Complot contre le gouvernement  : La Chambre d’accusation de la Cour d’appel annule la procédure

Bamako, 2 mars (AMAP) La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako a annulé, mardi, la procédure dans l’affaire du «complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs et outrage à la personne du chef de l’État» dans laquelle, fin décembre 2020, plusieurs personnalités civiles maliennes ont été interpellées puis placées sous mandat de dépôt. Ainsi, les mandats de dépôts sont annulés par la Chambre d’accusation qui ordonne la mise en liberté des 5 personnalités détenues. Youssouf Mohamed Bathily ‘RasBath’, activiste et chroniqueur radio, Vital Robert Diop, directeur général du Pari mutuel urbain (PMU-Mali), Aguibou Tall, directeur général adjoint de l’Agence de gestion du Fonds d’accès universel (AGEFAU) et Mamadou Koné, payeur général du Trésor public, devraient sortir incessamment de prison, selon leurs avocats. À l’issue de deux heures et demi de débats au cours de l’audience de délibéré présidée par le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Bandiougou Diawara, tenue à huis clos, le porte-parole des avocats de la défense, Me Kassoum Tapo, a déclaré à la presse, que « la Cour, conformément au réquisitoire oral du procureur général, a annulé la procédure, les mandats de dépôt du juge d’instruction et ordonné la mise en liberté immédiate de tous les inculpés ». Selon Me Tapo, l’annulation de la procédure met un point à cette affaire. Pour l’ancien ministre de la Justice, à travers cette annulation, la Cour a indiqué que “désormais les libertés qui sont garanties par la Constitution, doivent être respectées”. “Au même titre que le délai de garde à vue et les procédures prévues par le Code de procédure pénale doivent être respectées sous peine de nullité”, a-t-il ajouté. Il a déclare que la défense avisera “en ce qui concerne la possibilité d’une demande de réparation”. La Chambre d’accusation devait délibérer, le 23 février 2021, sur le réquisitoire de l’avocat général près la Cour d’Appel de Bamako, lors de l’audience du 16 février dernier. L’avocat général avait demandé «l’annulation de la procédure et la levée des mandats de dépôt contre le chroniqueur Youssouf Mohamed Bathily et ses coaccusés ». La Cour d’appel a rabattu le délibéré et ordonné la réouverture des débats, en renvoyant la cause et les parties à l’audience de ce 2 mars 2021. En fin d’année 2020, ces personnalités civiles ont été interpellées puis placées sous mandat dans cette affaire. Dr Boubou Cissé, ancien Premier ministre et Sékou Traoré, ancien secrétaire général de la Présidence de la République sont cités dans la même affaire. Si Boubou Cissé était «introuvable», selon les termes du procureur, par contre, M. Traoré a été entendu et relâché du «fait de son statut de magistrat et de son rang de ministre au moment des faits présumés». MD (AMAP)      

Barrage de Taoussa : Le gouvernement mobilise 5 milliards pour relancer les travaux

Bamako, 2 mars (AMAP) Le gouvernement malien a mobilisé plus de 5 milliards de Fcfa pour l’équipement et le déploiement des Forces armées et de sécurité, la protection des bases vie, des biens et des personnes du projet d’aménagement de Taoussa, a appris l’AMAP, lundi, de source officielle. « En termes d’efforts, l’État malien a mobilisé plus de 5 milliards de Fcfa pour l’équipement et le déploiement des Forces armées maliennes et de sécurité ainsi que la prise en charge des prestations de la société de sûreté (ADES), et la mise en œuvre des mesures de sûreté issues du plan d’action », a annoncé le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Le ministre, qui s’exprimait au cours d’une table ronde virtuelle des Partenaires techniques et financiers du Projet d’aménagement de Taoussa, à l’hôtel des Finances, a précisé : « Ces mesures concernent la protection des bases vie et l’organisation nécessaire pour la protection des biens et des personnes ». Cette rencontre intervient 11 ans et 23 jours, après la pose de la première pierre du barrage par les autorités du Mali, le 6 février 2010, à Taoussa (site du barrage). En initiant cette table ronde, les autorités entendent faire le point de l’état d’avancement de l’exécution de la feuille de route issue d’une autre rencontre tenue en 2018. Aussi les participants échangent-ils sur les stratégies de redémarrage des travaux du barrage, avant d’explorer les voies et moyens permettant le recrutement d’une nouvelle entreprise capable de travailler dans les conditions actuelles de la zone. Cela pour réaliser les travaux de la route d’accès Gao-Bourem-Taoussa. La rencontre a examina, également, la question du recrutement des experts de l’Unité d’exécution du projet (UEP). On rappelle que le financement du Projet d’aménagement de Taoussa est l’expression d’un effort financier conjoint : État malien-partenaires techniques et financiers. Le coût de sa réalisation s’élève à 167,930 milliards de Fcfa. Le gouvernement malien intervient pour plus de 41 milliards de Fcfa dont plus de 8 milliards déjà mobilisés. Dans la perspective du démarrage des travaux du Projet, le ministre de l’Économie et des Finances a assuré les Partenaires techniques et financiers concernés de la détermination du gouvernement à travailler ardemment à l’amélioration des conditions sécuritaires dans la zone d’intervention du Projet. Concernant le volet construction de la route Gao-Bourem-Taoussa, le ministre Sanou a rappelé que le marché relatif aux travaux attribués à l’entreprise Covec-Mali a été résilié. Le financement du marché était assuré par le Fonds saoudien de développement, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le Budget national. Le taux d’avancement global (pour tout le Projet) était estimé à 13,90% pour un délai consommé de 169%, avant l’arrêt des travaux, a-t-il ajouté. Selon le ministre, il urge alors de presser le pas afin de booster le développement des zones concernées par le Projet. Surtout que le bassin du fleuve Niger, avec ses potentialités, constitue un enjeu majeur de développement socio-économique de la sous-région en général, et du Mali en particulier, notamment la partie nord de notre pays. « Il est impérieux d’y engager d’importants programmes d’aménagement pour inverser les tendances actuelles de dégradation, justifiant du coup la pertinence et la nécessité du Projet d’aménagement de Taoussa dont les impacts positifs attendus feront des régions du nord un véritable pôle de développement », a plaidé Alousséni Sanou. Il a ajouté que la réalisation de l’ouvrage et celle de ses travaux connexes se traduiront, selon les estimations, « par l’absorption de la quasi-totalité de la main d’œuvre de la zone, l’assurance de l’autosuffisance alimentaire dans la zone et l’augmentation des revenus monétaires annuels des populations, une croissance de près de 3% du cheptel, la production de 7.800 tonnes de poissons par an et de 118 GWh/an pour couvrir une partie des besoins en énergie de la zone ». À cet égard, le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que la réalisation de cet important projet est un facteur de paix et de cohésion sociale dans le Nord du Mali, socle de tout développement durable. Insufflant, ainsi, « une nouvelle dynamique qui fera du Sahel un havre de paix où les communautés vont retrouver le bonheur du vivre ensemble mais surtout la transformation des régions du Nord du Mali en un véritable pôle de développement », a-t-il prédit. Pour sa part, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a insisté sur l’espoir que les populations, notamment celles des régions du Nord et du Centre de notre pays et bien au-delà des frontières, placent en la réalisation de ce projet. « C’est pourquoi, il figure parmi les projets prioritaires du gouvernement et a été présenté aux acteurs signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger comme la contribution majeure du gouvernement à la stratégie de développement des régions du Nord du Mali », a relevé Lamine Seydou Traoré. L’ouverture des travaux a eu lieu en présence, également, des ministres de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara. Il y avait aussi le directeur général de l’Autorité pour l’aménagement de Taoussa, Chirfi Moulaye Haïdara. AG/MD (AMAP)

Koulikoro : Organisation du Festival Ag’na pour la cohésion sociale

Koulikoro, 2 mars (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition du festival Ag’na qui s’est déroulée du 25 au 28 février sur la petite île du fleuve Niger à Koulikoro, a été présidée par le Ministre de la Réconciliation et de la Cohésion sociale, Colonel Ismaël Wagué, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, politiques et traditionnelles de la Cité du Méguétan, de la représentante de l’Union Européenne, des représentants de plusieurs sponsors et des directeurs du festival Ados Ciné, Fousseyni Diakité et Manny Ansar  du festival au désert. Les festivaliers avaient le choix de faire une marche militaire avant de regagner le site du festival au beau milieu du sable ou de passer par une pirogue. C’était une belle aventure qui a permis aux amateurs du désert de retrouver le grand sable à la sortie de la ville historique de Soumangourou Kanté. Le ministère de la réconciliation, Colonel-major Ismael Wagué a, dans son discours d’ouverture exprimé l’engagement des hautes autorités à œuvrer pour la réconciliation nationale. Le ministre a expliqué que la fusion de ces deux festivals est un acte de réconciliation entre les fils du pays, toute chose qui montre l’avancée du processus de réconciliation. Pour la coordinatrice du festival Mme Zeinabou Sidibé c’est un pont entre 2 festivals (Ados Ciné et festival au Désert) qui ont décidé de s’unir pour bâtir le festival Ag’na, qui veut dire Culture en Tamashek. Cette année plusieurs activités étaient au programme à savoir l’organisation d’un master classe pour les jeunes vidéastes et les producteurs, des ateliers de productions, des conférences, soutenus par une programmation musicale très variée. Parmi les artistes on peut retenir le groupe Songhoy Blues, les Tinariwen, Abdoulaye Diabaté et son groupe, Habib Koïta, Safi Diabaté Dr Kb et autres. La particularité de cette programmation était au niveau de la prestation musicale. Tous les artistes ont tous chanté pour la paix et la réconciliation des cœurs. L’un des temps fort de cette 2ème édition était la remise des prix aux lauréats du concours de film et la conférence du ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed sur la paix et la réconciliation. Le premier prix a été emporté par le film court métrage de Moise Togo, titré « Gakoulou» d’une valeur d’ un million de francs cfa.Malgré le contexte marqué par la Covid-19, le public malien a répondu à l’appel des organisateurs qui ont mis un dispositif sécuritaire à l’entrée du site pour respecter les mesures barrières dictées par les autorités de notre pays. AS/KM (AMAP)

Mali: 14 nouveaux cas de Covid-19 et 02 décès lundi

Bamako, 10 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, quatorze nouvelles contaminations à la Covid-19, sur la base de 720 échantillons testés et deux décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, on note 06 patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, selon la même source Le communiqué précise que les nouveaux malades ont été identifiés dans les Régions de Koulikoro (près de Bamako, la capitale), Sikasso (Sud) et Mopti (Centre), ainsi que dans les six Communes du District de Bamako. Ces nouveaux chiffres portent le nombre de cas positifs à 8.390, sur lesquels plus de 6.400 personnes sont guéries du virus contre 355 décédées. AT/MD (AMAP)

Attaque du poste frontalier de Hérèmakono (Sud) : Un mort, un blessé et des dégâts matériels importants

Sikasso, 01 mars (AMAP) Le poste frontalier (avec le Burkina Faso) de Hèrèmakono, à une trentaine de kilomètres de la ville de Sikasso, dans le Sud du Mali, a été attaqué, lundi matin, par une cinquantaine d’hommes non identifiés, lourdement armés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Deux chauffeurs en transit avec des véhicules importés ont été atteints par les tirs des agresseurs. L’un a succombé et l’autre a été grièvement blessé à la jambe. Les assaillants, qui sont restés sur le site, de 2 heures à 3 heures 30 mn, ont brulé le bâtiment de la douane, seize véhicules dont trois appartenant à des douaniers en service. Au poste de la gendarmerie, ils ont brulé trois véhicules ainsi que le bureau. Selon les services de sécurité, des impacts des balles sont toujours visibles sur les bacs de sable disposés autour du poste. Des renforts ont été, immédiatement, dépêchés sur les lieux à partir de Sikasso. FD/MD (AMAP)

La sécurisation booste le business du sable à Gao, dans le Nord du Mali

Par Abdourhamane TOURE Gao, 01 mars (AMAP) Aujourd’hui, dans la ville de Gao, dans le Nord du Mali, le sable est un matériau recherché parce qu’il est utilisé dans la sécurisation des alentours des camps militaires, des check points des forces de sécurité maliennes et de leurs partenaires, Barkhane et Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ainsi que de maisons individuelles. Après la crise de 2012, plusieurs bâtiments administratifs ont été détruits par l’occupation des terroristes et leurs alliés et il fallait les réhabiliter ou les reconstruire. En plus, la ville de Gao est en plein chantier. Du jour au lendemain, de riches commerçants achètent des terrains ou des bâtiments en banco, au centre-ville. Ceux-ci construisent à la place de grands buildings en béton. Tous ces facteurs font que le business du sable est devenu l’une des principales activités de certains chefs de famille de la Commune urbaine de Gao. Deux groupements se partagent l’activité du sable. Il s’agit de l’association des propriétaires de bennes et celle de « Kel-Pélou » (en Tamashek et qui signifie en français les propriétaires des pelles). Le sol de Gao est constitué de sable. Mais ce n’est pas tout sable qui peut être utilisé comme matériau pour les infrastructures ou les habitations en béton. Deux carrières sont les plus connues pour l’extraction du sable fin ou du gros grain. Il s’agit de la carrière du 7ème quartier, à une quinzaine de kilomètres de la ville, et celle du Quartier château qui a été abandonnée, à cause de l’extension de la ville et de la dégradation du site due au creusement. Abdoulaye Ag Zeïnou est président de l’Association des « Kel-Pélou ». « Notre groupement est constitué de 150 membres. Notre travail consiste à extraire le sable, à le charger dans des camions-bennes. Le prix d’un chargement de sable varie entre 16 000 et 30 000 Fcfa », explique-t-il. Chaque camion-benne est accompagné de cinq chargeurs. Les cinq chargeurs sont payés à 4000 Fcfa, à raison de cinq chargements. Chaque fin du mois, les membres de l’association « Kel-Pélou » cotisent 1500 Fcfa. Cette cotisation finance la prise en charge des adhérents en cas de problème majeur. « La cotisation mensuelle est la meilleure chose de notre association parce que, souvent, certains empruntent auprès de l’Association quand ils sont dans le besoin », a expliqué le président du groupement de « Kel-Pélou ». Selon lui, l’association, dont des copies de documents de création ont été déposées au niveau de certains services publics à toutes fins utiles, a besoin du soutien de l’Etat parce que ses membres. Le doyen Askiou Ag Assaid est l’un des premiers membres de l’association « Kel-Pélou ». Selon lui, avant la crise de 2012, l’activité d’extraction et de chargement du sable pouvait nourrir son homme. « C’est avec le revenu de ce travail que je me suis marié. J’ai eu des enfants que je continue à nourrir, Cependant, je n’ai pas construit et j’habite encore dans une case en paille », a déclaré le vieux Askiou. Il se souvient, nostalgique, de la belle époque où ils chargeaient en gravier un camion-benne à 25 000 Fcfa et en sable à 10 000 Fcfa. « Actuellement, le métier rapporte peu », se désole Askiou qui réclame des clients de camions-bennes d’augmenter le prix du sable. Mme Diallo Safia Alassane est vendeuse de repas à la carrière de sable. « Depuis trois ans, je vends de la nourriture aux manœuvres et chauffeurs de la carrière. Mes recettes journalières varient entre 15 000 à 20 000 Fcfa », a dit Mme Diallo. Abdoulatif Almouner Maiga dit Doula, est chauffeur et porte-parole des chauffeurs de camions-bennes. Selon, lui le nombre de chauffeurs dépend de nombre de bennes. Il y a plus de 200 véhicules qui ont adhéré à l’Association des camions-bennes mais beaucoup sont en panne. Les conducteurs de camions-bennes gagnent entre 500 à 2.250 Fcfa par voyage. « Nous sommes confrontés à un manque de carrière parce que les autorités communales nous font déguerpir, souvent », se plaint Doula. Selon Ibrahim Abdramane, président de l’Association des propriétaires de camions-bennes, qui signale exercer ce métier, depuis 1985, c’est en 2018 que le groupement des propriétaires de camions-bennes a été officiellement créé. Plus de deux cent propriétaires de camions-bennes en sont membres. « Chaque membre possède une carte qui coûte 2.000 Fcfa et est renouvelable chaque année », nous apprend Ibrahim Abdramane. « Le prix officiel d’un chargement de sable destiné au mortier coûte 30 000 Fcfa et le banco 16 000 Fcfa mais la location, par jour, du même camion-benne s’élève à 60 000 Fcfa si le carburant est à la charge du client’, explique le président des propriétaires de camions-bennes. « L’association joue un rôle très important, non seulement, pour les propriétaires de bennes, les chauffeurs mais, aussi, pour l’association des «Kel-Pélou» parce qu’en cas d’accident grave ou mortel causé par un chauffeur, c’est l’association qui répare les dommages. Elle vient, aussi, en aide à la famille du chauffeur », poursuit Ibrahim Abdramane. « Souvent, elle gère, aussi, certaines situations sociales des propriétaires de bennes et même de leurs chauffeurs », ajoute le président du groupement. Il cite, également, de bonnes initiatives de l’association dans la Commune urbaine de Gao (ramassage des ordures dans le quartier château, remblayage d’espaces publics et de cimetières envahis par les eaux stagnantes…) Le bureau régional de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (ANPEJ) contracte avec le groupement qui en espère autant avec la ville de Gao. « Dans les conditions normales, la mairie peut nous confier le ramassage des ordures et le curage des caniveaux de la Commune urbaine de Gao », suggère Ibrahim Abdramane. Il plaide pour un soutien des autorités régionales et nationales à leur groupement qui est une jeune association. Le sable est une matière solide granulaire constituée de petites particules provenant de la dégradation de matériaux d’origine minérale essentiellement des roches. Cette matière est, quotidiennement, utilisée comme matériau dans la construction des bâtiments et d’autres infrastructures. Le sol des régions dans le Nord du Mali et, en particulier, de la Région de Gao, est constitué de sable. Gao est considéré comme le port du sable.

Macina : Fin d’un atelier pour la réussite de l’action éducative en période de conflit

Macina, 1er mars (AMAP) Un atelier de formation destiné à 60 membres du cadre de concertation de l’éducation surs leurs rôles et responsabilités pour la réussite de l’action éducative en période de conflit s’est déroulée du 20 au 25 février, simultanément dans les communes de Monimpebougou, Macina et Boky-werè, dans le Cercle de Macina, a constaté l’AMAP. Organisées par l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel(AMAPROS) sur financement d’ERIKS Dévelopment Partener, les sessions de formation s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’Appui à la Réscolarisation d’Enfants (PARE), Il s’agissait au cours de ces différentes formations de renforcer les connaissances des membres du cadre de Concertation (20/ commune) surs leurs rôles et responsabilités pour la réussite de l’action éducative en période de conflit afin qu’ils puissent mener efficacement leurs activités sur le terrain. Les participants composés d’élus locaux, du personnel de l’Académie d’Animation Pédagogique (CAP), de membres des Comités de gestion Scolaire (CGS), de membres d’associations de Mères d’Enfants (AME), ont échangé sur entres autres, le dispositif juridique, institutionnel et administratif, afin de maitriser la gestion de l’école en période de conflit, et être capables d’apporter une assistance à un enfant en cas de violation de ses droits. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des Sous-Préfets des 3 localités, des maires qui se sont réjouis de la tenue de ces sessions formations qui, sans doute viendront enlever une épine du pied des Parents d’élèves qui ont beaucoup souffert des effets collatéraux des conflits dans la localité.  AOK/KM (AMAP)

Mali: Sept nouveaux cas de Covid-19 et deux décès, samedi

Bamako, 27 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, samedi, sept nouveaux cas de Covid-19, sur plus de 1.310 échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Les médecins ont déclaré 47 patients guéris au cours des dernières 24 heures, selon la même source. Il ressort du communiqué que les nouveaux malades du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest) et Mopti (Centre), ainsi que dans plusieurs Communes du District de Bamako, la capitale. À ce jour, la situation cumulée au Mali est de 8.365 cas positifs de Covid-19, sur lesquels 6.402 patients guéris contre 350 décès. AT/MD (AMAP)

Le corps d’un enfant retrouvé décapité, à Gao, dans le Nord du Mali

Gao, 27 fév (AMAP) Un corps d’enfant a été retrouvé décapité, à Gao (Nord), dans un bâtiment en chantier non loin de la station régionale de l’ORTM, samedi, aux environs de 18heures, a constaté l’AMAP. La victime, dont la tête n’as pas été retrouvée sur place, portait des traces de violences d’ordre sexuel, selon les premières enquêtes des forces de l’ordre. L’enfant, I.M, âgé de 2 à 4 ans viendrait du 7ème Quartier de Gao. Son corps sans vie a été transporté à la morgue de l’hôpital de Gao. Des enquêtes sont en cours pour retrouver les auteurs de ce crime. AT/MD (AMAP)

Mali : Le deuxième pont de Kayes (Ouest) ouvert à la circulation

Envoyés spéciaux Cheick M. TRAORE Habib KOUYATE   Kayes, 27 fév (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a inauguré, samedi, le deuxième pont de Kayes et a ouvert, ainsi, à la circulation l’infrastructure et ses voies d’accès, en coupant le ruban symbolique, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre en charge des transports, Makan Fily Dabo. D’un coût global de 58 milliards de Fcfa toutes taxes comprises, l’infrastructure a été entièrement financée sur le budget national. Il va contribuer au désenclavement intérieur et extérieur de la capitale de la première région administrative du Mali et ses environs, tout en améliorant la fluidité du trafic. Le premier pont, seul en service jusqu’ici, a été construit en 1997 et mis en service en 1999. « Il a enregistré 80% du trafic poids lourds soit 1.000 camions par jour, depuis le basculement sur ce corridor à la faveur de la crise ivoirienne », a expliqué le ministre Makan Fily Dabo. Le nouveau pont était une demande forte de la jeunesse de Kayes. Elle avait, lors de sa marche dite citoyenne, organisée en 2016, interpelé le président de la République d’alors à cet effet. Ibrahim Boubacar Keïta avait, comme réponse, promis la réalisation, devenue aujourd’hui une réalité. La concrétisation de cette aspiration profonde des Maliens déterminés à vaincre l’adversité, marque ainsi la consolidation de «l’encrage de la ville de Kayes dans un développement irréversible », a déclaré le Premier ministre dans son discours d’inauguration. « Car, a insisté Moctar Ouane, ce second pont est le prolongement de la route qui relie Kayes au reste du pays, en renforçant sa contribution au développement économique et social de notre pays ». Il constitue, à cet effet «un vecteur puissant de communication et de désenclavement», s’est réjoui le chef du gouvernement. Assurant que le gouvernement va continuer de porter une attention particulière au développement du pays, M. Ouane a annoncé le démarrage de projets similaires dans les jours à venir. Et comme pour joindre l’acte à la parole, le Premier ministre a engagé le ministre Makan Fily Dabo a initier les démarches nécessaires pour lever toutes les entraves à la relance du chemin de fer. Une doléance forte et chère aux Kayésiens qui a été rappelée dans toutes les interventions. Juste après la coupure du ruban symbolique, le chef du gouvernement a rallié l’autre rive, à Daigalé (Kayes N’Di) où l’attendait une foule nombreuse venue témoigner son soutien et sa solidarité au gouvernement. CMT/MD (AMAP)