Commémoration du 26 mars 2021 – 30ème anniversaire de la Journée des Martyrs: Allocution du Président de la Transition, Chef de l’Etat, SEM Bah Daw

Chers compatriotes, C’est un devoir pour moi en ce jour, le vendredi 26 mars 2021, qui marque le 30ème anniversaire du début de l’ère démocratique dans notre pays, de rendre hommage à tous ceux qui ont payé de leur vie, pour aujourd’hui ‘hui soit. Chacune et chacun, nous devons de commémorer à sa juste valeur et nous montrer digne du sacrifice ultime de tous ceux et de toutes celles qui nous ont quittés en mars 1991, nos martyrs. Au-delà de la célébration classique de la journée, c’est l’occasion pour nous de faire le bilan, une rétrospection de soi, une projection pour un Mali meilleur. Un Mali meilleur qui prospèrera dans un Etat de droit dont les principes fondamentaux consolident la Démocratie. Une démocratie chèrement payée certes, mais une démocratie dont il faut user à bon escient, une démocratie constructive. Nous avons des valeurs ancestrales, qui ont magnifié et qui continuent de loupe notre chère Patrie, à nous de valoriser davantage ces valeurs à travers notre comportement de tous les jours. Ce qui est acquis doit le rester et ce qui ne l’est pas doit l’être si cela est dans l’intérêt de notre pays. C’est pourquoi j’en appelle à l’Union sacrée autour de l’essentiel, la recherche de la Paix et de la Stabilité, et autour de nos Forces de Défense et de Sécurité, nos FAMAs, qui se battent vaillamment au quotidien, dans un contexte difficile. Un contexte plus difficile avec la recrudescence malheureuse des cas positifs de COVID-19 dans notre pays. Je ne cesserai de le rappeler à toutes les occasions, il est impératif de respecter scrupuleusement les mesures barrières pour contrer cette pandémie. Je ne saurais terminer mon propos sans rendre une nouvelle fois hommage à l’ensemble de nos soldats de la démocratie que nous honorons en ce jour. Je vous remercie.

Commémoration du 26 mars Mali: L’AMAP pose «un regard sur le passé» en photos

Bamako, 26 mars (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), dans le cadre de la commémoration du 26 mars au Mali, propose une exposition de photographies sous le thème «Regards sur le passé», dont le vernissage a été lancé jeudi, au Musée national de Bamako, par le Premier ministre, Moctar Ouane. À ce vernissage, aux côtés du Premier ministre Ouane, étaient présents les ministres de la Communication et de l’Économie numérique, Dr Hamadoun Touré, et son collègue de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Kadiatou Konaré. Il y avait, également, des anciens ministres et directeurs généraux de l’AMAP. L’AMAP apporte, ainsi, une contribution de taille dans la construction d’une mémoire collective sur les douloureux événements du 26 mars 1991. Les photographies reconstituent le film du coup d’État qui a abouti au renversement de Moussa Traoré au pouvoir depuis 23 ans et la mise en place du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) dirigée par Amadou Toumani Touré. « Un regard sur le passé », serait ouvert au public, au Musée national, du 25 au 31 mars 2021 Après une semaine au Musée national, l’exposition entamera une phase itinérante qui la conduira dans les établissements scolaires et universitaires, afin de faire mieux connaître ce pan important de notre histoire aux élèves et étudiants. Pour le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, l’exposition «Un regard sur le passé» est une véritable école qui permet aux jeunes de revisiter l’histoire démocratique du Mali. Elle offre, également, une opportunité aux acteurs du Mouvement démocratique et au grand public de revenir sur les grands événements de mars 1991. L’événement est initié dans le cadre de la célébration du 30è anniversaire des événements douloureux de mars 1991 ayant abouti à l’instauration de la démocratie et du multipartisme au Mali. Trente ans après le soulèvement populaire qui a mis fin au régime du général Moussa Traoré, l’AMAP entend faire revivre ces événements marquants à travers son fonds photographique. Ainsi, une soixantaine d’images seront exposées pour marquer les différentes étapes de la lutte pour la démocratie et la liberté au Mali. L’exposition consiste à raviver les émotions fortes que nos concitoyens ont ressenties pendant cette période spécifique de la vie de la nation. Les événements de mars 1991 ont marqué d’une pierre blanche l’Histoire du Mali. A ce titre, cette date demeure pour les Maliens un moment de recueillement mais aussi de dévouement pour la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme. Elle mérite d’être célébrée afin que les futures générations sachent que la démocratie et certaines libertés ont été arrachées au prix du sang de beaucoup de nos compatriotes. Cette exposition de photographies, proposée par l’Amap, est un devoir de mémoire et une contribution à une prise de conscience de l’importance de cette étape dans l’Histoire de notre pays. Il s’agit pour cette exposition photographique, selon le directeur général de l’AMAP, de faire renaître l’esprit de mars 1991, de faire connaître les différentes étapes de la lutte pour la démocratie et les libertés, de sensibiliser la population au respect des monuments historiques et de cultiver un esprit de paix et de cohésion sociale. Cette exposition est entièrement réalisée avec le fonds photographique de l’AMAP, qui illustre les grands événements socio-politiques et culturels du Mali de l’indépendance à nos jours. AC/AS/MD (AMAP)

Mali: 70 nouveaux malades du coronavirus et 03 décès enregistrés jeudi

Bamako, 26 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont découvert, jeudi, soixante-dix nouveaux malades du coronavirus sur un total de 1.243 échantillons testés et ont enregistré trois décès, annonce le département en charge de la Santé, dans un communiqué Les infections à la Covid-19 prendre l’ascenseur depuis bientôt un mois. Toutefois, les agents de santé ont déclaré 38 patients guéris au cours des dernières 24 heures,. Le communiqué ministériel ajoute que les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), celles de Ségou et Mopti (Centre), constituent les foyers de contamination du jour. Le tableau récapitulatif de la situation épidémiologique au Mali, affiche 9.647 cas positifs, 6.718 patients guéris et 375 décès dont plus de 300 survenus dans les centres de prise en charge de la pandémie. AT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 24 mars 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 mars 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES FONCIÈRES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant affectation au Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme de la parcelle de terrain, objet du titre foncier n°15409 du Cercle de Kayes, sise à Diakalel, Commune rurale de Bangassi. La parcelle de terrain, d’une superficie totale de 24 ares 7 centiares, est destinée à la construction des bureaux de la Direction régionale du Tourisme et de l’Hôtellerie de Kayes. La construction de ces nouveaux bureaux s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de construction et d’équipement des structures régionales du Ministère en charge du Tourisme et permettra d’améliorer les conditions de travail des agents de la direction. un projet de décret portant affectation au Ministère des Mines, l’Energie et de l’Eau de la parcelle de terrain, objet du titre foncier n°548 du Cercle de Bla, sise à Touna. La parcelle de terrain, d’une superficie de 199 hectares 32 ares 82 centiares, est destinée à la construction d’une centrale solaire photovoltaïque et à la construction de la ligne de 33 Kilovolts pour raccorder les localités de M’Pessoba, Touna et Bla à travers le poste de transformation de Koutiala. La réalisation du projet de construction de la centrale solaire photovoltaïque permettra d’augmenter les capacités de production et de transport d’électricité, d’améliorer la desserte de la ville de Bla en électricité et d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Le projet participe de la mise en œuvre de la Politique énergétique nationale et de la stratégie de développement des énergies renouvelables. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DE L’ECONOMIE NUMÉRIQUE Sur le rapport du ministre de la Communication et de l’Economie numérique, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la convention de concession du service public postal universel. La convention est conclue, pour une durée de 10 ans renouvelable, entre l’Etat et LA POSTE conformément aux dispositions de la Loi n°2017-016 du 12 Juin 2017 portant réglementation du secteur postal. La convention est assortie d’un cahier de charges qui fixe les conditions et les modalités de la mise en œuvre du service public postal universel. Dans le cadre de cette convention, LA POSTE a l’obligation de maintenir les points de contact existants et d’étendre le réseau postal pour couvrir notamment les chefs-lieux de région, de cercle, de commune et les villages de plus de 1000 habitants. LA POSTE devrait également développer divers services financiers dont les services des chèques postaux, des mandats, des valeurs à recouvrer, de l’épargne postale et de la monnaie électronique. La mise en œuvre de la convention permettra également d’avoir une meilleure visibilité de l’écosystème du secteur postal et d’assurer la fourniture régulière des services postaux de qualité sur toute l’étendue du territoire national. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a pris acte de la stratégie nationale de financement de l’environnement et son Plan d’action 2021-2025. La politique nationale de la protection de l’environnement adopté par le Gouvernement en 2019 vise à assurer la sécurité alimentaire et le développement des capacités nationales de gestion des ressources naturelles. La stratégie de financement de l’environnement prend en compte les priorités nationales et vise à mobiliser l’ensemble des mécanismes financiers disponibles, y compris la fiscalité écologique en vue d’assurer la mise œuvre de la politique nationale de la protection de l’environnement. Elle est assortie d’un Plan d’action 2021-2025 dont le financement sera assuré par l’Etat, le secteur privé, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers. La mise en œuvre du plan d’action de la stratégie permettra entre autres : – d’accroitre les ressources allouées au financement des questions environnementales ; – d’améliorer la gouvernance environnementale et climatique ; – de renforcer les capacités des parties prenantes de l’environnement et des changements climatiques ; – de mieux coordonner les différentes interventions et d’assurer le suivi de la mise en œuvre et l’évaluation des performances. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le ministre a également présenté au Conseil des Ministres l’état des préparatifs de la campagne de vaccination contre la maladie à coronavirus qui démarrera dans les prochains jours. 4 Le Président de la Transition a instruit au Gouvernement de renforcer les dispositifs de prévention et de lutte contre la maladie à coronavirus en cours. Le Chef de l’Etat a également réitéré l’appel à la population pour le respect strict des mesures barrières dans les services et dans les espaces ouverts au public.

Mali : Le maraîchage bio hors sol gagne du terrain

Par Oumar SANKARÉ Bamako, 25 mars (AMAP) Le soleil s’est couché laissant place à un ciel bleu dégagé. Aminata Diallo est sur le toit de sa maison à Faladié, en Commune IV. Une petite daba à la main, elle remue le compost dans un bac. Sous un hangar aménagé, est confortablement assis son mari. Ousmane Oumarou Sidibé profite de la vue prenante sur Bamako, du ronronnement des véhicules qui passent et du gazouillement des oiseaux dans le ciel. Il soutient l’initiative de son épouse visant à consommer bio. Alignées soigneusement, l’un à côté de l’autre, une dizaine de palettes faisant office de bacs à substrat contiennent divers semis. De chaque palette transformée en bac à substrat déborde un tuyau qui permet d’évacuer l’excès d’eau (au-delà de 10 cm) après arrosage. Des pneus de voiture, d’anciens pots de fleur, une vieille baignoire, d’anciennes bassines, brouettes, barriques et seaux, sont réaménagés pour servir de bacs à substrat. Semés dans ces récipients, les légumes ou fruits comme le gombo, la tomate, la menthe, le céleri, le persil, les oignons, les fraises, la goyave, la papaye verdissent sur le toit. Juriste à la retraite, Aminata Diallo s’occupe en faisant du maraîchage hors sol. Depuis bientôt cinq ans. Elle a acquis les rudiments du maraîchage en hauteur lors d’une formation d’une dizaine de jours dispensée par l’entreprise éléphant Vert au Centre Père Michel (un centre de formation professionnelle) en 2013. Cette formation visait à appuyer les associations de femmes péri-urbaines. La lecture et les leçons tirées des échecs lui ont permis de renforcer ses connaissances. «Quand je commençais, je travaillais encore. Je me réveillais à 4h pour arroser les plantes. à 6h, je partais au bureau. Au retour, entre 17h et 18h, j’allais directement dans le jardin, souvent sans me changer» rappelle-t-elle. Pour la sexagénaire, le jardin est un petit mari qui a besoin d’entretien. « La forte chaleur tue certaines variétés comme la tomate, les carottes. Trop d’eau pourrit les racines des persils. Le manque d’eau tue d’autres comme les melons », conseille la passionnée de maraîchage, précisant que la meilleure saison pour réussir cette activité va de septembre à mars. Période durant laquelle elle récolte souvent 50 kg de tomate. Il faut aussi choisir les variétés qui résistent à la chaleur (piment, gombo, persil, salade). La maraîchère soutient que les va-et-vient pour arroser les plantes sont une activité physique et sportive pour elle. Pendant qu’elle arrose son jardin un microclimat doux et frais se développe sur le toit. Comme elle, Aïssata Niaré, biologiste, a aménagé le toit de sa maison où elle pratique le maraîchage hors sol. En activité depuis bientôt 5 ans, l’idée lui est venue après un séjour au Sénégal où plusieurs personnes font le maraîchage en hauteur. «Je le fais pour manger bio afin d’éviter tout ce qui contient les engrais et autres produits chimiques. Tout ce que je récolte, est consommé en famille et partagé entre mes voisins», ajoute-elle. Au-delà du plaisir qu’elle en tire, elle le fait pour son père qui n’aime que les produits bios qu’elle lui envoie. Sa sœur qui dispose d’une surface large fait du maraîchage dans sa cour et sur son toit. PRODUITS BIOS LUCRATIFS – Comme toute activité, le maraîchage hors sol est confronté à certaines contraintes majeures dont l’approvisionnement en eau. Surtout dans un pays où la distribution d’eau dans les canalisations fait défaut. « Souvent, il faut se réveiller entre 1h-2h du matin pour faire des réserves d’eau », déplore Aminata Diallo. « Des insectes attaquent et détruisent, aussi, certaines plantes comme le piment et le gombo. Sans compter les risques d’infiltration d’eau à partir du toit », ajoute-t-elle. Si ces personnes pratiquent le maraîchage hors sol par plaisir, c’est un véritable business pour d’autres. Le maraîchage hors sol est basé sur du bio, sans utilisation d’engrais chimiques. Les produits issus du maraîchage bio hors sol sont très prisés par les consommateurs et rapportent gros. Aujourd’hui, il existe un grand engouement pour les produits bio au Mali, confirme Amadou Sékou Nimaga, un jeune entrepreneur dans le domaine du maraîchage hors sol. Rencontré à la laverie auto-moto d’un de ses amis, ce trentenaire explique avoir abandonné ses études universitaires en deuxième année hôtellerie et tourisme, au Maroc, pour rentrer au pays. «J’étais convaincu que ces études n’allaient rien me rapporter. Je savais que c’est l’agriculture, la terre que j’aime», relate-t-il. Après avoir travaillé dans l’informel pendant deux ans, il formalise son entreprise. Constatant une demande de plus en plus croissante en produits bio de la part de certaines familles et clients, il se lance dans le maraîchage hors sol en 2013. Très vite, le succès est au rendez-vous. Sous l’impulsion de Sandrine, une ressortissante française qui ne nourrissait sa fille qu’avec des fruits et légumes sans engrais, un marché bio est établi à Bacodjicoroni. De cette initiative naîtra quatre autres marchés destinés aux produits bio. Certains adeptes de ces produits évoquent surtout la saveur et le goût, l’accès à un produit exempt de pesticides et d’OGM, le soutient au marché local, l’encouragement des pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement. Les produits bios (fruits et légumes) qui se conservent plus longtemps et mieux coûtent, souvent, le double du prix des produits issus de l’agriculture conventionnelle qui utilise les engrais chimiques et les pesticides. Un kilogramme de tomate bio est cédé à 1.000 F cfa, contre 400 Fcfa/kg pour la pomme de terre bio. La même quantité de variété d’orange «Tangelo» est vendue à 800 Fcfa. Pour Amadou Sékou Nimaga, on peut bien vivre du maraîchage bio hors sol. Malgré la cherté des prix, «les gens ont compris qu’ils doivent se nourrir de produits sains pour préserver leur santé. Les commandes ne s’arrêtent pas. Certains font des réservations via nos plateformes numériques. D’autres se rendent à nos domiciles pour s’approvisionner», assure le jeune entrepreneur. « Les jours de marchés, certains clients dépensent en moyenne 30.000 à 40.000 Fcfa en fruits et légumes bios », révèle-t-il. Fort de plusieurs années d’expérience dans le domaine, Amadou Sékou Nimaga est, aujourd’hui, sollicité par d’autres personnes

Mali : Cent trois nouveaux cas positifs au Covid-19 mercredi

Bamako, 24 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, mercredi, cent trois nouveaux cas de Covid-19, sur 1.391 échantillons testés, selon le ministère de la Santé et du Développement social. Quelques 19 nouvelles guérisons de la maladie ont été constatées et aucun décès lié au coronavirus au cours des dernières 24 heures, ajoute la même source. Selon le département en charge de la Santé, les infections du jour sont identifiées dans les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), Sikasso (Sud), Ségou (Centre) et dans les six communes de Bamako, la capitale. Les données du jour portent la situation cumulée à 9.577 cas positifs au Mali, depuis l’apparition de la maladie. Trois-cents quatre 304 personnes sont décédées du virus pendant que 6.680 patients en sont guéris. MT/MD (AMAP)

Appui de la Banque mondiale à l’Éducation au Mali

Bamako, 24 mars (AMAP) Le gouvernement du Mali et la Banque mondiale ont signé, mardi, à l’Hôtel des finances, un accord de financement destiné à la mise en œuvre du Projet “amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous, (MIQRA)”. À travers ses cinq composantes, ce projet permettra d’atteindre plus de 4 millions de bénéficiaires directs et indirects incluant les élèves fréquentant les écoles ciblées et les enseignants des écoles maternelles, fondamentales et secondaires. Selon le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousseini Sanou, cet accord dans le domaine de l’éducation confirme, une fois de plus toute l’adhésion et le soutien du groupe de la Banque mondiale aux politiques et stratégies de développement du Mali. L’objectif du projet MIQRA est d’améliorer les résultats d’apprentissage en début de primaire dans les zones ciblées. Il s’agit, aussi, de promouvoir l’accès des filles au premier et au second cycles de l’enseignement secondaire dans les zones mal desservies et améliorer la gouvernance du système éducatif. Ce projet, à travers ses cinq composantes, a soutenu la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane, compte atteindre les résultats tangibles au nombre desquels l’amélioration de la qualité de l’enseignement fondamental et secondaire, l’expansion de l’expérience pilote de Mali Robots. Ce qui permettra, selon elle, « de faire face aux fermetures d’écoles dans les zones de conflit afin de renforcer la résilience du système éducatif, relever les défis critiques liés au faible taux d’inscription, de transition et de rétention des filles dans le second cycle fondamental et secondaire grâce à une composante dédiée de 39 millions de dollars (environ 21,450 milliards de Fcfa), renforcer la capacité institutionnelle, les systèmes de suivi et d’évaluation basés sur la performance ». Soukeyna Kane a assuré que son institution reste toujours engagée à travers deux opérations en cours : le Projet de développement des compétences et emploi des jeunes (PROCEJ) et le Projet d’appui au développement de l’enseignement supérieur (PADES). La directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali a exhorté toutes les parties prenantes du secteur de l’éducation à collaborer ensemble pour une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous les enfants du Mali. Plusieurs études et évaluations démontrent que la plupart des indicateurs d’éducation au Mali restent parmi les plus faibles de la sous-région. Cela se manifeste, notamment, à travers l’accès insuffisant et inéquitable à l’enseignement fondamental et secondaire, en particulier pour les filles et les couches défavorisées, les faibles résultats d’apprentissage dus à la qualité de l’éducation et la faible gouvernance du secteur. Au-delà de ces nombreux défis à relever, le système éducatif reste confronté à la persistance de la crise sécuritaire, politique, institutionnelle, économique et la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Dans les régions du Nord et de Mopti (Centre), les infrastructures, le matériel et les ressources éducatives sont la cible de fréquentes attaques. Les dernières informations reçues du Cluster Éducation et datant de novembre 2020, dénombrent dans ces zones 1.344 écoles fermées pour diverses raisons affectant plus de 403.000 enfants et plus de 8.000 enseignants. Par ailleurs, l’épidémie de Covid-19 a eu comme corolaire la fermeture des écoles pour éviter la propagation du virus. Cette pandémie a mis à jour de nouveaux défis pour le système éducatif nécessitant une attention particulière. Cela afin de limiter les risques de déperdition scolaire à travers la routine éducative et la fourniture d’informations clés de protection. Il faudrait, aussi, consolider les apprentissages acquis avant la fermeture des écoles et faciliter ainsi la reprise des cours dans un environnement protecteur et inclusif. Ces fermetures ont des répercussions négatives sur la fréquentation scolaire des élèves issus, pour la plupart, de familles très pauvres, notamment les filles. AMK/MD (AMAP)    

Périphérie de Bamako : Les livreuses d’eau sur les chantiers

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 24 mars (AMAP) Le soleil accable, déjà en cette matinée de jeudi. Quatre femmes dont deux portent des enfants au dos, mettent le cap sur un chantier. Arrivées à destination, elles se dirigent vers le côté sud d’une parcelle en construction. Là, il y a un puits à l’angle. Quatre barriques vides les attendent pour être remplies. Elles se passent la « puisette » qu’elles lancent et tirent avec dextérité. Les récipients sont remplis au bout de quelques instants. Non loin de là, des maçons se reposent, certains couchés à même le sol. «C’est le quotidien de ces braves femmes. Elles sont d’une grande aide pour nous. Sans elles, nous ne savons quoi faire. La zone n’est pas encore desservie par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). S’il faut aller chercher de l’eau à des kilomètres, cela ne nous encouragera pas dans la construction», explique Oumar Togola, le propriétaire des lieux. Son maçon, Issa Traoré, confirme l’apport inestimable de ces braves femmes sur les chantiers qui poussent dans les environs de la capitale malienne, Bamako. «Il y en a qui vont jusqu’à proposer d’arroser les briques», précise le maçon. Dans la périphérie, de nouveaux quartiers continuent de pousser. Ces zones en construction ne sont, généralement, pas raccordées à un système d’adduction d’eau. L’eau nécessaire à la confection des briques et à la construction des maisons est donc un problème. Ce manque est généralement comblé par de nombreuses femmes qui ravitaillent les chantiers, en puisant l’eau des puits. Les propriétaires de chantiers de construction comptent sur ces femmes pour se ravitailler eau, indispensable liquide pour les travaux. L’activité est lucrative mais pénible pour elles.   Ainsi, elles utilisent des puits creusés par des propriétaires de logis ou dans des concessions voisines. Elles transportent, sur la tête, les bassines géantes remplies d’eau. A la fin de la journée, elles récoltent une somme d’argent qui varie selon le nombre de tonneaux qu’elles auront remplis. Une barrique d’eau rapporte entre 500 et 1.000 Fcfa, selon les zones et la distance à parcourir. L’une d’elles, Korotoumou Berthé, habite Missala, dans la zone dite «des sapeurs-pompiers», située entre Gouana, Banankoro et Kouralé. Cet endroit relève de la Commune rurale de Kalaban-coro. Il est en pleine construction depuis quelques années. Les maisons y poussent comme des champignons. La principale activité génératrice de revenu pour Korotoumou, comme pour des dizaines de femmes de la localité, consiste à puiser de l’eau, la porter sur la tête pour approvisionner les chantiers. Elle fait cette activité, souvent seule ou en groupe. «Nous avons un contrat journalier avec les propriétaires de chantiers. Le matin, nous remplissons trois à quatre barriques avant l’arrivée des maçons sur le chantier. Ils commencent les travaux. Quand l’eau à disposition finit, ils nous font appel. Nous remplissons à nouveau les récipients. Nous faisons cet aller-retour jusqu’à la fin de la journée. Nous répétons les mêmes gestes tous les jours jusqu’à la fin du chantier», explique-t-elle. Pour cette mère de famille, c’est une façon noble d’avoir de l’argent pour subvenir aux petites dépenses quotidiennes de la famille. «Je suis couturière. Ce travail ne marche pas ici pour l’instant. Le quartier n’est pas entièrement habité. Pour éviter l’oisiveté, j’ai opté pour cette activité», indique-t-elle, en précisant qu’elle mène cette activité depuis 18 mois. Selon elle, en groupe de cinq, elles remplissent souvent vingt barriques par jour. «Nous avons le marché de temps à autre. Quand ça commence, il n’y a point de répit. C’est dur comme travail. Chaque jour, après cette corvée d’eau, tu as les mains endolories. Dès fois, tu ne dors pas la nuit. Tu es obligée de t’enduire les mains de beurre de karité», confie Korotoumou. Nana Sanogo mène la même activité. Pour elle, l’objectif est l’autonomisation financière de la femme. «J’ai commencé depuis six ans lorsque j’étais à Gouana. Quand j’ai aménagé ce quartier, j’ai continué à le faire. J’ai des clients fidèles. à chaque fois qu’ils commencent leur construction, ils me font appel. S’ils ont un puits dans la concession, je fais le travail seule. Le cas échéant, je me fais épauler par trois autres femmes», explique-t-elle. Ce travail permet à ces braves femmes de joindre les deux bouts, mais dans la douleur. «Le jour où tu remplis plusieurs barriques, tu as des difficultés pour marcher. Tout ton corps te fait mal», insiste Nana, précisant que les puits tarissent pendant la saison sèche. «Quand un puits tarit, nous partons pour un autre. Plus la distance à parcourir est longue, plus le travail est pénible. Quand tu demandes aux clients d’augmenter le prix de la barrique, ils ne sont pas d’accord. Nous avons besoin d’argent, nous ne pouvons qu’accepter la même somme», déplore Nana. La tristesse est généralement de courte durée. Car la rémunération est payée à la fin de la journée, témoignent plusieurs interlocutrices. «Tu es payé selon le nombre de barriques. Souvent, on te donne un acompte. Une fois le travail fini, on te règle le montant restant», explique Aïssata Diallo. Vendeuse de produits cosmétiques, elle est de plus en plus attirée par cette activité. «Nous avons un groupe. Chacune démarche des propriétaires de chantiers. Si l’une trouve un marché, elle appelle les autres et nous l’exécutons ensemble. Nous remplissons souvent 60 barriques par jour», dit-elle. Ce travail pénible n’est pas sans conséquence sur la santé. Fanta Traoré ne dit pas le contraire. Elle s’est entièrement dédiée à cette activité. Elle prend du recul ces derniers temps à cause de maux de poitrine récurrents. Fanta raconte comment elle est tombée malade. «Nous avons ravitaillé en eau le chantier d’une maison à étages. Un jour, nous avons rempli 111 barriques d’eau puisées à la main. Le lendemain, on peinait à toucher la corde de la puisette. Depuis, j’ai constamment mal à la poitrine», se souvient-elle. Fanta pense que si la quarantaine de femmes qui s’adonne à cette activité s’organisait en coopérative, elles pourraient gagner plus. Par exemple, si les vendeuses d’eau disposaient d’un forage, de bidons de

Exposition photos : l’AMAP invite à un regard sur le 26 mars 1991

Bamako, 24 mars (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) organise une exposition-photos sur le thème « Un regard sur le passé », au Musée national, du 25 au 31 mars 2021 dont le vernissage est prévu, jeudi, sous la présidence du Premier ministre Moctar Ouane. Pour le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, l’exposition «Un regard sur le passé» est une véritable école qui permet aux jeunes de revisiter l’histoire démocratique du Mali. Elle offre, également, une opportunité aux acteurs du Mouvement démocratique et au grand public de revenir sur les grands événements de mars 9191. Après une semaine au Musée national, l’exposition entamera une phase itinérante qui la conduira dans les établissements scolaires et universitaires, afin de faire mieux connaître ce pan important de notre histoire aux élèves et étudiants. L’événement est initié dans le cadre de la célébration du 30è anniversaire des événements douloureux de mars 1991 ayant abouti à l’instauration de la démocratie et du multipartisme au Mali. Trente ans après le soulèvement populaire qui a mis fin au régime du général Moussa Traoré, l’Amap entend faire revivre ces événements marquants à travers son fonds photographique. Ainsi, une soixantaine d’images seront exposées pour marquer les différentes étapes de la lutte pour la démocratie et la liberté au Mali. L’exposition consiste à raviver les émotions fortes que nos concitoyens ont ressenties pendant cette période spécifique de la vie de la nation. Les événements de mars 1991 ont marqué d’une pierre blanche l’Histoire du Mali. A ce titre, cette date demeure pour les Maliens un moment de recueillement mais aussi de dévouement pour la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme. Elle mérite d’être célébrée afin que les futures générations sachent que la démocratie et certaines libertés ont été arrachées au prix du sang de beaucoup de nos compatriotes. L’activité photographique proposée par l’Amap est un devoir de mémoire et une contribution à une prise de conscience de l’importance de cette étape dans l’Histoire de notre pays. Il s’agit pour cette exposition photographique, selon le directeur général de l’AMAP, de faire renaître l’esprit de mars 1991, de faire connaître les différentes étapes de la lutte pour la démocratie et les libertés, de sensibiliser la population au respect des monuments historiques et de cultiver un esprit de paix et de cohésion sociale. Cette exposition est entièrement réalisée avec le fonds photographique de l’AMAP, qui illustre les grands événements sociopolitiques et culturels du Malide l’indépendance à nos jours. AS/MD (AMAP)  

Covid-19 au Mali : Augmentation du nombre de contaminations avec 94 nouveaux cas mardi

Bamako, 24 mars (AMAP) Le nombre de contaminations liées à la Covid -19 a augmenté avec 94 nouveaux cas enregistrés mardi, portant le total de cas positifs à 9.474 au Mali dont 661 guérisons et 372 décès, a appris l’AMAP de source sanitaire. Ces 94 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de la capitale), Sikasso (Sud), Mopti (Centre) et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare, par ailleurs, que 1.154 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)