…Pas de panique au niveau des banques

Bamako, 11 janv (AMAP) Les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris des sanctions contre le Mali, dont le gel des avoirs maliens au sein de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la fermeture des frontières entre le Mali et les États membres de l’organisation, la suspension des transactions avec Bamako, à l’exception des produits médicaux et des produits de première nécessité. Lire la suite sur : http://lessor.ml DC (AMAP)

Dossier sanctions de la CEDEAO : Les Bamakois entre colère et inquiétude

Bamako, 11 janv (AMAP) Hier, lundi, il était environ 13 heures au Quartier du Fleuve. En cette journée, un peu ensoleillé, Adama Sidibé et Ibrahima Mahamane étaient dans un « grin » (groupe d’amis) sous un fromager, non loin de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le sujet du jour ? Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali. Lire la suite sur http://lessor.ml BD (AMAP)

Dossier sanctions de la CEDEAO : Les commerçants maliens plus indignés qu’inquiets

Bamako, 11 janv (AMAP) Lundi matin, les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali, à l’issue des sommets extraordinaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), tenus le 09 janvier 2022 à Accra, en Ghana, étaient sur toutes les lèvres. Lire la suite sur http://lessor.ml

Air France arrête ses vols sur Bamako

Bamako, 10 janv (AMAP) « Air France » ne transporte pas de passagers vers Bamako ce 10 janvier 2022, a annoncé la compagnie aérienne française. La compagnie confirme qu’elle ne pourra pas assurer la desserte de Bamako, au Mali, ce jour, “en raison de tensions géopolitiques régionales” liées à un embargo décidé par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’information est donnée via les réseaux sociaux par les équipes d’Air France qui disent être « mobilisées pour assister les clients dont les vols sont annulés ». AC/MD (AMAP)

Sanctions de la CEDEAO et l’UEMOA : Le gouvernement dénonce une injustice et annonce des mesures de réciprocité

Bamako, 10 janv (AMAP) Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, a dénoncé, dimanche soir, comme une injustice, les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). A la télévision nationale, en tenue militaire, le ton grave, quelques heures après les sanctions économiques et financières prises contre le Mali par la CEDEAO et l’UEMOA, dimanche 09 janvier 2022, lors d’un double sommet à Accra, au Ghana, le colonel Abdoulaye Maïga, a annoncé des “mesures de réciprocité”, donnant ainsi la réaction du gouvernement par un communiqué. « D’ores et déjà, sur la base de la réciprocité, le Mali décide de rappeler ses ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Ces annonces de Bamako interviennent en attendant « des mesures nécessaires » que le gouvernement prendra « dans les heures à venir en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses », a martelé le colonel Maïga. Le gouvernement « dénonce et rejette » les décisions de la CEDEAO à l’encontre du Mali. Il s’agit de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali, la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali. Mais également le gel des avoirs du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO. Le gouvernement rassure « l’opinion nationale que des dispositions ont été prises pour assurer l’approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés ». Le communiqué indique, aussi, qu’« au regard des violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations, le gouvernement du Mali tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités ». Le gouvernement du Mali a, également, « énergiquement » condamné les « sanctions illégales et illégitimes prises par l’UEMOA et la CEDEAO ». “Ces mesures, note le communiqué, contrastent avec les efforts fournis par le gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la CEDEAO sur le chronogramme des élections au Mali ». Elles émanent d’organisations « pourtant fondées sur la solidarité et l’idéal panafricain, curieusement au moment où les Forces armées maliennes engrangent des résultats spectaculaires dans la lutte contre le terrorisme, ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie », regrette le gouvernement. Le gouvernement précise que l’embargo décidé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, “applicable à un Etat souverain constitue une violation manifeste du Traité de l’UEMOA et des statuts de la BCEAO ». En outre, poursuit le communiqué, « le gel des avoirs d’un Etat, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant auquel chaque Etat membre a concédé son droit souverain d’émission ». Le gouvernement du Mali regrette aussi que des « organisations sous régionales ouest africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués », note le communiqué. Il déplore « le caractère inhumain de ces mesures qui viennent affecter les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire, notamment celle de la COVID-19 ». Le gouvernement invite les populations au calme et à la retenue. Et, « face à toute éventualité de déploiement des forces étrangères contre” le Mali, il appelle les Forces de défense et de sécurité, ainsi que la population, à redoubler de vigilance et à rester mobilisées », souligne le communiqué. Le texte appelle « à la solidarité et à l’accompagnement des pays et institutions amis ». MT/MD (AMAP)

Communiqué du gouvernement de la transition suite aux sanctions économiques et financières prises à l’issue des sommets extraordinaires de la CEDEAO et de l’UEMOA

Le Gouvernement de la République du Mali a appris avec stupéfaction les sanctions économiques et financières prises à l’encontre du Mali à l’issue des sommets extraordinaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), tenus le 09 janvier 2022 à Accra, en République du Ghana. Ces mesures contrastent avec les efforts fournis par le Gouvernent et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la CEDEAO sur le chronogramme des élections au Mali. Le Gouvernement du Mali condamne énergiquement ces sanctions illégales et illégitimes prises par l’UEMOA et la CEDEAO, organisations pourtant fondées sur la solidarité et l‘idéal panafricain, curieusement au moment où les Forces Armées Maliennes engrangent des résultats spectaculaires dans la lutte contre le terrorisme, ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie. • Concernant l’UEMOA, un embargo décidé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement, applicable à un Etat souverain constitue une violation manifeste du Traité de l’UMOA et des statuts de la BCEAO. En outre, le gel des avoirs d’un Etat, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant auquel chaque Etat membre a concédé son droit souverain d’émission. • Concernant la CEDEAO, le Gouvernement dénonce et rejette les décisions suivantes qui ne sont fondées sur aucun texte communautaire : 1. la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali ; 2. la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali, le gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO. Le Gouvernement du Mali regrette que des organisations sous régionales ouest africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués. Dans les heures à venir le Gouvernement du Mali prendra toutes les mesures nécessaires en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses. Le Gouvernement du Mali déplore le caractère inhumain de ces mesures qui viennent affecter les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire, notamment celle de la COVID-19. Le Gouvernement du Mali invite les populations au calme et à la retenue. Face à toute éventualité de déploiement des forces étrangères contre notre pays, le Gouvernement du Mali appelle les Forces de Défense et de sécurité, ainsi que la population, à redoubler de vigilance et à rester mobilisées. Le Gouvernement du Mali en appelle à la solidarité et à l’accompagnement des pays et institutions amis. D’ores et déjà, sur la base de la réciprocité, le Mali décide de rappeler ses Ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés. Le Gouvernement du Mali tient à rassurer l’opinion nationale que des dispositions ont été prises pour assurer l’approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés. Au regard des violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations, le Gouvernement du Mali tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités. Bamako, le 09 janvier 2022 Le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, Colonel Abdoulaye MAIGA

Plus de 1 000 cas de Covid-19, dimanche, au Mali

Bamako, 09 janv (AMAP) La courbe des contaminations à la Covid-19 a encore explosé, dimanche, au Mali où les services de santé ont enregistré un record de 1 217 nouveaux malades et un décès, sur 5 294 échantillons testés. Cependant, selon le rapport journalier du département de la Santé et du Développement social, les médecins ont déclaré 188 patients guéris du coronavirus au cours des dernières 24 heures. Quelque 2 023 malades “sont sous traitement dans les structures de prise en charge”, indique la même source. Selon le tableau récapitulatif, la situation globale, depuis le 25 mars 2020, présente 25 197 cas positifs sur lesquels 20 193 patients guéris, soit un taux de guérison de 80,14% contre 672 décès equivalant à 2,66,% de létalité. À ce jour, 552 168 personnes ont recu une vaccination complète contre 396 092 qui ont reçu une seule dose. AT (AMAP)

CAN 2021: La fête du football africain officiellement lancée

Bamako, 09 janv (AMAP) Le stade d’Olembé de Yaoundé, plein à 80% de sa capacité, a accueilli, dimanche 9 janvier, la cérémonie d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Cameroun 2021. Une cérémonie présidée par le chef d’État camerounais, Paul Biya, en présence du président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino et celui de Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepé. Hautes en couleurs, les festivités d’ouverture ont été animées par plusieurs prestations artistiques dont celle du chanteur congolais Fally Ipupa. Devant un public camerounais motivé et sorti en masse, malgré les restrictions liées à la pandémie de Covid-19. La 33è édition de la CAN se tient au Cameroun du 9 janvier au 7 février 2022. Durant trois semaines, 24 nations africaines s’affrontent pour le trophée continental. En match d’ouverture, le pays organisateur sera face aux Etalons du Burkina Faso. En deuxième match, l’Ethiopie affrontera le Cap-Vert pour le compte du groupe A. MT/MD (AMAP)

CAN 2021: Le Cameroun domine le Burkina Faso en ouverture

Bamako, 09 janv (AMAP) Les Lions indomptables du Cameroun ont débuté leur CAN par une petite frayeur. Menés de la 25′ de jeu du match d’ouverture par les Burkinabé, les Camerounais ont réussi à revenir dans la partie pour s’imposer (2-1). Dans un stade d’Olembé de Yaoundé rempli à 80% de sa capacité les Etalons ont refroidi le public camerounais. Les coéquipiers de Bertrand Troaré ont ouvert le score sur un centre repris par le jeune milieu, Gustavo Sangaré. La réaction du Cameroun n’a pas tardé et est arrivée par le capitaine Aboubakar Vincent qui transforme deux penalties, avant la mi-temps. D’abord sur une faute sur Zambo Anguissa confirmée après l’intervention de la VAR et une deuxième sur le défenseur Nouhou Tolo. Les Camerounais gèrent leur avantage et s’imposent, car le score ne bougera pas malgré des occasions de part et d’autre. Le pays organisateur effectue donc une bonne entrée dans la compétition. En deuxième match, l’Ethiopie affronte le Cap-Vert pour le compte du groupe A. MT/MD (AMAP)

Durcissement des sanctions de la CEDEAO « avec effet immédiat » contre Bamako

Bamako, 09 janv (AMAP) Le 4ème sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le Mali, a adopté, dimanche, à Accra, Ghana, des sanctions supplémentaires et plus dures contre Bamako. Selon le communiqué final du Sommet, les chefs d’Etat ouest-africains ont décidé, « avec effet immédiat », de ces mesures dont le « retrait des ambassadeurs de tous les Etats membres de la CEDEAO au Mali, de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre le Mali et les pays de la CEDEAO ». Ils ont, également, adopté la suspension de toutes les transactions commerciales entre le Mali et les pays de la CEDEAO, exceptés les produits de première nécessité, produits pharmaceutiques, fournitures et équipements médicaux, y compris les matériaux pour le contrôle du Covid-19 et les produits pétroliers et électricité. Bamako s’est aussi vu imposé le gel de ses avoirs à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et les banques commerciales ainsi que de sa suspension de toute aide financière sur financement des institutions de la CEDEAO : la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Ces sanctions d’application immédiate « resteront en vigueur » et « ne seront progressivement levées qu’après un chronogramme acceptable et convenu est finalisé et des progrès satisfaisants réalisés dans la mise en place du chronogramme des élections », indique la CEDEAO. L’organisation sous régionale appelle l’Union africaine (UA), les Nations Unies et d’autres partenaires « à l’application de ces sanctions et continuer à soutenir une transition politique acceptable » au Mali. « De plus, compte tenu de l’impact potentiellement déstabilisateur sur le Mali et sur la région, créée par cette transition au Mali », la CEDEAO décide « d’activer immédiatement (sa) Force en attente, qui devra être prête à toute éventualité ». En prélude à ce sommet, le médiateur de la CEDEAO pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, s’est rendu à Bamako, mercredi 5 janvier 2022. Une forte délégation ministérielle malienne s’était auparavant rendue à Accra, au Ghana, pour présenter les recommandations des Assies nationales de la refondation (ANR), au président Addo Akufo-Addo, président en exercice de la CEDEAO. La mission a présenté un projet de chronogramme des élections au président de l’organisation sous régionale. Ces missions conduites par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, se sont, également, rendues dans plusieurs capitales ouest africaines. MD (AMAP)