Mali: nouvelle hausse des contaminations avec 94 cas de Covid-19 et un décès mardi

Bamako, 24 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, mardi, Quatre-vingt-quatorze nouveaux cas de Covid-19 sur 1.043 échantillons testés et un décès, annonce le communiqué quotidien du ministère de la Santé et du Développement. Au même moment, les médecins ont déclaré 17 malades guéris du virus au cours des dernières 24 heures, ajoute la même source. D’après le communiqué, les cas positifs du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale), Sikasso (Sud) et Mopti (Mopti), ainsi que dans les six Communes du District de Bamako. Avec ces nouvelles données, le nombre de cas positifs à la Covid-19 s’élève, au Mali, à 9.474, sur lesquels il y a 6.661 patients guéris et 372 décès. Le ministère de la Santé et du Développement social invite les populations à respecter les mesures barrières. AT/MD (AMAP)

Gao (Nord) : Les deux poudrières du camp Fihroun totalement dévastées par un incendie

Gao, 23 mars (AMAP)Les deux poudrières du camp Fihroun de la première Région militaire de Gao, dans le Nord du Mali, ont été totalement calcinées par un incendie, lundi, a constaté l’AMAP sur place. Le directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant-colonel, Abdramane Bagayoko, a expliqué que le lundi, 22 mars 2021, aux  environs de 13 heures, son centre a été alerté pour l’incendie du camp militaire de Gao. Aussitôt, le lieutenant-colonel Bagayoko et ses hommes se sont rendus sur les lieux du sinistre. A leur arrivée au camp militaire de la Zone de défense N°1, ils ont constaté que c’était la poudrière qui avait pris feu. « Avec les obus et les projectiles, il était pratiquement impossible d’intervenir mais nous avons mené plusieurs missions de reconnaissance à bord de blindés pour trouver des voies et moyens d’intervention », a indiqué l’officier. Toutes les tentatives des soldats du feu ont échoué. « Nous avons attendu plusieurs heures pour avoir un répit avec les projectiles. Entre temps, le second magasin a été atteint par le feu. C’est ce qui a rendu l’intervention difficile et compliquée », a dit le lieutenant-colonel Bagayoko. Selon lui, c’est aux environs de 19 heures que les obus ont cessé et « nous avons pu approcher les lieux de l’incendie pour intervenir ». Cette intervention s’est déroulée avec deux engins en pompe dont un fourgon d’une capacité de 3.000 litres et un camion citerne de 2 000 litres. « Sous les décombre, il n’était pas facile d’éteindre le feu. Nous avons laissé le soin à la zone de faire la ronde. Le lendemain, nous sommes revenus pour continuer le travail de refroidissement. C’est la fumée qui continuait de sortir des décombres. », explique notre interlocuteur. Le directeur régional de la protection civile de Gao demande aux autorités d’installer le minimum de poteaux d’incendie dans les camps militaires pour que les éléments du camp puissent minimiser les conséquences d’éventuels sinistres avant l’arrivée de la protection civile. Sur les lieux de l’incendie, plusieurs obus sont éparpillés. Une délégation du ministère de la Défense et des Anciens Combattants set arrivée à Gao pour la circonstance. AT/MD (AMAP)

Mali : Le Premier ministre reçoit le chef de la MINUSMA en fin de mission

Bamako, 23 mars (AMAP)  Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, en fin de mission au Mali, a été reçu, mardi, par le Premier ministre, Moctar Ouane. « Le diplomate était venu faire ses adieux au chef du gouvernement qui a salué sa contribution au processus de paix et à la stabilisation du Mali », indique le service communication de la Primature. Le chef du gouvernement, rapporte la même source, a félicité Mahamat Saleh Annadif, en lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions de chef de bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel basé à Dakar, au Sénégal. Au cours de l’entrevue, le diplomate tchadien a réaffirmé son attachement au Mali. « Je m’en vais mais je garde toujours le Mali dans mon cœur dont je serai l’avocat », a déclaré Mahamat Saleh Annadif. MT/MD (AMAP)

Réformes institutionnelles et élections : L’institut Tony Blair offre son expertise au Mali

Bamako, 23 mars (AMAP)L’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, a discuté lundi, a Bamako, des reformes politiques et institutionnelles avant l’organisation des élections générales au Mali, au cours de rencontres avec le président de la Transition, Bah N’Daw, le Premier ministre, Moctar Ouane, et deux membres du gouvernement, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly et son collègue de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. C’est la première fois que Tony Blair se rend en visite au Mali. L’Institut Tony Blair a signé un accord de partenariat, en soutien aux autorités de la Transition afin de réussir les réformes et les prochaines élections. Des chantiers importants pour lesquels, le Mali peut compter sur l’expertise de «l’Institut Tony Blair pour le changement global» qui a déjà commis des experts à la tâche. «Cette visite vient en effet concrétiser notre accord de partenariat avec le gouvernement malien», selon Béatrice Bianchi, directrice Sahel de l’Institut Tony Blair qui a répondu aux questions de la presse après l’audienceau Palais présidentiel, dernière étape de sa visite de travail. Il s’agit, a expliqué Mme Bianchi, “d’un programme d’assistance technique dans l’exécution de la feuille de route de la Transition.” Concrètement, l’Institut Tony Blair se propose d’accompagner le Mali dans les chantiers des réformes et des elections. Deux chantiers majeurs qu’il juge essentiels pour réussir cette Transition malienne dont le président a sollicité un accompagnement. Selon Béatrice Bianchi, le chantier des réformes est fondamental, « puisqu’il s’agit de rétablir la confiance des citoyens en l’État. Et l’élection, qui mettra fin à la période transitoire, doit être transparente, crédible ». «Soyez rassurés, nous avons déployé des experts de renommée internationale. Ils sont à la disposition des autorités», a-t-elle déclaré, tout en précisant que ces experts travailleront exclusivement sur la base de besoins exprimés par les autorités maliennes. L’objectif étant d’aboutir à des réformes inclusives pour répondre aux attentes des Maliens. Après l’audience, les échanges entre le président de la Transition et l’hôte de marque se sont poursuivis autour d’un déjeuner, puis sur la terrasse du Palais d’où le visiteur a pu contempler la ville de Bamako. À la fin de sa visite, M. Blair s’est adressé à la presse. Il a indiqué que sa visite intervient à un tournant de l’histoire du Mali. Et que cette Transition présente une «opportunité unique pour transformer le pays, pour établir une base de stabilité, pour faire les progrès…». À cet effet, l’ancien Premier ministre britannique a réaffirmé sa disponibilité et celle de son institut pour accompagner la «Transition sur les axes très importants, y compris les réformes institutionnelles, le processus électoral». L’ancien Premier ministre de la Grande-Bretagne a indique n’avoir pas perdu de vue les autres grands défis que les autorités actuelles doivent d relever, notamment sur le plan sécuritaire. «Mais, je suis optimiste pour l’avenir du Mali», a-t-il déclaré, tout en notant qu’il y a une «vraie volonté de saisir cette opportunité pour accomplir des progrès». Aussi, s’est-il dit honoré d’avoir été appelé, comme un partenaire, pour soutenir le Mali sur ce chemin vers un futur meilleur. COLLABORATION – Avant le président de la Transition, Tony Blair avait été reçu par le Premier ministre, Moctar Ouane qui pilote le Plan d’action gouvernemental. À l’occasion, les parties ont parlé des conditions dans lesquelles, ces experts pourront être utilisés au niveau de la Primature, du département en charge de la Refondation de l’État et des organes électoraux. Au cours de ses échanges avec le ministre en charge de la Refondation de l’État et celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, l’ancien Premier ministre britannique a évoqué les liens à établir entre son institut et ces départements ministériels, une collaboration fructueuse pour appuyer les autorités de la Transition à atteindre leur objectif de refondation de l’État et l’organisation des prochaines élections. Le ministre en charge de la Refondation de l’État, Mohamed Coulibaly, a confié à la presse qu’avec l’hôte de marque, il a été question des aspects de la refondation. Il s’est montré très optimiste au sujet des relations futures avec l’Institut Tony Blair. «Je pense qu’il va s’établir entre mon département et l’Institut Tony Blair une collaboration de manière à ce que nous puissions bénéficier de l’expertise de cet institut», s’est-il réjoui. De son côté, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Maïga, a signalé que la rencontre a porté sur l’organisation des élections pendant la Transition. Il a indiqué que son département compte sur l’expertise de l’Institut Tony Blair pour relever les défis. L’Institut Tony Blair est présent dans 20 pays, dont 18 en Afrique. Il s’agit d’une organisation à but non lucratif qui accompagne, sur demande, les gouvernements pour la réalisation de leurs visions. ID/OD/MD (AMAP)  

Sport : La 9ème édition du Tour du Mali débute ce mardi

Bamako, 23 mars (AMAP) La 9è édition du Tour du Mali baptisée « Tour de la paix », organisée par la Fédération malienne de cyclisme (FMC), en collaboration avec le ministère de la Jeunesse et des Sports et le Comité national olympique et sportif (CNOS), débute ce mardi, a appris l’AMAP de source officielle. Cette course de 657 km met aux prises les cyclistes  de 10 équipes venant de huit pays (Maroc, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Sénégal, de la Guinée, de la Mauritanie et du Mali qui va aligner trois équipes (A, B, C). Le départ de la première étape (Bamako-Koulikoro, longue de 110 km) sera donné devant le siège de Moov-Africa Malitel près du Carrefour des Jeunes au centre de la ville et l’arrivée dans la Capitale du Méguetan sera jugée devant la mosquée de Souban. En plus des 657 km, il y aura au cours de cette 9è édition,50 km avant étapes et 532 km après étapes, soit un circuit de 1239 km à travers 4 régions administratives du Mali (Koulikoro, Kita, Bougouni et Sikasso, plus le District de Bamako). « Je suis persuadé que ce tour cycliste qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement du sport (PNDS) suscitera un engouement certain pour les populations des villes et villages traversés et va promouvoir le vélo », a déclaré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher. Le président de la Fédération malienne de cyclisme, Amadou Togola a, pour sa part, précisé que «la relance du Tour du Mali, après un moment d’arrêt, est un challenge sportif et que sa pleine réussite permettra sa pérennisation au niveau national et son inscription dans les compétitions internationales de l’Union cycliste internationale.  « Je tiens à remercier toutes les autorités compétentes pour leur dévouement, sans oublier les populations qui viendront encourager tous les concurrents », a conclu Amadou Togola.  Les 5 étapes de cette 9è édition du Tour du Mali qui prendra fin le 27 mars, mettront en valeur les potentialités de notre pays. L’art, la culture, les traditions, les danses, les chants seront associés à l’événement avec les trophées, œuvres d’artistes maliens, qui récompenseront les vainqueurs. Enfin, quatre maillots distinctifs sont en jeu. Il s’agit du Maillot jaune du leader au classement général au temps, parrainé par Moov-Africa Malitel et PMU Mali, du Maillot rouge de la combativité, parrainé par Bramali, du Maillot vert Canal+ des sprints intermédiaires et du Maillot blanc BMS du premier Malien au classement. SK/KM (AMAP)  

Journée mondiale de l’eau : « l’approvisionnement en eau potable à travers le monde n’est pas encore assuré partout » (dixit ministre de l’Énergie)

Bamako, 23 mars (AMAP) Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré a déclaré lundi que l’approvisionnement en eau potable à travers le monde n’est pas encore assuré partout et qu’il est plus difficile de fournir à tous de l’eau dont « nous avons besoin pour survivre et prospérer, si les écosystèmes ne sont pas protégés et restaurés », a appris l’AMAP de source officielle. Lamine Seydou Traoré a fait cette déclaration à la cérémonie d’ouverture de la célébration mondiale de l’eau qui s’est déroulée à Bamako sous le thème : « La place de l’eau dans nos sociétés et comment la protéger ». C’était en présence de l’ambassadeur du Royaume de Belgique, chef de file des partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur de l’eau et de l’assainissement, Jurgen Van Meirvenne, du représentant du Bureau de l’Unesco au Mali, Pr Mama Pléa, des ambassadeurs de l’UE et du Royaume des Pays-Bas. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a, par ailleurs, saisi l’occasion pour rappeler que cette Journée est un évènement annuel, qui met l’accent sur l’importance de l’accès universel à des installations d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène au Mali et dans les pays en développement. « Elle est également consacrée à la promotion de la gestion durable des ressources en eau. C’est une Journée d’observation qui vise à inspirer, en apprendre davantage sur les questions liées à l’eau », a- t – il déclaré. Lamine Seydou Traoré a également souligné que pour un développement durable, il faut nécessairement une protection préventive et un partage équitable de la ressource en eau, une régulation quantitative et qualitative de l’utilisation des ressources en eau disponibles, une gouvernance sociétale gérant l’eau comme un patrimoine commun local, mais aussi mondial dont la valeur doit être reconnue de tous. « Le recours aux grands travaux et au progrès technique sera indispensable pour améliorer l’accès à l’eau potable pour le plus grand nombre. Sa gestion doit être organisée dans une perspective à long terme », a conclu le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’eau. La Journée mondiale de l’eau vise de façon générale à attirer l’attention des décideurs, acteurs et autres usagers sur l’importance du précieux liquide dans nos sociétés et les activités contribuant à assurer sa protection. En rappel, la nouvelle décennie internationale d’action proclamée par les Nations unies sur le thème : « L’eau pour le développement durable » a pour ambition d’encourager le développement durable, la gestion intégrée, la coopération et une meilleure gouvernance des ressources en eau à des fins sociales, économiques et environnementales. ADS/KM (AMAP)

Niger: l’élection de Mohamed Bazoum validée par la Cour constitutionnelle

Bamako, 23 mars (AMAP) La Cour constitutionnelle du Niger, présidée par Bouba Mahamane, a déclaré élu Mohamed Bazoum président, avec 55,66% des suffrages exprimés valables face à son concurrent Mahamane Ousmane qui a recueilli 44,34%. Le mandat du nouveau président du Niger débute le 2 avril 202, selon la Cour constitutionnelle du pays. Le taux de participation est de 62,91%, des chiffres similaires à ceux publiés le 23 février par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le président du Burkina Faso, Roch Kaboré, a été l’un des premiers chefs d’Etat à adresser, lundi, ses félicitations au tout nouveau président démocratiquement élu du Niger, juste quelques heures après la confirmation par la Cour constitutionnelle nigérienne des résultats qui donnent victorieux l’ex-ministre et candidat du parti au pouvoir, le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS). «Je réitère toutes mes vives félicitations à Mohamed Bazoum, élu président de la République du Niger, ce 21 mars 2021 par la Cour constitutionnelle», a écrit le président Kaboré, cité par news.aniamey. Roch Marc Christian Kaboré a dit toute sa disponibilité à collaborer avec le nouvel élu qui va succéder à son ex-homologue, Issoufou Mahamadou. «Je marque ma disponibilité à poursuivre avec lui, le renforcement de la coopération entre nos deux pays. Je lui renouvelle mes voeux de succès dans ses nobles responsabilités », a ajouté le président Kaboré. Le Niger et le Burkina Faso ont une communauté de destin en tant que membres du G5 Sahel. Ces pays sont constamment victimes d’attaques terroristes répétées. Mohamed Bazoum, 61 ans, devient ainsi le dixième chef de l’État du Niger. Cinq de ces dix présidents sont des militaires issus d’une série de coups d’État que le pays a connue entre 1974 et 2010. SS/MD (AMAP)    

Mali: quelque 50 nouveaux cas de Covid-19 et trois décès lundi

Bamako, 23 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, une cinquantaine de nouveaux malades du coronavirus sur un total de plus de sept-cents échantillons testés et trois décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. On note seize patients guéris au cours des dernières 24 heures, selon le département qui ajoute que les malades du jour sont dépistés dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale) et Mopti (Centre). Mais également dans les six Communes du District de Bamako. A ce jour, la situation cumulée au Mali est de 9.380 cas positifs de Covid-19, sur lesquels on note 6.644 patients guéris contre 371 décès dont plus de 300 survenus dans les centres de prise en charge. Le ministère de la Santé et du Développement social invite les populations à rester sereines et à respecter les mesures de prévention. AT/MD (AMAP)

Gestion de la crise dans le Centre: Le Mali opte pour la stratégie des pôles sécurisés de développement

Dieudonné DIAMA Envoyé spécial Mopti, 22 mars (AMAP) Le gouvernement entend démultiplier les pôles sécurisés de développement, afin de favoriser la protection des populations, dans le Centre du pays, grâce à la présence des forces de défense et de sécurité et assurer, aussi, l’utilité sociale de l’État par le fonctionnement efficace de l’administration. Le Premier ministre, Moctar Ouane, qui a présidé, dans l’après-midi du second jour de sa visite à Mopti (Centre), au gouvernorat, la première réunion délocalisée du Cadre politique de gestion de la crise dans les régions centrales, a déclaré avoir voulu « cette réunion afin de donner une nouvelle impulsion au processus de stabilisation ». Il a souligné « la nécessité de poursuivre la mise en place des pôles sécurisés de développement et de gouvernance qui ont pour objectifs d’améliorer la présence réelle et opérationnelle des forces de défense et de sécurité, de favoriser le retour et le fonctionnement efficace de l’administration de l’État et des collectivités territoriales. Mais aussi de procéder au lancement d’activités économiques génératrices de revenus ». Moctar Ouane a salué les échanges approfondis et les éclairages pertinents ayant permis aux participants d’avoir une compréhension partagée de la crise. Le chef du gouvernement a, ensuite, fait des remarquer que pour apporter une réponse durable à la crise, il faut matérialiser deux principes par des actions concrètes. Le premier principe est la solidarité nationale. Pour le M. Ouane, cette solidarité doit être le premier rempart et la première réponse à la tragédie qui touche nos concitoyens dans le Centre du Mali. Cette solidarité nationale doit se manifester à tous les niveaux, selon lui. À cet effet, Moctar Ouane s’est réjoui de toutes les initiatives mises en œuvre où qui sont planifiées par le ministère de la Santé et du Développement social et celui de l’Education nationale. Il a souhaité que ces efforts soient amplifiés pour illustrer « de façon très concrète l’utilité sociale de l’État ». Il a, ainsi, exhorté tous les départements à s’engager très fortement dans la manifestation de la solidarité nationale. Le deuxième principe essentiel est celui de la cohésion sociale, problématique à laquelle le chef du gouvernement dit accorder « un grand intérêt ». « La cohésion sociale est ce qui caractérisait le plus notre société et notre pays. C’est pourquoi, je suis très attentif aux accords locaux issus des dialogues intra et intercommunautaires », a indiqué le Premier ministre qui a encouragé le ministre de la Réconciliation nationale à poursuivre les efforts dans ce sens et à mettre à contribution les autres départements, notamment ceux de l’Agriculture, de la Refondation de l’État, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il s’est dit convaincu que c’est à ce prix que ces efforts pourront être inscrits dans la durabilité. Le Premier ministre a insisté, aussi, sur la protection des populations civiles qui, de son avis, doit demeurer au cœur de l’action du gouvernement dans les régions affectées par la crise. «Il nous faut, à cet égard, réorienter les marqueurs d’évaluation du succès des opérations militaires sur la protection des populations», a souligné Moctar Ouane. Il a ajouté qu’ « un recentrage de l’agenda stratégique sur la protection des civils permettrait d’orienter les ressources et les énergies vers la sécurisation des personnes en première ligne et les plus directement affectées par la violence et l’insécurité. Pour le Premier ministre, « l’efficacité des actions de nos forces de défense et de sécurité ne doit plus être évaluée à l’aune du nombre de terroristes neutralisés, mais surtout par le nombre de villages secourus ou défendus ». « Cela permettrait, estime-t-il, de combler le déficit de protection des civils et d’atténuer le sentiment pour les communautés locales d’être livrées à elles-mêmes ». « C’est le sentiment d’abandon qui amène les populations à mettre en place des groupes d’auto-défense. Nous devons impérativement sortir de cette logique», a insisté le chef du gouvernement. DD/MD (AMAP)   

URGENT : Incendie au camp militaire de Gao, dans le Nord du Mali

Gao, 22 mars (AMAP) Le magasin d’armement, la poudrière de la 1ère Région militaire, au Camp Firhoun de Gao, dans le Nord du Mali, a pris feu, lundi, aux environs de 13 heures, a constaté l’AMAP sur place. Pour pouvoir intervenir sur ce feu, le directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant Abdramane Bagayoko, a effectué une mission de reconnaissance sur le site du sinistre, à bord d’un blindé. Aucune intervention n’a été jusque-là possible. L’incendie continue. «Ce lundi 22 mars 2021, vers 13 heures, un incendie non encore maîtrisé s’est propagé et fait souffler le magasin d’armement de la Région Militaire N°1 (Gao)», note un communiqué publié sur le site de l’Armée, précisant que la « recherche de clarification se poursuit». Le commandant de la Zone de défense N°1 de Gao, le colonel Issa Coulibaly, a instruit  ses hommes de se renseigner auprès des populations pour savoir si des projectiles (roquettes ou autres minutions) n’ont pas atterri dans la ville. AT/MD (AMAP)