L’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest  condamnent l’arrestation du président et du PM au Mali

Bamako, 25 mai (AMAP) Les présidents de la Commission de l’Union africaine (UA) et de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont condamné « avec énergie » l’arrestation, lundi, par des militaires du président de la Transition au Mali, Bah N’Daw et de son Premier ministre, Moctar Ouane, ainsi que de certains de leurs collaborateurs. Dans un communiqué conjoint, publié tard dans la nuit, les deux présidents déclarent que « cet acte d’une gravité extrême (…) ne peut en aucun cas être toléré au regard des dispositions pertinentes de la CEDEAO et de l’Union africaine ». Par conséquent, ils demandent aux militaires de retourner dans les casernes. Les présidents de ces organisations africaines, qui indiquent suivre « avec une vive préoccupation l’évolution de la situation politique au Mali », « demandent la libération immédiate et sans conditions des Autorités gardées dans les casernes et invitent les parties maliennes à privilégier l’esprit de dialogue et de responsabilité pour régler les malentendus autour de la mise en place du Gouvernement ». Ils rappellent qu’ « en tout état de cause, le respect du consensus politique qui a, jusqu’ici, fondé la transition au Mali est la seule voie à privilégier ». Ils appellent « leurs partenaires internationaux pour une solidarité active envers l’UA et la CEDEAO en soutien au succès de la transition au Mali ». MD (AMAP)

Mali: Des militaires arrêtent le président et le Premier ministre 

Bamako, 24 mai (AMAP) Des militaires maliens mécontents du nouveau gouvernement annoncé, lundi, par les autorités de transition ont conduit de force le président et le Premier ministre, le même jour, au camp militaire de Kati, à 15 kilomètres de Bamako, la capitale. Peu après l’annonce du remaniement ministériel, des hommes en armes se sont rendus au domicile du Premier ministre, Moctar Ouane. Le chef du gouvernement a pu  joindre au téléphone nos confrères de l’Agence France presse (AFP) et signalé la présence d’hommes armés chez lui « en train de le conduire chez le président de la Transition ». D’après un proche du chef du gouvernement, le Premier ministre et le président de la Transition ont été conduits à Kati. Une ville-garnison située à une quinzaine de kilomètres de la capitale est l’ancien fief de l’ex-junte. Cette localité sur les hauteurs de Bamako a été l’épicentre de tous les coups de force récents au Mali. La ville de Bamako est restée plutôt calme vers 21h, heures locales et GMT. La circulation est normale. Et la télévision nationale, en service minimum, en raison d’une grève de cinq jours de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la plus grande centrale syndicale, a même rediffusé, dans la nuit, le communiqué officiel annonçant la liste des membres du gouvernement. Des militaires, membres de la junte auteur du coup d’Etat d’août 2020 sont mécontents du remaniement qui a vu deux des leurs quitter les ministères de la Sécurité et de la Défense. Selon certaines sources, les militaires exigeraient la dissolution du nouveau gouvernement, la démission du Premier ministre Moctar Ouane, la nomination d’un nouveau Premier ministre qui formera un nouveau gouvernement dans 72 heures. Depuis plusieurs jours, des rumeurs, ici, ont fait état de ce grogne. Et même de l’arrestation du président Bah N’Daw, de retour jeudi de Paris, en France, où il a participé au sommet sur le financement des économies africaines. Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la crise malienne et ex-président nigérian, Goodluck Jonathan, est attendu mardi dans la capitale malienne. Dans un communiqué conjoint, face à la situation au Mali marquée par l’arrestation du Président de la transition, du Premier ministre et de certains de leurs collaborateurs », le Comité local de suivi de la transition exige « la libération immédiate et inconditionnelle des autorités » arrêtées et souligne « que les éléments militaires qui les détiennent seront tenus personnellement responsables de leur sécurité ». Ce comité composé de la CEDEAO, de l’Union africaine (UA) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), avec des membres de la communauté internationale, y compris la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne (UE), « condamnent fermement la tentative de coup de force survenue à la suite de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement par le Président de la transition sur proposition du Premier ministre » Les membres du comité « réaffirment leur ferme soutien aux autorités de la transition et demandent que la transition reprenne son cours pour se conclure dans les délais prévus ». « La communauté internationale rejette par avance tout acte imposé par la contrainte, y compris des démissions forcées », insiste le comité. Le Comité local de suivi de la transition exprime « sa profonde préoccupation » et  souligne que  « l’action inconsidérée conduite, ce jour, porte en elle le risque d’un affaiblissement de la mobilisation de la communauté internationale en faveur du Mali ». Les membres du comité local de suivi de la transition au Mali « se félicitent de l’annonce de la venue demain (Ndlr, mardi) de la délégation de la CEDEAO » et demandent à tous les acteurs concernés d’apporter « leur pleine coopération aux efforts déployés en vue de la reprise immédiate du cours normal de la transition ». MD (AMAP)        

Mali : Les négociations toujours en cours entre le Gouvernement et la centrale syndicale

Par Issa DEMBELE Bamako, 24 mai (AMAP) Le Premier ministre Moctar Ouane, qui a pris le dossier de la grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) en main, n’a pas réussi à convaincre la centrale syndicale de lever son mot d’ordre de grève générale. Samedi, dans l’après-midi, le chef du gouvernement, les représentants du Conseil national du patronat et les syndicalistes avaient débuté les discussions sur les doléances mentionnées dans le préavis de grève en date du 26 avril. Les échanges, qui ont continué jusqu’à 3 heures du matin, auraient permis une convergence de vue sur plusieurs points. Les parties devaient se retrouver hier à la Primature pour préciser les contours des compromis trouvés et signer un accord. Mais contre toute attente, ce second round des négociations n’a pas eu lieu. Alors que des informations faisaient état de la signature imminente d’un accord, la centrale syndicale conviait au même moment la presse à son siège pour annoncer la reconduction de la grève sur cette semaine. Faute d’accord avec la partie gouvernementale, la centrale syndicale a assuré qu’elle poursuivra sa lutte pour faire aboutir ses revendications. Dans un communiqué, l’UNTM dit constater avec  »amertume le manque de sérieux et d’esprit de responsabilité affichés au nom de l’Etat pour ne pas donner suite à l’application des accords déjà conclus ». Pour les syndicalistes, les ‘’mesures fallacieuses sans aucune précision, ni aucune imputation à un département ou une direction n’étaient pas acceptables ». Par conséquent, la plus grande centrale et ses partenaires syndicaux maintiennent le mot d’ordre de grève pendant la période allant du lundi 24 mai au vendredi 28 mai 2021. Les services publics, parapublics et privés resteront paralysés. Les pertes financières causées par cette cessation de travail s’évaluent déjà en dizaines de milliards de nos francs (voir l’article ci-dessous). Les conséquences sont tout aussi considérables sur la conduite de certains processus importants, comme l’organisation des élections prochaines. Par ailleurs, c’est une lapalissade d’évoquer l’angoisse des prévenus qui ont vu leur jugement différé ou encore le préjudice subi par des usagers des banques qui ont dû se regrouper, parfois au mépris des mesures barrières contre la Covid-19, pour effectuer leurs opérations, samedi dernier. Pour mémoire, les principales revendications de l’UNTM s’articulent autour de l’harmonisation des grilles, de la relecture des Conventions collectives à tous les niveaux, du règlement de la situation des compressés, des partants volontaires à la retraite et des cheminots. Les syndicalistes sont également préoccupés par le sort des jeunes qui battent le macadam à la recherche hypothétique d’un emploi. A quand la fin du bras de fer ? L’UNTM assure qu’elle mènera son combat jusqu’au bout.   ID/MD (AMAP)

Mali : La liste complète du nouveau gouvernement

Bamako, 24 mai (AMAP) Longtemps attendue, la liste du nouveau gouvernement est tombée, ce lundi 24 mai. Sur proposition du Premier ministre, le chef de l’État a signé le décret de nomination des membres du gouvernement. La nouvelle équipe est composée de 25 ministres dont voici la liste complète: Ministre de la Défense et des anciens combattants Général de Brigade Souleymane DOUCOURE Ministre de la Promotion de la Bonne Gouvernance, Chargé des Relations avec les Institutions : Maître Harouna TOUREH Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Général de Division Mamadou Lamine BALLO Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits humains : Monsieur Boubacar Sidiki SAMAKE Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : Lieutenant-Colonel Abdoulaye MAIGA Ministre de l’Economie et des Finances : Monsieur Dionké DIARRA Ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme ct de l’Habitat : Monsieur Hamza Ahmadou CISSE Ministre de la Réconciliation nationale : Colonel-major Ismaël WAGUE Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : Monsieur Zéini MOULAYE Ministre de la Santé et du Développement social : Docteur Fanta SIBY Ministre des Transports et des Infrastructures : Madame Assian SINFA Ministre de l’Industrie du Commerce et de la Promotion des Investissements : Monsieur Harouna NIANG Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme : Madame Kadiatou KONARE Ministre de l’Agiculture, de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Mahmoud OULD MOHAMED Ministre l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Professeur Doulaye KONATE Ministre de l’Education nationale : Madame DIAWARA Aoua Paul DIALLO Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Fonction publique : Monsieur Abdel Kader SIDIBE Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau : Monsieur Djibril TALL Ministre de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Mossa AG ATTAHER Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine : Monsieur Youba BA Ministre de la Communication et de l’Economie numérique : Monsieur Alhamdou AG ILYENE Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Madame TOGO Marie Yagalé TOGO Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Monsieur Mohamed AG AKERATANE Ministre de la Formation professionnelle et de la Construction citoyenne : Monsieur Mohamed Salia TOURE Ministre des Affaires religieuses et du Culte : Docteur Mahamadou KONE

Poterie : Une affaire de femmes, à Touna, dans le Centre du Mali

Par Moussa OUERE Bla, 24 mai (AMAP) Touna, une localité, située à 21 km du chef-lieu du Cercle de Bla (Centre), sur la Route nationale (RN6) sur l’axe Bla-Ségou, au Mali. Dans le quartier périphérique des forgerons, à Noumouna, les habitants pratiquent le métier de forgeron. Mais l’activité principale des femmes des forgerons est la poterie. Elles la pratiquent pour subvenir à leurs besoins. Au Mali, particulièrement à Bla, la poterie est exercée par une seule couche sociale : les femmes de forgeron. Le canari est un ustensile très utilisé à beaucoup de fins au Mali. Il est, parmi tant d’autres, fabriqué en terre cuite et est de diverses formes, couleurs. Le canari, en général, est divers et varié selon sa provenance. A Touna (une des dix-sept communes de Bla), nous nous sommes rendu chez la vieille Ballo Mariam Fané, une battante, très engagée pour la cause des potières. Agée de soixante-quinze ans, mariée et mère de sept enfants, elle nous apprend l’histoire de son métier de potière. « C’est après mon mariage que j’ai appris cette activité auprès de ma belle-mère. Je la suivais dans tous ses mouvements. Un jour, elle m’a demandé si je voulais apprendre la poterie. Très contente, je lui ai rapidement répondu oui », se souvient Mariam Fané. Selon elle, comme les femmes de forgerons ne peuvent pas travailler le fer, certaines d’entres elles s’occupent avec la poterie et d’autres petites activités. « C’est en 1980 que j’ai fabriqué mon tout premier canari avec de jolis motifs », ajoute notre interlocutrice. « Ma belle-mère fabriquait déjà beaucoup de sorte de canaris (abreuvoirs de volaille, jarres). Après quelques expériences, j’ai essayé d’ajouter d’autres comme le couscoussier et l’encensoir car je les avais déjà vus au marché de Ségou lors d’une visite là bas », poursuit Mariam Fané. C’est à Niando, un village à 2 km de Touna, sur une élévation, que les potières extraient l’argile, la matière première de la poterie. Un travail si difficile que « nos propres filles n’aiment pas le pratiquer ». Selon Mme Ballo Mariam Fané, une paresseuse ne peut pas faire la poterie car c’est un travail très difficile et ça demande l’effort de tout le corps surtout lors du malaxage. « La fabrication d’une pièce de poterie commence par le mélange des terres (argile, marne, silice) mais, chez nous, à Touna, on ne trouve que de l’argile noire. L’argile est malaxée avec la poudre d’un vieux canari concassé et on le fait manuellement. La pâte obtenue est conservée au repos dans un grand récipient pendant cinq à sept jours, Pour que le mélange pourrisse », explique Mariam Fané. Après, c’est le modelage qui consiste en la mise en forme à partir d’une boule de terre par la pression des doigts jusqu’à l’obtention de l’objet désiré. « Nous vendons les produits chez nous, mais certaines commerçantes aussi viennent acheter avec nous pour revendre à Ségou, à Bla et même dans d’autres Régions du Mali ». Le gain ? Il sert à assurer les charges de la famille. « Souvent à l’achat du trousseau de mariage de nos filles. En période de soudure également, on vient en aide à nos maris », dit-elle. Le canari est utilisé par beaucoup de personnes, certains l’achètent pour la préparation des médicaments traditionnels, d’autres pour utiliser comme jarre, certains pour préparer du repas, etc. Alima Ballo est âgée de 60 ans, Elle a appris la poterie auprès de sa mère, depuis l’âge de 9 ans. «  Mon mari ne s’est pas opposé à mon activité », dit celle qui exerce ce métier depuis trente ans. « Beaucoup de gens passent leurs commandes de fourneaux, jouets d’enfants, jarres, etc. Le prix du canari varie selon la forme, la qualité et la période », explique-t-elle. « Maintenant que je n’ai plus assez de force pour pleinement faire le travail, j’emplois des femmes pour m’aider contre rémunération. Par jour, je peux fabriquer dix jarres. Si elles sont de petite taille, je peux en faire vingt », nous dit notre interlocutrice. Alors que la jarre est vendue souvent à 1.500 Fcfa, les petits canaris sont écoulés à 250F, les fourneaux à 1.250F. « Souvent, je gagne mais des fois, je perds. Je peux fabriquer quinze jarres et, au moment de la cuisson ou même après cette étape, tout se brise. Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas », dit philosophiquement Alima Ballo. Chaque grande famille de forgerons a son site de cuisson et les fours à bois sont derrière la ville car la chaleur qu’ils dégagent est très forte. « Tous les revenus de ce métier sont utilisés dans nos foyers, notamment pour l’éducation des enfants (coopérative, achat de fournitures scolaires), l’habillement et, même souvent, on aide nos maris avec de l’argent en espèce.» Les ustensiles en terre cuite ont d’autres utilités comme nous dit Salika Traoré, 75 ans, « Nous les utilisons pour conserver les repas, les semences et même pour filtrer l’eau. Il y a certaines utilités qu’on ne doit pas vous dire. Nos vieilles personnes nous disaient que le repas qui est préparé dans un canari a plus de force que celui préparé dans une marmite.», nous révèle Salika La poterie fait partie de ces activités culturelles en voie de disparition dans beaucoup de localités maliennes. Parce que les filles d’aujourd’hui ne s’intéressent pas à cette activité et l’accès à l’argile n’est pas facile. La matière première devient très rare. MO/MD (AMAP)

Mali : L’UNTM fait le bilan des cinq jours de grève nationale

Par Sidi Yaya WAGUÉ Bamako, 22 mai (AMAP) Vendredi, 21 mai 2021, au dernier jour de la grève de 5 jours décrétée par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) le lundi 17 mai 2021, beaucoup de services publics étaient encore paralysés. Pas d’affluence dans les administrations. Les usagers de plusieurs services sont restés chez eux à cause de la grève. Hormis quelques responsables indispensables, tous les autres agents sont, également, restés à la maison. Le 3è jour de l’arrêt de travail de l’UNTM a été marquée par un petit allègement au niveau de certaines structures bancaires dont la Banque de développement du Mali (BDM), Banque malienne de solidarité (BMS) et d’autres établissements financiers. Ces structures ont observé un service minimum pour le traitement des salaires du mois de mai 2021 des fonctionnaires et d’autres opérations. Le débrayage de la plus Grande centrale syndicale a fait débat et la « Une » de tous les médias privés (télévisions, radios, journaux privés et presse en ligne). En bien et en mal, la grève a aussi été sur toutes les lèvres à travers le pays. Les organes du service public de l’information tels que l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office de radio-télévision du Mali (ORTM) n’ont pas pu fournir leur programme normal. Si l’AMAP avec son slogan la « Performance au quotidien » a informé ses lecteurs à travers son site web : lessormali.com, l’ORTM, la « Passion du service public » diffuse des flashs de quelques minutes à la Télévision et la Radio nationales. À l’AMAP comme à l’ORTM, le service minimum était assuré par les premiers responsables et leurs secrétaires. Vendredi après-midi, les responsables de l’UNTM s’e sont réunis à leur siège à la Bourse du Travail pour évaluer les cinq jours d’arrêt de travail. Selon eux, la réussite est totale. L’objectif est atteint. Il se dit même que l’Etat a perdu entre 7 et 20 milliards de Fcfa, lors des cinq jours de grève. S’il n’y a toujours pas de consensus entre le gouvernement et l’UNTM, le débraye sera reconduit du lundi 24 au vendredi 28 mai 2021. La grève pourrait être illimitée à partir du 28 mai 2021 si rien n’est fait. Rappelons que cette grève de l’UNTM a lieu au moment ou le Premier ministre, Moctar Ouane, poursuit les consultations pour la formation de son nouveau gouvernement. SYW/MD (AMAP)  

La Médiation internationale se félicite du progrès du processus de paix au Mali (Communiqué)

Bamako, 21 mai (AMAP) La Médiation internationale s’est félicité du progrès du processus de paix au Mali, au terme de sa réunion, le jeudi 20 mai, sur l’état de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du Processus d’Alger, six ans après sa signature, indique un communiqué publié vendredi. La Médiation relève que, « malgré les lenteurs inhérentes à toute dynamique de paix, la mise en œuvre de l’Accord a enregistré d’importants progrès », selon le communiqué. Cette réunion intervient à la lumière des derniers développements de la situation sociopolitique au Mali, notamment les consultations en cours en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. La Médiation internationale indique avoir pris note de la demande des autorités maliennes de reporter la tenue de la 43e session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) initialement prévue le 20 mai 2021, jusqu’à la formation du nouveau gouvernement, et « se félicite de l’intention du Premier ministre à prendre part » à ladite session. Dans son Communiqué, la Médiation fait savoir qu’elle « renouvelle l’appel aux parties signataires d’œuvrer à la préservation des acquis et à redoubler d’effort, notamment au sein du cadre de concertation inter-malien, pour parvenir à des solutions appropriées aux questions restantes et permettre, par la même, à la population de cueillir, pleinement, les dividendes de la paix ». Elle « réitère son soutien à la mise en œuvre intégrale de l’Accord de paix et réaffirme, en cette période charnière de la Transition, sa disponibilité à apporter toute contribution à même de faciliter la recherche des solutions à ces questions ». La Médiation appelle l’ensemble des partenaires à poursuivre leur appui au processus de paix au Mali. SS/MD (AMAP)

Mali : Une nouvelle grève de cinq jours à partir de lundi (Centrale syndicale)

Bamako, 21 mai (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) annonce une nouvelle grève, à partir de lundi prochain, pour cinq autres jours, au terme de la première phase de débrayage de cinq jours observée par la plus grande centrale syndicale et ses partenaires et qui prend fin ce vendredi à minuit. Dans un communiqué publie, vendredi, sur les réseaux sociaux, le Bureau exécutif de l’UNTM et ses partenaires syndicaux ont regretté l’absence de propositions de sortie de crise de la part du gouvernement et du Patronat du Mali. Selon le communiqué, ces derniers “n’ont manifesté aucun intérêt pour la mise en œuvre des mesures de poursuite et de renforcement du dialogue social proposées par la délégation syndicale de négociation”. Par conséquent, l’UNTM a décidé d’exécuter la deuxième phase de sa grève qui débute du lundi prochain au vendredi 28 mai 2021. Le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, a indiqué que le bilan global de suivi de la première phase de la grève “est de 98 % dans les Régions et de 96 % dans le District de Bamako”. Les leaders de la centrale syndicale ont salué la « mobilisation grandiose” des militants. MD/MD (AMAP)

Mali : Entretien entre le chef de l’État et son Premier ministre sur le nouveau gouvernement et le front social

Bamako, 21 mai (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a eu, tôt vendredi, un entretien avec son Premier ministre, Moctar Ouane, sur les sujets brûlants de l’heure, en l’occurrence la formation du nouveau gouvernement très attendu par les Maliens, annonce la présidence de la République. Le chef de l’Etat, aussitôt rentré de Paris où il a pris part au Sommet sur le financement des économies africaines et le Premier ministre “ont évoqué le front social marqué depuis lundi par la grève générale observée par l’Union nationale de travailleurs du Mali (UNTM)”, ajoute la même source. L’objectif de ces échanges est de sortir de cette situation “rapidement et de réorienter la gouvernance sur les priorités assignées à la Transition”. Le Président de la Transition a initié, depuis quelques semaines, un cadre d’échanges avec les forces vives de la Nation, notamment les religieux, la classe politique, la société civile. “Cette série de consultation se poursuit en vue d’harmoniser les réflexions et réaliser une unité d’actions bâtie sur l’inclusivité”, indique la présidence de la République. MD (AMAP)

Mali: le M5-RFP prévoit un grand meeting le 04 juin prochain

Bamako, le 20 mai (AMAP) Le Mouvement du 05 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) invite ses militants et « l’ensemble des forces sociales et politiques acquises au changement », à une grande mobilisation le vendredi 04 juin prochain à la Place de l’indépendance après la prière de « Jummah « , ont annoncé, jeudi, les responsables du mouvement lors d’un point de presse à la Maison de la presse. Le M5-RFP, qui a rencontré le Premier ministre, Moctar Ouane, mardi dernier, dans le cadre des concertations avec les forces vives de la nation en vue de la formation d’un gouvernement de large consensus, exige des garanties sur l’application des recommandations qu’il a transmises au président Bah N’Daw, à Koulouba, avant toute idée d’intégrer un futur gouvernement de mission tant attendu par les Maliens. La rencontre avec les hommes de médias a enregistré la présence de plusieurs ténors du M5-RFP dont le président du Comité stratégique du mouvement, Dr Choguel Kokalla Maïga. Au cours de la conférence, différents leaders de l’organisation politique se sont succédés au pupitre pour fustiger les autorités de la Transition. Il s’agit notamment de Me Mountaga Tall, Ibrahim Ikassa Maïga, Mme Sy Kadiatou Sow, Konimba Sidibé et bien d’autres. Aussi, sur plusieurs pancartes, l’on pouvait lire des slogans tels que: « le M5-RFP veut un changement de système, pas un partage de gâteau », ou encore « le M5-RFP demande le retour des militaires bureaucrates au front pour galvaniser les de hommes de troupes». AT/MD (AMAP)