commencé en 2018 mais n’a pas duré trois mois. Selon lui, il a fallu l’arrivée du nouveau gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Moussa Traoré pour reprendre cette opération, suite à des assassinats ciblés et autres actes de violences et d’insécurité. Pour lui, le gouverneur a été catégorique dans sa décision parce que tout véhicule non conforme à la décision sera arrêté et conduit là où il peut être sécurisé. Les sanctions concernent, aussi, les chauffeurs des véhicules non immatriculés. « Depuis l’annonce de la décision, plusieurs usagers affluent vers nos services. C’est des véhicules de seconde main qui viennent de pays étrangers (la France, la Mauritanie, l’Algérie, le Niger, le Burkina-Faso et autres) mais qui ne sont pas en règle. Parce qu’ils n’ont pas de carte grise malienne, ni de documents de visite technique. Ils ne sont pas, non plus, assurés », a fait constater M. Kouyaté. Actuellement, les services techniques procèdent à une identification temporaire qui se fait sur la basée des quatre derniers chiffres du châssis du véhicule. «  Du 15 au 16 février 2021, nous avons enregistré plus de 200 véhicules », a révélé le directeur régional de l’office national des transports de Gao. « L’initiative du gouverneur est à saluer mais il est mieux d’aller vers une immatriculation normale. C’est à partir du dédouanement que la Direction des transports peut procéder à l’immatriculation des véhicules. Je pense que nous devons aller vers des mesures plus importantes que l’identification parce que de 2018 à 2021, la Direction régionale a identifié plus de 5.000 véhicules qui n’ont pas de plaques d’immatriculation nationale et constitue donc un manque à gagner pour l’Etat et pour la région », a conclu le directeur régional des transports terrestres et fluviaux. AT/MD (AMAP)

Rencontre de la Coalition pour le Sahel: Deux grands projets dans le pipeline

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djaména, 16 fév (AMAP) Le président en exercice des chefs chefs d’État du G5 Sahel, le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, a présidé, mardi, la rencontre de la Coalition pour le Sahel qui a annoncé deux grands projets régionaux. “Les pays du G5 Sahel se sont engagés à réaliser des zones de grands projets, en particulier le projet ferroviaire transsaharien qui va de Nouakchott, en Mauritanie, à N’Djamena, au Tchad. Il pourrait avoir une prolongation, de l’océan Atlantique, vers les pays de la bordure de la Mer rouge”, a expliqué le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, faisant le point de cette rencontre. Le chef de la diplomatie malienne a ajouté que le 2è projet intégrateur est la création d’une compagnie aérienne de l’espace G5 Sahel, en vue de faciliter les mouvements de populations d’un pays du Sahel à un autre. “L’enclavement de la plupart des pays de l’espace G5 Sahel fait que les populations éprouvent des difficultés à rallier les États entre eux. Les partenaires ont marqué un intérêt pour la réalisation de ces deux projets”, a annoncé le ministre malien. Cette rencontre a vu la participation des chefs d’Etat de l’organisation sahélienne élargie au président sénégalais, Macky Sall. Les partenaires internationaux ont, aussi, pris part à ces travaux, aussitôt après la clôture de la conférence des chefs chefs d’État. Selon Zeini Moulaye, il y a une dimension de développement durable à prendre en compte. “Tous les participants ont été unanimes à mettre l’accent sur le développement humain, le développement local durable afin de mettre les populations dans les meilleures conditions de vie et de travail, en même temps que la sécurité et la stabilité sont indispensables pour notre Région sahélienne’, a dit Zeini Moulaye. La rencontre au sommet de N’Djamena a été l’occasion d’examiner toutes les décisions prises lors du sommet de Pau, en France, l’année dernière. Les États, les organisations internationales et les organismes financiers internationaux se sont prononcés sur la feuille de route de Pau et se sont engagés à son accomplissement. Ils ont pris l’engagement d’apporter des contributions financières, de participer, de façon plus renforcée qu’auparavant, afin de marquer leur solidarité envers le Sahel. “Tous ces partenaires ont reconnu un destin commun à toutes les problématiques du Sahel. Tout ce qui touche le Sahel impacte le reste du monde, en particulier l’Europe. Sur les aspects sécuritaires, tous les intervenants sont unanimes à reconnaître que depuis le sommet de Pau, il y a eu des avancées très notables, des résultats incontestables. Mais, cela ne suffit pas à ramener la paix et la stabilité dont nous avons besoin”, a dit Zeini Moulaye. Le président en exercice a assuré ses pairs qu’il veut marquer le pas et imprimer une empreinte indélébile aux réalisations de l’organisation sahélienne. « Assez de discours, il faut des actes et actions concrètes. Je veux imprimer une cadence plus accélérée à nos actions », a-t-il déclaré. « Pour qui connaît ce chef d’État pour ce qu’il a fait par le passé et pourrait faire aujourd’hui, on peut être optimiste pour ce mandat et pour l’avenir de l’espace G5 Sahel « , a conclu le ministre Zeïni Moulaye.  

Aucun cas d’Ebola n’est enregistré au Mali (Ministre en charge de la Santé)

Bamako, 16 fév (AMAP) Le ministre de la Santé et du Développement social annonce qu’« à ce jour, le Mali n’a enregistré aucun cas de la maladie à virus Ebola », après l’apparition de nouveaux cas de la maladie à virus Ebola, en Guinée voisine. Dans un communiqué publié, lundi, le gouvernement malien, à travers le département en charge de la Santé, annonce des mesures préventives contre la Maladie à virus Ebola et précise que les services techniques de la Santé, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), demeurent mobilisés pour l’application de ces mesures. Il s’agit de renforcer la surveillance épidémiologique et le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières, mais aussi de sensibiliser la population. Le ministre indique, également, que son département œuvre à préparer les formations sanitaires à la mise en place d’unités d’isolement et de prise en charge et à initier des activités de prévention et de lutte contre la maladie. “À ces mesures, s’ajoute le renforcement de la coopération sanitaire avec les pays concernés”, souligne le ministre de la Santé qui assure que «toute les dispositions sont prises pour la prévention et la riposte à l’épidémie» sur le territoire national. Le ministère indique avoir réuni, dès l’annonce de réapparition de la maladie, «tous les acteurs nationaux, les partenaires techniques et financiers et l’ex-coordinateur de la lutte contre la maladie à virus Ebola au Mali». Depuis quelques jours, une résurgence de l’épidémie d’Ebola est signalée en Guinée. Les autorités de ce pays ont confirmé cinq décès liés au virus et douze cas suspects ou confirmés, tout en annonçant des mesures de riposte. MT/MD (AMAP)

Sommet de N’djaména : Le G5 Sahel apporte son soutien aux efforts de paix du Mali

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djaména, 16 fév (AMAP) Le G5 Sahel dont les travaux de la 7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État, se sont ouverts, lundi à N’Djamena, au Tchad, a apporté son appui au processus de négociation avec les groupes armés initié par le président de la Transition Bah N’Daw. “Nous soutenons les efforts de dialogue politique entre le gouvernement de la Transition dirigé par le président Bah N’Daw et les différentes parties pour la mise en oeuvre de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali. Nous suivons avec une grande attention les conclusions des travaux du Comité de suivi de l’Accord et exhortons tous les acteurs maliens à travailler pour une paix durable dans ce pays frère », a souligné le maréchal Idriss Deby Itno, nouveau président en exercice de l’Organisation sahélienne. La situation sécuritaire difficile que traverse le Mali n’a pas laissé indifférent le G5 Sahel. “La paix au Mali doit constituer un point majeur de notre préoccupation prioritaire et de développement du G5 Sahel. La consolidation de la paix et de la sécurité dans le Sahel reste la condition sine qua non pour la réussite de notre entreprise,” a rappelé le président en exercice. Les efforts diplomatiques, sous l’égide du président de la Transition, Bah N’Daw, pour sensibiliser ses pairs sur les enjeux, d’une part, de la Transition et, d’autre part, l’adhésion des chefs d’État du G5 Sahel au processus de négociation avec les groupes armés terroristes et djihadistes ont porté fruit. Les rideaux sont sont donc tombés sur la 7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5. Le président en exercice sortant, le Mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a passé le drapeau de l’organisation à son homologue du Tchad, le maréchal Idriss Deby Itno, qui présidera aux destinées de l’Organisation sahélienne pour un mandat. Ce dernier a remis le drapeau au secrétaire exécutif du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou. Le président tchadien s’est réjoui de la confiance de ses pairs pour la 2è fois. “Le Tchad a l’honneur d’assurer la présidence du G5 Sahel et il exercera ce mandat avec le concours de tous, car depuis la naissance de notre organisation, tout le monde a fait montre d’une solidarité sans faille”, a souligné le nouveau président en exercice. « Notre détermination et engagement à soutenir le G5 Sahel n’ont jamais fait de doute. Nous avons toujours oeuvré à l’unisson quand il a été question de prendre les grandes décisions pour la survie et la bonne marche de notre institution », a fait remarquer le maréchal Idriss Deby Itno. SUCCÈS DIPLOMATIQUE DU MALI – Le nouveau président en exercice de l’Organisation sahélienne est conscient des enjeux et défis qui l’attendent pour son 2è mandat. « Avec ce sommet, nous entrons dans la 2è année d’un contexte extrêmement difficile de l’existence de notre organisation. Contexte marqué par cette pandémie de Covid-19 qui nous déclare une guerre sans merci. Autant nous faisons face au terrorisme avec une grande détermination, autant notre combat contre la Covid-19 se fera avec la même determination”, a déclaré le président Idriss Deby Itno. Le sommet de Pau, de l’année dernière, a marqué une étape cruciale dans le partenariat du G5 Sahel. Il a donné une grande impulsion aux orientations et actions de lutte contre le terrorisme et le développement dans le Sahel. « Nous nous réjouissons des résultats obtenus en si peu de temps, grâce à la feuille de route que nous avons adopté ensemble et à la fréquence de son suivi”, a dit le chef de l’Etat tchadien. Il a salué « l’action exemplaire de la Task Force Takuba et de Barkhane qui constituent la preuve de la mutualisation des efforts que nous appelons de tous nos voeux”, ajoutant que la Coalition pour le Sahel est un instrument clé du partenariat du G5 et “qui nous permettra de mutualiser efficacement nos efforts, mobiliser nos ressources et coordonner nos initiatives pour cette lutte”. POIDS DE LA DETTE – Idris Deby Itno a précisé qu’en matière de lutte contre le terrorisme, la stratégie militaire de l’organisation sahélienne “gagnera en efficacité si la force conjointe G5 Sahel et les forces armées des pays membres du G5 Sahel montent en puissance”. Selon lui, la force conjointe G5 Sahel reste le point central du dispositif sécuritaire régionale. Le président tchadien a invité les États membres à s’atteler à une autonomisation complète de la force conjointe G5 Sahel en la dotant de moyens financiers et logistiques propres. « C’est à cette condition qu’elle pourra développer toutes ses capacités opérationnelles réelles sur le terrain », a-t-il souligné. “La situation socio-économique de nos pays n’est pas très reluisante et ne permet pas de faire face seuls et, surtout, efficacement aux grands défis actuels. Le poids de la dette se fait sentir et plombe nos efforts de développement. Nos plans de développement peinent à atteindre le taux d’exécution escompté, faute de financements conséquents”, a fait constater le nouveau président en exercice du G5 Sahel. Face à tous ces défis, il a appelé les pays membres “à réagir spontanément et vite”. “À propos des solutions idoines de sortie de crise, l’annulation de la dette est une piste que nous devons explorer. La mobilisation de financements conséquents pour la mise en oeuvre de projets et programmes inscrits dans les principaux instruments de développement du G5 Sahel doit constituer l’une de nos principales priorités », a conclu le président en exercice avant de déclarer clos les travaux de la session.

L’idée du dialogue avec les terroristes fait son petit bonhomme de chemin

Par Dieudonné DIAMA Bamako, 16 fév (AMAP) Le Dialogue national inclusif de 2019, au Mali, a fait l’option de pourparlers avec les terroristes maliens. Nos partenaires, notamment la France et les Nations unies, réticentes dans un premier temps, ont récemment infléchi leur position. Cette question pourrait s’inviter dans les discussions des chefs d’Etat lors du sommet des pays du G5 Sahel et de la France, qui se tient ,à N’Djamena, au Tchad, dans un contexte particulier. Les groupes terroristes continuent d’étendre leur présence dans la région du Sahel et au-delà, en dépit des lourdes pertes qui leur sont infligées à travers des opérations conjointes menées par Barkhane et les armées nationales. Compte tenu de cette situation, nul doute que la question du dialogue avec les extremistes islamistes sera l’un des sujets de la rencontre de N’djaména. Le sujet sera d’autant plus facile à aborder que la France et les Nations unies qui étaient farouchement opposées à toutes négociations avec les terroristes ont récemment infléchi leurs positions. Il faut rappeler que le sujet du dialogue fait débat dans notre pays depuis longtemps. Lors de la Conférence d’entente nationale en 2017, la question a été abordée par des participants. Le Dialogue national inclusif (DNI) en décembre 2019 a formulé carrément une recommandation allant dans le sens d’ouvrir des pourparlers avec les Maliens qui guerroient pour imposer la charia dans un pays où l’islam est déjà la religion dominante depuis des siècles. Un rapport publié le 28 mai 2019 par l’International Crisis Group avait encouragé notre pays à aller dans ce sens, estimant que pour sortir de l’impasse, le dialogue avec les «djihadistes» et leurs soutiens devait être une option à prendre très au sérieux par les autorités maliennes. L’ONG reconnaissait que le chemin du dialogue restait semé d’embuches à cause des exigences des terroristes, ainsi que les liens qu’ils entretiennent avec d’autres groupes transnationaux. Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghali posent comme condition l’instauration de la charia dans un pays où la tradition républicaine est bien enracinée. Ils réclament aussi le départ des troupes étrangères (Minusma et Barkhane). En plus, ils n’ont sans doute pas toutes les cartes en main pour ouvrir d’éventuelles négociations. Ils sont tenus de s’en référer à leur organisation mère en l’occurrence AQMI, elle-même affiliée à Al Qaeda. Sur la question, Dr Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires stratégiques au Sahel (CE3S), rappelle l’impuissance des forces étrangères et des forces armées maliennes à éradiquer militairement la menace terroriste. Cela dure depuis 2013. « Aujourd’hui, quand on regarde les trajectoires des groupes radicaux violents, que ce soit en Afghanistan, en Irak et récemment en Syrie, on se rend compte que les puissances ont toutes été réticentes à engager le dialogue avec eux mais ont toujours fini par l’admettre. C’était le cas avec les états-Unis en Afghanistan où ils étaient fermes à ne pas dialoguer avec les talibans, mais très vite, ils se sont rendus compte que les seules réponses militaires ne suffisent… », indique le chercheur. Pour lui, ces hypothèses sont aussi plausibles dans le contexte malien. Pour Dr Aly Tounkara, aucun pays n’est parvenu à vaincre le terrorisme avec seulement les armes. Mais, nuance-t-il, lorsque notre pays opte pour le dialogue, il y a des lignes rouges à ne pas franchir : le caractère laïc de l’état et sa forme républicaine. Malgré les obstacles quant à son aboutissement, la question du dialogue est revenue plusieurs fois dans le discours des autorités maliennes. L’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, avait, au cours d’une interview sur une radio étrangère, clairement exprimé la position du Mali. « Nous sommes d’accord sur le principe et nous y travaillons déjà », avait-il annoncé. Après sa nomination comme Haut représentant du président pour le Centre du Mali, Pr Dioncounda Traoré, avait indiqué avoir «personnellement envoyé des émissaires pour discuter avec Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghali». Mieux, l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta n’avait pas fermé la porte à une éventuelle négociation lors d’une intervention. FRUIT DU DIALOGUE – Il faut rappeler que plusieurs otages au Mali ont été libérés suite aux négociations avec leurs ravisseurs appartenant à des organisations terroristes. Le dernier cas est celui de feu Soumaïla Cissé et de trois Occidentaux. L’ex-chef de file de l’opposition avait été enlevé le mercredi 25 mars 2020 en pleine campagne pour les législatives à Niafunké. Après 198 jours entre les mains de ses ravisseurs, il a été libéré suite à des négociations avec trois autres otages. Le président du Comité de crise Ousmane Issoufi Maïga a clairement reconnu dans un communiqué que «la libération de ces personnalités enlevées par les filiales du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) a été obtenue grâce aux efforts conjugués des services de renseignement, des Forces armées et de sécurité, des partenaires du Mali et de la cellule de crise». Après la libération de Soumaïla Cissé, le chercheur Aly Tounkara avait estimé que cela pourrait être un pont pour le dialogue avec les groupes radicaux violents. « La libération de Soumaïla Cissé pourrait constituer déjà un pont car beaucoup de personnalités qu’elles soient à Bamako ou relevant des chefferies locales y ont été impliquées. Ces personnalités apparaissent déjà comme un pont pour l’état central du Mali et il ne faut plus accepter que ce pont soit coupé », avait-il conseillé. L’imam Mahmoud Dicko pourrait être l’une des têtes de pont du dialogue. Il a maintes fois exprimé sa disponibilité à œuvrer pour que les Maliens se parlent pour mettre fin à la violence. Dans son dernier Manifeste, il a réitéré son entière dédicace au dialogue pour instaurer la paix entre les communautés. FLÉCHISSEMENT DE POSITIONS – L’insistance des Maliens à vouloir se parler a sans doute eu raison des réticences de nos partenaires étrangers. Les Nations unies, à travers le secrétaire général, semblent favorables à un dialogue avec « certains groupes extrémistes ». « Il y aura des groupes avec lesquels on pourra parler et qui auront intérêt à s’engager

Culture : La 2ème édition du Festival Ag’na aura lieu du 25 au 28 février 2021 à Koulikoro

Bamako, 16 février (AMAP) La 2ème édition du Festival Ag’na (signifiant Culture en Touareg), fusion du festival Ados ciné et le festival au désert, aura lieu du 25 au 28 février prochain à Koulikoro, a appris l’AMAP de source proche de ses organisateurs. L’annonce a été faite samedi dernier au siège du groupe Walaha à Magambougou par les organisateurs au cours d’une conférence de presse animée par Fousseyni Diakité du groupe Walaha et Manny  Ansar, directeur du Festival au Désert. L’évènement qui se déroulera dans une crise sanitaire de la Covid-19, sera marqué par des remises des prix du concours de cinéma, des projections, des caravanes pour la paix, des concerts géants avec des artistes de talents dont Abdoulaye Diabaté et Kader Tarhanine, des conférences vidéoconférence, des rencontres professionnelles. Les organisateurs qui ont insisté sur le respect des gestes barrières contre la Covid-19. Ils ont tenu à remercier les partenariats pour leur accompagnement. AS/KM (AMAP)

Mali : Le diplomate mauritanien El Ghassim Wane pressenti à la tête de la MINUSMA

Bamako, 15 fév (AMAP) Le diplomate mauritanien, El Ghassim Wane, est pressenti à la tête de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), en remplacement de Mahamat Saleh Annadif qui doit quitter ses fonctions en avril pour diriger le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) basé à Dakar, au Sénégal, annonce le site Africa Intelligence. Selon ce site dont l’information n’est pas encore confirmée par l’ONU, M. Annadif devrait, aussi, remplacer Mohamed Ibn Chambas à l’UNOWAS. Selon le site d’information, M. Wane a bénéficié du soutien de Paris, mais sa candidature a été confrontée à une forte opposition du Département d’État américain « pendant près d’un an, apparemment à cause d’une réticence à voir quelqu’un de l’un des États voisins du Mali diriger la MINUSMA ». Mais dans les coulisses, Washington cherchait avant tout à assurer une position stratégique au diplomate américain David Gressly, actuellement numéro deux de la Mission de stabilisation de l’ONU en RDC (MONUSCO). « Le poste de haut niveau à la MINUSMA a semblé faire l’affaire pendant un certain temps, mais à la fin, Gressly se dirige vers la mission de l’ONU au Yémen », au moment où la nouvelle administration de Joe Biden tente de peaufiner sa position dans le conflit de ce pays. Outre Wane, les noms de deux autres candidats ont circulé au Conseil de sécurité de l’ONU à la mi-2020. Il s’agit de l’ancien médiateur de l’Union africaine (UA) pour le Soudan, Mohamed El Hacen Ould Lebatt, et Bintou Keita, qui vient de prendre la tête de la MONUSCO. El Ghassim Wane a longtemps travaillé au sein des Nations unies. En décembre 2015, Ban Ki-moon l’a nommé au poste de secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, qu’il a occupé jusqu’en 2017. Il a, ensuite, servi (jusqu’en 2019) comme chef d’état-major de Moussa Faki Mahamat à l’UA, où il était précédemment directeur du Département Paix et Sécurité de la Commission. L’année dernière, M. Wane a été candidat potentiel pour diriger la Coalition pour le Sahel, mais ce rôle a finalement été confié au Djimet Adoum du Tchad. Depuis 2019, le Mauritanien vit dans la capitale américaine, où il est professeur à la Elliott School of International Affairs de l’Université George Washington.   MK/MD (AMAP)

7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5 Sahel : Plaidoyer pour le chapitre 7 de l’ONU

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djamena, 15 fév (AMAP) Les efforts des pays membres du G5 Sahel “pourront être encore couronnés de plus de succès, si nous obtenons le mandat sous le Chapitre 7 de la Charte des Nations unies pour la force conjointe G5 Sahel”, a déclare, lundi, à N’djamena, le président du Tchad, le maréchal Idriss Deby Itno. Intervenant devant la 7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5 Sahel, placée sous le thème « Sécurité et développement », et qui s’est tenue dans la capitale tchadienne, sous sa présidence, Idriss Deby Itno a ajouté que le grand espace commun du G5 Sahel, en décidant souverainement de mutualiser ses missions, forces et ressources “afin de faire face résolument aux grands défis qui (le) menacent” a pris rendez-vous avec l’histoire”. Et d’ajouter : « Nous avons pris l’engagement résolu de prendre notre destin en mains, car notre espace a connu une combinaison de calamités à répétition”. “Les défis ont pris une tournure plus inquiétante. Aux défis liés à la pauvreté et à l’insécurité consécutive à la menace terroriste, nous faisons face aux conséquences multidimensionnelles de la pandémie du coronavirus », a souligné l’hôte du sommet. Il a, particulièrement, remercié l’Organisation des Nations unies (ONU) et son secrétaire général, Antonio Guterres. Selon Idriss Deby Itno, le G5 Sahel est sensible, à la compréhension l’organisation et e M. Guterres “de la lutte que mènent les pays du G5 Sahel” et leur exprime tout l’espoir que les dirigeants de ses pays membres portent à la réalisation des objectifs liés à la problématique sécuritaire ainsi qu’au développement durable dans l’espace sahélo-saharien. “Nous sommes très reconnaissants pour les appuis multiformes, en particulier financiers de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union monétaire ouest africaine (UEMOA) au profit de la force conjointe G5 Sahel, dans le cadre de son plan d’actions pour lutter contre le terrorisme”, a déclaré le maréchal Idriss Deby Itno, s’adressant à ses pairs et aux participants. Il a également chaleureusement remercié l’Union européenne (UE) pour ses interventions multiformes. Et a adressé une mention spéciale du G5 Sahel à l’Union africaine (UA), à travers tous ses dirigeants, “pour leurs accompagnements à la survie de l’institution, notamment le déploiement des éléments de la force africaine au profit de la force conjointe G5 Sahel”. Idriss Deby Itno a été désigné par ses pairs, président en exercice de l’organisation sahélienne. Il succeed, ainsi, au président sortant, le Mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Le président de la Transition, Bah N’Daw, a pris part à ces travaux aux côtés de ses homologues du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, du Niger, Mahamadou Issoufou. Le président sénégalais Macky Sall a rejoint ses pairs, lors de leurs travaux à huis clos Le président ghanéen, président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufu Dakwa Addo, le Premier ministre du Royaume chérifien du Maroc, Sannedin El Othmani, le général Ibrahim Gabir, membre du Comité suprême de transition du Soudan, le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères, Son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, étaient les invités spéciaux de ce sommet de N’djamena. Plusieurs personnalités étaient également présentes, entre autres, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), le Tchadien Moussa Faki Mahamat, le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le Tchadien Mahamat Saleh Annidif. MC/MD (AMAP)

Audiences à N’Djaména du président de la Transition: L’Espagne et les Emirats arabes unis réaffirment leur appui

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’Djaména, 15 fév (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, en marge du Sommet du G5, à N’Djamena, au Tchad, a reçu, lundi, successivement, la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha Gonzalez Laya et son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, ministre d’État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU). « Nous avons évoqué les efforts de l’Alliance Sahel pour soutenir le développement des pays membres du G5 Sahel, notamment le Mali, surtout dans les zones prioritaires où nous travaillons pour un retour de l’État”, a déclaré la ministre espagnole, à sa sortie d’audience. “Nous avons passé en revue tous ces axes et j’ai eu l’occasion d’exprimer à Monsieur le président l’appui de l’Espagne pour un bon déroulement de la Transition qui doit aboutir à des élections générales apaisées l’année prochaine”, a-t-elle poursuivi, assurant que l’Espagne se tiendra aux côtés du Mali. La cheffe de la diplomatie espagnole a assuré avoir eu une conversation sur la Transition, les réformes politiques et économiques, sur les aspects sécuritaires et de défense, sur la lutte contre le terrorisme dans laquelle l’Espagne est très engagé à travers la mission EUTM Mali (la Mission de formation de l’Union européenne au Mali). Mme Arancha Gonzalez Laya, qui a été reçue par le président de la Transition, il y a quelques mois seulement, lors de son passage au Mali, est présidente de l’Alliance Sahel, qui a pour objet de financer les projets à impact rapide en faveur, notamment, des jeunes et des femmes dans les zones sous influence djihadiste et terroriste. En juillet 2017, la France, l’Allemagne et l’Union européenne, en partenariat avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont lancé l’Alliance Sahel, une plateforme de coopération internationale pour intervenir davantage et mieux au Sahel. Depuis, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Danemark ont rejoint l’initiative organisée autour de deux instances: l’Assemblée générale et le Comité de pilotage opérationnel (CPO). Dans le but d’accroître la coordination entre l’offre des bailleurs et les besoins exprimés par les pays du Sahel, notamment dans les zones fragiles avec des projets à impact rapide, le G5 Sahel et l’Alliance Sahel ont signé un protocole de partenariat à Niamey, le 30 octobre 2018. Six secteurs d’intervention ont été retenus, en accord avec les priorités de développement établis par les pays du G5 Sahel, à savoir énergie, agriculture, développement rural et sécurité alimentaire, décentralisation et services de base, éducation et emploi des jeunes, gouvernance et sécurité intérieure. A ceux-ci, s’ajoutent quatre secteurs transversaux : Genre, Jeunesse, Climat et Secteur privé. Plus de 730 projets ont été retenus pour répondre aux défis sécuritaires, démographiques, économiques et sociaux. La 1ère Assemblée générale de l’Alliance Sahel, tenue à Nouakchott, le 25 février 2020, en marge du Sommet du G5 Sahel, a adopté des conclusions sur le renforcement de la coordination des membres dans les zones fragiles, l’opérationnalisation des mécanismes de financement et le renforcement du dialogue avec le G5 Sahel, pays du G5 et le SEG. L’Alliance Sahel a pour porte-paroles, au Mali, la Banque mondiale et les Pays-Bas. Dans notre pays, les projets labellisés Alliance Sahel sont le Programme Jeunesse et stabilisation (dans les Régions de Mopti et Ségou pour 5 millions d’euros, environ 3,280 milliards de Fcfa), le Relèvement et stabilisation économique de Konna pour 26 millions d’euros, (environ 17,056 milliards de Fcfa(, le Programme d’adduction d’eau potable dans la Région de Mopti achevé et financé à hauteur de 11,3 millions d’euros, (environ 7,412 milliards de Fcfa), le Projet Jeunes et paix financé à hauteur de 3 millions d’euros, environ 1,968 milliard de Fcfa), le Projet Trois Frontières pour la stabilisation de la zone du Liptako Gourma, avec un budget de 55,5 millions d’euros soit 36,408 milliards de sur une durée estimée à 5 ans ( 2019-2024). Pour sa part, le ministre d’État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, a déclaré, à sa sortie d’audience, avoir échangé avec le président Bah N’Daw sur divers aspects de la coopération entre les EAU et le Mali, notamment les questions relatives au G5 Sahel, à la sécurité et la stabilité dans la sous région du Sahel. Les Émirats arabes unis, pays pétrolier du Golfe persique entretient une coopération diversifiée avec le Mali. Dans le domaine sécuritaire, Abu Dhabi apporte un appui matériel aux Forces armées maliennes (FAMa), notamment des équipements militaires divers comme des véhicules légers blindés. MC/MD (AMAP)

Patrouilles contre l’insécurité à Gao (Nord)

Gao, 15 fév (AMAP) Le commandant de la 1ère Région militaire de Gao (Nord), le colonel Issa Coulibaly, et ses hommes ont entamé, le week-end dernier, une patrouille au Centre et à la périphérie de Gao, face à l’insécurité grandissante dans la ville, les assassinats ciblés, la prolifération des armes légères, la circulation des véhicules non immatriculés. Des check-points temporaires sont installés sur toutes les grandes artères de la ville pour appuyer les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans le contrôle des deux-roues, les tricycles et les voitures. Les opérations, organisées par le commandant de la zone de défense N°1 de Gao, se sont déroulées de 7 heures du matin à 16 heures l’après-midi. Elles ont permis la saisie de onze armes de guerre dont 9 pistolets mitrailleurs (PM), six véhicules dont cinq pick-up auxquels s’ajoutent des munitions en vrac et d’autres matériels de combat. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, qui a exprimé son soutien à l’opération, a annoncé, la semaine dernière, des mesures contre l’insécurité et les violences à Gao. Lee couvre-feu, dans le cadre de ces mesures, débute ce lundi pour prendre fin le 1er mars 2021. Il est reconductible. AT/MD (AMAP)