Complot contre le gouvernement : De nouveaux débats mardi prochain sur l’annulation de la procédure et la levée des mandats de dépôt

Bamako, 23 fév (AMAP) La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako a décidé de ne pas délibérer et de rouvrir les debats, mardi prochain, dans l’affaire du «complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs et outrage à la personne du chef de l’État» dans laquelle, fin décembre 2020, plusieurs personnalités civiles ont été interpellées puis placées sous mandat de dépôt. La Chambre d’accusation devait délibérer, mardi 23 février 2021, sur le réquisitoire de l’avocat général près la Cour d’Appel de Bamako, lors de l’audience du 16 février dernier. L’avocat général avait demandé «l’annulation de la procédure et la levée des mandats de dépôt contre le chroniqueur Youssouf Mohamed Bathily et ses coaccusés ». La Cour d’appel a «rabattu le délibéré et ordonné la réouverture des débats, en renvoyant la cause et les parties à l’audience du 2 mars 2021 », a expliqué Me Abdourhamane Ben Mamata Touré, un des avocats de la défense que nous avons interrogé, à l’issue de l’audience qui n’aura duré qu’une dizaine de minutes. «La Cour a renvoyé son délibéré au mardi prochain. Nous allons réagir dans la presse plus tard », a renchéri son confrère Me Kassoum Tapo. En fin d’année 2020, des personnalités civiles ont été interpellées puis placées sous mandat dans cette affaire. Il s’agit de Youssouf Mohamed Bathily, activiste et chroniqueur radio, Vital Robert Diop, directeur général du Pari mutuel urbain (PMU-Mali), Aguibou Tall, directeur général adjoint de l’Agence de gestion du Fonds d’accès universel (AGEFAU) et Mamadou Koné, payeur général du Trésor public. Dr Boubou Cissé, ancien Premier ministre et Sékou Traoré, ancien secrétaire général de la Présidence de la République sont cités dans la même affaire. Si Boubou Cissé serait «introuvable», par contre Sékou Traoré a été entendu et relâché du «fait de son statut de magistrat et de son rang de ministre au moment des faits présumés». AT/MD (AMAP)

Présidentielle au Niger : Mohamed Bazoum élu avec 55,75% des suffrages (CENI)

Bamako, 23 fév (AMAP) Le candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Taraya), Mohamed Bazoum, a remporté, avec 55,75%, des suffrages, l’élection présidentielle dont le deuxième tour s’est tenu dimanche dernier, selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale indépendante (CENI). Son challenger, l’ancien président, Mahamane Ousmane, candidat du parti Renouveau démocratique et républicain (RDR-Tchanji) a obtenu 44,25% et le taux de participation est de 62%. Ces résultats, encore provisoires, seront transmis à la Cour constitutionnelle du Niger pour confirmation. Mais, en attendant, ils sont diversement accueillis dans les états-majors des deux candidats. Des scènes de liesse et de danses sont diffusées de la direction de campagne du PNDS Taraya via les réseaux sociaux. « Je remercie vivement le peuple du Niger pour la confiance qu’il vient de me témoigner en m’élisant Président de la République. Je lui serai un loyal serviteur pour affronter tous les problèmes auxquels notre pays est confronté », a lancé Mohamed Bazoum sur sa page Facebook, en réaction aux résultats de la CENI le donnant vainqueur. Dans le camp de Mahamane Ousmane, les résultats sont contestés et jugés « non conformes à l’expression de la volonté du peuple ». Dans une déclaration de sa coordination de campagne, le RDR-Tchanji dénonce « un hold up électoral ». MT/MD (AMAP)

Devant le CNT : Les précisions du Premier ministre sur les questions de Défense, Sécurité, Politique et Élections

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 23 fév (AMAP) De la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au dialogue avec les groupes terroristes, en passant par la dissolution des milices et le processus de Démobilisation, désarmement réinsertion (DDR)… la question sécuritaire a drainé un flot d’interrogations sur les actions annoncées dans le Plan d’action du gouvernement (PAG). Le sujet est d’autant plus une préoccupation générale que le Premier ministre y a consacré le premier axe du Plan, dans lequel il esquisse sa stratégie en termes d’actions prioritaires ayant notamment trait à l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Jusque-là poussif dans son application, cet Accord devra être revu. Le principe de relecture est désormais acquis, il ne reste plus qu’à déterminer les dispositions à relire. À cet égard, le PAG, présenté par le chef du gouvernement, est moins explicite. Plusieurs membres du CNT, notamment Hamidou Traoré et Aboubacar Sidiki Fomba ont donc souhaité avoir plus de précisions. En réponse, Moctar Ouane a juste dit que les concertations à propos de cette relecture sont en cours, sous l’égide du ministère en charge de la Réconciliation. Signe positif : «Toutes les parties sont d’accord pour envisager cette relecture qui sera l’occasion de mettre sur la table toutes les difficultés et de trouver les solutions pour aller de l’avant», a-t-il souligné. Des débats, il est ressorti le besoin de communiquer davantage sur l’Accord pour une meilleure appropriation par les populations. Surtout qu’il mentionne des concepts dont nombre de Maliens n’arrivent pas à cerner les implications. En atteste la question posée par Dina Dolo sur la «différence entre l’Armée républicaine et l’Armée reconstituée, et entre la police territoriale et la police nationale ». Expliquant l’articulation entre ces polices, le Premier ministre a tenu à préciser que la police territoriale tire son fondement des textes de base de la décentralisation. Il s’agit d’une police qui, sans préjudice de la compétence générale de la police nationale et des autres forces de sécurité, sera chargée de l’exécution de mesures de police des organes délibérants des collectivités. Par ailleurs, en réponse à une question posée par Salif Doumbia sur le démarrage des patrouilles de l’Armée reconstituée au Nord, le Premier ministre a rappelé que les premières unités sont, depuis mars 2020, à Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka. Et de confier que le dernier réglage politique est en cours pour que ces unités puissent débuter incessamment les opérations. RECRUTEMENT MILITAIRE – Le chemin de la paix passera aussi par la résolution de l’équation des groupes d’autodéfense. Moctar Ouane se propose d’accélérer le processus de DDR et en procédant à une dissolution effective de toutes les milices. Une tâche qui s’annonce ardue. Pessimiste, Sidi Soumaoro a estimé que ce serait «utopique de penser pouvoir le faire en si peu de temps et avec peu de moyens». «Chaque village de Mopti en possède», a aussi fait remarquer Amadou Keïta. Pourtant, le Premier ministre croit en la capacité du gouvernement pour résoudre cette équation, de façon pédagogique et pragmatique. Pour y arriver, Moctar Ouane s’appuiera sur la stratégie de stabilisation des régions du Centre, envisagée par le cadre politique de gestion de la crise au Centre et le Programme de réduction de la violence communautaire. Son approche est axée sur le DDR. Selon le chef du gouvernement, une opération de DDR spécial a déjà permis de recenser 8.500 éléments des groupes d’autodéfense et des groupes signataires de l’Accord dans les Régions de Mopti et de Ségou. Aussi, a-t-il ajouté, les forces armées envisagent un recrutement massif spécial parmi les éléments des groupes armés et autres personnes détentrices d’armes de guerre. L’intégration des ex-combattants sera effectuée selon les règles connues en la matière. De façon globale, le gouvernement est résolument engagé sur le front de la sécurisation des personnes et de leurs biens. Il a, selon le Premier ministre, entrepris des démarches pour l’élaboration d’une politique de sécurité nationale, à l’instar du livre blanc sur la défense et la sécurité. Ce document sera présenté au CNT dans les meilleurs délais. Le chef du gouvernement a aussi annoncé le recrutement de 25.000 militaires pour renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire. Parallèlement à l’intensification de l’action militaire, les efforts continuent en vue d’identifier les voies et moyens susceptibles d’instaurer un dialogue fécond avec les groupes terroristes. Mais, prévient Moctar Ouane, le « dialogue à lui-même ne constitue pas une panacée». Il est surtout perçu comme une opportunité d’engager des discussions avec tous les «groupes de tous les espaces concernés afin que l’on puisse parvenir à un nouveau mode de gouvernance». C’est dire que ce dialogue sera engagé dans un cadre élargi. «Il ne s’agit pas d’engager des discussions avec tel ou tel leader, mais de faire en sorte qu’il y ait de vastes discussions impliquant toutes les communautés vivant dans ces localités pour que l’on puisse redéfinir le mode de gouvernance », a-t-il insisté. Et d’indiquer que c’est justement dans le prolongement de ce dialogue que le gouvernement envisage d’élaborer « une stratégie nationale de dialogue et de déradicalisation ». Il a, également, été question des reformes politiques et institutionnelles. Sur ce chapitre, le Premier ministre a assuré qu’elles seront menées en concertation étroite avec les partis politiques et la société civile. Un processus déjà en marche, car Moctar Ouane a lui-même récemment rencontré les acteurs politiques pour dessiner les contours d’un cadre formel de concertation. Et au sein de ce cadre, qui sera bientôt mis en place, tous les aspects des réformes seront abordés, y compris celui relatif à la création d’un organe unique de gestion des élections. Mais déjà, le chef du gouvernement a estimé, au regard du temps imparti, qu’il serait plus judicieux de perfectionner le dispositif actuel. ID (AMAP)  

Plan d’action du gouvernement : Le quitus du CNT

Bamako, 23 fév (AMAP) Les membres du Conseil national de la Transition (CNT) ont approuvé, lundi, par 100 voix pour, 4 contre et 3 abstentions le plan d’action du Gouvernement que le Premier ministre Moctar Ouane, a présenté vendredi dernier aux conseillers. Au premier passage, 59 membres du CNT ont posé des questions au Premier ministre contre 23 au second passage. Tous ont qualifié ce document d’ambitieux, clair, cohérent et concis. Même si certains ont émis des réserves quant à la possibilité de sa mise en œuvre dans les délais de la Transition. Ainsi, certains voulaient savoir, entre autres, les moyens financiers et humains dont dispose le gouvernement en dehors des promesses des partenaires pour la mise en œuvre des actions prévues dans ce plan. Ils voulaient, aussi, savoir si les priorités qui y sont dégagées pourront être exécutées dans le temps, parmi les six axes du document. Les membres du CNT ont, également, demandé au chef du gouvernement des assurances concernant l’application correcte de ce plan d’action et lui ont posé d’autres questions liées à l’école, à l’accès à la carte Nina, à la zone aéroportuaire, à la place de la culture, de la presse, sur le redécoupage territorial, des chiffres, le chronogramme pour la mise en œuvre dudit plan d’action, etc. Le Premier ministre a, d’abord, condamné fermement le saccage du Consulat du Mali à Paris. Il a promis de diligenter des enquêtes à cet effet. Sur la question des cartes Nina, il a assuré la disponibilité d’un stock d’environ 500.000 cartes personnalisées. Avant d’ajouter qu’il est prévu une production de 2,5 millions d’autres et la possibilité de recourir à la carte biométrique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Aussi, est- il prévu l’enrôlement des Maliens établis à l’étranger dans les zones de forte concentration de nos compatriotes. Sur la durée de la Transition, Moctar Ouane a précisé que celle-ci a été établie à 18 mois et que le président Bah N’Daw a promis de respecter ce délai. Parlant du Plan d’action, le chef du gouvernement a souligné que c’est un document assorti d’un chronogramme d’exécution couvrant la période 2020-2022. « Nous allons mettre les bouchées doubles pour que cela se passe dans les règles de l’art », a-t-il promis. Répondant à plusieurs questions concernant le coût financier de ce plan, le Premier ministre a fait savoir que cela représente, en quelque sorte, la majeure partie du budget national au regard de son extension à l’ensemble des domaines. Mais, il a déclaré qu’il sera complété par l’apport des Partenaires techniques et financiers comme cela se fait habituellement. Moctar Ouane a indiqué que les 275 actions programmées ont été reparties entre les trois semestres des délais de la Transition. Ces axes feront l’objet d’évaluation et les résultats seront connus par axe, par objectif, par département ministériel pour impulser la dynamique de performance. Parlant du redécoupage territorial et de l’opérationnalisation de nouvelles circonscriptions, le Premier ministre a souligné qu’il a toujours été une prérogative de l’administration territoriale. Il a annoncé plusieurs mesures concernant la culture, l’éducation, l’autonomisation des femmes, la transcription en braille des documents administratifs et pour la garantie d’une éducation inclusive pour les enfants malvoyants en réalisant les infrastructures nécessaires. 25 MILLIARDS DE FCFA – Pour le chef du gouvernement, le Plan d’action n’est pas plus ambitieux que l’est la feuille de route à partir de laquelle il a été élaboré. Concernant le genre, il a annoncé le financement de plus de 500 groupements de femmes en milieux urbain et rural pour leur autonomisation. Pour ce qui concerne le barrage de Taoussa, il a précisé que le projet est financé conjointement par le gouvernement du Mali et un consortium de banques arabes. Et les travaux avaient été attribués à des entreprises chinoises qui ont fini par abandonner pour raison d’insécurité. Il a annoncé une table ronde des partenaires pour la relance du projet. Répondant à une question sur le retard dans le traitement des salaires des enseignants des collectivités, il dira que cela est dû à la longueur du circuit. Mais des actions sont en cours pour que le payement de leurs salaires se fasse au plus tard le 25 du mois en cours. Le chef du gouvernement a, aussi, répondu à une question sur les démolitions en cours dans la zone aéroportuaire, précisant que ledit domaine est classé parcelle de terrain à usage d’emprise aéroportuaire, sur une superficie d’environ 7.194 hectares. Le Premier ministre a répondu également à des questions sur la cherté de la vie. Selon lui, face à la flambée des prix, le gouvernement n’est pas resté les bras croisés. Mieux, des actions sont en cours pour faire face à la cherté de la vie, par un mécanisme de maintien du prix des denrées de première nécessité telle que l’huile. Il a aussi annoncé des mesures visant la réduction du train de vie de l’État. Lesquelles portent sur la rationalisation des dépenses liées au carburant, aux produits alimentaires, aux frais de mission, etc. D’après lui, le budget de fonctionnement, hors salaires, pour 2021 a diminué de 25 milliards de Fcfa. Et en ce qui concerne le financement du Plan d’action du gouvernement, la Loi de finances 2021 va prendre en compte la feuille de route de la Transition dont a découlé le Plan 2020-2022. Pour l’apaisement du climat social, Moctar Ouane a annoncé l’organisation d’une conférence sociale dans les prochaines semaines. Après l’approbation du Plan d’action, le chef du gouvernement a tenu à remercier les membres du CNT pour la qualité des débats. Il a promis que les questions n’ayant pas eu de réponses au cours de la séance de lundi pourraient faire l’objet de questions orales aux ministres concernés. Avant de procéder à la clôture de la séance, le président du CNT, le colonel Malick Diaw, a assuré que l’institution législative ne se ménagera pas pour accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre du Plan d’action. DD/MD (AMAP)    

Covid-19 au Mali : Quelque 6303 guérisons, 348 décès sur 8306 cas enregistrés, lundi

Bamako, 23 février (AMAP) Quelque 6303 personnes sont guéries de la Covid- 19, 348 décédées sur un nombre total de 8306 cas enregistrés au Mali avec les 7 nouveaux cas décelés, sur l’ensemble du territoire national lundi, a appris l’AMAP de source proche des services sanitaires. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 7 nouveaux cas ont été enregistrés dans la région de Koulikoro et le district de Bamako. Les services sanitaires qui invitent les populations au calme et au respect des mesures de prévention, déclarent par ailleurs, que 660 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien. KM (AMAP)

Niono (Centre) : Accord de cessation des hostilités entre les communautés

Niono, 22 fév (AMAP) Les chasseurs traditionnels dozos et la communauté peulh ont scellé, dimanche, à Niono (Centre)un accord de cessation des hostilités, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué. Grâce à l’initiative du Conseil local de la jeunesse de Niono, avec l’implication du marabout Komani Tanapo, les chasseurs traditionnels dozos et la communauté peulh ont ainsi décidé de déposer définitivement les armes et mettre fin aux souffrances des populations, selon leurs représentants, Amadou Niazon Coulibaly et Boubou Cissé. À cette occasion, le ministre de la Réconciliation nationale a, au nom des autorités, exprimé sa joie et sa satisfaction pour cette belle initiative des deux communautés. Le colonel-major Ismaël Wagué a demandé aux deux parties « de tenir leurs engagements pour le bonheur des populations locales ». Le Cercle de Niono, une zone de grande production agricole, est l’un des poumons économiques du Mali. Sa position géographique en fait une zone d’insécurité, depuis qu’une crise multidimensionnelle a éclaté au Mali, en 2012. Cette situation d’insécurité est préoccupante du fait de la présence de bandits armés dans le Cercle qui commettent assassinats ciblés, enlèvements, vols de bétail et de récoltes. Ils sont aussi à la base des conflits intercommunautaires. Des efforts ont été menés afin de trouver une solution à ces différents problèmes. Une rencontre a eu lieu en novembre 2020, à Niono, qui a vu la présence de quatre ministres. Cependant, la communauté peulh et les chasseurs traditionnels dozos n’étaient pas parvenus à faire la paix. Ensuite, le Haut conseil islamique du Mali (HCIM) a multiplié les contacts avec les deux parties, mais sans succès. MS/MD (AMAP)

Mine d’or de Sadiola : Visite du ministre malien des Mines et son homologue d’Ethiopie

Envoyé spécial Babba B. COULIBALY Bamako, 22 fév (AMAP) «Le nombre d’expatriés dans l’organigramme de la direction générale tourne au tour de 30 à 35%. Ce chiffre me semble élevé. Nous n’accepterons pas que des mines en exploitation, depuis une trentaine d’années, continuent d’employer un nombre élevé de personnel non malien », a dit le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui souhaite que la mine recrute plus de travailleurs nationaux. M. Traoré intervenait, mardi, à la Société d’exploitation des mines d’Or de Sadiola (Semos S.A) où il a accompagné la ministre d’Etat, ministre des Mines et du Pétrole d’Ethiopie, Mme Semegne Wube, venue visiter cette mine reprise en décembre 2020 par la société «Allied Gold» qui opère également en Ethiopie. « J’ose espérer que c’est juste en tant que nouveau repreneur que ces gens sont envoyés pour s’assurer que les travailleurs locaux, qui étaient là dans le temps, ont une maitrise parfaite de la situation. Si ce n’est pas le cas, en tant qu’actionnaire (l’Etat est propriétaire de 20% des actions), nous verrons avec eux comment mettre en place un pacte d’actionnaires qui régule tout cela», a déclaré le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Le ministre Traoré a apprécié l’état de mise en œuvre des innovations induites par le Code minier de 2019 et s’est imprégnédu rythme d’implantation du nouvel acquéreur de la mine de Sadiola. Situé à 80 km de Kayes, la mine de Sadiola opère à ciel ouvert. La première étape de la visite a concerné la carrière principale. Elle contient 4 millions de m3 d’eau de pluie et souterraine. Leur pompage pourrait durer deux ans. La partie la plus profonde mesure 270 m en dessous du niveau zéro de la mer. Elle sera exploitée durant 12 ans pour atteindre une profondeur de 500 m depuis la surface de la terre. Selon Amadou Diarra, géologue à la mine de Sadiola qui guidait la visite, cette mine était en abandon depuis plus de 10 ans. Les raisons de cet arrêt étaient d’ordre économique et technique. «Les minerais à exploiter contiennent du sulfuré dont l’exploitation demande une technique spécifique de traitement. « La carrière sera rouverte, creusée, excavée pour accéder à l’or. Les études d’exploration réalisées ont montré qu’elle contient près 4 millions d’onces d’or. Pour atteindre le minerai, un autre projet a été mis en place. Il est en train de voir le jour», a expliqué le géologue. En attendant, les efforts étaient concentrés sur le traitement du minerai oxydé, «très facile à traiter et moins couteux en termes d’investissement», a précisé le spécialiste. «Nous avons maintenant atteint le sulfuré. Son traitement exige des techniques appropriées inexistantes à l’usine de Sadiola. Il fallait faire un autre projet pour construire une nouvelle usine pour pouvoir exploiter le minerai et l’acheminer à l’usine», a détaillé le géologue, interrogé sur le site. Ce préalable réalisé, la production reprendra. Car il était nécessaire de reprendre l’activité minière, a confirmé le directeur général de la Société d’exploitation de Semos-SA. André Straydom a rêvélé qu’il est prévu la production de 130.000 onces (environ 3,7 tonnes d’or) au titre de 2021. «Avec la construction de la nouvelle usine de traitement des minerais sulfurés, il est possible de produire plus de 300.000 onces (plus 8,5 tonnes d’or) par an», a ajouté l’administrateur général. La ministre d’Etat, ministre des Mines et du Pétrole de l’Ethiopie a dévoilé ses attentes au terme de ce périple. «Il n’y a pas de mines industrielles en Ethiopie. La production est artisanale. En plus du partage d’expériences, cette visite a consisté à faire en sorte qu’Allied Gold, qui est en phase d’exploration en Ethiopie, puisse arriver à construire une mine industrielle profitable à notre pays», a expliqué Mme Semegne Wube. La seconde phase de la visite a conduit la délégation ministérielle à l’usine de traitement des minerais où les hôtes ont visité la salle de contrôle. Avant de regagner Bamako, la mission a rendu une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles de Sadiola. BBC/MD (AMAP)

Le colonel Assimi Goïta rencontre les troupes dans les Régions de Ménaka et Gao (Nord)

Gao, 22 fév (AMAP) Le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a sollicité, dimanche, à Ménaka, dans le Nord-Est du Mali, l’accompagnement des populations pour “les Forces de défense et de sécurité qui font un travail remarquable sur le terrain”, indique la Direction des relations publiques des Armées (DIRPA). Pour le vice-président de la Transition, qui s’est rendu à Ménaka, après Nara, Banamba (Ouest), Mondoro, Boulkessi (Centre), la question de sécurité n’est pas seulement un engagement des forces de sécurité mais de tous les Maliens. Le colonel Goita était compagné du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Modibo Koné, du chef d’état-major général des Armées, le général Oumar Diarra, de l’ambassadeur de France au Mali Joël Meyer et du commandant de la Force Barkhane, le général Marc Conruyt . Un des temps forts de cette visite a été la rencontre avec les notabilités de la ville qui ont témoigné en faveur des Forces armées maliennes (FAMa) pour le dévouement de la troupe dans le maintien de la stabilité de la région. «Nous sommes maintenant psychologiquement guerris», a déclaré un notable pour saluer la visite du vice-président qui, selon lui, arrive à point nommé. Quant au gouverneur de la Région, Mohamed Maiga, il a salué les efforts de sécurisation des FAMa à travers l’opération ‘Ménaka sans arme’ qui “a permis aux populations de retrouver leur tranquillité”. «Nous dormons tranquillement depuis quatre mois grâce à cette opération », a confié une femme lors des échanges entre le vice-président et les représentants des populations, au gouvernorat de Menaka. Toutefois, le gouverneur a soulevé quelques doléances qui ont été notées par le colonel Assimi Goïta. Tout en saluant la visite du vice-président à Ménaka, les habitants de la Région ont souhaité la mise en place de projets à impact rapide, en vue de faciliter la résilience locale. Cette visite a permis au vice-président de noter les appréciations des populations et des forces partenaires du leadership du coordinateurs des FAMa à Ménaka. La troupe a exprimé sa confiance au vice-président de la Transition, en accompagnant sa délégation par des cris de joie. Dimanche, le vice-président de la Transition et sa délégation ont rencontré à Gao (Nord) les autorités coutumières et les chefs militaires de la zone de défense N°1. S’adressant aux chefs coutumiers, le colonel Assimi Goïta leur a demandé leur soutien en faveur des Forces de défense et de sécurité dans leurs missions régaliennes. Le colonel Goïta a aussi eu une séance de discussion avec le gouverneur de Région, le général de brigade Moussa Traoré, sur la sécurisation des élections à venir. Après les échanges avec les officiers et les hommes du rang, le vice-président a indiqué que l’état d’esprit des hommes sur le théâtre des opérations est très bon. Il a beaucoup insisté sur la cohésion entre les forces de défense et de sécurité et la discipline envers la hiérarchie. Le colonel Assimi Goïta a partagé un repas de corps avec l’ensemble des troupes. Ménaka est l’épicentre des hostilités qui secouent la zone dite des trois frontières. C’est pourquoi, la région abrite les Unités légères de recherche et d’intervention (ULRI) ainsi que les forces spéciales Takouba. La mutualisation des moyens de ces forces, dans la Région de Ménaka, semble donner des résultats en termes de pertes infligées aux groupes armés terroristes qui pullulent dans le secteur. AT/MD (AMAP)

Mali : Le Conseil national de transition approuve à la majorité le plan d’action du gouvernement

Bamako, 22 fév (AMAP) Les membres du Conseil national de transition (CNT) ont adopté à 100 voix pour, 4 contre et 3 abstentions le plan d’action de la feuille de route du gouvernement de Transition, après une journée marathon de 6 heures de débats,. Après la présentation du Plan d’action du gouvernement, vendredi dernier, le Premier ministre, Moctar Ouane, s’est de nouveau retrouvé, lundi, devant le CNT pour répondre aux préoccupations des conseillers. Le Premier ministre a répondu en deux phases aux multiples questions des parlementaires. Au deuxième passage, M. Ouane a répondu aux préoccupations des Conseillers. Les membres du CNT sont revenus à la charge, notamment sur des questions relatives à la justice, la cherté de la vie et les différentes infractions routières ainsi que le racket, notamment sur les tronçons Gao-Sevaré, Bougouni-Manankoroni-Côte d’Ivoire. « Le désarmement des milices se fera avec les communautés. Nous travaillons au retour des forces de défense et de sécurité dans les localités concernées », a précisé le chef du gouvernement, répondant à une question relative au désarmement des différentes milices. «Toutes les régions du Nord et du Centre sont concernées par le processus de Désarmement-Démobilisation- Réinsertion (DDR). Aucune région ne sera exclue », a assuré le Premier ministre, en réponse à une question d’un membre du CNT. Par ailleurs, le Premier ministre a rassuré les Conseillers sur la diligence des dossiers au niveau de la justice. “Ils seront traités conformément au respect de l’état de droit”, a promis Moctar Ouane qui a ajouté : « il n’y aura pas d’impunité ». Sur la question de la relecture de l’Accord d’Alger, le chef du gouvernement a martelé qu’elle est une recommandation du Dialogue national inclusif et des concertations nationales. Répondant à une question relative à la durée de la Transition, Moctar Ouane a assuré que la Transition respectera les délais impartis. « Nous respectons totalement chevillés au programme », a indiqué le chef du gouvernement devant les membres du CNT. MT/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali: 07 nouveaux cas lundi

Bamako, 22 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, 07 nouveaux cas de Covid-19, sur plus de 900 échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Au même moment, on note cinq patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, ajoute le texte du département qui précise, également, que les nouveaux malades de ce début semaine, ont été dépistés dans la seule Région de Koulikoro 9Pres de la capitale) pour ce qui concerne l’intérieur du pays. Et à travers plusieurs quartiers des Communes l, ll, V et VI du District de Bamako, la capitale malienne. Avec ces nouveaux chiffres, le tableau récapitulatif de la situation cumulée au Mali affiche 8.306 cas positifs de Covid-19, et 6.303 patients guéris contre 348 décédés. AT/MD (AMAP)