Opération spéciale d’immatriculation des tricycles, moto-taxis et vélomoteurs

Bamako, 16 nov (AMAP) La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a lancé lundi, à la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux, l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, moto-taxis et vélomoteurs et de délivrance des permis de conduire aux conducteurs afin de réguler la circulation de ces engins, lutter contre l’insécurité routière et participer à la sécurité collective. Le Conseil des ministres du mercredi 15 septembre 2021 a entendu une communication verbale sur le lancement du processus d’immatriculation et de délivrance de permis de conduire aux propriétaires et conducteurs de tricycles, taxi-motos et vélomoteurs, à travers une opération spéciale. Cette opération spéciale, à l’instar de celle organisée en 2008, consiste à une réduction tarifaire sur les documents de transports, la carte grise et la plaque d’immatriculation : 7.500 Fcfa au lieu de 17.500 Fcfa. Le permis et l’autorisation de conduire à 5.000 Fcfa au lieu de 13.750 Fcfa. La mise en œuvre de cette opération, qui s’étalera sur neuf mois, sur toute l’étendue du territoire national, permettra d’immatriculer l’ensemble des tricycles et taxi-motos et d’effectuer convenablement des contrôles/sanctions des infractions à la circulation routière, afin d’améliorer la sécurité routière. La ministre Madina Sissoko a indiqué qu’au Mali, l’inefficacité du transport en commun et l’encombrement des chaussées ont fait que les gens se sont donnés comme moyen de transport les engins à deux roues appelés « moto taxi » et ceux à trois roues appelés tricycles ou «katakatani». Quand ces engins ont été autorisés à utiliser les chaussées, il a été constaté des cas d’accidents souvent mortels. Il fallait prendre des dispositions pour pouvoir les réglementer conformément au code de la route. « Il s’agit pour chaque conducteur d’avoir son permis de conduire et chaque propriétaire d’avoir une carte grise pour la moto, une assurance et les motos doivent avoir des numéros d’immatriculation. Nous demandons à l’ensemble des propriétaires et conducteurs de venir du 15 novembre jusqu’à août 2022. Nous allons faire une opération spéciale à des tarifs moyens pour acquérir ces documents de transport», a-t-elle expliqué. Mme Dembélé a indiqué qu’au niveau du District de Bamako, il est prévu trois centres : la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux sur la rive droite et la rive gauche ; la subdivision des routes qui se trouve dans la cour de la CTRU au niveau de la Zone industrielle et le Garage administratif à Darsalam. Les centres d’immatriculation ont été multipliés pour que les propriétaires de ces engins puissent se mettre en règle sans trop de tracas. Toutes les directions régionales en charge des transports terrestres sont identifiées comme des centres d’enregistrement et de délivrance des documents de transport. L’objet étant de donner aux conducteurs de ces engins les notions sur le code de la route, à travers des épreuves théoriques et pratiques. Mme Dembélé Madina Sissoko a invité les conducteurs à la prudence et à la vigilance. Elle a conseillé d’appliquer les notions de conduite qu’ils apprendront lors des épreuves théoriques pour moins de désagréments sur les routes. Elle a aussi invité les agents en charge de l’opération à la patience pour satisfaire les demandeurs de permis. Après le lancement, la cheffe du département en charge des Transports a assisté à des examens théoriques et pratiques et visité les locaux de la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux. Cette première journée a vu la participation de plusieurs conducteurs d’engins « katakatani » et de moto-taxi. à titre symbolique, la ministre Sissoko a remis le spécimen de la première carte grise et le premier permis au directeur régional des transports du District de Bamako, Moumouni Guindo. ADS (AMAP)

Ouverture du viaduc de Yirimadio : Grand ouf de soulagement pour les usagers

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 16 nov (AMAP) Le viaduc de Yirimadio, d’une longueur de 196 mètres, qui a coûté à l’État environ 40 milliards de Fcfa, destiné à mettre fin au calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadio, Niamana par la fluidité du trafic a été inauguré, lundi, par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Ce Projet d’aménagement en 2×2 voies de la voie, reliant le 3è Pont de Bamako, la capitale malienne, à la RN6 (Bamako-Ségou), inclue la construction d’un échangeur au croisement avec la RN6 et la réhabilitation de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio de la RN6, a été retenu parmi les Projets routiers prioritaires (PRP). Le ministère des Transports et des Infrastructures avait programmé leur mise en œuvre sur la période allant de 2016 à 2018. Leur mise en œuvre s’inscrit dans le cadre du Plan d’actions 2015-2019 de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transports et du désenclavement (PNTITD), adoptée par le gouvernement en octobre 2015. La réalisation du projet contribue à l’atteinte de l’objectif spécifique consistant à «développer et améliorer l’efficacité des infrastructures de transport» de l’axe stratégique qui porte sur la «croissance inclusive et la transformation structurelle de l’économie» du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2019-2023. La mise à disposition de ce viaduc, réalisé par l’entreprise Razel, vise la modernisation du réseau routier dans le District de Bamako, la fluidité de la circulation sur la section urbaine de la RN6 (Bamako-Ségou) et la voie d’accès au 3è Pont de Bamako, l’amélioration de la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le District de Bamako, la diminution de la congestion du trafic au carrefour de la RN6, l’embellissement de la ville de Bamako, l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines. C’est une foule joyeuse qui a accueilli le Premier ministre. «La réalisation de cette voie est un soulagement pour nous. Nous étions obligés de quitter très tôt le matin nos familles pour joindre nos lieux de travail. Nous passions des heures dans les embouteillages. Nous remercions les autorités pour nous avoir enlevé les épines du pied», a dit Mamadou Kanté, un usager. Le maire de la Commune VI est du même avis. «La population de la Commune VI est très contente de cette réalisation. Cette commune, qui représente 38% de la population du district de Bamako, est une commune où les gens quittent leurs domiciles pour aller travailler en ville. Pour revenir chez eux, ils mettent deux heures ou plus. Ce viaduc va désengorger notre commune et nous soulager beaucoup», a indiqué Boubacar Keïta, avant d’inviter la population à prendre soin de l’ouvrage et à la prudence en roulant doucement. Après avoir inauguré le viaduc, le Premier ministre a exprimé la volonté des autorités « de rendre la vie des Maliens, chaque jour plus agréable malgré les difficultés et les drames que le pays traverse ». Choguel Kokalla Maïga a exprimé toute la joie des membres du gouvernement d’inaugurer ce joyau financé sur fonds propres de l’État. Le chef du gouvernement a souligné tout le calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadjo, de la zone de Niamana qui avaient énormément de difficultés pour rejoindre le centre ville. «Tous les matins, tous les après-midi, tout le monde connaît le calvaire que la population vit. Ces populations vont être soulagées fortement avec ce viaduc. Il permet la fluidité de la circulation, va éviter un certain nombre d’accidents. Plus généralement, il va rendre agréable la ville de Bamako de vue et pratiquement dans la vie au quotidien», a dit le locataire de la Primature. Le chef du gouvernement a souligné que les autorités sont conscientes des difficultés que les populations traversent au quotidien pour accéder à leurs lieux de travail, leurs domiciles. C’est pourquoi, elles ont inauguré le viaduc. Il a précisé que les autres travaux de finition et la signalisation horizontale vont suivre. En attendant, Dr Choguel Kokalla Maïga a invité la population à éviter les excès de vitesse, à respecter de façon stricte le code de la route et tous les principes édictés par les services de l’État en charge de la circulation et surtout à entretenir ce bien public, ce gros investissement. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. ADS (AMAP)  

Les boulangers du Mali suspendent leur mot d’ordre d’arrêt de travail

Bamako, 13 nov (AMAP) La Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, après des pourparlers avec le ministre de l’Industrie et du Commerce, a annoncé, vendredi, la suspension de l’arrêt de travail qu’elle avait amorcé, depuis quelques jours et le respect des prix du pain fixés par le gouvernement. Les boulangers avaient arrêté la production du pain pour protester contre le prix de la baguette de 300 g fixé à 250 Fcfa par le gouvernement. C’est après une assemblée générale tenue, jeudi soir, à la Chambre d’industrie et du commerce que les boulangers ont pris la décision de suspension. « L’assemblée a décidé que les prix seront respectés en donnant le temps à la négociation. Les meuniers ont dit qu’ils vont supporter le prix de 20.000 Fcfa le sac de farine jusqu’à la fin de ce mois et qu’à compter du 1er décembre, ils envisagent d’amener le sac de farine à 21500 Fcfa », a expliqué au téléphone Ibrahim Yacouba Cissé, secrétaire administratif de la Fédération. Selon le syndicaliste, « le ministre a compris notre version et il est prêt à poursuivre le dialogue pour voir où on peut diminuer nos matières premières parce que les boulangers ne reçoivent pas de subvention directe », a-t-il poursuivi. Ibrahim Yacouba Cissé de précisé : « les prix seront respectés de notre côté. Nous avons tenu la réunion pour informer et demander l’avis de l’assemblée. On leur a donné les explications et informé que le ministre prend le dossier en main». MT/MD (AMAP)

Produits de première nécessité : Le riz, le sucre et l’huile seront subventionnés (gouvernement)

Bamako, 12 nov (AMAP) Le conseil des ministres du mercredi dernier a décidé de subventionner certains produits de grande consommation, notamment le riz, le sucre et l’huile alimentaire, pour atténuer les effets de la flambée des prix des produits de première nécessité,. D’après le communiqué du Conseil, cette subvention se traduira par la réduction de la base taxable de 50% sur l’importation de : 300 mille tonnes de riz, 60 mille tonnes de sucre, 30 mille tonnes d’huile alimentaire. Pour certains de nos compatriotes, cette décision vient à point nommé. «Il était temps que le gouvernement prenne une décision. On espère que cette subvention-là va faire baisser les prix. Car, ce n’est souvent pas le cas, Si le gouvernement a pris cette décision, on ne peut que le remercier. Car, faut-il encore le rappeler, la vie reste chère », estime Ibrahim Traoré, un maître d’école. « La Covid-19 a fait que beaucoup de personnes ont perdu leur emploi. Si dans cette condition, les citoyens doivent faire face à la vie chère, ce n’est pas chose facile. On espère que très bientôt, on verra l’effet de la subvention sur les prix !», s’exclame la présidente de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA), Mariam Diarra qui juge cette décision salutaire. «S’il y a une subvention en vue d’atténuer les effets de la flambée des prix des produits de première nécessité, on ne peut que s’en réjouir, remercier le gouvernement et l’encourager à tenir compte du pouvoir d’achat des citoyens», dit Mme Diarra. La présidente du Front populaire contre la vie chère (FPCVC), Mme Mariam Koné, se montre prudente. «À chaque fois qu’on commence à subventionner, les prix baissent quelques jours avant de grimper», déplore-t-elle. Elle suggère la mise en place du comité de veille pour le respect des prix subventionnés. La hausse des prix des denrées de première nécessité constitue, de nos jours, une préoccupation majeure pour les chefs de famille et les ménagères. Au Mali, depuis quelques temps, les prix de certains produits de première nécessité ont pris l’ascenseur et tardent à revenir à la normale. «Le kg de la viande avec os était vendu à 2 200 Fcfa et celui sans os à 2 500 Fcfa. Mais depuis plusieurs mois, nous achetons la viande avec os à 2 800 Fcfa et celle sans os à 3 300 Fcfa. Quand tu enlèves cette somme du prix de condiment combien reste-t-il pour l’achat des autres ingrédients ? Le bidon d’huile de 5 litres qu’on achetait entre 4 000, 4 250 Fcfa est cédé à 6 000 Fcfa. Il est temps que les autorités agissent. Car, c’est tout le monde qui se plaint», fustige la ménagère Penda Keïta. Face à la flambée des prix de certains produits de grande consommation, le FPCVC avait organisé, le 10 juillet dernier, un sit-in au Monument de la paix «contre la souffrance des populations à cause de l’augmentation des prix des denrées alimentaires». Le Conseil national de Transition (CNT) a interpellé le gouvernement, le 1er juillet 2021, pour s’expliquer sur la situation. Nonobstant ces interpellations et quelques mesures prises par le gouvernement, les Maliens se plaignent toujours de la flambée des prix et de la cherté de la vie. ADS/MD (AMAP)    

Deuil: Le général Baba Diarra, ancien président de la FEMAFOOT est décédé jeudi à Bamako

Bamako, 12 novembre (AMAP)  Le général Boubacar Baba Diarra, ancien président de la Fédération malienne de football (Femafoot) et du Djoliba, est décédé jeudi à Bamako, des suites d’une maladie, à l’âge de 68 ans, a appris l’AMAP de sources concordantes. L’annonce de la mort de celui qui a présidé aux destinées du football national de 2013 à 2017 a provoqué une vive émotion dans le monde du sport national, en général et de celui du football, en particulier. Dès l’annonce de sa mort, les hommages se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Le général Boubacar Baba Diarra fait partie des dirigeants sportifs qui ont consacré une bonne partie de leur vie au sport national. Avant d’être élu en 2013 président de la Femafoot, le défunt général avait, en effet, occupé plusieurs postes au sein de l’instance dirigeante du football national et présidé aux destinées du Djoliba (mars 2012-octobre 2013). Il a également été membre du directoire du CSK (1996-1998)et de plusieurs autres équipes du pays. Il a aussi été membre du bureau de la Fémafoot (1996-2002) et vice-président de la Fémafoot (2005-2009). Fort de cette expérience, il brigue une première fois la présidence de la Femafoot en 2009, mais échoue face à feu Amadou Kollado Cissé. Quatre ans plus tard (2013), Boubacar Baba Diarra se présente à nouveau et l’emporte face au même adversaire. Dès son élection, le nouveau président de la Femafoot annonce la couleur, en déclarant que son objectif principal est de remporter un trophée continental avant la fin de son mandat. «Il est inacceptable que le Mali, pays de football, ne puisse pas gagner une coupe d’Afrique des nations», martèle Boubacar Baba Diarra, avant même son départ de Mopti où s’était déroulée l’Assemblée générale élective de la fédération. Si le général Baba, comme on l’appelait familièrement, n’a pas réussi à remporter la CAN senior, son mandat a été marqué par le premier sacre continental d’une sélection nationale de football, à savoir les Aiglonnets (surnom de la sélection nationale cadette, ndlr), vainqueurs de la CAN de leur catégorie en 2015 au Niger et 2017 au Gabon. Avec cette double consécration, Boubacar Baba Diarra est devenu le premier président de la Femafoot à soulever un titre continental au niveau des sélections nationales. Malheureusement, après cette consécration, le football malien tombe dans la plus grave crise de son histoire. Lâché par son propre camp, le général Boubacar Baba Diarra est contraint de quitter son poste de président de la Femafoot en 2017 et depuis, l’homme s’est éloigné du monde du football. Cependant, dans une interview accordée à un journal local en 2019, il avait confié ne pas écarter totalement l’hypothèse de briguer la présidence de la Femafoot. Pas plus tard que la semaine dernière, le Général Baba a reçu la médaille de Commandeur de l’ordre national, en récompense à tout ce que le grand commis de l’état a fait pour la patrie. Boubacar Baba Diarra laisse derrière lui trois enfants et une veuve inconsolables. Salut, Général ! SBT/DC (AMAP)

Moriba Coulibaly : L’étoffe des grands

Bamako, 12 nov (AMAP) Une formule «I ka na kè», prosaïquement ne fait pas, qu’il distille dans la bonne humeur à longueur de journée pour moquer ses cousins (les peuls) a fini par lui coller à la peau comme un sobriquet. Notre confrère, Moriba Coulibaly, secrétaire général de la rédaction du quotidien national l’Essor, fait partie des cinq récipiendaires de la médaille de Chevalier de l’ordre national du Mali remis, jeudi, par le ministre Harouna Mamadou Toureh et le Grand chancelier des Ordres nationaux, le général de brigade Amadou Sagafourou Guèye. Ces hommes dont les mérites ont été reconnus pour leur abnégation au travail, leur sens élevé du devoir et du service rendu à la Nation, ont reçu leur médaille, lors d’une cérémonie qui a vu, également, six autres travailleurs du ministère en charge de la Communication recevoir l’Étoile d’argent du mérite national avec effigie abeille. Moriba Coulibaly qu‘on affuble, dans le cercle des intimes, d’autres surnoms comme «Big», le grand en anglais, est une somme de recettes intéressantes (compétence, humilité, esprit d’ouverture, patience d’écoute, soif d’apprendre, esprit critique, notamment celui qui ne consent pas aux choses sans en interroger le bien-fondé) au service du collectif. Autrement dit de la Rédaction de L’Essor dont il est le secrétaire général. Il s’inspire de ce qu’ont ensemencé d’illustres devanciers depuis des années. Il a eu la chance d’être contemporain de certains d’entre eux comme les frères Drabo (Gaoussou et Souleymane), Ousmane Maïga dit Pélé, Abdoul Kader Cissé, Gaoussou Haïdara et Bakary Coulibaly, entre autres. Loin de nous l’idée de le comparer à ces génies de la plume. Mais «Big» marche sur leur trace et partage avec eux un rapport à l’écriture. Une fois à la Rédaction, il fonctionne lui, aussi, en mode Mozart, récite son «solfège» journalistique et travaille ses gammes dans les colonnes de L’Essor. Il a écrit des centaines d’articles. Profilé spécialiste des questions se rapportant à l’agriculture, il y a vraiment développé une expertise dans le traitement des thématiques de ce secteur comme celles d’autres domaines. Journaliste aux idées claires et professionnel jusqu’au bout des ongles, il dégage une impressionnante force intérieure (peut être que la pratique des arts martiaux y est pour quelque chose puisqu’il est ceinture noire 3è dan en Taekwondo). Il tire sa philosophie d’une réflexion simple sans pour autant être fataliste. Il est de ceux qui pensent que tout ce qui arrive dans la vie est l’expression d’une volonté divine, mais que le destin se forge, souvent, à la force des poignets. Arrêtons-nous un petit moment sur l’homme. Le chef de famille qu’il est se sent très bien dans le cocon familial où il reste un père attentionné qui sert au mieux les intérêts des siens (son épouse, sa progéniture et ses parents) avec toute l’implication personnelle et la responsabilité requise. Homme de mesure et de conciliation, ce bambara pure souche est attaché aux valeurs sociales et religieuses. Il peut fièrement arborer sa médaille de chevalier de l’Ordre national du Mali. BD (AMAP)  

Coupe du monde 2022 : Les Aigles qualifiés pour les barrages

Envoyé spécial Boubacar THIERO Kigali, 12 nov (AMAP) Le Mali décroche son billet pour les barrages de la Coupe du monde à une journée de la fin des éliminatoires. Large vainqueur 3-0 du Rwanda à Kigali, la sélection nationale est désormais assurée de terminer à la première place du Groupe E, synonyme de qualification pour le troisième et dernier tour des éliminatoires du Mondial qatari. Moussa Djénépo (19è min), Ibrahima Koné (21è min) et Kalifa Coulibaly (88è min) ont été les bourreaux des Amavubi au stade régional de Nyamirando. Dans l’autre match de la poule, l’Ouganda n’a pu faire mieux qu’un nul 1-1 face au Kenya.à une journée de la fin des débats, les protégés de Mohamed Magassouba comptent 13 points contre 9 pour les Ougandais, deuxièmes du classement. C’est dire que lors de la sixième et dernière journée (dimanche 14 novembre), le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers joueront pour l’honneur contre l’Ouganda. Pour revenir à la rencontre d’hier contre le Rwanda, les Aigles ont plié le match en 20 minutes. Dès la 16è minute, Moussa Djénépo trace la voie du succès des nôtres. Suite à un exploit personnel, l’international malien se débarrasse de son garde du corps avant d’envoyer un centre tir qui oblige le portier rwandais, Mvuyekure Emery à s’y prendre deux fois. Ce ne sera que partie remise pour les joueurs de Mohamed Magassouba qui débloquent le tableau d’affichage, trois minutes plus tard des pieds du même Moussa Djénépo. Servi sur un plateau d’or par Charles Traoré, le sociétaire de Southampton efface deux défenseurs adverses avant d’envoyer une frappe enroulée qui fait mouche (19è min, 0-1). Galvanisés par cette ouverture du score, les Aigles se lancent à l’assaut des buts des Amavubi. Résultat : l’inévitable Ibrahima Koné double la mise pour les siens, suite à un mauvais renvoi du gardien rwandais, Mvuyekure Emery (21è min, 0-2). L’avant-centre de Sarspborg de Norvège marquait ainsi son 5è but en 5 matches. La mi-temps intervient sur ce score de 2-0 pour les Aigles. Au retour des vestiaires, la sélection nationale continue sur la même lancée. Coup sur coup, Adama Traoré «Malouda» (52è et 60è min) et El Bilal Touré (65è min) se ratent face au gardien adverse. à deux minutes de la fin du temps règlementaire, Kalifa Coulibaly, intégré en deuxième période, porte l’estocade aux Rwandais en marquant le troisième but des Aigles (88è min, 0-3). Une véritable démonstration pour le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers qui l’avaient déjà emporté 1-0 à l’aller. «Je dis d’abord félicitations aux enfants, ils méritent largement cette qualification pour les barrages. Je suis très fier d’eux, nous allons tout faire pour continuer sur cette lancée», a déclaré le sélectionneur Mohamed Magassouba après la rencontre. Le capitaine des Aigles, Hamari Traoré a dédié la qualification à l’ancien patron de la Femafoot, Boubacar Baba Diarra, décédé hier en début d’après-midi. «On est très content, on remercie Dieu pour cette victoire. Ce n’était pas évident de venir s’imposer ici. Cette victoire est pour le peuple malien et l’ancien président de la Femafoot Boubacar Baba Diarra qui a été arraché à l’affection du monde sportif, hier», a dit Hamari Traoré. Son coéquipier Moussa Djénépo abondera dans le même sens. «Je félicite toute l’équipe et le staff technique pour cette qualification. On était venu ici pour gagner, Dieu merci, nous avons eu les trois points et l’équipe s’est qualifiée pour les barrages. Le plus dur commence maintenant, il faut qu’on reste concentré pour bien aborder le prochain tour. On dédie cette victoire au général Boubacar Baba Diarra, que son âme repose en paix», a exprimé l’attaquant des Aigles. Dimanche, les Aigles seront à Agadir au Maroc pour le dernier match de poule de cette campagne, Qatar 2022. BT (AMAP)   Jeudi 11 novembre au stade régional de Nyamirando de Rwanda Rwanda-Mali : 0-3 Buts de Moussa Djénépo (19è min), Ibrahima Koné (21è min), Kalifa Coulibaly (88è min) Expulsion de Djihad Bizimana de Rwanda (8è min) Arbitrage de l’Angolais Carvalho Hélder Martins Rodrigues assisté de ses compatriotes Lopes Ivanildo Meirelles et Martins Evanildo Gaspar Dos Santos. Rwanda : Mvuyekure Emery, Rukundo Denis, Manzi Thierry, Nirisarike Salomon (cap), Imanishimwe Emmanuel (Rutanga Eric, 82è min), Muhire Kevin, Niyonzima Olivier, Nshuti Dominique Savio, Rafael York (Nishimwe Blaise, 64è min), Sugira Ernest (Nshuti Innocent, 64è min), Bizimana Djihad. Sélectionneur : Masami Vincent. Mali : Ibrahim Bosso Mounkoro, Falaye Sacko, Boubacar Kiki Kouyaté, Hamari Traoré (cap), Charles Traoré, Mohamed Camara (Diadié Samassekou, 80è min), Aliou Dieng, Adama Traoré «Noss»(Lassine Sinayoko, 80è min), Adama Traoré «Malouda» (El Bilal Touré, 62è min), Moussa Djénépo (Moussa Doumbia, 45è min), Ibrahima Koné (Kalifa Coulibaly, 62è min). Sélectionneur : Mohamed Magassouba  

Coopération : Bamako et Moscou entendent passer a la vitesse supérieure

Par Madiba KEÏTA Bamako, 12 nov (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, en visite à Moscou, en Russie, et son homologue Sergueï Lavrov ont co-animé, jeudi, une conférence de presse au cours de laquelle ils ont évoqué les grands axes de la coopération entre leurs deux pays. À ce propos, le ministre russe des Affaires étrangères a indiqué avoir eu des discussions constructives avec son homologue malien sur les questions de la coopération bilatérale et qui s’appuient sur des traditions historiques. «Nous avons convenu de renforcer le dialogue politique avec le Mali. Les discussions se déroulent de façon tout à fait positive, avec une grande attention sur la coopération économique et commerciale», a-t-il expliqué. « Les discussions, a renchéri Sergueï Lavrov, ont aussi porté sur des domaines prometteurs comme l’énergie, l’exploitation des ressources minières, les nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’agriculture ». «Sur ces questions, des contacts sont déjà établis, notamment avec les structures qui avaient été choisies à l’issue du 1er sommet Russie-Afrique, tenu en 2019», a relevé le ministre Lavrov. Dans ce cadre, des entreprises russes sont venues au Mali en 2020 et ont pu traiter des projets avec des partenaires potentiels, a dit le chef de la diplomatie russe, ajoutant que les deux pays envisagent des «projets d’envergure» sur la base des accords, notamment l’accord de défense pour lutter contre le terroriste au Mali. « Sur ce plan, en plus des équipements militaires, la Russie va, aussi, continuer la formation des cadres militaires maliens », a-t-il assuré. Le ministre russe des Affaires étrangères a aussi signalé que son homologue Abdoulaye Diop lui a fait savoir que la situation au Mali ne permettait pas la tenue des élections maintenant. «Nous comprenons la nécessité de renforcer la lutte anti-terroriste. Nous comptons mettre à la disposition du gouvernement du Mali un certain nombre d’équipements. Nous allons faire tout ce qui est possible pour éviter que la menace terroriste pèse sur la structure de l’État. Puisqu’il y a un risque qui est là, avec la décision des autorités françaises de fermer les trois bases militaires de Barkhane dans la zone où les groupes terroristes sont plus actifs», a-t-il détaillé. Il a ajouté que le Conseil de sécurité doit privilégier le dialogue avec les pays en crise en Afrique et exclure toute ingérence dans les affaires intérieures de ces pays. Sergueï Lavrov a dit avoir accepté volontiers l’invitation de son homologue Abdoulaye Diop à se rendre au Mali. Pour sa part, le ministre Abdoulaye Diop s’est dit heureux d’effectuer cette visite en Russie dont le but est de «renforcer et diversifier» la coopération bilatérale. « Ma visite ici n’est pas une surprise parce que la Russie et le Mali sont des partenaires stratégiques et des alliés historiques», a-t-il dit, en rappelant que c’est dès son indépendance que le Mali s’est tourné vers l’ex-URSS pour bâtir une économie, une société et des Forces de défense et de sécurité fortes. «Depuis, notre relation avec la Fédération de Russie ne s’est jamais démentie. Nous avons des milliers de militaires, de fonctionnaires et de cadres qui ont été formés dans ce pays. Nous tenons à exprimer notre gratitude pour cet investissement humain et matériel pour que le Mali soit là aujourd’hui», a-t-il affirmé. PLANS DE PARTITION DU MALI- Le chef de la diplomatie malienne a répété que sa visite à Moscou consiste bel et bien à renforcer cette coopération dynamique. «Le Mali n’a rien à cacher en venant à Moscou. Je crois que c’est une relation qu’on fait au grand jour. C’est une relation qui n’est dirigée contre personne mais qui est censée prendre en charge les préoccupations des Maliens pour assurer leur propre sécurité. Une relation qui est censée défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali d’un côté et de l’autre, renforcer la stabilité de notre pays, mais aussi trouver une relation gagnant-gagnant sur le plan économique et commercial», a-t-il fait savoir. Le ministre Diop a souligné que sa présence dans la capitale russe a pour but, également, de donner une «impulsion à la coopération de défense et de sécurité». Il a expliqué que le «Mali, en tant qu’État, est en train aujourd’hui de se battre pour sa survie. Parce qu’il y a des plans de partition du Mali qui existaient depuis longtemps et, nous souhaiterons que le Mali soit mis à l’abri. Qu’on aide les Maliens dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation». Pour le ministre Diop, le Mali attend beaucoup de la Russie qui est un partenaire pragmatique, un partenaire réaliste qui a su faire la preuve de son efficacité dans le cadre de lutte contre le terrorisme dans d’autres théâtres d’opération. « Aujourd’hui, nous souhaitons pouvoir compter sur les appuis que nous avons demandés sur le plan des équipements militaires, sur le plan de la formation et de tous les moyens qui permettent à nos forces de défense et de sécurité d’être les premiers responsables de la sécurité du Mali. C’est extrêmement important et cela doit être compris par tous que le Mali n’est pas en train de sous-traiter sa sécurité. Le Mali veut avoir les capacités nécessaires pour pouvoir assurer sa sécurité. Dans ce cadre, il est absolument normal pour le Mali de diversifier ses partenaires. Notre pays apprécie déjà les premières livraisons d’équipements de la Russie du mois dernier et espère que les autres en chantier puissent se matérialiser», a-t-il ajouté. Répondant à une question de la presse, le chef de la diplomatie malienne a dit que le Mali n’a signé aucun contrat avec la société paramilitaire Wagner, précisant que la relation entre le Mali et la Russie est une «relation d’État à État». MK (AMAP)  

L’Armée interpelle deux présumés terroristes à Ansongo, dans le Nord du Mali (officiel)

Bamako, 12 nov (AMAP) Les forces armées maliennes (FAMa), ont interpellé, jeudi, deux présumés terroristes, entre 09h30mn et 11h00mn, à la foire hebdomadaire d’Ansongo, indique l’Armée sur son site www.fama.ml. Selon la source militaire, le premier suspect, longtemps, recherché par les services de sécurité, serait un des complices (logistique et informations) des terroristes de l’Etat islamique dans le grand Sahel (EIGS) dans la zone d’Ansongo et Ménaka (Nord). Il a été cité par un autre suspect appréhendé, le 29 octobre 2021 dernier, par les Forces maliennes. «Il serait impliqué dans plusieurs cas d’attaques, braquages et filatures des agents sur le tronçon Gao-Labbezenga via Ansongo», précise l’Armée. Quant au deuxième interpellé, il serait “un pion dans la chaîne de ravitaillement en carburant des combattants terroristes évoluant dans la zone de Hourara (Commune rurale de Ouattagouna, Cercle d’Ansongo)”, explique l’Armée. Il acheminerait du carburant et autres produits divers du Niger à destination de Hourara. “Les deux suspects ont été mis à la disposition de la gendarmerie nationale pour enquête”, confie la source militaire. AT/ MD (AMAP)

Coopération : La Russie réaffirme son appui et son accompagnement au Mali

Bamako, 12 nov (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, sur invitation de son homologue russe Sergueï Lavrov, est arrivé en Russie mercredi pour une visite d’amitié et de travail de 72h, annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Le chef de la diplomatie malienne a eu un tête-à-tête avec son homologue russe, avant une séance de travail élargie aux deux délégations, ajoute la même source Au cours de l’entretien, Abdoulaye Diop a remis un message personnel du président de la Transition, colonel Assimi Goïta au président Vladimir Poutine, précise le communiqué. Les ministres Diop et Lavrov se sont félicités de l’excellence des relations entre le Mali et la Russie et ont « exprimé leur volonté de les renforcer davantage notamment dans le domaine de la sécurité et de la coopération économique et culturelle». « Ils se sont également réjouis de la convergence de vues au sein des instances internationales sur les questions de paix, de sécurité et de stabilité dans le monde », poursuit le communiqué. Le ministre Diop a souligné « le grand intérêt que le Mali porte au partenariat historique et stratégique avec la Russie ». Abdoulaye Diop a, aussi, exprimé toute la gratitude du peuple malien et des autorités de la Transition au gouvernement de la Russie pour ses multiples interventions dans divers domaines du développement socio-économique du Mali, souligne le communiqué. Et de préciser que la partie russe a « réaffirmé son appui et son accompagnement de la Transition dans le respect de la souveraineté du Mali ainsi que dans la recherche d’une solution malienne ». MT/MD (AMAP)