Quatorze nouvelles contaminations à la Covid-19 dimanche au Mali
Bamako, 17 mai (AMAP) Au Mali, quatorze nouvelles personnes ont contracté le coronavirus, dimanche 16 mai 2021, indique le département en charge de la Santé. Ces nouveaux cas ont été diagnostiqués sur 802 échantillons. Toutefois, les médecins ont déclaré une cinquantaine de patients guéris au cours des dernières 24 heures, selon la même source Par ailleurs, 37 malades sont hospitalisés dans les structures de prise en charge parmi lesquels 07 cas graves en soins intensifs et 612 suivis à domicile, Les infections du jour ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de Bamako) et Ségou (Centre) pour ce qui est de l’intérieur du pays. Mais aussi, au niveau des Communes l, V et VI du District de Bamako, la capitale. Avec ces nouveaux chiffres, le nombre de cas positifs à la Covid-19 grimpe à 14.190 dont 9.227 patients guéris contre 511 décès. AT/MD (AMAP)
Bah N’Daw à Paris pour le sommet sur le financement des économies africaines
Bamako, 17 mai (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a quitté Bamako, ce lundi, pour Paris, en France, où il participera, du 17 au 20 mai, au Sommet sur le financement des économies africaines qui se tiendra mardi 18 mai 2021. Ce sommet, en présentiel et en visioconférence, sera accueilli par le président français, Emmanuel Macron, qui recevra une trentaine de chefs d’Etat et de Gouvernement et dirigeants d’organisations internationales. « Le Sommet sur le financement des économies africaines fait suite à la diffusion d’une tribune de 18 dirigeants africains et européens, publiée le 15 avril 2020, en faveur d’une mobilisation de la communauté internationale pour affronter les conséquences de la crise sanitaire et économique causée en Afrique par la pandémie », indique le Palais de l’Elysée, la présidence française, dans une note publiée mercredi 12 mai 2021. « Le Président de la République (Ndrl, Emmanuel Macron) souhaite que des solutions nouvelles et ambitieuses soient trouvées pour que l’Afrique puisse faire face à ce choc sans précédent, et retrouver la croissance, comme d’autres continents qui ont pu mettre en place des plans de relance massifs », poursuit la note. Tous les signataires de cette tribune du 15 avril 2020 ont été conviés au Sommet, ainsi que plusieurs autres chefs d’Etats africains dont le président de la transition malienne, des membres du G7 et du G20, ainsi que des dirigeants d’organisations internationales. La France, premier partenaire bilatéral, a une coopération très dense avec le Mali. Pour les vingt-cinq dernières années, l’aide publique au développement de la France au Mali s’est élevée à plus de 1,5 milliard d’euros (soit plus de 986.145.000.000 Fcfa). Cette aide intervient sous formes d’appuis budgétaires, bourses d’études, prêts aux entreprises, projets ou programmes, subventions aux organisations de la société civile, expertises techniques. L’aide française est, également, présente au Mali à travers la coopération décentralisée. La France est un partenaire stratégique du Mali qui présent dans tous les secteurs de la vie socio-économique. Ainsi, à l’occasion de la dernière visite à Bamako du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, les 25-26 octobre 2020, cinq conventions de financement, pour un montant total supérieur à 140 millions d’euros, ont été signées entre le Mali et la France. MD (AMAP)
Mali : Le M5-RFP s’éloigne du futur gouvernement de Transition
Bamako, 16 mai (AMAP) Le comité stratégique du Mouvement du 5 Juin–Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a exprimé son « total désaccord avec la trajectoire de la Transition imprimée précisément par le Premier ministre reconduit », a appris l’AMAP, samedi Au cours d’une reunion, et dans un communiqué que le président du comité stratégique M5-RFP, Choguel Kokalla Maïga, a lu devant des journalistes, le mouvement dit prendre « acte de cette démission, et rappelle qu’il n’a été ni consulté ni associé à ce changement ». Au lendemain de la démission du gouvernement et de la reconduction du Premier ministre, Moctar Ouane, une participation du M5-RFP au futur gouvernement s’éloigne. Pour le mouvement contestataire, qui fêtera bientôt son 1er anniversaire, cette démission « ne répond ni à ses attentes ni à ses dix (10) mesures formulées le 6 mai 2021, lors de sa rencontre avec le président de la Transition, Bah N’Daw ». En conséquence, le mouvement « ne saurait s’associer à des combinaisons dont il ignore tout des tenants et aboutissants », a déclaré Choguel Kokalla Maïga. En attendant, le M5 reste sur sa dynamique de remobilisation de ses militants pour des « manifestations populaires ». Ces activités avaient déjà été annoncées avant la trêve du mois de ramadan. MT/MD (AMAP)
Mali : grève de cinq jours à partir de lundi
Bamako, 16 mai (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a annoncé le maintien de sa grève de cinq jours, à partir de lundi, indique un communiqué publié samedi soir. Le bureau exécutif de l’UNTM et ses syndicats partenaires, « après une réunion d’urgence et une large consultation, a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève jusqu’à satisfaction totale de ses points de revendication », ajoute la même source. Les syndicalistes préviennent que cette grève est « reconductible du lundi 24 mai au vendredi 28 mai inclus, et illimitée à compter du 28 mai 2021 », invitant « ses militantes et militants de rester mobilisés et déterminés pour la réussite pleine et entière de la grève en date du lundi 17 mai au vendredi 21 mai 2021 inclus ». La centrale syndicale rappelle que le maintien de sa grève fait suite à la rencontre entre son bureau exécutif et une « commission de médiation » composée de « légitimités coutumières et religieuses, accompagnées des présidents des différentes chambres consulaires et du patronat malien et des conseillers spéciaux de la primature ». Cette commission a demandé à la centrale « de suspendre son mot d’ordre de grève et d’accorder deux (2) mois de moratoire pour la résolution des doléances ». La grève, qui démarre ce lundi, intervient dans un contexte où le Mali attend son nouveau gouvernement, après la démission, vendredi dernier, de l’équipe du Premier ministre Moctar Ouane. Ce dernier a été reconduit à son poste, le même jour, par le président Bah N’Daw et chargé de former un nouvel attelage gouvernemental. SS/MD (AMAP)
Médias : Le journaliste Moriba Magassouba est décédé
Bamako, 16 mai (AMAP) Le monde de la presse a perdu, une de ses plus belles plumes, en la personne du journaliste, historien et écrivain, sénégalais, Moriba Magassouba décédé, ce samedi, à Abidjan, selon des sources proches de l’homme de média citées par le quotidien ivoirien Fratmat. C’est comme un coup de tonnerre dans son pays d’origine le Sénégal en Côte d’Ivoire où il a fourbi ses armes en journalisme. Magassouba est l’auteur de la biographie du président Alassane Ouattara, intitulée : « Alassane Ouattara : la passion du devoir ». Le journaliste est de la 2e promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI), l’école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Il a travaillé au quotidien « Le Soleil » de Dakar, à l’hebdomadaire « Jeune Afrique », à l’Agence panafricaine de presse (PANAPRESS) et au magazine Africa international. Moriba Magassouba est l’auteur du livre, « L’Islam au Sénégal : demain les mollahs ? ». Dors en paix doyen ! SSI/MD (AMAP)
Côte d’Ivoire : le Premier ministre Patrick Achi attendu à Abidjan, ce vendredi
Bamako, 14 mai (AMAP) Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, regagne Abidjan, ce vendredi 14 mai 2021, « sauf changement de dernières minutes », selon nos confrères du quotidien ivoirien Fratmat. Le Chef du gouvernement avait quitté Abidjan pour Paris dans la nuit du lundi à mardi. Officiellement, le gouvernement n’a pas communiqué sur ce voyage qui a vite fait d’alimenter les réseaux sociaux et d’enfler la rumeur sur la santé du Premier ministre ivoirien. Nommé le 6 avril, chef du gouvernement, Patrick Achi a succédé à Hamed Bakayoko, décédé, à 56 ans, des suites d’un « cancer fulgurant ». C’est en juillet 2020 qu’Hamed Bakayoko a succédé au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques. SS/MD (AMAP)
Mali: Le gouvernement démissionne, Moctar Ouane reconduit Premier ministre (URGENT)
Bamako, 14 mai (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, Bah N’Daw a mis fin aux fonctions du gouvernement et reconduit Moctar Ouane comme Premier ministre, a appris l’AMAP de source officielle. Un décret No 2021-0348/PT-RM du 14 mai 2021 lu, vendredi, par le secrétaire général de la Présidence, indique que « sur présentation par le Premier ministre de la démission du gouvernement, les dispositions des décrets No 2020-0068/PT-RM du 27 septembre 2020 portant nomination du Premier ministre et No 2020-0074/PT-RM du 05 octobre 2020 modifié portant nomination des membres du gouvernement sont abrogées ». Et d’ajouter que « Moctar Ouane est nommé Premier ministre » par le décret No2021-0349/PT-RM du 14 mai 2021. Rappelons que M. Ouane a été nommé, pour la première fois, Premier ministre le 27 septembre 2020. Le gouvernement qui vient d’être dissout, a été mis en place le 5 octobre 2020. DD/MD (AMAP)
Gao : Forum citoyen sur la refondation de l’Etat
Gao, 14 mai (AMAP) Un forum citoyen régional sur la refondation de l’Etat s’est tenu, du 7 au 10 mai 2021, à Gao, (Nord du Mali), dans le cadre de l’approche méthodologique participative et inclusive du ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions prévoyant la tenue de ce genre de rencontres à l’intérieur du Mali et dans le District de Bamako, la capitale. L’objectif général, à travers ce forum est d’instaurer un cadre de débat citoyen sur la refondation de l’Etat. Il a permis de donner la parole aux acteurs régionaux sur leurs préoccupations fondamentales dans l’optique de recueillir leurs propositions. Le conseiller technique au ministère de la Refondation de l’Etat, Bayon Simpara, a développé le document contenant des propositions de pistes de réflexion et d’analyse pour refonder l’état malien. Selon lui, l’action refondatrice, qui sera un baromètre de la Transition, demande plus que de simples révisions de textes normatifs. Elle se développera autour de trois axes essentiels qui sont : la refondation de la gouvernance, de la citoyenneté et du savoir. Le gouverneur de la Région de Gao a exhorté les participants à être des citoyens modèles pour qu’à la fin des travaux du forum citoyen, la délégation du ministre de la Refondation de l’état soit un lobbying pour notre région. Dans son intervention, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Mohamed Mamadou Coulibaly, qui a présidé l’ouverture des travaux, a dit que les foras citoyens organisés par son département sont des espaces d’échanges participatifs et inclusifs dédiés au dialogue refondateur entre toutes les composantes de la nation malienne dans sa diversité. Selon Mohamed Mamadou Coulibaly, c’est l’opportunité donnée au peuple, aux collectivités, à l’administration et aux administrés de faire un examen de conscience, sur la base du constat des dérives de la gouvernance et de la déliquescence institutionnelle, afin d’en tirer les enseignements, de choisir la voie et les instruments appropriés pour reconstruire l’état et la nation, selon le nouveau paradigme de la légitimité et de la vertu. Ont participé à cette rencontre, en présence également du gouverneur de la Région, le général de brigade Moussa Traoré, les préfets, les sous-préfets, les chefs des services régionaux, les représentants des collectivités territoriales, les autorités traditionnelles et religieuses et les organisations de la société civile. AT/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas jeudi
Bamako, 13 mai (AMAP) Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas jeudi mais déclarent cependant que 10 patients ont été guéries, un décès constaté et 19 malades dont 12 graves hospitalisés dans les structures de prise en charge, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent que 14149 cas positifs ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national dont 9123 guérisons et 508 décès. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 1551 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Gouvernement-Untm : difficile démarrage des négociations
Bamako, 14 mai (AMAP) Les négociations entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), peine entamées, ont été suspendues, jeudi, sur fond de tension dans les locaux du ministère du Travail et de la Fonction publique. Les discussions vont se poursuivre, ce vendredi, afin d’éviter une autre grève de la centrale syndicale, Les parties se sont données rendez-vous pour discuter du préavis de grève en date du 26 avril 2021 de la centrale syndicale du pays. Dans ce préavis, l’UNTM menace d’aller en grève, dans un premier temps, du 17 au 21 mai si ses exigences ne sont pas satisfaites. La centrale syndicale estime, trois mois après avoir signé un procès-verbal avec le gouvernement, que l’État traîne les pieds pour appliquer les accords. Le temps est compté et le gouvernement mesure les conséquences d’un arrêt de travail de cette centrale, à laquelle sont affiliés des dizaines de syndicats. Pour la première rencontre de jeudi, le gouvernement était représenté par le ministre en charge du Travail, Me Harouna Toureh et son collègue de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Harouna Niang. Les ministres des 13 autres départements concernés par le dossier se sont faits représenter. Ce qui n’a pas échappé aux émissaires de la centrale syndicale qui y ont vu une « autre manifestation du mépris » du gouvernement à leur endroit. Les plus radicaux d’entre eux avaient opté pour un retrait pur et simple de la salle. Pour le ministre Harouna Toureh, exiger la présence effective de l’ensemble des ministres concernés n’a pas de base légale, puisqu’aucune disposition des textes ne le stipule. Cette mise au point du ministre Toureh a davantage crispé l’atmosphère. Les syndicalistes s’estimaient déjà délibérément offensés par des propos tenus quelques minutes plutôt par le ministre qui, dans son speech introductif, avait fait remarquer que l’État dispose d’un arsenal juridique pour empêcher toute action susceptible de porter préjudice à son bon fonctionnement. Aussi, il leur avait fait comprendre, en des termes jugés « peu courtois » par les syndicats, que le pays traverse un moment particulier qui ne permet pas au gouvernement de satisfaire immédiatement toutes les revendications sociales. Visiblement remonté, Ousmane Traoré, l’un des représentants de l’UNTM, a soutenu que les autorités actuelles n’en ont cure de l’état de santé des caisses publiques. Et pour souligner la nécessité de corriger les disparités dans le traitement des agents de l’État, il a affirmé que le « président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement Illicite et la corruption (OCLEI) perçoit plus de 4,5 millions de Fcfa par mois et que son chauffeur gagne mieux qu’un fonctionnaire de la catégorie A ». Également, plus de 2 millions de Fcfa seraient accordés à certains agents comme prime de départ à la retraite, alors que d’autres ont à peine 200.000 Fcfa. Pendant plusieurs minutes, une sorte de cacophonie s’est emparée de la salle, obligeant le président de la commission de conciliation à suspendre les travaux. Finalement, les pourparlers ne reprendront que ce vendredi matin. C’est à la suite de deux grèves, fin 2020, que l’UNTM, le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ont signé, le 5 février dernier, un procès-verbal de conciliation. Plus de trois mois après, la centrale syndicale vient de déposer un nouveau préavis de grève dans lequel elle exige « l’application immédiate des accords dont les délais d’application ont expiré ». L’UNTM demande, aussi, un traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme et l’élargissement de la prime de judicature aux greffiers et secrétaires des greffes et parquets. Le syndicat exige le retour à leurs postes respectifs des 22 travailleurs du ministère de l’Administration territoriale qui ont été mutés suite à des grèves, l’application immédiate du point d’accord relatif au paiement des salaires et accessoires de salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales et l’application des accords d’établissement des Agences de développement. Si ces exigences ne sont pas satisfaites, l’UNTM se dit déterminée à mettre sa menace de grève à exécution du 17 au 21 mai. Le syndicat se réserve le droit de reconduire l’arrêt de travail du 24 au 28 mai et n’exclut pas une grève illimitée. ID/MD (AMAP)

