Education des filles non voyantes : C’est la documentation en braille qui manque le plus
Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 27 avr (AMAP) Faladié, en Commune VI du District de Bamako, en ce mois de Ramadan, le soleil darde ses rayons brûlants sur les hommes. À proximité d’une voie bitumée, quelques personnes non voyantes cherchent, à l’aide d’une canne, leur chemin. Certaines se rendent à l’Institut national des aveugles du Mali (Inam). Dans la cour de cet établissement, un calme plat règne. Rosalie Kangama, est l’une des 17 élèves non voyantes du lycée Louis Braille de l’Inam. En raison de difficultés d’accès à la documentation scolaire en braille, la jeune fille de 21 ans est venue poursuivre ses études à Bamako. Auparavant, elle était à Ségou, dans le Centre du Mali, à quelque 220 km de la capitale. Cette année, elle est en classe de Terminale langues et lettres. «Là-bas, il faut attendre que les documents viennent à Bamako pour la transcription. Pendant mes années au second cycle, je me rapprochais des camarades voyants. Ils lisaient les documents pour que je comprenne. Cela pouvait durer des semaines», se rappelle Rosalie. Et de se réjouir de l’accès aux documents en anglais et allemand à Bamako. « Mais, regrette Rosalie, l’accès à la documentation en littérature est très difficile ». « Un non voyant sans document, dit-elle, doit suivre avec grande attention les explications du professeur ». «Mes parents m’aident à prendre en charge les frais de transcription des documents. Mais, il y a beaucoup de livres relevant de la littérature qui sont inaccessibles», estime la jeune fille. Avant d’ajouter qu’elle a peur qu’à l’université, ses études soient fortement perturbées. Le proviseur de cette école secondaire inclusive, Abdoulaye Samaké, indique que les difficultés des non voyantes à accéder à la documentation impactent sérieusement leurs résultats scolaires. Il propose que le papier braille soit financé pour la transcription de tous les documents enseignés en braille. Nacouré Koné est l’une des 113 élèves non-voyants du 1er cycle de l’Inam. Internée depuis sa petite enfance, elle ne rentre chez ses parents à Djicoroni Coura (Commune du Mandé) que les week-ends. En classe inclusive de 5è année, léger foulard sur la tête, cette ainée de sa famille lit un texte en passant son doigt sur un papier braille. L’adolescente de 13 ans aux yeux blanchis par la cécité, salue les efforts consentis par ses enseignants pour que les élèves accèdent aux livres. « Grâce à cette documentation, on lit et parle le français», confie Nacouré Koné d’une voix sereine. Ajoutant que ses connaissances seront davantage renforcées si elle avait la possibilité d’accéder à plus de documents scolaires. Mme Coulibaly Fily Sangaré, l’institutrice de Nacouré Koné, explique qu’il faut investir énormément dans la transcription des documents et aussi la formation en informatique. « Si les bouquins sont transcrits ou en version électronique, assure-t-elle, les filles peuvent autant exceller dans les disciplines que leurs camarades voyantes ». La directrice en charge de cet établissement primaire, Mme Sacko Maïmouna Coulibaly, explique que pour avoir les documents en braille, les enseignants déposent, chaque vendredi, les textes ordinaires ou textes en noir au centre de reprographie de transcription en braille de l’Union malienne des aveugles du Mali (Umav). Et d’indiquer que l’abondance de documents à transcrire ne permet pas au reprographe de les mettre à disposition à temps. La pédagogue déplore cet état de fait qui oblige les élèves à attendre deux à trois jours pour avoir leurs leçons. Cette situation n’est que la face visible de l’iceberg des difficultés liées à l’accès à la documentation scolaire en braille. Il y a, aussi, l’absence de guides du maitre en braille (livres servant à la préparation des leçons) pour les enseignants déficients visuels. David Coulibaly, enseignant voyant à l’Inam, explique que ces guides attendent toujours d’être transcrits. « Et cela, déduit-il, affecte le bon déroulement des cours ». INSUFFISANCE D’IMPRIMANTES BRAILLE – Le président de l’Umav, Hadji Barry, également membre du Conseil national de Transition (CNT), précise que le Mali compte deux centres de reprographie de transcription de l’écriture ordinaire en braille, situés respectivement à Bamako et Gao (Nord). Ces reprographies ont été offertes par la ville d’Angers, (ville française jumelée avec Bamako) et l’ONG Sightsaver. « Dans le cadre de la vulgarisation, explique-t-il, l’Umav est parvenue à transcrire beaucoup de livres scolaires en format adapté grâce à l’accompagnement de Sightsaver ». Hadji Barry invite l’État à doter les bibliothèques en documents braille pour faciliter leur accès. « Lors des examens, regrette-t-il, l’Umav est le seul établissement où les sujets des examens sont transcrits ». Il estime que l’État doit disposer de plusieurs machines de reprographie et d’agents formés à leur utilisation en vue de permettre aux élèves non-voyants de commencer les épreuves en même temps que les élèves voyants. Notre interlocuteur indique que le Mali compte 565 élèves et étudiants non-voyants parmi lesquels plus de 190 filles. La plupart d’entre eux sont obligés de faire recours à leurs camarades voyants pour enregistrer les textes sur leur téléphones ou les transcrire en braille. Selon le président de l’Umav, le ministère de l’Éducation nationale doit accorder une subvention à l’Inam pour faire face à la documentation des non voyants. Il signale que la Direction nationale de l’enseignement préscolaire et spécial (DNEPS) met des enseignants et du matériel didactique spécialisés (les feuilles braille, les tablettes et les poinçons) à leur disposition. Selon Hadji Barry, l’éducation pour tous passe par l’éducation des enfants handicapés. « C’est pourquoi, estime-t-il, des efforts doivent être faits en termes de documentation en braille ». Pour mesurer l’importance de l’accès des filles non voyantes à la documentation scolaire, nous avons réalisé du 22 au 26 avril dernier une enquête à travers l’outil de collecte de données « SurveyMonkey ». Les participants, au nombre de 81 dont 27% de femmes, sont des personnes handicapées, celles travaillant avec les personnes handicapées, des acteurs humanitaires et non humanitaires ainsi que des journalistes. Cette enquête a été réalisée avec l’appui technique du Bureau de coordination des affaires humanitaires au Mali (OCHA), du Cluster éducation Mali, d’Humanité inclusion et de la Conseillère principale en genre dans l’action humanitaire inter agences-GenCap Mali, Anne-Judith Ndombasi. Selon 94% des
Bankass (Centre) : La route Nationale RN 15 momentanément bloquée
Bankass, 28 avr (AMAP) Des manifestants ont momentanément bloqué, très tôt jeudi, à Bankass (Centre), la Route nationale (RN15) pour réclamer que l’Etat sécurise l’axe Bandiagara-Bankass. Selon un chef dozo (chasseur traditionnel), l’axe Bankass Bandiagara « a causé trop de pertes en vies humaines surtout entre Parou et Songobia ». « Personne n’est épargnée par les terroristes, des femmes enceintes aux enfants. Des engins explosifs tuent beaucoup de personnes», s’est-il indigné. «Nous demandons aux autorités de l’Etat de prendre des dispositions pour que tout le monde puisse circuler librement. Nous bloquons la RN15 jusqu’à la satisfaction totale de nos doléances », a-t-il dit. Aux environs de 13 heures, la voie a été libérée, après une interventions des autorités administratives locales AMAP
Communiqué du Conseil des ministres du 27 avril 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 avril 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté, un projet de décret portant modification du Décret n°2017-0767/P-RM du 07 septembre 2017 déterminant les produits assujettis à la redevance radio-TV et les modes d’indexation et de recouvrement. La restructuration du service public de l’audiovisuel, entammée dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition de la radiodiffusion analogique vers le numérique, a abouti à la séparation des missions d’édition et de diffusion en confiant les missions d’édition à l’Office de Radio et Télévision du Mali. Le Gouvernement a adopté le Décret n°2017-0767/P-RM du 07 septembre 2017 déterminant les produits assujettis à la redevance radio-TV et les modes d’indexation et de recouvrement pour permettre à l’Office de Radio et Télévision du Mali de disposer de moyens matériels et financiers adéquats, afin de jouer pleinement son rôle de service public dans un contexte d’ouverture du paysage audiovisuel. Face aux difficultés rencontrées par les structures chargées du recouvrement de cette redevance, il est apparu nécessaire de modifier le décret du 07 septembre 2017 pour corriger les insuffisances constatées. L’adoption du présent projet de décret permettra à l’Office de Radio et Télévision du Mali de disposer de ressources adéquates pour faire face de façon efficiente et efficace à sa mission de service public. 2. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi fixant le régime de la protection et de la promotion du patrimoine culturel national. Pour faire face au phénomène de pillage systématique des sites archéologiques et au trafic illicite des biens culturels, le Mali a adopté la Loi n°85-040/AN-RM du 26 juillet 1985 relative à la protection et à la promotion du patrimoine culturel national. Cependant, la loi de 1985 n’incrimine pas toutes les infractions prévues par la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé. Le présent projet de loi est adopté pour mieux préserver le patrimoine culturel à travers : – le renforcement de la protection et la catégorisation des infractions d’atteinte au patrimoine culturel ; – l’aggravation des peines applicables aux infractions d’atteinte au patrimoine culturel ; – la prise en compte des dispositions du deuxième protocole de 1999 relatif à la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Rapport sur l’état de l’environnement au Mali, édition 2020. Le rapport sur l’état de l’environnement rassemble, à partir d’évaluations environnementales périodiques, des informations multisectorielles nécessaires au processus de décisions et d’actions nationales. Le présent rapport, élaboré suivant une démarche participative, couvre la période 2018, 2019 et 2020. Il soulève les problématiques environnementales relatives à la dynamique démographique et à l’exercice des activités génératrices de croissance économique telles que l’agriculture, l’élevage, la pêche, la production énergétique, l’industrie, les mines, les transports et l’artisanat. Concernant les ressources en eau, le rapport fait ressortir qu’elles subissent d’importantes dégradations dues à des activités comme les transports fluviaux, l’industrie, l’extraction de l’or et des matériaux de construction. Plusieurs initiatives sont en cours ou en perspective pour réduire les pressions sur les ressources en eau. En milieu urbain, le rapport souligne aussi les défis environnementaux liés à la gestion des déchets solides. En effet, les quantités de déchets solides reçus au niveau des décharges du District de Bamako et de la Région de Sikasso sont passées de 6 266 mètre-cubes en 2018 à 1 million 61 mille 405 mètre-cubes en 2020. Il fait état de la gestion des déchets liquides qui est confrontée à plusieurs difficultés, au nombre desquelles figurent l’insuffisance du réseau de drainage et de station de traitement des eaux usées et le sous équipement des ménages en dispositifs de collecte. Les mesures préconisées par le rapport constituent des créneaux pour bâtir de grands chantiers environnementaux, notamment la transition énergétique, la réhabilitation des forêts et de la faune, l’amélioration des systèmes agricoles, pastoraux et halieutiques, la réduction des pollutions et nuisances, l’information et l’éducation environnementale et le financement conséquent et durable de l’environnement. 2. Sur le rapport du ministre de l’Education nationale, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à la réintégration de l’alphabétisation dans tous les projets sectoriels au profit du monde rural. Le Programme décennal de Développement de l’Education et de la Formation professionnelle, deuxième génération fait ressortir une forte tendance à la baisse des indicateurs de performance du sous secteur de l’alphabétisation. En effet, c’est grâce à l’alphabétisation que plusieurs opérations de développement ont enregistré des résultats très importants, notamment la confection de fascicules et de livrets en langues nationales dans plusieurs domaines comme l’agriculture, la santé, l’élevage qui ont contribué à l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes et des femmes évoluant dans ces secteurs. La réintégration du volet alphabétisation fonctionnelle dans tous les programmes de développement au profit du monde rural, permettra la prise en charge des jeunes non scolarisés et déscolarisés mais également les adultes non alphabétisés dans des formes alternatives d’apprentissage qui leur garantissent les compétences nécessaires à une meilleure insertion sociale et professionnelle. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport
Ramadan : La journée du jeudi chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national
Bamako, 27 avril (AMAP) La journée du jeudi 28 avril 2022 est chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite ce mercredi par le département du travail, de la Fonction publique et du Dialogue social à travers un communiqué. « A l’occasion de Laylat al-Qadr ou la nuit du Destin, correspondant à la Nuit de ce mercredi 27 avril à ce jeudi 28 avril, la journée du jeudi 28 avril 2022 est chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », précise le communiqué. KM (AMAP)
Coopération Mali- Canada: 40 milliards de francs CFA pour améliorer le statut des femmes et des enfants
Bamako 25 avril 2022 Le Canada réalise l’une de ses plus importantes contributions jamais versées à un bureau pays de l’UNICEF, fournissant 40 millions de dollars canadiens (19 milliards de francs CFA) aux femmes et aux enfants maliens. Le Canada et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), en collaboration avec le Ministère de la Santé et du Développement Social et leurs partenaires, se sont réunis à Bamako pour lancer officiellement le projet NAFAMA « Améliorer le statut nutritionnel des femmes, des filles et des enfants de moins de cinq ans en situation de vulnérabilité au Mali. » « Le Gouvernement du Canada continuera, par ses investissements, à soutenir le Mali pour améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé et de nutrition aux personnes les plus pauvres et en situation de vulnérabilité », a déclaré François Picard, Chargé d’affaires, Ambassade du Canada au Mali. « La réussite de la mise en œuvre du projet repose surtout sur l’appui et l’accompagnement des services des ministères et directions nationales et générales. Je renouvelle mes remerciements à tous les partenaires impliqués dans cet important projet, et plus particulièrement à l’UNICEF et au Ministère de la Santé et du Développement Social », a déclaré François Picard. S’exprimant lors du lancement officiel du projet au bureau de l’UNICEF au Mali, sis à Bamako, la Représentante de l’UNICEF, Sylvie Fouet, a remercié le peuple Canadien pour son soutien, ainsi que le Gouvernement du Mali et ses partenaires pour leurs efforts en faveur d’une meilleure santé et nutrition pour chaque enfant. « Au nom des enfants et des familles dont la situation devrait être améliorée par ce projet, nous remercions sincèrement le Canada pour son généreux soutien. Cela démontre non seulement l’engagement du Canada envers les enfants du Mali, mais aussi la confiance que vous placez en l’UNICEF et ses partenaires, tout en reconnaissant la grandeur du défi. La malnutrition a des conséquences graves sur la santé des enfants, leur développement cognitif, leur capacité d’apprentissage ou à participer au développement économique de leurs familles, leurs communautés et de leurs pays » a dit Mme Fouet. « Nous sommes heureux de nous associer au gouvernement du Mali avec le soutien du Canada, pour améliorer l’état nutritionnel de la population en général, et des groupes les plus vulnérables, les femmes, les filles et les enfants, en particulier », a déclaré Sylvie Fouet. Ce partenariat est la plus importante promesse de don jamais faite par le Gouvernement du Canada à un bureau pays de l’UNICEF et se concentrera sur la fourniture de tout ce dont un enfant a besoin pour l’aider à atteindre son plein développement potentiel. Par ce partenariat, le Gouvernement du Canada et l’UNICEF réitèrent leur engagement envers les enfants du Mali et leur amitié envers le peuple malien. En coordination avec le Gouvernement du Mali et ses partenaires, 1 400 000 personnes dont 600 000 directement, bénéficieront des interventions du projet. Un plus grand nombre bénéficiera également de l’influence des interventions multisectorielles intégrées. « Ce projet aidera à l’accès à des services de base de qualité ainsi qu’à l’adoption de pratiques nutritionnelles saines. Je voudrais exprimer la gratitude du gouvernement du Mali pour la qualité de la coopération entre le Canada et le Mali ainsi que remercier l’UNICEF pour son constant appui en faveur des femmes et des enfants dans un contexte instable. C’est dans la difficulté que l’on reconnait ses amis et ce projet arrive à un moment d’insécurité. Vive la coopération internationale ! » a déclaré Aly Diop, Secrétaire Général, Ministère de la Santé et du Développement Social. Le projet implique des actions à tous les niveaux – individu, communauté, autorité locale et nationale et plateformes multisectorielles. Il utilisera une approche unique consistant à utiliser des plateformes « amies des communautés » pour créer et mettre en place des communautés « amies des enfants » afin d’en assurer la durabilité. En s’engageant directement avec les communautés et en renforçant leurs compétences (en particulier les femmes), ce projet créera environ 300 villages « amis des enfants » et fournira des services de prévention et de soins holistiques de qualité pour prévenir et gérer la malnutrition. Le projet utilisera des innovations technologiques, comme les tablettes, dans la communauté pour sensibiliser sur les impacts de la malnutrition. La valeur ajoutée du programme NAFAMA est de fournir aux enfants et aux communautés les moyens d’améliorer leur état nutritionnel grâce à un ensemble holistique d’interventions visant à améliorer l’accès à l’eau potable, une bonne hygiène et assainissement, l’éducation, des soins de santé de qualité, la sécurité et la protection, ainsi que le renforcement de la résilience et de l’égalité des sexes. Alors que le projet couvrira l’ensemble du pays, il mettra un accent particulier sur les régions de Mopti, Ségou et Tombouctou. En conclusion du lancement, la Représentante de l’UNICEF, Sylvie Fouet, a invité tout le monde à soutenir les efforts visant à garantir que les enfants et leurs familles au Mali restent en tête de l’agenda et au centre des actions. Source: UNICEF
Mali-France : La justice ouvre une enquête sur le charnier de Gossi (Nord)
Bamako, 26 avr (AMAP) Le procureur de la République, près le Tribunal militaire de Bamako, sur instruction du ministre de la Défense et des Anciens combattants, a ouvert une enquête après la découverte d’un charnier à Gossi, dans le cercle de Gourma-Rharous, dans la Région de Tombouctou (Nord), selon un communiqué publié mardi. Des dépouilles en état de putréfaction avancée ont été découvertes dans un charnier, non loin du camp anciennement occupé par la force Barkhane à Gossi, a annoncé, vendredi, l’état-major général des Armées maliennes. Samedi dernier, indique la même source, le procureur « conformément à ses prérogatives de police judiciaire s’est rendu à Gossi pour faire toute la lumière sur ces faits ». D’après le communiqué, il était accompagné d’un médecin légiste, d’une équipe de Police technique et scientifique (PTS) et des enquêteurs du Service d’investigations judiciaires (SIJ) de la Gendarmerie nationale. « Les premiers éléments d’enquête feront l’objet d’un procès-verbal d’enquête préliminaire transmis à qui de droit pour toutes fins utiles », indique le texte. Selon le Procureur, l’opinion sera tenue régulièrement informée de l’évolution de l’enquête dont les résultats seront rendus publics. Selon l’Armée malienne, à la suite de la cérémonie officielle de rétrocession au Mali de l’ancien camp de la force Barkhane, mardi 19 avril 2022, un détachement des Forces maliennes maliennes (FAMa) a vite été déployé avant l’arrivée d’une unité en renfort le mercredi 20 avril 2022. Dès la nuit, cette force a immédiatement essuyé des tirs indirects sur l’emprise, précise le document. « Une patrouille a ainsi été dépêchée pour reconnaître l’environnement immédiat du camp. C’est au cours de cette sortie que ladite patrouille a découvert ce charnier», détaille le communiqué avant de préciser que l’état-major général des Armées a saisi le ministère de la Défense et des Anciens combattants pour l’ouverture d’une enquête en vue d’établir toute la lumière sur ce charnier. D’ores et déjà, poursuit la même source, le vendredi 22 avril 2022, une mission, avec à sa tête le commandant du secteur n°1 accompagné du conseiller juridique, du commandant de régiment et de la prévôté, a été conduite dans la localité pour confirmer les faits. Aussi, l’état-major général des Armées déplore « le fait que les FAMa fassent malicieusement l’objet de communications visant à fourvoyer leur montée en puissance et à altérer leur image ainsi que celle de notre cher pays, le Mali ». « En attendant les résultats de l’enquête qui détermineront les circonstances de ces faits tragiques, il est important de noter que l’état de putréfaction avancée des corps indique que ce charnier existait bien avant la rétrocession », assure l’état-major général des Armées. SS/MD (AMAP)
PNLP : Tenue de la 15ème édition de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme
Bamako, 26 avril (AMAP) La 15è édition de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme marquant également le lancement de la Semaine nationale de lutte contre cette maladie s’est déroulée lundi, sur le terrain Chaba de Lafiabougou sous la présidence de la ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Jean Pierre Baptiste, de l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Dennis B. Hankis, de la directrice de cette Organisation américaine, Catholic Relief Services,Dr Mariam Tall et de plusieurs autres invités. Le thème retenu « Innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies » est une invite aux pays à entreprendre des stratégies innovantes afin de maximiser l’impact de la lutte contre le paludisme en vue de son élimination à l’horizon 2030, conformément à la Stratégie technique mondiale (STM). La ministre a déclaré qu’au Mali, le paludisme représente le premier motif de consultation dans les établissements de santé avec 34%, selon le Système local d’information sanitaire (SLIS 2021), il a été enregistré plus de 3,2 millions de cas confirmés de paludisme dont un peu plus de 2,1 millions de cas simples. Les autres sont des cas graves avec malheureusement 1.480 décès. Sur le plan économique, le paludisme affecte la croissance économique annuelle de notre pays d’environ 1,3% du fait de l’absentéisme au travail et à l’école. C’est pourquoi, Mme Diéminatou Sangaré a déclaré que des innovations doivent être explorées pour réduire le fardeau du paludisme afin de sauver davantage de vies. Ainsi l’initiative High Burden to High Impact (HBHI) a été mise en place pour soutenir les 11 pays, y compris le Mali, où le paludisme sévit le plus au monde, dans leurs efforts à retrouver la voie du contrôle et à terme, l’élimination du paludisme. Mme Diéminatou Sangaré a également souligné que l’initiative du président américain pour la lutte contre le paludisme (USAID/PMI) accorde chaque année à notre pays une subvention de 12,5 milliards de Fcfa dans la lutte contre le paludisme. Dans le but d’accélérer la réduction du paludisme en vue de son élimination à l’horizon 2030, le Fonds mondial vient d’accorder une nouvelle subvention d’environ 49 milliards de Fcfa à la lutte contre le paludisme pour les trois prochaines années. Pour sa part, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Jean Pierre Baptiste a précisé que les vaccins contre des maladies courantes et désormais le premier vaccin antipaludique permettent à davantage d’enfants de mener une vie plus longue et plus épanouie. « Chaque fois que nous laissons le paludisme se propager nous remarquons que la santé et le développement en pâtissent », a- t-il déclaré. Il a affirmé que des mesures d’urgence doivent être prises pour mettre fin au fléau et se rapprocher des objectifs de réduction de 90% du nombre de cas et de décès dus au paludisme d’ici à 2030, notamment l’investissement pour élargir l’accès des interventions de lutte antipaludique aux groupes laissés pour compte tels que les enfants et les femmes enceintes. L’ambassadeur des États-Unis au Mali, Dennis B. Hankis, a saisi l’occasion pour déclarer que l’éradication du paludisme est une possibilité dans notre pays. Elle ne sera, selon lui, possible que lorsque les Africains s’impliquent davantage avant de souligner que le Mali est leader en termes de recherche sur le paludisme. La directrice de l’Organisation américaine, Catholic Relief Services, Dr Mariam Tall, a fait savoir que sa structure accompagne le Mali pour l’éradication du paludisme. C’est ainsi que sa structure est en train de tout mettre en œuvre pour mobiliser les meilleures compétences, a-t-elle souligné. En rappel, le gouvernement et le Fonds mondial ont désigné cette année l’ONG Catholic Relief Services (CRS) comme récipiendaire principale pour la subvention du Fonds mondial palu pour une durée de 3 ans. KM (AMAP)
Diéma : Alpha « fléfiéla », une vie de flûtiste
Diéma, 25 avr (AMAP) A Diéma, dans l’Ouest du Mali, vit un flutiste renommé dans la contrée, qui exerce avec amour et passion son métier, lui permettant de nourrir et d’entretenir dignement sa nombreuse famille. Cet homme courtois et taquin, qui met en avant le cousinage à plaisanterie, dans toutes ses relations sociales, Alpha Diombana, est le président de la Rencontre des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE). On l’appelle affectueusement Alpha « fléfiéla », (Alpha le flûtiste). Il est forgeron, âgé de 71 ans, marié à quatre femmes. «Parce que l’islam interdit de prendre plus de quatre épouses, je m’en tiens à ce petit nombre», dit-il avec humour. Alpha Diombana a appris à « s’amuser », d’après lui, avec la flûte depuis l’âge de dix ans. Au départ, il confectionnait ses flûtes à partir de tiges de mil qu’il choisissait minutieusement dans les champs, après les récoltes. La longueur de la flute ne dépasse pas normalement une coudée, l’équivalent de quarante à cinquante centimètres. Sur la tige, il perce à l’aide d’un fer rougi au feu, le nombre de trous qui convient. La flûte d’Alpha Diombana est son compagnon. « Je ne m’en sépare jamais, sauf, dit-il, en cas de force majeure ». Diombana a abandonné « l’école des Blancs » en classe de 6ème année, parce qu’il ne pouvait « plus tenir, tellement (il) était attiré par sa flute ». Son père ne s’est jamais opposé à sa décision de quitter les bancs de l’école. Intarissable, il raconte : « Lorsque je partais à l’école, j’apportais ma flûte, en la mettant sous mon boubou pour la cacher du maître. Mais un jour, patatra ! « Pendant la récréation, lorsque j’étais emporté sur ma flute, gonflant et dégonflant mes deux joues, en faiasnt le beau entouré de filles, qui entonnaient de jolies chansons, notre maître se dirigea furtivement vers moi et saisit l’instrument pour le détruire », raconte Diombana. « Il m’a mis en garde de ne plus jouer la flûte à l’école si je ne veux pas être radié. A la descente, je me suis procuré une autre flûte plus attrayante et au son plus beau. Alors, commençait pour moi, une série de randonnées. Partout où je voyais un groupe de deux à trois personnes, je me mettais à souffler dans mon instrument à trous, passionnément », poursuit-il. Ainsi, chaque nuit, après le dîner, il se rendait, de famille en famille, pour animer les veillées des vieilles femmes filant le coton, à la lumière vacillante des lampes à huile, assistées de jeunes filles qui chantent et claquent des doigts, emportées par la musique. C’est ainsi que j’ai appris à adapter mes notes aux chansons du terroir ou, parfois, modernes ». Alpha a participé à des Semaines locales, régionales et meme des Biennales. Il a arrêté d’y prendre part en 2003. « A l’époque, l’organisation de la Biennale, affirme l’artiste, a connu de sérieuses perturbations conduisant, en un moment donné, à l’arrêt de cette activité qui, pourtant, avait un grand rôle dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, à travers le brassages des populations, les échanges d’idées et d’expériences. Alpha Diombana dit rendre grâce à Dieu parce qu’il ne vit pas au crochet de quelqu’un, malgré ses maigres moyens. « Si on m’invite à une cérémonie, les personnes généreuses, qui ne manque jamais, même si leur nombre a considérablement diminué, offrent des cadeaux», dit-il. Jure de la flûte n’est pas sa seule source de revenus. Dans sa maison, il y a une forge. Ses frères et lui, aidés par leurs enfants, travaillent quotidiennement le fer. Sur sollicitation de certains amis, il fabrique souvent des haches, des houes, des couteaux, etc. Pendant l’hivernage, ses enfants cultivent le champs familial. En dehors de ces occupations, il prend son bâton de pèlerin pour faire la médiation, en cas de conflits. L’ancien président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, lui a offert, en 2014, une moto, rappelle-t-il, exprimant sa reconnaissance à son bienfaiteur. A travers son art, il a tissé, à travers tout le Mali, de très bonnes relations. A l’endroit de celles-ci, Alpha, dit son désir de remplacer l’ancienne moto déjà amortie. Il réclame, des autorités, « au moins une médaille du mérite » avant « ma mort et pas n’importe laquelle, celle avec effigie abeille », précise l’homme avec un malin sourire. Le flûtiste regrette que parmi ses enfants, aucun ne s’est intéressé à la flute. « Ils détestent tous ce métier, parce que proscrit pas l’Islam qui interdirait la musique tout comme les loisirs, l’ivresse ». « Le jour où je ne serais plus de ce monde, déclare-t-il, il n’y aura pas de relève dans ma famille. Chaque fois que j’y pense, je suis désappointé », lâche Alpha. « Si j’ai un second regret, c’est qu’avec l’évolution, les gens ont tendance à se détourner de la flûte, à la dévaloriser si je peux m’exprimer ainsi. Lors des cérémonies de mariage, de baptême, etc. on fait appel généralement aux joueurs de balani show, aux DJ, aux rappeurs, pour l’animation », se désole Alpha. L’artiste appelle les jeunes à s’intéresser davantage à nos valeurs morales et sociétales. « Qu’ils s’en approprient, sans quoi, laisse-t-il entendre, sous peu, toutes nos identités culturelles risquent de partir en fumée ». Dans cette bande sahélienne où vit notre flutiste, les récoltes sont aléatoires à cause, très souvent, de la mauvaise pluviométrie, comme un peu partout au Mali. « Mais, pour m’en sortir, je n’ai que ma flûte… », déclare Alpha Diombana, en sortant sa tabatière pour chiper. OB/MD (AMAP)
Sécurité : Les forces loyalistes neutralisent plusieurs terroristes à Sévaré, Bapho et Niono
Bamako, 25 avril (AMAP) Les forces loyalistes ont neutralisé onze terroristes au cours des attaques perpétrées simultanément dimanche contre leurs camps de Sévaré, Bapho et Niono au centre du pays, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée par l’état-major général qui, dans un communiqué rendu publique dimanche qui précise que onze terroristes dont un kamikaze ont été tués et plusieurs matériels récupérés par les Fama. Le même communiqué précise que les forces loyalistes ont enregistré 6 morts et 15 blessés à Sévaré avant de déclarer qu’au niveau du camp de Bapho, l’Armée a enregistré 1 blessé et un hélicoptère a été légèrement endommagé. Enfin, au niveau du camp de Niono, il y a eu 4 blessés et 2 véhicules ont été endommagés du côté des FAMa, note le communiqué. « Les groupes armés terroristes dans des actions désespérées ont utilisé des véhicules kamikazes bourrés d’explosifs en vue d’attaquer ces emprises », explique l’état-major général des Armées, en rassurant que tout est sous contrôle. « Les FAMa sont en train de ratisser dans tous les secteurs cibles et les dispositifs sécuritaires renforcés dans toutes les emprises », assure le communiqué, ajoutant que toutes ces actions désespérées des groupes armés n’entameront en rien la détermination des FAMa à poursuivre leurs opérations de sécurisation des personnes et des biens ainsi que le retour de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire. La population de Sévaré a été brutalement réveillée hier par cette attaque kamikaze dans le camp se trouvant en plein cœur du quartier. Le gouverneur de la Région de Mopti, le colonel-major Abass Dembélé, s’est rendu sur les lieux pour témoigner de la compassion et de la solidarité des autorités et de l’ensemble de la population aux FAMa. Au nom du président de la Transition et du gouvernement, il a présenté ses condoléances aux familles des disparus et souhaité prompt rétablissement aux blessés. Ces derniers temps, les FAMa ont mené avec succès plusieurs opérations contre les groupes terroristes dans les régions du Centre. Ces actions ont permis de libérer Marébougou, Farabougou et tout récemment Moura, des localités qui vivaient depuis longtemps sous la férule des groupes extrémistes. Traquées jusque dans leurs derniers retranchements, les forces du mal tentent désespérément de refaire surface. Incapables désormais de lancer des offensives contre l’Armée, les terroristes renouent avec les attaques kamikazes et lâches en témoignent celles qui ont visé dimanche les camps de Sévaré, Bapho et Niono. AT/KM (AMAP)
Foot ball : Cinquante-sept (57) candidats en lice pour le poste de sélectionneur des Aigles
Bamako, 22 avril (AMAP) Cinquante-sept (57) dossiers ont été déposés au secrétariat général de la Fédération malienne de football (Femafoot) pour le poste de sélectionneur des Aigles, à la date du 20 avril, dernier délai de dépôt, a appris l’AMAP de source officielle. « Le secrétariat général a reçu 57 dossiers de candidatures. Ces dossiers de candidatures seront examinés dans les meilleurs délais par une commission, qui est chargée du dépouillement, de l’analyse et de la présélection. Les postulants présélectionnés, seront invités au siège de la Fédération malienne de football pour un entretien », annonce le communiqué de la Femafoot publié jeudi à Bamako. Le communiqué de la Femafoot ne mentionne aucun nom, mais selon nos informations les anciens internationaux Eric Sékou Chelle et Mamoutou Kané « Moulé » et l’actuel entraîneur des Onze Créateurs, Djibril Dramé figurent parmi les candidats. La même source cite également le technicien français et ancien sélectionneur de Djibouti, Jullien Mette. Le premier chalenger du remplaçant de Mohamed Magassouba sera les éliminatoires de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Les Aigles sont logés dans la poule G, en compagnie du Congo, de la Gambie et du Soudan du Sud. Le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers feront leur entrée en lice contre les Diables rouges du Congo qu’ils recevront au stade du 26 Mars avant de se déplacer au Soudan du Sud lors de la deuxième journée (30 mai-14 juin). Suivra, ensuite la double confrontation avec la Gambie avec match aller à Bamako (19-27 septembre). Les éliminatoires prendront fin l’année prochaine et le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires iront au Congo (5è journée, 20-28 mars) avant de terminer à la maison contre le Soudan du Sud (6è journée, 20-28 mars) comme lors des éliminatoires de la CAN 2019. BK/KM (AMAP)

