Covid-19 au Mali : Onze (11) nouveaux cas enregistrés mercredi

Bamako, 30 septembre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré onze (11) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.194 dont 14.296 guérisons et 548 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 11 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et dans les CI, CII et CV du district de Bamako avant de déclarer que 319 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Le Premier ministre malien de retour de l’ONU a été reçu par le président de la transition

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 29 sept (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, est revenu, mardi, des États-Unis, où il a pris part à la 76è session de l’assemblée générale des Nations unies. Après un accueil populaire à l’aéroport de Bamako, il s’est rendu au Palais de Koulouba pour faire le compte rendu de la mission au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le message que le chef du gouvernement a livré, samedi, à la tribune des Nations unies à New York a été positivement commenté par nos compatriotes, éprouvés par une crise qui dure depuis plus de neuf ans malgré la présence des forces étrangères au Mali. «J’avais été chargé de transmettre les sentiments profonds et le message du peuple malien», a expliqué Dr Choguel Kokalla Maïga qui peut se targuer d’avoir réussi sa mission. À la presse, le chef du gouvernement est revenu sur les grandes lignes du discours prononcé à New York. Il a, en effet, réitéré la gratitude du gouvernement et du peuple malien aux Nations unies et à tous nos partenaires pour leur accompagnement constant. Il a rassuré nos partenaires traditionnels sur le respect de tous les engagements pris en matière de lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre a, également, tenu à signifier à la communauté internationale la volonté du peuple malien d’exercer sa liberté d’État souverain dans ses prérogatives en matière de défense et de sécurité. Cette voix souveraine du Mali, en quête d’autonomie et d’indépendance, a ainsi été entendue aux quatre coins du monde. A-t-elle été comprise ? Le Premier ministre l’espère. Mais surtout, il souhaite que nos compatriotes, de tous bords, soient davantage soudés et se tiennent « débout comme un seul homme pour faire face au défi sécuritaire ». PAS DE SENTIMENT ANTI-FRANÇAIS – Dr Choguel Kokalla Maïga a, une fois de plus, assuré qu’il n’existe pas de sentiment anti-Minusma ou anti-français au Mali, dont le peuple n’a d’ailleurs « jamais été et ne sera jamais un peuple ingrat ». Seulement, il existe un profond désir de paix et une soif de sécurité qui font échos à l’exigence d’efficacité des instruments et mécanismes politiques et militaires mis en place et qui font paradoxalement du Mali un pays surmilitarisé, mais très vulnérable face au terrorisme. Le Premier ministre a, par ailleurs, porté aux Nations unies l’ambition des autorités de la Transition de construire un Mali Kura (Mali nouveau). Aussi, a-t-il expliqué à ses interlocuteurs, que cette Transition se veut surtout de rupture, d’exemplarité et porte l’espoir de guérir le Mali des maux qui l’assaillent, dont l’instabilité politique chronique, la corruption, l’insécurité. «Rien ne saura nous dévier de notre devoir et de nos engagements envers la Nation et le peuple malien», a martelé le chef du gouvernement. Cette audience a, aussi, permis au Premier ministre de rendre compte des contacts qu’il a eus aussi bien à New York qu’à Paris, avec un certain nombre de personnalités. Dr Choguel Kokalla Maïga a, également, partagé avec le chef de l’État son analyse de la situation politique. En retour, le colonel Assimi Goïta a instruit le chef du gouvernement de son analyse de la situation géopolitique et militaire. « Ce qui est retenu, c’est que nous devrons avoir chevillés au corps et à l’âme les intérêts supérieurs de notre peuple. C’est le peuple et Dieu, nos soutiens avant tout», a confié le Premier ministre. Il n’a, par ailleurs, pas souhaité faire de commentaires sur les déclarations des officiels français. «Nous leur avons dit, en tête-à-tête, ce que nous pensons de la situation. Je crois que les discussions vont continuer aux niveaux les plus appropriés». IS/MD (AMAP)

Accès universel à l’information : Une journée pour promouvoir « le droit de savoir »

Bamako, 28 sept (AMAP) Le monde célèbre, le 28 septembre, la Journée internationale de l’accès universel à l’information adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution 74/5 du 15 octobre 2019. Depuis cette date, cette journée est célébrée par plusieurs organisations de la société civile et instances gouvernementales à travers le monde. L’accès universel à l’information pose le défi du droit pour chaque personne. Celui de rechercher, de recevoir et de communiquer des informations. Ce droit fait partie intégrante du droit à la liberté d’expression. Les médias jouent un rôle crucial à cet égard, en informant le public sur les questions d’intérêt général, mais ils dépendent eux-mêmes de leurs propres capacités à pouvoir rechercher et recueillir des informations. Par conséquent, le droit d’accès universel à l’information est intimement lié au droit de la liberté de la presse. En 2021, le thème retenu est « le droit de savoir : construire en mieux avec le droit d’accès à l’information ». Cette journée soulignera l’importance d’élargit l’accès aux lois sur l’information et de les mettre en application dans le monde entier afin de reconstruire des institutions solides pour le développement durable et défendre la vision de l’information comme bien public, contribuant ainsi à renforcer la coopération internationale dans le domaine de la mise en œuvre du droit à l’information en tant que droit fondamental. L’objectif principal est d’accélérer les solutions durables visant à atteindre la cible 10 de l’ODD 16 (mesurée par l’indicateur 2, relatif à l’accès public à l’information). En mobilisant les gouvernements, la société civile et les populations pour qu’ils s’approprient et contribuent à la réalisation de cet objectif de développement durable, notamment en ce qui concerne la mise en place d’institutions efficaces, responsables et inclusives à tous les niveaux. SS/MD (AMAP)

Mali : Cinq morts dans une attaque terroriste vers Nara (Ouest)

Bamako, 28 sept (AMAP) Une attaque terroriste contre un convoi d’une entreprise minière sécurisée par les Forces armées maliennes (FAMa) a fait, mardi, cinq morts et quatre personnes blessées, a appris l’AMAP de source officielle. Selon un communiqué des FAMA, « 11 portes chars ont été brûlés », lors de cette attaque survenue vers 8h30 à Sebabougou et Kwala, dans la Région de Nara, (Ouest) à 188 km environ de Bamako, la capitale. En juillet dernier, une attaque terroriste avait visé, à Kwala, l’entreprise d’Assainissement, de travaux de transport et de maintenance (ATTM) et la China national overseas engineering corporation (Covec), la société chargée de l’exécution des travaux du tronçon Kwala-Nara, rappelle l’Armée. Au cours de cette attaque, trois Chinois et deux Mauritaniens travaillant pour les deux entreprises avaient été enlevés par les assaillants. MT/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : Les services sanitaires ont enregistré seulement 2 cas lundi

Bamako, 28 septembre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré seulement deux (2) cas lundi, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.163 dont 14.271 guérisons et 547 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 2 nouveaux cas ont été enregistrés dans la région de Kayes  et en CII du district de Bamako avant de déclarer que 385 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Allocution du Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga à la Tribune des Nations Unies…

Monsieur le Président de l’Assemblée générale, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Mesdames, Messieurs, Je voudrais, avant tout propos, vous adresser les salutations fraternelles du peuple africain du Mali et celles du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA. Je voudrais également, en leur nom et en mon nom propre, vous adresser, Monsieur le Président, les chaleureuses félicitations de la délégation du Mali pour votre brillante élection à la présidence de cette 76ème session de l’Assemblée générale. Je félicite également votre prédécesseur, S.E.M. Volkan BOZKIR, de la République de Turquie, pour la manière remarquable avec laquelle il a dirigé les travaux de la 75ème session de l’Assemblée. Qu’il me soit permis également de réitérer à notre Secrétaire général, M. António GUTERRES, notre haute appréciation des efforts louables qu’il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune. Monsieur le Président, La 76ème session ordinaire de l’Assemblée générale s’ouvre fort opportunément sur le thème de l’espoir. L’espoir de renforcer notre résilience pour nous relever de la pandémie de la Covid-19, dans un esprit de responsabilité, de coopération et de solidarité. L’espoir d’un monde plus sûr, d’un monde de sécurité humaine. L’espoir que le Sahel retrouve la stabilité et redevienne un havre de paix et un pôle de croissance et de développement. L’espoir, enfin, de revitaliser l’Organisation des Nations Unies. Le Mali souscrit pleinement à l’esprit et à la lettre de ce thème, qui résume parfaitement les idéaux de notre Organisation commune. C’est une lapalissade d’affirmer que le Mali et les pays du Sahel sont, de nos jours, confrontés à l’hydre du terrorisme, à l’extrémisme violent et à l’instabilité. Cela dure depuis plus d’une décennie, avec le risque d’enlisement, de banalisation ou de lassitude, propres à détourner ces problématiques de l’agenda international. A notre quotidien fait d’angoisses et de tragédies est venue s’ajouter la pandémie de la COVID-19, avec ses impacts négatifs sur l’économie et sur les conditions de vie de nos populations, déjà précaires du fait des défis économiques, politiques et humanitaires. Rarement, un pays ou une région aura été aussi durement éprouvé par l’empilement des crises plus que le Mali et les Etats du Sahel. C’est dans ce contexte difficile que le peuple malien, après plusieurs mois de soulèvements populaires, a choisi une autre direction à notre pays et a placé tous ses espoirs dans le processus de Transition politique en cours et dont il est l’artisan principal. Le Gouvernement de Transition que je dirige depuis le 11 juin 2021 comprend les représentants des forces vives du Mali. Fait notable, il comprend aussi, dans un souci d’inclusivité, des membres des Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ainsi que des représentants des forces politiques et sociales de notre pays. Aussitôt installés, nous avons travaillé ensemble à l’élaboration du Plan d’Action du Gouvernement de Transition, qui contient un ensemble de mesures dont la mise en œuvre va assurer la prise en charge des préoccupations majeures des populations éprouvées par la crise sécuritaire, politique, sanitaire et économique. Ce Plan d’Action Gouvernemental, adopté le 2 août 2021 par le Conseil National de Transition, organe législatif transitoire, s’articule autour de quatre axes prioritaires. Il est assorti d’un chronogramme d’exécution et d’un budget prévisionnel. Le Premier Axe du Plan d’action du Gouvernement érige la sécurité au rang de priorité élevée. Il répond à l’aspiration profonde de notre peuple à la paix, à la quiétude, au vivre ensemble, à la cohabitation pacifique, à la cohésion sociale. En effet, malgré les succès indéniables enregistrés par les Forces armées maliennes (FAMA) et leurs alliés, auxquels je rends hommage, les menaces entretenues par le terrorisme et les autres formes de banditisme et de criminalité transnational continuent, hélas, à endeuiller notre peuple au quotidien et à menacer les fondements de l’Etat. De mars 2012 à ce 25 septembre 2021 où je m’adresse à vous du haut de cette auguste tribune, la situation de mon pays ne s’est guère améliorée, malgré le soutien international et la présence sur notre sol d’une Opération de paix de l’ONU, la MINUSMA, et des forces internationales : l’Opération française Barkhane, la Force européenne TAKUBA et la Force conjointe du G5 Sahel. La situation continue progressivement de se détériorer, au point que des pans entiers du territoire national échappent au contrôle du Gouvernement. Mes concitoyens vivent sous l’emprise des Groupes armés terroristes dans le déni de leurs droits les plus élémentaires. Leur accès aux services de base demeure hypothétique en raison de la faible présence des services de l’Etat, consécutive à l’insécurité grandissante. La MINUSMA dont je salue ici le courage et la contribution à la stabilisation du Mali, évolue dans cet environnement vulnérable avec tout ce que cela comporte comme menaces sur elle. Face à cette situation préoccupante, le Gouvernement est régulièrement et fortement interpellé par les populations maliennes, de plus en plus exigeantes vis-à-vis des pouvoirs publics et des partenaires internationaux. S’il est établi que l’un des droits fondamentaux des populations est le droit à la sécurité, la garantie de celle-ci est, assurément, l’élément de légitimation de l’Etat aux yeux des citoyens. Monsieur le Président, Je fais ce rappel pour vous restituer l’exacte situation de calvaire qu’endurent les populations maliennes. Je le fais aussi pour nous convier, tous ensemble, à l’introspection, afin de changer de paradigme en matière de sécurité au Sahel. Le Mali, comme vous le savez tous, accueille sur son territoire une Opération de paix des Nations Unies et je voudrais, à nouveau, rendre un hommage appuyé à toutes les femmes et à tous les hommes qui travaillent, sous la bannière de la MINUSMA, dans des conditions difficiles, souvent périlleuses, pour préserver la paix et pour protéger nos populations civiles. Je rappelle que notre organisation commune, l’ONU, a été bien avisée en avril 2013, lorsqu’elle a décidé de déployer, fort opportunément, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation

Afrobasket féminin Cameroun 2021 : Le Mali qualifié pour les demi-finales

Bamako, 24 septembre (AMAP) Le Mali a été qualifié pour les demi-finales de l’Afrobasket Cameroun 2021, suite à sa victoire contre l’Angola aux quarts de finale par le score de 74-53, jeudi au Palais des sports de Yaoundé , a constaté l’AMAP. Les Aigles Dames défieront le Cameroun, pays hôte, ce vendredi à 17h, alors que dans l’autre demi-finale, le Sénégal croisera le fer avec le Nigeria, champion en titre, au Palais des sports de Yaoundé. « Les mots me manque, nous sommes fières et contentes. Nous remercions tout le public sportif malien, notamment la communauté malienne de Yaoundé. Nous sommes en demi-finales, on joue contre le Cameroun. Nous demandons les bénédictions de tous les Maliens et Maliennes », a déclaré Sika Koné à la fin de la rencontre. SK/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 21 nouveaux cas positifs enregistrés mercredi

Bamako, 23 septembre (AMAP) Vingt-un (21) nouveaux positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés mercredi, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.183 dont 14.242 guérisons et 547 décès, a  appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 21 nouveaux cas ont été enregistrés dans la région de Ségou et dans les 6 Communes du district de Bamako avant de déclarer que 270 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Adresse du Chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOITA à la nation à l’occasion du 61ème anniversaire du 22 septembre

Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, A l’entame de mes propos, permettez-moi de rendre grâce à Dieu, le Tout- Puissant et le Tout Miséricordieux. Qu’il soit remercié pour tous ses bienfaits. Vingt-deux septembre 1960, 22 septembre 2021, cela fait exactement 61 ans que notre pays accédait à la souveraineté nationale et internationale, marquant de fait sa reconnaissance en tant que nation libre et indépendante. Je voudrais à cette occasion, rendre un hommage mérité aux pères fondateurs du Mali indépendant qui, le 22 septembre 1960, ont montré la voie de l’honneur et posé le socle de la construction nationale. Par-delà les aspects festifs de cette commémoration si importante pour notre nation, l’heure doit être à la responsabilité et au devoir de mémoire. Par une analyse rigoureuse, le constat est certes préoccupant, mais cela ne doit nullement nous pousser au désespoir qui n’est, en réalité, qu’un signe d’abandon. A la suite du 18 août 2020, la Feuille de route et la Charte de la Transition ont été validées par le Peuple souverain, à travers des journées de concertation nationale tenues les 10, 11, et 12 septembre 2020, avec comme objectif ultime de favoriser le rétablissement de l’ordre institutionnel et amorcer le processus de refondation de l’Etat. La mise en place du Conseil National de Transition, suite à la désignation d’un collège, à son tour, issu de la Charte, a permis de finaliser l’établissement des organes clés de la Transition. Ce processus aboutira, le 25 septembre 2020, à l’investiture du Président et du Vice-président de la Transition. Cependant, les premiers acquis de la Transition, après 8 mois d’exercice, avaient failli être compromis par une démarche impénitente qui violait l’équilibre sur lequel reposaient les institutions de la Transition et compromettait dangereusement la cohésion au sein des forces armées. C’est pourquoi, le 24 mai 2021, l’Armée a décidé, une fois de plus, de prendre ses responsabilités pour éviter le chaos à notre nation. D’où la rectification de la Transition, qui constitue une nouvelle dynamique, orientée vers la résolution des problèmes réels du pays au-delà de tout esprit corporatiste et d’exclusion. De cette date à nos jours, notre pays suit avec constance sa marche vers la refondation de son architecture politique et institutionnelle. Que les hommes et les femmes qui y travaillent inlassablement trouvent entre ces lignes, la reconnaissance de la mère patrie. Cela n’est que justice si l’on sait que le développement de toute nation est à l’aune de la qualité de ses ressources humaines. C’est pourquoi, il me plait de rappeler que la refondation, ainsi que les réformes qu’elle sous-tend, ont leurs exigences, celles du sens de la responsabilité de tous et de chacun, de la rigueur au quotidien sur soi-même avant d’en demander aux autres. Conformément à ma lettre de cadrage, le Premier ministre a présenté un Plan d’actions gouvernemental visant à donner à notre pays, les instruments indispensables au processus de refondation tant espéré par nos populations. C’est la raison pour laquelle notre approche s’articule autour de cette refondation de l’Etat comme condition essentielle d’un développement économique, social et culturel soutenu. A cet égard, le Programme d’actions gouvernemental, validé par le Conseil National de Transition et que le Premier ministre a l’honneur de piloter, se résume en quatre axes que sont : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; les réformes politiques et institutionnelles ; l’organisation des élections générales; la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité. Un programme ambitieux mais dont la mise en œuvre exige un accompagnement sans faille de toutes les couches socioprofessionnelles et de toutes les sensibilités nationales. Mes chers compatriotes, Nul ne doit ignorer que le changement est avant tout un état d’esprit, une prise de conscience individuelle et collective avant de se matérialiser. Cet état d’esprit et cette conscience collective doivent sans cesse nous animer afin que chacun et tous accepte les durs sacrifices qui y sont liés. C’est d’ailleurs sur ces valeurs que s’appuie toute notion de gouvernance et de réformes. En donnant déjà le ton de la réduction du train de vie de l’Etat à travers la cession des 2/3 du budget de souveraineté de la Présidence pour la cause des localités défavorisées, une nouvelle page d’humilité et de retenue face au bien public venait d’être écrite pour servir d’exemple. Mes chers compatriotes, Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le Sahel et singulièrement dans certaines parties de notre pays, force est de constater que d’énormes sacrifices ont été consentis tant sur le plan humain que matériel. D’août 2020 à nos jours, un accent particulier a été mis sur les besoins opérationnels des Forces de défense et de sécurité. C’est pourquoi, le renforcement des capacités opérationnelles s’est largement diversifié en s’étendant aux moyens aériens avec l’acquisition de nouveaux aéronefs. Sur le plan du renforcement des capacités terrestres, de nombreux véhicules d’opération et autres types d’engins roulants ont été mis à la disposition des Forces. Dans le souci de renforcer davantage les effectifs afin de faire face aux défis sécuritaires complexes du moment, une politique volontariste et inclusive de recrutement a été adoptée. Également, la gestion des Ressources humaines de l’Armée vient de connaître une innovation majeure avec la mise en place du Système Intégré de Gestion du Personnel de la Défense (SIGPD). A toutes ces réalisations, s’ajoute l’ouverture très prochaine d’une Ecole de Guerre dans notre pays. Cette volonté politique forte des autorités de la Transition vise à assurer au Mali son autonomie dans la formation de haut niveau des officiers supérieurs de la chaîne de commandement. Cette école permettra de doter les forces de défense et de sécurité d’un outil efficace de réflexion, de recherche et d’analyse des questions stratégiques. Une expertise indispensable pour faire face aux défis et enjeux liés à la planification et à la conduite des opérations. La pose, le 20 janvier dernier, de la première pierre du tout premier hôpital militaire, a suscité beaucoup d’espoir au sein des Forces armées maliennes. Un hôpital de quatrième génération qui améliorera

Mali : Lancement du 12ème programme de stage de formation professionnelle de l’APEJ

Bamako, 21 septembre (AMAP) Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Choguel K. Maïga a lancé lundi au Centre international de Conférences de Bamako (CICB), le 12ème programme de stage de formation professionnelle de l’APEJ concernant 2.000 jeunes, a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles des membres du gouvernement dont le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Bakary Doumbia, des membres du corps diplomatique et de la société civile ainsi que de nombreux jeunes. Le Chef du gouvernement a saisi l’occasion pour déclarer que l’emploi des jeunes est une question transversale et une des priorités des autorités de la Transition. Choguel Kokalla Maïga a invité tous les acteurs à un sursaut national pour la réussite de la Transition. Le virage amorcé doit être accompagné, soutenu, a conclu le Premier ministre. Pour le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, cette volonté politique est une opportunité, une chance à saisir, avant de souligner que la question de l’emploi est un enjeu horizontal. Les 2000 jeunes sélectionnés se sont engagés à suivre le programme avec dévouement, don de soi, assiduité et ponctualité. Ils ont compris à la suite du maire et du ministre que leur avenir est ici. C’est ici que chacun compte, c’est ici que toutes les portes nous sont ouvertes, a affirmé le porte-parole parole des stagiaires, Fousseini Kondé. Ce programme de formation Professionnelle interrompu depuis quelques années, a déjà outillé plus de 43. 000 jeunes diplômés depuis sa création. Etablissement Public à caractère Administratif doté de la personnalité juridique et de l’autonomie de gestion, l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes a été créée par la Loi n°03-031 du 25 août 2003. Le Décret N°03- 380/P-RM du 19 septembre 2003 fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement. L’Agence dont les activités ont démarré le 24 février 2004 a pour mission de concourir à la création d’emploi pour les jeunes, hommes et femmes de 15 à 40 ans, en milieu rural ou urbain, résidants ou expatriés en facilitant leur accès au marché du travail et au crédit. KM (AMAP)