Nara: Une attaque complexe tue quatre soldats (Sources militaires)

Nara, 30 déc (AMAP) Une attaque complexe, combinant Engins explosifs improvisés (EEI) et arme lourde, a fait, mercredi, 04 soldats tués et une dizaine de blessés graves, selon des sources militaires qui indiquent que le bilan est provisoire. L’attaque contre une unité des Forces armées maliennes (FAMa), dans la Région de Nara, (Ouest) est intervenue, aux environs de 17h30, dans le secteur de Guiré, à une centaine de km de Nara (Ouest), vers la frontière mauritanienne. Un renfort a été dépêché sur le lieu pour sécuriser la zone et évacuer les blessés. BC (AMAP)

Pièces de monnaie : Leur rareté nuit aux activités commerciales

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 29 déc (AMAP) La crise de menues monnaies est une épine dans le pied des vendeurs et acheteurs, usagers et prestataires. De nombreuses transactions tournent court à cause de cette pénurie. Ramatoulaye (nom d’emprunt), la quarantaine, est salariée dans une société de la place. Elle prend un taxi, à sa descente du travail, à 17 heures pour se rendre chez elle, au quartier de… Le taximan l’informe : «Les frais de transport coûtent 1.750 Fcfa.» Arrivée à destination, elle lui tend un billet de 5.000 Fcfa duquel doivent être soustraits les 1.750 Fcfa. «Warimissin téyi» : « Pas de monnaie » répond le taximan, en bambara. Embarassée, elle lui donne un billet de 2.000 Fcfa. «Warimissin téyi», répète le chauffeur de taxi. « Ne sachant plus que faire, j’ai été obligée d’acheter 250 Fcfa de crédit téléphonique chez un boutiquier du coin qui hésitait, également, à faire la monnaie», confie-t-elle. Cette situation est loin d’être un cas isolé. À Bamako, les opérations d’achat/vente avortent, de plus en plus, du fait du manque de pièces de monnaie de 5 à 500 Fcfa. Ce problème est surtout récurrent dans les officines, les supermarchés, les boutiques, chez les chauffeurs de taxis et Sotrama, dans les cybercafés, les restaurants, etc. Le client a souvent le choix entre aller, lui-même, chercher la monnaie ou annuler son achat ou encore se voir proposer des friandises à la place de la monnaie par des boutiquiers. Awa Magassouba vend des bijoux au Marché rose de Bamako. « La relative pénurie de pièces d’argent donne envie d’arrêter le commerce chaque jour », se plaint-elle. «Généralement, la plupart de mes clients donnent 500 Fcfa pour des achats de 200 ou 300 Fcfa. Pour avoir des pièces de monnaie, je suis obligée d’acheter souvent des sachets d’eau de 25 Fcfa, même quand je n’ai pas soif», explique la marchande. Elle ajoute qu’elle perd de nombreux clients, chaque jour, faute de monnaie pour l’acheteur. Pour pouvoir conserver sa clientèle, Awa renonce souvent à la monnaie. Elle invite les établissements financiers à mettre les pièces d’argent à la disposition des usagers. Le manque de pièces de monnaie est un calvaire dans les échanges entre ménagères et vendeurs de condiments. Il est plus aisé de trouver la monnaie de 5.000 Fcfa que de 500 Fcfa, à en croire certaines d’entre elles. Vendeur de condiments au marché de Ouolofobougou, en Commune IV du District de Bamako, Boubacar Camara explique ce problème par la commercialisation des pièces d’argent. «Avant, les mendiants nous donnaient des pièces en échange de bonbons ou autres articles. De nos jours, ils monnayent les pièces de 450 contre un billet 500 Fcfa», selon Boubacar. Pour éviter la perte des clients, notre épicier remet certaines de ses marchandises telles que les bouillons aux clients en lieu et place de leur monnaie. Dans les Sotramas (véhicules de transport en commun), passagers et apprentis chauffeurs sont très souvent à couteaux tirés à cause de la monnaie. Apprenti de Sotrama à Daoudabougou, Fousseyni Touré a été plusieurs fois obligé de laisser des clients partir avec sa monnaie. «Deux clients m’ont donné 500 Fcfa alors qu’ils avaient confirmé être en possession de 450 Fcfa. J’ai donc refusé de leur retourner la monnaie de 50 Fcfa», explique Fousseyni. Certains expliquent la situation par la cherté de la vie, la commercialisation des pièces et le manque d’argent. Un cambiste de pièces d’argent, qui a requis l’anonymat, réfute cette affirmation, précisant qu’il s’approvisionne auprès des grands commerçants, des mendiants et des banques. « Quand tu as un chèque, tu peux demander aux banquiers de te donner des pièces et c’est gratuit », dit-il. Dans la pratique, il échange 500 contre des jetons de 450 Fcfa. Les usagers sollicitent ce genre de service pour éviter les longues files d’attente des banques pour avoir des pièces de monnaie. Interrogé à ce propos, le directeur de l’Agence principale de la Banque de développement du Mali (BDM), Ibrahima Mahamadou Sow, explique que la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) délivre les jetons selon un calendrier bimensuel ou trimestriel. «Elle nous avise de la mise à disposition des pièces de monnaie à des dates spécifiques», indique M. Sow. C’est en ce moment que la BDM va exprimer ses besoins en jetons. Ainsi, lorsque les agences sont approvisionnées, il y a une grande quantité de jetons à leur disposition pour pouvoir payer les chèques et faire face à la demande de la clientèle. Un client, qui a un chèque de 500.000 Fcfa, peut avoir jusqu’à 100.000 Fcfa en pièces, s’il en fait la demande. Cependant, des mesures sont prises pour ne pas épuiser le stock avant la prochaine provision. Les agences qui en expriment le besoin sont fournies. Celles de Bamako sont les plus fournies en pièces de monnaie parce que le petit commerce est plus développé dans la capitale. Selon le directeur de l’Agence principale de la BDM-SA, les entreprises telles que les pharmacies, les grandes surfaces, les alimentations ont le droit de s’inscrire à la BCEAO pour avoir accès aux jetons. Le banquier rejette l’allégation de rareté de jetons sur le marché. « C’est une situation qui est apparente mais pas réelle, parce qu’on en trouve lorsqu’on fait la demande à la banque», assure-t-il. Selon lui, c’est l’utilisation qu’on en fait qui donne cette impression. Ibrahima Mahamadou Sow regrette que les agents préfèrent garder les jetons pour les donner, par affinité, aux entreprises ou à d’autres personnes qui leurs sont proches. FMS (AMAP)

Mali-Russie : Renforcement d’une coopération tous azimuts

Bamako, 29 déc (AMAP) Une forte délégation russe de représentants d‘entreprises est attendue au Mali, dans les prochaines semaines, pour développer les relations économiques le Mali, a annoncé, mardi, l’ambassadeur de la Fédération de Russie, Igor Gromyko, A sa sortie d’une audience, que lui a accordée le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le diplomate russe a indiqué que cette rencontre avait pour objectif de développer la coopération russo-malienne dans les domaines politique, économique, social, humanitaire et militaire. M. Gromyko a rappelé que les récentes visites en Russie des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, et des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, s’inscrivent dans le cadre du développement rapide d’une coopération tous azimuts. Igor Gromyko a rappelé que son pays accompagne le Mali dans le domaine de la formation des étudiants et les agents des Forces armées et de sécurité. « Il est très important de développer les relations économiques pour faire représenter les entreprises russes au Mali et celles du Mali en Russie », a-t-il dit. Cette audience a enregistré la présence de plusieurs ministres notamment celui des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et de son collègue des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. MDD/MD (AMAP)  

CAN 2021: Le chef de l’État remet le drapeau national aux Aigles

Bamako, 29 déc (AMAP) Le capitaine de l’équipe nationale de football, les Aigles du Mali, Hamari Traoré, a reçu, mardi, les couleurs nationales des mains du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Au cours de cette cérémonie solennelle, le chef de l’État s’est adressé aux Aigles, avant leur départ pour Jeddah, en Arabie Saoudite, où ils doivent se préparer pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, prévue au Cameroun, du 9 janvier au 12 février prochain. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher et du président de la Fédération malienne de football, Mamoutou Touré  » Bavieux « . La sélection nationale a entamé son rassemblement au complexe sportif de Kabala. Les Aigles s’envolent ce mercredi pour Jeddah où effectueront un stage de préparation. Ils rallieront, ensuite, le Cameroun où ils disputeront la CAN. MT/MD (AMAP)

Le gouvernement du Mali condamne une attaque terroriste au Burkina Faso

Bamako, 29 déc (AMAP) Le gouvernement du Mali a « fermement » condamné l’attaque terroriste contre des volontaires de défense pour la patrie et des civils, survenue le 23 décembre 2021, dans le Nord du Burkina Faso qui a fait de nombreuses pertes en vies humaines et des blessés. « Le gouvernement et le peuple du Mali condamnent fermement ces agressions lâches et barbares qui visent à semer la terreur au sein des populations du Sahel », indique un communiqué publié lundi 27 décembre. Le gouvernement malien a exprimé « sa profonde compassion et toute sa solidarité au Peuple frère et ami du Burkina Faso », avant de présenter « ses sincères condoléances au Peuple et au Gouvernement du Burkina Faso ainsi qu’aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ». MT (AMAP)

Coopération : La Russie réaffirme son soutien militaire au Mali (Media russe)

Bamako, 29 déc (AMAP) Le responsable du ministère russe des Affaires étrangères pour les organisations internationales, Piotr Ilichev, a confié, lundi au média russe RIA que la Russie continuera de fournir à Bamako une aide militarisée, à travers des filières étatiques. « Nous continuerons de défendre les intérêts légitimes de Bamako aux Nations unies ainsi que de fournir une assistance active à nos partenaires maliens dans les sphères militaires et militaro-techniques dans le cadre des filières étatiques », a déclaré le responsable russe. cité par l’agence RIA. Cela, d’autant plus que la réduction des troupes annoncée par la France pourrait, d’après Moscou, “mettre en péril la stabilité de la Région”. Au cours de son intervention, Piotr Ilichev a rappelé que le Mali a le droit de collaborer avec les partenaires de son choix afin de lutter contre le terrorisme. Dans un communiqué publié, vendredi 24 décembre, les autorités de la Transition au Mali, ont souligné que « des formateurs russes » se trouvaient sur le sol malien, en vertu d’un accord bilatéral entre la Russie et le Mali. SS/MD (AMAP)

Assises nationales de la refondation : L’ultime étape du grand rendez-vous pour un Mali nouveau

Par Issa DEMBELE Bamako, 28 déc (AMAP) L’ouverture de la phase nationale des Assises nationales de la refondation (ANR), lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a été un moment solennel dans la vie de notre nation. Plutôt qu’une option, cette concertation est impérative pour le Mali eu égard à son état de déliquescence avancée, a estimé le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. «Le rendez-vous pour un Mali nouveau». C’est le slogan de la phase nationale des ANR qui a été solennellement lancée par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. L’événement a mobilisé le ban et l’arrière-ban de la République. Outre les chefs d’institutions et les membres du gouvernement, il y avait un ancien chef d’État, Pr Dioncounda Traoré, deux anciens Premiers ministres, des diplomates, des autorités religieuses et coutumières… Ces Assises ont été initiées parce qu’il était impérieux que les Maliens se retrouvent pour trouver des solutions pertinentes aux multiples maux dont souffre le pays, depuis près d’une décennie. L’État peine à exercer son autorité sur une large partie du territoire et des attaques terroristes endeuillent régulièrement les populations. L’instabilité est également politique et les défis sont pressants dans les domaines de la justice, de l’éducation, de l’économie, du social, du foncier… «Plutôt qu’une option, ces ANR sont impératives pour le Mali eu égard à son état de déliquescence avancée», a résumé le président de la Transition. Les objectifs de ces débats sont donc clairs : faire un diagnostic sans complaisance de l’état de la nation, tirer les meilleures leçons des foras passés et faire des propositions permettant de construire une solution de sortie de crise qui, en même temps, ouvre d’heureux horizons au peuple malien. Les Maliens de tous bords ont ainsi l’occasion de poser les jalons du sursaut national, de converger vers un avenir meilleur et prospère. Les débats vont durer jusqu’au 30 décembre. Ces quatre jours d’échanges constituent la phase ultime de ces Assises, qui ont débuté depuis le 11 de ce mois à travers des concertations locales dans 725 sur 759 communes, 51 sur 60 cercles et dans toutes les régions, à l’exception notoire des Régions de Kidal et Ménaka. Les représentations diplomatiques du Mali dans 26 pays de forte concentration de nos concitoyens à l’étranger ont, aussi, servi de cadre à ces concertations. La phase nationale sera une «étape cruciale dans la marche héroïque de notre pays vers le redressement», selon le chef de l’État qui a encore souligné que ces ANR «nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyen que nous voulons être, le type de leader dont nous avons besoin pour bâtir le Mali nouveau». Le colonel Assimi Goïta, qui s’est dit confiant en la capacité de sursaut du peuple malien, s’est réjoui du fait que les phases locales ont donné le ton et le début du contenu du processus de refondation. Puisqu’elles ont permis de mettre en commun les différentes attentes des populations quant au renouveau politique, institutionnel, sécuritaire, économique et social attendu. PRENDRE LE TRAIN EN MARCHE – Bien que ces ANR constituent une étape importante, les résultats qui en sortiront ne seront, cependant, que le début de la refondation. Il sera mis en place, à la fin des Assises, un Comité de suivi et d’évaluation, ainsi qu’une phase technique intense qui élaborera des cadres de référence d’orientations stratégiques, de planification économique et de développement… Bref, toute une panoplie d’outils institutionnels, législatifs et techniques du nouveau Mali. «Il s’agira d’aboutir à la mise en place d’une stratégie cohérente qui combine et coordonne l’action publique dans tous les secteurs tout en engageant une estimation budgétaire du coût de la refondation », annoncé le chef de l’État. Auparavant, le président du Panel des hautes personnalités des ANR s’était félicité de l’engouement exceptionnel manifesté par les populations locales lors des trois premières phases. Pour lui, c’est la preuve de la ferme volonté populaire de contribuer à l’édification d’un Mali nouveau. Mais pour changer véritablement la situation de notre pays, « il faut d’abord que nous changions nous-mêmes», a plaidé Zeïni Moulaye qui a ainsi exhorté les participants à placer la «transformation de l’homme malien au cœur des débats». Le Panel garde l’espoir de voir que ceux qui n’ont pas encore pris le train le feront. Cet espoir est d’autant plus permis que lors des rencontres initiées par le Panel, aucun interlocuteur n’a fermé la porte du dialogue. « Ce qui nous porte à croire que dans un proche avenir, tous les Maliens se retrouveront pour construire ce Mali nouveau auquel notre peuple aspire», a déclaré Zeïni Moulaye. ID (AMAP)  

A Bamako, la phase nationale des Assises démarre sans encombre

Bamako, 27 déc (AMAP) La phase nationale des Assises nationales de la refondation de l’Etat a commencé ses travaux, lundi, à Bamako avec la participation des différentes composantes de la société, sous la présidence du colonel Assimi Goïta, président de la Transition. Cette dernière étape de ces assises, qui devraient aboutir notamment à un chronogramme des futures élections, intervient après des phases préliminaires, locales, lancées le 11 décembre. Les participants se sont montrés demandeurs de justice sociale, de paix et, surtout de gouvernance vertueuse. Dans la quasi-totalité des cercles du Mali, les délégués ont recommandé la sécurisation du territoire national, la citoyenneté et la prolongation de la durée de la transition, entre autres. Ouvrant les travaux, le Colonel Assimi Goita a invité les forces vives de la Nation à une œuvre de salubrité publique pour poser les fondements solides et les modèles de gouvernance endogènes. « Les dérives graves, au niveau de la gouvernance, et le renoncement aux valeurs cardinales de notre société, la perte de repères, l’incivisme généralisé ont provoqué la faillite de l’Etat. Le dysfonctionnement de l’autorité de l’Etat, ajouté aux chocs internes et externes, ont fait le lit de l’insécurité et de l’extrémisme violent », a analysé le colonel Assimi Goïta. « En somme, a-t-il poursuivi, le Mali était face à un malaise profond qui s’est manifesté par un rejet systématique du système de prédation mis en place ». Et d’ajouter : « il était temps et même grand temps d’arrêter la spirale de la dérive, c’est pourquoi nous devons replacer notre Mali dans une nouvelle dynamique plus soucieuse de nos valeurs et vertus ». Pour le président Goïta, Il s’agit justement d’une entreprise de refondation qui a valeur de salubrité publique à laquelle les participants sont conviés pour « poser les fondements solides et les modèles de gouvernance endogènes qui s’inspirent de notre patrimoine historique et culturel ». Selon les organisateurs, le pari de la mobilisation est gagné avec 725 communes sur un total de 759, ayant participé aux phases communales, 51 cercles sur 60 au niveau des cercles (à l’exception de 9 cercles de Kidal et de Ménaka), 17 régions sur 19 au niveau régional et 26 ambassades dans des pays où sont concentrés des Maliens établis à l’extérieur ont pris part à ces assises. AC/MD (AMAP)  

Koulouba : Le nouvel ambassadeur du Mali en Russie reçu par le président Goita

Bamako, 27 déc (AMAP) Le nouvel ambassadeur du Mali auprès de la Fédération de Russie, Harouna Samaké, a reçu, vendredi, au Palais de Koulouba, les dernières instructions avant sa mise en route, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. À sa sortie de l’audience que le chef de l’État lui a accordée, en présence des membres du cabinet présidentiel, l’ambassadeur Samakaé a confié à la presse qu’il était venu prendre les directives et les orientations, dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Mali et la Fédération de Russie. Selon l’ambassadeur, il est important que la coopération entre les deux pays puisse avoir un autre niveau. « La Russie est un partenaire stratégique. On doit tout mettre en œuvre pour que la coopération avec cette puissance soit au meilleur niveau et dans tous les domaines de développement du pays (séculaire, éducative…) », a souligné le diplomate. Pour lui, il s’agit de faire en sorte que le Mali puisse bénéficier d’un partenariat « gagnant-gagnant ». Harouna Samaké a remercié le chef de l’État pour avoir placé sa confiance en sa “modeste personne”. AT/MD (AMAP)  

Assises nationales de la refondation : la phase nationale démarre ce lundi

Bamako, 27 déc (AMAP) La phase nationale des Assises nationales de la refondation (ANR) démarre, ce lundi 27 décembre 2021, avec environ 1.000 participants, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), après les phases déconcentrées, tenues du 11 au 23 décembre dernier, ont annoncé les responsables des instances des ANR, Le président du Panel des hautes personnalités, Zeïni Moulaye, et le président de la Commission nationale d’organisation des Assises, Mamadou Hachim Koumaré, ont indiqué, samedi, lors d’un point de presse, que l’ouverture de cette importante rencontre sera présidée par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. La rencontre avec les médias a fait le point de la situation de la phase déconcentrée des ANR, tenue dans plusieurs communes, cercles et régions ainsi que dans le District de Bamako et la diaspora. Selon les conférenciers, plus de 80.000 personnes ont participé à cette étape et donné leurs points de vue sur ce que doit être le Mali. D’après eux, ces Assises se sont tenues dans les langues locales des différents lieux. « À ce jour, nous avons pu tenir les Assises dans 51 cercles sur les 60. Elles se sont déroulées aussi sur l’ensemble des régions sauf deux», a indiqué le président de la Commission d’organisation des ANR. Selon les responsables du forum, ces deux régions sont celles de Kidal et Ménaka. Ils ont, en outre, affirmé que cette phase s’est tenue dans plus de 700 communes. De même, selon eux, la diaspora s’est fortement mobilisée pour prendre part à la rencontre dans 26 pays. « Les déplacés y ont participé. De même que les réfugiés», a déclaré Mamadou Hachim Koumaré. Les conférenciers ont dit avoir noté l’engouement des populations lors de cette étape. « La plupart des zones où on ne s’attendait qu’à 100 personnes, nous sommes allés à plus de 200. Et quand il s’agissait de 150 personnes, on se retrouvait à 250», a confié le premier responsable de l’organisation de la rencontre. Selon l’ancien ministre Koumaré, les Maliens sont venus, « d’une façon libre et inclusive, dire t tout ce qu’ils pouvaient faire pour améliorer les 13 thématiques». Pour lui, ces Assises sont une occasion unique pour l’ensemble des Maliens de se retrouver, de discuter et de dire ensemble ce que « nous voulons du Mali et ce que nous voulons que le Mali soit demain pour nos progénitures». Parlant de ceux qui ont refusé de participer aux ANR, le président du Panel des hautes personnalités n’a pas voulu porter de «jugements de valeur» sur leurs positions. Zeïni Moulaye a espéré que certains d’entre eux prendront le train en marche. Au cours des travaux de la phase nationale, qui commence ce lundi, les 13 thématiques seront reparties entre quatre ateliers. Chacun des participants aura le loisir d’aller vers la thématique de son choix. Le président du Panel a aussi assuré que le débat sera tout aussi libre et indépendant, lors de la phase nationale. Cela est d’autant plus important que les instances des Assises nationales attendent une moisson telle que « nous pourrions disposer de recommandations fortes qui nous permettraient de construire une solution de une sortie de crise dans notre pays», selon Zeïni Moulaye. « Une solution pour aujourd’hui et pour demain d’autant que, a-t-il annoncé, dans les termes de référence, il est prévu la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation pour les 25 années à venir ». L’ancien ministre a ajouté que ce comité va devoir traduire la substance des résolutions, des recommandations et des suggestions en projets et programmes dans le cadre d’une programmation stratégique à long terme. « Et cela, a-t-il indiqué, pour la paix, la sécurité ainsi que la stabilité du pays et surtout le développement » BD/MD (AMAP)