Communiqué du Conseil des Ministres du vendredi, 1er octobre 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 1er Octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES: 1. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement des Centres de Perfectionnement Préfectoral de Gao, de Nioro et de San. Les Circonscriptions Administratives Régions, Cercles et Arrondissements sont dirigées par des représentants de l’Etat dénommés respectivement, Gouverneur, Préfet et Sous-Préfet, chargés de conduire l’action de l’Etat, de coordonner, d’orienter et de contrôler les activités des services déconcentrés de l’Etat. Les missions assignées aux représentants de l’Etat ont connu au fil des années de profondes mutations liées à la vie de la Nation et à l’évolution de notre société. Ces différentes mutations nécessitent le renforcement des capacités des représentants de l’Etat. Les projets de textes adoptés créent des centres de perfectionnement préfectoral dans les Régions de Gao, de Nioro et de San. La création de ces Centres permettra d’assurer la formation continue des représentants de l’Etat, des fonctionnaires et agents contractuels appelés à servir dans les services propres des circonscriptions administratives. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et de Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant loi de finances pour l’exercice 2022 Le projet de loi de Finances 2022 est le cinquième budget présenté en mode programme. Les prévisions des recettes budgétaires s’élèvent 2 130,721 milliards de francs CFA contre 2 188,653 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2021, soit une diminution de 57,932 milliards de francs CFA. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2022 s’élèvent à 2 748,285 milliards de francs CFA contre 2 841,580 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2021, soit une baisse de 93,295 milliards de francs CFA. Au titre des dépenses, le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement demeure le cadre de référence pour la mise en œuvre des stratégies de développement et la priorité sera accordée à la prise en charge des mesures inscrites dans le Plan d’Action du Gouvernement 2021-2022. Les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée, dans le cadre de l’exécution de leurs missions, sont soumis à des sujétions. L’adoption de ce projet de décret permettra d’accorder aux fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’Education surveillée des primes et des indemnités pour améliorer leur condition de vie et de travail. b. un projet de décret fixant les avantages accordés au Directeur du Bureau régional de Renforcement des Capacités de la Région de l’Organisation mondiale des Douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, représentant le Mali. L’Organisation mondiale des Douanes est une organisation internationale qui élabore des normes internationales, favorise la coopération et renforce les capacités, afin de faciliter le commerce licite, d’assurer le juste recouvrement des recettes et de protéger la société. Sa mission à travers les Bureaux régionaux du Renforcement des Capacités consiste à assister les administrations des douanes des Etats membres dans l’exécution de leurs programmes de renforcement des capacités au niveau régional. Le projet de décret adopté vise à assurer la prise en charge du représentant du Mali élu Directeur du Bureau régional de Renforcement des Capacités de la Région de l’Organisation mondiale des Douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour un mandat de trois (03) ans conformément au principe de gestion de l’Organisation mondiale des Douanes. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANT – Conseiller technique : Lieutenant-colonel Diba DJOUF. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Chargés de mission : – Monsieur Adama KONE, Ingénieur des Constructions civiles ; – Monsieur Mohamed OULD MAMOUNY, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Coopération/Intégration : Monsieur Adama TOURE, Conseiller des Affaires étrangères ; – Premier Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Monsieur Alassane Demba TOURE, Conseiller des Affaires étrangères. Monsieur Mory COULIBALY, Administrateur civil. – Troisième Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Madame NAKO Mâ TRAORE, Administrateur civil. – Quatrième Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Monsieur Fily SISSOKO, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Oumar TRAORE, Gestionnaire des Ressources humaines. – Chargé de mission : Monsieur Djibrilla OUSMANE, journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Boubou DOUCOURE, Diplômé en Communication et Relations publiques. – Chargé de mission : Madame Diouka TRAORE, Juriste. – Directeur National de la Fonction Publique et du Personnel : Monsieur Ousmane Christian DIARRA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur M’Be KONE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural ; Madame Nassarata BAGAYOKO, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES,DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Secrétaire Général : Monsieur Samballa Mady KANOUTE, Administrateur Civil. – Chargés de mission : Monsieur Fousseyni SANOGO, Juriste ; Monsieur Mohamed Barobo Cheick Salah DOLO, Juriste. – Directeur National de la Population : Madame Absatou N’DIAYE, Attaché de Recherche. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES COUTUMES – Conseillers Techniques : Monsieur Mahamadou KONATE, Professeur d’Enseignement Secondaire Général ; Monsieur Moussa TANGARA, Professeur Principal de l’Enseignement Technique et Professionnel. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU

Ténenkou : Les stratégies pour le retour de la paix et de la sécurité dans le cercle au menu

Ténenkou, 1er août ‘AMAP) Un cadre d’échanges sur les stratégies pour le retour de la paix et de la sécurité dans le cercle, initié par le cercle de réflexion des jeunes ressortissants de Ténenkou, a été présidé jeudi par l’Adjoint du maire, Abdourahamane Sow, a constaté l’AMAP. C’était en présence des représentant de l’administration, des élus communaux, des chefs de villages, des leaders religieux et communautaires, des représentants des jeunes et des femmes des différentes communes du cercle. Les participants ont échangé sur les causes liées au conflit qui sont entre autres l’injustice, la mauvaise gouvernance, la corruption, le chômage, la précarité, l’impunité et l’abandon de nos us et coutumes Ils ont proposé des pistes de solutions qui s’articulent autour de la bonne gouvernance, la lutte contre l’impunité et la corruption, la distribution de la bonne justice, la création d’emplois et la restauration de nos us et coutumes. Ils ont également privilégié l’usage de nos mécanismes traditionnels de gestion et de prévention des conflits comme moyens de règlement de tout litige à savoir le dialogue, la médiation et la négociation pour arriver à bout des principaux problèmes qui assaillent le cercle de Ténenkou. Le représentant du maire s’est réjoui de cette initiative des jeunes ressortissants de Ténenkou, qui donnent par cet acte une leçon d’engagement à toutes nos communautés. Quant au représentant du préfet, Madou Dao, il a remercié l’association pour cette initiative hautement symbolique et salutaire avant de rappeler que l’administration reste engager à accompagner toutes les actions qui concourent au retour de la paix et la sécurité dans notre pays. Le représentant du cercle de réflexion, Sékou Cissé s’est félicité de la forte mobilisation des participants avant de rappeler que c’est une obligation pour les jeunes étudiants ressortissants du cercle de Ténenkou d’œuvrer pour le retour de la paix et la sécurité dans le cercle. A l’issue de leurs travaux, les participants ont élaboré un plan d’action pour les actions futures à mener dans le cadre du renforcement de la cohésion sociale dans le cercle de Ténenkou. Le cercle de réflexion des jeunes ressortissants du cercle de Ténenkou dont l’ objectif principal est de trouver des solutions aux préoccupations du cercle, existe depuis 2019.  AS/KM (AMAP)

Toguéré Coumbé : Une ville martyre aux confins du cercle de Tenenkou, dans le Centre du Mali

Tenenkou, 30 sept (AMAP) Toguéré Coumbé, commune rurale, située à 70 km au nord-est de Ténenkou (dans le Centre du Mali), est composée de 33 villages pour une population estimée à plus de 30.000 âmes. La commune qui, dans le nouveau découpage territorial, doit être érigée en cercle est l’une des plus touchées par la crise sécuritaire qui frappe le Cercle de Ténenkou depuis 2012. Dans la ville de Toguéré Coumbé, chef-lieu de la commune, vivent majoritairement deux communautés qui cohabitaient en parfaite symbiose depuis belle lurette. Il s’agit des Peulhs éleveurs et des Bozos pêcheurs. Symbole de cette intégration réussie selon un sage de cette localité, qui a préféré garder l’anonymat, « bon nombre de Bozos de Toguéré Coumbé parlent couramment la langue peule ». Mais la crise sécuritaire, à travers les amalgames et les stigmatisations, a contribué à opposer ces deux communautés. Le point culminant de cette crise à Toguéré Coumbé a été le blocus imposé à la ville par les groupes armés, après de présumées exactions contre des civils peuls dans la ville de Toguéré en 2018. La majorité des peuls, par peur de représailles, ont quitté la localité avant le blocus qui a duré plus d’une année. Le blocus a fortement affecté cette plaque tournante de l’économie locale puisque Toguéré est une zone agropastorale par excellence, très riche en poissons et en bourgou (pâturage). Les communautés, qui étaient restées dans la ville, en très grande majorité des Bozos, étaient privées de foires hebdomadaires, de champs, de pêches pendant une longue période. Cette situation a poussé de milliers d’habitants à fuir la ville à pied, surtout nuitamment, pour échapper à la vigilance des groupes armés. La ville s’était peu à peu vidée de ses habitants, devenant une ville fantôme. « Seules les personnes âgées et les femmes étaient restées », nous a confié un habitant de Toguéré Coumbé. La ville ne tenait que grâce à l’aide humanitaire de l’État qui était assurée, en son temps, par les forces spéciales et les soldats présents sur place pendant cette période. Le tout dans des conditions dantesques. Ce supplice, qui a duré plus d’une année, a connu son épilogue en août 2019, après la visite de l’ex-Premier ministre, Dr Boubou Cissé à Ténenkou. La levée du blocus, qui avait été confirmée par les forains de retour de Toguéré le 6 août 2019, avait suscité au sein des populations d’énormes espoirs. Des espoirs entretenus par le retour presque à la normale, avec la reprise des activités économiques, culturelles et sportives. Mais ce début d’embellie a vite été douché par le retrait de l’Armée malienne de ses positions à Toguéré Coumbé, le 13 février 2020, laissant sur place la population complètement désemparée. Prises de panique, bon nombre de personnes, par peur des représailles pour collaboration avec l’armée, étaient montées à bord des véhicules militaires pour se réfugier à Diondiori, localité située à 25 km de Ténenkou. D’autres, par leurs propres moyens, ont quitté la ville. Ce départ de l’armée a laissé le champ libre aux groupes armés qui sont, depuis lors, les maîtres des lieux, imposant ainsi leurs règles aux populations. À Toguéré Coumbé, de nos jours, les services sociaux de base sont absents. Le sous-préfet de la localité est basé à Ténenkou. Toutes les écoles sont fermées depuis plusieurs années. Rares sont les ONG qui osent s’aventurer dans cette zone. Les groupes armés réglementent la vie quotidienne. Les évènements sociaux tels que les mariages, les baptêmes sont strictement encadrés. Interdiction pour les femmes de sortir sans la tenue noire qu’on appelle ici Boumbassi. Cette tenue est devenue un passeport pour se rendre en ville. Toute transgression est sanctionnée par des coups de fouet. Plus de musique dans la rue pour les jeunes, ni de football. Les litiges sont tranchés par les groupes armés qui imposent leur diktat aux populations traumatisées. Symbole de la peur suscitée par les groupes armés, en 2020 lors des élections législatives du 29 mars et 19 avril, les populations ont refusé de voter par crainte de représailles des maîtres des lieux. Malgré quelques médiations entamées en mai 2020 par le comité de veille pour la paix à Ténenkou, sous l’égide du chef de village de Ténenkou et non moins chef de tous les villages du Massina, beaucoup de citoyens de Toguéré Coumbé réfugiés à Diondiori et un peu partout dans le cercle hésitent à rentrer. Aujourd’hui, la ville de Toguéré Coumbé est entièrement coupée du reste du monde puisque les installations téléphoniques ont été sabotées, les plaques solaires emportées, selon plusieurs témoignages. Le seul moyen pour communiquer avec les gens de Toguéré, c’est à l’ancienne, c’est-à-dire écrire une lettre ou envoyer un message verbal par l’intermédiaire des forains. Le coût de la vie a pris l’ascenseur dans la ville. Les populations de Toguéré Coumbé attendent impatiemment une action de l’État pour les délivrer du joug des groupes armés qui sont en train de faire précipiter la localité dans les ténèbres de l’obscurantisme.   La Rédaction  

Education : Le calendrier de la rentrée 2021-2022 publié

Bamako, 30 septembre (AMAP) La date de la rentrée scolaire 2021-2022 des établissements de l’éducation préscolaire et spéciale, des enseignements fondamental, secondaire général et technique et professionnel, a été fixée au 1er novembre 2021, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été rendue publique mercredi par le ministère de l’Éducation nationale dans un communiqué qui précise que le premier trimestre de l’année scolaire s’étendra du 1er novembre 2021 au 25 janvier 2022. Le même communiqué précise que les congés de fin du premier trimestre auront lieu entre le 26 janvier au samedi 29 janvier 2022 et que le deuxième trimestre est prévu du lundi 31 janvier 2022 au mardi 26 avril 2022 inclus. « Les congés de fin du deuxième trimestre se dérouleront entre le mercredi 27 avril au samedi 30 avril 2022. Le troisième trimestre aura lieu entre le 2 mai au jeudi 30 juin 2022. Les grandes vacances scolaires 2021-2022 pour ces établissements sont prévues pour le 1er juillet au 15 septembre 2022 » selon le communiqué. Quant aux établissements secondaire agro-pastoral, ils effectueront leur rentrée scolaire 2021-2022 aussi le 1er novembre 2022. Le premier trimestre est prévu du 1er novembre au 25 janvier 2022. Les congés de fin du premier trimestre auront lieu du 26 janvier au 29 janvier 2022. Le deuxième trimestre s’effectuera entre le 31 janvier 2022 au 26 avril 2022. Les grandes vacances 2021-2022 de ces établissements sont programmées pour le27 avril 2022 au 10 juin 2022. SYW/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : Onze (11) nouveaux cas enregistrés mercredi

Bamako, 30 septembre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré onze (11) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.194 dont 14.296 guérisons et 548 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 11 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et dans les CI, CII et CV du district de Bamako avant de déclarer que 319 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Le Premier ministre malien de retour de l’ONU a été reçu par le président de la transition

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 29 sept (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, est revenu, mardi, des États-Unis, où il a pris part à la 76è session de l’assemblée générale des Nations unies. Après un accueil populaire à l’aéroport de Bamako, il s’est rendu au Palais de Koulouba pour faire le compte rendu de la mission au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le message que le chef du gouvernement a livré, samedi, à la tribune des Nations unies à New York a été positivement commenté par nos compatriotes, éprouvés par une crise qui dure depuis plus de neuf ans malgré la présence des forces étrangères au Mali. «J’avais été chargé de transmettre les sentiments profonds et le message du peuple malien», a expliqué Dr Choguel Kokalla Maïga qui peut se targuer d’avoir réussi sa mission. À la presse, le chef du gouvernement est revenu sur les grandes lignes du discours prononcé à New York. Il a, en effet, réitéré la gratitude du gouvernement et du peuple malien aux Nations unies et à tous nos partenaires pour leur accompagnement constant. Il a rassuré nos partenaires traditionnels sur le respect de tous les engagements pris en matière de lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre a, également, tenu à signifier à la communauté internationale la volonté du peuple malien d’exercer sa liberté d’État souverain dans ses prérogatives en matière de défense et de sécurité. Cette voix souveraine du Mali, en quête d’autonomie et d’indépendance, a ainsi été entendue aux quatre coins du monde. A-t-elle été comprise ? Le Premier ministre l’espère. Mais surtout, il souhaite que nos compatriotes, de tous bords, soient davantage soudés et se tiennent « débout comme un seul homme pour faire face au défi sécuritaire ». PAS DE SENTIMENT ANTI-FRANÇAIS – Dr Choguel Kokalla Maïga a, une fois de plus, assuré qu’il n’existe pas de sentiment anti-Minusma ou anti-français au Mali, dont le peuple n’a d’ailleurs « jamais été et ne sera jamais un peuple ingrat ». Seulement, il existe un profond désir de paix et une soif de sécurité qui font échos à l’exigence d’efficacité des instruments et mécanismes politiques et militaires mis en place et qui font paradoxalement du Mali un pays surmilitarisé, mais très vulnérable face au terrorisme. Le Premier ministre a, par ailleurs, porté aux Nations unies l’ambition des autorités de la Transition de construire un Mali Kura (Mali nouveau). Aussi, a-t-il expliqué à ses interlocuteurs, que cette Transition se veut surtout de rupture, d’exemplarité et porte l’espoir de guérir le Mali des maux qui l’assaillent, dont l’instabilité politique chronique, la corruption, l’insécurité. «Rien ne saura nous dévier de notre devoir et de nos engagements envers la Nation et le peuple malien», a martelé le chef du gouvernement. Cette audience a, aussi, permis au Premier ministre de rendre compte des contacts qu’il a eus aussi bien à New York qu’à Paris, avec un certain nombre de personnalités. Dr Choguel Kokalla Maïga a, également, partagé avec le chef de l’État son analyse de la situation politique. En retour, le colonel Assimi Goïta a instruit le chef du gouvernement de son analyse de la situation géopolitique et militaire. « Ce qui est retenu, c’est que nous devrons avoir chevillés au corps et à l’âme les intérêts supérieurs de notre peuple. C’est le peuple et Dieu, nos soutiens avant tout», a confié le Premier ministre. Il n’a, par ailleurs, pas souhaité faire de commentaires sur les déclarations des officiels français. «Nous leur avons dit, en tête-à-tête, ce que nous pensons de la situation. Je crois que les discussions vont continuer aux niveaux les plus appropriés». IS/MD (AMAP)

Accès universel à l’information : Une journée pour promouvoir « le droit de savoir »

Bamako, 28 sept (AMAP) Le monde célèbre, le 28 septembre, la Journée internationale de l’accès universel à l’information adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution 74/5 du 15 octobre 2019. Depuis cette date, cette journée est célébrée par plusieurs organisations de la société civile et instances gouvernementales à travers le monde. L’accès universel à l’information pose le défi du droit pour chaque personne. Celui de rechercher, de recevoir et de communiquer des informations. Ce droit fait partie intégrante du droit à la liberté d’expression. Les médias jouent un rôle crucial à cet égard, en informant le public sur les questions d’intérêt général, mais ils dépendent eux-mêmes de leurs propres capacités à pouvoir rechercher et recueillir des informations. Par conséquent, le droit d’accès universel à l’information est intimement lié au droit de la liberté de la presse. En 2021, le thème retenu est « le droit de savoir : construire en mieux avec le droit d’accès à l’information ». Cette journée soulignera l’importance d’élargit l’accès aux lois sur l’information et de les mettre en application dans le monde entier afin de reconstruire des institutions solides pour le développement durable et défendre la vision de l’information comme bien public, contribuant ainsi à renforcer la coopération internationale dans le domaine de la mise en œuvre du droit à l’information en tant que droit fondamental. L’objectif principal est d’accélérer les solutions durables visant à atteindre la cible 10 de l’ODD 16 (mesurée par l’indicateur 2, relatif à l’accès public à l’information). En mobilisant les gouvernements, la société civile et les populations pour qu’ils s’approprient et contribuent à la réalisation de cet objectif de développement durable, notamment en ce qui concerne la mise en place d’institutions efficaces, responsables et inclusives à tous les niveaux. SS/MD (AMAP)

Mali : Cinq morts dans une attaque terroriste vers Nara (Ouest)

Bamako, 28 sept (AMAP) Une attaque terroriste contre un convoi d’une entreprise minière sécurisée par les Forces armées maliennes (FAMa) a fait, mardi, cinq morts et quatre personnes blessées, a appris l’AMAP de source officielle. Selon un communiqué des FAMA, « 11 portes chars ont été brûlés », lors de cette attaque survenue vers 8h30 à Sebabougou et Kwala, dans la Région de Nara, (Ouest) à 188 km environ de Bamako, la capitale. En juillet dernier, une attaque terroriste avait visé, à Kwala, l’entreprise d’Assainissement, de travaux de transport et de maintenance (ATTM) et la China national overseas engineering corporation (Covec), la société chargée de l’exécution des travaux du tronçon Kwala-Nara, rappelle l’Armée. Au cours de cette attaque, trois Chinois et deux Mauritaniens travaillant pour les deux entreprises avaient été enlevés par les assaillants. MT/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : Les services sanitaires ont enregistré seulement 2 cas lundi

Bamako, 28 septembre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré seulement deux (2) cas lundi, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.163 dont 14.271 guérisons et 547 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 2 nouveaux cas ont été enregistrés dans la région de Kayes  et en CII du district de Bamako avant de déclarer que 385 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Allocution du Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga à la Tribune des Nations Unies…

Monsieur le Président de l’Assemblée générale, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Mesdames, Messieurs, Je voudrais, avant tout propos, vous adresser les salutations fraternelles du peuple africain du Mali et celles du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA. Je voudrais également, en leur nom et en mon nom propre, vous adresser, Monsieur le Président, les chaleureuses félicitations de la délégation du Mali pour votre brillante élection à la présidence de cette 76ème session de l’Assemblée générale. Je félicite également votre prédécesseur, S.E.M. Volkan BOZKIR, de la République de Turquie, pour la manière remarquable avec laquelle il a dirigé les travaux de la 75ème session de l’Assemblée. Qu’il me soit permis également de réitérer à notre Secrétaire général, M. António GUTERRES, notre haute appréciation des efforts louables qu’il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune. Monsieur le Président, La 76ème session ordinaire de l’Assemblée générale s’ouvre fort opportunément sur le thème de l’espoir. L’espoir de renforcer notre résilience pour nous relever de la pandémie de la Covid-19, dans un esprit de responsabilité, de coopération et de solidarité. L’espoir d’un monde plus sûr, d’un monde de sécurité humaine. L’espoir que le Sahel retrouve la stabilité et redevienne un havre de paix et un pôle de croissance et de développement. L’espoir, enfin, de revitaliser l’Organisation des Nations Unies. Le Mali souscrit pleinement à l’esprit et à la lettre de ce thème, qui résume parfaitement les idéaux de notre Organisation commune. C’est une lapalissade d’affirmer que le Mali et les pays du Sahel sont, de nos jours, confrontés à l’hydre du terrorisme, à l’extrémisme violent et à l’instabilité. Cela dure depuis plus d’une décennie, avec le risque d’enlisement, de banalisation ou de lassitude, propres à détourner ces problématiques de l’agenda international. A notre quotidien fait d’angoisses et de tragédies est venue s’ajouter la pandémie de la COVID-19, avec ses impacts négatifs sur l’économie et sur les conditions de vie de nos populations, déjà précaires du fait des défis économiques, politiques et humanitaires. Rarement, un pays ou une région aura été aussi durement éprouvé par l’empilement des crises plus que le Mali et les Etats du Sahel. C’est dans ce contexte difficile que le peuple malien, après plusieurs mois de soulèvements populaires, a choisi une autre direction à notre pays et a placé tous ses espoirs dans le processus de Transition politique en cours et dont il est l’artisan principal. Le Gouvernement de Transition que je dirige depuis le 11 juin 2021 comprend les représentants des forces vives du Mali. Fait notable, il comprend aussi, dans un souci d’inclusivité, des membres des Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ainsi que des représentants des forces politiques et sociales de notre pays. Aussitôt installés, nous avons travaillé ensemble à l’élaboration du Plan d’Action du Gouvernement de Transition, qui contient un ensemble de mesures dont la mise en œuvre va assurer la prise en charge des préoccupations majeures des populations éprouvées par la crise sécuritaire, politique, sanitaire et économique. Ce Plan d’Action Gouvernemental, adopté le 2 août 2021 par le Conseil National de Transition, organe législatif transitoire, s’articule autour de quatre axes prioritaires. Il est assorti d’un chronogramme d’exécution et d’un budget prévisionnel. Le Premier Axe du Plan d’action du Gouvernement érige la sécurité au rang de priorité élevée. Il répond à l’aspiration profonde de notre peuple à la paix, à la quiétude, au vivre ensemble, à la cohabitation pacifique, à la cohésion sociale. En effet, malgré les succès indéniables enregistrés par les Forces armées maliennes (FAMA) et leurs alliés, auxquels je rends hommage, les menaces entretenues par le terrorisme et les autres formes de banditisme et de criminalité transnational continuent, hélas, à endeuiller notre peuple au quotidien et à menacer les fondements de l’Etat. De mars 2012 à ce 25 septembre 2021 où je m’adresse à vous du haut de cette auguste tribune, la situation de mon pays ne s’est guère améliorée, malgré le soutien international et la présence sur notre sol d’une Opération de paix de l’ONU, la MINUSMA, et des forces internationales : l’Opération française Barkhane, la Force européenne TAKUBA et la Force conjointe du G5 Sahel. La situation continue progressivement de se détériorer, au point que des pans entiers du territoire national échappent au contrôle du Gouvernement. Mes concitoyens vivent sous l’emprise des Groupes armés terroristes dans le déni de leurs droits les plus élémentaires. Leur accès aux services de base demeure hypothétique en raison de la faible présence des services de l’Etat, consécutive à l’insécurité grandissante. La MINUSMA dont je salue ici le courage et la contribution à la stabilisation du Mali, évolue dans cet environnement vulnérable avec tout ce que cela comporte comme menaces sur elle. Face à cette situation préoccupante, le Gouvernement est régulièrement et fortement interpellé par les populations maliennes, de plus en plus exigeantes vis-à-vis des pouvoirs publics et des partenaires internationaux. S’il est établi que l’un des droits fondamentaux des populations est le droit à la sécurité, la garantie de celle-ci est, assurément, l’élément de légitimation de l’Etat aux yeux des citoyens. Monsieur le Président, Je fais ce rappel pour vous restituer l’exacte situation de calvaire qu’endurent les populations maliennes. Je le fais aussi pour nous convier, tous ensemble, à l’introspection, afin de changer de paradigme en matière de sécurité au Sahel. Le Mali, comme vous le savez tous, accueille sur son territoire une Opération de paix des Nations Unies et je voudrais, à nouveau, rendre un hommage appuyé à toutes les femmes et à tous les hommes qui travaillent, sous la bannière de la MINUSMA, dans des conditions difficiles, souvent périlleuses, pour préserver la paix et pour protéger nos populations civiles. Je rappelle que notre organisation commune, l’ONU, a été bien avisée en avril 2013, lorsqu’elle a décidé de déployer, fort opportunément, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation