Antonio Guterres appelle à un gouvernement réellement inclusif au Mali

Par Dieudonné DIAMA Bamako, 10 juin (AMAP) Pour le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, seul un gouvernement réellement inclusif, dirigé par des civils et auquel les femmes participent « pleinement pourra paver », au Mali, « la voie d’élections crédibles, favoriser la cohésion sociale et restaurer la confiance de la population envers les institutions publiques ». Dans son dernier rapport sur la situation du Mali, M. Guterres, décrit les principaux faits survenus au Mali sur le plan politique ces trois derniers mois. Ce document est rendu public au moment où le Mali se prépare à entamer une nouvelle page de la Transition. Antonio Guterres a dénoncé les bouleversements politiques marqués par l’arrestation du président de la Transition, Bah N’Daw, et du Premier ministre, Moctar Ouane, ayant conduit à leur démission. Antonio Guterres a rappelé que le 14 mai, le Premier ministre a démissionné. Et immédiatement reconduit dans ses fonctions, il a engagé des négociations en vue de former un nouveau gouvernement. Mais bien avant, à l’initiative du président de la Transition, une série de réunions avaient eu lieu avec des représentants des partis politiques et de la société civile dont le M5-RFP qui a demandé la dissolution du gouvernement et la rectification du processus de transition. C’est ainsi que le 24 mai, poursuit le rapport, le président de la Transition a, par décret, annoncé la formation d’un nouveau gouvernement, dans lequel ont été remplacés les ministres de la Défense et de la Sécurité, tous deux membres de l’ex-Comité national pour le salut du peuple (CNSP) qui avait démis l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta de ses fonctions en août 2020. Le même jour, le président de la Transition, le Premier ministre et plusieurs représentants de l’État ont été arrêtés et conduits dans le camp militaire de Kati, où ils ont été placés en détention, rappelle le rapport. Ajoutant que le 25 mai, la délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est de nouveau rendue à Bamako pour demander la libération des détenus et faciliter la recherche d’une solution. Après la démission du président de la Transition et du Premier ministre le 26 mai, le 28, la Cour constitutionnelle a confirmé l’ancien vice-président colonel Assimi Goïta comme président de la Transition. Le 30 mai, les chefs d’État et de gouvernement des pays de la CEDEAO ont tenu un sommet extraordinaire à Accra où ils ont décidé de suspendre le Mali de l’organisation conformément aux textes. PROGRES – Comme faits nouveaux, M. Guterres a évoqué les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition, notamment la publication du calendrier électoral et le lancement des préparatifs des prochaines élections. Antonio Guterres a rappelé également que le 31 mars dernier, le Premier ministre a pris un décret portant création du Comité d’orientation stratégique sur les réformes politiques et institutionnelles. Lequel aura un rôle consultatif en appui aux réformes politiques et institutionnelles engagées, notamment en ce qui concerne la réorganisation territoriale, la révision de la Constitution et les réformes électorales. Le secrétaire général des Nations unies a déploré la lenteur dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et l’assassinat, le 13 avril, du président de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Il recommande le renouvellement du mandat de la Mission onusienne en maintenant les effectifs militaires et de police à leur niveau actuel Le secrétaire général des Nations unies est revenu sur la mission de la CEDEAO, conduite par Goodluck Jonathan, au Mali, du 9 au 12 mai. Cette mission de la CEDEAO a constaté avec « satisfaction » que des progrès ont été réalisés et a noté les préoccupations soulevées par certaines parties prenantes concernant la hiérarchisation des priorités dans les réformes, la nécessité de parvenir d’urgence à un consensus sur le choix de la structure de surveillance des prochaines élections, la réorganisation territoriale, la transparence et l’inclusivité dans le processus de transition.   DROITS HUMAINS – Sur un tout chapitre, Antonio Guterres indique que la période considérée a été marquée par une forte détérioration de la situation des droits humains qui s’explique principalement par une augmentation de la violence contre les civils, en particulier dans certaines zones du Sud du Mali. Selon lui, les attaques perpétrées par les groupes extrémistes violents continuent d’être la cause de nombreuses atteintes, dont des meurtres, de graves dommages corporels et des déplacements forcés de civils. Par ailleurs, Antonio Guterres a rappelé que le 30 mars, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unions pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a publié un rapport sur les résultats de l’enquête relative aux droits humains menée à la suite d’une frappe aérienne effectuée par la Force Barkhane. Compte tenu de l’environnement complexe, difficile et dangereux dans lequel la Mission opère, il propose d’adopter des stratégies novatrices, adaptées, souples et axées sur l’être humain. À cet effet, il souhaite que le mandat de la MINUSMA soit prorogé d’un an, jusqu’au 30 juin 2022, en maintenant les effectifs militaires et de police à leur niveau actuel. DD/MD (AMAP)  

Emmanuel Macron annonce la fin de l’opération Barkhane au Sahel

Bamako, 10 juin (AMAP) Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé la fin de l’opération antidjihadiste Barkhane, lors d’une conférence de presse, jeudi, rapporte le site français Le Parisien. Il s’agit d’une « transformation profonde de la présence militaire française au Sahel », notamment au Mali, théâtre d’un nouveau coup d’Etat, précise le chef de l’Etat français. Selon la même source, ces annonces s’inscrivent dans la volonté politique déjà esquissée par le chef de l’État de réduire, à moyen terme, la présence militaire française dans la zone. Il prône un « changement de modèle », pour « permettre une opération d’appui aux armées des pays qui le souhaitent et la mise en œuvre d’une alliance internationale concentrée sur la lutte contre le terrorisme ». Dans cette annonce, qui avait fuité quelques dizaines de minutes avant qu’elle ne soit officialisée, le président français a indiqué qu’une nouvelle force internationale remplacerait l’opération Barkhane au Sahel et que le nombre de soldats français sur place serait réduit.  L’opération antidjihadiste Barkhane sera intégrée à une alliance internationale antijihadiste dans la région. Le détail de ces annonces devrait être dévoilé prochainement, dans le cadre de la Coalition pour le Sahel. « Evidemment la France n’a pas vocation à rester éternellement au Sahel (…). Il est vraisemblable qu’il faille adapter le dispositif Barkhane », déclarait pour sa part peu de temps avant le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en déplacement à Abidjan, sans plus de précisions, rappelle l’AFP. L’engagement militaire français au Sahel était au menu d’une réunion du Conseil de défense mercredi. Paris déploie quelque 5100 soldats contre les djihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, un soutien de taille aux armées affaiblies des États du Sahel qui peinent à les combattre seules. SS/MD (AMAP)

Bla : Inondation de la ville, avec d’énormes dégâts, suite à des pluies diluviennes

Bla, 10 juin 2021 (AMAP) La Commune rurale de Bla, située à 78km de Ségou (Centre), a été inondée dans la nuit de mardi à mercredi, suite à des pluies diluviennes d’une hauteur de 112 mm, sans perte en vies humaines mais avec d’énormes dégâts, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que ces fortes pluies qui ont débuté à minuit pour se terminer à 2h du matin, ont occasionné d’énormes dégâts dont l’effondrement d’habitations dans les quartiers de Noumouna, Bogola et Kôkô, Les eaux ont emportés des équipements et matériels. Le quartier Bogola, alegrand marché, ainsi que le petit marché communément appelé « Huit heures soukou », sont tous inondés. Les vendeuses ont été contraintes de s’installer au rond-point et devant la grande mosquée de Bla sur l’axe Bla-Koutiala. A 8 heures, le préfet par intérim, Mamadou N’Diawar Diarra, accompagné d’une forte délégation composée du sous-préfet central, des responsables du service du développement sociale, de la protection civile, du président du Conseil de Cercle, le maire de la Commune rurale, le président du Conseil local de la jeunesse, du président de la société civile, du représentant du médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) et beaucoup d’autres responsables se sont rendus sur les lieux constater les dégâts afin de prendre des dispositions urgentes. Selon le maire, Mamadou Samaké, cette inondation n’est pas liée au non curage des caniveaux mais plutôt à un manque de collecteur d’eau dans la ville de Bla. « Depuis plus de trente ans, bien avant la décentralisation, Bla avait demandé un collecteur d’eau. Depuis cette date jusqu’à aujourd’hui, nous sommes restés sans suite à notre demande. Nous lançons un appel à toutes les autorités administratives, aux ONG, aux bailleurs de nous porter secours afin que Bla puisse avoir un collecteur d’eau pour mettre fin à ces inondations chaque année », a-t- il dit. Les autorités administratives et politiques de Bla sont à pied d’œuvre pour recenser toutes les familles touchées par cette inondation afin de leur apporter de l’aide. Elles invitent les populations à ne pas boire les eaux des puits effondrés, d’abandonner toutes les maisons qui présente des risques d’effondrement et d’empêcher les enfants de se rendre aux marigots, dans les caniveaux et alerter la protection pour tout cas de noyade. Les données pluviométriques ont été fournies par le Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS). MO/KM (AMAP)

Transition : L’annonce de la composition du gouvernement prévue dimanche (Dr Choguel Kokalla Maïga)

Bamako, 09 juin (AMAP) Le Premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga, a annoncé, mercredi, à Bamako, la publication de la composition du gouvernement « au plus tard le dimanche prochain ». « Sauf avis contraire du président de la Transition avec lequel je m’entretiens, quotidiennement, nous avons l’intention, au plus tard dimanche, d’annoncer aux Maliens la composition du nouveau gouvernement », a déclaré à la presse le chef du gouvernement, après une audience qu’il a accordée à la délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la primature. Le Premier ministre, qui n’exclue pas « au début, des incompréhensions, des mécontentements », a dit avoir réaffirmé à la délégation de la CEDEAO « la ferme volonté des autorités de la transition d’aller dans le sens d’une gouvernance de rupture et par l’exemple ». « Ce qui suppose, a-t-il ajouté, un rétablissement de la confiance de l’ensemble des Maliennes et Maliens en ce que dit et fait le gouvernement ». Le chef du gouvernement prévoit six semaines pour présenter aux Maliens les grandes lignes de l’action gouvernementale. « Nous nous donnons six semaines pour expliquer et présenter aux Maliens ce que, récemment, à cause de difficultés de démarrage, les autorités ont mis six mois à présenter », a-t-il promis. « Dans un maximum de six semaines, nous allons nous présenter aux Maliens, à travers le CNT (Ndlr, Conseil national de transition) et l’opinion publique nationale pour tracer les grandes lignes de l’action gouvernementale afin de respecter les différents engagements pris », s’est-il engagé. Selon M. Maiga, une fois que les Maliennes et Maliens auront rétabli leur confiance totale dans les autorités de la transition, « nos partenaires, qui se sont engagés à nous accompagner, nous tiendrons la main, comme ils le font depuis tout le temps, lorsque le Mali se trouve dans la tempête ». Il a rappelé que « la CEDEAO a été à nos côtés, à chaque étape, depuis bientôt dix ans pour tenir la main au Mali ». OD/MD (AMAP)

Le médiateur de la CEDEAO se dit satisfait des échanges avec le président de la Transition

Bamako, 09 juin (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali, Goodluck Jonathan, arrivé mardi, dans l’après-midi. à Bamako, pour une visite de 48 heures, a été reçu en audience au palais de Koulouba par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. «On a beaucoup parlé du gouvernement inclusif qui va être mis en place. C’est, surtout, pour indiquer que la CEDEAO est disposée à accompagner le processus de transition pour que les objectifs soient atteints», a confié à la presse le président de la Commission de la CEDEAO, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, à la sortie de cette audience, en fin d’après-midi. M. Brou a indiqué qu’il s’agissait de voir comment la Transition se met en place avec la nomination d’un Premier ministre que la délégation du médiateur rencontre ce mercredi. Sur ce point, a ajouté le président de la Commission de la CEDEAO, il y a eu des échanges très positifs avec le président Assimi Goïta et le médiateur a été « rassuré » par ces échanges. Selon Jean-Claude Kassi Brou, les choses évoluent dans le sens souhaité. «Nous allons, une fois que le gouvernement sera en place, voir comment est-ce que les différents points du calendrier déjà arrêté vont se mettre en place», a-t-il dit, avant de souligner que la CEDEAO, l’Union africaine (UA) et les Nations unies vont accompagner le processus. «Notre souhait, comme cela a été exprimé, au niveau du sommet d’Accra, c’est aider le Mali, pour qu’il retrouve une situation constitutionnelle normale», a conclu M. Brou. Le déplacement du médiateur de la CEDEAO, s’inscrit dans le cadre du suivi des recommandations de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation sous régionale sur le Mali, tenue à Accra (Ghana), le 30 mai dernier. Dans le communiqué final publié à l’issue de leurs travaux, les chefs d’État ont, notamment, demandé la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil. Un nouveau gouvernement inclusif devrait être formé pour poursuivre le programme de transition. Les dirigeants de la CEDEAO ont aussi réaffirmé la nécessité de respecter la période de transition de 18 mois décidée à Accra. Dans ce contexte, la date du 27 février 2022, déjà annoncée pour l’élection présidentielle, doit être absolument maintenue. Un mécanisme de suivi sera mis en place à cet effet. Les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation sous-régionale ont, également, réitéré les décisions antérieures selon lesquelles le chef de la Transition, le vice-président et le Premier ministre de la Transition ne devraient, en aucun cas, être candidats à la prochaine élection présidentielle. Par ailleurs, ils ont réaffirmé le soutien de la CEDEAO pour accompagner le processus de transition et exhorté tous les partenaires internationaux (l’UA, les Nations unies et l’Union européenne) à continuer à soutenir le Mali dans la mise en œuvre réussie de la Transition. OD/MD (AMAP)    

Covid-19 au Mali : 22 nouveaux cas enregistrés mardi

Bamako, 9 juin (AMAP) Les services sanitaire ont enregistré vingt-deux (22) nouveaux cas positifs à la Covid-19 mardi, portant le nombre total de la contamination à 14 324 dont 9882 guérisons et 520 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP)précise, par ailleurs, que les 22 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et le district de Bamako. Les services de santé déclarent également que 207 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Transition: le colonel Assimi Goïta investi président

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 08 juin (AMAP) Au cours de la cérémonie solennelle de prestation de serment, lundi, devant la Cour suprême au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le nouveau chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, a promis d’imprimer une nouvelle dynamique à la conduite des affaires publiques, Apres avoir prêté serment et avoir été investi président de la Transition, chef de l’État, le nouveau locataire du Palais de Koulouba arrive en rassembleur d’un pays meurtri, écartelé entre des crises qui plombent son développement depuis bientôt une décennie. Il a appelé le Mali à “l’unité”, la communauté internationale à accompagner la nouvelle dynamique et donné le ton d’une transition qui se veut moins dépensière. Le nouveau président a annoncé à cet effet qu’il consacrera les 2/3 du fonds de souveraineté du président, soit 1,8 milliard de Fcfa annuel, à des œuvres socio-sanitaires, notamment pour faciliter l’accès à l’eau potable et aux soins de santé primaire dans les zones difficiles. L’ancien commandant du Bataillon des forces spéciales se retrouve, ainsi, en première ligne sur le front politique. L’audience solennelle consacrant son nouveau statut s’est déroulée en présence des présidents des institutions, de diplomates, d’acteurs de la classe politique, de la société civile, de représentants des groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation… C’est une salle archicomble qui a reçu, à 10 heures 32 minutes, le colonel Assimi Goïta et son épouse, Mme Goïta Lalla Diallo. Présidée par le président de la Cour suprême, Wafi Ougadèye, l’audience solennelle a été marquée par la lecture de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, désignant le colonel Assimi Goïta comme président de la Transition. Le procureur général, Mamoutou Timbo, prendra ensuite la parole pour ses réquisitions, dans lesquelles il a conclu à la recevabilité de la prestation de serment. Non sans faire remarquer que le serment prêté par le colonel en septembre dernier ne saurait être invoqué pour faire obstacle à la recevabilité de sa demande de prestation. Le sens et les implications du serment qu’Assimi Goïta prêtera quelques minutes plus tard, ont été élucidés par le ministère public. Mais pour Mamoutou Timbo, le problème central dans notre pays est l’impunité. « Alors, a-t-il estimé, l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour lutter contre ce fléau doit figurer en bonne place dans l’agenda de la Transition ». Me Moustaph Cissé, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, a insisté, lui aussi, sur l’urgence de s’attaquer à ce fléau. Il a ajouté qu’il y a eu ‘’trop d’hésitation dans le traitement des maux qui assaillent notre pays, notre démocratie’’. La main droite levée, l’ancien vice-président, qui accède à la magistrature suprême à 38 ans, a fait « le serment de préserver le régime républicain, de respecter la Constitution et la Charte, de remplir ses fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de garantir l’unité nationale, l’intégrité du territoire national… » La cérémonie s’est poursuivie avec la décoration du nouveau chef de l’État par le grand chancelier des Ordres nationaux, le général Amadou Sangafourou Guèye. Élevé à la dignité de Grand croix de l’Ordre national du Mali, le colonel Assimi Goïta a reçu une écharpe tricolore qui fait de lui le Grand maître des Ordres nationaux. DIALOGUE FRANC- Il y a neuf mois, le jeune officier supérieur accomplissait pratiquement le même rituel aux côtés de Bah N’Daw qu’il a poussé à la démission tout comme l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Beaucoup d’eau a coulé sous le pont, depuis. Mais les défis restent entiers. La situation sécuritaire ne s’est pas substantiellement améliorée, le tissu social est en lambeaux, la Covid-19 n’est pas vaincue, l’Accord pour la paix et la réconciliation connaît toujours une application poussive et les réformes politiques et institutionnelles sont encore de l’ordre des bonnes intentions. La période de transition, dont la conduite vient de lui être confiée, est censée relever ces défis… En moins de dix mois. Rassurants, les premiers mots du nouveau chef de l’État sont à la dimension de l’espérance collective. Il a dit avoir conscience de l’immensité des défis et qu’il entend « imprimer une nouvelle dynamique », avec l’accompagnement de toutes les filles et fils de la patrie. Ainsi, les expressions «cohésion et solidarité» ou encore «transcender les divergences» ont, entre autres, constitué le fil d’Ariane de son discours. «Chaque fois que notre pays s’est dressé comme un seul homme, il a su vaincre toutes les adversités”, a-t-il dit. “Nous sommes forts quand nous sommes unis ; mais divisés, nous devenons extrêmement vulnérables», a ajouté le colonel Goïta. À l’heure du bilan, la pertinence de la décision du colonel de s’imposer à la tête du pays s’appréciera surtout à l’aune de la crédibilité qu’il aura imprimée aux processus électoraux. Ses propos sur les futures élections, qui boucleront cette période transitoire, étaient attendus aussi bien par les acteurs nationaux que par la communauté internationale. Le chef de l’État a rassuré, en s’engageant à les tenir aux échéances prévues. Aussi, œuvrera-t-il de sorte qu’elles soient justes, crédibles et transparentes. Tout comme sur les élections, le président de la Transition a donné l’assurance de travailler à la mise en œuvre de toutes les actions prioritaires nécessaires à la réussite de la Transition. Également attendu sur le terrain sécuritaire, il a abordé le sujet en félicitant les Forces de défense et de sécurité pour leur courage et les a assurés que “l’État, dans la mesure de ses moyens, fournira les ressources nécessaires à l’accomplissement de leurs missions”. Dans cette guerre contre les forces du mal, le colonel Assimi Goïta compte sur la communauté internationale qui, depuis 2013, est fortement mobilisée au chevet de notre pays. Il a donc réaffirmé «l’attachement de notre pays à cette solidarité internationale», avant de «rassurer les organisations sous-régionales, régionales et la communauté internationale que le Mali va honorer l’ensemble de ses engagements ». Alors qu’il entame un nouveau départ, notre pays doit en finir avec un mal à l’origine de sa déliquescence: la mauvaise gouvernance. Promesse du colonel Assimi Goïta : tout sera mis en œuvre pour assurer une meilleure gouvernance

Goodluck Jonathan est arrivé à Bamako ce mardi

Bamako, 08 juin (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien président du Nigéria, Goodluck Jonathan, est arrivé, en début d’après-midi, à Bamako, au Mali, pour une visite de 48 heures au cours de laquelle il aura des séances de travail avec les parties prenantes de la Transition. Cette visite du président Goodluck Jonathan, dans la capitale malienne, lui permettra de faire le point de la mise en œuvre des recommandations de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’États et de gouvernement de la CEDEAO sur le Mali, tenue à Accra, au Ghana, le 30 mai dernier. Au cours de ce sommet, les dirigeants sous-régionaux ont recommandé aux autorités du Mali la désignation d’un Premier ministre civil, la formation d’un gouvernement inclusif et le respect des dates indiquées pour les échéances électorales. L’Envoyé spécial de la CEDEAO arrive au Mali au lendemain de la prestation de serment du colonel Assimi Goïta, en qualité de président de la Transition, devant la Cour suprême. Le même jour, le président de la Transition a signé le décret de nomination du Dr Choguel Kokalla Maiga, en tant que Premier ministre de la Transition, répondant à une exigence de l’organisation sous-régionale. MT/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : Quelque 9880 guérisons, 519 décès sur 14.302 cas enregistrés

Bamako, 8 juin (AMAP) Quelque 9880 personnes sont guéries de la Covid-19, 519 décès constatés sur 14.302 cas enregistrés au Mali avec les 4 nouveaux cas décelés lundi, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent, par ailleurs, que les 4 nouveaux cas ont été enregistrés dans le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 220 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

La Cité des Enfants célèbre la fête des mères

Bamako, 7 juin (AMAP) La fête des mères qui suscite de plus en plus d’engouement auprès des préscolaires et des groupements des femmes, a été célébrée samedi par la Cité des Enfants, en collaboration avec ses partenaires, dans sa salle des spectacles, sise à Niamakoro, en Commune VI du district de Bamako, a constaté l’AMAP. Placée sous la présidence de la directrice générale de la Cité, Amina Cissé Koumaré, la cérémonie a regroupé le directeur général adjoint de la Cité des Enfants, Famara Keïta, le représentant du maire de la CVI, Chaka Koné, des représentants du département de la promotion de la famille, de l’enfant et de la famille, de la Mairie du district et des partenaires (Baara Muso, Zam-Zam, Capal, Mali – Lait et Diabali Transit). Vêtues de leurs habits de fête et de pagnes événementiels, de nombreuses mères accompagnant leurs enfants ainsi que des pères se sont dirigés ce matin vers la salle des spectacles de la cité des enfants où ils sont installés avec respect des mesures barrières contre la Covid- 19. Sur place tout le dispositif était prêt notamment la présence des membres du jury, les forces de sécurité, les agents de la Protection civile et de la santé ainsi que les invités aux sons de la troupe Babemba pour rehausser le niveau de l’évènement. L’objectif de la rencontre était d’amener les enfants à rendre hommage à leurs mamans à travers des expressions artistiques et culturelles. Il s’agissait de façon spécifique d’offrir aux mamans un espace d’épanouissement et de détente à travers les prestations des enfants ; d’encourager les enfants à rendre hommage aux mamans et de créer un cadre d’émulation et de communion entre les participants à travers les activités artistiques et culturelles. Au cours de la rencontre, une compétition artistique (Chorégraphie et poésies) a été organisée entre huit (8) jardins d’enfants du district de Bamako. Dans son allocution de bienvenue, la directrice de la Cité des Enfants, Amina Cissé Koumaré a souhaité la bienvenue aux participants avant de remercier les partenaires pour leur accompagnement. Mme Amina Cissé Koumaré a, par ailleurs, affirmé qu’être mère est le plus beau métier du mode. « Les mamans peuvent être différentes dans leur manière de s’habiller, de préparer, d’éduquer, … mais elles ont un dénominateur commun qui est l’amour maternel envers leur enfant, partout dans le monde » a –t- elle laissé entendre. A l’issue des compétitions le 1er prix est revenu au jardin d’enfants « Les Daufins », le 2ème à « Kirikou le Génie » et le 3ème « Les Poupons ». Les autres jardins ont reçu des prix d’encouragement car, pour les organisateurs, il n’y a eu ni gagnants, ni perdants et que les gagnants sont les mères et leurs enfants. La cérémonie a pris fin par des animations artistiques dans la salle des spectacles de la cité des enfants à Bamako. La fête des mères organisée pour magnifier la femme par rapport à l’éducation, à l’entretien e tau  suivi des enfants au cours de leur évolution, est organisée le 29 mai de chaque année mais la date peut légèrement être changée en fonction des endroits et des dispositions pratiques. KM (AMAP)