Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 17 novembre 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 17 novembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord du deuxième financement additionnel, signé à Bamako, le 1er octobre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement, relatif au Projet d’intervention d’urgence MALI COVID-19 et amendement à l’Accord de financement initial. Par cet accord, l’Association internationale de Développement consent au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 22 millions 200 mille Euros, soit 14 milliards 562 millions 245 mille 400 francs CFA. Le financement additionnel s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’intervention d’urgence Mali COVID-19. Les projets de texte adoptés permettront d’intensifier et d’étendre les activités du projet et de renforcer la capacité des autorités sanitaires à prévenir et à mieux répondre à la pandémie de la COVID-19. des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako, le 1er octobre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement relatif au Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 41 millions 400 mille Euros, soit 27 milliards 156 millions 619 mille 800 francs CFA. Le financement permettra d’appuyer les efforts du Gouvernement visant à promouvoir le développement socio-économique et à lutter contre l’insécurité alimentaire et le réchauffement climatique dans les zones fortement touchées. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°1302 du Cercle de Dioïla. La parcelle affectée, d’une superficie de 25ha 00a 05ca, sise à Siokoro, Commune rurale de Kémékafo, est destinée à abriter le Centre de Formation et de Recherche en Foresterie permettant entre autres le développement et l’exploitation de ressources forestières existant dans la zone. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a informé le Conseil des Ministres des décisions suivantes : du choix du 11 novembre comme Journée Nationale des Légitimités Traditionnelles. du baptême de l’aéroport de Nioro du nom de « AEROPORT CHEICK AHMADA HAMAHOULLA CHERIF ». Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 17 novembre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre National

Orpaillage à Kangaba : Les engins lourds entrent dans la danse

Par Sidy DOUMBIA Kangaba, 17 nov (AMAP) Sans l’or, le Mandé dont les griots et écrivains arabes chantent la grandeur, n’aurait peut-être pas existé. Le métal jaune a fait la gloire et la prospérité de tous les empires et royaumes qui se sont succédé sur ce vaste territoire. En la matière, le Cercle de Kangaba, vitrine de cette civilisation authentique, est une zone d’orpaillage par excellence. Pratiquée autrefois par les Malinkés dans cette contrée aurifère, l’extraction traditionnelle de l’or consistant à creuser des puits surdimensionnés avec des outils rudimentaires se faisait en saison sèche. Les bras valides partaient, avec la bénédiction des anciens, chercher de l’or afin de pouvoir subvenir aux besoins de la famille, comme le paiement de l’impôt, de la dot et des trousseaux des jeunes en âge de se marier. Mais, le phénomène a pris de l’ampleur au point de devenir la principale source de revenus pour des centaines de Maliens. La plupart d’entre eux, généralement motivé par le gain facile ou rapide, parcourent des dizaines de kilomètres à la recherche de la pierre précieuse que l’on «ramasserait à la surface de la terre à travers le pays». Il vide les villages de leurs bras valides en plein hivernage malgré les décisions interministérielles l’interdisant en cette période. À cette pratique, est venue s’ajouter l’orpaillage par dragage sur les cours d’eau. Le fait nouveau est l’usage d’engins lourds dans l’orpaillage. À la manière des compagnies minières industrielles, les orpailleurs s’organisent davantage pour louer des engins lourds qui mettent les forêts sens dessus dessous. Les effets aux plans économique et environnemental, ne se sont pas faits attendre. Les dégâts sont certes énormes sur l’environnement, mais les profits pour les villageois sont également colossaux. Une nouvelle tendance qu’il faudrait certainement encadrer. Face à la situation, beaucoup s’interroge : faut-il arrêter l’orpaillage ou l’organiser ? Faut-il intensifier la répression contre ceux qui bravent l’interdiction du dragage sur les cours d’eau comme il est stipulé dans le Code minier de 2019 (entré en vigueur en 2020), mais qui rapporte beaucoup d’argent aux communautés locales ? «Celui qui a vu ces villages hier et aujourd’hui ne peut pas imaginer qu’on puisse demander d’arrêter l’orpaillage. Pour preuve, les incendies qui ravageaient les villages appartiennent désormais au passé, car les toits de toutes les maisons sont en dalle ou en tôle», explique un propriétaire terrien de la Commune rurale de Minidian. S’y ajoute, selon lui, le paiement des intrants et équipements agricoles, des taxes et impôts grâce à l’argent issu de l’orpaillage. Un autre orpailleur qui fait office de «tomboloma», organisation chargée de la sécurité et de la protection des placers, va plus loin. Ce dernier estime que l’orpaillage est, aujourd’hui, le plus gros pourvoyeur d’emplois dans la zone. Les jeunes, diplômés ou non, affluent vers les sites d’orpaillage et y gagnent de quoi subvenir à leurs besoins. « L’arrêt de l’orpaillage équivaut aujourd’hui à ouvrir la porte au grand banditisme à travers le pays », affirme-t-il. DÉGÂTS ÉNORMES- De plus en plus ambitieux «l’appétit venant en mangeant» les villageois s’organisent pour louer des engins lourds qui rapportent gros. Telle est la tendance aujourd’hui sur plusieurs sites d’orpaillage. Les effets néfastes de cette pratique nouvelle sur l’environnement sont incommensurables. Les dégâts causés par les bulldozers sont énormes et sautent à l’œil. Au nombre de ces dégâts, figurent la dégradation des sols et de la végétation à cause de la coupe abusive des arbres, le risque d’empoisonnement des cours d’eau par les produits chimiques et la destruction/disparition des mares, explique le chef du Service local de l’assainissement. Celui-ci ajoute que les énormes fosses creusées par les pelles mécaniques ne sont pas réhabilitées. « Si rien n’est fait au plus vite, c’est l’avenir de plusieurs générations qui s’en trouverait compromis ». A entendre le chef d’antenne du sous bassin du Haut Niger à Kangaba, Opéri Berthé, l’orpaillage par dragage est le drame des cours d’eau au Mali. Selon lui, cette activité est à l’origine de la pollution de l’environnement, la contamination des eaux, la destruction de l’oxygène dissout et la disparition de la faune aquatique et la modification de la topographie des cours d’eau. Depuis 2018, le gouvernement a élaboré un projet de plan d’action pour l’interdiction de l’exploitation de l’or par dragues dans les cours d’eau au Mali. Pour minimiser les dégâts, le 2è adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Allaye Cissé, a récemment signé une décision pour mettre fin à l’utilisation des engins lourds dans l’orpaillage. Chefs traditionnels et responsables des sites d’orpaillage se sont engagés à arrêter l’utilisation des engins lourds, à partir du 15 novembre 2021 comme prévu par la décision du préfet du Cercle de Kangaba. Dans la Commune de Benkadi, la population a dit à la mission de sensibilisation dépêchée par le chef de l’exécutif local que les ressources tirées de l’orpaillage avec les pelles mécaniques et les bennes sont considérables. Elle a également fait savoir que l’arrêt de ces machines provoquera un manque à gagner irremplaçable. La délégation conduite par le préfet s’est montrée intraitable et a prévenu les éventuels récalcitrants des sanctions auxquelles ils s’exposent. SD (AMAP)

L’ambassadeur Hussein Ibrahim Taha prend ses fonctions de Secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique

Bamako, 17 nov (UNA-AMAP) Le Secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), l’ambassadeur Hussein Ibrahim Taha du Tchad, élu pour un mandat de cinq ans, a pris, mercredi 17 novembre 2021, ses fonctions, au siège du Secrétariat général, à Djeddah, au Royaume d’Arabie saoudite, annonce l’Union des agences de presse de l’OCI (UNA). L’ambassadeur Hussein Ibrahim Taha a été élu, en novembre 2020, lors de la 47ème Session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’OCI, tenue à Niamey, au Niger, en tant que représentant du Groupe africain, conformément à la représentation géographique tournante à la tête du Secrétariat général de l’OCI. Son mandat court à compter du mois de novembre 2021. Son Excellence Hussein Ibrahim Taha a assumé plusieurs fonctions dans son pays, telles que Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Ministre (Assistant du Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République), conseiller diplomatique à la Présidence; ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Tchad et Ministre délégué et ambassadeur plénipotentiaire de la du Tchad auprès de la France, de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce et du Vatican. Il a, également, occupé le poste de premier conseiller à l’ambassade du Tchad au Royaume d’Arabie saoudite. Le nouveau Secrétaire général de l’OCI, qui est trilingue (Français, Arabe et Anglais), est médaillé de l’Ordre national du Tchad (Chevalier), de la Légion d’honneur (France) et jouit du titre d’ambassadeur honorifique. MD (UNA-AMAP)

Prix du pain : Le statu quo jusqu’en fin novembre

Bamako, 17 nov (AMAP) Les boulangers maliens ont accepté de vendre la baguette de pain de 300 g à 250 Fcfa et celle de 150 g à 125 Fcfa, jusqu’à la fin de ce mois de novembre 2021, au terme d’une rencontre, mardi, avec le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed et les meuniers, hier dans les locaux de son département Une rencontre prévue en décembre évaluera la situation, avant de fixer les prix définitifs du pain et du sac de farine de 50 kg, ont décidé les participants à cette réunion à laquelle ont pris part les services techniques et qui visait à trouver une solution aux problèmes de ce secteur économique. Interrogé à la fin de la rencontre, le porte-parole des boulangers, Ibrahim Yacouba Cissé, a confirmé que « les professionnels du secteur ont discuté avec le ministre des solutions à envisager pour le maintien du prix de la miche de pain de 300 g à 250 Fcfa et celui du sac de la farine de 50 kg à 20.000 Fcfa, jusqu’à la fin du mois de novembre ». « Le temps d’analyser l’évolution du prix du blé sur le marché international », a-t-il ajouté. Il a, également, été question de l’inconstance de la qualité de la farine produite localement ainsi que de son poids qui n’est pas adapté, c’est-à-dire inférieur à 50 kg. « Face à ces situations, le ministre de l’Industrie et du Commerce a invité les meuniers à tenir compte des problèmes auxquels les boulangers sont confrontés, en améliorant la qualité des produits et en respectant le poids net règlementaire », a révélé M. Cissé. « Les boulangers, a-t-il confirmé, se sont, en retour, engagés à respecter la décision de l’État relative au respect du prix de la baguette de 300 g à 250 Fcfa et celle de 150g à 125 Fcfa, jusqu’en fin novembre ». Les meuniers, quant à eux, ont accepté de maintenir le prix de vente du sac de farine de 50 kg à 20.000 Fcfa, jusqu’à la fin de ce mois. À partir du 1er décembre, le ministre Mahmoud Ould Mohamed convoquera meuniers et boulangers ainsi que la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) pour revoir la structure des prix concernant le sac de la farine et le pain, selon un participant ayant requis l’anonymat. « Afin, précise notre interlocuteur, de prendre une décision définitive quant à la hausse ou non de ces prix-là. Cette décision sera assortie d’accord signé entre le gouvernement et les boulangers, confie notre source ». Pour sa part, le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Boukadary Doumbia, a confirmé que meuniers et boulangers ont accepté de céder le pain aux prix indiqués. Une source ministérielle a abondé dans le même sens, précisant qu’il n’y a pas de problèmes entre boulangers et meuniers. FC (AMAP)  

Journées minières et pétrolières : Une plateforme d’échanges et de relations commerciales

Bamako, 17 nov (AMAP) La 9è édition des Journées minières et pétrolières du Mali (JMP) 2021, ouverte, mardi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a mobilisé 1.900 participants, 20 pays, 62 exposants, 23 sponsors et 84 orateurs pour des travaux qui se tiennent du 16 au 18 novembre, sous le thème : «Développement du contenu local : défis, perspectives et rôle de l’État ». Organisées par le ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, les JMP constituent l’un des plus grands événements du calendrier mondial de l’industrie minière et pétrolière. Il s’agit d’une plateforme commerciale cruciale pour les professionnels des industries minières et pétrolières pour se réunir et discuter des développements régionaux, découvrir des solutions innovantes et établir des relations commerciales rentables. Cette 9è édition mettra l’accent sur les avantages des énergies renouvelables pour l’exploitation minière. Une exposition dédiée à cela sera attribuée aux entreprises actives dans ce secteur, ainsi que des sessions spécialement consacrées à l’industrie minière sont, également, inscrites au programme des conférences. Procédant au lancement officiel de ces journées, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a déclaré qu’elles se sont imposées au fil des années comme un rendez-vous incontournable. « Au-delà de la promotion du secteur minier et pétrolier, a précisé Dr Choguel Kokalla Maïga, le gouvernement entend à travers ces assises, renforcer et promouvoir le rôle et la place des ressources minières et énergétiques en tant que richesses stratégiques créatrices d’emplois, de richesses et de croissance ». Le chef du gouvernement a salué la pertinence du thème qui s’insère dans les réalisations du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (Credd), dont l’un des objectifs spécifiques porte sur l’intégration de la production minière dans l’économie nationale comme facteur de développement durable. Pour y arriver, le gouvernement soutient la mise en place et le renforcement des chaînes de productions locales et la création des chaînes de valeurs d’industries minières et pétrolières. Le but étant de créer les conditions d’émergence de notre économie suivant les principes de gestion durable et transparente des ressources naturelles, a affirmé Dr Choguel Kokalla Maïga. 3è PRODUCTEUR EN AFRIQUE– Les 9è Journées minières et pétrolières se tiennent dans un contexte marqué par la détérioration de la situation sécuritaire. Malgré ces contraintes, le chef du gouvernement a dit que le secteur minier doit relever le défi de la diversification de la production dominée jusqu’ici par l’or. « À cet égard, ajoutera-t-il, les perspectives offertes par les récentes découvertes notamment le lithium et l’hydrogène permettront d’élargir la barre de la production minérale de notre pays. Le plus grand gisement d’hydrogène naturel du monde a été découvert à 60 kilomètres de Bamako ». Dr Choguel Kokalla Maïga a invité les acteurs du secteur minier à mener la réflexion sur les partenariats pour la recherche minière et pétrolière impliquant l’État, les collectivités, le secteur privé et la société civile. Notre industrie extractive nécessite, selon lui, des investissements lourds qui pourront être mobilisés si les efforts sont conjugués. Le chef du gouvernement a remercié tous les investisseurs qui contribuent à l’émergence du secteur minier et à la création d’emplois. Il a également rassuré de la détermination de la Transition à consolider les efforts du secteur minier et pétrolier, à promouvoir les investissements. Afin, selon lui, d’assurer un développement harmonieux et faire en sorte que les ressources du sous-sol malien brillent plus que par le passé. « Le thème de ces Journées répond parfaitement aux préoccupations des autorités de la Transition à savoir, tirer le maximum de bénéfice du secteur minier à travers une implication massive et de qualité de nos entreprises nationales », a soutenu le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. Il a expliqué que le secteur n’a pas été épargné par la crise de la Covid-19 qui a fait plonger de 35% les flux mondiaux d’investissements directs étrangers, selon le rapport 2021 sur l’investissement dans le monde de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). L’environnement minier est également contrarié par l’orpaillage illégal contre lequel une lutte implacable est en cours. « Malgré ces difficultés, a indiqué M. Traoré, le secteur minier a continué de remplir son rôle de pourvoyeur de fonds pour l’État. La valeur totale des exportations a augmenté passant de 1.870 milliards de Fcfa en 2019 à 1.971 milliards de Fcfa en 2020 ». La contribution du secteur au budget s’est chiffrée à 457 milliards de Fcfa en 2020, contre 403 milliards de Fcfa en 2019. Le Mali est devenu le troisième plus grand producteur du continent africain avec une production de 66,5 tonnes d’or en 2020, contre 71,1 tonnes en 2019. « Cette performance du secteur minier a été possible grâce au climat des affaires propice et surtout la confiance renouvelée de l’ensemble des parties prenantes du secteur », a précisé le ministre Lamine Seydou Traoré. AMK (AMAP)  

Barkhane quitte Tessalit, dans l’extrême Nord du Mali  

Bamako, 17 nov (AMAP) La Force française Barkhane a remis officiellement, aux Forces armées maliennes (FAMa) les installations qu’elle occupait à Tessalit., dans l’extrême Nord du Mali, vers la frontière algérienne, ont annoncé, mardi, des sources militaires françaises . «Après celle de Kidal, l’emprise occupée par la force Barkhane à Tessalit a été transférée le 13 novembre aux Forces armées maliennes (FAMa). Les derniers soldats français ont quitté le site le 15 novembre », indique un communiqué de l’État-major des armées françaises publié le même jour. L’opération « dans le cadre de l’adaptation du dispositif militaire français déployé dans la bande sahélo-saharienne », précise le communiqué. « Ce réaménagement a été acté en juillet 2021 par le président français Emmanuel Macron et par ses homologues du G5 Sahel », rappelle l’État-major des armées françaises. Selon lui, le « transfert a été progressif, maîtrisé et étroitement coordonné avec les FAMa et avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dont un contingent de plusieurs centaines de militaires est déployé en permanence à Tessalit ». «Ce transfert s’inscrit dans le cadre du partenariat de combat qui lie les forces françaises et les forces maliennes. Ainsi, les unités maliennes et françaises se sont entraînées ensemble pendant plusieurs semaines pour partager leurs savoir-faire et préparer la pleine prise en compte de l’emprise par une compagnie renforcée des FAMa », poursuit le communiqué de l’Armée française. « Différentes procédures de réassurance ont notamment pu être mises en œuvre», détaille son communiqué, ajoutant que comme à Kidal, cette nouvelle étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne « a été conduite dans de très bonnes conditions de dialogue avec les forces partenaires ». MD (AMAP)  

Bollé : L’alimentation assurée en qualité et en quantité

Bamako, 16 nov (AMAP) Contrairement à la MCA de Bamako, l’administration du centre pénitentiaire de Bollé met les moyens à la disposition des femmes détenues qui préparent pour elles-mêmes et pour les mineurs incarcérés dans cet établissement de rééducation. Selon les responsables de Bollé, ces femmes privées de liberté font la cuisine à tour de rôle par chambre (20 au total). « La cellule, dont le tour arrive, donne deux personnes qui préparent sous la supervision de quatre autres détenues de façon permanente présentes au niveau de la cuisine », expliquent-ils. L’administration souligne que les lundis et vendredis, c’est le haricot qui est servi comme déjeuner. Les autres jours, les plats varient entre le riz avec la pâte d’arachide et le «tô», le mets traditionnel. « Ces deux repas sont toujours accompagnés, soit de viande soit de poisson fumé », précise-t-elle, signalant que ce menu provient du CICR. Pendant les jours de fête et fériés, ce sont des plats spéciaux qui sont mis à la disposition des détenus, confient les responsables du centre qui assurent que les prisonniers (environ 191) mangent à « satiété ». Cette affirmation est confirmée par la porte-parole des prisonniers sous le sceau de l’anonymat : « Nous mangeons très bien. C’est par préférence que certains se font apporter à manger ici ». D’après la dame, les pensionnaires de Bollé ont l’impression, parfois, d’être en liberté. Elle déplore que dès fois, certaines détenues refusent de s’occuper de la cuisine. Très souvent, il y a aussi des disputes lors du partage de la viande entre les pensionnaires. BD (AMAP)

Nourriture des détenus à la Maison centrale d’arrêt de Bamako : Pas très appétissante

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 16 nov (AMAP) Il est environ 14 heures à Bamako-coura en Commune III du District de Bamako. En ce mardi du mois d’octobre, Madou Doumbia fait la queue devant la porte de la Maison centrale d’arrêt (MCA) de la capitale. Sous un soleil ardent, le jeune homme d’une vingtaine d’années est venu apporter de la nourriture à son frère, incarcéré dans ce centre pénitentiaire. Comme les autres visiteurs, le jeune homme tient en main une plat emballé dans un tissu, dont l’un des bouts est attaché à un petit bois sur lequel, le nom de son parent et le numéro de sa cellule sont inscrits. Il est aussi muni d’une pièce d’identité. « Sans cela, les agents n’acceptent pas les repas », glisse notre interlocuteur. De nombreux Bamakois apportent les repas à leurs parents ou proches emprisonnés dans les centres de détention de la capitale. Souleymane Coulibaly en fait partie. Chaque jour, le trentenaire quitte Korofina Sud (Commune I) pour apporter à manger à son frère, «condamné à deux ans de prison pour avoir volé une moto». «Il nous a informés que la qualité de la nourriture qu’on leur offre laisse à désirer ». « C’est pourquoi, justifie Souleymane Coulibaly, la famille a décidé de lui assurer la ration alimentaire au quotidien». Le jeune homme déplore le « favoritisme » autour de l’accès des aliments dans ce centre et invite les autorités à améliorer le régime alimentaire des détenus ». « Cependant, révèle-t-il, mon frère nous a informé que l’eau qu’ils boivent dans la prison est de bonne qualité». Au contraire, Kadiatou Sidibé ne sait rien des conditions de détention de son grand frère, incarcéré pour avoir enlevé un enfant. «C’est nous-mêmes qui avons décidé d’assurer sa ration alimentaire. Parce que si quelque chose de mal lui arrive, nous nous sentirons responsables », explique la bonne dame, d’un air désespéré. « Quelqu’un nous a dit qu’on leur donne à manger mais que les plats peuvent ne pas être de leur choix», reconnaît notre interlocutrice. En ce mardi d’octobre, Kadiatou Sidibé apporte à son frangin du riz avec de la sauce tomate (nadji). Habituellement, elle ajoute des fruits au plat. La dame estime que lorsqu’on enferme une personne, on doit la prendre correctement en charge. TROIS REPAS PAR JOUR – Un ancien pensionnaire de la MCA confirme. «Si les gens étaient bien nourris comme les citoyens moyens, est-ce que leurs parents allaient leur apporter quelque chose ? Ce qu’on donne là-bas n’est pas mangeable», souligne notre interlocuteur qui reconnaît, toutefois, que les détenus arrivent à manger trois fois par jour. Le petit déjeuner est servi entre 8 h et 9 heures, tandis que le déjeuner est offert entre 14 h et 15 h et le dîner aux environs de 17 h. L’ancien détenu révèle que les repas du matin et du soir sont de la «bouillie de mil», celui de midi varie entre le riz et le haricot.Ce dernier aliment n’est servi que les vendredis. «Les autres jours, c’est soit le riz au gras ou le riz avec une sauce gluante, difficile à avaler», se souvient notre interlocuteur. Il raconte que certains prisonniers, pour pouvoir consommer cette sauce, se procurent des bouillons culinaires, afin de l’assaisonner. L’ancien pensionnaire de la MCA se rappelle qu’au moment de sa détention, les personnes dont les parents apportaient de la nourriture, ne dépassaient pas le tiers des prisonniers. Les détenus qui ne recevaient pas de nourriture devaient, en échange de quelques tartines, rendre certains services aux «ravitaillés». Par exemple, en lavant leurs habits. Sur la question, le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré estime que les personnes extérieures ne devraient pas apporter à manger aux détenus. «A partir du moment où les gens sont privés de liberté, normalement, ils doivent être pris en charge par l’État. Que ce soit le couchage ou l’alimentation », explique le président de la CNDH. Pour lui, si une personne est privée de liberté, cela ne voudrait pas dire qu’elle est privée de sa dignité. «Elle conserve tous ses droits qui doivent être respectés jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu dans les règles de l’art. Et cela est valable pour les condamnés », soutient le défenseur des droits de l’Homme, tout en insistant sur le droit à une alimentation saine. La CNDH fait régulièrement des enquêtes pour veiller au respect des droits des détenus. «Généralement, les prisonniers nous disent que les repas servis dans certaines prisons sont acceptables », fait savoir Aguibou Bouaré. Dans d’autres établissements pénitentiaires, ils se plaignent tant de la qualité que de la quantité des mets. De façon générale, la situation n’est pas satisfaisante dans nos prisons. Cette situation s’explique, selon le défenseur des droits de l’Homme, par l’émission systématique des mandats de dépôt. « Emprisonner les gens à tour de bras engendre la surpopulation carcérale et augmente les charges de l’Etat du point de vue de la prise en charge des personnes détenues», analyse M. Bouaré, pour qui, il est souhaitable que les prisons soient désengorgées, en libérant toutes les personnes poursuivies qui offrent des garanties de représentation et en permettant de trouver des mesures alternatives à l’emprisonnement. SANTÉ ET INTÉGRITÉ PHYSIQUE – Contrairement au président de la CNDH, le premier responsable de la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES) trouve normal que les parents des détenus leur apportent de la nourriture. « La loi malienne n’est pas contre cette pratique », selon Ibrahima Tounkara qui précise que cela ne dédouane pas l’administration pénitentiaire de sa responsabilité d’assurer la prise en charge alimentaire des prisonniers. «Nous avons un budget pour cela. Mais les gens sont libres d’apporter à manger à leurs parents», souligne le directeur des établissements pénitentiaires. Ce budget, qui est passé d’environ 900 millions en 2017 à près de 1,6 milliard de Fcfa en 2021, est reparti entre l’ensemble (une soixantaine) des maisons d’arrêt de notre pays. Le premier responsable de la DNAPES a fait savoir que c’est au niveau de la direction des finances et

Attaque terroriste à Guiré (Nara) : L’Armée neutralise 06 assaillants et perd 07 soldats

Bamako, 15 nov (AMAP) Sept soldats maliens sont morts, dimanche, dans une attaque d’un groupe armé terroriste contre le poste de sécurité de Guiré (Région de Nara), à la proximité de la frontière avec la Mauritanie, selon un dernier bilan communiqué, lundi, par une source securitaire Un communiqué de l’Armée avait d’abord annoncé que les Forces armées maliennes (FAMa) ont « vigoureusement » repoussé, dimanche, aux environs de 14h45, cette attaque et avait fait état d’un « bilan provisoire de 04 morts et 14 blessés de côté FAMa. Et côté assaillants, 06 morts ». Aussitôt, a ajouté la même source, trois blessés ont été sauvés par un hélicoptère des FAMa pour leur prise en charge. Le chef d’état-major général des Armées avait présenté « ses condoléances les plus attristées aux familles et frères d’armes des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés », indique l’Armée. SS/MD (AMAP)  

Coupe du monde 2022 : Les Aigles du Mali assument leur statut

Envoyé spécial Boubacar THIERO Agadir, 16 nov (AMAP) La sélection nationale de football du Mali, qui s‘est qualifiée pour les barrages de la Coupe du monde Qatar 2022, a réalisé un parcours sans faute et, cerise sur le gâteau, elle est la seule équipe qui n’a encaissé aucun but en six journées de compétition. «Cette qualification pour les barrages est méritée pour tout le groupe, l’encadrement technique et le peuple malien. Nous dédions cette qualification à l’ancien président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra, décédé le jeudi 11 novembre», a declaré l’attaquant des Aigles, El Bilal Touré résumant parfaitement le sentiment général, après la brillante qualification de la sélection nationale pour les barrages du Mondial 2022. Dimanche, après le coup de sifflet final du match contre l’Ouganda, défait 1-0 au compte de la dernière journée des éliminatoires (but de Kalifa Coulibaly à la 18è minute), le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers ont fêté comme il se doit le parcours réalisé par l’équipe en six journées de compétition. «On a fait un grand parcours, mais le travail n’est pas encore terminé. Les deux matches des barrages seront plus difficiles et il faut déjà se concentrer sur le sujet. L’objectif, c’est la qualification pour la Coupe du monde et on va se battre pour ça», a martelé l’attaquant de Reims (Ligue 1 française). Le milieu de terrain de Hatayspor (D1 turque), Adama Traoré salue également le parcours de l’équipe, tout en insistant sur la nécessité pour tout le groupe de se préparer déjà pour la suite des événements. «Nous avons fait un parcours presque parfait pour les éliminatoires et les regards se tournent désormais vers les barrages. Quel que soit le futur adversaire, les deux prochains matches seront comme des finales à négocier à tout prix. Nous savons ce que nous voulons, le plus important, c’est de nous qualifier pour la Coupe du monde», souligne celui que les supporters appellent familièrement Nos. Le défenseur du Standard Liège (Belgique), Moussa Sissako, partage l’avis de son coéquipier et assure ne pas avoir de préférence pour les barrages. «Pour les barrages, je n’ai pas de choix particulier, peu importe le nom de l’équipe qu’on croisera. L’essentiel, c’est réussir à négocier les deux matches et jouer la Coupe du monde qui est un rêve pour tout footballeur», insiste l’international malien. Pour le défenseur de Guimarães (Portugal) Falaye Sacko, l’esprit de groupe et l’engagement sur le terrain ont été les clés de la qualification pour les barrages. «Nous allons aborder les matches de barrage avec le même état d’esprit et la même détermination. Nous avons déjà fait un grand pas vers le Mondial et nous allons tout mettre en œuvre pour écrire une nouvelle page de l’histoire de notre football», annonce le défenseur des Aigles. Présent, dimanche au stade d’Agadir, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a, au nom des autorités de la Transition, félicité le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers pour leur brillante qualification et affiché son optimisme pour la suite des événements. «Nous voulons aller à la prochaine Coupe du monde. Notre sélection nationale a aujourd’hui le potentiel technique suffisant pour se qualifier pour le Mondial», a salué Mossa Ag Attaher. Au total, six pays ont obtenu leurs billets pour les barrages. Il s’agit du Mali, du Sénégal, du Maroc, de l’Egypte, de la RD Congo et du Ghana. Les quatre nations restantes seront connues aujourd’hui, à l’issue des derniers matches de la 6è journée. Pour ces derniers matches, tous les regards sont braqués sur le choc entre les Lions indomptables du Cameroun et les éléphants de Côte d’Ivoire. Les deux pays s’affrontent, aujourd’hui (Ndlr, mardi) au Cameroun et la victoire est impérative pour les Camerounais pour coiffer les Ivoiriens au poteau d’arrivée. Tout autre résultat éliminerait les Lions indomptables qui ont un point de retard sur les éléphants (13 contre 12 en faveur de la sélection ivoirienne). Samedi lors de la 5è journée des éliminatoires, les deux cadors ont fait parler la poudre face, respectivement au Malawi (4-0) et au Mozambique (3-0). Pour mémoire, la Côte d’Ivoire s’est imposée à l’aller 2-1, grâce à deux réalisations de l’actuel 2è meilleur buteur de la Ligue des champions d’Europe, Sébastien Haller (7 réalisations, contre 8 pour Robert Lewandowski). Il y a de l’électricité dans l’air. BT (AMAP) Dimanche 14 novembre au stade d’Agadir Mali-Ouganda : 1-0 But de Kalifa Coulibaly (19èmin). Arbitrage de l’éthiopien Weyesa Bamlaku Tessema, assisté de ses compatriotes, Samuel Atango Temesgin et Tadesse Belay. Mali : Ismaël Diarra Diawara, Falaye Sacko, Moussa Sissako, Charles Traoré (Hamari Traoré, 72è min), Diadié Samassékou (cap) (Mamadou Fofana, 90è min), N’Guessan R. Kouamé (Aliou Dieng, 66è min), Moussa Doumbia (Adama Traoré «Malouda», 66è min), Kalifa Coulibaly, El Bilal Touré, Lassine Sinayoko (Adama Traoré «Noss», 66è min). Sélectionneur : Mohammed Magassouba. Ouganda : Watenga Isma Bin Rashid, Isouma Denis, Mugabi Devis Kristofer, Lialia Haudi, Muleme Ismae, Byaruimena Bibosi (Ndhondhi Moses Waswa, 68è min), Aucho Khaus (cap), Okello Auan (Kalisa Milton, 81è min), Orit Ibrahim, Kizza Martin (Makal Steven Dese, 68è min), Bayo Kha Aziz. Sélectionneur : Sredojenic Milutin.