Covid-19 au Mali : Vingt-cinq (25) nouveaux cas enregistrés mercredi
Bamako, 14 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré mercredi, vingt-cinq (25) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.536 dont 14.403 guérisons et 555 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 25 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et dans les communes I, II, IV, V et VI du district de Bamako avant de déclarer que 610 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)
L’Armée malienne dément des allégations d’exécutions sommaires
Bamako, 14 octobre (AMAP) Le chef d’état-major général des Armées dément les « allégations visant à incriminer les Forces armées maliennes (FAMa) dans les exécutions sommaires dont les images ont inondé la toile en ce début de semaine ». Dans un communiqué publié, mercredi, le chef d’état-major général des Armées maliennes signale que « les réseaux sociaux ont fait état, ces derniers jours, de scènes de tortures et de corps en état de décomposition issus d’exécutions sommaires commises par les Forces armées maliennes ». A ce sujet, la hiérarchie militaire précise qu’en ce qui « concerne les scènes de tortures, les faits ont été renseignés et les auteurs formellement identifiés. Des sanctions disciplinaires sont déjà infligées aux auteurs qui ont été mis à la disposition de la Gendarmerie nationale pour des poursuites judiciaires ». Le chef d’état-major général des armées annonce aussi que 22 présumés terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la Gendarmerie nationale à des fins d’enquêtes. Invitant les populations au calme, le chef d’état-major général des armées promet que « toute la lumière sera faite sur ces incidents » et appelle « les Maliens à rester soudés derrière les FAMa en ces périodes extrêmement difficiles que traverse notre pays ». SS/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mercredi 13 octobre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi portant modification de la Loi n°2015-035 du 16 juillet 2015 portant organisation de la Recherche, de l’exploitation et du transport des hydrocarbures ; un projet de décret modifiant le Décret n°2016-0272/P-RM du 29 avril 2016 fixant les modalités d’application de la Loi n°2015-035 du 16 juillet 2015 ; un projet de décret portant approbation du contrat-type de partage de production. Le Mali dispose d’un potentiel petro gazier couvrant une superficie de 900 mille Kilomètre carré. Le Gouvernement a adopté un dispositif législatif et règlementaire pour encadrer le développement du secteur pétrolier. L’adoption de ce dispositif a permis d’attirer des investisseurs nationaux et internationaux dans le secteur et d’enregistrer de réelles avancées dans la recherche des hydrocarbures. Cependant, la crise politico-sécuritaire que le Mali connait depuis 2012 a ralenti les investissements. Les projets de textes adoptés permettront de rendre notre cadre législatif et règlementaire conforme aux standards internationaux, de relancer la recherche pétrolière en rehaussant le niveau d’attractivité du secteur, d’encourager la promotion et l’exploitation du gaz naturel ainsi que de l’hydrogène. un projet de décret instituant le registre public des bénéficiaires effectifs des entreprises extractives au Mali. Le Mali a adhéré à l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives en 2006. Cette Initiative vise à promouvoir la gestion transparente et responsable des revenus issus de l’exploitation des ressources extractives tels que le pétrole, le gaz, les métaux et les minerais. La mise en œuvre de cette Initiative se fait conformément à une norme dénommée « Norme Initiative pour la Transparence des Industries Extractives ». L’application de cette norme exige des entreprises extractives la publication de la liste de leurs bénéficiaires effectifs, leurs degrés de participation, les modalités d’exercice de cette participation ou de contrôle desdites entreprises. L’adoption du projet de décret permettra d’améliorer la traçabilité des flux financiers du secteur extractif, d’atténuer les risques de corruption, de blanchiment de capitaux et d’augmenter les recettes fiscales. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres, a adopté : un projet de décret déclarant Pupilles de l’Etat en République du Mali ; un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, les projets de décrets adoptés accordent le statut de Pupilles de l’Etat à 62 enfants et celui de Pupilles de la Nation à 338 enfants qui bénéficieront entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ; – de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement ou de l’adoption en institution spécialisée. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’aménagement du tronçon urbain de la route nationale n°27 (Bamako-Koulikoro) à Bamako. Le projet d’aménagement du tronçon urbain de la route nationale n°27 couvre une distance de 9,42 km allant du Rond-point du Grand Hôtel à Boulkassoumbougou. Le projet de décret adopté déclare d’utilité publique les travaux d’aménagement qui empiètent sur certaines propriétés privées qu’il convient d’exproprier. La réalisation du projet contribuera à décongestionner le trafic sur le tronçon concerné et à améliorer le cadre de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Doha : Monsieur Amadou DEM. – Ambassadeur du Mali à Dakar : Monsieur Mohamed EL MOCTAR. – Ambassadeur du Mali à Kigali : Monsieur Dianguina dit Yaya DOUCOURE, Conseiller des Affaires étrangères. – Ambassadeur du Mali à Bruxelles : Monsieur El hadji Alhousseini TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères. – Ambassadeur du Mali à Brasilia : Monsieur Ibrahima DIALLO. – Ambassadeur du Mali à Moscou : Colonel-major Harouna SAMAKE. – Consul général du Mali à Djeddah : Monsieur Chérif Hamadou BAH, Planificateur. – Consul général du Mali à Lyon : Monsieur Sory Ibrahima Kaba DIAKITE. – Consul général du Mali à Guangzhou : Monsieur Mamadou Sory DEMBELE. – Consul général du Mali à Bouaké : Colonel Abdoul Karim DAOU. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, appelle la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 13 octobre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Attaques terroristes à Niono (Centre) : Les populations attendent une riposte vigoureuse de l’armée
Bamako, 13 oct (AMAP) Depuis le début de la semaine, nos compatriotes, à travers les réseaux sociaux, ne cessent d’interpeller les autorités afin de renforcer la sécurité à Niono, une zone agro-pastorale par excellence dans la Région de Ségou, dans le Centre du Mali. En effet, le Cercle abrite six zones de production sur les sept que compte l’Office du Niger. Depuis un certain temps, les populations de la localité sont victimes de tueries, d’enlèvements de personnes et de bétail de la part de groupes armés que d’aucuns appellent djihadistes. Ces criminels brûlent aussi les récoltes dans le but d’installer la famine. Cette situation insoutenable a provoqué le déplacement massif des populations terrorisées. Les exactions des terroristes ne faiblissent pas dans la zone. Pas plus tard que la semaine écoulée, ils ont empêché les paysans de Siby, dans la Commune rurale de Marico de faire la récolte. Ces hommes hors la loi ont eu des accrochages avec les chasseurs traditionnels Dozos présents sur place qui leur auraient infligé de lourdes pertes. Deux jours plus tard, ces mêmes groupes terroristes sont revenus avec des renforts. L’opération de vendetta s’est soldée par la mort d’une vingtaine de Dozos. Les blessés ont été évacués au Centre de santé de référence de Niono et à l’hôpital de Ségou. Tandis que 4 personnes sont portées disparues. Dans leur furie, les terroristes ont brûlé des habitations. Dans la même semaine, 3 gerbiers, 2 batteuses, un motoculteur et des engins à deux roues ont été brûlés par les groupes armés terroristes à Bolibana (B6) et à Boye Boye (ND8) dans la Commune rurale de Toridagako. À Dogofry, un homme a été tué à Banamba (Ko1). La réplique des Dozos ne s’est pas faite attendre. Dimanche dernier, jour de foire de Niono, des forains venant des villages environnants ont été contraints de rebrousser chemin. Ces drames surviennent au moment où un peu partout dans la localité, les champs de riz sont à maturité. Malheureusement, de nombreux exploitants agricoles sont empêchés de faire les récoltes. Sous la pression des envahisseurs, des villages ont signé des pactes de non agression. Ce qui leur permet de vaquer librement à leurs occupations et récupérer leur bétail enlevé par les terroristes. Ces accords sont mal vus par les Dozos qui, à leur tour, imposent à ces villages de payer des amendes. Le malaise est aujourd’hui général dans le Cercle de Niono. Les habitants envahissent la préfecture chaque jour pour demander une intervention musclée de l’Armée. Les populations n’ont qu’un seul souhait : une intervention vigoureuse des Forces de défense et de sécurité, afin de les débarrasser des groupes armés terroristes. AMAP
Tombouctou : Un soldat français mort accidentellement dans une opération de maintenance
Bamako, 13 octobre (AMAP) Le maréchal de logis Adrien Quélin, âgé de 29 ans, mécanicien au sein du groupement tactique désert Roc noir de la force Barkhane, est mort accidentellement mardi à Tombouctou, alors qu’il effectuait une opération de maintenance sur un camion, a appris l’AMAP de l’AFP. Le communiqué de l’état-major des armées françaises précise que le soldat « a été grièvement blessé par la bascule de la cabine de ce camion alors qu’il travaillait sur le moteur de ce véhicule », avant de succomber à ses blessures. L’état-major précise dans le même communiqué qu’une « enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident ». « Le chef d’état-major des armées, le général d’armée Thierry Burkhard, s’incline avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en opération », relève un communiqué du ministère français de la Défense. Enfin, le chef d’état-major des armées a ajouté que toutes ses « pensées accompagnent la famille, les proches et les frères d’armes du maréchal des logis Adrien Quélin ». Pour rappel, les soldats français sont engagés depuis 2013 aux côtés des militaires maliens dans la lutte contre le terrorisme. KM (Source AFP)
Covid-19 au Mali : Vingt un (21) nouveaux cas enregistrés mardi
Bamako, 13 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi, vingt un (21) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.511 dont 14.392 guérisons et 554 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 21 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et dans les 6 communes du district de Bamako avant de déclarer que 610 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)
Début du retrait des forces françaises de Kidal, dans le Nord du Mali (Ambassade de France)
Bamako, 12 oct (AMAP) Les forces françaises ont débuté leur retrait du camp de Kidal (Nord) dans le cadre de l’adaptation de leur dispositif militaire dans la bande sahélo-saharienne (BSS), décidée en juillet 2021 par le président Emmanuel Macron, indique une source diplomatique. Dans un communiqué publié mardi, l’ambassade de France à Bamako annonce que la remise de « l’emprise française de Kidal à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a débuté, en étroite coordination avec les forces armées maliennes (FAMa) ». « L’emprise se situe au sein du camp de la MINUSMA à Kidal, ville où les forces armées maliennes disposent, dans un autre camp qui a été rénové par la MINUSMA, d’un bataillon d’infanterie motorisée (le 72e RIM) issu de l’armée reconstituée », précise la même source. Selon le communiqué, 1300 militaires de la MINUSMA et plus de 400 soldats maliens sont déployés à Kidal où ils assurent des missions de protection et de sécurisation. « Un convoi logistique a quitté Kidal ce matin (Ndlr, mardi). Un détachement de la Force Barkhane, reste sur place. Il est notamment chargé de conduire les dernières formalités administratives et logistiques avant le transfert définitif de l’emprise dans les prochaines semaines », indique le communiqué. Ce détachement « sera en mesure de faciliter des missions de réassurance et d’appui au profit des partenaires, et travaillera donc en étroite coordination avec la MINUSMA et les FAMa ». Selon le communiqué, cette première étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la BSS « se déroule dans de très bonnes conditions de dialogue et de coordination avec nos partenaires de la MINUSMA et des FAMa ». MD (AMAP)
Diéma : Histoires d’enfants au destin de mendiants
Par Ouka BA Diéma, 12 oct (AMAP) A Diéma et environs, chacun a une histoire d’enfant mendiant à raconter. A longueur de journée, ces enfants, de 7 à 12 ans, au plus, déambulent dans les rues, pour satisfaire les exigences de leur maître. Recevant par-ci une poignée de céréales, par-là des pièces de monnaie ou des restes de repas. On les croise à tout bout de champ, aussi bien en ville, au quartier Razel, qu’aux confins des villages voisins. Chaque vendredi, des mendiants arrivent en nombre dans le village de Fangouné Bambara, situé à 5 km de Diéma. « Ils s’installent dans des vestibules. En période de fraîcheur, ils n’ont pas de couvertures, ils passent toutes les nuits à grelotter », raconte Dakolo Coulibaly, gérant d’une banque de céréale. Un conseiller du chef du village de Diéma, Fousseiny Sissoko, relate : « On m’a appelé pour me dire qu’un mendiant venant de Gourel, à Nioro du Sahel, a passé la nuit à la belle étoile au quartier Razel. Je suis allé le voir et j’ai donné l’information à travers les réseaux sociaux. Quand son père a appris la nouvelle, il est venu chercher son enfant ». « Un jour, quand je quittais Mountan Kagoro sur ma moto. J’ai croisé un enfant âgé d’environ huit ans, tout seul en pleine brousse. Quand je l’ai l’interrogé, il m’a dit qu’il était en compagnie de son maître. Ils partaient à Diangounté Camara, mais ce dernier s’est débarrassé de lui, prétextant un besoin de se soulager dans la broussaille », dit Fousseiny Sissoko. L’enfant épuisé par la longue marche, suait à grosses gouttes. « J’ai été obligé d’écourter mon trajet pour le conduire chez le chef de village de Diangounté Camara qui a mené des investigations pour retrouver ses parents », ajoute notre interlocuteur. Et d’ajouter que la plupart des enfants mendiants ne bénéficient pas de soins s’ils tombent malades. « L’an passé, j’ai personnellement assuré la prise en charge de près de dix enfants », affirme-t-il. La présidente de l’Association des femmes rurales, Lallia Borthole, pour sa part, nous dit que chaque jour, de nombreux mendiants viennent dans sa maison. On leur donne à manger. « Ils ne sont pas disciplinés. Ils se bagarrent souvent pour un morceau de viande », fait-elle remarquer. MALTRAITANCE – « Un jour, poursuit Mme Borthole, l’un d’eux était malade, et s’était allongé par terre. On a envoyé quelqu’un pour informer son maître. Au lieu de le conduire directement au centre de santé, le maître s’est dirigé vers la maison ». La présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), Mme Mariam Soucko, dit avoir été témoin, un jour, d’une scène horrible. « Un maître coranique a battu au sang son élève, parce qu’il aurait refusé d’apprendre le Coran et veut rentrer chez lui, contre la volonté de ses parents. L’enfant avait des traces de fouet, un peu partout, sur son corps. J’ai plaidé afin que le maitre laisse partir le garçon qui n’arrêtait pas de se lamenter », raconte Mme Soucko. Certains maîtres coraniques, mettent en garde leurs élèves de ne pas rentrer bredouilles, allant jusqu’à fixer un montant d’argent que chacun doit apporter, à la fin de la journée. Ces élèves coraniques, à force d’errer dans les rues, finissent par en adopter les comportements avec leur corollaire de vols, de banditisme, d’escroquerie, etc. M’Bouillé Diarra est animateur-radio. « Un jour, dit-il, on a conduit vers nous un mendiant égaré. A force de l’interroger, l’enfant a fini par dire que son maître lui demande d’apporter, chaque jour, une somme de 500 Fcfa ». Le garçon avait obtenu le montant exigé, mais un autre plus grand que lui, lui a retiré 250 Fcfa. « J’ai compléter la somme et conduit le petit chez son maître ». Salif Sangaré dit Broda, du Syndicat des transporteurs, accuse ces enfants de cheminer avec des délinquants du quartier Razel. « Pas plus tard qu’il y a cinq jours, on a pris en flagrant délit un enfant mendiant qui s’asseyait toujours près d’une station-service. Il disposait d’un trousseau de clés passe-partout avec lesquelles il faisait ses opérations. Chaque fois, le garçon profitait de l’absence du gérant pour ouvrir son coffre et soutirer de l’argent », raconte-il. Abdoulaye Touré, conseiller pédagogique, explique qu’un mendiant âgé d’environ quinze ans, était poursuivi par un homme. L’enfant avait volé un téléphone. « J’ai cherché et trouvé son maître pour lui remettre son élève afin de lui épargner la bastonnade que lui promettait la victime en colère », dit-il. La Brigade territoriale de gendarmerie mène, souvent, des opérations de recherche d’enfants sans domicile fixe. « Il s’agit, indique le commandant de brigade, Abdoulaye Dissa, de leur éviter de tomber dans la délinquance ». IRRESPONSABILITE – C’est une fuite de responsabilités non seulement de la part des maîtres coraniques, mais surtout des parents qui leur confient la garde de leur progéniture. Une fois que le père remet son enfant à un maître coranique, tout l’entretien de l’élève revient généralement au religieux qui a droit de vie et de mort sur son protégé. « On voit souvent des personnes nanties envoyer leurs enfants chez des maîtres coraniques dans le but de leur apprendre la pénitence. Lorsque j’étais petit, j’ai beaucoup souffert avec mon maître. Mes compagnons et moi mangeons, souvent, du son de mil que la femme du maître préparait pour nous », se souvient Mohamed Dicko, vendeur de pastèque. « Pour apprendre la parole de Dieu et avoir la baraka, il faut stoïquement souffrir », croit-il. Mme Aminata Cissé du Service du développement social et de l’économie solidaire raconte le cas d’un enfant malade, retrouvé couché à même le sol au quartier Razel. « Le garcon y était resté pendant deux jours sans assistance. Ses petits camarades avaient informé leur maître qui ne s’était pas présenté. On l’a conduit au centre de soins », dit Mme Cissé. Quand, enfin, son maître est venu, il ne se souvenait plus du nom de son élève. C’est un homme qui lui aurait confié le gamin originaire de Djénné. Le même maître confesse qu’il ne connait pas de nom tous ses élèves. Il dit ne pas avoir d’argent pour soigner l’enfant, mais lorsqu’on a menacé de le traduire devant la justice,
Le Mali célèbre la 10ème édition de la Journée internationale de la jeune fille
Bamako, 12 octobre (AMAP) Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré lundi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), la 10e édition de la Journée internationale de la fille (11 octobre), sous le thème national : « Protection des filles en période de Covid-19 », et international : « Génération numérique, notre génération », a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidié Founè Coulibaly, en présence du représentant adjoint du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Mali, Dr Amah Klutse et du président du Parlement des enfants, Nouhoun Cherif Haïdara. Mme Wadidié Founè Coulibaly a souligné que le thème international de la Journée se veut une alternative pour plus d’équité et d’égalité du genre en matière d’éducation et d’apprentissage à travers la digitalisation des NTIC. L’État, a-t-elle ajouté, a lancé un vaste chantier d’élimination des violences faites aux enfants. « Cela, en adoptant la Politique nationale de promotion et de protection de l’enfant, la Politique nationale de promotion de la famille, en ratifiant les textes internationaux et régionaux, en renforçant le cadre juridique et institutionnel, en adhérant aux ODD, aux Agendas 2040 et 2063 de l’Union africaine et à la Feuille de route de la CEDEAO, relatifs aux droits de l’enfant », a conclu la ministre. « Aujourd’hui, plusieurs analystes s’accordent à reconnaître la fracture numérique du genre. Bien qu’elles soient les principales actrices du changement et des progrès, les filles et les femmes africaines sont à la traîne pour se familiariser avec les Nouvelles technologies de l’information et de communication (NTIC», a souligné Dr Amah Klutse, représentant adjoint du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Mali,. Le président du Parlement des enfants, Nouhoun Cherif Haïdara a saisi l’occasion pour déclarer que la célébration de la Journée permet de mettre en lumière les besoins réels des filles et de développer des réponses appropriées pour plus d’équité et d’égalité entre les filles et les garçons dans la jouissance de leurs droits. Selon lui, ces droits sont notamment l’accès aux NTIC. Nouhoun Cherif Haïdara a cependant déploré les cas de mariages précoces ou forcés et des petites filles, victimes d’excision et d’autres pratiques nuisibles pour leur santé, avant de préciser qu’il est regrettable de constater que beaucoup de jeunes filles ont vu leur vie basculer. Le président du Parlement des enfants a également rappelé les statistiques de l’Enquête démographique et de santé (EDSM-VI), réalisée en 2018 qui indique que le taux du mariage des filles est de 53%, celui de l’excision est de 73% chez les filles de la tranche d’âge de 6 à14 ans. Le même document souligne que le taux de viol est de 13% et celui des grossesses précoces chez les filles reste à 36%. La Journée du 11 octobre a été instituée par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution N°66/170 du 19 décembre 2011, afin de reconnaître les droits des filles et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde. Elle offre aussi l’occasion aux différents acteurs en charge de la promotion et de la protection des droits des filles, de mesurer les progrès accomplis, les défis et susciter l’engagement des décideurs en faveur d’un environnement propice au plein épanouissement et à l’autonomisation des filles. MS/MS (AMAP)
Covid-19 au Mali : Dix-neuf (19) nouveaux cas enregistrés lundi
Bamako, 12 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi, dix- neuf (19) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.490 dont 14.382 guérisons et 553 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 19 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Koulikoro, Sikasso et dans les CI, CII, CIII, CIV et CVI du district de Bamako avant de déclarer que 528 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

