Mali : Issa Kaou N’Djim recouvre la liberté avant son procès
Bamako, 09 nov (AMAP) L’ancien 4è vice-président du Conseil national de Transition (CNT), Issa Kaou N’Djim a été libéré, mardi après midi, par le Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako qui l’avait placé sous mandat de dépôt le 28 octobre. “Nous avons attendu de recevoir la résolution (Ndlr, du CNT) pour son exécution. C’est ce qui a été fait aujourd’hui (mardi). Puisque la résolution, en elle-même, ne peut suffire à obtenir la libération du Monsieur, il fallait l’enrôler. Nous l’avons enrôlée pour que le juge la constate et en tire les conséquences”, a expliqué le procureur de la Commune IV, Idrissa Touré, Et de préciser que le CNT a simplement voté la suspension de la détention. “C’est ce qui vient d’être ordonnée. On vient de signer un ordre de mise en liberté pour le sortir de prison. Mais le CNT n’a pas voté la suspension de la poursuite”. En d’autres termes, le 3 décembre M. N’Djim va comparaitre devant le tribunal. “S’il est jugé et déclaré coupable et condamné, il peut encore retourner en prison. Il peut aussi être jugé et déclaré non coupable. Donc relaxé”, a signalé le procureur L’un des avocats de Issa Kaou N’Djim a confirmé que le procureur n’a fait qu‘appliquer la résolution du CNT. “Le jugement au fond sur cette affaire aura lieu le 3 décembre prochain”, a précisé Me Kassoum Tapo. Cette libération de Issa N’Djim, dans le cadre de l’exécution d’une résolution du CNT par le gouvernement, se fait conformément aux dispositions de la Constitution. A l’issue d’une séance plénière tenue le jeudi 04 novembre, les membres du CNT avaient adopté une résolution demandant la «suspension de la détention de Issa Kaou N’Djim », suite à un vote par 101 voix pour, 07 contre et 05 abstentions. Auparavant, le président du CNT avait mis en place une commission ad hoc composée de 15 membres dont la présidence était assurée par Dr Souleymane Dé, également président de la commission lois du CNT, chargé d’examiner les contours de l’affaire. L’incarcération du désormais ex-4ème vice président du CNT était intervenue quelques heures avant sa comparution, le lendemain vendredi, devant la même juridiction, Au procès, il avait plaidé non coupable de flagrant délit «d’atteinte au crédit de l’État et de ses institutions » mais aussi de « trouble grave à l’ordre public ». Le tribunal avait renvoyé son délibéré jusqu’au 03 décembre prochain. Cela, après avoir rejeté la demande de liberté provisoire formulée par les avocats de la défense, renvoyant du coup le président du parti ACRT Faso Ka Wele en détention. AT/MD (AMAP)
Quelque 323 sages-femmes à recruter et à déployer sur le terrain
Bamako, 09 nov (AMAP) L’initiative recrutement et déploiement de 323 sages-femmes dans le cadre du projet d’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) a été lancée, lundi, sous la présidence, du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Cette initiative répond au souci partagé par tous (décideurs, partenaires et communautés) d’une bonne répartition des sages-femmes sur toute l’étendue du territoire national. Il y a une forte concentration de sages-femmes dans la capitale, Bamako, où plus de la moitié du personnel féminin de sages-femmes est déployée. Les zones rurales ne bénéficient pas suffisamment de ces mains indispensables à la santé de la femme et de l’enfant. Or, le besoin de ce personnel féminin est criard dans certaines localités du pays, notamment dans les zones rurales où les sages-femmes se comptent sur les doigts d’une main. En tout cas, elles officient moins en nombre dans ces localités où leur expertise peut réellement contribuer et de façon significative à l’amélioration de la santé de la femme et de l’enfant. Le chef du gouvernement a ainsi peint le tableau des préoccupations liées à la santé. Et d’expliquer qu’il y a une volonté politique du gouvernement, à travers des investissements stratégiques, de réaliser le dividende démographique et d’améliorer la santé maternelle et néonatale. Le gouvernement avec ses partenaires comme le projet SWEDD a, dans une synergie entre le ministère en charge de la Santé et celui de la Population, déployé une première cohorte de 106 sages-femmes dans certaines localités. Cela a permis d’augmenter de 17% l’effectif de ce personnel féminin intervenant dans les sept régions d’intervention du projet SWEDD et de 8% l’effectif national des sages-femmes en activité jusqu’en 2020. Choguel Kokalla Maïga a, aussi, souligné que le chef de l’Etat a donné les orientations nécessaires pour prendre toutes les dispositions urgentes afin de sécuriser la population et poursuivre les efforts de développement sur l’ensemble du territoire national. Le projet d’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) vise à renforcer l’autonomisation des femmes en vue d’accélérer la transition démographique dans les pays membre à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Le représentant de la Banque mondiale, Jean-Pierre Chauffour, a réitéré la disponibilité des partenaires à accompagner l’initiative, notamment dans cette deuxième phase qui s’étend de 2021-2024 et mobilisera 323 femmes à déployer dans les zones rurales. Quant à Mme Sissoko Oumou Camara, porte-parole des sages-femmes, elle a exprimé sa reconnaissance au gouvernement, mais aussi aux partenaires et initiateurs de ce programme de recrutement et de déploiement des sages-femmes sur l’ensemble du territoire, au service de la population, particulièrement de la femme et de l’enfant. Un court métrage a été projeté sur les sages-femmes dont la noble mission, celle d’aider à donner la vie malgré les conditions matérielles difficiles a été magnifiée. Ce film établit le constat d’une répartition inégale des sages-femmes sur le territoire national avec un trop plein à Bamako. Quelque 51% des sages-femmes en activité sont concentrées dans la capitale. C’est au regard de ce constat qu’un programme fut lancé par SWEDD en juin 2018 pour pallier cette situation. La cérémonie a eu lieu en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré et de son collègue de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Bréhima Kamena. On notait, aussi, la présence de nombreux invités de marque. BS/MD (AMAP)
Le Tribunal militaire de Bamako s’ouvre mercredi avec trois affaires au rôle
Bamako, 09 nov (AMAP) La 1ère session ordinaire 2021 de la chambre criminelle du Tribunal militaire de Bamako s’ouvre mercredi avec trois affaires à juger, annonce le directeur de la Justice militaire, le colonel-major Issa Coulibaly « L’ouverture de la session aura lieu le 10 novembre 2021 à 8h 30 mn au tribunal militaire de Bamako, sis à Dar Salam », précise le colonel-major Coulibaly cité par un communiqué publié lundi. Cette première session ordinaire connaitra de trois affaires impliquant plusieurs militaires. La session s’inscrit “dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la préservation des droits de l’Homme au Mali”. Elle témoigne, également, “de la fonctionnalité des tribunaux militaires qui ont à leur actif plusieurs affaires jugées concernant des militaires’, selon le communiqué. AT/MD (AMAP)
Le gouvernement malien regrette les décisions du sommet de la CEDEAO
Bamako, 09 nov (AMAP) Le gouvernement malien a exprimé, lundi, sa déception après le sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali et en Guinée qui a adopté des sanctions ciblées contre les autorités de la Transition. Dans un communiqué, publié lundi soir, le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale « regrette les décisions prises lors de ce sommet qui ne prennent pas suffisamment compte des aspirations profondes du peuple malien et des efforts déployés au quotidien par les autorités de la Transition pour relever les défis multiformes auxquels le pays est confronté et pour une stabilité durable ». Cependant, le Mali « réitère sa volonté de poursuivre le dialogue avec la CEDEAO en vue de permettre la tenue d’élections libres et crédibles dans les meilleurs délais». La CEDEAO) a décidé, dimanche, d’imposer des sanctions comprenant une interdiction de voyager et un gel des avoirs financiers aux autorités de transition et des autres institutions de transition au Mali. Dans le communiqué final de cette session extraordinaire tenue à Accra, au Ghana, le dimanche 7 novembre 2021, le sommet indique que, conformément à la décision prise le 16 septembre 2021, la Conférence a imposé ces sanctions « avec effet immédiat à l’encontre des individus et groupes identifiés » et « aux membres de leur famille ». Le Président de la Commission est chargé « d’examiner et de proposer des sanctions supplémentaires lors de sa prochaine session ordinaire le 12 décembre 2021, si la situation persiste ». La CEDEAO appelle l’Union africaine (UA), les Nations unies et les partenaires bilatéraux et multilatéraux « à approuver et à soutenir la mise en œuvre de ces sanctions ». Le sommet de la CEDEAO, sous la présidence de Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, chef de l’Etat du Ghana et président en exercice de la Conférence a déploré “vivement l’absence de progrès dans la préparation des élections, y compris l’absence d’un calendrier détaillé des activités pour la conduite des élections aux dates convenues”. MT/MD (AMAP)
CEDEAO : Sur le Mali, les sommets se suivent
Par Issa Dembélé Bamako, 08 nov (AMAP) Les dirigeants ouest africains ne ménagent pas leurs efforts dans la gestion de la crise malienne. Sauf que les solutions qu’ils préconisent ne rencontrent pas l’adhésion de nos autorités et d’une bonne frange de nos concitoyens. Les chefs d’état et de gouvernement de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis hier à Accra au Ghana, ont examiné la situation politique au Mali et en Guinée. Ce sommet extraordinaire est intervenu alors que le débat sur une prorogation éventuelle de la Transition au Mali fait rage. Si le gouvernement voudrait disposer d’un peu plus de temps pour mener à terme les réformes nécessaires, une coalition de partis politiques appelée «Cadre d’échange » réclame le respect du délai tel qu’arrêté par la Charte de la Transition. Il faut rappeler que lors du sommet du 16 septembre dernier, le président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo et ses homologues avaient invité les autorités à publier un chronogramme électoral respectant le délai de la Transition, faute de quoi ils avaient menacé de sanctions contre «tous ceux dont les actions impactent négativement le calendrier de la Transition tel qu’arrêté». Il s’agit donc des sanctions individuelles comme le gel des avoirs ou l’interdiction de voyage dans l’espace communautaire. En arriver à brandir des sanctions traduit un certain agacement des dirigeants ouest africains concernant la situation dans notre pays, au sujet de laquelle ils enchainent les sommets sans grand impact sur le cours de la Transition. Comment rétablir l’ordre constitutionnel, avec l’organisation d’élections transparentes ? C’est tout le sens de l’activité diplomatique menée depuis des mois par l’organisation sous régionale qui s’attendait hier à un chronogramme devant conduire aux « étapes essentielles pour les élections de février 2022 ». Ce chronogramme ne sera connu qu’au sortir des Assises nationales de la refondation. Ainsi en ont décidé les autorités transitoires, soutenues dans cette décision par une bonne frange de la population très réceptive aux « discours souverainistes ». Cette convergence ne facilite pas la tâche à la CEDEAO. Depuis 2020, les évènements dans notre pays mettent l’organisation ouest africaine au défi de la réponse. Elle n’a pas réussi à taire la contestation populaire qui a débouché, avec l’entrée des militaires en scène, sur la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020. Quelques jours avant, précisément le 23 juillet 2020, cinq chefs d’état (Côte d’Ivoire, Ghana, Niger, Sénégal et Nigeria) s’étaient transportés à Bamako pour ne finalement constater que la fracture béante entre IBK et le M5-RFP. Suite à cette mission, un sommet, tenu par visioconférence le 27 juillet, avait annoncé des décisions qui se sont avérées inopérantes. DU PAIN SUR LA PLANCHE – En réponse au renversement du régime d’IBK, la CEDEAO a suspendu le Mali de tous ses organes de décision et stoppé les échanges financiers et commerciaux (excepté les produits de première nécessité) avec notre pays. Puis, les chefs d’Etat ont tenu le 15 septembre 2020 à Accra, un mini-sommet. Le colonel Assimi Goïta, alors président du CNSP, y a été convié pour donner des garanties quant à la durée de la Transition et la nomination de civils aux postes de président et de Premier ministre de la Transition. Les sanctions ont été finalement levées quand les militaires avaient paru se plier à ces exigences. Mais les sanctions, faut-il le souligner, avaient surtout été mal ressenties par une population éprouvée. Alors que la CEDEAO croyait le processus de Transition irréversible, survinrent les évènements du 24 mai 2021. Le président de la Transition, Bah Ndaw, et le Premier ministre, Moctar Ouane, ont été mis « hors de leurs prérogatives » et le colonel Assimi Goïta a pris les rênes du pays avec l’aval de la Cour constitutionnelle. Ce fut une nouvelle paire de manches pour la communauté internationale, emmenée par la CEDEAO. Mais l’organisation communautaire n’a pas baissé les bras. Dès le samedi 29 mai 2021, le colonel Goïta est convié à Accra pour des «consultations», en prélude au sommet des chefs d’état qui aura lieu le lendemain, dimanche. En réaction à ces nouveaux développements, les dirigeants ouest africains ont condamné le « coup d’État » et suspendu de nouveau notre pays des instances de l’organisation. Aussi, ont-ils réclamé la nomination d’un Premier ministre civil et la formation d’un gouvernement inclusif. Les autorités maliennes ont répondu avec la nomination comme Premier ministre du leader du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), Dr Choguel Maïga, et la formation d’un gouvernement regroupant plusieurs sensibilités. Mais le doute s’est installé sur les autres intentions des autorités de la Transition, concernant notamment le respect du calendrier électoral qui prévoit la tenue de l’élection présidentielle en février 2022. Apparemment, les menaces de sanctions ont glissé sur les dirigeants maliens. Le président ghanéen, président en exercice de la CEDEAO, a personnellement effectué une visite à Bamako le 11 octobre dernier. Sans plus de succès sur le respect des injonctions de l’organisation commune. Il faut dire que les chefs d’Etat ouest africains ont du pain sur la planche. La CEDEAO est de plus en plus perçue par l’opinion ouest africaine comme un syndicat de chefs d’état. Sa gestion des dossiers des ruptures de l’ordre constitutionnel dans les différents pays n’est pas exempt de reproche. Même s’ils ont le soutien de l’ONU et de l’Union africaine (UA), les présidents sont tenus de marcher sur des œufs pour éviter des décisions qui pourraient entamer davantage la crédibilité de l’organisation aux yeux des citoyens de la sous-région. ID (AMAP)
Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) : Communiqué final
https://www.ecowas.int/wp-content/uploads/2021/11/Fr-VF-Ok-Communique%CC%81-Final-Sommet-7-novembre-2021_211107_212057.pdf
Deux importantes saisies de produits stupéfiants à Bamako
Bamako, 07 nov (AMAP) L’Office central de stupéfiants (OCS) a réalisé une double saisie d’une importante quantité de produits stupéfiants, vendredi 05 novembre 2021, à l’aéroport de Bamako et à Yirimadjo, en Commune VI dans la capitale malienne, selon des sources policières. Il s’agit d’une trentaine de kilos de cocaïne d’une valeur marchande de plus d’un milliard de Fcfa et de 400kg de résine de cannabis d’une valeur de plus de cent-soixante millions de Fcfa, précisent les mêmes sources. Ces saisies sont le fruit d’une surveillance permanente des éléments de l’OCS et d’une collaboration intelligente avec certains acteurs de la plateforme aéroportuaire, notamment la Police de l’air et des frontières. Ainsi, la première saisie a été realisée lors d’un contrôle de sécurité à l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako-Sénou, sur un passager de double nationalité (malienne et guinéenne), âgé de 40 ans en partance pour la France. L’homme a été pris avec en sa possession de la drogue dans deux sacs à main, par les agents de la Cellule aéroportuaire anti trafic antenne de l’OCS. Ceux-ci l’ont interpelé dans le hall d’enregistrement de l’aéroport, après les premières formalités policières. Testé positif à la cocaïne, il a d’abord nié les faits lors de son audition, soutenant que les bagages lui auraient été remis par un autre passager dont il ignore l’identité. Il a, ensuite, avouer que la cocaïne saisie était destinée à la France. La deuxième saisie, au quartier Yirimadio, en commune VI de Bamako ,est consécutive à une patrouille des éléments de l’OCS dans le secteur. Elle a porté sur une importante quantité de résine de cannabis conditionnée en briquette et emballée dans des sacs en plastique. Le chargement était dans un véhicule suspect que les agents de l’OCS ont fouillé pour y découvrir la drogue. Les suspects interpellés dans ces deux affaires ont été mis à la disposition du procureur du Pôle judiciaire spécialisé pour trafic international de drogues. TC/MD (AMAP)
La CEDEAO impose des sanctions aux autorités de transition au Mali (Sommet)
Bamako, 07 nov (AMAP) La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé, dimanche, d’imposer des sanctions comprenant une interdiction de voyager et un gel des avoirs financiers aux autorités de transition et des autres institutions de transition au Mali. Dans le communiqué final de sa session extraordinaire tenue à Accra, au Ghana, le dimanche 7 novembre 2021, le sommet consacré à la situation politique au Mali et en Guinée, indique que, conformément à la décision prise le 16 septembre 2021, la Conférence a imposé ces sanctions « avec effet immédiat à l’encontre des individus et groupes identifiés » et « aux membres de leur famille ». Le Président de la Commission est chargé « d’examiner et de proposer des sanctions supplémentaires lors de sa prochaine session ordinaire le 12 décembre 2021, si la situation persiste ». En outre, la CEDEAO appelle l’Union africaine (UA), les Nations unies et les partenaires bilatéraux et multilatéraux « à approuver et à soutenir la mise en œuvre de ces sanctions ». Le sommet extraordinaire de la CEDEAO, consacré à la situation politique au Mali et en Guinée “réitère la nécessité de respecter le calendrier de transition (au Mali) en ce qui concerne les élections prévues le 27 février 2022”. Le sommet de la CEDEAO, sous la présidence de Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, chef de l’Etat du Ghana et président en exercice de la Conférence a deplore “vivement l’absence de progrès dans la préparation des élections, y compris l’absence d’un calendrier détaillé des activités pour la conduite des élections aux dates convenues”. La Conférence a appelé les autorités de transition au Mali à agir en conséquence pour assurer un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Et la communauté internationale « à prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que les autorités de transition respectent leur engagement » en ce sens. La CEDEAO indique avoir pris note « des récents développements en Guinée, notamment l’adoption de la Charte de transition, la nomination d’un Premier ministre civil et la formation du gouvernement de transition ». Cependant, elle exhorte les autorités de transition en Guinée « à soumettre d’urgence un calendrier détaillé des activités à mener dans le cadre de la transition vers la tenue d’élections, conformément aux décisions du Sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO tenu le 16 septembre 2021 ». L’organisation sous régionale maintient la suspension de la Guinée « de tous les organes directeurs de la CEDEAO ainsi que l’interdiction de voyager et le gel des avoirs financiers imposés aux membres du CNRD (Ndlr, Comité national pour le redressement et le développement) et aux membres de leurs familles, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel”. La conférence a nommé le Dr Mohamed Ibn Chambas Envoyé spécial en Guinée « en vue de renforcer le dialogue avec les autorités de transition vers un processus de transition réussi et court ». Si en Guinée, les chefs d’Etats réaffirment la demande de la CEDEAO d’une « libération inconditionnelle » du président Alpha Condé, au Mali, ils ont condamné l’expulsion du Représentant permanent de l’organisation communautaire à Bamako. Ils appellent « les autorités de transition à maintenir l’esprit de dialogue et de collaboration avec la Commission de la CEDEAO pour assurer une transition réussie ». La situation au Mali et en Guinée sera examinée lors du Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement le 12 décembre 2021. MD (AMAP)
Sommet extraordinaire de la CEDEAO consacré au Mali et à la Guinée
Bamako, 07 nov (AMAP) Un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), consacré à l’examen de la situation politique au Mali et en Guinée, s’est ouvert, ce dimanche, à Accra, au Ghana. Dans les deux pays, la conférence des chefs d’État exige un calendrier et des garanties sur la durée de la Transition. Concernant le Mali, les débats devraient essentiellement tourner autour du calendrier des futures échéances électorales qui mettront fin à la Transition. La conférence des chefs d’État, réunie en session extraordinaire le 16 septembre dernier, avait appelé les autorités de Transition à publier le chronogramme électoral à la fin du mois d’octobre. Du côté des autorités de la Transition, la priorité est plutôt donnée aux Assises nationales de la refondation (ANR) prévues en decembre. Sur la situation en Guinée, la conférence évoquera, également, la durée de la Transition dirigée par le colonel Mamady Doumbouya, après le coup de d’État contre le président Alpha Condé. L’organisation sous régionale avait fixé une durée de six mois de Transition en Guinée. Une délégation de la CEDEAO s’était rendue à Conakry, en fin octobre, avant ce sommet d’Accra dont les résolutions sont très attendues. MT/MD (AMAP)
Des partis politiques manifestent contre la prolongation de la Transition au Mali
Bamako, 07 nov (AMAP) Plusieurs centaines de personnes ont participé, samedi, à un rassemblement au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba de Bamako, pour manifester leur opposition à une prolongation de la Transition au Mali. Durant ce meeting, à l’appel du Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une Transition réussie au Mali, les leaders du Mouvement, essentiellement composé d’anciens dignitaires du régime défunt d’Ibrahim Boubacar Keïta, se sont relayés au pupitre pour critiquer la Transition, pendant plusieurs heures et devant un public surchauffé. On pouvait lire sur des pancartes des slogans hostiles au gouvernement : Dr Choguel Kokalla Maïga : « Non à la vie chère. Les Maliens ont faim ». « Non à l’injustice. Non aux Assises nationales dépensières. Non à l’insécurité grandissante » ou encore « Libérez Soumeylou Boubeye Maïga ». Dans une déclaration lue par son porte-parole, l’ancien ministre Amadou Goïta, le Mouvement indique clairement avoir constaté « une profonde cassure de la dynamique de réussite de la Transition, conséquence des ratages de chronogramme, de la création forcée de l’AIGE (Ndlr, Autorité indépendante de gestion des élections) et des résultats qui sont attendus par des Assises qui ne sont pas nécessaires et dépensières ». Le Cadre d’échange « exige du gouvernement le respect de ses engagements vis-à-vis du Peuple malien et de la communauté internationale ». « Nous enjoignons le gouvernement, dans les plus brefs délais, à se ressaisir et faire le réalisable et prioritaire dans les délais impartis pour le bien de notre peuple et lui rappelons son obsolescence programmée pour la fin de la transition de 18 mois ; les engagements pris envers le peuple à travers le Programme d’Action Gouvernemental (PAG) et les serments prêtés ». Cette manifestation est une réponse à meeting organisé par plusieurs associations et mouvements de la société civile pour soutenir les autorités de la Transition sur le Boulevard de l’indépendance, Ce rassemblement avait drainé une grande foule, brandissant des slogans hostiles à l’ancienne puissance coloniale ainsi qu’à toute forme d’ingérence de la communauté internationale « dans les affaires internes du peuple souverain du Mali ». AT/MD (AMAP)

