Mali : Le M5-RFP s’éloigne du futur gouvernement de Transition
Bamako, 16 mai (AMAP) Le comité stratégique du Mouvement du 5 Juin–Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a exprimé son « total désaccord avec la trajectoire de la Transition imprimée précisément par le Premier ministre reconduit », a appris l’AMAP, samedi Au cours d’une reunion, et dans un communiqué que le président du comité stratégique M5-RFP, Choguel Kokalla Maïga, a lu devant des journalistes, le mouvement dit prendre « acte de cette démission, et rappelle qu’il n’a été ni consulté ni associé à ce changement ». Au lendemain de la démission du gouvernement et de la reconduction du Premier ministre, Moctar Ouane, une participation du M5-RFP au futur gouvernement s’éloigne. Pour le mouvement contestataire, qui fêtera bientôt son 1er anniversaire, cette démission « ne répond ni à ses attentes ni à ses dix (10) mesures formulées le 6 mai 2021, lors de sa rencontre avec le président de la Transition, Bah N’Daw ». En conséquence, le mouvement « ne saurait s’associer à des combinaisons dont il ignore tout des tenants et aboutissants », a déclaré Choguel Kokalla Maïga. En attendant, le M5 reste sur sa dynamique de remobilisation de ses militants pour des « manifestations populaires ». Ces activités avaient déjà été annoncées avant la trêve du mois de ramadan. MT/MD (AMAP)
Mali : grève de cinq jours à partir de lundi
Bamako, 16 mai (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a annoncé le maintien de sa grève de cinq jours, à partir de lundi, indique un communiqué publié samedi soir. Le bureau exécutif de l’UNTM et ses syndicats partenaires, « après une réunion d’urgence et une large consultation, a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève jusqu’à satisfaction totale de ses points de revendication », ajoute la même source. Les syndicalistes préviennent que cette grève est « reconductible du lundi 24 mai au vendredi 28 mai inclus, et illimitée à compter du 28 mai 2021 », invitant « ses militantes et militants de rester mobilisés et déterminés pour la réussite pleine et entière de la grève en date du lundi 17 mai au vendredi 21 mai 2021 inclus ». La centrale syndicale rappelle que le maintien de sa grève fait suite à la rencontre entre son bureau exécutif et une « commission de médiation » composée de « légitimités coutumières et religieuses, accompagnées des présidents des différentes chambres consulaires et du patronat malien et des conseillers spéciaux de la primature ». Cette commission a demandé à la centrale « de suspendre son mot d’ordre de grève et d’accorder deux (2) mois de moratoire pour la résolution des doléances ». La grève, qui démarre ce lundi, intervient dans un contexte où le Mali attend son nouveau gouvernement, après la démission, vendredi dernier, de l’équipe du Premier ministre Moctar Ouane. Ce dernier a été reconduit à son poste, le même jour, par le président Bah N’Daw et chargé de former un nouvel attelage gouvernemental. SS/MD (AMAP)
Médias : Le journaliste Moriba Magassouba est décédé
Bamako, 16 mai (AMAP) Le monde de la presse a perdu, une de ses plus belles plumes, en la personne du journaliste, historien et écrivain, sénégalais, Moriba Magassouba décédé, ce samedi, à Abidjan, selon des sources proches de l’homme de média citées par le quotidien ivoirien Fratmat. C’est comme un coup de tonnerre dans son pays d’origine le Sénégal en Côte d’Ivoire où il a fourbi ses armes en journalisme. Magassouba est l’auteur de la biographie du président Alassane Ouattara, intitulée : « Alassane Ouattara : la passion du devoir ». Le journaliste est de la 2e promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI), l’école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Il a travaillé au quotidien « Le Soleil » de Dakar, à l’hebdomadaire « Jeune Afrique », à l’Agence panafricaine de presse (PANAPRESS) et au magazine Africa international. Moriba Magassouba est l’auteur du livre, « L’Islam au Sénégal : demain les mollahs ? ». Dors en paix doyen ! SSI/MD (AMAP)
Côte d’Ivoire : le Premier ministre Patrick Achi attendu à Abidjan, ce vendredi
Bamako, 14 mai (AMAP) Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, regagne Abidjan, ce vendredi 14 mai 2021, « sauf changement de dernières minutes », selon nos confrères du quotidien ivoirien Fratmat. Le Chef du gouvernement avait quitté Abidjan pour Paris dans la nuit du lundi à mardi. Officiellement, le gouvernement n’a pas communiqué sur ce voyage qui a vite fait d’alimenter les réseaux sociaux et d’enfler la rumeur sur la santé du Premier ministre ivoirien. Nommé le 6 avril, chef du gouvernement, Patrick Achi a succédé à Hamed Bakayoko, décédé, à 56 ans, des suites d’un « cancer fulgurant ». C’est en juillet 2020 qu’Hamed Bakayoko a succédé au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, mort à 61 ans des suites de problèmes cardiaques. SS/MD (AMAP)
Mali: Le gouvernement démissionne, Moctar Ouane reconduit Premier ministre (URGENT)
Bamako, 14 mai (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, Bah N’Daw a mis fin aux fonctions du gouvernement et reconduit Moctar Ouane comme Premier ministre, a appris l’AMAP de source officielle. Un décret No 2021-0348/PT-RM du 14 mai 2021 lu, vendredi, par le secrétaire général de la Présidence, indique que « sur présentation par le Premier ministre de la démission du gouvernement, les dispositions des décrets No 2020-0068/PT-RM du 27 septembre 2020 portant nomination du Premier ministre et No 2020-0074/PT-RM du 05 octobre 2020 modifié portant nomination des membres du gouvernement sont abrogées ». Et d’ajouter que « Moctar Ouane est nommé Premier ministre » par le décret No2021-0349/PT-RM du 14 mai 2021. Rappelons que M. Ouane a été nommé, pour la première fois, Premier ministre le 27 septembre 2020. Le gouvernement qui vient d’être dissout, a été mis en place le 5 octobre 2020. DD/MD (AMAP)
Gao : Forum citoyen sur la refondation de l’Etat
Gao, 14 mai (AMAP) Un forum citoyen régional sur la refondation de l’Etat s’est tenu, du 7 au 10 mai 2021, à Gao, (Nord du Mali), dans le cadre de l’approche méthodologique participative et inclusive du ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions prévoyant la tenue de ce genre de rencontres à l’intérieur du Mali et dans le District de Bamako, la capitale. L’objectif général, à travers ce forum est d’instaurer un cadre de débat citoyen sur la refondation de l’Etat. Il a permis de donner la parole aux acteurs régionaux sur leurs préoccupations fondamentales dans l’optique de recueillir leurs propositions. Le conseiller technique au ministère de la Refondation de l’Etat, Bayon Simpara, a développé le document contenant des propositions de pistes de réflexion et d’analyse pour refonder l’état malien. Selon lui, l’action refondatrice, qui sera un baromètre de la Transition, demande plus que de simples révisions de textes normatifs. Elle se développera autour de trois axes essentiels qui sont : la refondation de la gouvernance, de la citoyenneté et du savoir. Le gouverneur de la Région de Gao a exhorté les participants à être des citoyens modèles pour qu’à la fin des travaux du forum citoyen, la délégation du ministre de la Refondation de l’état soit un lobbying pour notre région. Dans son intervention, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Mohamed Mamadou Coulibaly, qui a présidé l’ouverture des travaux, a dit que les foras citoyens organisés par son département sont des espaces d’échanges participatifs et inclusifs dédiés au dialogue refondateur entre toutes les composantes de la nation malienne dans sa diversité. Selon Mohamed Mamadou Coulibaly, c’est l’opportunité donnée au peuple, aux collectivités, à l’administration et aux administrés de faire un examen de conscience, sur la base du constat des dérives de la gouvernance et de la déliquescence institutionnelle, afin d’en tirer les enseignements, de choisir la voie et les instruments appropriés pour reconstruire l’état et la nation, selon le nouveau paradigme de la légitimité et de la vertu. Ont participé à cette rencontre, en présence également du gouverneur de la Région, le général de brigade Moussa Traoré, les préfets, les sous-préfets, les chefs des services régionaux, les représentants des collectivités territoriales, les autorités traditionnelles et religieuses et les organisations de la société civile. AT/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas jeudi
Bamako, 13 mai (AMAP) Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas jeudi mais déclarent cependant que 10 patients ont été guéries, un décès constaté et 19 malades dont 12 graves hospitalisés dans les structures de prise en charge, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent que 14149 cas positifs ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national dont 9123 guérisons et 508 décès. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 1551 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Gouvernement-Untm : difficile démarrage des négociations
Bamako, 14 mai (AMAP) Les négociations entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), peine entamées, ont été suspendues, jeudi, sur fond de tension dans les locaux du ministère du Travail et de la Fonction publique. Les discussions vont se poursuivre, ce vendredi, afin d’éviter une autre grève de la centrale syndicale, Les parties se sont données rendez-vous pour discuter du préavis de grève en date du 26 avril 2021 de la centrale syndicale du pays. Dans ce préavis, l’UNTM menace d’aller en grève, dans un premier temps, du 17 au 21 mai si ses exigences ne sont pas satisfaites. La centrale syndicale estime, trois mois après avoir signé un procès-verbal avec le gouvernement, que l’État traîne les pieds pour appliquer les accords. Le temps est compté et le gouvernement mesure les conséquences d’un arrêt de travail de cette centrale, à laquelle sont affiliés des dizaines de syndicats. Pour la première rencontre de jeudi, le gouvernement était représenté par le ministre en charge du Travail, Me Harouna Toureh et son collègue de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Harouna Niang. Les ministres des 13 autres départements concernés par le dossier se sont faits représenter. Ce qui n’a pas échappé aux émissaires de la centrale syndicale qui y ont vu une « autre manifestation du mépris » du gouvernement à leur endroit. Les plus radicaux d’entre eux avaient opté pour un retrait pur et simple de la salle. Pour le ministre Harouna Toureh, exiger la présence effective de l’ensemble des ministres concernés n’a pas de base légale, puisqu’aucune disposition des textes ne le stipule. Cette mise au point du ministre Toureh a davantage crispé l’atmosphère. Les syndicalistes s’estimaient déjà délibérément offensés par des propos tenus quelques minutes plutôt par le ministre qui, dans son speech introductif, avait fait remarquer que l’État dispose d’un arsenal juridique pour empêcher toute action susceptible de porter préjudice à son bon fonctionnement. Aussi, il leur avait fait comprendre, en des termes jugés « peu courtois » par les syndicats, que le pays traverse un moment particulier qui ne permet pas au gouvernement de satisfaire immédiatement toutes les revendications sociales. Visiblement remonté, Ousmane Traoré, l’un des représentants de l’UNTM, a soutenu que les autorités actuelles n’en ont cure de l’état de santé des caisses publiques. Et pour souligner la nécessité de corriger les disparités dans le traitement des agents de l’État, il a affirmé que le « président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement Illicite et la corruption (OCLEI) perçoit plus de 4,5 millions de Fcfa par mois et que son chauffeur gagne mieux qu’un fonctionnaire de la catégorie A ». Également, plus de 2 millions de Fcfa seraient accordés à certains agents comme prime de départ à la retraite, alors que d’autres ont à peine 200.000 Fcfa. Pendant plusieurs minutes, une sorte de cacophonie s’est emparée de la salle, obligeant le président de la commission de conciliation à suspendre les travaux. Finalement, les pourparlers ne reprendront que ce vendredi matin. C’est à la suite de deux grèves, fin 2020, que l’UNTM, le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ont signé, le 5 février dernier, un procès-verbal de conciliation. Plus de trois mois après, la centrale syndicale vient de déposer un nouveau préavis de grève dans lequel elle exige « l’application immédiate des accords dont les délais d’application ont expiré ». L’UNTM demande, aussi, un traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme et l’élargissement de la prime de judicature aux greffiers et secrétaires des greffes et parquets. Le syndicat exige le retour à leurs postes respectifs des 22 travailleurs du ministère de l’Administration territoriale qui ont été mutés suite à des grèves, l’application immédiate du point d’accord relatif au paiement des salaires et accessoires de salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales et l’application des accords d’établissement des Agences de développement. Si ces exigences ne sont pas satisfaites, l’UNTM se dit déterminée à mettre sa menace de grève à exécution du 17 au 21 mai. Le syndicat se réserve le droit de reconduire l’arrêt de travail du 24 au 28 mai et n’exclut pas une grève illimitée. ID/MD (AMAP)
Tominian (Centre) : Les Forces armées maliennes neutralisent des terroristes
Tominian, 14 mai (AMAP) Les éléments du détachement de la Force spéciale anti-terroriste (FORSAT) ont neutralisé, dans la nuit de mercredi à jeudi, à Tominian (Centre), des terroristes, à bord d’un véhicule pick-up et sur des motos, attaquer leur position, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont attaqué vers 2H du matin, la base des éléments de la FORSAT qui ont réagi en tuant 6 d’entre eux et perdant un des leurs au cours des affrontements. Les Forces armées maliennes (FAMa) « ont énergiquement repoussé cet assaut, neutralisant trois terroristes et interpellant trois autres », indique, pour sa part, le Chef d’état-major général des armées (CEMGA), dans un communiqué. « Un soldat a perdu la vie au cours de cette attaque », confirme la même source. « Les assaillants à bord de deux véhicules et de plusieurs motos ont été mis en déroute occasionnant la saisie d’importants lots de matériels », poursuit le communiqué. « Le Gouverneur de la Région de San et le commandant du Secteur n 0 5 de l’opération Maliko se sont vite portés sur les lieux pour apporter encouragements et soutien des plus hautes autorités à la force stationnée à Tominian », note le communiqué du CEMGA qui invite « les populations à plus de coopération et de soutien » aux forces armées de défense et de sécurité Des enquêtes sont ouvertes pour élucider les circonstances exactes de l’attaque, identifier les assaillants et connaître leurs motivations dans cette attaque avec des tirs de harcèlement, suivis de bombardements intenses et systématiques du camp des forces loyalistes. NC//MT/KM/MD (AMAP)
Lendemain de la fête de Ramadan : Comme un presque jour ferié
Bamako, 13 mai (AMAP) Le Mali, à l’instar de plusieurs pays de la communauté musulmane, a célèbre, mercredi, la fête de l’Eid El Fitr annonçant la fin du mois de Ramadan. Un mois chargé de dévotions et marqué, principalement, par l’accomplissement du jeûne qui constitue le 4è pilier de l’islam. La célébration de cette fête est caractérisée, au Mali, par la prière collective de 08h, suivie des visites et salutations d’usage chez des voisins, parents, beaux parents, amis et collaborateurs. Ces salutations sont, généralement, agrémentées par le partage de nourriture à travers des plats de grands jours avec les parents et, surtout, les plus nécessiteux. Ces activités festives représentent, également, des moments de grande fatigue pour les fidèles déjà affaiblis, cette année par 29 jours de jeûne caractérisés par certain nombre de privation de liberté. Ce sont, sans doute, ce besoin de repos pour mieux récupérer de la fatigue, qui justifie la fluidité de la circulation à Bamako où, ce jeudi 13 mai, on croirait en un jour férié. Pourtant c’est un jour ouvrable au Mali. Après un tour en ville, le constat est saisissant. Les plus grandes artères sont quasiment désertes. les grand axes, très embouteillées d’ordinaire, sont très faciles d’accès en ce lendemain de fête. Il était 09h 45mn sur le Square Patrice Lumumba menant au pont des Martyrs. Seuls quelques voitures personnelles et des Sotramas (minibus de transport en commun) et taxis étaient visibles. Même atmosphère sur l’avenue Abdelaziz Bouteflika longeant les berges du fleuve Djoliba. Au niveau du boulevard de l’indépendance, le spectacle n’est pas celui des jours ordinaires de travail. Toutefois, malgré la fluidité inhabituelle, les policiers de la Compagnie de circulation routière (CCR ) étaient au rendez-vous mais avec moins de grain à moudre pour réguler la circulation. La majorité des témoignages que nous avons recueillis trouve cette atmosphère normale par rapport à la réalité sociétale du pays. « Les autorités auraient dû déclarer férié ce jeudi. Car au Mali , le seul jour de fête ne suffit pas aux fidèles pour faire toutes les salutations » , regrette Aly Coulibaly, chauffeur de taxi. La quarantaine révolue, notre taximan pense que le travail ne reprendra son rythme normal que le lundi prochain, dans la mesure où les gens ont beaucoup souffert avec la grosse canicule et le délestage. AT/MD (AMAP)

