Mali : Le Plan d’Action du Gouvernement de Transition approuvé lundi

Bamako, 3 août (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé lundi au CICB, le Plan d’action du gouvernement (PAG)2021-2022, à l’issue d’un vote par 102 voix pour, deux (02) contre et neuf (09) abstentions, après une journée de débats, a constaté l’AMAP. Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a, juste après le vote favorable des membres du CNT au plan d’action qu’il a présenté, remercié, au nom du chef de l’État et du gouvernement, les membres du CNT pour la confiance placée en son équipe. « Je sens plus que jamais la charge de la responsabilité qui est la mienne face aux Maliens et face à l’histoire. Rien ne sera ménagé pour que ce vote entre dans l’histoire », a assuré Dr Choguel Kokalla Maïga devant le CNT. En rappel, le Plan d’Action du Gouvernement de Transition dont le montant de sa mise en œuvre est estimé à 2050 milliards de nos francs, est basé sur axes stratégique à savoir le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : Dix nouveaux cas positifs enregistrés dimanche

Bamako, 2 août (AMAP) Dix (10) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés dimanche, portant le nombre total à 14 584 au Mali dont 13.945 guérisons et 532 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 10 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et dans les Communes I, II, IV, et VI du district de Bamako avant de déclarer que 135 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Funérailles en milieu Sénoufo : Plutôt la joie que les pleurs

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 30 juil (AMAP) La population sénoufo, dans la Région de Sikasso (Sud), dans la Région de Sikasso (Sud), contrairement à de nombreuses autres communautés, privilégie la joie aux pleurs, lors des funérailles. La mort, en milieu sénoufo, est perçue comme l’évènement le plus important de la vie. Elle constitue le passage de la vie à la mort, de la mort à l’état de défunt et, enfin, dans le monde des ancêtres. « Auparavant les vieux sénoufo préparaient la mort », dit l’abbé Edouard Coulibaly, responsable du volet recherche du Centre culturel sénoufo, également sénoufo et originaire de Kadiolo (la capitale du Folona). Avant leur décès, certains anciens préparaient leur « cousaba », autrement dit un grand boubou, le pantalon et le bonnet à porter et des couvertures. Ils les confiaient au fils aîné ou à celui qui s’occupe d’eux. D’autres demandaient même à leurs enfants de creuser leur tombe. Ce, « pour ne pas fatiguer » les gens le jour-j. Dès l’annonce du décès, la fête commence. Le corps du défunt est gardé pendant deux jours. Entre temps, les joueurs de balafon se mettent à l’œuvre, le même jour. Ils jouent de la musique pour sécher les larmes. Tandis que les chanteurs louent la bravoure et rappellent les bienfaits du défunt, les enfants de ce dernier et leurs amis dansent. DECOMPTE DES COUVERTURES – Pendant ce temps, la fille aînée du défunt commence à compter les couvertures. Chaque être cher du défunt souhaite lui offrir une couverture (fils, filles, épouses, amis, connaissances etc.). Autrefois, le défunt pouvait se voir offrir près de 70 couvertures au total. Aujourd’hui, ce chiffre est réduit au minimum à 7 couvertures et au maximum à 20. Après le triage des couvertures, les fils se partagent ce qui reste. Et chaque bénéficiaire doit obligatoirement inviter ses amis lors des grandes funérailles. A en croire l’Abbé Coulibaly, ce nombre pléthorique de couvertures s’explique par une croyance des Sénoufo. Ils se disent que, dans l’Au-delà, le défunt partagera avec les autres morts. Après l’enterrement, il faut 3 à 5 mois pour tenir les grandes funérailles. Chez les Senoufo, cette décision est prise par le chef du lignage. Sans funérailles, le défunt n’accède pas au ciel, pense-t-on. C’est une fête sans aucun signe de deuil. Dans ce milieu, les funérailles constituent une fête de joie et d’espérance. C’est l’occasion de retrouvailles pour les parents, les habitants du village et les alliés. Tout ceci est accompagné par un orchestre. Selon l’Abbé Edouard, dans sa localité, les funérailles durent toute une semaine. En plus des hôtes, chaque fils et fille du défunt invite ses amis. Les festivités des premiers jours de la semaine des funérailles sont dédiées aux étrangers. Pour le reste, chaque jour est réservé aux invités d’un des fils ou filles de la famille. Au cours de la semaine, les étrangers et les habitants du village dansent au son du balafon, mangent et boivent avant de contribuer pour aider, financièrement, celui qui les a invités. Le dernier jour des funérailles, dans l’après-midi, les jeunes du village transportent une natte qui représente le défunt (ce dernier est déjà enterré). En cours de route, les gens qu’ils rencontrent mettent de l’argent sur la natte. Ainsi, ils transportent la représentation du défunt dans la case des morts, appelé « cougba », en langue sénoufo. Vers 16 heures, ils enlèvent tous les objets de la case avant de le faire écrouler. Ainsi prennent fin les funérailles. Le correspondant régional de l’AMAP à Sikasso, centre 1991-1992, Fousseyni Diabaté, qui a accompagné le gouverneur de la région, Alpha Abdoulaye Sow, aux funérailles du célèbre chanteur sénoufo, feu Lamissa Bengaly, se souvient. Ces funérailles ont été une grande fête. Il y avait du folklore sénoufo et les gens ont dansé. « Des jeunes qui transportaient le défunt faisaient des va-et-vient interminables, au pas de course, dans la foule. Quelque fois, lorsqu’ils revenaient sur leurs pas, ils déposaient le corps du défunt. Les femmes de ce dernier s’agenouillaient autour de lui et murmuraient des paroles. Après, les jeunes continuaient leurs allers-retours, jusqu’à l’heure de l’enterrement », remémore M. Diabaté. Fousséni Diamouténé, un Sénoufo ressortissant du village de N’Gorodougou (Commune de Danderesso) raconte les funérailles d’une vieille mère. « La population a passé toute une nuit à manger et à danser au son du cicaara », se rappelle le sexagénaire, ajoutant que c’est le lendemain qu’ils ont enterré la défunte. Dans d’autres contrées sénoufo de la région, comme Lofiné, Gnaradougou et Soronto, les populations ont gardé la tradition des festivités des funérailles. Certaines femmes sénoufo, en plus des chants et danses, portent des uniformes. Selon les précisions de l’ancien directeur adjoint du Musée national, Salia Mallé, dans d’autres communautés sénoufo, lors des funérailles, le « poro », (société secrète en charge de l’initiation des jeunes), assure le rituel. Les porteurs de « masques-hommes » incarnent des animaux mythiques. Ils sont encagoulés. Personne ne doit et ne peut les reconnaître. Selon un ordre rituel précis, ils apparaissent par catégorie, chacune ayant une mission particulière. Les masques se produisent dans une ambiance assez terrifiante, car ils sont chargés de chasser les mauvais génies et d’associer les ancêtres courroucés qui doivent accueillir le défunt. D’autres masques encerclent le corps en tournant autour de la dépouille. « Chez les Sénoufo, les funérailles ont pour fonction de donner au défunt le statut d’ancêtre », indique M. Mallé. Malheureusement, ces festivités ont tendance à disparaître chez certains Sénoufo sous les coups de boutoir des religions et de la « modernité ». Encadré Au cours des funérailles chez les Sénoufo, trois vieilles femmes sont désignées pour veiller sur le corps, avant l’enterrement. Ces trois vénérables mères montent la garde, 24h/24, durant 2 à 3 jours. Elles chassent les mouchent sur le corps. En récompense, ces veilleuses se nourrissent de poulet et de riz. Un poulet entier, à chaque repas ! Dans le but de les protéger des mauvaises odeurs du corps. Si le poulet n’est pas entier, les vigiles peuvent se plaindre auprès de la cuisinière. C’est le mari de cette dernière

Mali: Le Premier ministre a présenté le plan d’actions du gouvernement

Bamako, 30 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présenté, vendredi après-midi, le Plan d’actions du gouvernement (PAG) devant le Conseil national de Transition (CNT), organe législatif de la Transition. Pour la première phase de cette session spéciale au CNT, le Premier ministre a détaillé les grands axes du PAG. Les débats et le vote du PAG auront lieu lors de la 2è partie de la session prévue lundi prochain. S’adressant aux membres du CNT, le chef du gouvernement a présenté les quatre axes du plan d’actions dont le budget de mise en œuvre est estimé à plus de 2,050 milliards de Fcfa. Ces différents axes sont le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national et la mise en place des réformes politiques et institutionnelles. Les actions du gouvernement seront également focalisées sur l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance, ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Le PAG est décliné en neuf objectifs. Il tient également compte du temps restant de la Transition et est fondé sur trois piliers : sécuritaire, politique et social, selon M. Maïga. Le Premier ministre a donné des assurances sur plusieurs sujets cruciaux de la Transition. Sur le plan du renforcement de la sécurité, premier axe du PAG, le chef du gouvernement a indiqué que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, le gouvernement va s’engager à mettre « tous les moyens matériels et humains nécessaires à la disposition des forces de défense et de sécurité ». “Le gouvernement va, également, s’atteler à l’organisation des Assises nationales de la refondation (ANR)”, a affirmé le Dr Choguel Kokalla. Au sujet de ces assises, le chef du gouvernement a assure que, sans être une assise de plus, ce « cadre de dialogue s’appuiera sur les résolutions et recommandations des différents fora tenus ces dernières années ». le Premier ministre a assuré la mise en œuvre intelligente et la relecture de manière consensuelle, de l’Accord pour la Paix et la réconciliation issu du processus d’Alger Sur l’Education, le chef du gouvernement a réaffirmé aux syndicats d’enseignants que l’article 39 n’a pas été abrogé. MT/MD (AMAP)

Le Premier ministre malien présente le plan d’actions gouvernementales devant le CNT

Bamako, 30 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, présente, ce vendredi après-midi, le Plan d’actions du gouvernement (PAG) devant le Conseil national de transition (CNT). L’exercice auquel se soumet le chef du gouvernement est une recommandation de l’article 15 de la Charte de la Transition. Ce passage, dans l’esprit de la Charte, donne la possibilité au chef du gouvernement de décliner les grands axes de sa stratégie de gestion de l’action publique. Le projet de plan d’actions que présente le Premier ministre s’articule autour de quatre (4) axes prioritaires. Il s’agit du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la mise en place des réformes politiques et institutionnelles. Les actions du gouvernement seront également focalisées sur l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance, ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Le PAG est la synthèse des contributions des 25 ministères du gouvernement. Il s’appuie sur les priorités de la Transition en fonction de sa durée. MT/MD (AMAP)  

Mali : Six policiers écroués après la mort d’un jeune homme

Bamako, 29 juil (AMAP) Les six policiers, auteurs présumés de la mort du jeune Abdoulaye Keïta, à Lafiabougou, ont été déférés, mercredi, à la prison centrale de Bamako, a appris l’AMAP de sources judiciaires. Les agents mis en cause ont été déférés suite à l’instruction du juge du 2è cabinet du tribunal de la Commune IV du district. Ils sont poursuivis pour «meurtre, coups mortels, blessures volontaires et involontaires». Dans la nuit du mercredi 21 juillet dernier, aux environs de 23 heures, à la suite d’une course poursuite de l’équipe de patrouille de la Brigade anti criminalité (BAC)après un véhicule non immatriculé, des échauffourées ont éclaté entre ces policiers et des jeunes du secteur. Ces affrontements avec ont fait un mort, Abdoulaye Keïta dit «Thiam», et au moins cinq blessés graves. TC/MD (AMAP)

Le général Moussa Diawara sous mandat de dépôt dans l’affaire de la disparition du journaliste Birama Touré

Bamako, 29 juil (AMAP) Le général Moussa Diawara, ancien directeur de la Sécurité d’État, a été placé sous mandat de dépôt, jeudi, pour «complicité d’enlèvement, de séquestration et de tortures» par le 1è cabinet du tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako. Des sources proches du dossier précisent que le haut grade, qui a été entendu dans l’affaire de la disparition du journaliste Birama Touré, est détenu dans un lieu différent de la prison centrale de Bamako. Il y a quelques semaines, le dossier de la disparition du journaliste du “Sphinx” a connu un rebondissement, avec un mandat d’arrêt international délivré par le même tribunal contre le fils de l’ancien président de la République, Karim Keïta, ancien président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Il est accusé d’être à l’origine de l’enlèvement et de la disparition de Birama Touré alias Norbert Zongo, du nom du célèbre journaliste enquêteur burkinabé assassiné dans le cadre de ses investigations. A propos du mandat d’arrêt international contre Karim Keïta, la famille du journaliste disparu, par la voix de leur patriarche, Mamadou Touré, a souhaité, dans une déclaration, que la lumière soit faite sur cette affaire, ajoutant qu’il veut voir son fils Birama Touré. “Et s’il n’est plus vivant, a-t-il dit, qu’on montre sa tombe à la famille afin qu’elle puisse faire son deuil”. Ce dernier rebondissement dans l’affaire du journaliste a, aussi, fait réagir la Maison de la Presse. Par la voix de son président, Bandiougou Danté, elle «réaffirme son soutien à la justice et l’encourage à aller jusqu’au bout pour la manifestation de la vérité ». DD/MD (AMAP)

Les Casques bleus repoussent deux attaques visant leurs forces au Mali

Bamako, 29 juil (AMAP) La Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a repoussé “vigoureusement”, mercredi, deux attaques visant ses patrouilles, annonce la Mission onusienne dans un communiqué publié ce jeudi. Le premier accrochage s’est déroulé à Kidal, dans le Nord du Mali, au cours duquel, “un véhicule blindé a été endommagé et aucune victime n’est à déplorer, selon la même source. La seconde attaque a eu lieu, au nord de Douentza (Centre) “dans une zone où la MINUSMA avait désamorcé plus tôt dans la journée un engin explosif improvise”. “La réaction vigoureuse de la Force de la Minusma a permis d’éviter toute perte en vie humaine », a expliqué Myriam Dessables, porte-parole de la mission. Durant les trois dernières semaines, rappelle la même source, la MINUSMA a fait l’objet de 15 attaques hostiles dont 11 aux engins explosifs improvisés à Kidal, , Tessalit, Gao, Aguelhok (Nord), Douentza, Bandiagara (Centre) et 4 au mortier à Aguelhok et Ménaka (Nord et Nord-Est). La mission internationale précise que ces actes hostiles contre la MINUSMA ont blessé 15 membres de son personnel et un enfant et ont causé d’importants dégâts matériels. « La résurgence de ces attaques ne détournera pas la MINUSMA dans l’exécution de son mandat et dans ses efforts pour la protection des populations civiles et la paix au Mali », conclut le communiqué. SS/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : Douze cas positifs enregistrés mercredi

Bamako, 29 juillet (AMAP) Douze cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés mercredi, portant le nombre total à 14 563 au Mali dont 13.934 guérisons et 531 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 12 nouveaux cas ont été enregistrés dans les région de Koulikoro, Ségou, Gao et dans les Communes II, IV, V et VI du district de Bamako avant de déclarer que 118 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Liptako Gourma : Barkhane neutralise plusieurs terroristes

Bamako, 28 juil (AMAP) La force Barkhane a neutralisé plusieurs terroristes au cours de deux opérations, du 12 au 22 juillet dernier, selon un communiqué de l’opération française. La première opération a été menée contre un camp de l’État islamique au grand Sahara (EIGS) dans la Région de Ménaka, dans le Nord-Est du Mali. Tandis que l’autre a consisté à réaliser une manœuvre aérienne et aéroterrestre d’ampleur. Toujours selon le communiqué, la 1ère opération a été menée, dans la nuit du 22 juillet, « sur très court préavis, en coordination avec l’armée américaine ». D’après la même source, l’identification des deux responsables de l’EIGS neutralisés au cours de cette action est en cours. Il y a quelques semaines, les forces françaises et nigériennes avaient déjà porté des coups très durs contre l’EIGS dans le Liptako malo-nigérien lors de l’opération ‘’Solstice’’. Cela, alors que le groupe terroriste, à partir de ses bases dans le Liptako malien, menait une politique de terreur contre les populations locales, forcées de déserter leurs villages, et harcelait les forces armées nigériennes. Plusieurs cadres de haut rang de l’EIGS avaient déjà été neutralisés dont Dadi Ould Chaib, plus connu sous le nom d’Abou Dardar, l’un des chefs de groupe. De nombreuses ressources logistiques avaient, également, été saisies. « Cette nouvelle opération illustre notre détermination à continuer la lutte contre les groupes armés terroristes, aux côtés de nos partenaires sahéliens et en coordination avec nos alliés européens et américain. Ce combat reste une priorité absolue », a assuré le commandement de la force Barkhane. La seconde opération, dénommée ‘’Impérium national’’, s’est effectuée à l’approche de la fête de Tabaski. « Durant trois jours (du 12 au 14 juillet), Barkhane a adopté un dispositif singulier pour faire face à d’éventuelles actions symboliques contre les unités françaises et les partenaires, tout en maintenant une capacité permanente de harcèlement contre les Groupes armés terroristes (GAT) », indique le commandement de l’opération française. « Les unités terrestres ont concentré leurs efforts autour de leurs emprises, tandis qu’une opération aérienne et aéroterrestre d’envergure était conduite dans la troisième dimension. Chasseurs, drones, avions légers de reconnaissance et hélicoptères de reconnaissance et d’attaque ont ainsi sillonné le ciel de notre pays, assurant la défense en profondeur de la Force », aoute l’armée française. « Cet effort dans la 3e dimension a parfaitement atteint son objectif en dissuadant toute tentative d’attaque des GAT vis-à-vis de Barkhane. Il a, en outre, renforcé la protection des emprises militaires de nos partenaires maliens et nigériens, souvent prises à partie ces dernières semaines », a ajouté le communiqué. Il a signalé que « le jour de la fête de l’Aïd al-Adha, des terroristes ont ainsi été neutralisés dans le Liptako par une frappe de drone Reaper, tandis que d’autres étaient fixés dans le Gourma par le Groupement tactique désert aérocombat (GTD-A) ». Des groupes de commandos de la force Barkhane ont été héliportés sur ces deux zones d’engagement. Appuyés par la chasse et les hélicoptères d’attaque, ils ont pu « saisir des ressources d’intérêt et procéder à la capture des terroristes ».\ Par ailleurs, le 20 juillet dernier, au cours d’une mission d’appui aérien au profit d’un Groupement tactique désert (GTD) dans la zone de Hombori (Nord), un Mirage 2000D a fait face à une avarie, nécessitant l’éjection de l’équipage (un pilote et un officier navigateur système d’armes). Selon le communiqué, l’équipage, dont l’un des membres a été légèrement blessé, « est sain et sauf ». L’épave de l’avion, qui s’est écrasé dans une zone inhabitée, a été localisée par la force Barkhane. « Une enquête va être initiée pour préciser l’origine de cet accident », annonce le communiqué. BD/MD (AMAP)